Étiquette : France

  • La société pharmaceutique Audifarma victime d’une cyberattaque sert 12 millions de colombiens en médicaments

    La société pharmaceutique Audifarma victime d’une cyberattaque sert 12 millions de colombiens en médicaments

    La Colombie subit des attaques cybernétiques d’ampleur depuis le milieu du mois de novembre dernier. Omegapro déclarait avoir été la cible d’une cyberattaque le 17 novembre 2022, Sanitas en a également fait l’expérience le 28 novembre 2022. Puis l’Empresas Públicas de Medellín (EPM) suivait le 12 décembre, et Afinia a signalé un incident cybernétique le 16 du même mois. L’entreprise pharmaceutique Audifarma a annoncé avoir subi une cyberattaque le 22 janvier 2023.

    Audifarma a communiqué, dimanche 22 janvier, avoir été la cible d’une cyberattaque visant son infrastructure. La conséquence est immédiate. Pour éviter la propagation supplémentaire, les serveurs physiques et virtuels sont temporairement désactivés pour protéger les informations et les utilisateurs de l’organisation. « Nous informons que, pour ce qui est de la livraison des médicaments, le service continuera d’être assuré normalement et à ses heures habituelles dans tout le pays », a promis la société. L’équipe de communication a notifié qu’il est indispensable d’avoir la prescription médicale et la carte d’identité pour la délivrance des traitements médicamenteux.

    L’entreprise pharmaceutique Audifarma sert plus de 12 millions de patients et utilisateurs des différents EPS dans la délivrance de médicaments.

    « Nous informons le grand public que le dimanche 22 janvier 2023, nous avons fait l’objet d’une attaque informatique externe sur notre infrastructure technologique. Dès que nous l’avons identifié, nous avons activé nos protocoles de sécurité informatique mis en place pour ce type de cas, et avons procédé à la désactivation des serveurs physiques et virtuels afin de protéger les informations de notre organisation et celles de nos utilisateurs », a déclaré Giovanny Mesa, directeur général d’Audifarma.

    En conséquence, ses serveurs physiques et virtuels ont dû être temporairement désactivés pour préserver les données et l’ensemble des personnels.

    De même, le site web et l’application mobile sont temporairement désactivés en tant que rendez-vous virtuels, demande et programmation de médicaments à domicile. Aucun groupe n’a encore revendiqué la paternité de la cyberattaque.

  • La prison de Draguignan victime d’un code malveillant qui a provoqué des dysfonctionnements électriques graves

    La prison de Draguignan victime d’un code malveillant qui a provoqué des dysfonctionnements électriques graves

    Dans la série Mr Robot, le génie en informatique réussit à ouvrir les portes d’une prison. De la fiction à la réalité, bien peu de choses séparent les deux entités. Par des procédés habiles, les portes de la prison dans la série s’étaient ouvertes. Par une clé USB, la maison d’arrêt de Draguignan situé dans le Var, subissait depuis le mercredi 11 janvier 2023 des dysfonctionnements électriques importants. Conséquences directes des difficultés informatiques rencontrées, qui furent tout aussi importante.

    Selon Var-Matin, un « virus informatique » aurait provoqué une panne électrique. Si bien que pour surveiller les détenus, la direction a fait appel à des équipes d’interventions en attendant la remise en fonction des caméras. « La direction nous a informés qu’un virus se serait installé dans le système via une clef USB utilisée par un professeur qui donnait un cours à des détenus ce jour-là, confirme Julien André, représentant du personnel CGT au sein de l’établissement pénitentiaire. Rapidement, le système informatique a été coupé pour que le problème ne se propage pas au reste du réseau. Il y avait également des craintes pour l’intégrité du réseau de l’hôpital, puisqu’ils ont des serveurs installés à l’infirmerie. »

    Les surveillants ont multiplié les rondes autour de la prison de Draguignan, tandis que la police nationale patrouillait dans le secteur. Des craintes pour l’intégrité du réseau de l’hôpital ont eu lieu, car des serveurs de l’établissement se trouvait installés dans infirmerie. (Crédits : F.Mallory/France 3 Côte d’Azur)

    Des renforts venus de la cité phocéenne sont arrivés, avant de repartir le 23 janvier 2023. De son côté, la direction du Centre hospitalier de la Dracénie rapportait, mercredi 18 janvier « que le système informatique de l’hôpital est intact ». Une information confirmée par d’autres agents de la prison. « Oui, il y a eu ce souci, mais, depuis, tout est rentré dans l’ordre », soulignait Didier Di Giovanni, représentant CFDT à la maison d’arrêt. Les équipes régionales d’intervention et de sécurité ont quitté le pays varois. « Lundi, c’est revenu à la normale », affirmait Julien André délégué CGT. Une enquête serait en cours. Le parquet de Draguignan n’a fait aucune confirmation ni infirmation « pas de communication pour le moment ».

  • J’ai donné le change

    J’ai donné le change

    Dans les expressions françaises, certaines semblent faciles à comprendre, d’autres donnent le change. « Donner le change » : qu’elle est cette expression qui a l’air modifier quelque chose ? Une expression de banquier, d’usurier, de faux monnayeur ? Non, elle s’utilise lorsqu’un individu veut lancer une autre personne sur de fausses pistes. Alors que nous sommes à trois semaines de la fameuse Saint-Valentin, journée dite des amoureux, toutes et tous vous disent « Pas la peine de faire quelque chose, c’est commercial ».

    Les années filent et défilent, de la même manière que le pissenlit distille ses graines au gré du vent. Mme Kharéson et M Phot, sont restés de grands amoureux de la vie. Comme chaque année, l’attention procurée vaut plus que le cadeau lui-même, quoi que…

    « C’est bientôt la Saint-Valentin », chantonne M Sépa Phot.

    « Oui, dans trois semaines environ, et », réplique Mme Kharéson

    « Je disais ça comme ça », sourit-il espièglement

    « Mais bien sûr ! »

    Les fleuristes sont à pied d’œuvre lors de ce 14 février, comme la fête des Mères. Fête commerciale du même genre que la fête des grand-mères, grands-pères… mais garde à celui ou celle qui oublie l’attention de ce moment particulier. Même si la personne ne veut rien, elle donne peut-être le change. (Crédits : Alexa/Pixabay)

    Chaque année, pour les anniversaires, le jour de Noël en France, l’épiphanie en Espagne, nous recevons des cadeaux. Mais qu’il est difficile de choisir un présent qui ravira la personne. C’est pour ça qu’à chaque occasion, M Phot donne le change pour viser juste.

    Donner le change

    Il faut remonter au XVIIe siècle pour en trouver l’origine, dans son sens figuré actuel. « Donner le change à quelqu’un, le tromper en lui faisant adroitement prendre une chose pour une autre », explique Le Larousse. Cette expression est issue du monde de la Vénerie, ou chasse à courre. Lorsque la « chasse » est lancée, la meute des chasseurs et chiens ne poursuit qu’un seul animal.

    Les meutes sont bruyantes, et dressées. Elles commencent souvent avec la chasse au lièvre pour les habituer. (Crédits : jacqueline macou/Pixabay)

    Il arrive qu’un autre animal, apeuré par le bruit et la meute canine, coupe la route de l’animal ainsi traqué. Ce dernier s’appelle le change. Le chien qui prend le change donner par l’animal poursuivi, suit la trace d’un autre. Il s’agit d’une ruse que les cerfs et chevreuils usent régulièrement. Passer devant un congénère pour que celui-ci soit pris en chasse et lui sauf.

  • Le Royal Mail interrompt momentanément ses expéditions  internationales suite à un cyberincident

    Le Royal Mail interrompt momentanément ses expéditions internationales suite à un cyberincident

    La société britannique n’a pas perdu de son flegme, mais le désagrément est pourtant réel. Les expéditions vers l’international sont plus que fortement perturbées. Alors que le quotidien The Guardian confirmait l’attaque cybernétique du 20 décembre 2022, c’est au tour de l’une des plus grandes entreprises de services postaux et de colis au monde, de l’affirmer. Il y quelques mois un important fournisseur informatique du National Health Service (NHS) britannique était victime d’une attaque par ransomware.

    « Nous sommes temporairement dans l’incapacité d’expédier des articles vers des destinations à l’étranger », a déclaré Royal Mail. Elle conseille à ses clients de conserver temporairement les envois destinés à l’international. Le temps nécessaire pendant qu’elle s’efforce de résoudre le problème. Ce qui complique les choses est que selon la société britannique, des milliers d’entreprises l’utilisent pour exporter dans le monde entier.

    Les comptes Twitter d’au moins deux ministres importants du gouvernement semblent avoir été piratés ces dernières semaines, tandis que le journal Guardian a déclaré le mois dernier qu’il avait été touché par un « incident informatique grave » qui pourrait être une attaque par ransomware. (Crédits : Thomson/Reuters)

    Royal Mail est une entité qui existe depuis 507 ans. Elle a été privatisée en 2013. En 2021, l’année fut difficile, avec la perte de millions de livres sterling en raison de la baisse des volumes de courrier, mais pas que. Une série de grèves du personnel dans le cadre d’une querelle sur les salaires et les conditions de travail a impacté la vieille dame.

    Ce « cyberincident » est le dernier en date d’une liste d’événements liés à la cybersécurité en Grande-Bretagne. Les comptes Twitter d’au moins deux ministres importants du gouvernement semblent avoir été piratés ces dernières semaines. (Crédits : Christian Neßlinger/Pixabay)

    Selon la recherche de JUMPSEC, le Royaume-Uni représente 314 cas sur un total mondial de 5 869 cas de ransomware. Le groupe de ransomware le plus répandu au Royaume-Uni depuis le début de la vague actuelle de ransomware en 2020 a été Conti, suivi de près par LockBit, ajoute JUMPSEC.

  • The Guardian confirme avoir été la victime d’une cyberattaque par ransomware

    The Guardian confirme avoir été la victime d’une cyberattaque par ransomware

    La date du 20 décembre 2022 a été confirmée par le géant britannique des médias. Selon l’organisation, une attaque « hautement sophistiquée ». La directrice générale de The Guardian Media Group, Anna Bateson, et sa rédactrice en chef, Katharine Viner ont corroboré la nouvelle dans une mise à jour envoyée par courriel à l’ensemble du personnel mercredi 11 janvier 2023 dans l’après-midi. Les données personnelles des employés ont été exposées. Le bureau de Londres est fermé par contrainte jusqu’au début février.

    Le 21 décembre 2022, Anna Bateson, et Katharine Viner déclaraient aux effectifs : « Comme chacun le sait, un incident grave a affecté notre réseau et nos systèmes informatiques au cours des dernières 24 heures. Nous pensons qu’il s’agit d’une attaque par ransomware, mais nous continuons à envisager toutes les possibilités. » Hier mercredi, quelques lignes « Guardian confirms it was hit by ransomware attack » attestent le rapport du gouvernement britannique de l’année passée. Il indique que 40 % des entreprises britanniques ont signalé des violations ou des attaques de cybersécurité au cours des 12 mois précédents. Selon les deux dirigeantes, une cyberattaque aurait été très probablement déclenchée par une tentative de « phishing ».

    Le retour au travail dans les locaux a été reporté à minima au début du mois de février.
    Dans l’attente où le personnel habilité restaure l’ensemble du réseau et des systèmes d’information. (Crédits : DR)

    L’Information Commissioner’s Office (équivalent de la CNIL), l’organisme britannique de surveillance des données, a été informé de l’attaque, de même que la police britannique. Le Guardian déclare qu’à cet instant de l’enquête, rien n’indique que les données personnelles des lecteurs et celles des abonnés ont été consultées. Il ne pense pas non plus que les données personnelles du personnel du Guardian US et du Guardian Australia aient été consultées.

  • Prendre des mesures draconiennes

    Prendre des mesures draconiennes

    En ce début d’année, vous avez pris des mesures draconiennes. Cette expression française est issue d’un autre temps. Le régime islamique de la République d’Iran adopte des mesures draconiennes, provocant la mort de Masha Amini, puis celles de nombreux manifestants. Souvent lorsque la peur domine le dirigeant, il se protège en incitant la peur parmi ses administrés. La formule pourrait laisser croire que ces mesures sont faites pour instaurer un sentiment de frayeur.

    L’image qu’elle redonne en zoologie, est « qui ressemble à un dragon ». Ce mot de langage est à l’origine, d’un temps bien lointain. Remontons au… VIIe siècle avant notre ère. En ce temps, vers -621 av. J.-C., un législateur athénien voulait mettre un terme à la crise suite au coup d’État de Cylon.

    Cylon, ancien champion d’Olympie réussi grâce à des soutiens à s’emparer de l’Acropole. Assiégés et affamés, de nombreux partisans sont tués. Cylon et son frère se placent sous la protection d’Athéna, au pied de son autel. Les sources diffèrent selon Hérodote, Thucydide, Aristote, Héraclique de Pont ou encore Plutarque. Les prytanes des naucrares, qui gouvernent à Athènes « font lever ces hommes en stipulant qu’ils pourront subir toutes les peines, sauf la mort. » (La nature et la date du crime des Alcménoides/Louis Molinier)

    Dracon est un législateur athénien du moment, appartenant à la classe des Eupatrides. Le corpus de lois se distinguait par sa sévérité et sa droiture : le moindre vol était puni de mort, seuls quelques crimes n’étaient pas passibles de la peine capitale. Si bien, que l’on promet aux conjurés la vie sauve, mais ceux-ci sont mis à mort.

    Attention à ne pas confondre mesure rigoureuse, radicale, inflexible comme le fut Magaret Thatcher, surnommée la dame de fer, et être déterminée, volontaire, inébranlable, ferme. Vous avez toutes et tous des buts à atteindre, ne prenez pas des mesures draconiennes. (Crédits : Skorchanov/Pixabay)

    Dracon pour limiter les représailles et les vengeances privées fit connaître des lois réunies dans le code du même nom. Les simples voleurs comme les fauteurs de trouble se voyaient frappés de peines lourdes, le plus souvent disproportionnées à leurs actes, les autres délits étaient punis de mort ou d’exil. Pour preuve, Dracon avait fait écrire les lois dit-on, écrit « non avec de l’encre, mais avec du sang ».

    Les légendes comme ses excès firent qu’il fut bientôt chassé d’Athènes. Deux versions s’opposent. La première indique qu’il serait mort en exil, l’autre il aurait été étouffé « par des monceaux d’offrandes qu’on aurait jetées sur lui au cours d’une représentation théâtrale. » Alors, au lieu de prendre des mesures draconiennes en début d’année, qui sont inflexibles, rudes et difficiles à faire admettre pour vos vœux, prenez juste de bonnes résolutions… ou pas.

  • Meilleurs vœux pour l’année 2023

    Meilleurs vœux pour l’année 2023

    Il ne reste plus que quelques jours, jusqu’au 31 janvier pour annoncer ses vœux. Tout commence par le fameux décompte d’avant minuit « 10… 9… 8… 7… 2… 1… Bonne année ». Oui vous l’avez tous encore en mémoire. On s’embrasse sous le gui, s’offre des étrennes, on mange 12 raisins au son des cloches au Mexique… Vous souhaitez à ceux qui vous sont chers la réalisation de chacun de leurs vœux, de la joie, bonheur, santé, richesse, etc. Mais savez-vous d’où viennent ces fameux « vœux » que nous souhaitons à tous ceux que nous apprécions ?

    Revenu du tournoi de tennis où le beau-fils de Phot était battu à plate couture, Sépa s’en allait assister aux vœux du Maire de la commune. Sur le peu de chemin, qui sépare la demeure de la mairie, Mme Kharéson voyait son époux se torturer l’esprit.

    « Tu me raconteras une fois la cérémonie terminée et les petits fours mangés, mais pas avant » sourit-elle.

    « Je n’ai encore rien dit », s’exclama -t-il

    « Oui, c’est vrai. Je prends les devants ».

    Le discours fut assez court, l’édile souhaitait surtout profiter des petits fours, du champagne, de la clairette de die ramenée de son voyage en Drôme.

    M. Phot ne put s’empêcher de se plonger dans ses livres, une fois de retour à la maison pour connaître l’origine du mot vœu.

    Il faut attendre le XVIe siècle pour que « ce que nous appelons promesse entre les hommes est nommé vœu au regard de Dieu » (Littré/Calvin, Instit. 1007). (Crédits : Heike/Pixabay)

    Dans la première moitié du XIIe siècle, le vœu est « une prière de louange, de supplication adressée à Dieu », peut-on lire dans le Trésor de la langue française. Puis au cours des années 1176-1181, il devient une « promesse faite à soi-même, une résolution » (Chrétien de Troyes, Chevalier Charrette, éd. M. Roques, 6002). Il reste religieux dans son sens premier. Le vœu est une « promesse faite à Dieu, par laquelle on s’engage à quelque œuvre que l’on croit lui être agréable, et qui n’est point de précepte. », relate Le Littré. Il est au Moyen-Age une promesse que personne ne peut rompre.

    « Au fait tu as reçu une carte de vœux de la part de Murielle ton amie mexicaine, s’écrit M Phot. Tu savais que les cartes sont nées au Royaume-Uni, dans les années 1840. Ce n’est que plus d’un siècle après sa naissance qu’elles se colorent et deviennent plus originales. »

    « Chouette, merci. Ah ! Je ne savais pas. »

    « De quoi ? », s’étonne Sépa.

    « Elle raconte qu’au Mexique, ils mangent 12 raisins au son des cloches pour le décompte de la Saint-Sylvestre. Elle me raconte que c’est la tradition la plus populaire. Le plus dur est de faire 12 vœux, manger 12 raisins, durant les 12 coups de cloches… sans s’étouffer. »

    « Bonne et heureuse année », de la part de nous tous.

  • Le ransomware 0mega diffuse 1 % des données volées de Aviacode

    Le ransomware 0mega diffuse 1 % des données volées de Aviacode

    Le cybergang qui a fuité les données de Maxey Moverley en mai 2022, et Nextlabs en octobre affiche 271 MB de l’américain Aviacode. L’entité indique que cela représente 1 % de l’ensemble des informations. Aviacode est la société qui fournit depuis plus de deux décennies des services de codage médical HIM. Ses clients sont des hôpitaux, centre d’imageries, groupes de médecins, etc. Omega applique la politique de la double extorsion, cible les organisations du monde entier et demande des millions de dollars de rançon.

    En ce 11 janvier 2023, peu de choses sont encore connues de ce nouveau rançongiciel apparu en mai 2022. De nombreuses entreprises ont subi des attaques. Il semblerait que son vecteur d’attaque soit le phishing. « Cependant, nous savons que le ransomware ajoute l’extension .0mega aux noms des fichiers cryptés et crée des notes de rançon nommées DECRYPT-FILES.txt. », explique Bleeping en juillet 2022. Sur son site de fuite est affiché Aviacode. L’entreprise outre-Atlantique « fournit des services supérieurs de codage médical et de conformité au codage médical à des systèmes de soins de santé à grande échelle, des hôpitaux individuels, des groupes de médecins, des centres de chirurgie et des centres d’imagerie, ainsi qu’à des payeurs depuis plus de 20 ans ».

    Sur son site de fuite, les opérateurs du ransomware 0mega affichent un fichier de 271 MB compressé, qui représente selon les opérateurs 1 % de la totalité des données exfiltrées. Une fois ouvert, le fichier contient 856 éléments pour un poids de 379 MB. De nombreux dossiers sont affichés. Ils concernent les employés, les impôts, le budget, etc. Pour les employés des fiches de renseignements, des certificats de naissance, permis de conduire… jusqu’à des courriels indiquant une augmentation des prestations salariales. Des contrats de clients et de compagnie sont aussi divulgués.

    Mais aussi des échantillons de bases de données où sont notifiés les dates de naissance, prénoms, noms, professions de plus de 5 000 personnes. Des copies de passeports, permis de conduire, acte de naissance, adresse, identifiant interne…

    Ainsi que de nombreux documents internes avec des annotations, jusqu’au règlement et la bonne conduite des employés sont accessibles. Des informations sur ceux qui fournissent des solutions complètes solutions d’audit et de conseil aux entreprises. La compagnie basée à Salt Lake City aux États-Unis n’a pas encore communiquée sur cette affaire.

  • Se faire battre à plate couture

    Se faire battre à plate couture

    Une expression française utilisée lorsqu’une rencontre sportive tourne largement en faveur d’une équipe. Les « Rouges et Bleus » se sont fait battre à plate couture. Le score est fleuve de 142 à 0 lors de la coupe du monde de rugby en 2003. L’Australie avait mis une craquée, une déculottée. La France n’est pas en reste douze années plus tard. Face à la Nouvelle-Zélande à Cardiff, les tricolores encaissaient un 62 à 13 en quart de finale de la coupe du monde. La France à depuis pris sa revanche.

    Le tournoi annuel de l’amical des joueurs de tennis battait son plein. M Sépa Phot ancien pratiquant venait voir son beau-fils, Jean disputer la finale. Le match ne dura pas plus d’une heure. Les échanges étaient à sens unique. Le verdict tombe 6-0, 6-0, 6-0.

    « Bah, mon vieux, tu t’es fait battre à plate couture ! », claqua M Sépa Phot.

    « C’est quoi encore cette expression ? », sourit Jean Éthaissure.

    « Ah, tu ne connais pas ? Simplement tu as pris une déculottée. »

    « Ça c’est sûr, mais vous pouvez m’expliquer, à pl… couture ? »

    « Alors il faut remonter à l’époque de Charles VII dit le Victorieux, ça ne s’invente pas », marmonne-t-il dans sa moustache.

    Au XVIe siècle, l’expression « rabattre la couture à quelqu’un », désignant le fait de frapper une personne violemment. Il faut ensuite se tourner vers le théâtre pour comprendre le succès de l’expression au siècle suivant. Ci-dessus un carreau, l’ancêtre du fer à repasser. (Crédits : Mystic Art Design/Pixabay)

    La véritable expression est selon les historiens, « rompre à plate couture ». À l’époque, les tissus n’étaient ceux d’aujourd’hui, soyeux et fins. « Tu vois les draps de l’arrière-grand-mère comme ils étaient épais ? » Eh bien dans les années 1400, les étoffes étaient tellement raides que les coutures, boutonnières et ourlets, incommodaient quiconque les portait. On ne parlait pas de réchauffement climatique, donc les vêtements devaient être conséquents, ils affichaient une double épaisseur.

    Les tailleurs d’habits devaient rendre souples les tuniques en les aplatissant. La première méthode est d’user du carreau. « Quoi ? », s’étonna Jean. « C’est l’ancêtre du fer à repasser, mais un gros modèle. »

    L’une d’elles représentait un tailleur d’habits, venu frapper allégrement son client afin de rendre ses coutures moins apparentes. Le personnage était ainsi battu, rossé sous prétexte qu’il fallait le rendre plus élégant. Existe-t-il un lien avec le célèbre théâtre de guignol ? (Crédits : Ben Kerckx/Pixabay)

    L’autre est en utilisant une latte pour les marteler, pour rabattre les coutures. Les us et coutumes font évoluer une langue vivante. Au XVIe siècle l’expression « rabattre la couture à quelqu’un » est le fait de le rosser, comme si le fait de le frapper rabattait les coutures du vêtement que le malheureux portait. Sauf que dans la comédie de l’époque, des scènes récurrentes faisaient le bonheur des spectateurs. Comme le fut le théâtre de Guignol.

  • Des partisans de l’ex-président du Brésil envahissent le congrès et le bâtiment présidentiel

    Des partisans de l’ex-président du Brésil envahissent le congrès et le bâtiment présidentiel

    Bolsonaro n’est plus président, mais ses partisans ne l’entendent pas de cette façon. Les aficionados de l’ancien président refusent d’accepter sa défaite électorale. Ils ont pris d’assaut le Congrès, la Cour suprême et le palais présidentiel, seulement une semaine après l’investiture de son rival de gauche, le président Luiz Inácio Lula da Silva. L’affaire n’est pas sans ressemblance avec celle concernant l’affaire Trump et l’envahissement du capitole par des partisans de l’ancien résidant de la Maison-Blanche.

    Quasiment trois ans jour pour jour, le Capitole à Washington était pris d’assaut par des dizaines de militants « trumpistes » pour empêcher la validation de l’élection présidentielle de Joe Biden. Au Brésil, hier dimanche 8 janvier 2023 des milliers d’individus effectuaient un copycat.

    https://twitter.com/tomphillipsin/status/1612165514654285824?ref_src=twsrc%5Etfw

    Ils contournaient les barricades de sécurité, grimpaient sur les toits, brisaient des fenêtres et envahissaient les trois bâtiments, qui sont reliés par la vaste place des Trois Pouvoirs à Brasilia. « Certains appellent à une intervention militaire pour rétablir le pouvoir de Bolsonaro »,, relate ABCNews.

    Des manifestants pro-trump devant le capitole le 6 janvier 2020. Trois années sont passées, les mêmes images se déroulent en Amérique du sud. (Crédits : Joseph Prezioso/AFP)

    Sur les réseaux sociaux, des vidéos et des photos des scènes sont publiées. Elles montrent des foules envahissant et saccageant le palais présidentiel et la Cour suprême. Les « Bolsonaristas », qui définissent les groupes ou essaims de partisans de Bolsonaro.

    Les images datent de trois ans, elles ressemblent trait pour trait aux images prises par les agences de presse ce dimanche 8 janvier 2023. (Crédits : Samuel Corum/Getty images/AFP)

    Les incidents qui remémorent l’invasion du Capitole américain le 6 janvier 2020, un événement contre lequel de nombreux analystes politiques et le pouvoir judiciaire de Bolsonaro ont mis en garde depuis des mois, ou auraient-ils en martelant les différentes mises en garde créer un stimuli ?

    Depuis la victoire M. da Silva le 30 octobre 2022, les partisans de M. Bolsonaro protestaient en campant devant des casernes dans tout le pays, incendiant des véhicules, bloquant des routes et en demandant aux forces armées d’intervenir. « Cette tentative absurde d’imposer leur volonté par la force ne prévaudra pas », a tweeté le ministre de la Justice, Flavio Dino. « Le gouvernement du district fédéral a assuré qu’il y aurait des renforts. Et les forces à notre disposition sont à l’œuvre ». Les forces de l’ordre ont évacué le Congrès brésilien, la Cour suprême et le palais présidentiel à Brasilia, plus de quatre heures après l’assaut des partisans du président déchu. Selon les médias brésiliens, au moins 200 « bolsonaristes », vêtus de jaune et de vert, ont été arrêtés.