Sur leur site de fuite, les opérateurs derrière le ransomware Vice Society revendiquent les cyberattaques de deux entités du géant suédo-néerlandais IKEA. Le fabricant de meubles exploite deux magasins en Jordanie, trois au Koweït et quatre au Maroc. Les succursales basées au Maroc et au Koweït voient des données sensibles comme des passeports jordanien et marocain, des prévisions sur l’année, des rapports confidentiels, des photos, des documents sur résultats d’audits…
De très nombreux fichiers et documents sont diffusés sur le dark web. L’année dernière, quasiment jour pour jour IKEA était frappé par une vague de cyberattaques par hameçonnage de type « reply-chain ». Une façon de détourner l’attention de collaborateurs. Des employés reçoivent des e-mails sous la forme de réponses à des courriels apparemment envoyés au préalable. Le collaborateur pense qu’il s’agit d’une réponse à un e-mail préalablement expédié. Il ne souvient pas de l’avoir envoyé, mais curieux, il est tenté de l’ouvrir… le piège vient de se refermer.
Les documents d’employé, de cadre, des passeports des documents internes sont mis en ligne par les opérateurs usant du ransomware Vice Society. Il opère au moins depuis fin 2020. En raison de tactiques et de noms de fichiers similaires, les chercheurs pensent que Vice Society était lié à un autre ransomware Hello Kitty. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)
En septembre, Vice Society avait attaqué et diffusé des données de deux écoles américaines et une université de Londres, Elmbrook school et Sierra College, ainsi que School of Oriental African Studies (SOAS). Selon Darkfeed « le fait de cibler IKEA est un peu une aberration pour la bande, car les victimes dans les secteurs de l’éducation et de la santé représentent plus d’un tiers de ses victimes. »
Winbiz, le logiciel de gestion made in Suisse est actuellement indisponible pour n’importe quelle entreprise. L’offre complète pour émettre ses factures, calculer et payer les salaires, tenir sa comptabilité est en rémission. Il est utilisé par environ 50 000 clients. Par un communiqué la société helvétique annonçait mardi 22 novembre 2022 à 9 h : « Une attaque informatique a eu lieu chez notre hébergeur, infopro.ch. ». Par mesure de précaution, l’ensemble des serveurs ont été arrêtés.
La semaine commençait étrangement lorsque des milliers d’entreprises suisses usant du logiciel de gestion Winbiz. Ce lundi 21 novembre, il ne fonctionnait pas comme à l’accoutumée, une panne empêchait le bon déroulement des opérations. « À notre connaissance, les données de Winbiz Cloud n’ont pas été compromises. La probabilité semble faible, mais nous conduisons les investigations requises pour nous en assurer. Si d’aventure nous constations que vos données étaient compromises, nous contacterons chaque client concerné directement », expliquait la direction.
« Nous vous confirmons ce matin que les données WinbizCloud n’ont pas été corrompues par la cyberattaque […]. Concrètement, l’ensemble de vos données de ce week-end sont intactes et le travail de remise en place de l’infrastructure est en cours », communique l’entreprise mercredi 23 novembre 2022 à 9 h. (Crédits : Jörg Möller/Pixabay)
Mais l’attente pourrait être longue. Depuis l’alerte, les agents du département de la criminalité numérique mènent l’enquête. « Nous sommes dans l’obligation de maintenir la suspension de nos services quelques jours encore et nous nous en excusons. » La durée des répercussions d’une cyberattaque peut aller de quelques heures à plusieurs mois selon l’ampleur de l’attaque. « Actuellement, nous travaillons d’arrache-pied à l’analyse de ce qui s’est passé et à la manière dont nous pouvons remettre les services en ligne en toute sécurité », explique l’hébergeur cloud Infopro.
La somme est énorme, plus d’un demi-milliard de dollars. Deux citoyens estoniens ont été arrêtés hier à Tallinn, en Estonie. L’acte d’accusation comporte 18 chefs d’accusation pour leur implication présumée dans une fraude aux cryptomonnaies et un complot de blanchiment d’argent de 575 millions de dollars explique le gouvernement américain. Au total, les deux hommes auraient escroqué plusieurs centaines de milliers de victimes. S’ils sont reconnus coupables, les deux prévenus risquent chacun une peine maximale de 20 ans de prison.
Selon les documents judiciaires, Sergei Potapenko et Ivan Turõgin, tous deux âgés de 37 ans, auraient incité les victimes à conclure des contrats frauduleux de location de matériel avec le service de minage de cryptomonnaies des défendeurs, appelé HashFlare. Pour ce faire, ils auraient substitué une vraie banque en créant virtuellement la Polybius Bank. La somme de 575 millions de dollars étant réellement arrivés sur leur banque virtuelle, Potapenko et Turõgin par des sociétés-écrans, auraient blanchi le produit de la fraude. Des achats de biens immobiliers et des voitures de luxe ont été effectués selon les documents de l’accusation.
Potapenko et Turygin, grâce à leurs deux sociétés, ont signé des contrats en 2018 pour construire ce qui, selon eux, sera le plus grand centre de données haute performance d’Europe du Nord sur le site de la centrale électrique de Narva. (Crédits : iStock/eclipse_images)
Les entrepreneurs Sergei Potapenko et Ivan Turygin, originaires du comté d’Ida-Viru, se sont d’abord fait connaître en 2020 avec la banque cryptographique Polybius, explique le journal Aripaev. » […] ils gagnent désormais de l’argent avec un centre de traitement des données installé sur le territoire de la centrale électrique de Narva. »
Ils risquent 20 ans de prison chacun
L’affaire « Madoff » date de 2008, pour autant, elle est restée dans les mémoires avec sa pyramide de Ponzi. FTX est en faillite depuis peu. Changpeng Zhao, dit CZ, patron de Binance était le principal concurrent de FTX. Il aurait d’après l’observation d’Amaury Betton, fondateur de la newsletter Lettres Ouvertes sur l’actu financière, joué un rôle non négligeable dans la chute de l’entreprise. Sur les réseaux des questions se posent : « Qu’en est-il de Sam de FTX. C’est la plus grosse chaîne de Ponzi de l’histoire. Qu’en est-il de Citadel ayant 62 milliards de dollars de titres vendus non encore achetés ? ». Le 6 novembre, CZ a effet décidé de vendre pour plus de 500 millions de dollars de FTT. L’annonce a fait chuter de 80 % le prix du FTT, en seulement trois jours, entraînant une crise de liquidité. CZ a prétendu vouloir ensuite racheter l’entreprise, avant de se rétracter après avoir jeté un œil aux comptes. Le reste est désormais connu.
« Grâce aux nouvelles technologies, il est plus facile pour les personnes mal intentionnées de profiter d’innocentes victimes, tant aux États-Unis qu’à l’étranger, dans le cadre d’escroqueries de plus en plus complexes », a déclaré le procureur général adjoint Kenneth A. Polite, Jr. du ministère de la Justice. (Crédits : Pexels/Pixabay)
D’une pyramide de Ponzi à une présumée, le FBI mène l’enquête : « Le département s’est engagé à empêcher le public de perdre davantage de son argent durement gagné à cause de ces escroqueries et ne permettra pas à ces accusés, ou à d’autres comme eux de conserver les fruits de leurs crimes. » Potapenko et Turõgin sont tous deux accusés de conspiration en vue de commettre une fraude électronique, de 16 chefs d’accusation de fraude électronique et d’un chef d’accusation de conspiration en vue de blanchiment d’argent.
La conspiration de blanchiment d’argent aurait impliqué au moins 75 biens immobiliers, six véhicules de luxe, des portefeuilles de cryptomonnaies et des milliers de machines de minage de cryptomonnaies. Ils ont été arrêtés dans la ville de Tallinn, ci-dessus. (Crédits : poandpo)
S’ils sont reconnus coupables, Potapenko et Turõgin risquent chacun une peine maximale de 20 ans de prison. Un juge de la cour fédérale de district déterminera la peine après avoir pris en compte les lignes directrices américaines en matière de condamnation et d’autres facteurs statutaires. Il est à rappeler que les deux hommes sont présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit prouvée au-delà de tout doute raisonnable dans un tribunal.
Dernière en date, la région Guadeloupe est victime d’une cyberattaque. La France est ainsi visée en dehors de la métropole. La liste des entités locales touchées en 2022 s’allonge. Après l’hôpital de Corbeil-Essonnes en août, la ville de Caen fin septembre, le département de Seine-Maritime en octobre et celui de Seine-et-Marne ces derniers jours et les autres, les opérateurs malveillants ne s’arrêtent pas. Cette dernière ne devrait pas se remettre avant plusieurs mois.
C’est par une déclaration que la presse et les habitants de l’Île papillon ont eu vent de cette cyberattaque. « Par mesure de sécurité, tous les réseaux informatiques ont été interrompus afin de protéger les données et un diagnostic est en cours », précise-t-elle dans un communiqué publié lundi 21 novembre. Dans une diffusion interne, adressée aux agents en fin d’après-midi et consultée par l’Agence France-Presse (AFP), les autorités régionales expliquent qu’une cellule de crise a été installée et recommande aux agents de redoubler de vigilance. La région a dit collaborer avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la police nationale et la gendarmerie.
« Un plan de continuité des services est mis en place pour assurer les missions de services publics », précise l’entité locale, qui ajoute avoir déposé plainte et envoyé une notification à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
Les conséquences de la cyberattaque se lèvent peu à peu. Les détenteurs de cartes magnétiques pourront à nouveau accéder à leurs lieux de loisirs. Quelques opérations ne sont pas encore possibles : le paiement en carte bancaire, la réservation et le rechargement des titres en ligne. (Crédits : Christophe Jacquet/Actu.fr)
Deux mois après l’attaque subie par la ville de Caen, les usagers de la piscine et de la patinoire commencent à voir le bout du tunnel. Le 26 septembre 2022, la Ville de Caen et les services de l’agglomération Caen la mer ont été victimes d’une cyberattaque. De nombreux systèmes d’information des deux institutions étaient hors d’usage par mesure de sécurité.
Il n’en faut pas plus que d’interdire quelque chose pour que tout le monde en parle. Le président du tribunal judiciaire de Paris a fait injonction à Mediapart de ne pas publier de nouvelles révélations sur les pratiques politiques de Gaël Perdriau. « Cette censure préalable est une attaque sans précédent contre la liberté de la presse », explique EdwyPlenel, directeur de la publication de Mediapart. Le journal s’apprêtait à révéler des pratiques qui seraient en vigueur à la mairie de Saint-Étienne.
Dans une vidéo le directeur de publication explique que l’histoire débuta quand le journal fit des révélations sur le chantage que l’entourage du maire GaëlPerdriau aurait effectué pendant plusieurs années. Comme dans l’affaire Valbuena une sex-tape, mais cette fois contre son premier adjoint GillesArtigues. Par commissaire de justice (nouvelle dénomination des huissiers de Justice), une ordonnance du président du tribunal judiciaire de Paris ordonne une « censure préalable ». Autrement dit un commandement judiciaire de non-publication assorti de 10 000 € par extrait publié.
🔴Du jamais vu. Le président du tribunal judiciaire de Paris a fait injonction à Mediapart de ne pas publier de nouvelles révélations sur les pratiques politiques de Gaël Perdriau. Cette censure préalable est une attaque sans précédent contre la liberté de la presse. pic.twitter.com/2cnZO6cx2S
« La loi qui régit la liberté de la presse en France, la loi du 19 juillet 1881, cette loi d’immense conquête républicaine a un article premier qui dit la librairie et l’imprimerie sont libre. Autrement dit, la parole et l’écrit sont libres », martèle Edwy Plenel. Une censure sans précédent indique-t-il.
OiseHebdo, journal fondé et dirigé par VincentGérard, avait été condamnée le vendredi 14 août 2015 à retirer de la vente les quelque 20 000 exemplaires de son dernier numéro. Le tribunal de Beauvais avait imposé le retrait de tous les points de vente son journal avant samedi, 18 h. À défaut, la société éditrice se devra d’acquitter une astreinte de 500 euros par heure de retard, ainsi qu’une peine d’amende de 500 euros par infraction constatée. La cour d’appel d’Amiens avait cassé le référé pour atteinte à la vie privée.
L’effet Streisand
Le hashtag « Streisand » est populaire sur twitter, mais qu’est-ce que ce fameux effet ? Une définition simple est l’effet boomerang des tentatives de censure médiatique. Il évoque une mésaventure vécue par l’actrice américaine en 2003. Le litige est la divulgation d’une photo. KenAdleman, millionnaire de la Silicon Valley et écologiste, avait survolé la côte californienne en prenant de nombreuses photos. Sur son site WEB, il publia 12 000 clichés photographiques. Jusque-là limité à une audience confidentielle, le site enregistre dès lors des centaines de milliers de vue quand Barbara Streisand se mêla de l’histoire.
Le cliché et la fameuse maison dont il est question. (Crédits : Kenneth & Gabrielle Adelman/California Coastal Records Project)
Depuis que Barbra Streisand avait intenté un procès de 10 millions de dollars contre Ken Adelman, lui demandant de retirer de son site Web une photo aérienne de sa propriété de Malibu située au bord de l’océan, plus de 420 000 personnes ont visité le site. Les exemples associés à l’effet « Streisand » sont nombreux. L’émission TPMP et son animateur Cyril Hanouna avec le député Louis Boyard, la DCRI qui tentait de faire interdire une page Wikipédia, la rumeur d’une liaison entre l’ancien président de la République françaiseFrançoisHollande et AnneHidalgo…ou encore celle concernant le footballeur gallois RyanGiggs en avril 2011. À trop vouloir interdire quelque chose qui était passé sous les radars, vous attirez encore plus l’attention, c’est l’effet « Streisand ».
Les études montrent que la première fois qu’une personne visionne de la pornographie c’est à l’âge de 12 ans, en moyenne. Le boom de l’Internet et des smartphones rendent son accessibilité encore plus grande. Les années 2000 voient l’émergence de « tubes ». Ces grandes plateformes numériques proposent des dizaines de milliers de contenus pornographiques. Une décennie plus tard, Onlyfans ou MYM apparaissent. Elles partagent contre rémunération des contenus. Le 27 septembre 2022 en France, un rapport sénatorial sur la pornographie est publié.
À l’heure de l’IoT, où l’ultraconnexion est de mise, je vous offre un retour au XIXe siècle. Les frères Lumière viennent d’inventer le cinématographe. GeorgesMéliès rivalise d’ingéniosité avec son « Voyage dans la Lune». C’est en 1896 que le premier film pornographique voit le jour : le Coucher de la Mariée. Après deux Guerres mondiales, les années 60-70 voient une libération des mœurs. La mini-jupe qui défrisent les moustaches des conservateurs, la projection sur grands écrans des films pornographiques.
Le premier film porno a plus de 120 ans. Les acteurs effectuent des performances avec une préparation en amont, avec la prise de facilitant pour les érections, comme de l’autre côté des antidouleurs. Les actrices et acteurs ont la sexualité de monsieur et madame tout le monde dans la vie privée. (Crédits : DR/YouTube)
Consentement Vs Désir
Si la loi sur le viol indique qu’à défaut de consentement, il y a crime, quelle est la différence entre désir et consentement ? Le dernier est l’action d’accepter, de donner son accord. Ce soir je mage chez mes parents, ils cuisinent du chou fleur. Je n’aime pas le choux fleur, mais je consent à en manger. Ce qui ne veut pas dire que je l’ai désiré. Vous avez compris la nuance ? Le désir est la vive aspiration à la possession d’un objet, d’un bien, d’un avantage. « Aucun adulte ne peut se prévaloir du consentement sexuel d’un enfant s’il a moins de 15 ans, ou moins de 18 ans en cas d’inceste. » À l’origine, le texte créait un crime de pénétration sexuelle sur mineur de moins de 13 ans.
Le cinéma porno en France
Un film d’environ sept minutes a été tourné en novembre 1896 dans l’un des premiers studios cinématographiques de la capitale. Il s’agit d’une adaptation de la pièce du même nom, dont les représentations données à l’Olympia, en mai 1895, s’étaient effectuées à guichet fermé. Imaginez-vous au temps de vos arrière-arrière-grands-parents… l’actrice effectuait un strip-tease sur scène, allant jusqu’à dévoiler… son maillot de corps. La plupart des cinémas « porno » ont fermé au début des années 90.
En février 2019, les parisiens, curieux et nostalgiques assistaient à la dernière séance de la dernière salle du cinéma porno de Paris. Avant l’apparition de l’Internet et sa démocratisation, il y avait le samedi soir sur Canal+ et le téléfilm d’après minuit sur M6. (Crédits : Éric Le Mitouard/Christine Henry/Le Parisien)
Les chiffres de la pornographie
Quatre sénatrices se sont penchées sur la question de la pornographie. Dans un rapport de 205 pages, elles effeuillent cette industrie. Selon les sources citées par le rapport, la pornographie symbolise plus d’un quart du trafic vidéo en ligne (27 %), soit 136 milliards de vidéos visionnés chaque année. Si le chiffre d’affaires du secteur de la pornographie est évalué mondialement à 7,5 Mds $, il faut y ajouter les revenus générés par le trafic. L’estimation fournie est de 140 milliards $, en comparaison Netflix affiche 25 Mds $ de chiffre d’affaires.
Les chiffres sont issus d’un sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1 179 individus représentatif de la population française âgée de 18 à 30 ans, avril 2018. Le danger n’est pas l’outil, mais son utilisation par des personnes malintentionnées, comme sur Omegle. La corruption de mineur est un délit. (Crédits : Opinionway/Sénat)
La France est le quatrième pays le plus consommateur de contenus pornographique. Les Françaises et Français se situent derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon. Selon les estimations du rapport, 19,3 millions de personnes se rendent au moins une fois dans le mois sur un site, dont 2,5 millions de mineurs. Les quatre femmes et sénatrices mettent en avant les violences faites aux femmes. Elles rendent compte de l’affaire « French Bukkake », avec 43 victimes parties civiles, 12 personnes mises en examen, l’affaire « Jacquie et Michel », 7 plaignantes et 4 mis en examen. Les personnes misent en examen sont innocentes jusqu’à preuve du contraire.
Pornographie contre réalité
Comme explique l’actrice Nikita Bellucci, « le problème c’est que maintenant dans le porno on demande des pratiques de plus en plus extrêmes, je ne pense pas que le fantasme de Monique 40 ans c’est de se prendre trois pénis dans les fesses. C’est tout le temps de la surenchère, de la surenchère ». Quand votre copain ou votre copine vous explique que telle pratique est bien, car elle est dans des films porno… en avez-vous envie ? Les relations sexuelles sont des relations entre deux personnes ! « Le porno, c’est du cinéma ! […] Les scènes, moi que j’ai pu faire c’est pas forcément la sexualité que j’ai en privé… ». Si la construction de votre sexualité c’est de reproduire ce qui est fait dans les films, vous vous trompez.
Les résultats du visionnage de contenu pornographique peut engendrer des dommages sur la sexualité des adolescents comme celle des adultes. Les relations et les pratiques sexuelles doivent s’effectuer entre personne consentantes. (Crédits : Sam Williams/Pixabay)
Apprenez le désir, la découverte, l’imagination, le partage, l’écoute. Ne reprochez pas à votre mec d’avoir sa courgette qui ne se lève pas, c’est juste normal, les pannes touchent n’importe quel homme au moins une fois. Ne blâmez pas votre nana parce qu’elle ne semble pas avoir eu de plaisir, parlez-lui, servez-vous de votre langue pour communiquer. Vous pouvez chercher le fameux bouton de marche/arrêt, l’essayer, c’est l’adopter. Et quand la personne vous dit non, c’est que c’est non, tout simplement.
Des outils gratuits à disposition
Dans le cas où vous êtes victime, fille ou garçon, de fait d’agression sexuelle, de violence, d’atteinte sexuelle, de corruption de mineur ou de tentative, de viol ou d’une tentative de viol contactez :
Les forces de l’Ordre, Police ou Gendarmerie aux numéros 17 et 112
Les services de transports RATP et SNCF au numéro 3117, et 31177 par SMS
Après avoir subi ou être témoin de violences le 3919
Pour les femmes et hommes victimes d’agressions sexuelles ou de viol, faites le 0800 05 95 95
Vous êtes parents d’enfants, d’ados, un site mit en place par le gouvernement pour savoir comment protéger vos enfants de la pornographie. Vous pouvez selon leurs âges avoir une discussion sur ce sujet, un homme avertit en vaut deux remarque l’adage.
Le groupe LockBit 3.0 revendiquait une attaque sur la société Thales au commencement de l’année 2022. L’entité accordait jusqu’au 17 janvier avant que les données soient divulguées. La société française d’électronique est spécialisée dans l’aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre. Puis début novembre les mêmes affirmations de la part du groupe d’opérateurs malveillants réclamaient à nouveau la cyberattaque. Cette fois des informations sensibles, confidentielles, documents commerciaux, logiciels… sont en accès libre sur le darknet.
« Nous avons eu connaissance d’une allégation de vol de données par LockBit 3.0 ciblant des données qui appartiendraient au groupe Thales », a indiqué le porte-parole à l’AFP, précisant que « le groupe d’extorsion et de ransomware LockBit 3.0 a annoncé vouloir publier les données le 7 novembre 2022 à 6 h 29 UTC ». Le même groupe avait fortement perturbé le fonctionnement du Centre hospitalier sud-francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes en août. Lockbit avait demandé une rançon de 10 millions puis redescendu à un million de dollars, puis avait publié des données de patients, de personnels et de partenaires sur le darknet.
Concernant Thales, dans un communiqué le groupe explique qu’il n’y a « pas d’intrusion » dans les systèmes d’information de l’entreprise. Deux sources probables de vol est affirmé par le groupe. La première a été identifiée : il s’agit du « compte d’un partenaire sur un portail d’échange dédié » mis en place avec Thales. Les recherches continuent pour identifier l’autre source.
Dans le dossier newattack, un fichier de 9,5 GB est téléchargeable. De nombreux dossiers renferment d’autres documents sensibles, confidentiels sur les projets, un radar… Dans un seul sous-dossier, 19 fichiers compressés passent de 274 MB à 412 MB décompressés. (Crédits : capture d’écran/LockBit)
Des informations qui peuvent paraître, pour un œil novice, insignifiantes. Très sensibles, elles doivent permettre la prise de conscience de l’urgence. L’urgence de renforcer la protection des données, s’il n’est pas déjà trop tard… Le manuel pour comprendre, interpréter et utiliser un « automatic regenerated dehydrators » est comme tant d’autres un document exposé. Son utilisation est de préserver les lignes de transmission HF. Il est primordial de pressuriser et de sécher ces lignes afin d’éviter l’ionisation des molécules d’eau et ainsi la destruction de l’émetteur dans le pire des scénarii.
L’utilité d’un tel dispositif, le déshydratateur est très importante. Il sert pour les radars militaires, embarqués sur des navires ou sur des stations tactiques, et civils. Il est inclus dans le dispositif de guidage de missiles, comme dans les émetteurs de grande puissance de radiodiffusion télévisuelle ou radiophonique. (Crédits : Selecom)
La multitude de dossiers et de fichiers renseigne sur de nombreux projets et informations sensibles. À lui seul, le fichier « Community Customer Furnished Information » contient 5,78 GB, d’autres documents de protocole, des guides d’interface, d’e-mails d’infrastructure…
La Corse touchée par LockBit
L’Uffiziu d’ecchippamentu idrolicu di Corsica a été la cible d’une attaque cybernétique dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 novembre 2022. Le résultat est la panne générale. Au moyen-âge, la meilleure façon de conquérir un château était de le priver de nourriture et d’eau, en l’encerclant. Ainsi, ils n’avaient plus qu’à attendre que les habitants du château se rendent. Les différentes attaques qui se déroulent à chaque seconde sont un échiquier où chaque belligérant place ses pièces tout autour d’un château.
L’Office d’Équipement Hydraulique de l’Île de beauté devrait voir les données exposées demain matin peu avant onze heures. Cet organisme gère 12 barrages d’un total de 40 Mm3, 54 stations de pompage, 56 réservoirs, 4 mini centrales hydroélectriques. (Crédits : OEHC)
La Corse n’avait pas communiqué jusqu’à ce mercredi 16 novembre 2022. Le communiqué indique qu’ils ont pris « […] le temps d’évaluer les dégâts, avant de décider de la marche à suivre […] il n’a pas été donné suite à la demande de contact, ni à aucune négociation de quelque sorte que ce soit avec l’attaquant. » La direction affirme que la remise progressive des systèmes d’information est en cours. « Aujourd’hui (le 16 novembre 2022), malgré la force de l’attaque […] nous sommes confiants sur notre capacité à relancer l’ensemble de nos activités d’ici à quelques semaines. […] nous savons que les conséquences de cette cyberattaque pourraient être longues à être entièrement absorbées. Mais, nous sommes persuadés que cette situation est aussi une opportunité pour l’OEHC d’accélérer la modernisation de ces outils et process », détaille la direction.
Tandis que la conférence de presse se tenait ce matin, jeudi 17 novembre 2022, le président du conseil départemental de Seine-et-Marne Jean-François Parigi affirmait n’avoir « aucune raison de payer cette rançon ». La somme demandée est de 10 millions de dollars. En fin de semaine dernière, c’est le département des Alpes-Maritimes qui annonçait avoir subi une cyberattaque. La collectivité avait pris la décision d’éviter une propagation bien plus grande et potentiellement dévastatrice en coupant les réseaux.
Dans la nuit du 9 au 10 novembre 2022, le département des Alpes-Maritimes a fait l’objet d’une cyberattaque reconnaît l’administration le jeudi 10 novembre matin. Par précaution, l’accès aux réseaux avait été coupé. Une plainte a été déposée le même jour et une notification a été envoyée à la CNIL. Dès les premières heures, les services informatiques du Département en collaboration avec l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) et Orange Cyberdéfense s’attelaient à stopper la propagation du code malveillant.
⚠ #CyberAttaque : Le Département des Alpes-Maritimes subit une attaque informatique
📢 Le #Département06 est actuellement victime d’une cyberattaque. Par mesure de sécurité, tous les réseaux informatiques de la collectivité ont été coupés. pic.twitter.com/CMhmV8Y7uL
« L’ensemble des missions et services publics de la collectivité restent opérationnels ainsi que le site Internet departement06.fr », assure l’entité. Le diagnostic est à ce jour toujours en cours. Le département ne souhaite pas communiquer à ce stade de l’enquête des tenants et aboutissants de cette attaque, sa nature, ni le vecteur utilisé.
Cette information fait les grands titres de chaque média en France. Une rançon est demandée après l’attaque des systèmes d’information. L’identité des opérateurs n’est pas encore révélée. Les services informatiques du département ne sont plus opérationnels depuis le 6 novembre 2022. L’ensemble des salaires comme les prestations sociales sont versés, assure Jean-François Parigi, le président du conseil départemental, qui promet de ne pas payer la rançon.
Depuis le mois d’avril, différents départements et ses conseils ont été les victimes de cyberattaques. Le département de l’Ardèche, le département de la Touraine et dernièrement celui de la Seine-Maritime. « Depuis ce dimanche 6 novembre, le département de Seine-et-Marne subit une attaque informatique d’envergure. Les services numériques ne sont plus opérationnels », déclarait le département dans un communiqué publié sur Twitter.
Les quatorze maisons départementales des solidarités et les 5 000 agents territoriaux sont affectés. Les équipes espéraient un retour complet à la normale d’ici six semaines. « L’objectif du président est que les Seine-et-Marnais et surtout ceux en difficulté accompagnés au quotidien par les services du département soient le moins touchés par cette cyberattaque », a ajouté le département.
Jean-François Parigi, le président du conseil départemental au centre promet de ne pas payer la rançon. (Crédits : capture d’écran/CD77)
Depuis le lendemain 7 novembre 2022, l’enquête a été confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) et à la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la police judiciaire. À ce stade, « nous n’avons pas connaissance de fuite de données personnelles », a déclaré ce matin 17 novembre 2022 M. Parigi, précisant que des vérifications étaient encore en cours. « Je n’ai aucune raison de payer cette rançon », a affirmé le président.
Quel est le critère de la beauté et de la laideur ? C’est une excellente question. Ce qui est sûr, le Blob Fish a terminé premier lors du concours mondial de beauté en 2013. Mais connaissez-vous ce poisson ? Il a été découvert au large des côtes australiennes et tasmaniennes. Cette espèce qui mesure près de 30 cm de long est en danger. La pêche où les filets raclent le fond des océans, dit à chalutage pourrait causer sa perte. Identifié au début des années 80 petit tour d’horizon auprès poisson pas du tout comme les autres.
Il est joufflu, des traits qui le laissent pour paresseux, un brin taciturne… bref un vrai tombeur. Lors d’une sortie en mer, un navire au large des côtes de Nouvelle-Zélande pêche le premier spécimen en 1983. Son patronyme est issu d’une description de son espèce, la famille étendue des Psychrolutidae. C’est un genre de poisson téléostéen abyssal. Il a fallu une décennie supplémentaire pour que cette créature marine ne soit formellement identifiée et décrite.
Pour la plupart d’entre nous, le blob fish est une espèce particulière de poisson, psychrolutes microporos. Membre de la famille des Psychrolutidae, il est parfois appelé chabot ou pour des raisons qui semblent évidentes, tête-de-boule. (Crédits : Patrick Webster)
Son habitat se situe entre 600 et 1200 mètres de profondeur. La pression est telle à cette distance, que pour survivre, il a adapté son corps. Elle peut être supérieure à 100 fois la pression que nous subissons sur l’écorce terrestre. Donc ses os sont mous, il possède un corps spongieux et n’a que peu de muscle. Il se déplace donc avec la loi du moindre effort. Si son corps est spongieux, il n’est pas aussi célèbre que Bob l’Éponge, mais semble être une espèce endémique.
Étant donné leur léthargie inhérente, les scientifiques pensent que le blob fish mange tout ce qui passe devant eux. L’eau les entraîne grâce à leur flottabilité, lorsque de petits crustacés, des escargots de mer ou autres matières comestibles s’approchent de trop près, ils les croquent. (Crédits : DR)
« L’image que tout le monde connaît est vraiment hideuse parce qu’il s’agit d’un animal mort », explique Simon Watt, biologiste, comédien et communicateur scientifique qui a créé la Ugly Animal Preservation Society. « Dans la nature, ce ne sont pas exactement des rois ou des reines de beauté, mais ils n’ont pas un air aussi déprimé ».