Étiquette : France

  • Caen, Maisons-Alfort, Les Mureaux et le CHSF victimes de cyberattaques et après ?

    Caen, Maisons-Alfort, Les Mureaux et le CHSF victimes de cyberattaques et après ?

    Le centre hospitalier sud-francilien a déposé une plainte suite à l’attaque informatique par codes malveillants de type ransomware subie. Les opérateurs derrière LockBit 3.0 ont revendiqué l’attaque sur leur site de fuite. Dernièrement, le 26 septembre 2022, c’est la ville normande de Caen qui fait les frais d’une attaque informatique. De nombreux reportages se sont déroulés. Puis à la même date, la commune de Maisons-Alfort affichait sur la page d’accueil de son site WEB être victime d’une cyberattaque.

    Si celle concernant le CHSF a fait grand bruit, c’est qu’elle touche un hôpital après une période de deux années particulière, ce dans un climat tendu de dégradation des conditions de travail hospitalières dénoncées depuis bien longtemps. « L’étude de leur évolution fait apparaître un léger recul de l’exposition à certaines formes de pénibilité inhérentes aux missions de soin : les horaires décalés et les efforts physiques importants. En revanche, les personnels font face à une pression temporelle accrue, qui alimente un sentiment de “qualité empêchée” chez une part croissante de ces personnels. Rythme et qualité du travail sont ainsi en tension à l’hôpital », expliquait en janvier 2019 Samia Bennalah, maître de conférences en économie, à l’université de Reims Champagne-Ardenne.

    Le département d’Indre-et-Loire a subi une attaque le 11 juillet 2022 par le ransomware Vice Society. « […] huit semaines de perturbations alors que certaines ont mis plus d’un an à retrouver un fonctionnement normal », conclut Boris Courbaron. Seul bémol, la diffusion sur le Dark Web des données. (Crédits : DR)

    Les données exfiltrées par les opérateurs du ransomware LockBit 3.0 sont pour le moment une archive de 11,7 Go d’informations compressées. Le fichier désigné « Part1 » semble indiquer d’autres publications futures. La réelle question qui se pose est « que font-ils de toutes ces données ? », et quel est le devenir d’une victime suite à une attaque informatique. Sur l’utilisation première, la monétisation des informations. La seconde éplucher comme un scientifiques les datas, pour en extraire la quintessence, en vue de prochaines attaques. Sur le devenir des victimes, très peu d’entre elles communique, comme toute victime d’un crime ou d’un délit.

    Les opérateurs usant du ransomware Lockbit 3.0 ont divulgué sur le darknet des comptes rendus nominatifs de coloscopie, d’accouchement, d’examens gynécologiques, comme souvent lorsque les demandes de rançons restent lettre morte. La data est livrée en pâture, telle quelle. (Crédits : Capture d’écran)

    D’autant que les villes de Caen, de Maisons-Alfort et des Mureaux subissent en quelques jours des attaques informatiques. « Ce samedi 24 septembre, la ville des Mureaux a été victime d’une tentative de piratage. L’intervention des services municipaux a permis de stopper très rapidement cette attaque. Par mesure de précaution, la ville est contrainte de restreindre fortement son accès à ses serveurs et à Internet », explique la commune sur son site.

    Tous ceux que l’on accuse parfois de négligence, d’incompétence… sont des victimes avant tout. Si on n’est pas capable de leur expliquer avec les bons mots et de réexpliquer régulièrement ces questions de sécurité numérique… il ne faut pas s’attendre à ce que les utilisateurs aient la science infuse

    Guillaume Poupard, directeur général de l’ANSSI

    De son côté la ville normande, « nous avons dû tout arrêter », a affirmé le maire à l’assemblée, en ouverture de séance. Les désagréments risquent de perdurer quelque temps. Seul bémol reconnu par l’édile, « il n’y avait plus de sauvegardes régulières externes de l’ensemble de nos données depuis cinq ans ». La douloureuse hormis les préjudice financier et matériel, la municipalité a perdu des informations sur des éléments financiers, ressources humaines, dossier de cantine des enfants… liste le quotidien francilien.

    Le CHSF est devenu l’une des proies du ransomware LockBit 3.0. « Ils font ce que j’appelle du marketing de la malveillance, explique le spécialiste. En ce moment a lieu l’opération “Octobre rose” destinée à sensibiliser au cancer du sein », explique Damien Bancal fondateur de Zataz. (Crédits : Poudou99)

    Une plainte avait été déposée, mais personne ne sait si les informations ont seulement été chiffrées, si elles ont fuité, ou si elles serviront pour coordonner d’autres attaques. Le quotidien Ouest France en avait fait les frais le 21 novembre 2020, mais peu de victimes parlent des attaques et surtout des conséquences, comme s’il y avait un tabou.

    https://www.dailymotion.com/video/x8e06nc
    Le mois d’octobre est celui de la mise en lumière pour la lutte contre le cancer du sein, mais également le Cybermoi/s pour expliquer avec les bons mots ce qu’est la cybersécurité. Le Webinaire est en deux parties que l’on peur retrouver sur le site de l’ANSSI. (Crédits : ANSSI)

    Seule la ville de Bondy s’est épanchée. Le Parisien indique que la cyberattaque avait coûté, en date du 11 juillet 2022, la somme de 1,5 million d’euros à la mairie de Bondy. Les conséquences de l’attaque devraient perturber la commune de Seine–Saint-Denis au moins jusqu’en juin 2023. « On a mené un travail très long, très coûteux, très anxiogène aussi, résume-t-il. C’est une nouvelle collectivité de 1 600 agents repartie de zéro. » Les opérateurs derrière le ransomware avaient demandé 1,3 million de dollars en bitcoin.

  • Mahsa Amini, 22 ans morte pour un voile

    Mahsa Amini, 22 ans morte pour un voile

    Depuis la mort le 16 septembre 2022 de Mahsa Amini dans un hôpital à Téhéran, l’Iran s’est embrasé. La jeune femme de 22 ans avait été arrêtée par la police des mœurs pour non-respect du code vestimentaire. Toutes les couches de la population sont touchées. Le pouvoir est octroyé bon gré mal gré aux hommes, qui plus est religieux. Depuis 1983, la loi n’a cessé de se durcir jusqu’au décret du 15 août 2022 exposant les femmes à des punitions encore plus sévères.

    Elle pourrait être ma sœur, votre nièce, votre fille, votre voisine, votre amie, votre copine, votre compagne, ou tout simplement l’inconnue croisée au détour d’une rue… Mahsa Amini est morte à l’âge où commence la vie, morte à 22 ans pour ne pas voir « correctement » portée un voile, un hijab selon la loi en vigueur en République islamique d’Iran décrétée par le guide suprême et le président actuel.

    La police des mœurs, qui l’a accusée d’avoir enfreint la loi obligeant les femmes à se couvrir les cheveux avec un hijab et les bras et les jambes avec des vêtements amples. Elle s’est effondrée après avoir été emmenée dans un centre de détention pour y être « éduquée ». Le voile symbole préhistorique du régime abusif des mollahs (Crédits : DR)

    Mahsa Amini, était une Iranienne d’origine kurde de 22 ans, née à Saqqaz, dans le nord-ouest de l’Iran. Selon différentes sources, elle avait récemment été acceptée à l’université d’Urmia. Ce voyage familial à Téhéran était censé être ses dernières vacances avant le début de l’année scolaire. « Mahsa voulait étudier la microbiologie pour devenir médecin », selon le site de la BBC. Un rêve selon les déclarations de la famille à la BBC, un rêve qui ne se réalisera jamais.

    L’image date d’un autre temps, en 1977 à l’université de Téhéran. « Ils ont essayé d’empêcher les femmes d’aller à l’université, mais il y a eu un tel retour de bâton qu’ils ont dû les autoriser à revenir », explique la baronne Haleh Afshar, qui a grandi en Iran dans les années 1960. (Crédits : A. Abbas/Magnum Photos)

    Elle fut arrêtée, le 13 septembre 2022 par l’unité de police en charge du code vestimentaire strict de la République islamique pour les femmes en Iran. Les patrouilles « Al-Irshad » de cette police, connues sous le nom de « Gashti Irshad », sont chargées de « veiller au respect de la morale islamique et de détenir les femmes considérées comme portant des vêtements inappropriés ».

    La photo d’un salon de coiffure en 1977 à Téhéran parait être de la science-fiction. Aujourd’hui les femmes qui sur les différents réseaux sociaux se coupent les cheveux, sortent la tête nue pour dénoncer l’étouffement progressif des femmes depuis 1979. Elles revendiquent leurs libertés de mouvement, de vivre tout simplement. (Crédits : A. Abbas/Magnum Photos)

    Le pays est dirigé par Ali Hossaini Khamenei, dit Ali Khamenei. Il est exercé la profession de religieux dans un pays gouverné par la religion. Il est le guide suprême et occupe des fonctions qui lui confèrent des pouvoirs au-dessus du président. La comparaison pourrait s’effectuer entre la Première ministre, Élisabeth Borne, et le président de la République française, Emmanuel Macron. L’une applique la volonté politique de l’autre.

    Mais qui est le guide suprême Ali Khamenei ?

    Il est né en avril 1939 à Mechhed. Sa loyauté envers le leader religieux, l’ayatollah Khomeiny, lui aurait valu six séjours dans les prisons du schah au cours desquels il aurait été victime de torture. En 1981, Ali Khamenei devient célèbre malgré lui. Il survit à un attentat à la bombe organisé par les Moujahidines du peuple. Une bombe était cachée dans un magnétoscope. Blessé, il en perd l’usage de sa main droite. Quelques mois plus tard, le 13 octobre 1981 il devient le troisième président de la nouvelle République islamique d’Iran jusqu’au 3 août 1989. Depuis le 4 juin 1989, il occupe la fonction de guide suprême. Il décide de tout, nomme, évince, dirige.

    Il y eut un avant et un après de la révolution islamique. Sous couvert de religion, les libertés se sont amoindries, pour les femmes. Les pouvoirs en place accuseront l’occident d’avoir fomenté l’opération Olympics Games pour contrer l’enrichissement d’uranium iranien. (Crédits : DR)

    La loi se durcit depuis l’arrivée au pouvoir des religieux et de la révolution islamique de 1979. En 1983, les personnes se sexe féminin sont contraintes, dès l’âge de 7 ans à porter le Hijab. Elles encouraient, quel que soit l’âge des peines pouvant aller de la prison aux coups de fouet. Depuis le 5 juillet 2022, elles doivent couvrir l’ensemble des épaules en plus des cheveux et du cou. Depuis le décret du 15 août, signé le lendemain par le président Ebrahim Raîssi, les sanctions plus sévères sont prononcées en cas de non-respect.

    Si les tensions sont visibles en Iran et ne cessent chaque jour d’augmenter et de gagner du terrain, elles sont tout aussi violentes chez le voisin irakien. Le retrait de la vie politique du leader chiite Moqtada al-Sadr ce lundi 29 août 2022 a provoqué des affrontements meurtriers à Bagdad. Les autorités dénombrent 30 morts 600 blessés. (Crédits : AFP)

    Selon l’enquête de la police, Mahsa Amini aurait souffert d’un arrêt cardiaque soudain. Au site internet IranWire, le frère de la victime à déclaré qu’il attendait sa sœur à l’extérieur du commissariat, a vu une ambulance en sortir et l’emmener à l’hôpital. Il dit avoir été informé qu’elle avait fait une attaque cardiaque et cérébrale et qu’elle était dans le coma. « Il ne s’est déroulé que deux heures entre son arrestation et son transfert à l’hôpital, a-t-il déclaré, annonçant son intention de porter plainte. Je n’ai rien à perdre. Je ne laisserai pas les choses ainsi sans protester. » La police a nié qu’elle ait été maltraitée, sa famille a déclaré qu’elle était en bonne santé. Selon l’Académie de médecine française les causes d’un arrêt cardiaque sont triples :

    • cardiaques (infarctus du myocarde)
    • broncho-pulmonaire (embolie pulmonaire, obstruction des voies aériennes par corps étranger, strangulation, œdème aigu ou noyade)
    • nerveuse (réflexe vasovagal), hypoxie exogène

    La Haute Commissaire de l’ONU aux droits humains par intérim, Nada al-Nashif, a exprimé « son inquiétude face à la réaction violente des forces de sécurité aux manifestations », et réclamé une enquête « impartiale » et « indépendante ». En marge de l’assemblée générale de l’ONU à New York, le président français Emmanuel Macron a déclaré, après un entretien avec le président iranien Ebrahim Raïssi, avoir « insisté sur le respect des droits des femmes » en Iran.

  • Le ransomware LockBit 3.0 affirme et revendique la cyberattaque de IFW Global

    Le ransomware LockBit 3.0 affirme et revendique la cyberattaque de IFW Global

    La compagnie IFW Global est une équipe qui enquête à l’internationale. Ses sujets de prédilections la lutte et la protection de clients contre la cybercriminalité. Or, selon le message posté par LockBit, le groupe disposerait d’un grand nombre de données confidentielles de cette entreprise, sur les affaires et les enquêtes en cours, comme clôturées. Mais également des témoignages d’informateurs et de victimes, avec des accords de non-divulgation… avec la même menace de divulguer la totalité en cas de non-paiement de la rançon.

    Ils s’introduisent de façon non autorisée dans les différents systèmes d’information de la société dont le siège est en Australie et menacent de dévoiler les renseignements intimes des candidats et des criminels. « En cas de non-paiement, toutes les données seront rendues publiques ». Les enquêteurs traquent les escroqueries, à savoir les détournements de fonds de chef d’entreprise, celles dites des brouteurs, les faux organismes de bienfaisance, les paris sportifs, phishing, schéma Ponzi… Ils seraient spécialisés aussi dans le recouvrement d’avoirs, le suivi de personnes recherchées.

    En cas de non-paiement la divulgation de l’ensemble des données serait attendue. Rien ne garantit qu’une fois le règlement parvenu, les opérateurs derrière le ransomware, n’aient pas gardé un certain nombre de backdoors actives, de fichiers plus sensibles encore, ou ne répandent pas l’entièreté des informations. (Crédits : capture d’écran/LockBit/IFW)

    Quand les gendarmes qui courent après les voleurs se retrouvent dans le rôle inverse. C’est surtout les témoignages, les méthodes d’enquête, d’investigation de surveillance, mais également les personnes travaillant pour IFW et leurs familles qui se trouvent en porte-à-faux. Car chaque fuite de données quelles qu’elles soient, augmente les données de tout un chacun. D’autant que les fuites des sites, d’Uber à Facebook, en passant par les hôpitaux nous laissons, bon gré mal gré, des traces informatiques.

  • Trois établissement scolaires subissent chacun une cyberattaque du ransomware Vice Society

    Trois établissement scolaires subissent chacun une cyberattaque du ransomware Vice Society

    Déjà début septembre, les opérateurs derrière le ransomware Vice Society revendiquaient plusieurs attaques informatiques contre des établissements scolaires. Ils ont récidivé. Dans ces conditions les écoles américaines Elmbrook school et Sierra College, ainsi que School of Oriental African Studies (SOAS) de l’Université de Londres voient leurs données exhibées. Des informations sur les cours les codes pour y accéder, et de très nombreux documents sont exposés, une fois encore.

    Le rapport détaillé du CISA est sans appel, les cyberattaques d’établissement scolaires pourraient s’intensifier. L’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) est une agence fédérale américaine. Elle est placée sous la supervision du département de la Sécurité intérieure des États-Unis. Cette dernière est créée le 16 novembre 2018. Son rapport de neuf pages daté du 6 septembre 2022 évoque sans demi-mesure le ransomware Vice Society et les attaques passées et futures sur le « sol » américain.

    Vice Society est un groupe de personnes usant des outils « informatiques » et du WEB à des fins malveillantes. Elles sont spécialisées dans l’intrusion non autorisée, l’exfiltration d’informations sensibles, voire confidentielles et l’extorsion de fonds. Le ransomware serait apparu pour la première fois au cours du mois de juin 2021. Les opérateurs de Vice Society font comme les virus qui affectent l’être humain, il s’adapte à son hôte. C’est pourquoi ils déploient des variantes versions du ransomware Hello Kitty/Five Hands et Zeppelin.

    Les conséquences de ces attaques vont de la restriction de l’accès aux réseaux, au report d’examens, en passant par l’annulation de journées scolaires, jusqu’à fragiliser plus encore un établissement, qui peut au final causer ou accélérer sa disparition. Les auteurs dudit rapport prévoient que « les attaques pourraient s’intensifier avec le début de l’année scolaire 2022/2023 ».

    Nombreux sont les documents affichés. Mais combien sont encore conservés par les personnes qui usent du ransomware ? La partie la plus dangereuse d’un iceberg n’est pas celle qui est visible, mais celle sous la surface de l’eau. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    Titan HQ expliquait en octobre 2019 que les cyberattaques contre les écoles s’intensifiaient. De plus les auteurs de ces attaques auraient deux buts, à minima. Le premier est de chiffrer les données dans la finalité mercantile de gagner de l’argent. Le second serait d’utiliser les informations exfiltrées à divers desseins. Vendre les données sur le Dark Web, les conserver pour les employer lors d’attaque comme le phishing.

    Les attaques d’origine étatiques sont sans commune mesure. L’affaire « Stuxnet », virus conçu, semble-t-il par Israël et les USA contre l’enrichissement d’uranium en Iran, ou les attaques consécutives et répétées de la Corée du Nord vers sa sœur la Corée du Sud dans l’affaire « DarkSeoul ». (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    « Les pléthores d’attaques informatiques avec vols de données sur les différents systèmes éducatifs mondiaux, sont elles uniquement motivées par l’argent des rançons exigées ? », s’interroge un sage. C’est sans aucun doute la véritable question à se poser. En effet, il n’existe que peu d’endroits disposant d’autant de données personnelles brutes. Des adresses, des habitudes, des fréquentations, les usages des systèmes d’information, données bancaires, informations de santé, sans omettre le domaine prisé de la recherche…

  • Tremblement de terre et alerte au Tsunami au Mexique

    Tremblement de terre et alerte au Tsunami au Mexique

    Le Mexique tout entier a tremblé ce lundi 19 septembre 2022, peu après 20 h, heure locale, une alerte au tsunami a été déclenchée. Le tremblement de terre survenu aux alentours de 14 h n’est pas sans rappeler celui survenu la veille à Taïwan. Dimanche 18 septembre, un séisme de magnitude 6,8 a frappé dimanche la partie sud-est de Taïwan. L’U.S. Geological Survey a mesuré le séisme taïwanais à une magnitude de 7,2 et à une profondeur de 10 km. Ce lundi, l’Institut Sismologique National l’a réévalué à 7,4 celui touchant le Mexique.

    En très peu de temps, à deux endroits du globe, deux tremblements de terre supérieurs à sept sur l’échelle ouverte de Richter ont affolé le monde. Le séisme de magnitude 6,8, relevé à 7,2 est le plus important parmi les dizaines de séismes qui ont secoué la côte sud-est de l’île de Taïwan depuis samedi soir. La plupart des dégâts semblent se situer au nord de l’épicentre, qui, selon le Bureau météorologique central de Taïwan, se trouve dans la ville de Chishang, à une profondeur faible de 7 kilomètres.

    Les parcs scientifiques des villes de Tainan et Kaohsiung, abritant d’importantes usines de semi-conducteurs, ont déclaré que leurs activités n’avaient pas été affectées. Taiwan Semiconductor Manufacturing Co, le plus grand fabricant de puces sous contrat au monde, affirmait qu’il n’y avait « aucun impact significatif connu pour le moment ». (Crédits : Reuters)

    Les pompiers de Taïwan ont déclaré qu’une personne était décédée, un ouvrier en cimenterie, et que 146 autres avaient été blessées par le tremblement de terre. La secousse a été ressentie jusqu’à l’extrémité nord de l’île, dans la capitale, Taipei. Des touristes au nombre de 400 secourus depuis étaient piégés en montagne.

    Un tremblement de terre de magnitude 7,5, réévalué à 7 4 a été enregistré au large de la côte Pacifique du Mexique, selon l’US Geological Survey (USGS). Une alerte au tsunami a été lancée pour la capitale, Mexico, mais a depuis été retirée.

    Selon les informations publiées par l’USGS, l’épicentre a été enregistré à 37 kilomètres au sud-est de la ville d’Aquila, dans l’État mexicain du Michoacán. Il y a 3 800 ans un cataclysme de magnitude 9,5 dévastait le Chili. Les vagues de plus de 20 m ont frappés jusqu’à la Nouvelle-Zélande. (Crédits : Météo Média)

    Les alarmes du tremblement de terre ont été déclenchées moins d’une heure après que les alarmes d’un tremblement de terre simulé ont retenti dans tout le pays pour marquer l’anniversaire de deux séismes majeurs survenus à la même date en 1985 et 2017.

  • Cinq nouvelles entreprises françaises victimes du ransomware LockBit 3.0

    Cinq nouvelles entreprises françaises victimes du ransomware LockBit 3.0

    La semaine précédente treize entités de l’hexagone se retrouvaient affichées sur le site de fuite du ransomware LockBit 3.0. Elles sont cinq à venir grossir la liste plus que nombreuse des victimes françaises d’une cyberattaque. Alors que des informations sur le jeu GTA6 viennent de fuiter à travers la planète, rien ne semble pouvoir arrêter la surenchère. D’ailleurs la société DSS est aussi identifiée. Elle fournirait, selon les opérateurs du ransomware, des armes au Kenya, à la Somalie, mais également la Russie et l’Ukraine.

    LockBit revendique donc les attaques envers la société Conditionnement Emballage Service spécialisée comme son nom l’indique le conditionnement. Elle est basée à Saint-Laurent de Chamousset. Dans le même département, kaffeeberlin.com est également annoncé avec une deadline avant divulgation au 30 septembre 2022 à 21 h 23. Sans pour autant exfiltrer des preuves de la cyberattaque. Chose surprenante, les quatre entreprises sont comme D-securite.com et Medical69.com issues du département Rhône-Alpes, non loin de Lyon.

    Les données pourraient être des fichiers clients, de bénéficiaires de prestations médicales mais également de établissement de spins et de santé. (Crédits : Capture d’écran/LockBit)

    Les deux dernières possèdent un rapport direct avec la santé. Medical-69 assure la vente, location et service après-vente de matériel médical, confort et bien-être. Quand D-securite détient les marques Défibrillateur France et Qualit-Air. L’ultime révélée est une entreprise du bâtiment basée à Richelieu en Indre-et-Loire, Franckbeun.

  • Une société de fabrication d’armes et le jeu GTA VI fuitent sur la toile, victime de cyberattaques

    Une société de fabrication d’armes et le jeu GTA VI fuitent sur la toile, victime de cyberattaques

    Si le premier est une sorte de teasing pour les aficionados de la saga GTA, il est fort à parier que le concepteur du jeu, Rockstar Games ne soit pas du même avis. Au total une fuite suite à une intrusion non autorisée laisse un dossier de 3,50 Go contenant 90 vidéos et 53 minutes d’images du très attendu GTA 6. L’autre menace est la diffusion de 200 Go de données privées de la société DSS, basée en Tchèquie qui fabrique conçoit, développe et fabrique des armes légères.

    Si pour le jeu, du point de vue du public, cela peut paraître anodin, c’est des années de développement affichées aux yeux de tous. La personne à l’origine de la fuite serait, selon des sources, la même qui quelques jours plus tôt se serait introduite frauduleusement chez UBER, grâce à l’ingénierie sociale. Il aurait eu accès à un serveur Slack de Rockstar Games et aurait en sa possession l’ensemble du code source de GTA V et GTA VI. Une véritable catastrophe sachant que la dernière mouture du jeu s’était vendue à 165 millions de copies à travers le monde.

    Une précision à apporter. Ces vidéos sont issues de la version alpha du jeu, dues à des phases de tests, donc pas incluses dans le jeu au final. (Crédits : RedHotCyber)

    « Nous avons récemment subi une intrusion dans notre réseau au cours de laquelle un tiers non autorisé a accédé et téléchargé illégalement des informations confidentielles de nos systèmes, y compris les premières séquences de développement du prochain Grand Theft Auto », commente RockStar Games sur twitter.

    La date de publication ne serait pas choisie au hasard. En effet elle coïncide au lendemain du neuvième anniversaire de la sortie de l’édition numéro cinq. Si cela confirme les rumeurs de deux personnages, à savoir Jason et Lucia, les images diffusées ne reflètent sans doute pas la version finale.

    D’un autre côté, les opérateurs derrière LockBit indiquent avoir en leur possession des contrats confidentiels de fourniture d’armes à de nombreux pays et d’autres informations privées intéressantes pour un poids de 200 Go. Tous ses documents concernent la firme DSS en Tchèquie. Ils diffusent quatre pièces comme preuve de leur infiltration au sein des systèmes d’information de la société. La sensibilité de la firme les amènent à caviarder des informations principales sur la pièce d’identité divulguée. Ils publient également des factures comme ci-dessous.

  • Avos Locker revendique des attaques informatiques d’universités aux États-Unis

    Avos Locker revendique des attaques informatiques d’universités aux États-Unis

    Tandis qu’Uber fait les gros titres de la presse suite à une cyberattaque du fait de l’ingénierie sociale, cinq universités américaines seront peut-être les victimes d’une divulgation de données très prochainement. Le ransomware Avos Locker a revendiqué une action contre Paul Smith College, Our Lady of the Lake University, Savannah College art and Design, Northwest University et Stratford University. Cette dernière a déjà fait l’objet de divulgation de la part de Snatch.

    La firme Uber bien connue à travers le globe excelle dans le domaine de la livraison avec Uber Eat et celle des VTC, mais également dans celle de subir des cyberattaques. Une attaque en octobre 2017 fut réalisée avec un simple vol d’identifiants d’un développeur. Une rançon avait été réglée, à hauteur de 100 000 $. Personne n’a su à l’époque si la personne volée avait ordonné le règlement ou au contraire sous couvert d’un Bug Bounty. Cela occasionnait des données pour près de 60 millions de personnes, cinquante millions de chauffeurs et sept millions de clients. La firme américaine semble coutumière du fait, ou semble il devrait avoir une véritable politique de cybersécurité.

    La personne revendiquant l’introduction chez Uber a fourni des captures d’écran des systèmes internes, a déclaré qu’il avait 18 ans et qu’il travaillait sur ses compétences en cybersécurité depuis plusieurs années, a écrit le New York Times. (Crédits : DR)

    Cette fois, jeudi 15 septembre 2022, un simple message via smartphone aurait déclenché une véritable fuite. La personne qui a revendiqué l’attaque informatique a déclaré au New York Times qu’elle avait envoyé un SMS à un employé d’Uber en prétendant être un responsable des technologies de l’information de l’entreprise. Le travailleur, en toute bonne foi, a été persuadé de remettre un mot de passe au responsable et non une personne tierce hors de l’entreprise. Cette technique est connue sous le nom d’ingénierie sociale.

    Tandis que Snatch affiche 53 GB de données compressées, Avos Locker a réussi à prendre au moins 69 000 fichiers.
    Ils contiennent des informations sur les étudiants, des dossiers personnels et commerciaux. (Crédits : capture d’écran/Snatch)

    Toujours aux États-Unis, cinq universités sont dans l’escarcelle d’opérateurs. Elles sont Paul Smith College, Our Lady of the Lake University, Northwest University, Savannah College of art and Design et Stratford University. Les deux dernières ont déjà fait l’objet de précédentes attaques. Avos Locker fournit un pack de preuves sur l’université de Stratford. Aucune information n’a été effectuée, à l’heure actuelle par l’université.

    « Grâce à la détection précoce et à la réponse rapide de l’université, l’incident n’a eu aucun impact opérationnel pour l’université, a déclaré un porte-parole. La SCAD a des raisons de croire qu’un nombre limité de fichiers contenant des informations personnelles de certains étudiants et employés actuels et anciens ont été consultés par l’acteur non autorisé responsable de l’incident. »

    Au total en cette année 2022, Savannah College of Art and Design serait la 24e université à être touchée par un ransomware. (Crédits : DR)

    Si l’année 2021 vingt-six incidents informatiques avaient eu lieu, en 2022 pas moins de vingt-quatre établissements scolaires et universitaires sont déjà identifiés. Des noms tels Ohlone College (20/01), Savannah State University, University of Detroit Mercy (04/02), Centralia College, Phillips Community College of the University of Arkansas, National University College, North Carolina A&T University, Florida International University (BlackCat) , Stratford University, College of the Desert (04/07), SCAD (08/22), Sierra College (20/08), Los Angeles Unified School District (04/09) sont victimes de cyberattaques.

  • Électricité, sobriété et véhicules électriques : le paradoxe

    Électricité, sobriété et véhicules électriques : le paradoxe

    Tout les médias indiquent, relatent, s’offusquent d’une hausse du prix de l’énergie électrique. Sujet sensible, car tout un chacun, chaque foyer est impacté, sauf ceux qui n’ont pas accès à la fée électricité chez eux. Que ce soit par choix, par manque de moyen financier, ou suite à une coupure de la fourniture d’énergie par le fournisseur. La Première ministre, Élisabeth Borne évoquait, en conférence de presse le 14 septembre 2022, que le coût de l’électricité allait croître de 15 % en février 2023, pour les ménages français.

    « Je ne comprends pas », s’étonne M Phot

    « Ah, quelle chose ne comprends-tu pas ? », interroge Mme Kharéson.

    « Tous les ministres jusqu’au président te disent qu’il va falloir te serrer la ceinture au niveau électrique. Que depuis 30 ans, il n’y a plus de construction de centrale nucléaire, qu’au contraire un programme les amène à en fermer la moitié. Qu’il faut passer à la transition énergétique, mais que les énergies renouvelables ne couvriront jamais les besoins en énergie. Mais ils persistent et signent sur le tout électrique, alors que nous allons manquer de production d’électricité, et que pour diverses raisons, le coût de production explose de façon exponentielle ».

    L’oubli est humain. Le jugement ne sert à rien si vous ne vous l’appliquez pas à vous même, dans le but d’être une meilleure version de vous même. (Crédits : DR)

    À Paris comme à Poitiers, les maires, ici deux femmes, Anne Hidlago et Léonore Moncond’Huy ont décidé de couper l’éclairage de certains lieux, monuments, rues et quartiers. Sur l’extinction des monuments parisiens à 22 h et la tour Eiffel à 23 h 45, Agnès Pannier-Runacher a commenté ce vendredi sur RMC-BFMTV : « La sobriété ce n’est pas arrêter de vivre, ce n’est pas arrêter de travailler, ce n’est pas arrêter de recevoir des touristes. La sobriété c’est de faire les économies qui ont le plus de sens en matière d’économie d’énergie. »

    « Quelqu’un leur a dit, sérieusement. Même notre voisin, qui n’est pas le pingouin qui glisse le plus loin, a compris. Alors eux… »

    Il est vrai que cela a de quoi interroger. Actuellement, tous semblent fonctionner grâce à l’électricité. Les vélos à assistance électrique, les trottinettes pour la majeure partie d’entre elles, les voitures électriques ou hybrides, les trains, votre cafetière, votre poêle à granulés (dont le combustible est introuvable ou hors de prix), les livres se déclament sur tablette, et cetera, et cetera. Même nos jouets privés, mesdames fonctionnent grâce à l’électricité, sur batterie portable nommée pile. Bref vous l’aurez compris, dans votre domicile, tous les appareils, mis à part votre moulin à café qui appartenait à votre arrière-grand-mère, fonctionnant à l’huile de coude.

    Faites la liste des appareils qui sont encore en fonctionnement dans votre foyer lorsque vous venez d’abaisser le bouton principal du disjoncteur. (Crédits : Artturi Mäntysaari/Pixabay)

    De plus, rapport du GIEC martèle qu’il faut baisser notre consommation qui produit les gaz à effets de serre comme le CO2 ou le Méthane. Elle évoquait la pertinence à devenir indépendant des énergies fossiles. « C’est ça le combat que l’on doit mener, sur les énergies renouvelables, la géothermie, la biomasse, l’éolien… ». Sauf que suite au conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, les approvisionnements de gaz sont moindres ou interrompus. Alors la France, bon gré mal gré fait venir du gaz américain issu du gaz de schiste. Dans la même interview sur RMC-BFMTV, elle répondait que « nous savons pertinemment que l’exploitation du gaz de schiste contribue à renforcer le réchauffement climatique ».

    « Voilà, je ne comprends pas que le gouvernement et le président de la République française nous poussent à nous équiper du tout électrique, et à continuer d’acheter des voitures électriques ». Le 11 septembre 2022, la ministre de la transition énergétique Agnès Pannier-Runacher s’exprimait au micro du Grand Jury chez RTL.

    Les voitures électriques dont certaines sont équipées d’un son pour indiquer leur présence. Un autre paradoxe pour une voiture qui lutte contre la pollution et qui se veut écologique. Tout n’est que paradoxe sur Terre. (Crédits : Stefan Schweihofer/Pixabay)

    « Est-ce qu’encore aujourd’hui, vous dites aux Français d’acheter des voitures électriques, alors que le prix de l’électricité explose ? », questionnait le journaliste.

    « Tout à fait. Le problème de production d’électricité se pose essentiellement au moment des pics de consommation, expliquait-elle. Ce que les gens ne savent peut-être pas c’est que précisément, d’avoir sa voiture électrique branchée sur le réseau, c’est une réserve d’électricité disponible pour ce réseau. Et vous avez un certain nombre de fournisseurs de batteries qui sont en capacité de renvoyer l’électricité vers le réseau dans les moments de tension ».

    La ministre évoque technologie et les véhicules V2G, très bien. Actuellement, la borne de recharge V2G by DREEV est compatible avec les voitures électriques de type Nissan Leaf, Nissan e-NV200, Mitsubishi iMiev, Mitsubishi Outlander PHEV, Peugeot iON et Citroën C0. Pour cela il faut faire installer les bornes dédiées. Selon la simulation, si votre entreprise est alimentée en monophasé, oubliez tout de suite. Quant au reste, Paris n’est pas la France.

  • Quand LockBit 3.0 revendique de nombreuses attaques informatiques en France

    Quand LockBit 3.0 revendique de nombreuses attaques informatiques en France

    Alors que le centre hospitalier de Longjumeau est une victime collatérale de la cyberattaque subie par le centre hospitalier Sud Francilien, LockBit 3.0 revendique pléthores d’attaque. Tapco Credit union, et Cambuilder côté américain, Cultivar Grup en Espagne, le coréen KC Green Holdings, le japonais Nakamura & Co ou encore le tchèque Defense and security services, les opérateurs affichent de nombreuses victimes françaises. Au nombre exact de treize, communes, entreprises, mandataire judiciaire, assurance…

    Le ransomware le plus célèbre LockBit 3.0 placarde sur son site de fuite treize sociétés et municipalités françaises. Comme usuellement, les opérateurs menacent de divulguer les informations dérobées à moins que les victimes n’octroient une somme plus ou moins grande pour recouvrer leurs données. Sans aucune certitude qu’elles seront utilisées ou non ultérieurement. La limite est fixée au jeudi 29 septembre 2022, peu après 6 h 30.

    De nombreux renseignements sur des consommateurs sont potentiellement des entrées sur d’autres sociétés. Elles se vendent également sur le Darkweb.
    Le cabinet de courtage « SaRa’ssure » indique avoir accompagné plus de 1 700 clients durant 17 années, et autant de données confidentielles. (Crédits : Capture d’écran/LockBit3.0)

    Ainsi les cybercriminels donnent un délai de moins de deux semaines, à l’heure actuelle pour se résoudre à satisfaire les demandes. Les transports Artdis spécialisé en affrètement sur l’hexagone et l’Europe, l’agence immobilière CMB Artimo basée à Paris, et sa sœur L’Agence 33 Transactions en Gironde, Euromodules à Faulquemont. Certains touchent des domaines sensibles tels Euromip. L’entreprise créée en 1990 connaît de nombreux partenaires non moins célèbre et prestigieux. Elle est fournisseur de solutions pour Rafale Dassault, Airbus A380, le compteur Linky, les chauffages hybrides Atlantic, les décodeurs Sagemcom, les satellites Galileo et Space Inspire Thales ou encore Space is the limit 2028.

    La société Quintal, la concession automobile en Avignon Land Rover, la « Maison Loisy », sont au tableau des victimes. Le comparateur de mutuelle santé Maleosante fait aussi partie de la pêche du ransomware LockBit. Les serveurs du mandataire judiciaire, « mj-donnais », sont en maintenance. (Crédits : Capture d’écran/LockBit3.0)

    La communauté de communes du Pays de Colombey Sud Toulois et la ville de Faulquemont sont de même épinglées. Le maire Bruno Bianchin aura fort à faire. Plus léger, mais non moins sérieux, le site de camgirls Camdomain risque de voir l’ensemble de ses données clients étalées à la lumière.