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  • Voir à travers les murs, un fantasme devenu réalité ?

    Voir à travers les murs, un fantasme devenu réalité ?

    Rien de plus satisfaisant que de voir à travers les murs, comme le fait Superman. Le vieux fantasme d’espion est désormais réalisé… par trois chercheurs de l’université Carnegie Mellon, aux États-Unis, en utilisant le Wi-Fi. Rassurez-vous, il faut quelque peu du matériel, des connaissances et du temps. Grâce à cette « trouvaille », plus de cachette possible dans un domicile possédant une « box internet ». De Waterloo à Pittsburgh, des chercheurs nous amènent à voir différemment.

    Vous pensez que si les volets sont fermés vous êtes protégé chez vous ? Oui en théorie, enfin, presque ! C’est sans compter l’IoT. La triangulation des téléphones portables permet, par le croisement des données obtenues à partir de trois antennes relais, le positionnement de votre portable. L’évolution des technologies permet tous les fantasmes. Le deep learning, l’IA comme Chat GPT et bien d’autre rendent les systèmes d’informations prégnants. « Les progrès de la vision par ordinateur et des techniques d’apprentissage automatique ont conduit à un développement significatif de l’estimation de la pose humaine en 2D et en 3D à partir de caméras RVB, de LiDAR et de radars. »

    Trois chercheurs Jiaqi Geng, Dong Huang et Fernando De La Torre de l’université de Carnegie Mellon à Pittsburgh ont fait la découverte. Grâce aux signaux Wi-Fi, ils ont démontré la possibilité de « voir » à travers les murs. Ils ont développé une méthode pour détecter la forme tridimensionnelle et les mouvements des corps humains dans une pièce. Ce en utilisant uniquement des routeurs Wi-Fi.

    Comparaison qualitative à l’aide d’images synchronisées et de signaux WiFi. (ci-dessus). Les données isolées donnent la synthèse des perturbations et l’isolation des signaux pour détourer les être humains dans une pièce, comme la photo ci-dessous. (Crédits : Geng/Huang/De la Torre/Carnegie Mellon University Pittsburgh, PA, USA)

    Ils utilisent un système appelé DensePose. Il a été mis au point par des chercheurs basés à Londres, ainsi que des chercheurs en Intelligence Artificielle de Facebook. « Densepose est un modèle de Deep Learning permettant de convertir en temps réel des photos 2D en estimations de modèles 3D des corps humains présents sur ces photos. »

    L’étrange parcours des ondes

    Comme l’air contenu dans une pièce, les ondes sont omniprésentes. La voix est une onde sonore qui se propage « comme une vibration de proche en proche par compression puis dilatation du milieu matériel dans lequel elle se trouve. » Les routeurs Wi-Fi diffusent en permanence des radiofréquences que tout appareil électronique capte et utilise. Les ondes se déplacent, rebondissent et traversent tout ce qui les entoure… murs, meubles, rideaux, êtres vivants… Comme pour déterminer l’écoulement d’un cours d’eau, il suffit de verser un colorant inoffensif pour suivre son cheminement. En quelque sorte inverser un photo pour obtenir son négatif. Ainsi l’invisible devient palpable via les ondes, ici Wi-Fi

    Les images ainsi révélées montrent les individus isolés et visibles à travers mes murs. (Crédits : Geng/Huang/De la Torre/Carnegie Mellon University Pittsburgh, PA, USA)

    « Nous avons mis au point un réseau neuronal profond qui associe la phase et l’amplitude des signaux Wi-Fi aux coordonnées UV dans 24 régions humaines. Les résultats de l’étude révèlent que notre modèle peut estimer la pose dense de plusieurs sujets, avec des performances comparables à celles des approches basées sur l’image, en utilisant les signaux Wi-Fi comme seule entrée. Cela ouvre la voie à des algorithmes peu coûteux, largement accessibles et préservant la vie privée pour la détection humaine. »

    Faille de sécurité

    Un article paru le 3 novembre 2022 sur le site de l’université de Waterloo fait sens. Des chercheurs relèvent une faille de sécurité permettant aux attaquants d’utiliser le Wi-Fi… pour voir à travers les murs. Ils mettent au point un appareil, nommé Wi-Peep. Couplé à un drone, l’objet peut voler près des immeubles et utiliser les ondes WI-FI des habitants. Ainsi l’ensemble des objets usant du WI-FI sont identifiés en quelques secondes.

    Même quand le réseau Wifi est protégé par un mot de passe, les appareils répondent aux tentatives de connexion. Le Wi-Peep localise les emplacements des objets connectés à l’intérieur d’un bâtiment. Il envoie plusieurs « messages » aux appareils connectés. Puis, les distances sont calculées en fonction du temps de réponse à ces messages tel un sonar.

    Pour procéder à l’attaque, il faut avoir les adresses MAC uniques des appareils du réseau. Il faut 12 heures d’accumulation passive pour avoir les ressources nécessaires selon les chercheurs de l’université Carnegie Mellon. La seconde possibilité est l’exploit du WI-FI Polite. Un schéma simplifié de l’attaque ci-dessus. (Crédits : Source/Kaspersky)

    « En utilisant une technologie similaire, on pourrait suivre les mouvements des agents de sécurité à l’intérieur d’une banque en suivant l’emplacement de leurs téléphones ou montres intelligentes. De même, un voleur pourrait identifier l’emplacement et le type d’appareils intelligents dans une maison, y compris les caméras de sécurité, les ordinateurs portables et les téléviseurs intelligents, pour trouver un bon candidat pour une infraction », explique le Dr Ali Abedi, professeur adjoint d’informatique à Waterloo. Selon Kaspersky cette méthode semble posséder un risque assez bas de déploiements, mais préconise d’utiliser un système anti-drone. « Il ne va pas vous protéger contre la technique Wi-Peep, mais il évitera qu’on ne vous espionne depuis les airs. »

  • Ransomware : cyberattaques d’hôpitaux, industries pharmaceutiques, universités…

    Ransomware : cyberattaques d’hôpitaux, industries pharmaceutiques, universités…

    Peu importe le continent ou le pays, les cyberattaques continuent. Des noms des groupes tels que BlackCat, Clop, LockBit, Vice Society… pour ne citer qu’eux. Les cybergroupes criminels affichent de très nombreuses victimes. De nombreuses personnes voient donc leurs données jetées en pâture. Quelles personnes sont à condamner ? Il serait facile de dire que la faute incombe à l’être placé entre le bureau et la chaise. La difficulté semble être multiple, où chacun porte une part de responsabilité.

    Si de nombreuses attaques cybernétiques sont revendiquées, combien ne le sont pas ? Le plus inquiétant est sans doute ces dernières. Le vol de données pour des raisons étatiques, d’espionnage industriel, purement crapuleuses, ou pour de la surveillance de nos amis, de nos ennemis, faites vos jeux. Depuis le début de l’année les attaques vont crescendo.

    Selon Kron Briefing, 117 cyberattaques ont eu lieu en janvier 2023, 124 en février et 149 en mars dans le monde. En avril, elles seraient de 86. De janvier à mars 2023, le trio de tête est composé des États-Unis, de l’Allemagne et de la France. Au 27 avril, l’Allemagne afficherait 18 attaques subies, le Canada 11, Israël 10, les États-Unis 8 et la France 6. L’hôpital Pembina aux États-Unis (Pembina County Memorial Hospital) voit plus de 200 Mo de données sensibles diffusées par Avos Locker en guise de preuve. Le reste des données est à vendre.

    Le ransomware BlackCat revendique les attaques contre la firme suisse Bernina qui fabrique des machines à coudre et à broder, l’Indien Sun Pharma, le Brésilien Fundação Carlos Chagas, l’Américain Transformative Healthcare qui fournit des solutions de soins à divers hôpitaux. Les opérateurs revendiquent avoir exfiltré plus d’un TB de données (Rapports médicaux, rapports du personnel paramédical, détails sensibles sur les patients, factures, contacts, informations sur les partenaires…).

    Chez Vice Society, l’armateur grec Neptune Lines, les universités Lakeland et Lewis et Clark avec bien sûr de très nombreux documents confidentiels. Des groupes français sont affichés. Le ransomware Play indique rendre publiques prochainement les données d’entités françaises : un groupe de Commissaires de Justice à Bordeaux, le groupe Gambetta. De son côté, Lockbit menace l’entreprise BG2i en formation professionnelle en Pays de Loire… La liste s’implémente à chaque instant.

  • Cyberattaque : la mairie espagnole de Carballo en Corogne à l’arrêt

    Cyberattaque : la mairie espagnole de Carballo en Corogne à l’arrêt

    Une alerte a sonné tôt ce matin 26 avril 2023 dans la municipalité espagnole. Depuis le site de la commune de Carballo qui est située dans la Communauté autonome de la Galice. La procédure qui vise à minimiser la propagation d’une tentative d’intrusion non autorisée est appliquée. Une enquête est diligentée pour en connaître l’étendue, mais également l’origine de l’attaque. Les services municipaux indiquent vouloir remettre en fonctionnement le plus rapidement les différents systèmes d’information.

    Ce mercredi 26 avril 2023, il est 5 h, lorsque l’alarme se déclenche dans les bureaux de Carballo. Les services informatiques activent immédiatement le protocole prévu à cet effet. Le but est de minimiser les conséquences de l’intrusion non autorisée. En collaboration avec l’Agence de modernisation technologique de Galice (Amtega), l’enquête est ouverte.

    Une cyberattaque a touché la commune de Carballo dans le nord de l’Espagne. (Crédits : capture d’écran/Carballo)

    La mairie dans un communiqué stipule que « des travaux sont en cours pour clarifier la cyberattaque et tenter de rétablir les services affectés dès que possible et de restaurer les informations locales à partir de la sauvegarde ». L’optimisme est de mise vu qu’ils annoncent un début de rétablissement dès demain jeudi 27 avril.

    Dans la matinée, tous se réunissaient. Les services informatiques, le secrétaire de la mairie, le conseiller en charge des contrats et le maire, Evencio Ferrero, afin de planifier une stratégie pour une telle éventualité. En parallèle à l’enquête diligentée par Amtega, les faits ont déjà été portés à l’attention de la Guardia Civil. Une équipe de la police judiciaire s’est rendue sur place ce matin. Elle s’entretiendra avec le Centre national de cryptologie (CCN) et à l’Agence de protection des données (APD).

  • La commission nationale mexicaine de l’eau reste paralysée suite à la cyberattaque par le ransomware BlackByte

    La commission nationale mexicaine de l’eau reste paralysée suite à la cyberattaque par le ransomware BlackByte

    Les activités des différents secteurs de la commission nationale de l’eau (CONAGUA) au Mexique sont affectées. Le jeudi 13 avril 2023, aux premières heures de la matinée, les employés de plusieurs sous-directions n’ont pu travailler sur les différents systèmes d’information. Le secrétariat à la sécurité et à la protection du citoyen (SSPC) confirmait la cyberattaque. Dans le même temps, le SSPC expliquait que la Direction générale scientifique de la Garde nationale a réussi à contenir l’attaque cybernétique.

    La tentative d’attaque serait selon les autorités à l’origine du ransomware BlackByte. Le SSPC stipulait n’avoir pas enregistré d’ « impact majeur sur les systèmes d’information administratifs ». Le secrétariat annonçait jeudi 13 avril que la commission nationale de l’eau travaillait déjà à la réinstallation de tous ses services. La direction scientifique de la Garde nationale était à pied d’œuvre. Mais également à l’identification du type d’actions correctives qui peuvent être mises en œuvre pour éviter une autre cyberattaque, ou du moins pour y être encore mieux préparé.

    Le bureau de l’Organismo de Cuenca Cuencas Centrales del Norte a à ce jour ses systèmes d’information toujours chiffrés. « Il n’a pas été possible d’accéder aux plans et autres informations pour réaliser la réunion de suivi des travaux du programme Agua Saludable para La Laguna », relate le journal El Siglo de Torreon. (Crédits : El Siglo de Torreon)

    Sauf que depuis, la Commission nationale de l’eau peine à rétablir l’entièreté de ses services. Les conséquences sont telles que l’agence de la Laguna est inactive. L’Observatoire météorologique national n’a pas été en capacité de générer les prévisions météorologiques correspondantes. Ces dernières sont envoyées aux différents médias, aux chambres et groupes de producteurs agricoles, aux agences agricoles et environnementales…

    Pendant que BlackByte revendique les attaques en Amérique du Sud, le ransomware LockBit annonce l’attaque contre la banque du Venezuela, mais révèle aussi celle contre la firme française basée dans le Languedoc, le groupe BRL.

    Le ransomware revendique la cyberattaque toujours à México de l’association Esperanza Viva Jóvenes de México. Comme preuve de la cyberattaque, ils diffusent quatre documents. Sont divulgués un acte de naissance et trois factures avec l’entête de l’association. Mais également, la revendication de celle contre de la manufacture Cementos Bio-Bio (Cbb) au Chili. Pour cette compagnie, un fichier de plus de 700 Mb de données compressées pour un total de 1,1 GB. Les attaques semblent être de plus en plus présentes en Amérique du Sud, comme en Colombie.

  • Trois hommes condamnés au Maroc à 40 ans de prison pour des viols répétés sur une fillette de 11 ans

    Trois hommes condamnés au Maroc à 40 ans de prison pour des viols répétés sur une fillette de 11 ans

    Une affaire sordide qui a ému le monde entier. Comme si, la population terrienne découvrait l’insoutenable cruauté dont l’être humain fait preuve parfois. Sauf que cela se déroule dans un douar près de Tiflet, au Maroc. Si les articles du Code pénal diffèrent dans les termes, le viol est réellement défini. L’article 486 du Code pénal marocain dispose qu’un viol est « l’acte par lequel un homme a des relations sexuelles avec une femme contre le gré de celle-ci ».

    La démonstration des lignes des articles ne souffre d’aucune ambiguïté. Abdelouahed Ragragui, Karim El Abdi et Youssef Zouaye ont été reconnus coupables de viol sur mineure. Ils sont condamnés en appel à 20 et 10 années de réclusion criminelle. « Nous sommes satisfaits du verdict qui a rendu justice à la victime, ceci dit nous n’avons pas compris pourquoi deux accusés ont écopé de 10 ans chacun seulement », a déclaré à l’AFP Abdelfattah Zahrach à la sortie du tribunal. Il envisage le pourvoi en cassation « après concertation avec la famille ».

    Une affaire sordide

    Dans le journal le360, Soumaya Naamane Guessous relate le calvaire que Sanae 11 ans a vécu. « Son père a refusé de l’inscrire à l’école, à 6 km de la maison, derrière une forêt, de peur qu’elle se fasse violer ». Sauf qu’un mercredi, jour de souk, elle est seule chez elle.

    Sanae est alors « assaillie par trois hommes du voisinage. Ils la violent tous les trois et la menacent de tuer sa famille si elle parle. Les viols se répètent. » L’homme condamné à 20 ans de prison est marié et père de 3 enfants. Le second est son neveu, quant au troisième, il est le voisin des deux premiers.

    Cette affaire pourrait précipiter et accélérer la refonte du Code pénal marocain.

    Selon l’article « Abdelouahed Ragragui a une nièce de l’âge de Sanae à qui il demande, plusieurs fois, de lui ramener Sanae. » La nièce aurait assisté aux viols. Lors du procès elle a soutenu la version de la victime avant de se rétracter. Une répétition sans fin jusqu’à ce que le sordide soit… Une fois de plus, un jour de plus, tandis que l’un des violeurs déshabillait la fillette, il s’aperçoit que son ventre dissimule un enfant à naître. Tétanisée, et sous l’emprise des trois hommes elle ne dira rien, mais la rumeur se propage rapidement dans le douar.

    C’est alors qu’un voisin se décide enfin à alerter le père. Sa grand-mère accompagne la fillette chez le médecin. Le verdict tombe : Sanae est enceinte de huit mois à tout juste 12 ans ! La justice des Hommes n’a eu lieu qu’à travers cette naissance. Quand en aurait-il été de la fillette sans cette grossesse ? Car de longs mois durant, les trois hommes âgés de 25, 32 et 37 ans la violent à répétition.

    De 24 mois à 20 ans de prison

    Le premier verdict minimise les chefs d’accusation. Les trois hommes avaient été condamnés à deux ans de prison ferme et 18 mois ferme pour les deux autres. Leurs crimes étaient de « détournement de mineure » et « attentat à la pudeur sur mineure avec violence entraînant une défloration », qui sont des actes stipulés dans les articles 471, 485 et 488 du Code pénal marocain.

    La pédophilie ne connaît pas de frontière, ni de préférence sexuelle. Les crimes sexuels sont également une arme de guerre.
    En première instance, ils sont condamnés à 18 à 24 mois de prison provoquant un tollé général et rapidement mondial. (Crédits : le360)

    L’enjeu du second procès est la requalification des faits reprochés. « En première instance, des accusés ont été condamnés pour attentat à la pudeur et séduction de mineure. Les faits commis dépassent largement cette qualification. Nous sommes face à des rapports sexuels complets et répétés. Ce comportement à un nom : le viol », appuyait Me Abdelkrim Elmlih, avocat au barreau de Casablanca.

    En cassation, la Cour à Rabat rend une décision attendue : les peines passent à 20 ans pour le principal prévenu et 10 ans de réclusion criminelle pour les deux autres.

    Ne jamais se taire !

    Le fait d’avoir des relations sexuelles non consenties est un viol. Le viol est un acte de pénétration sexuelle commis avec violence, contrainte, menace ou surprise ! Quel que soit le sexe, ou identité de genre de l’agresseur et de la victime. Ainsi majeure comme mineure, il faut porte l’affaire devant la justice. Premièrement pour être reconnue comme victime au sens juridique, pour se reconstruire, ou tenter de le faire. Deuxièmement (après enquête et preuves des faits reprochés) pour que l’agresseur soit déféré devant la justice et écroué s’il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. Toute personne à des devoirs, mais également des droits :

    • Portez plainte au commissariat le plus proche en ville ou en zone rurale auprès de la gendarmerie ;
    • Signaler un viol ou une agression sexuelle en ligne ;
    • Quelles sont les violences sexuelles ? ;
    • Les infractions sexuelles sur majeur, mineur entre 15 et 18 ans et moins de 15 ans.
  • Le ransomware Play n’a pas touché BMW-Mini France, mais un concessionnaire

    Le ransomware Play n’a pas touché BMW-Mini France, mais un concessionnaire

    Le 28 mars 2023, le ransomware Play revendiquait une attaque cybernétique contre BMW en France. Dans un communiqué la marque allemande assure accompagner et supporter « le concessionnaire et son équipe tout au long des étapes à venir et dans les démarches nécessaires ». En 2019, les marques de constructeur BMW et Hyundai avaient subi des attaques informatiques liées au groupe Ocean Lotus (APT32). Il y a quatre ans, en avril 2019 une fuite de données impactait 3,1 millions de clients des marques Toyota et Lexus.

    Pourquoi s’en prendre à des constructeurs automobiles ? Adoptons comme point de référence la France. Selon Statistica, pour le trajet domicile-travail la voiture personnelle reste utilisée majoritairement : « 69 % des Français interrogés, contre 23 % pour les transports en commun et 14 % le vélo personnel ». Il faut ajouter 8 % d’individus qui usent un véhicule partagé.

    L’automobile est le moyen de déplacement plébiscité à travers le monde. Plus de trois quarts des personnes interrogées vivant en France sont donc propriétaires ou locataires de leurs voitures. En leasing comme en achat, de nombreuses informations se révèlent être des mines d’or pour des opérations malveillantes.

    Les experts informatiques « ont pu localiser une brèche dans le système informatique d’un concessionnaire local, qui est une entité juridique indépendante de BMW France », relate LeMagIT. Ferrari en mars 2023, Tesla en janvier 2022 subissaient des cyberattaques, (Crédits : Adrian Maur/Pixabay)

    La menace de publication de « données confidentielles privées et personnelles, des documents clients, des contrats, des informations financières, etc. » avait été mise à exécution le 9 avril 2023. Le ransomware Play a divulgué douze fichiers de 500 MB et un de 334 MB, soit 6,2 GB de renseignements compressés.

    Ce qui représente 7,9 GB une fois décompressées. Tout les documents sont datés de la période de 2020 à 2022 évaluations des stocks en neufs et occasions, bon de commande, brochure interne, programmes informatiques, fiche avec type, couleur et numéro d’immatriculation de voiture avec prénom, nom du client, des suivis de garantie…

    Les entreprises organisent des compétitions pour éprouver leurs sécurités. En 2023, c’est Synacktiv qui remporte le Graal. Lors de compétition internationale de piratage Pwn2Own 2023 à Vancouver. Leur victoire s’est déroulée en infiltrant une Tesla Model 3 en moins de deux minutes…

  • Hyundai Motor France : un hacker dans le moteur

    Hyundai Motor France : un hacker dans le moteur

    La succursale française Hyundai a alerté ses clients d’une intrusion non autorisée le 11 avril 2023. La branche hexagonale de la firme coréenne a fait l’objet d’une attaque informatique d’un tiers. Dans un courriel, l’entreprise se veut rassurante : « Dès que nous en avons pris connaissance, nous avons diligenté une enquête interne avec des experts en informatique et nos avocats qui ont d’ores et déjà pris les mesures techniques afin d’y remédier. » À ce stade de l’enquête, rien n’affirme, n’y infirme une fuite de données.

    L’e-mail envoyé stipule qu’un tiers non autorisé a accédé à certaines données personnelles des clients. Ainsi potentiellement, des informations (prénoms, noms, dates de naissance, adresses e-mail, adresses postales, numéros de téléphone, numéros de client et numéros de châssis) sont compromises.

    Le communiqué envoyé à chaque client préconise une attention particulière sur les tentatives possibles d’usurpation d’identité. Ils pourraient s’attendre à recevoir des SMS, courriels cachant des tentatives de smishing, phishing et autre. (Crédits : Capture d’écran)

    L’enquête en cours, l’entreprise n’a pas encore commenté sur les possibles les origines de la cyberattaque. Zataz rappelle qu’en août 2022, la firme coréenne faisait les gros titres de la presse. Certains véhicules Hyundai et Kya pouvaient être volés à l’aide d’un câble USB. Les concours du nombre de vols s’affichaient par vidéo interposée sur les réseaux comme TikTok.

    Aucune communication n’est affichée, ni sur le site officiel, ni sur le compte twitter de la marque. (Crédits : capture d’écran/Hyundai)

    « À ce stade, rien n’indique que vos données personnelles ont été réutilisées à des fins frauduleuses. Toutefois, nous vous demandons de rester vigilant dès maintenant et dans les mois qui viennent aux communications que vous pourriez recevoir de la part de Hyundai Motor France ou d’une autre entité du groupe Hyundai Motor et qui vous paraîtraient suspectes », conclut le président Lionel French Keogh.

    De son côté le group France Volkswagen, situé à Villers-Cotterêts dans l’Aisne, a subi, le mardi 11 avril 2023, un incident de sécurité relate L’Union. Le groupe ne souhaite pas parler de cyberattaque et indique qu’à sa « connaissance, aucune donnée de (ses) clients n’a été affectée ou volée ». Tandis que le ransomware Play a divulgué douze fichiers de 500 MB et un de 334 MB, soit 6,2 GB de renseignements compressés sur un concessionnaire BMW le 9 avril 2023, qui semble d’après les documents diffusés être basé en Normandie.

  • Usitée et mal connue, l’expression faire grève est de rigueur

    Usitée et mal connue, l’expression faire grève est de rigueur

    Vendredi 14 avril 2023, le conseil des sages se portera sur la constitutionnalité de la loi sur lé réforme des retraites. Ce projet endossé par le gouvernement de la Première ministre Élisabeth Borne et du président Emmanuel Macron sera-t-il adoubé ? Quoi qu’il en soit, savez-vous d’où est issue l’expression « faire grève » ? Sans être de mèche pour ne pas me faire alpaguer, il est de bon aloi de vous expliquer. Quatre expressions françaises en une seule fois, de quoi faire parler ce cher M Sépa Phot, une fois de plus.

    L’actualité française ne vit qu’à travers les réformes et surtout celle de la « Retraite ». Jeune pensionné le Berd’huisien vit paisiblement dans cette commune de l’Orne. Sauf qu’il ne se passe pas un jour sans que le sujet des grèves ne fasse la Une de la presse. Tandis que les nouvelles fraîches arrivent avec la baguette moulée toute chaude, Mme Kharéson s’épanche sur la presse.

    « Tu as vu les derniers sondages sur la réforme », questionne-t-elle

    « Oui, c’est de plus en plus difficile pour le gouvernement »

    Mais les heurts en France sont légion. Depuis le 13 mai 1958 jusqu’à aujourd’hui, chaque époque son combat.

    « D’ailleurs sais-tu d’où vient l’express… »

    « Non, mais je t’écoute », coupa-t-elle

    « Alors, je vais t’expliquer », sourit-il

    Beaucoup de choses viennent de la capitale française, Paris. L’expression « les poulets » dont sont surnommés les policiers naît du fait que sur l’île de la Cité se trouvait le marché aux volailles. Suite à l’incendie de la préfecture de police lors de la Commune de Paris, en 1871 la police judiciaire déménage. Elle s’installera en 1913 dans ses nouveaux locaux au 36 quai des Orfèvres sur les lieux mêmes du marché aux volailles. C’est d’ailleurs là-bas que Jules Bonnot de la bande du même nom se fait alpaguer.

    La bande à Bonnot dont le cerveau Jules Bonnot dit le Bourgeois mourut en 1912. Sa bande multipliait vols, braquages et meurtres sur tout Paris. Les survivants à l’assaut de la police furent condamnés pour la plupart à mort, d’autre aux travaux forcés à perpétuité les derniers à la prison. (Crédits : DR)

    Se faire alpaguer est associé aux manteaux en alpaga. Particulièrement coûteux, ils attiraient les convoitises de tous les voleurs. Parfois, ils se faisaient alpaguer en flagrant délit de vol. Mais souvent, ce n’est pas un, mais deux malfaiteurs qui tombaient dans les filets de policiers. Ces personnes étaient de mèches. Étymologiquement de l’italien mezzo, qui veut dire moitié, les bandits liés par des intentions généralement mauvaises, écopaient de la même sanction.

    Manifestation contre la réforme des retraites à Paris le 9 janvier. (Crédits : Le Monde)

    Remontons au XIIIe siècle. Être de bon aloi est souvent confondue avec de bon augure. La qualité est liée à l’aloi, mais rien à voir avec nos forces de l’ordre. L’aloi était la quantité d’or et d’argent présent dans les pièces de monnaie. Si la qualité de l’alliage n’était pas au rendez-vous, la monnaie était de bas aloi. Mais revenons à nos moutons. Au tout départ faire grève fait référence à la place de Grève à Paris.

    L’île de la Cité à Paris. (Crédits : Dezalb/Pixabay)

    La Place de l’hôtel de ville se nommait place de Grève pour une bonne raison. La grève est le terrain uni et sablonneux le long de la mer ou d’une grande rivière, ici la Seine. La Grève à côté de l’hôtel de ville fut le lieu où se faisaient les exécutions durant cinq siècles. Les ouvriers sans travail se réunissaient sur cette même place pour en trouver un. Au XIXe siècle, les mêmes ouvriers, en colère, commençaient à se réunir pour réclamer de meilleurs salaires et des conditions de travail plus humaines. Les patrons ne cédant pas, les ouvriers décidaient de stopper tout travail. Voici l’origine de l’expression « faire grève ».

  • L’entreprise française Lasotel victime du ransomware Cl0P

    L’entreprise française Lasotel victime du ransomware Cl0P

    Le 23 mars 2023, Cl0P revendiquait la cyberattaque contre l’entreprise française Lasotel. Les opérateurs usants du ransomware Cl0P ont diffusé le 3 avril 2023, sur leur site de fuite près de 11 GB de données compressées. Au final ce sont plus de 19 GB d’informations confidentielles qui sont à la portée de tout un chacun. L’entreprise fait partie d’un ensemble de sociétés sur l’hexagone victime de cyberattaque. Dont la première victime au mois de mars était la ville de Lille et la dernière le 30 mars Théus Industries.

    L’entreprise qui fournit des « solutions d’infrastructures réseau, de connectivité, de téléphonie et d’hébergement sur un réseau performant et sécurisé afin de garantir une qualité de service optimale » voit ses données exposées. Au total 15 fichiers de 700 MB et un de près de 596 MB délivre 19,1 GB d’informations de l’opérateur d’infrastructure. Des fichiers de coordonnées d’entreprises clientes au format Json, des fichiers de données format CSV de plusieurs tailles dont un de 3,2 GB…

    C’est un total de plus de 21 millions de fiches uniques comprenant des données GPS, professionnel ou individuel, l’adresse jusqu’à l’état de déploiement des systèmes que les cybercriminels ont ainsi fait fuiter : factures, documents de présentations, fichiers clients, documents de signature électronique d’e-mail… (Crédits : capture d’écran/Cl0P)

    Au début du mois de mars, la capitale du Nord subissait une attaque cybernétique. Durant la conférence de presse, la municipalité se voulait rassurante, mais consciente de la cyberattaque. « Le diagnostic technique est à cette heure toujours en cours pour déterminer l’origine et la gravité de l’intrusion ». C’est maintenant chose faite. Le 27 mars 2023, le groupe Royal Ransomware a revendiqué l’attaque qui avait visé la mairie de Lille début mars en publiant 350 GB des données dérobées sur leur site Darknet, le post est repéré par LeMagIT et Zataz.

    « Dans une note interne diffusée vendredi 31 mars aux employés de la mairie, la Ville précise que parmi les données volées se trouvent les coordonnées bancaires des agents et des élus municipaux de Lille », révèle France Bleu. (Crédits : aichinger76/Pixabay)

    Les cybercriminels du groupe « Royal Ransomware » indiquent sur leur site darknet que leurs divulgations représenteraient que 10 % des fichiers détenus. Cela sous-entend qu’ils seraient en possession de 3,5 TB de dossiers appartenant à la mairie de Lille. La commune invite ses agents et élus à surveiller leur compte en banque.

  • À quel âge puis-je partir à la retraite ?

    À quel âge puis-je partir à la retraite ?

    Depuis plusieurs semaines la France est en pleine lumière due à la réforme des retraites. Cette volonté est celle du président de la République Emmanuel Macron. La raison invoquée est un déficit du système des pensions. Grâce à l’article 49-3 de la constitution française, la Première ministre, Élisabeth Borne, a fait adopter la loi sans vote. Mais depuis quand ces fonds de pension existent en France ? Quels bouleversements depuis l’instauration de la sécurité sociale à la sortie de la Seconde Guerre mondiale ?

    La retraite ou pension de retraite existe depuis Ambroise Croizat. Grâce à ce ministre du Travail et de la Santé, issu du parti communiste, l’ensemble des salariés est assujetti au système. Le système par répartition est né. Donc les actifs cotisent et assurent le règlement des pensions. Vingt-et-un ans après, le minimum vieillesse voit le jour, en 1956. Le 31 décembre 1971, la loi Boulin rehausse la durée de cotisation requise de 30 à 37,5 ans pour obtenir une pension à taux plein. L’âge pour prétendre à toucher la pension est de 65 ans avec 150 trimestres. Avec pour base de calcul les dix meilleures années.

    Tous les métiers connaissent une pénibilité. Les travailleurs pensent sans cesse à leurs retraites, certains plus que d’autres. (Crédits : Sabine van Erp/Pixabay)

    L’arrivée de François Mitterrand à la présidence de la République rebat les cartes. L’ordonnance du 26 mars 1982 abaisse l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant les annuités requises. Une décote est appliquée pour obtenir les 150 trimestres nécessaires. Le constat est effectué treize années plus tard. Édouard Balladur augmente de dix le nombre de trimestres et passe des dix aux 25 meilleures années.

    Le 12 octobre 2010 partout en France des manifestants, ici à Lille, défilaient pour protester contre la réforme de la retraite du président de la République Nicolas Sarkozy (Le projet de reporter l’âge à 62 ans). les travailleurs des transports, les enseignants et les fonctionnaires ont cessé le travail pour tenter de mettre un terme aux réformes. (Crédits : Denis Charlet/ AFP)

    En effet, pour les fonctionnaires, « le traitement de référence retenu pour la liquidation est traitement brut indiciaire correspondant à l’emploi effectivement détenu depuis au moins 6 mois au moment de la cessation de service. » Il correspond aux six derniers mois. « Pour les salariés du secteur privé, le salaire utilisé pour le calcul de la pension du régime général est la moyenne des 25 meilleurs salaires portés au compte de l’assuré, revalorisés comme les pensions (c’est-à-dire, depuis 1987, en fonction de l’inflation) » indique la Cour des comptes.

    « La prise en compte de la pénibilité continuera à se faire par le régime des catégories actives – policiers, surveillants pénitentiaires, pompiers, aides-soignants, éboueurs et égoutiers, etc. – dont les principales caractéristiques seront maintenues, permettant un départ anticipé jusqu’à cinq ou dix ans avant l’âge légal de droit commun. Seront également maintenues inchangées les bonifications de la durée d’assurance attachées à certains de ces métiers », relate le dossier de presse.

    Les deux articles ayant crée la polémique ont été écrit il y a 65 ans, l’âge précisément de départ à la retraite à taux plein. La constitution de la Vème République française s’affiche au Sénat. (Crédits : Romuald Pena)

    Mais quand partirons-nous à la retraite ? Quand en 2010, le ministre Éric Woerth s’attaque aux retraites, les syndicats apportent de nombreuses grèves. L’effet escompté n’aura pas lieu. L’âge légal de départ à la retraite passe de 60 à 62 ans et à taux plein de 65 à 67 ans. La réforme engagée par le gouvernement fait l’unanimité de la part des Françaises et Français selon les sondages, ils sont contre. D’autant que le gouvernement à dégainé l’article 47-1 et l’article 49-3 de la constitution française. L’âge légal de prise de retraite serait alors de 64 ans pour une retraite à taux plein inchangé. Des systèmes de retraites dit spéciaux ne sont pas touchés par la réforme. Le conseil constitutionnel rendra son verdict le 24 avril 2023.