Mon ami le Bernard l’Hermite

Le dessin animé « BobSponge SquarePants », connu en France sous le nom de Bob l’éponge regorge de personnages tels que Patrick l’étoile de mer, Carlo Tentacule, Gary l’escargot ou encore Bernard l’Hermite. Au quotidien, Bernard est la star des plages, malgré lui. Pourtant, il est plutôt discret, s’il traîne sur la plage, il mène une existence assez sobre, loin des tumultes des châteaux de sable. Connaissez-vous la vie d’une éponge, d’un Bernard l’Hermite ou d’une pieuvre ?

Qui n’a pas rêvé de ramener, de la plage un Bernard l’Hermite chez soi, pour le plus grand plaisir des parents. Il est un crustacé aquatique ou terrestre que l’on retrouve partout dans le monde. Les Bernard-l’Ermite (on peut l’écrire sans le H) ou Pagures sont des crustacés décapodes qui appartiennent à la super-famille des Paguroidea. Il a par conséquent dix pattes, quatre pour se déplacer, autant pour nettoyer et tenir sa coquille, et deux pour transporter sa nourriture ou se défendre. Les dernières dont celle de gauche est plus importante peuvent vous avoir laissé un souvenir mémorable… aux doigts.

Le Bernard l’Hermite commun, connu sous le nom de pagure, possède un abdomen mou dépourvu de carapace. Il est donc obligé de le cacher dans une coquille. Ne pouvant en fabriquer, il choisit celles qui traînent et correspondent à sa morphologie. (Crédits : Tanja Roy/Pixabay)

Sa grosse pince sert à sa protection en cas de danger, pour boucher l’entrée de son armure après s’y être mise à l’abri. De plus il se déplace généralement en groupe de cinq individus, qui dans les familles nombreuses se transmettent les vêtements. Donc, ils partent à la recherche d’une coquille qui sied au plus gros. Il abandonnera sa vieille, devenue trop étroite pour enfiler passer la nouvelle et offre l’ancienne à son voisin, qui donnera la sienne au suivant, jusqu’au dernier. Il est comme toutes espèces vivantes sur terre indispensable aux autres, jusqu’à preuve du contraire. Il est omnivore, et détritivore, car se nourrissant généralement de matières en décomposition ou d’animaux morts.

La pieuvre ou Carlo Tentacule

A contrario de la série, elle est une extrêmement intelligente, comme la pieuvre mimétique. Découverte en 1998 dans les eaux chaudes du Pacifique, elle est seule représentante connue à ce jour du genre Thaumoctopus. Elle possède des capacités imitatives stupéfiantes qui lui permettent d’échapper à ses prédateurs. Elle a la peau rayée de brun et de blanc, peut atteindre 60 cm, elle peut singer à la perfection une quinzaine d’individus.

Tout comme les autres pieuvres, elle est dotée de trois cœurs, et de huit tentacules qui mesurent environ 25 cm. (Crédits : Rickard Zerpe/Flickr)

Au menu des transformations, l’anémone et le serpent de mer, la rascasse, la sole… pour la dernière elle rassemble ses tentacules, et s’écrase pour ressemble trait pour trait au poisson.

Bob l’éponge

Le héros de l’histoire, et personnage emblématique, mais que savez-vous réellement de l’éponge ? Elle se trouve dans différentes pièces de votre habitation. Elle fait reluire votre vaisselle, vous frotte sous la douche… celles qui sont utilisées aujourd’hui sont fabriquées industriellement. Pour la marque Spontex, cela s’effectue en France à Beauvais, mais saviez-vous que l’éponge de mer était un animal ? Bob l’éponge travaille comme cuisinier dans le restaurant au « Crabe Croustillant », où il est reconnu « employé du mois » de très nombreuses fois, il travaille avec Carlo Tentacule, le caissier. Communément, les spongiaires forment un groupe atteignant 10 000 espèces. Elles vivent au rythme des courants qu’elles filtrent.

Une éponge de mer grandit en excrétant un squelette qui peut être en silice. Les éponges que nous utilisons dans la salle de bain ne sont molles qu’après avoir subi un traitement spécial : acide ou piétinement pour éliminer le squelette. (Crédits : Manfred Richter/Pixabay)

Elles sont l’un voire le plus vieil animal apparu sur terre. Ce qui est cocasse est son utilité au vu de sa morphologie. Dépourvu d’organes, donc d’appareil respiratoire, de bouche, d’anus ou d’appareil génital, son système nerveux est on ne peut plus primaire. Mais elle se nourrit de matières organiques contenues dans l’eau, à savoir, bactéries, débris, algues microscopiques… Les trous qui criblent son squelette permettent la filtration de l’eau. La simplicité cache une complexité. Les substances organiques qui y passent sont capturées et digérées tandis que celles ne présentent aucun intérêt sont expulsées par des pores exhalant. Leurs lieux de vie, l’eau, salée comme douce, entre 6 et 20 mètres et certaines demeurent à plus de 8 000 mètres de profondeur. Elles possèdent un record de longévité. Plus le milieu est froid, plus son rythme de croissance est lent, donc elle peut ainsi atteindre un âge plus que vénérable… jusqu’à 15 000 ans.

Elise Dardut

Épicurienne, je reste une jeune femme à l’aise dans son corps et dans sa tête. Je pense par moi-même, j’agis par moi-même, j’entends les conseils et n’écoute que mon intuition. « Le jour où l’homme aura la malice, la finesse et la subtilité de la femme, il sera le roi du monde… mais ce n’est pas pour demain », me chantait mon grand-père. Il m’a appris que « les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. » (Coco Chanel) Depuis, je m’évertue, pour qui veut bien entendre et écouter, à distiller des graines ici et là, au gré du vent. Un proverbe indien explique que « si vous enseignez à un homme, vous enseignez à une personne. Si vous enseignez à une femme, vous enseignez à toute la famille » Il est temps d’inverser les rôles et admettre l’équité, non ?

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