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  • BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    Lundi 27 mars 2023, le site de l’Assemblée nationale a été mis hors ligne quelques heures. Une attaque par déni de service distribué (DDoS) est à l’origine du dysfonctionnement. L’attaque cybernétique serait l’œuvre du groupe #NoName057 (16). L’entité qui se revendique prorusse affiche sur le réseau Telegram ses attaques. La réforme des retraites engagée par le gouvernement français, n’est en rien l’élément déclencheur. Le soutien de la France à l’Ukraine serait le grief.

    Durant la majeure partie de la journée de lundi, le site WEB de l’Assemblée nationale affichait « Le site est actuellement en maintenance ». L’attaque serait due au soutien de la France à l’Ukraine. Ce, dans le conflit qui l’oppose à la Russie depuis plus d’un an. Le groupe pro-Kremlin est à l’origine d’une série d’attaques DDoS au cours des derniers mois. Ses victimes sont notamment des aéroports polonais et des sites WEB administratifs après que Varsovie ait livré des chars Leopard à l’Ukraine. Des cibles existent au Danemark, en République tchèque, Finlande et en Lituanie relate Politico.

    Le message affiché par le site de l’Assemblée nationale à la suite de l’attaque DDoS revendiquée par le collectif NoName057 (16), ce lundi 27 mars 2023. (Crédits : Capture d’écran)

    L’accès au site de la chambre basse a été rétabli aux alentours de 17 heures, le 27 mars. L’attaque « est restée circonscrite à l’accès au site et n’a pas eu de conséquences sur son fonctionnement […] ni sur les données des parlementaires et des agents », relate l’Assemblée dans un communiqué de presse.

    Le groupe d’opérateurs derrière NoName057 (16) ciblait plusieurs banques danoises lors d’une attaque par DDoS mardi 10 janvier 2023. Parmi elles figuraient certaines des plus grandes institutions financières, dont la Jyske Bank et la Sydbank. (Crédits : Johan Wessman/CC BY 3.0)

    Selon le dernier rapport publié par l’ENISA, la crise russo-ukrainienne définit une nouvelle ère pour la cyberguerre et l’hacktivisme. « Le paysage des attaques DDoS, à l’instar de ce qui s’est passé pour COVID-19 après 2019, a été affecté par les changements géopolitiques introduits par la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a débuté le 24 février 2022 lorsqu’une série d’attaques coordonnées a été lancée contre le gouvernement ukrainien et les institutions financières. »

    Le ransomware Play News revendique l’attaque de BMW France. Selon toute vraisemblance, les opérateurs laissent jusqu’au 9 avril 2023 à l’entité pour négocier. Passé ce délai, les données seront probablement publiées comme c’est le cas pour La Cave Beblenheim ou le cabinet d’expertise comptable Paillet & associés par LockBit 3.0. (Crédits : capture d’écran)

    Lundi 27 mars 2023, c’est également le système informatique de l’entreprise Séché Environnement qui était victime d’une cyberattaque. L’origine de cette attaque n’est pas encore identifiée, mais Séché Environnement a déposé plainte explique France Bleu.

  • Je porte un toast à votre anniversaire Thibaud

    Je porte un toast à votre anniversaire Thibaud

    Souvent entendue, jamais égalée la formule peut porter à confusion. Car, les personnes lèvent un verre, et rarement un toast. Mais que vient faire ce mot à l’apparence anglaise dans une expression bien française ? Si dorénavant, on souhaite le meilleur sur le succès social, professionnelle ou en mariage, elle ne l’est que depuis peu de temps. Seriez-vous tombé dans le panneau ? J’avoue n’y avoir vu que du feu, bercé par de tendres illusions de mes connaissances.

    Que ce soit lors d’une union, pour une remise de diplôme, célébrer un bonheur, une réussite… en France il est de coutume de lever son verre pour porter un toast. Que ce soit dans les hautes Pyrénées ou sur la côte d’opale, les us sont respectés. Mais savez-vous d’où vient cette expression ? Malgré votre excellente intuition, il ne provient pas d’Angleterre où règne le Roi Charles III. Le mot toast vient du vieux français pour « tostée, rotie », issu du XIIIe siècle. Rien à voir avec la guerre de Cent Ans qui voit s’affronter Anglais et Français du 24 mai 1337 au 9 octobre 1453. Cette dernière se clôt par le Traité de Picquigny signé le 29 août 1475. Bien qu’il est possible que les deux souverains, Édouard IV et Louis XI, aient porté un toast.

    Le toast est le morceau de pain positionné au fond du verre dans lequel il était versé de la bière ou du vin. Entre la fin du XVIIe et l’entrée dans le XVIIIe siècle, il se disait que l’on « toastait une dame ». Une façon cavalière ou non, de boire à sa santé. (Crédits : Frank Oschatz/Pixabay)

    Le mot toast est entrée dans le langage d’un côté ou de l’autre de la manche. Son origine « tostée » qualifie la tranche de pain grillé que l’on plonge dans une boisson. Mais une légende associe la monarchie britannique à cette pièce de pain. Sous le règne de Charles II, lorsque les hommes portaient un toast envers une femme, leurs verres contenaient un morceau de pain grillé. L’expression est passée dorénavant pour tout un chacun, et toutes occasions.

    Comme figé dans les phares d’une automobile, tomber dans le panneau et ne rien voir venir. (Crédits : Thomas G./Pixabay)

    Si vous êtes tombé dans le panneau de l’origine du mot, vous êtes comme fait comme un lièvre. En effet, le panneau était un filet dont se servaient les personnes voulant capture du petit gibier. Pas besoin de s’approcher de la cible pour l’attraper. Issue du XVe, l’expression ne cesse d’évoluer. Ainsi tendre un panneau à quelqu’un est lui donner l’occasion de piéger à bon escient quelqu’un. Il est tombé dans le panneau de la publicité.

    La publicité use de stratagèmes à des fins commerciales. Ici le paon hypnotisé par son plumage, sa future compagne appuyée d’un son tellement bas en fréquence que peu l’entende. Ni les prédateurs, ni les êtres humains ne sont en capacité de le percevoir. (Crédits : JenniferStr/Pixabay)

    C’est ainsi que les publicitaires semblent joués de nous. Nous n’y voyons que du feu, ébloui par la lumière, ici les promotions, pour nous faire acheter un bien inutile. De là à employer ces trois expressions dans un même paragraphe, il n’y a qu’un pas. « L’homme abasourdi du tour de magie porta un toast à l’artiste. N’y voyant que du feu, le prestidigitateur joua sur l’illusion du tour de passe-passe. L’homme pourtant averti tomba dans le panneau », raconte Sépa Phot.

  • La firme italienne Ferrari touchée par une cyberattaque

    La firme italienne Ferrari touchée par une cyberattaque

    La célèbre firme qui possède Lamborghini, Fiat Group, VAG, Brembo et celle au cheval cabré a subi sa troisième cyberattaque déclarée depuis 2021. En premier Speroni part le ransoware Everest avec un accès FTP, 900 Go de dessins AutoCAD, plus de250 Go de fichiers PST… En 2022 RansomEXX affirmait sur son site de fuite détenir 6,99 Go de données sous forme de 15 fichiers compressés. La marque italienne a informé les personnes touchées par l’attaque dans un communiqué lundi 20 mars 2023.

    Ferrari S.p.A. a été contacté par un acteur avec une demande de rançon. Dès réception de la demande, la compagnie affirme avoir débuté une enquête en collaboration avec une entreprise de cybersécurité. Elle a aussi informé ses clients sur l’exposition potentielle des données et de la nature dudit incident.

    « Nous prenons au sérieux la confidentialité de nos clients et comprenons l’importance de cet incident, c’est pourquoi nous vous en avons informé rapidement », conclut le billet.

    Le communiqué de presse est clair : « Par principe, Ferrari n’acceptera pas de rançon, car le paiement de telles demandes finance des activités criminelles et permet aux acteurs de la menace de perpétuer leurs attaques. »

    RansomEXX diffusait sur son site 14 fichiers de 500 Mo et un de 150 Mo compressés en février 2022. (Crédits : capture d’écran/RansomEXX)

    La compagnie reconnaît que certaines données relatives à leurs clients ont été exposées, à savoir des noms, des adresses, des e-mails et des numéros de téléphone. « Cependant, d’après notre enquête, aucun détail de paiement et/ou numéro de compte bancaire et/ou autre information de paiement sensible, ni aucun détail sur les voitures Ferrari possédées ou commandées n’a été volé. » L’entreprise s’est par ailleurs refusée à tout commentaire sur l’une ou l’autre violation, invoquant une enquête criminelle en cours.

  • Le ransomware RansomHouse dévoile 3TB de données de Keralty administratrice des EPS en Colombie

    Le ransomware RansomHouse dévoile 3TB de données de Keralty administratrice des EPS en Colombie

    En décembre 2022, la santé de 5,5 millions de Colombiens se trouvait impactée. Keralty, groupe d’EPS Sanitas et Colsanitas, confirmait que ses services informatiques avaient fait l’objet d’une cyberattaque. L’impossibilité de se connecter aux différentes plateformes pour prendre rendez-vous. Les utilisateurs des EPS (NDLR Entidades Promotoras de Salud) s’inquiétaient, à juste titre de l’indisponibilité des portails web de ces institutions de santé, ainsi que de l’application de chacune d’entre elles.

    La crainte semblait être légitime. Comme à l’accoutumée, la demande de rançon en échange de non-diffusion des informations volées était de mise. L’entité, administratrice du fournisseur de soins de santé Sanitas, refusa de payer. Le lundi 13 mars 2023, la compagnie d’opérateurs derrière le ransomware RansomHouse publiait les données du groupe Keralty. Au total, les renseignements extirpés représentent 3 TB compressés, volées lors de l’’attaque cybernétique du 27 novembre 2022.

    Sur son réseau Telegram, RansomHouse affirmait que la moitié des données était éditée et que le solde était à vendre. (Crédits : capture d’écran/RansomHouse/Telegram))

    Dans les infos sont contenus des fichiers avec les identifiants, les numéros de téléphone, les adresses des patients, des salariés des EPS, ainsi que des fournisseurs de produits médicamenteux tels que la chaîne de pharmacies Cruz Verde. Les pathologies des patients ont été révélées à travers la divulgation des dossiers médicaux.

    « […] Keralty continue de mettre en œuvre les plans d’urgence nécessaires au maintien du service. Notre principale priorité est et reste de prendre soin de la santé et du bien-être de nos membres. Pour cette raison, nous regrettons les inconvénients que cette situation a générés », expliquait le groupe. (Crédits : capture d’écran/RansomHouse)

    L’agence révèle que « les enquêtes menées par le SPE lui-même ont confirmé la violation des informations personnelles de 241 589 utilisateurs, une situation qui exige que Sanitas informe chacune des personnes affectées par cette situation spécifique de manière opportune, véridique et complète », relate infobae. Depuis, RansomHouse a publié trois nouvelles victimes sur son site de fuite : : Indonesia Power (0,6 TB de données), E&S Heating & Ventilation Ltd. (0,6 TB) et Saint Kitts and Nevis (2, 7TB).

  • Cyberattaques d’hôpitaux en Europe, Espagne, Belgique et France

    Cyberattaques d’hôpitaux en Europe, Espagne, Belgique et France

    En Espagne, depuis le dimanche 5 mars 2023, l’hôpital Clínic de Barcelone est confronté à une attaque cybernétique. Le retour s’opère au bistouri. Selon les informations, l’hôpital Saint-Pierre dans le centre de Bruxelles a dévié les appels d’urgences (112) vers d’autres établissements. Les urgences ont été provisoirement fermées. En France, c’est le CHU de Brest qui a subi une attaque cybernétique le 10 mars. « Un fonctionnement en mode dégradé est en place », a ajouté l’ARS.

    Selon les informations communiquées par l’ARS de Bretagne l’hôpital aurait effectué le nécessaire dès la découverte de l’incident. Une cellule de crise est activé. L’ANSSI effectuent des opérations de renforcement au niveau de la sécurité. Les consignes ont été données à l’ensemble des personnels. « Nous avons interdiction absolue de nous connecter à internet ou d’envoyer des mails », relate une salariée au journal Ouest-France. Le 8 février dernier, le CERT santé faisait état de 588 déclarations d’incidents de cybersécurité en 2022, dont 27 par ransomware.

    Au sein de l’hôpital barcelonais, le personnel est de retour au papier crayon, sans avoir accès au dossier des patients informatisés. Comme c’est le cas dans chaque établissement de santé victime d’une attaque cybernétique, avec une mise à l’isolement de son réseau et des systèmes d’information. (Crédits : Francisco Àvia/Hospital Clínic)

    Deux jours avant la déclaration du CERT, le CHU de la Réunion est victime d’une cyberattaque. La direction communiquait qu’elle était « contenue ». De l’autre côté, le groupement hospitalier de territoire Nord-Ardenne (GHT) revient petit à petit à la normale cinq mois après la tentative échouée d’un ransomware. « La réouverture du système d’information du GHT sur l’extérieur se fera progressivement […] »

    Retour à la normale en Belgique

    Samedi 11 mars, dès les premières heures, une panne généralisée rendait inaccessibles de nombreuses applications, dont les dossiers des patients. Si tout semble être revenu à la « normale », les responsables de l’hôpital se disent prudents sur l’évolution possible. Selon le journal belge La Libre l’hôpital n’a pas eu à subir, au stade actuel de l’enquête, ni fuite ni vol de données. Le site internet n’était pas accessible le 15 mars 2023, il est de retour en ligne dès le lendemain.

    « Pour l’heure nous n’avons pas constaté de vol ou de fuite de données médicales […] les investigations sont toujours en cours », assure le CEO. Les autorités n’ont pas communiqué sur l’origine, l’objectif, ni si une demande de rançon a été réclamée. Lundi matin, toutes les activités de consultations et d’hospitalisations programmées seront assurées normalement.

    L’hôpital de Barcelone panse ses plaies

    L’Hôpital Clínic de Barcelona se remet lentement de la cyberattaque dont il a été victime la semaine dernière. Le ransomware à l’origine est RamsonHouse, menace de publier et de revendre les données volées s’il ne payait pas 4,5 millions de dollars. Le gouvernement catalan a déjà prévenu qu’il ne paierait pas un cent. Des informations sensibles dont des essais cliniques sur le cancer et les maladies auto-immunes, domaines dans lesquels l’hôpital est à l’avant-garde seraient susceptibles d’être diffusées.

    Une femme observe un écran avec le message d’erreur de non-accessibilité du site WEB dans l’un des couloirs du Clínic, lors de la cyberattaque. (Crédits : Manu Mitru/ElPeriodico)

    Pour l’instant, seuls 30 % des serveurs sont remis en ligne. L’ensemble est en train d’être analysé pour s’assurer qu’il n’y a aucune trace persistante, ni de code endormi pour une octroyer une backdoor ou autre danger. Ce travail est effectué conjointement par la Direcció de Sistemes d’Informació et de l’Agència de Ciberseguretat de Catalunya.

  • Smishing : fraude et usurpation d’identité en Espagne

    Smishing : fraude et usurpation d’identité en Espagne

    Une tentative d’escroquerie sévit en Espagne depuis le début du mois de mars 2023. Comme partout, l’inflation grimpe. Comme en France, une aide est distribuée à la population sous condition de ressources. Le montant est de 200 euros. Il n’en faut pas plus pour sorte de leurs tanières, les escrocs. À travers des SMS, une campagne de smishing vise à voler les données personnelles et bancaires. Comme la fraude au CPF en France, les malfaiteurs jouent sur la non-possibilité de distribution de l’aide.

    Sous couvert de manque d’informations, les escrocs vous demandent de cliquer sur le lien pour confirmer. Vous arrivez sur un faux site, plus ou moins, bien réalisé. Il vous y est demandé de compléter vos informations. De la même façon que par courriel, le smishing usurpe l’identité d’entreprises ou d’institutions. Ils se servent ensuite pour tenter de se connecter à vos différents comptes.

    Si par méconnaissance, ignorance, inadvertance vous avez visité l’URL et complété les informations, il faut contacter votre banque. Sur plusieurs mois, il faudra surveiller vos comptes et porter plainte auprès des organismes. Les criminels ont effectué une copie de l’organisme visé, la Agencia Tributaria.

    Dans le formulaire, il est notifié de remplir votre nom complet, le numéro de téléphone, l’adresse, code postal. Mais également votre numéro de carte bancaire, la date d’expiration de la carte, code de sécurité et code PIN de la carte. En cas de doute, il faut jouer de son bon sens, ou contacter l’organisme directement. (Crédits : Oficina de Seguridad del Internauta)

    Les malfaiteurs jouent sur le fait qu’il ne reste que quelques jours, jusqu’au 31 mars 2023, pour compléter sa demande, pour un versement trois mois plus tard.

  • L’hôpital Clínic de Barcelona victime du ransomware Ransom House

    L’hôpital Clínic de Barcelona victime du ransomware Ransom House

    Depuis le dimanche 5 mars 2023, l’hôpital Clínic de Barcelone est confronté à une attaque cybernétique. Ce qui a obligé établissement a annuler entre 2 000 et 3 000 consultations de spécialistes lundi 6 mars. Ils ont été contraints de reporter 150 opếrations non urgentes. Selon ZDNet, les opérateurs réclament la somme de 4, 25 millions d’euros. Le rétablissement des systèmes d’information se fait au goutte à goutte. Selon la direction de l’hôpital, 15 % seraient à nouveau en ligne.

    Le principal centre médical catalan avec le Valle de Hebron, a maintenu son activité au service des urgences, selon son directeur médical, Antoni Castells. Les 800 patients hospitalisés ont reçu des soins normaux. En ce qui concerne les accidents vasculaires cérébraux et les crises cardiaques survenus dans la journée, ils étaient dirigés vers d’autres hôpitaux. Dès le premier jour, les services d’urgence ont été maintenus aux trois niveaux, y compris la prise en charge des victimes d’agressions sexuelles.

    Grâce au travail coordonné du département des systèmes de l’hôpital, des Mossos d’Esquadra et de l’Agence catalane de cybersécurité, « […] nous avons réussi à remettre en ligne 15 % des systèmes de l’hôpital. Les systèmes de contingence ont permis de récupérer 90 % de l’activité chirurgicale complexe, 40 % de la chirurgie ambulatoire, 70 % des consultations externes et les codes d’accidents vasculaires cérébraux et d’infarctus », expliquait l’établissement de soins. L’enquête est en cours pour déterminer si des documents confidentiels sur les traitements en oncologie et les maladies auto-immunes ont été volés. Les Mossos D’esquadra ont fait appel à Interpol.

    Le premier constat indique que plus de 4 000 examens ambulatoires, 300 interventions chirurgicales et à minima 11 000 visites ambulatoires n’ont pas été effectués. Les patients en radiothérapie oncologique ont été dirigés vers les hôpitaux Santo Pablo et Vall de Hebron. « Cette cyberattaque a coupé l’hôpital du monde extérieur et de nos patients. Il n’y a aucun doute sur l’engagement des professionnels de l’hôpital, qui ont fait un grand effort pour récupérer l’activité en travaillant avec des difficultés et de manière très manuelle », a déclaré le Dr Antoni Castells.

  • Être complètement baba d’un cordon bleu

    Être complètement baba d’un cordon bleu

    Le fameux cordon bleu, servi dans les cantines connaît deux origines. La première est religieuse, et l’autre culinaire. Le mémorable fromage coulant qui sort de ce sandwich de jambon et de porc, entouré de la panure… De là, à faire l’école buissonnière, car vous en êtes baba, il n’y a qu’un pas. Pour autant, il ne faut pas être un cordon bleu des beaux esprits pour le cuisiner, le revisiter sûrement avec l’enseignement de l’établissement Le Cordon Bleu. Faisons un festin de mots, bleus si vous le souhaitez.

    Alors que le désormais couple célèbre, au moins à Berd’huis, rentre chez lui, il entend des conversations de collégiens. Il se raconte leurs menus du jour. La star des cantines semble être le cordon bleu, accompagné de frites et de ketchup bien sûr.

    « Ah, s’ils connaissaient son origine », s’exclame Sépa. Séki n’en fait aucun cas, elle sait bien que de toute façon… « Tu savais que ça venait des commandeurs de l’Ordre du Saint-Esprit ? »

    Après un silence de quelques secondes elle ponctua, sans grande conviction d’un « ah, non du tout ». Mais la machine était déjà en route…

    Le cordon bleu fait référence à l’Ordre du Saint-Esprit. Il a été institué sous le règne de Henri III en 1578 jusqu’en 1791, puis de 1814 à 1830.

    Le comte de Chavigny, secrétaire d’État de (1608-1652), est chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit et porte le cordon bleu ainsi que le manteau orné de la Croix. L’ordre est un ordre nobiliaire catholique décidé à rassembler la noblesse autour des guerres de religion.

    Le 1er août 1469, Louis XI fonde l’Ordre de Saint-Michel, sous le nom d’« Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Il est placé sous le patronage du mont ayant résisté aux attaques anglaises, le fameux mont Saint-Michel. Les membres nommés à discrétion du souverain se disaient chevaliers de l’ordre du Roi. Pour contrer cet ordre Henri III crée le 31 décembre 1548 l’Ordre du Saint-Esprit. Ses membres portent la croix de Malte maintenue par un cordon bleu. L’ordre s’éteint définitivement avec l’accession au trône de Louis-Philippe 1er, en 1830.

    (Crédits : RMN-Grand Palais/Château de Versailles/Gérard Blot)

    Plus de cent ans après l’extinction de l’ordre au cordon bleu, un autre prend le relais : celui des futures cantines. Il serait apparu bien plus tard au sein d’une cuisine dans le canton de Vaud en Suisse, en l’année de naissance de Sépa, 1949. La légende veut que les premiers essais se soient déroulés dans une cuisine quelconque, une corde bleue servait à maintenir l’ensemble. Il n’en faut pas plus pour devenir une légende urbaine, ou pas. Ça vous laisse baba. Cette expression est lorsque nous sommes sans voix, ou presque. C’est en fait le redoublement d’une onomatopée. Elle fait sens lorsque vous bégayez de surprise.

    Le cordon bleu est au départ une escalope de porc roulée autour de jambon et de fromage, puis panée.

    « Il me semble que c’est aussi un organisme de formation, Le Cordon Bleu », question Séki.

    « Exact, toi tu as fait l’école buissonnière », rétorque Sépa. Le simple regard dubitatif lui indique de répondre rapidement. En fait l’école buissonnière n’est pas le fait de sécher les cours, mais son inverse. Au même siècle que le Cordon Bleu, les prédicateurs luthériens devaient se cacher pour dispenser leurs enseignements. Ils se dirigeaient vers les bois et les campagnes. Contrairement au sens actuel, faire l’école buissonnière définissait ceux qui au contraire se rendaient à l’école. Je suis sûr que vous en êtes baba…

    (Crédits : Rainer Zenz)

  • Cyberattaques dans les Hauts-de-France, Lille et Chantilly ciblées

    Cyberattaques dans les Hauts-de-France, Lille et Chantilly ciblées

    Les villes de Lille et de Chantilly ont subi à des degrés divers des attaques cybernétiques comme il y en a chaque seconde dans le monde. Il semblerait qu’elles se soient déroulées le 28 février 2023. Depuis les services techniques des deux mairies sont à pied d’œuvre. La métropole annonçait sur ses réseaux qu’une intrusion non autorisée dans les systèmes d’information avait eu lieu. Les attaques sont toujours d’actualités en France même si certaines passent sous les radars.

    C’est comme à chaque fois le retour au papier et au stylo pour toutes les demandes. « On a tout coupé dès cette nuit pour éviter que le problème se propage », indiquait la mairie de Lille le 1er mars 2023. La première adjointe, Audrey Linkenheld se voulait rassurante lors de la conférence de presse : « à ce stade et en fonction des informations techniques dont on dispose, on est rassuré sur la situation des données. »

    Lors de la conférence de presse, la municipalité s’est voulue rassurante, mais consciente de la cyberattaque. Depuis une plainte a été déposée, une enquête est en cours. « Le diagnostic technique est à cette heure toujours en cours pour déterminer l’origine et la gravité de l’intrusion ». (Crédits : Ville de Lille)

    Quasiment au même instant, la commune de Chantilly dans l’Oise subissait une cyberattaque. Son site est toujours en maintenance. « Nous avons reçu une alerte le même jour de la part de l’ANSSI confirme l’édile Isabelle Wojtowiez, à OiseHebdo. J’ai déposé plainte en gendarmerie de Chantilly. En espérant que les enquêteurs puissent remonter jusqu’aux auteurs. » Les deux entités ont jusqu’alors à ne déplorer aucune fuite de données.

  • L’hôpital Joaquín Paz Borrero à Cali en Colombie victime d’une cyberattaque

    L’hôpital Joaquín Paz Borrero à Cali en Colombie victime d’une cyberattaque

    La Colombie est à nouveau touchée dans son système de santé. Depuis début décembre 2022 trois attaques cybernétiques ont frappé les infrastructures. Celle concernant EPS Sanitas impactait plus de 5 millions d’affiliés. Audifarma qui permet à de nombreux Américains du sud de se soigner se voyait infecté à son tour. Dans la soirée du 23 février 2023, aux alentours de 19 h 30, les premiers soubresauts étaient ressentis aux urgences de l’hôpital Joaquín Paz Borrero.

    L’hôpital Joaquín Paz Borrero, situé à Cali au sud-ouest de Bogota, apporte des soins pour 30 000 personnes. Les conséquences de l’attaque et du chiffrement des données impactent particulièrement les Colombiens en parcours de soins. Le gouvernement du district de Cali a d’ailleurs activé un plan d’urgence pour le bon fonctionnement des IPS (Instituto Prestadores de salud sont les établissements promulguant les soins aux patients). Le but garantir aux utilisateurs du réseau de santé son accès. La plateforme de prise de rendez-vous en ligne est donc momentanément hors d’usage.

    María del Pilar Cano Sterling, maire de Cali, a indiqué que « nous n’accepterons pas de donner de l’argent pour le sauvetage de l’information, nous n’acceptons aucun type de chantage, il s’agit d’informations publiques. » (Crédits : Alcadia de Clai/YouTube)

    Le fonctionnement des urgences subit également l’attaque expliquait Angie Gutierrez, gestionnaire de l’ESE Nord. « Bien qu’ils nous laissent un message demandant une rançon pour l’information, ils ne parlent pas d’un montant, ils parlent de prendre contact avec eux dans 72 heures, sinon il sera de plus en plus coûteux de sauver cette information, de la même manière nous devons préciser que les données personnelles des utilisateurs ne sont pas en danger », ajouta-t-il.

    L’accès non autorisé aux données est passible d’une peine d’emprisonnement de quarante-huit à quatre-vingt-seize mois et d’une amende de 100 à 1 000 fois le salaire minimum mensuel légal en vigueur. Il est de 1 160 000,00 COP soit 224,67 €.

    Les services débutaient leurs recherches. Selon la communication, le serveur impacté de contenait ni dossiers médicaux ni de données sur les patients, relate Caracol. Le responsable de l’ESE Norte stipulait que des mesures ont été prises pour garantir la sécurité des informations hébergées sur les autres serveurs. Les plaintes ont été déposées auprès du ministère public et de la police, pour lancer les enquêtes en rapport à la loi 1273 de 2009.