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  • Have i been pwned ? Fuites de données des plateformes Deezer et twitter, un combo gagnant

    Have i been pwned ? Fuites de données des plateformes Deezer et twitter, un combo gagnant

    Ah, les réseaux sociaux, les plateformes d’échanges, d’écoute de musique et les différentes applications que nous installons sur nos « smartphones », quel bonheur. Oui sauf que pour utiliser ces outils vous laissez de très nombreuses données consciemment, ou presque. Avez-vous pris le temps de lire les accès que vous autorisez en installant une application ? Un système d’exploitation ? Non, je suis d’accord c’est vraiment barbant de tout consulter, en plus c’est en petit caractère…

    Si vous n’avez jamais reçu de courriel de la part du site « Have i been Pwned » tant mieux. J’ai eu une indication de leur part dernièrement. Elle fait suite à la fuite d’informations de la plateforme française d’écoute de musique en streaming, Deezer. L’incident date de 2019, les données ainsi dérobées et mises en vente représentent 257 829 254 personnes, quasiment quatre fois la population française.

    capture d'écran d'un hacker vendant des informations volées
    Les données proviendraient de la France pour 46,2 millions d’utilisateurs, le Brésil (37,1), la Grande-Bretagne (15,3), l’Allemagne (14,1), le Mexique (11,1), la Colombie (9,0), la Turquie (6,9), les États-Unis (6,4), l’Italie (5,0) et le Guatemala (4,4). (Crédits : Restore-Privacy.com)

    Ainsi les informations exposées sont :

    • Les noms et prénoms
    • Les dates de naissance
    • Les adresses électroniques
    • Sexe
    • Données de localisation (ville et pays)
    • Date d’adhésion
    • ID de l’utilisateur
    Capture d'une alerte sur have i been pwned
    Ce qui est intéressant est de voir les différentes failles. Ainsi des données personnelles se retrouvent dans une fuite de 593 millions d’e-mails en 2016, en janvier 2019, elles font partie des 2,7 milliards avec 773 millions d’adresses courriel uniques, et en 2020 une exposition pour 70 millions d’individus. (Crédits : Haveibennpwned)

    200 millions d’adresses e-mails

    Un autre réseau, qui fait parler de lui depuis son rachat est twitter. Cette fois, une fuite, suite à un acte malveillant, de deux cents millions d’e-mails d’utilisateurs du réseau était publiée. Au commencement, l’exploit d’une vulnérabilité de l’API Twitter : elle permettait aux utilisateurs de saisir des courriels et des numéros de téléphone pour confirmer s’ils étaient associés à un identifiant Twitter. Par la suite, ils ont récupéré par une autre API les données publiques de Twitter relatives à l’identifiant. Ce qui a permis de créer des profils d’utilisateurs de Twitter. À quelles fins ? Usurper d’autre identité ? Propagande ? Phishing ? Ransomware ?

    Au final, en épurant, supprimant les espaces, combinant les fichiers, 209 595 668 enregistrements apparaissent. « L’analyse des dates des fichiers originaux et des dates de création des comptes suggère fortement que ces données ont été collectées entre début novembre 2021 et le 14 décembre 2021 », relate une personne après étude des sources.

    « Bien que Twitter ait corrigé cette faille en janvier 2022, plusieurs acteurs de la menace ont récemment commencé à divulguer gratuitement les ensembles de données collectées il y a plus d’un an », explique Lawrence Abrams pour BleepingComputer.

  • Ransomware : BlackCat devient créatif contre les entreprises qui ne payent pas la rançon exigée

    Ransomware : BlackCat devient créatif contre les entreprises qui ne payent pas la rançon exigée

    Le cybergang du ransomware BlackCat a trouvé un nouveau moyen de mettre la pression sur les victimes. Ils clonent le site WEB de sa victime pour faire fuiter les données. Une sorte de contrainte sur les victimes en mettant les différentes sociétés dans l’embarras. Comme préconisé, la victime a décidé de ne pas céder au règlement de la somme demandée. Cette démarche ajoute une menace encore au paysage déjà assombri. Une nouvelle extorsion contre la victime qui n’a pas satisfait aux exigences des acteurs de la menace.

    La tension risque de monter d’un cran sur la toile, si ce n’est déjà fait depuis bien longtemps. Le 26 décembre 2022 sur son site de fuite, le gang revendiquait la compromission d’une entreprise en services financiers. Les opérateurs ont donc imité le site victime pour en diffuser les données dérobées. Le total des données disponibles est de 3,5 GB.

    Les cybercriminels n’ont pas conservé les rubriques originales du site. Ils ont crée des rubriques pour organiser la divulgation des données. (Crédits : Bleepingcomputer)

    Alerte du FBI en avril 2022

    Un communiqué flash du 22 avril 2022 comptabilise entre le mois de mars et le 22 avril 2022 que le ransomware aurait réalisé des exploits aux nombres supérieurs de 60. Les indications donnent à penser au FBI que BlackCat serait lié au groupe DarkSide, auteur de la cyberattaque sur Colonial pipeline en 2021. En décembre 2022, la société colombienne d’énergie EPM (Empresas Públicas de Medellín) était victime d’une attaque par ransomware BlackCat, qui a perturbé les activités de la société et mis hors service ses services en ligne.

  • L’année 1923 débutait sur les chapeaux de roue

    L’année 1923 débutait sur les chapeaux de roue

    Alors que tous se remémorent l’année écoulée en se jurant que la nouvelle débutée ce matin ne pourra être pire que la précédente. Rappelez-vous qu’ « Hier est derrière, demain est mystère, et aujourd’hui est un cadeau, c’est pour cela qu’on l’appelle le présent », expliquait le sage Maître Oogway dans Kung-Fu Panda. C’est une référence qui chante aux oreilles des enfants que tout adulte est encore au fond de lui. Un premier janvier 1923 sous les feux des projecteurs.

    Les faits-divers sont généralement nombreux en cette date, mais en cette nouvelle année, les auteurs se donnaient beaucoup de mal pour exister. Ainsi un cambriolage à Marseille, dans la rue la plus commerçante, un sujet britannique, capitaine de surcroît doublé d’un véritable escroc, et le conseiller municipal qui se servait directement dans la caisse, ont entamé l’année 1923, il y a un siècle.

    Le cambriolage de la bijouterie Bel

    La bijouterie Bel située au coin des rues de la Cannebière et Saint-Ferréol à Marseille victime d’un cambriolage. L’affaire se déroulait en plein jour, aux alentours d’une heure et demie de l’après-midi. Menacé par un malfaiteur le fils Bel ne répondait pas au cri « Haut les mains ! ». Si bien qu’un coup de revolver partait sans atteindre le fils. La riposte ne se faisait pas attendre.

    Les colliers attirent tous les regards sur celles et ceux qui les portent, ceux qui les vendent et ceux qui les convoitent. (Crédits : Rick/Pixabay)

    L’émoi produit profitait au complice du malfaiteur qui s’emparait de deux colliers d’une valeur de 100 000 francs chacun. Les deux complices disparaissaient au volant d’une automobile.

    Capitaine anglais doublé d’un escroc

    Le parquet de Marseille était à la recherche d’Arthur Grove âgé de 34 ans. La raison était multiple, comme le nombre de plaintes de déposé à son encontre. Des poursuites pour vols perpétrés dans plusieurs hôtels phocéens et de la Côte d’Azur ont conduit à son arrestation place de la liberté à Toulon. Les forces de l’ordre l’interpellaient tandis qu’il était accompagné d’une élégante femme.

    L’usurpation d’identité aux deux sens du terme est souvent l’apanage de grandes personnes ou de légendes. (Crédits : Jo Wiggijo/Pixabay)

    Cueilli à la descente d’un taxi-auto, l’homme avait 6 francs dans ses poches. Des papiers permettaient d’établir que l’ancien officier s’était rendu coupable de faits graves qui avaient conduit son renvoi à la vie civile. Avant son transfert à Marseille, il a été écroué à Toulon.

    Un conseiller municipal volait la caisse d’épargne

    C’est à la suite d’une enquête approfondie et menée par le parquet de Strasbourg que l’ancien conseiller était appréhendé. Le mandat d’amener avait été édité à l’encontre de M. Albert Cienmann, puis l’homme fut écroué. Il avait la gestion de la Caisse d’épargne pour la commune de Reichstett au nord de Strasbourg. Ayant procuration il retirait des sommes rondelettes qu’il employait à des fins personnelles.

    Les vols et extorsions ont changé de processus en un siècle. Le papier monnaie ne se trouve guère que dans les DAB. (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)

    L’édile, M. Michel Bilger s’aperçut de la disparition de fonds. Il alerta la sous-préfecture qui chargea le parquet de l’enquête. L’homme avait dérobé 180 000 francs.

  • Une fin d’année 1922 qui finit en jus de boudin

    Une fin d’année 1922 qui finit en jus de boudin

    Imaginez-vous à quelques heures du réveillon, ce 31 décembre 1922 entouré de votre conjoint et de vos enfants, au chaud dans votre domicile. À l’heure où chaque convive s’offre anémones en coquillages, parfums suaves aux noms étranges, bibelots, mouchoirs et étrennes, d’autres subissaient un bien triste sort. Les expulsions des locataires comme la trêve des confiseurs permettent de laisser un temps certain, des personnes dans un domicile, avant de se retrouver à la rue. Un accident de la vie peut toucher toute personne à chaque instant de la vie.

    Le journal La Lanterne révélait l’impensable. Dans une ville de Seine-Inférieure, aujourd’hui Seine-Maritime, une famille était expulsée de son logement, le 31 décembre 1922. Ainsi pendant que la tempête faisait rage, six personnes, le père, la mère et quatre enfants dont trois en bas âge se retrouvait à la rue. Cette famille d’ouvriers voyait son modeste mobilier jeté sans précaution sur le trottoir de la chaussée, exposé à la pluie. Le motif de l’intervention d’un commissaire de justice et du garde champêtre ? « Le propriétaire tenait à loger ses cochons », explique le journaliste.

    Double scandale

    Mis de côté l’inhumanité du geste, au sortir de la Première Guerre mondiale, le père de famille y avait été mobilisé durant 54 mois. La reconnaissance de la Nation ne passait que par l’émotion de la préfecture, après bien sûr leur expulsion.

    Cochon nageant dans l'océan indien, une mouette sur le dos
    Désormais la loi protège les locataires d’une expulsion entre le 1er novembre et le 31 mars, notamment pour loyers impayés. Mais pas pour tous : les squatteurs, le conjoint violent dont l’expulsion du domicile familial a été ordonnée dans le cadre d’une ordonnance de protection… (Crédits : Lisa Larsen/Pixabay)

    De l’autre, les mêmes autorités émues devaient avoir des sources bien renseignées. En effet le 30 décembre 1922, le Sénat adoptait un texte en faveur des locataires. « […] lorsque le prix annuel du loyer en cours ne dépasse pas 1 000 francs, ou le juge des référés lorsque le prix ne dépasse pas 8 000 francs peut ordonner qu’il sera sursis, sous la forme d’un délai de grâce, à l’expulsion des locataires » (Loi du 31 mars 1922).

    En France il existe un service dédié « SOS loyers impayés » et son téléphone 0 805 160 075. Il est un service d’accompagnement, de conseils et de prévention en cas de risques d’expulsions liées aux situations d’impayés de loyers. L’aide est autant pour le propriétaire que le locataire.

  • La société italienne Advanced Systems attaquée par le cybergang Phobos

    La société italienne Advanced Systems attaquée par le cybergang Phobos

    Le 27 décembre 2022, la société italienne Advanced Systems subissait une attaque par ransomware du cybergang Phobos. Peu de temps avant, c’est la commune de Sarno, au sud-est de Naples qui était touché par une cyberattaque. Red Hot Cyber rapporte la similitude entre les modes de fonctionnement. Le ransomware Phobos fait son apparition en 2018 et menace les serveurs des entreprises. Il use des protocoles de bureau à distance mal configurés. Il tient son nom du dieu grec de la peur, sa structure est comparable à Crysis et Dharma.

    La commune de Sarno est victime d’une attaque de dernière génération relate la compagnie Advanced Systems spa, qui gère le système informatique du Palazzo di Città. L’affection de certains serveurs de l’entreprise est avérée, indique la société dans son communiqué. L’incident signalé aux forces de l’ordre, les procédures requises par le protocole de sécurité interne ont été engagés. « Une task force d’experts a été constituée, qui, avec l’aide de l’entreprise Swascan srl de Tinetxta spa, leader du marché des services GDPR, analyse l’incident, vérifie les serveurs et prépare les actions nécessaires pour rétablir la fonctionnalité normale des applications fournies. »

    Explication du phishing

    Le 29 décembre 2022, la société Advanced Systems avait remis en fonctionnement les services concernés. Cependant certaines opérations se déroulent encore. Si le confinement des systèmes infectés est réalisé, l’identification est en cours. C’est le cas pour l’analyse des journaux « d’après les premiers éléments, il n’y a aucune preuve d’exfiltration. »

    Le ransomware Phobos

    Les cybermalfaiteurs se servent de deux vecteurs d’attaques. Le premier à travers les campagnes de phishing, les personnes usant de ces lignes de codes volent des informations sur les comptes et les mots de passe, ou incite la cible à ouvrir une pièce jointe malveillante. Mais également en obtenant un accès direct à l’aide du protocole de bureau à distance (RDP). Le port spécifique visé par le ransomware est le port 3389, relate Avast. Des botnets scannent les systèmes qui ont gardé ce port ouvert. Ensuite, l’occasion est donnée aux cybercriminels de deviner les identifiants de connexion en utilisant un moyen comme l’attaque par force brute. La suite est documentée de nombreuses fois par les entreprises, hôpitaux, universités, en France, aux États-Unis … partout sur terre.

  • Adecco voit rouge avec la fuite de données

    Adecco voit rouge avec la fuite de données

    Intérimaire ou ancien intérimaire chez Adecco, tous impactés. La fuite concerne toutes les personnes qui ont été inscrites un jour auprès du géant franco-suisse du travail temporaire. Le groupe explique avoir été victime d’une tentative d’extraction de données. L’alerte concerne l’ensemble des salariés et anciens employés du groupe, ainsi que des intérimaires pour des données personnelles présentes dans un des systèmes d’information qui ont été « potentiellement divulguées ».

    Les données potentiellement exposées sont les prénoms, noms, adresses emails et numéros de sécurité sociale. « Nous le regrettons profondément et vous présentons toutes nos excuses pour les difficultés que cela pourrait occasionner », communiquait le groupe via un courriel que tout un chacun a reçu. Ce qui représente 9 000 collaborateurs, et pas moins de 100 000 à 150 000 intérimaires par semaine.

    En novembre, le groupe Adecco avait réagi à la suite de témoignages sur les réseaux sociaux. Le sujet des prélèvements frauduleux d’une somme de 49, 85 euros par la société Solfex France SASU qui ne lui appartient pas. « Nous avons immédiatement diligenté une enquête interne, car la protection des données personnelles de l’ensemble de nos salariés est une priorité. […] Aucun lien n’a été établi entre ces prélèvements frauduleux effectués par une société tierce et les missions de nos intérimaires. Nous poursuivons l’enquête interne et collaborerons avec les autorités compétentes. »

    Les recommendations d’usage sont :

    • D’être vigilants lorsque vous recevez des mails ou des SMS mentionnant votre numéro de sécurité sociale afin d’éviter toute tentative de phishing.
    • D’être attentif de manière générale à la réception de courriels provenant d’adresses inconnues, car ils peuvent contenir des liens malveillants.

    En cas de demande ou pour toutes démarches une ligne téléphonique gratuite est dédiée, 09 70 26 59 91 relate la direction du groupe.

  • Pédophilie : le silence est toujours de mise au sein du diocèse ibérique

    Pédophilie : le silence est toujours de mise au sein du diocèse ibérique

    Lundi 26 décembre 2022, le journal El Pais jette l’opprobre sur l’Église catholique espagnole. Il y a déjà quatre ans, le quotidien avait lancé une enquête sur la pédérastie au sein de la curie. Elle a eu un an depuis le premier rapport d’El Pais en décembre 2021 pour s’attaquer à sa première grande enquête sur la pédérastie en Espagne, avec 251 cas non publiés. Ce chiffre a doublé pour atteindre 500 sur le dossier remis en juin de cette année, et un troisième, présenté ce mois-ci… au total, plus de 1 000 pages.

    « L’Église a ouvert une grande enquête, sans précédent en Espagne, sur 251 membres du clergé et quelques laïcs d’institutions religieuses accusés d’agressions sexuelles sur mineurs, sur lesquelles El Pais a enquêté ces trois dernières années », a écrit le journal espagnol. Les accusations et témoignages portent sur des faits survenus sur plus de 60 années, entre 1943 et 2018.

    Le rapport détaillait une liste de 251 personnes accusées d’acte de pédophilie. Il avait été remis au pape François le 2 décembre 2021. Le quotidien reproche à l’Église catholique espagnole de ne pas « révéler ce qu’elle sait » (Crédits : El Pais).

    Face à un clergé dans le déni le plus total, le gouvernement de Pedro Sanchez annonçait dimanche 6 février 2022 qu’il confiait au Défenseur des droits la charge de briser des décennies de tabou. Ángel Gabilondo devra « contribuer à la détermination des faits et des responsabilités, à l’indemnisation des victimes et à la planification de politiques publiques visant à prévenir le fléau des abus sexuels sur les enfants et les adolescents », expliquait le Premier ministre.

    Il y a des gens qui travaillent activement pour que ça n’avance pas

    Ángel Gabilondo-El País

    Face aux critiques, la Conférence épiscopale espagnole avait annoncé en février 2022 le lancement d’un audit externe confié à un cabinet d’avocats pour recueillir les témoignages de victimes présumées. C’est ainsi que les projecteurs se braquaient sur le scandale de la pédophilie au sein de l’Église d’Espagne.

    La France dont le rapport Sauvé, rendu public le 5 octobre 2021, était applaudi à l’époque par la presse ibérique, a été un élément déclencheur pour l’Espagne. La conférence épiscopale espagnole a depuis crée un site pour la protection des enfants. (Crédits : DR)

    Selon les journalistes Julio Núñez et Íñigo Domínguez, l’Église espagnole a toujours été « à la traîne » vis-à-vis de ces scandales. Ainsi, El País avait ouvert une base de données en 2018 qui dénombre, à la date du 26 décembre 2022, 906 cas d’abus sexuels et 1 713 victimes au sein des institutions religieuses catholiques espagnoles.

  • Le ransomware LockBit 3.0 revendique cinq attaques sur des sites néo-zélandais, donc Mercury IT

    Le ransomware LockBit 3.0 revendique cinq attaques sur des sites néo-zélandais, donc Mercury IT

    Le célèbre gang et plus prolifique ransomware ne cesse d’attaquer des entreprises. Cette fois c’est en Nouvelle-Zélande que cela se passe. Le fournisseur de services Mercury IT semble être la pièce principale. Mercury IT fournit une large gamme de services informatiques à des clients dans toute la Nouvelle-Zélande. Celui qui prodigue des services pour de nombreuses sociétés semble être la porte d’entrée aux autres publications sur le dark Web, avec plus de 500 TB de données selon LockBit.

    Dans les cibles du cybergang des dommages collatéraux ou non, seule l’enquête le dira. Quoi qu’il en soit l’assureur santé Accuro, le cabinet d’architectes Catalyst Group, le programme de mentorat d’entreprise Business Central et l’entreprise de revêtements de sol commerciaux Polyflor. L’ensemble des données sont en vente à des prix divers et variés, de 99 000 et 999 000 dollars.

    Copie d'écran du décompte pour la divulgation des données du groupe Mercury It
    LockBit 3.0 a révélé dernièrement les données de la mairie de Brunoy, de l’office d’équipement hydraulique de Corse et de Thales. (Crédits : copie d’écran/LockBit)

    Mercury IT avait pris connaissance de l’attaque le 30 novembre. « Nous avons appris que nous étions victimes d’un cyberincident après qu’un acteur malveillant et non autorisé ait eu accès à notre environnement de serveur, a déclaré Corry Tierny, directeur informatique de l’entreprise. Notre réponse pour comprendre comment cela s’est produit, et traiter les impacts est à un stade précoce |…] »

    L’impact pourrait être conséquent. « Nous encourageons tous les clients de Mercury IT qui ont été touchés par cet incident et qui n’ont pas encore été en contact avec nous à contacter le Bureau du Commissaire à la protection de la vie privée », explique le commissaire à la protection de la vie privée.

    Mercury IT a fait appel à une assistance externe après avoir signalé l’incident à la National Cyber Security Center (NCSC), la police néo-zélandaise, le CERT NZ et le commissaire à la protection de la vie privée. Ce dernier « prévoit d’ouvrir une enquête de conformité sur cet incident afin de pouvoir utiliser pleinement ses pouvoirs de collecte d’informations », a-t-il ajouté. Mercury IT a d’ailleurs travaillé avec le ministère néo-zélandais de la Justice et la société de soins de santé Te Whatu Ora, et aurait perdu 14 500 dossiers de coroners et 4 000 rapports d’autopsie.

  • La Colombie à nouveau frappée par une cyberattaque qui cible l’EPM avec une rançon de 5 millions de dollars

    La Colombie à nouveau frappée par une cyberattaque qui cible l’EPM avec une rançon de 5 millions de dollars

    Un cataclysme frappe la Colombie, après EPS Sanitas, et Omegapro, c’est le bâtiment dit « intelligent » de l’Empresas Públicas de Medellín (EPM) qui est victime d’un ransomware. L’édifice a été vidé de ses occupants le 12 décembre 2022 au soir. Ils sont dans l’obligation de travailler depuis leurs domiciles. Une attaque cybernétique aurait pris toutes les informations des ordinateurs de l’EPM à Medellín. Un ransomware est à la base de l’infection, les cybercriminels exigent une rançon de 5 millions de dollars pour libérer les données.

    Dans une brève communication, les autorités reconnaissaient qu’ils avaient eu un « incident de cybersécurité », arguant cette raison pour le renvoi des employés chez eux. Ils assuraient que la situation n’avait « aucune incidence sur la fourniture adéquate des services publics d’énergie, eau et gaz ». En août de cette année, le bureau du procureur de Francisco Barbisa avait été victime d’un acte similaire. Son bureau enquêtait sur de la corruption, des homicides et des abus sexuels. L’estimation des fichiers volés avoisinait les 5 To. Le cabinet a déclaré que cette fois le butin vol serait triple, soit 15 To.

    EPM a indiqué que le paiement de ses obligations serait retardé en raison de la cyberattaque. L’Alliance Separa, composée de 15 organisations de ramasseurs de déchets, a demandé de trouver une solution aux frais de collecte impayés de décembre, seule source de revenus pour certains Colombiens. (Crédits : DR)

    Fabio Assolini, le directeur de l’équipe de recherche et d’analyse de Kaspersky pour l’Amérique latine, a révélé qu’au cours des dix premiers mois de l’année plus de 65 000 attaques ont été enregistrées en Colombie.

    Mauvaises nouvelles en cascade

    La date du paiement de la redevance du ramassage des ordures reste inconnue. Elle représente le seul revenu de nombreuses organisations de ramasseurs de déchets. Le versement des frais pour le mois de décembre, les primes aux employés concernés et du salaire pour la deuxième quinzaine ne sont pas réglés. La conséquence est directe, il y a un appauvrissement d’une classe de la population colombienne déjà fragilisée.

    Malgré les problèmes qui perdurent depuis plus d’une semaine, l’entreprise a permis le recouvrement de l’énergie prépayée à travers les banques ou l’application Nequi Colombia, afin de réduire les problèmes d’accès aux services publics. Un compteur pour l’énergie prépayé d’EPM en Colombie ci-dessus. (Crédits DR)

    « Pour l’eau prépayée dans le canal des points directs Gana et PTR, ainsi que plus de 30 réservoirs d’eau potable pour les quartiers de la ville. Et l’énergie prépayée dans nos bureaux dans les canaux directs de Gana et à travers PSE des banques », a déclaré Claudia Gómez Maya, responsable de l’unité des offres aux ménages.

  • Amérique du Sud : crise politique majeure au Pérou

    Amérique du Sud : crise politique majeure au Pérou

    Pedro Castillo, l’ancien président du Pérou est destitué pour incapacité morale par le parlement et arrêté par l’armée. Il est mis en détention provisoire pour 18 mois jusqu’à son procès de juin 2024 afin d’être inculpé de rébellion. Celui qui a été président du 28 juillet 2021 au 7 décembre 2022 était confronté à l’hostilité des élites économiques, du parlement et de la presse, avant son geste de désespoir. L’armée l’a arrêté en « flagrant délit » tandis qu’il tentait de rejoindre l’ambassade du Mexique pour y demander l’asile.

    À ce jour, le 19 décembre 2022 les autorités dénombrent de nouveaux défunts. Le Bureau du défenseur du peuple (Ombudsman) a signalé 25 morts lors d’affrontements à Apurímac, Arequipa, La Libertad, Junín et Ayacucho entre des civils et des membres de la Police nationale et des Forces armées. Les mobilisations, les fermetures de routes et les piquets de grève se poursuivent dans différentes régions en raison de la grève nationale. À tel point qu’il faut se munir d’un laissez-passer délivré par le gouvernement pour aller travailler.

    Selon le dernier rapport du 18 décembre 2022, six personnes seraient mortes dans des accidents de la route, suite au blocage effectué un peu partout dans le pays. Pour face à cette situation, l’exécutif péruvien a déclaré l’état d’urgence dans tout le pays et a instauré un couvre-feu dans huit départements (15 provinces). (Crédits : gov.pe)

    Le parquet a réclamé le maintien en détention jusqu’en juin 2024, (date présumée de son procès) en invoquant un risque de fuite, ce que dément l’avocat du prévenu. La justice péruvienne a rappelé que l’ancien président avait tenté de se réfugier à l’ambassade du Mexique après sa destitution. Poursuivi pour « rébellion » et « conspiration », l’ex-président encourt dix ans de prison maximum.

    Le juge suprême d’instruction préparatoire Juan Carlos Checkley Soria a ordonné 18 mois de détention provisoire à l’encontre de l’ex-président Pedro Castillo, mis en examen pour le délit présumé de rébellion et de conspiration sous forme d’abus d’autorité et contre la tranquillité publique au détriment de l’État. (Crédits : DR)

    Une chute après 18 mois de présidence

    En moins d’un an et demi, Pedro Castillo a nommé cinq gouvernements, avec des dizaines de démissions et de licenciements. La rupture avec celui qui l’avait porté au poste de président, Vladimir Cerrón, a accéléré sa chute. La corruption qui semble être dans les us et coutumes du pays andin ajoute de l’huile au feu déjà ardent. Comme l’explique El País, tous les anciens présidents en vie depuis 1990 n’y échappent pas. « Ils font l’objet d’une enquête pour corruption, sont en prison, en procès, en résidence surveillée ou en cours d’extradition. Alan García, s’est ôté la vie en 2019 avant son arrestation dans l’affaire Odebrecht. »

    “El Juzgado de Investigación Preparatoria de la Corte Suprema de Justicia resuelve declarar fundado en parte el requerimiento de prisión preventiva formulado por la Segunda Fiscalía Suprema Transitoria Especializada en Delitos Cometidos por Funcionarios Públicos contra el imputado José Pedro Castillo Terrones en su condición de presidente de la República como presunto coautor de los poderes del Estado y el orden constitucional en modalidad rebelión (…) y conspiración”, leyó el magistrado .

    Nouvelle présidence et début d’émeute

    Dina Boluarte a prêté serment en tant que cheffe d’État mercredi 7 décembre 2022 après la vacance forcée de Pedro Castillo. Elle est sans étiquette suite à son éviction du parti « Péru Libre » par le même Vladimir Cerrón qui avait aidé l’ex-président. La nouvelle dirigeante du pays a déclaré que son administration s’attaquerait à la corruption « dans toutes ses dimensions ». La lutte contre la corruption est une promesse politique que les Péruviens entendent depuis plus de 30 ans.

    Le Comité national de coordination des droits de l’homme (CNDDHH) a exigé que l’exécutif et le Congrès de la République trouvent une solution urgente à la crise et mettent fin à la militarisation et à la violence contre les manifestants. L’Amérique du Sud semble être en bouillonnement. (Crédits : La República/YouTube)

    Si la volonté de combattre la corruption, elle doit être encore en vigueur par déduction. Ainsi « nous avons enregistré jusqu’à présent 89 personnes blessées, 147 personnes détenues arbitrairement et illégalement par du personnel qui n’a pas été correctement identifié », relate l’avocate Me Jennie Dador. Le peuple réclame des élections anticipées, le Parlement s’est prononcé vendredi 16 décembre 2022 contre l’avancement des élections générales de 2026 à 2023. Elle a exclu de démissionner de la présidence de la République dans le contexte de la crise politique que traverse le pays : « Ma démission donnera raison aux violents » conclut-elle.