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  • Cyberattaque : le torchon brûle entre l’Albanie et l’Iran

    Cyberattaque : le torchon brûle entre l’Albanie et l’Iran

    Ce vendredi 9 septembre 2022, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions envers l’Iran. Plus précisément le ministère du Renseignement et de la Sécurité. L’Albanie accuse l’Iran d’avoir fomenté la cyberattaque qui a paralysé ses services publics en juillet. Des données auraient même été dérobées, d’après l’Agence nationale de la société de l’information (AKSHI). L’agence informait le 17 juillet 2022 qu’elle avait été contrainte de fermer les systèmes gouvernementaux jusqu’à la neutralisation des attaques ennemies.

    Le gouvernement albanais avait conféré, mercredi 7 septembre 2022, 24 heures au personnel de l’ambassade pour quitter le pays. La raison évoquée une importante cyberattaque que Tirana impute à Téhéran. C’est par le biais d’une allocution télévisée que Edi Rama, Premier ministre albanais annonçait que son pays rompait ses relations diplomatiques avec l’Iran.

    L’action diligentée par le pouvoir est choix réfléchi et obligé, selon Rama. Une enquête démontrerait par des « preuves irréfutables » que, le 15 juillet 2022, Téhéran « a engagé quatre groupes pour monter une attaque contre l’Albanie » affirma-t-il.

    Le 8 septembre 2022, des membres de l’unité spéciale de la police entraient dans l’ambassade de la République islamique d’Iran, à Tirana, en Albanie. Tandis qu’au même moment l’Albanie coupait ses liens avec l’Iran et ordonnait aux diplomates de partir suite à la cyberattaque. (Crédits : Florion Goga/Reuters)

    Les ultimes personnels auraient délaissé l’ambassade ce jeudi 8 septembre. Les deux dernières voitures, contenant une dizaine de passagers, ont quitté l’enceinte jeudi aux alentours de midi. « Une enquête approfondie nous a fourni les preuves indiscutables » que l’attaque a été « orchestrée et parrainée » par Téhéran, a soutenu le chef du gouvernement albanais. De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti que l’Iran soit à l’origine de quelque cyberattaque que ce soit.

    L’OTAN a également exprimé son soutien total à l’Albanie et a condamné dans une déclaration « dans les termes les plus forts ces cyberactivités malveillantes conçues pour déstabiliser et porter atteinte à la sécurité d’un allié, et perturber la vie quotidienne des citoyens ». (Crédits : Florion Goga/Reuters)

    Les États-Unis ont annoncé vendredi 9 septembre 2022 des sanctions contre le ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité et son directeur, Esmail Khatib. Ils les accusent d’avoir conduit des cyberattaques contre les États-Unis et leurs alliés. Un groupe est cité tout particulièrement. Il s’agit de « MuddyWater ». Il mènerait des cyberattaques depuis 2018, profitant de la vulnérabilité de systèmes informatiques étrangers pour accaparer des données sensibles. « La cyberattaque de l’Iran contre l’Albanie ignore les normes de comportement responsable des États en temps de paix dans le cyberespace, qui comprennent une règle selon laquelle il faut s’abstenir d’endommager les infrastructures critiques qui fournissent des services au public », a déclaré Brian E. Nelson, sous-secrétaire au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier.

  • Cyberattaque : des documents portugais de l’OTAN classés « Secret et Confidentiel » en vente sur le Darknet

    Cyberattaque : des documents portugais de l’OTAN classés « Secret et Confidentiel » en vente sur le Darknet

    Une enquête est en cours pour déterminer l’étendue des dommages. Selon des sources, l’affaire classée comme étant d’une « extrême gravité », aurait été découverte par des cyberespions du renseignement américain. Ils ont détecté la vente sur le Darkweb de plusieurs centaines de documents envoyés par l’OTAN au Portugal, classés « Secret et Confidentiel ». D’après les premières avancées de l’enquête, des règles de sécurité auraient été enfreintes.

    Comme tout état-major des forces armées, il bénéficie de connexions sécurisées. Il s’agit d’un système intégré de communications militaires (SICOM), pour recevoir et transmettre des publications classifiés, mais « il semble que des lignes non sécurisées aient été utilisées », explique Valentina Marcelino pour le journal portugais Diário de Notícias. La cyberattaque aurait eu lieu précédemment la révélation du 8 septembre 2022. En effet, le gouvernement portugais n’en a eu connaissance qu’en août dernier, selon DN. Il a été informé par les services de renseignement américains, via l’ambassade à Lisbonne, dans une correspondance qui aurait été faite directement au Premier ministre António Costa.

    L’EMGFA est l’agence gouvernementale responsable du contrôle, de la planification et des opérations des forces armées du Portugal. À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été publiée par l’État portugais sur le sujet, mais la pression de l’opposition politique pour un briefing augmente suite aux révélations de DN. (Crédits : EMGFA)

    La porte-parole officielle de l’ambassade des États-Unis à Lisbonne n’a pas démenti l’information. Mais pour seule réponse aux pléthores de questions des journalistes, elle a distillé la phrase : « Nous ne faisons pas de commentaires sur les questions de renseignement ». L’EMGFA, commandé par le chef d’état-major, l’amiral Silva Ribeiro, a été la cible d’une « cyberattaque prolongée et sans précédent » qui a entraîné l’exfiltration de documents classifiés de l’OTAN, selon les sources de DN.

    Déjà en 2018, une affaire de fuite de données vers l’étranger, la Russie en l’état faisait les gros titres de la presse. Cette fuite de renseignements amenait au procès puis à la condamnation de l’ancien espion portugais du SIS, Carvalhão Gil. Il a écopé de 7 ans et 4 mois de prison après deux années d’enquête. (Crédits : DR)

    Selon plusieurs sources de la Défense portugaise, des experts du Cabinet de sécurité nationale (GNS), et du Centre national de cybersécurité ont rejoint les militaires du Centre national de cyberdéfense, situé à l’EMGFA. Ils ont procédé à un scan complet de l’ensemble des systèmes d’information interne de la Défense. Les ordinateurs principalement de l’état-major des forces armées, des services secrets militaires (CISMIL) et de la Direction générale des ressources de la défense nationale, à partir desquels les documents ont été exfiltrés ont pu être identifié.

  • La débâcle grecque lors de la Guerre d’indépendance turque

    La débâcle grecque lors de la Guerre d’indépendance turque

    Le conflit qui opposa la Grèce et la Turquie de 1919 à 1922 fit de très nombreux morts. Connue sous le nom de Guerre d’indépendance turque, elle prend fin le 11 octobre 1922 après la signature de l’armistice de Moudanya. Les accords seront mis en application un jour après la signature par les Grecs, soit le 15 octobre 1922. Au total, côté grecque 24 240 morts 48 880 blessés et 18 085 disparus, quant aux Turcs 20 540 morts et 10 000 blessés sont à déplorer.

    Selon le traité de Sèvres, signé le 10 août 1920, la Grèce obtient la ville de Smyrne et sa région dans l’ouest de l’Anatolie, la Thrace orientale, ainsi que les îles d’Imbros et Ténédos. Quelques mois avant cette signature, l’armée grecque débarquait le 15 mai 1919 à Izmir, traditionnellement nommée Smyrne. Par moins de 20 000 soldats grecs, de la 1re division y débarquaient. Ils prennent le contrôle de la ville et de ses environs grâce au soutien des marines britannique, française et hellène. Les forces en présence légitiment le débarquement selon le traité d’armistice de Moudros, en particulier l’article 7. « Les Alliés auront le droit d’occuper tous points stratégiques dans le cas où un état de choses menaçant pour la sécurité des Alliés viendrait à se produire. »

    Mustafa Kemal passe en revue les officiers de l’école militaire de Constantinople, le 9 novembre 1926. Le Premier ministre, Ismet Pacha, et le ministre de la Guerre, Redjeb Bey, l’accompagnent. Il obtient une révision complète du précédent traité par celui de Lausanne, le 24 juillet 1923. [Crédits : Bettmann/Getty)

    Les troupes de Mustafa Kemal ne l’entendaient pas de cette façon, et reprenaient l’offensive jusqu’à l’assaut final. Le général grec Tricoupis qui avait les pouvoirs conférés par le gouvernement d’Athènes est fait prisonnier le 2 septembre 1922 par les Turcs et Mustafa Kemal Pacha, il n’exerce plus aucun pouvoir. La bataille du 7 septembre 1922 sonne les prémices de la fin de la guerre, à partir de ce jour le Roi Constantin n’avait à ce jour plus d’armées. Dans cette bataille, il a perdu 50 000 hommes sur les 180 000 en présence durant les trois années du conflit. Située à 40 km de la ville de Smyrne, l’armée ottomane fera tomber le pont de l’Ionie dans les heures qui suivent. Les Grecs acculés, harassés, découragés « devront capituler pour éviter d’être jetés à l’eau », écrit le journaliste dans L’Ouest-Éclair.

    Un incendie se déclare dans le quartier Arménien et se propage dans l’ensemble de la ville. « La puanteur de la chair humaine brûlée était épouvantable et dans les rues s’empilaient les cadavres d’hommes, de femmes, d’enfants et de chiens ». (Crédits : DR)

    L’affrontement décisif qui eu lieu le 26 août 1922 scella le devenir de cette Guerre d’indépendance turque. Mustafa Kemal transperçait les lignes grecques et gagne à marche forcée Ymyrne (Izmir) où il entrait en vainqueur le 9 septembre 1922, les Britanniques ayant finalement renoncé à soutenir leurs alliés. Quatre jours plus tard, plusieurs foyers d’incendie se déclarent dans le quartier arménien. En quelques heures, plus des deux tiers de la ville est ravagé par le feu. Les troupes turques qui l’encerclent bloquent toute possibilité de sortie. Les ruines continuent à se consumer pendant plusieurs jours. On dénombre plus de 100 000 morts, en majorité grecs et arméniens. L’armistice est signé le 11 octobre.

  • Quand Poitiers se trouvait être détonante

    Quand Poitiers se trouvait être détonante

    En ce jour du 5 septembre 1922, une forte explosion était ressentie aux abords de la préfecture de la Vienne. L’explosion du parc de l’artillerie se trouvait à 300 mètres à vol d’oiseau, et à seulement 50 petits mètres de poudrières. Fort heureusement, les conséquences de la destruction de cet obus de 75 ne furent que matérielles. Les autorités de l’époque étaient surprises que cette dernière n’ait engendré que des dogats matériels. Par cause, conséquence ou stratégie, les autorités militaires faisaient édifier un site sur le polygone de Biard

    L’autorité militaire avait par mesure de prudence entassé les projectiles, et la fusée du côté du champ de tir. En bordure du champ un bâtiment où étaient entreposées les munitions nécessaires aux tirs d’entraînements quotidiens. Tout fut disposé que si un obus venait à exploser, la charge partirait en direction opposée à la ville. Tout proche d’un bâtiment où les munitions du 109e Régiment d’artillerie lourde étaient gardées, habitait Mousset adjudant au parc, avec son épouse et sa fille de 8 ans.

    L’obus, conçu dans le but de tuer, mutiler et détruire n’explose pas toujours et resurgit encore aujourd’hui, lors des travaux agricoles et d’infrastructures. Son poids total est de 5,315 kg, dont 740 d’explosif brisant. (Crédits : Musée de la Grande Guerre)

    Au bruit des premières détonations, Mme Mousset par instinct de protection et de survie se saisissait de sa fille malade. Elle enveloppa l’enfant d’une couverture puis s’enfui affolée en direction de la ville. Quelques secondes après que la mère eu quitté le domicile avec son enfant dans les bras, une explosion encore plus violente détonna. Celle-ci arrachait portes et fenêtres de l’habitation où elles se trouvaient quelques secondes plus tôt. Les meubles disposés dans la demeure furent complètement détruits. Le bâtiment dans lequel l’explosion de l’obus de 75 se produisit n’était plus qu’un amas de pierres, les cuisines du quartier de la Chauvinerie détruites, les vitres du quartier brisées. Un pilote passant au-dessus de Poitiers avait comparé cette explosion à celles de la Grande Guerre.

  • Cyberattaques revendiquées sur des écoles et district scolaire par Vice Society en Angleterre et aux États-Unis

    Cyberattaques revendiquées sur des écoles et district scolaire par Vice Society en Angleterre et aux États-Unis

    Deux écoles voient encore une fois leurs données exposées sur les réseaux du Darknet. Les deux entités sont situées sur le sol britannique, à Londres. La première FrancesKing school of english œuvre dans l’apprentissage de la langue de Shakespear depuis près d’un demi-siècle. La seconde est une institution londonienne qui enseigne à plus de 1 500 élèves âgés de 11 à 18 ans, dans l’ouest de Londres. De très nombreuses informations sur des mineurs, sur leurs hospitalisations, sur des faits de délinquance juvénile…

    Concernant FrancesKing trois dossiers sont présentés. Le département des finances, les passeports et un dernier nommé « HR ». Au sein du dossier passeport, plus d’une centaine de pièces d’identité appartenant aux personnes ayant eu recours au service de l’école. Ils sont issus du Liban, Arménie, Russie, du Royaume-Uni…

    Lampton School voit une arborescence s’afficher indiquant des dossiers sur les finances, les passeports des enfants, les rendez-vous d’entretien préalable, des centaines et centaines de data qui sont ainsi collectées, mais dans quel but, s’agissant d’école ? (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    Les contrats des employés, avec le salaire horaire, les informations confidentielles, des paiements de cartes bleues, des dossiers de données compressées affichant plus de 13 Go, les niveaux en anglais des élèves. De l’autre sont exposés les troubles alimentaires d’une jeune fille, comme les problèmes de délinquance d’un jeune garçon contenu dans un dossier intitulé « September 2022 », des informations sur le nombre d’élèves. Jusqu’au questionnaire posé aux parents sur le ressenti des enfants sur leur bien être en classe.

    Le vendredi 13 mai 2022, le Lincoln College a fermé définitivement, l’établissement d’enseignement supérieur victime d’une cyberattaque a clos ses portes de manière définitive après 157 années de bons et loyaux services, des suites de l’attaque informatique. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    Alors que les élèves retournaient en classe pour le premier jour d’école, le 24 août 2022, le Moon Area School District s’efforçait de se remettre d’une cyberattaque. La communication stipule que l’attaque par ransomware a provoqué une perturbation de certains systèmes et opérations en cours. Outre-Atlantique, le district scolaire de Moon Aera se remettait d’une cyberattaque avait expliqué le surintendant Barry Balaski. Or les opérateurs derrière le ransomware Vice Society menacent le district scolaire de Moon Aera de divulguer les informations glanées le 4 septembre 2022 à 10 h, heure de Londres.

  • Grave incident en Rhénanie : deux militaires belges assassinés par des Allemands

    Grave incident en Rhénanie : deux militaires belges assassinés par des Allemands

    La conférence de La Haye, précédée par celle de la Gênes, n’a laissé que ces œuvres inachevées et des rancœurs. C’est ainsi que les tensions en Europe sont exacerbées. Ce vendredi 1er septembre 1922, à trois heures et demie, un grave incident se déroulait à Oberkassel-sur-le-Rhin. Les mesures prises par l’État belge ont été une véritable chasse à l’Homme. Si les présumés coupables n’étaient pas appréhendés dans les six heures, les autorités allemandes auraient été mises en arrestation.

    Il faisait nuit en Allemagne près de Düsseldorf , lorsqu’une sentinelle était abattue à coups de revolver. Alerté par les détonations, le sergent de garde sortit de son baraquement pour porter secours à la sentinelle. Il fut également tué. Il fallut l’intervention d’une garde pour qu’elle puisse apercevoir plusieurs individus s’enfuir. En les poursuivant et pénétrant dans divers établissements encore ouverts, elle conduisit l’arrestation d’une douzaine de personnes.

    Le gouvernement belge ordonna au général Rucquoy de procéder à des perquisitions dans l’ensemble de la ville. Le pont du Rhin à Düsseldorf, reliant Oberkassel. Le ministre des Affaires étrangères Henri Jaspar avait fait mander Danosberg et lui formulait une protestation énergique contre ce nouvel incident. (Crédits : Agence Rol/Gallica/BnF)

    Le gouvernement belge indiqua au général Rucquoy d’alerter les autorités civiles et politiques des représailles, en cas de non-arrestation des présumés coupables. Les Belges déjà meurtris par l’assassinat du lieutenant belge Joseph Félicien Graff (1897-1922) à Hamborn, le 22 mars 1922. « L’impunité dont profitent les meurtriers pour agir et prendre la fuite tient là aussi au statut alambiqué de la région, où voisinent zones occupées et non occupées. Cette affaire secoue l’opinion publique belge, et les anciens combattants en particulier, qui réclame des sanctions sévères et des garanties pour la sécurité des troupes belges d’occupation déployées en Rhénanie », écrivent Wannes Devos et Kevin Gony dans « Guerre Occupation Libération ».

  • Les hôpitaux, EHPAD en France et au USA subissent des cyberattaques, comme le NHS 111 en Angleterre

    Les hôpitaux, EHPAD en France et au USA subissent des cyberattaques, comme le NHS 111 en Angleterre

    En France, le centre hospitalier sud-francilien situé à Corbeil-Essonnes a été victime d’une cyberattaque durant la nuit de samedi 20 à dimanche 21 août 2022. Le plan blanc a déclenché dimanche dernier pour assurer la continuité des soins. Une demande de rançon rédigée en anglais requiert la somme de 10 millions de dollars américains. L’AFP révèle que, selon une source proche de l’enquête, la piste du désormais célèbre ransomware LockBit 3.0, serait en passe de se confirmer.

    Si l’affaire du CHSF fait les gros titres de la presse en France, pléthore d’autres centres de soins sont la proie d’opérateurs malintentionnés. D’après Paris-Normandie, l’EHPAD des Franches Terres à Beuzeville serait victime d’une cyberattaque depuis le mercredi 24 août. Un seul système d’information serait inaccessible, des données sensibles seraient chiffrées. La seconde en un peu plus d’une semaine en Normandie, après celle de l’union nationale d’aide du Calvados le 15 août.

    L’attaque avait été repérée par Advanced le jeudi 4 août 2022 à 7 h. « Un problème de sécurité a […] entraîné une perte de service », a déclaré le patron d’Advanced, Simon Short. La confirmation d’une cyberattaque ne sait pas fait attendre. Par précaution, « nous avons immédiatement isolé tous nos environnements de santé et de soins. » (Crédits : PA Media)

    Au début du mois, une attaque informatique visait la société britannique Advanced. Elle fournit des logiciels à la NHS (National Health Services), l’aéroport de Londres-city et le département des retraites et du travail britannique. De très nombreux documents de deux établissements de santé texan, de la ville d’Amarillo voient leurs données exposées, avec la revendication de leurs attaques par le ransomware Vice Society.

    Deux entités américaines voit leurs données diffusées par le ransomware Vice Society. L’hospice BSA situé à Amarillo au Texas, avec également les centres de médecine familiale également dans la ville d’Amarillo, entre Albuquerque et Oklahoma City. (Crédits : capture ‘écran/Vice Society)

    « On Thursday 4 August 2022, Advanced experienced a disruption to our systems that we have since determined to be the result of a cybersecurity incident caused by ransomware. We immediately took action to mitigate any further risk and isolated all of our Health and Care environments, where the incident was detected », communique-t-elle. Parmi leurs clients, certains étaient touchés directement ou indirectement. Ils sont Adastra, Caresys, Odyssey, Carenotes, Crosscare, Staffplan et eFinancials.

  • La justice argentine aux prises avec le ransomware Play

    La justice argentine aux prises avec le ransomware Play

    Depuis le samedi 13 août 2022, le système judiciaire argentin est paralysé. Le pouvoir juridique est victime d’un groupe d’opérateurs derrière le ransomware « Play ». Une huitaine après, rien n’est revenu à la normale. La justice a préféré mettre hors service ses systèmes informatiques à la suite de la cyberattaque. L’enquête est en cours pour déterminer les auteurs à la base de cette attaque informatique. Un « plan d’urgence » pour faire face à la situation. Il y a eu un « congé judiciaire » la semaine passée pour toutes les affaires traitées par voie électronique.

    « Toutes les mesures nécessaires sont prises pour pouvoir identifier les personnes à l’origine de cette manœuvre », a annoncé le procureur Franco Pilnik. Ce qui est sur c’est que les fichiers numériques ne peuvent toujours pas être lus ni consultés. Le président du barreau de Río Cuarto, Esteban Marrero, a déclaré jeudi 18 août qu’en raison du piratage du système judiciaire, plus de 80 % des procédures sont stoppées.

    Le traitement des affaires en cours d’audience est suspendu. Le système judiciaire est dans un état de semi-paralysie parce que les femmes et hommes de loi ne peuvent pas travailler comme il se doit, ce depuis la cyberattaque qui s’est produite il y a maintenant dix jours. « Nous ne sommes pas en mesure de fournir des services sûrs, comme je le disais, nous ne sommes pas en mesure d’accéder aux systèmes d’administration des dossiers. […] Aujourd’hui pratiquement 100 % des procédures judiciaires sont numériques. Elles sont virtuelles et incapables de fonctionner en raison de la cyberattaque », expliquait lors de la conférence de presse Ignacio Segura, le président du collège des avocats de Córdoba, en Argentine.

    Lors de la conférence de presse Ignacio Segura, président du collège des avocats de Córdoba, en Argentine, commentait durant plus de dix minutes la situation et les contre-mesures mises en place. Le pouvoir judiciaire se remet peu à peu, en pansant les plaies les plus urgentes. (Crédits : YouTube)

    Un retour progressif du système implique, selon Ignacio Segura, tout d’abord l’ouverture de l’intranet. « C’est-à-dire que le système pour les utilisateurs internes, fonctionnaires et employés, a été ouvert aujourd’hui à 9 heures (le 22 août 2022) avec quelques restrictions. Le travail du système judiciaire est ralenti, beaucoup de choses doivent être faites à la main alors qu’elles étaient faites par ordinateur, on ne peut pas accéder aux données, dans le cas des procès, on ne peut pas accéder à la documentation, mais les preuves n’ont pas été endommagées. »

    Selon Bleeping Computer, une liste d’adresses e-mail d’employés aurait été divulguée dans le cadre de l’attaque informatique de Globant en mars dernier. Elle était diligentée par Lapsus$. Ce qui aurait peut-être permis aux opérateurs de mener une opération de phishing pour usurper des informations d’identification.

    Ce n’est pas la première fois qu’une agence gouvernementale en Argentine subit une attaque de ransomware. En septembre 2020, le ransomware Netwalker avait attaqué la direction nationale d’immigration, en exigeant une rançon de 4 millions de dollars.

    Les opérations de phishing permettent de coordonner de plus grandes attaques à des fins malveillantes dont le but est l’argent. Le Sénat argentin avait subit une attaque plus tôt dans l’année, mais des accès étaient mis en vente par Everest. (Crédits : Infobae)

    Le jeudi 27 août 2020, le ransomware NetWalker compromettait les données de la Direction nationale de l’immigration. Un message d’extorsion indiquait que s’ils ne payaient pas pour récupérer les informations exfiltrées, les opérateurs divulgueraient les données. En jeu, 22 dossiers avec des informations d’ambassades, dont celle des États-Unis, des rapports d’Interpol et de l’AFI (Federal Intelligence Agency), entre autres.

  • Le conflit Russo-ukrainien se déroule aussi sur la toile

    Le conflit Russo-ukrainien se déroule aussi sur la toile

    Le conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine est quasiment entrée dans son sixième mois. Les informations d’un côté comme de l’autre doivent être prises avec intelligence pour ne pas céder à la propagande, quelles qu’elles soient. À ce jeu, un homme de 48 ans vient d’être mis en arrêt par la police ukrainienne. L’opération a été rendue publique vendredi peu avant 13 h. Un développeur d’un site affichant des ressources pros russes risque jusqu’à 10 années de prison. La procédure de justice pourrait amener d’autres chefs d’accusation.

    C’est le bureau du procureur de la ville de Khmelnytsky qui est en charge de la procédure. Un homme de 48 ans, dont l’identité n’a pas été révélée due au secret de l’instruction, a installé à son domicile un équipement sur lequel il administrait les ressources web qu’il aurait créées. Le volume total dudit contenu de propagande s’élevait à plus de 100 téraoctets, explique la police ukrainienne.

    Nombreuses photos et des vidéos sur des formations militaires, la promotion des idées de création de la soi-disant « Novorossiya », et de fédéralisation ainsi que la popularisation du « monde russe ». La guerre de la communication fait rage.(Crédits : Cyberpolice ukrainienne)

    Le flux du site était visité par plus de 350 000 utilisateurs par jour. Les différents sites de propagande ont été mis hors services et hors ligne par les forces de l’ordre. Une procédure pénale a été ouverte en vertu de l’article 436-1 (production et distribution de symboles communistes et nazis et propagande des régimes totalitaires communistes et nationaux-socialistes [nazis]) du Code pénal ukrainien. Le suspect risque jusqu’à neuf ans d’emprisonnement pour ce chef d’accusation.

  • Le ransomware Vice society revendique l’attaque perpétrée en juillet contre le département de la Touraine

    Le ransomware Vice society revendique l’attaque perpétrée en juillet contre le département de la Touraine

    Sur leur site de fuite, les opérateurs derrière le ransomware Vice Society ont revendiqué l’attaque contre le département d’Indre-et-Loire. La cyberattaque serait survenue dans la nuit du 10 au 11 juillet 2022. Le département affichait son désarroi par un communiqué de presse le 12 juillet 2022. « L’ANSSI accompagnée de la cellule de cybercriminalité du ministère de l’Intérieur poursuivent les investigations approfondies sur les causes de l’attaque qui a corrompu les trois quarts de ses installations informatiques (environ 250 serveurs informatiques bloqués). »

    Une plainte avait été déposée auprès du Commissariat central de Police de Tours et de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), indiquait le Conseil général dans son communiqué du 12 juillet 2022. Dans le même document, la « Touraine » se targuait d’avoir fin d’année 2021 demandée un audit, semble-t-il, à l’Agence Nationale de la sécurité des systèmes d’information pour un coût de 50 000 €. « L’audit a démontré que la sécurité informatique n’était pas sans faille, mais que le niveau de protection de l’Indre-et-Loire était au-dessus de la moyenne des départements et a fait des préconisations d’amélioration qui ont commencé à être suivies. »

    Sur leur page Facebook, les services publics du département communiquaient sur l’attaque informatique dont ils venaient d’être la victime. L’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, nommée la « Sécurité Informatique » œuvrait sur place. (Crédits : Département de la Touraine/Facebook)

    Le communiqué indique avoir un audit au-dessus de la moyenne des départements. Le point important n’est pas la note obtenue, mais si le niveau de sécurité des systèmes d’information. Est-il de nature à retarder, voire décourager les opérateurs malveillants ? Si vous avez une note supérieure à la moyenne de la classe et que celle-ci est à 18/20, le niveau de sécurité et la culture informatique sont excellents. Dans l’hypothèse où la moyenne est à 4/20, être au-dessus c’est bien, mais quand vous obtenez, par exemple 8/20 ? « Le Département prendra toutes les mesures nécessaires afin de protéger les données personnelles placées sous sa responsabilité », ajustait l’entité.

    « Dans la mesure du possible, veuillez signaler en temps réel les anomalies ou les cas suspects en lien avec le Département », expliquait le département. Une adresse e-mail était créée à cet effet, sur la poste.fr. Quelques mois auparavant des dysfonctionnement apparaissaient sur les services de messageries de La Poste. (Crédits : capture d’écran/ViceSociety)

    La Nouvelle République du Centre-Ouest expliquait début août, selon les informations en leurs possessions que « si aucun vol de données n’a été détecté, la cyberattaque survenue dans de la nuit du 10 au 11 juillet 2022, a paralysé de nombreux services au conseil départemental d’Indre-et-Loire. » Or, ce jeudi 18 août à 3 h 19, des données du Conseil général d’Indre-et-Loire sont divulguées. Le ransomware Vice Society les diffuse sous la forme de cinq dossiers principaux. Intitulé General, Direction, DGAT Direction générale, DGAT Pole Coordination et Form. Puis une arborescence propre à chaque dossier. Ainsi des bulletins de paye, des inventaires de masque durant la période, des changes de courriels notamment sur la sécurité informatique et le télétravail sont exposés. Comme le sont les huit communes italiennes, avec plus de 2 TB d’informations jetées en pâture.