dimanche, mars 3, 2024
Le saviez-vous ?

Blob fish, le charmeur des profondeurs

Quel est le critère de la beauté et de la laideur ? C’est une excellente question. Ce qui est sûr, le Blob Fish a terminé premier lors du concours mondial de beauté en 2013. Mais connaissez-vous ce poisson ? Il a été découvert au large des côtes australiennes et tasmaniennes. Cette espèce qui mesure près de 30 cm de long est en danger. La pêche où les filets raclent le fond des océans, dit à chalutage pourrait causer sa perte. Identifié au début des années 80 petit tour d’horizon auprès poisson pas du tout comme les autres.

Il est joufflu, des traits qui le laissent pour paresseux, un brin taciturne… bref un vrai tombeur. Lors d’une sortie en mer, un navire au large des côtes de Nouvelle-Zélande pêche le premier spécimen en 1983. Son patronyme est issu d’une description de son espèce, la famille étendue des Psychrolutidae. C’est un genre de poisson téléostéen abyssal. Il a fallu une décennie supplémentaire pour que cette créature marine ne soit formellement identifiée et décrite.

Pour la plupart d’entre nous, le blob fish est une espèce particulière de poisson, psychrolutes microporos. Membre de la famille des Psychrolutidae, il est parfois appelé chabot ou pour des raisons qui semblent évidentes, tête-de-boule. (Crédits : Patrick Webster)

Son habitat se situe entre 600 et 1200 mètres de profondeur. La pression est telle à cette distance, que pour survivre, il a adapté son corps. Elle peut être supérieure à 100 fois la pression que nous subissons sur l’écorce terrestre. Donc ses os sont mous, il possède un corps spongieux et n’a que peu de muscle. Il se déplace donc avec la loi du moindre effort. Si son corps est spongieux, il n’est pas aussi célèbre que Bob l’Éponge, mais semble être une espèce endémique.

Étant donné leur léthargie inhérente, les scientifiques pensent que le blob fish mange tout ce qui passe devant eux. L’eau les entraîne grâce à leur flottabilité, lorsque de petits crustacés, des escargots de mer ou autres matières comestibles s’approchent de trop près, ils les croquent. (Crédits : DR)

« L’image que tout le monde connaît est vraiment hideuse parce qu’il s’agit d’un animal mort », explique Simon Watt, biologiste, comédien et communicateur scientifique qui a créé la Ugly Animal Preservation Society. « Dans la nature, ce ne sont pas exactement des rois ou des reines de beauté, mais ils n’ont pas un air aussi déprimé ».

Fidel Plume

Équilibriste des mots, j'aime à penser qu'il existe un trésor au pied de chaque arc-en-ciel. Un sourire éclaire la journée de la personne qui le reçoit. Elizabeth Goudge disait : « La gratitude va de pair avec l'humilité comme la santé avec l'équilibre. »

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