Étiquette : Expressions

  • Ça en jette de sabler le champagne !

    Ça en jette de sabler le champagne !

    Les examens de fin d’année comme le baccalauréat ou encore le brevet des collèges arrivent. Chers parents qui, en secret œuvrent toute leur vie pour le meilleur de vos enfants, courage ! Ce n’est pas parce votre chérubin de trust pas la meilleure note, qu’il n’est pas intelligent. Si c’est le fait de réciter sans comprendre formules alambiquées, théorèmes, ou citation de grands auteurs… alors vive « l’intelligence artificielle ». Les diplômes ne font pas les gens brillants, ni l’argent ne fait le bonheur, mais les deux contribuent à la rapidité d’un bonheur.

    L’essor de Chat GPT fait la part belle à l’intelligence artificielle. Cette course effrénée pour faciliter les tâches, est-elle une avancée ? Si cet outil est pratique pour de nombreuses choses, il faut cependant « garder raison » s’écrie M Sépa Phot.

    « Peut-être que les gamins vont pouvoir passer notre certificat d’études ? », s’interroge le passionné.

    « Tu te rappelles les sujets », questionne Séki.

    « Non, c’est loin tout ça », s’esclaffe-t-il.

    Pendant qu’il répondait, il se dirigeait vers la bibliothèque.

    « Ah, ça y est », s’écria-t-il triomphalement

    Le calcul des confitures comme les problèmes de robinetterie ou de train, font la part belle aux souvenirs des personnes aux cheveux gris. (Crédits : Silvia/Pixabay)

    Une ménagère achète 10 kg de prunes à 0,90 F le kg pour faire des confitures. Elle retire 2,5 kg de noyaux. Elle ajoute un poids de sucre égal à celui de la pulpe. Le sucre vaut 1,26 F le kg. Elle fait cuire le mélange sur un réchaud électrique consommant 500 W à l’heure. La cuisson dure 1 h 30, elle fait perdre au mélange 1/5 de son poids. Le kWh d’électricité vaut 0,32 F.

    1° Quel est le poids des confitures obtenues ?

    2° On met la confiture dans des pots de 500 g. Combien pourra-t-on en remplir ?

    3° Quel est le prix de revient d’un pot ?

    « Vous avez une heure » s’amusa-t-il.

    C’est à cet instant qu’il prit son pied. Une expression qui semble-t-il a quelque peu évoluée. Elle aurait plus tendance à se rapprocher d’une joie pareil une personne qui finit son premier marathon, ou plus grivois à une personne qui « se fait Lebron James ». Pourtant, l’expression n’a pas grand chose à voir avec son origine. Prendre son pied remonte au temps des corsaires.

    À cette époque lointaine, après une bataille et un pillage en bonne et due forme, venait le partage. L’unité de mesure était le pied. Prend son pied voulait alors dire prendre sa part du butin. Pour le dépenser auprès des péripatéticiennes. « Askip, ils avaient la hype d’être rapta auprès d’une tchoin ». Prendre son pied est aussi ce qui caractérisait la joie de Thierry Roland un certain 12 juillet 1998 quand il s’écria « Quel pied ».

    J’aime les liqueurs ; c’est ma folie ; il y en a dans ce cabinet ; vous allez voir comme je sable

    Dancourt, l’Opérateur Barry, sc. 12.

    Quand on pense aux personnes qui sablent le champagne, après avoir sabré la bouteille, ça en jette ! Si sabrer le champagne se fait à l’aide d’un sabre, ou d’un autre outil, le sabler est autre chose. Celle-ci se réfère au métal en fusion que les fondeurs versent dans le moule constitué de sable. Surtout à sa rapidité, comme celui qui vide un verre, qui le boit d’un trait. « Il a une descente que je n’aimerais pas monter en vélo », ponctua son gendre.

    Le champagne sablé ou sabré donne du plaisir aux personnes qui apprécient le breuvage. (Crédits : Guido Reimann/Pixabay)

    Quant à « ça en jette », restons dans le raisin. En effet c’est le jus extrait du fruit qui en fait un mets savoureux. L’expression peut paraître capillotractée. Puisque ça en jette fais référence à l’élégance et le chic d’une personne. L’essence même de l’image que l’on se fait de l’apparence, comme de la couverture d’un livre : Méfiez-vous des fruits trop alléchants ! Sinon, avez-vous fini le problème de mathématiques ? Attention aux valeurs, il y a 1000 watts dans un kilowatt.

  • Usitée et mal connue, l’expression faire grève est de rigueur

    Usitée et mal connue, l’expression faire grève est de rigueur

    Vendredi 14 avril 2023, le conseil des sages se portera sur la constitutionnalité de la loi sur lé réforme des retraites. Ce projet endossé par le gouvernement de la Première ministre Élisabeth Borne et du président Emmanuel Macron sera-t-il adoubé ? Quoi qu’il en soit, savez-vous d’où est issue l’expression « faire grève » ? Sans être de mèche pour ne pas me faire alpaguer, il est de bon aloi de vous expliquer. Quatre expressions françaises en une seule fois, de quoi faire parler ce cher M Sépa Phot, une fois de plus.

    L’actualité française ne vit qu’à travers les réformes et surtout celle de la « Retraite ». Jeune pensionné le Berd’huisien vit paisiblement dans cette commune de l’Orne. Sauf qu’il ne se passe pas un jour sans que le sujet des grèves ne fasse la Une de la presse. Tandis que les nouvelles fraîches arrivent avec la baguette moulée toute chaude, Mme Kharéson s’épanche sur la presse.

    « Tu as vu les derniers sondages sur la réforme », questionne-t-elle

    « Oui, c’est de plus en plus difficile pour le gouvernement »

    Mais les heurts en France sont légion. Depuis le 13 mai 1958 jusqu’à aujourd’hui, chaque époque son combat.

    « D’ailleurs sais-tu d’où vient l’express… »

    « Non, mais je t’écoute », coupa-t-elle

    « Alors, je vais t’expliquer », sourit-il

    Beaucoup de choses viennent de la capitale française, Paris. L’expression « les poulets » dont sont surnommés les policiers naît du fait que sur l’île de la Cité se trouvait le marché aux volailles. Suite à l’incendie de la préfecture de police lors de la Commune de Paris, en 1871 la police judiciaire déménage. Elle s’installera en 1913 dans ses nouveaux locaux au 36 quai des Orfèvres sur les lieux mêmes du marché aux volailles. C’est d’ailleurs là-bas que Jules Bonnot de la bande du même nom se fait alpaguer.

    La bande à Bonnot dont le cerveau Jules Bonnot dit le Bourgeois mourut en 1912. Sa bande multipliait vols, braquages et meurtres sur tout Paris. Les survivants à l’assaut de la police furent condamnés pour la plupart à mort, d’autre aux travaux forcés à perpétuité les derniers à la prison. (Crédits : DR)

    Se faire alpaguer est associé aux manteaux en alpaga. Particulièrement coûteux, ils attiraient les convoitises de tous les voleurs. Parfois, ils se faisaient alpaguer en flagrant délit de vol. Mais souvent, ce n’est pas un, mais deux malfaiteurs qui tombaient dans les filets de policiers. Ces personnes étaient de mèches. Étymologiquement de l’italien mezzo, qui veut dire moitié, les bandits liés par des intentions généralement mauvaises, écopaient de la même sanction.

    Manifestation contre la réforme des retraites à Paris le 9 janvier. (Crédits : Le Monde)

    Remontons au XIIIe siècle. Être de bon aloi est souvent confondue avec de bon augure. La qualité est liée à l’aloi, mais rien à voir avec nos forces de l’ordre. L’aloi était la quantité d’or et d’argent présent dans les pièces de monnaie. Si la qualité de l’alliage n’était pas au rendez-vous, la monnaie était de bas aloi. Mais revenons à nos moutons. Au tout départ faire grève fait référence à la place de Grève à Paris.

    L’île de la Cité à Paris. (Crédits : Dezalb/Pixabay)

    La Place de l’hôtel de ville se nommait place de Grève pour une bonne raison. La grève est le terrain uni et sablonneux le long de la mer ou d’une grande rivière, ici la Seine. La Grève à côté de l’hôtel de ville fut le lieu où se faisaient les exécutions durant cinq siècles. Les ouvriers sans travail se réunissaient sur cette même place pour en trouver un. Au XIXe siècle, les mêmes ouvriers, en colère, commençaient à se réunir pour réclamer de meilleurs salaires et des conditions de travail plus humaines. Les patrons ne cédant pas, les ouvriers décidaient de stopper tout travail. Voici l’origine de l’expression « faire grève ».

  • Je porte un toast à votre anniversaire Thibaud

    Je porte un toast à votre anniversaire Thibaud

    Souvent entendue, jamais égalée la formule peut porter à confusion. Car, les personnes lèvent un verre, et rarement un toast. Mais que vient faire ce mot à l’apparence anglaise dans une expression bien française ? Si dorénavant, on souhaite le meilleur sur le succès social, professionnelle ou en mariage, elle ne l’est que depuis peu de temps. Seriez-vous tombé dans le panneau ? J’avoue n’y avoir vu que du feu, bercé par de tendres illusions de mes connaissances.

    Que ce soit lors d’une union, pour une remise de diplôme, célébrer un bonheur, une réussite… en France il est de coutume de lever son verre pour porter un toast. Que ce soit dans les hautes Pyrénées ou sur la côte d’opale, les us sont respectés. Mais savez-vous d’où vient cette expression ? Malgré votre excellente intuition, il ne provient pas d’Angleterre où règne le Roi Charles III. Le mot toast vient du vieux français pour « tostée, rotie », issu du XIIIe siècle. Rien à voir avec la guerre de Cent Ans qui voit s’affronter Anglais et Français du 24 mai 1337 au 9 octobre 1453. Cette dernière se clôt par le Traité de Picquigny signé le 29 août 1475. Bien qu’il est possible que les deux souverains, Édouard IV et Louis XI, aient porté un toast.

    Le toast est le morceau de pain positionné au fond du verre dans lequel il était versé de la bière ou du vin. Entre la fin du XVIIe et l’entrée dans le XVIIIe siècle, il se disait que l’on « toastait une dame ». Une façon cavalière ou non, de boire à sa santé. (Crédits : Frank Oschatz/Pixabay)

    Le mot toast est entrée dans le langage d’un côté ou de l’autre de la manche. Son origine « tostée » qualifie la tranche de pain grillé que l’on plonge dans une boisson. Mais une légende associe la monarchie britannique à cette pièce de pain. Sous le règne de Charles II, lorsque les hommes portaient un toast envers une femme, leurs verres contenaient un morceau de pain grillé. L’expression est passée dorénavant pour tout un chacun, et toutes occasions.

    Comme figé dans les phares d’une automobile, tomber dans le panneau et ne rien voir venir. (Crédits : Thomas G./Pixabay)

    Si vous êtes tombé dans le panneau de l’origine du mot, vous êtes comme fait comme un lièvre. En effet, le panneau était un filet dont se servaient les personnes voulant capture du petit gibier. Pas besoin de s’approcher de la cible pour l’attraper. Issue du XVe, l’expression ne cesse d’évoluer. Ainsi tendre un panneau à quelqu’un est lui donner l’occasion de piéger à bon escient quelqu’un. Il est tombé dans le panneau de la publicité.

    La publicité use de stratagèmes à des fins commerciales. Ici le paon hypnotisé par son plumage, sa future compagne appuyée d’un son tellement bas en fréquence que peu l’entende. Ni les prédateurs, ni les êtres humains ne sont en capacité de le percevoir. (Crédits : JenniferStr/Pixabay)

    C’est ainsi que les publicitaires semblent joués de nous. Nous n’y voyons que du feu, ébloui par la lumière, ici les promotions, pour nous faire acheter un bien inutile. De là à employer ces trois expressions dans un même paragraphe, il n’y a qu’un pas. « L’homme abasourdi du tour de magie porta un toast à l’artiste. N’y voyant que du feu, le prestidigitateur joua sur l’illusion du tour de passe-passe. L’homme pourtant averti tomba dans le panneau », raconte Sépa Phot.

  • Être complètement baba d’un cordon bleu

    Être complètement baba d’un cordon bleu

    Le fameux cordon bleu, servi dans les cantines connaît deux origines. La première est religieuse, et l’autre culinaire. Le mémorable fromage coulant qui sort de ce sandwich de jambon et de porc, entouré de la panure… De là, à faire l’école buissonnière, car vous en êtes baba, il n’y a qu’un pas. Pour autant, il ne faut pas être un cordon bleu des beaux esprits pour le cuisiner, le revisiter sûrement avec l’enseignement de l’établissement Le Cordon Bleu. Faisons un festin de mots, bleus si vous le souhaitez.

    Alors que le désormais couple célèbre, au moins à Berd’huis, rentre chez lui, il entend des conversations de collégiens. Il se raconte leurs menus du jour. La star des cantines semble être le cordon bleu, accompagné de frites et de ketchup bien sûr.

    « Ah, s’ils connaissaient son origine », s’exclame Sépa. Séki n’en fait aucun cas, elle sait bien que de toute façon… « Tu savais que ça venait des commandeurs de l’Ordre du Saint-Esprit ? »

    Après un silence de quelques secondes elle ponctua, sans grande conviction d’un « ah, non du tout ». Mais la machine était déjà en route…

    Le cordon bleu fait référence à l’Ordre du Saint-Esprit. Il a été institué sous le règne de Henri III en 1578 jusqu’en 1791, puis de 1814 à 1830.

    Le comte de Chavigny, secrétaire d’État de (1608-1652), est chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit et porte le cordon bleu ainsi que le manteau orné de la Croix. L’ordre est un ordre nobiliaire catholique décidé à rassembler la noblesse autour des guerres de religion.

    Le 1er août 1469, Louis XI fonde l’Ordre de Saint-Michel, sous le nom d’« Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Il est placé sous le patronage du mont ayant résisté aux attaques anglaises, le fameux mont Saint-Michel. Les membres nommés à discrétion du souverain se disaient chevaliers de l’ordre du Roi. Pour contrer cet ordre Henri III crée le 31 décembre 1548 l’Ordre du Saint-Esprit. Ses membres portent la croix de Malte maintenue par un cordon bleu. L’ordre s’éteint définitivement avec l’accession au trône de Louis-Philippe 1er, en 1830.

    (Crédits : RMN-Grand Palais/Château de Versailles/Gérard Blot)

    Plus de cent ans après l’extinction de l’ordre au cordon bleu, un autre prend le relais : celui des futures cantines. Il serait apparu bien plus tard au sein d’une cuisine dans le canton de Vaud en Suisse, en l’année de naissance de Sépa, 1949. La légende veut que les premiers essais se soient déroulés dans une cuisine quelconque, une corde bleue servait à maintenir l’ensemble. Il n’en faut pas plus pour devenir une légende urbaine, ou pas. Ça vous laisse baba. Cette expression est lorsque nous sommes sans voix, ou presque. C’est en fait le redoublement d’une onomatopée. Elle fait sens lorsque vous bégayez de surprise.

    Le cordon bleu est au départ une escalope de porc roulée autour de jambon et de fromage, puis panée.

    « Il me semble que c’est aussi un organisme de formation, Le Cordon Bleu », question Séki.

    « Exact, toi tu as fait l’école buissonnière », rétorque Sépa. Le simple regard dubitatif lui indique de répondre rapidement. En fait l’école buissonnière n’est pas le fait de sécher les cours, mais son inverse. Au même siècle que le Cordon Bleu, les prédicateurs luthériens devaient se cacher pour dispenser leurs enseignements. Ils se dirigeaient vers les bois et les campagnes. Contrairement au sens actuel, faire l’école buissonnière définissait ceux qui au contraire se rendaient à l’école. Je suis sûr que vous en êtes baba…

    (Crédits : Rainer Zenz)

  • Il me bassine depuis qu’il en pince pour elle

    Il me bassine depuis qu’il en pince pour elle

    Deux expressions en une seule phrase qui semblent sorties d’un vieux livre de nos grands-parents. Ce qui pourrait se traduire « il me soûle avec son crush ». Sauf que dès maintenant la drague que connaissaient certains, nés au siècle dernier, a très légèrement évolué. Du « snap » à « IG », les premiers contacts s’effectuent par smartphone interposé. Mais connaissez-vous l’origine de ces deux expressions ? Allons de ce pas trier les informations sur le volet.

    Lors du repas dominical, la famille s’était retrouvée tout autour de la table à Berd’huis. L’occasion d’un partage de plats mijotés et de vins de bourgogne qu’affectionne tout particulièrement Jean Peupluh, le colocataire de la cadette. Ce fameux gourmet ne tarit pas d’éloge sur les vins, mais pas que.

    « Depuis sa rencontre avec Elle Mkasselépié, il me bassine. Il me sort des disquettes, désolé, des expressions sorties de nulle part », souffle la cadette à table.

    Disquette s’interroge Sépa. Les regards se croisèrent malicieusement, pour s’arrêter sur lui.

    « Quoi ?!? Je n’ai rien dit ».

    « Justement, c’est quoi son expression… euh… tu sais à chaque fois qu’il a un crush », questionne la cadette

    « Un crush ? »

    « Oui, quand il est amoureux »

    « Ah, quand il dit j’en pince pour elle ? »

    « Voilà, ça sort d’où sérieusement, plus personne à part lui n’utilise ça »

    Il n’en faut pas plus pour que Sépa ne commence à partager ses connaissances. Alors en « pincer pour quelqu’un » c’est assez étrange en fait. Lorsque tu as des papillons dans le ventre, c’est que ton cœur vibre. Hé bien, c’est la même chose. La personne en face de toi est un musicien qui fait vibre ta corde sensible. Le musicien pince parfois ses cordes, l’amour pince aussi parfois.

    D’autres proposent une autre version. Ça M’intéresse explique que le verbe « pincer » se rapprocherait selon certains linguistes du verbe « pinsier » qui, au XIIIe siècle, avait la signification de « peloter » ou de « caresser ». (Crédits : Desiree/Pixabay)

    « Et tu dis qu’il te bassine », s’amuse Sépa

    Savais-tu que bassiner quelqu’un vient d’une petite bassine coiffée d’un couvercle dans laquelle on déposait des braises ? Comme j’ai pu te raconter que petit, ma grand-mère mettait une brique à chauffer, l’entourait de papier journal, avant de la déposer à mes pieds sous l’édredon gigantesque. La bassinoire, c’est son petit nom, servait à chauffer le lit. Donc bassiner quelqu’un c’est échauffer son esprit, le titiller comme avec une bassinoire.

    Certains vont reconnaître cet ustensile qui trône chez vos grands-parents, ou dans le grenier des parents, vous savez ce qu’est désormais une bassinoire. Elle peut être détournée de son usage premier pour faire chauffer des châtaignes. (Crédits : DR)

    « Comment sais-tu tout ça », s’étonne la cadette

    « À force de trier sur le volet les informations »

    « Qu’est-ce que c’est encore que ça ? », s’étonne la cadette

    Alors rapidement, avant que le ragoût ne soit trop froid, cette expression vient du Moyen Âge. Le volet est un voile en tissu qui servait pour trier les graines. Au XVe siècle, le tissu devient assiette de bois dans laquelle on triait les pois et fèves. « Et sinon, c’est quoi une disquette ? »

  • J’ai donné le change

    J’ai donné le change

    Dans les expressions françaises, certaines semblent faciles à comprendre, d’autres donnent le change. « Donner le change » : qu’elle est cette expression qui a l’air modifier quelque chose ? Une expression de banquier, d’usurier, de faux monnayeur ? Non, elle s’utilise lorsqu’un individu veut lancer une autre personne sur de fausses pistes. Alors que nous sommes à trois semaines de la fameuse Saint-Valentin, journée dite des amoureux, toutes et tous vous disent « Pas la peine de faire quelque chose, c’est commercial ».

    Les années filent et défilent, de la même manière que le pissenlit distille ses graines au gré du vent. Mme Kharéson et M Phot, sont restés de grands amoureux de la vie. Comme chaque année, l’attention procurée vaut plus que le cadeau lui-même, quoi que…

    « C’est bientôt la Saint-Valentin », chantonne M Sépa Phot.

    « Oui, dans trois semaines environ, et », réplique Mme Kharéson

    « Je disais ça comme ça », sourit-il espièglement

    « Mais bien sûr ! »

    Les fleuristes sont à pied d’œuvre lors de ce 14 février, comme la fête des Mères. Fête commerciale du même genre que la fête des grand-mères, grands-pères… mais garde à celui ou celle qui oublie l’attention de ce moment particulier. Même si la personne ne veut rien, elle donne peut-être le change. (Crédits : Alexa/Pixabay)

    Chaque année, pour les anniversaires, le jour de Noël en France, l’épiphanie en Espagne, nous recevons des cadeaux. Mais qu’il est difficile de choisir un présent qui ravira la personne. C’est pour ça qu’à chaque occasion, M Phot donne le change pour viser juste.

    Donner le change

    Il faut remonter au XVIIe siècle pour en trouver l’origine, dans son sens figuré actuel. « Donner le change à quelqu’un, le tromper en lui faisant adroitement prendre une chose pour une autre », explique Le Larousse. Cette expression est issue du monde de la Vénerie, ou chasse à courre. Lorsque la « chasse » est lancée, la meute des chasseurs et chiens ne poursuit qu’un seul animal.

    Les meutes sont bruyantes, et dressées. Elles commencent souvent avec la chasse au lièvre pour les habituer. (Crédits : jacqueline macou/Pixabay)

    Il arrive qu’un autre animal, apeuré par le bruit et la meute canine, coupe la route de l’animal ainsi traqué. Ce dernier s’appelle le change. Le chien qui prend le change donner par l’animal poursuivi, suit la trace d’un autre. Il s’agit d’une ruse que les cerfs et chevreuils usent régulièrement. Passer devant un congénère pour que celui-ci soit pris en chasse et lui sauf.

  • Meilleurs vœux pour l’année 2023

    Meilleurs vœux pour l’année 2023

    Il ne reste plus que quelques jours, jusqu’au 31 janvier pour annoncer ses vœux. Tout commence par le fameux décompte d’avant minuit « 10… 9… 8… 7… 2… 1… Bonne année ». Oui vous l’avez tous encore en mémoire. On s’embrasse sous le gui, s’offre des étrennes, on mange 12 raisins au son des cloches au Mexique… Vous souhaitez à ceux qui vous sont chers la réalisation de chacun de leurs vœux, de la joie, bonheur, santé, richesse, etc. Mais savez-vous d’où viennent ces fameux « vœux » que nous souhaitons à tous ceux que nous apprécions ?

    Revenu du tournoi de tennis où le beau-fils de Phot était battu à plate couture, Sépa s’en allait assister aux vœux du Maire de la commune. Sur le peu de chemin, qui sépare la demeure de la mairie, Mme Kharéson voyait son époux se torturer l’esprit.

    « Tu me raconteras une fois la cérémonie terminée et les petits fours mangés, mais pas avant » sourit-elle.

    « Je n’ai encore rien dit », s’exclama -t-il

    « Oui, c’est vrai. Je prends les devants ».

    Le discours fut assez court, l’édile souhaitait surtout profiter des petits fours, du champagne, de la clairette de die ramenée de son voyage en Drôme.

    M. Phot ne put s’empêcher de se plonger dans ses livres, une fois de retour à la maison pour connaître l’origine du mot vœu.

    Il faut attendre le XVIe siècle pour que « ce que nous appelons promesse entre les hommes est nommé vœu au regard de Dieu » (Littré/Calvin, Instit. 1007). (Crédits : Heike/Pixabay)

    Dans la première moitié du XIIe siècle, le vœu est « une prière de louange, de supplication adressée à Dieu », peut-on lire dans le Trésor de la langue française. Puis au cours des années 1176-1181, il devient une « promesse faite à soi-même, une résolution » (Chrétien de Troyes, Chevalier Charrette, éd. M. Roques, 6002). Il reste religieux dans son sens premier. Le vœu est une « promesse faite à Dieu, par laquelle on s’engage à quelque œuvre que l’on croit lui être agréable, et qui n’est point de précepte. », relate Le Littré. Il est au Moyen-Age une promesse que personne ne peut rompre.

    « Au fait tu as reçu une carte de vœux de la part de Murielle ton amie mexicaine, s’écrit M Phot. Tu savais que les cartes sont nées au Royaume-Uni, dans les années 1840. Ce n’est que plus d’un siècle après sa naissance qu’elles se colorent et deviennent plus originales. »

    « Chouette, merci. Ah ! Je ne savais pas. »

    « De quoi ? », s’étonne Sépa.

    « Elle raconte qu’au Mexique, ils mangent 12 raisins au son des cloches pour le décompte de la Saint-Sylvestre. Elle me raconte que c’est la tradition la plus populaire. Le plus dur est de faire 12 vœux, manger 12 raisins, durant les 12 coups de cloches… sans s’étouffer. »

    « Bonne et heureuse année », de la part de nous tous.

  • C’est mon point de vue !

    C’est mon point de vue !

    Exprimer son point de vue est une chose naturelle, et essentielle. Pour autant, cette insignifiante démarche peut engendrer de nombreuses et fâcheuses querelles, envolées lyriques, noms d’oiseaux… Il arrive en certains cas que le français joue des tours aux utilisateurs de la langue de Molière. L’exemple de l’Opéra est criant de vérité. Il est à la fois, une pâtisserie, un art et un lieu. L’écoute active est donc primordiale pour une réelle compréhension, évitant tout quiproquo malencontreux.

    Tandis que sonne midi à la comtoise, les verres s’entrechoquent joyeusement de ses retrouvailles tant attendues. L’odeur des châtaignes grillant dans l’âtre de la cheminée embaume la demeure de l’amphitryon. La pluie automnale vague nos souvenirs estivaux, il faut dire que dame Nature, en ce mois d’octobre, nous amène à ressortir nos pulls et écharpes en laine. Une ambiance chaleureuse règne grâce aux mets et vins de très bons crus. Le « Baccalà al pomodoro » s’annonce, c’est à cet instant que l’orage se mit à gronder.

    Je suis sûr d’avoir raison

    « Génial, mon plat préféré, tomate, pomme de terre, cabillaud et… », s’exclama M Phot.

    « Qu’est-ce que tu racontes ? Ce n’est pas du cabillaud, mais de la morue », affirma Mme Kharéson, en l’interrompant.

    Il s’en suit une algarade, jusqu’à saisir le dictionnaire pour juger de l’affaire. Chacun restant ferme sur sa vision du patronyme du poisson, tandis que le mets alléchant aux fumets délicats attiédissait, au grand dam des convives. Le couperet tomba, morue et cabillaud sont un même et unique individu, l’honneur est sauf, et le plat, froid.

    Plat, poisson, sud

    Baccalà al pomodoro, est un plat typique de la cuisine italienne de la mer. Deux s’opposent, chez les champions d’Europe, au nord, se dégustent « baccalà à la vénitienne » ou la version rouge, plus répandue au centre et au sud d’Italie, avec comme recette phare : « baccalà à la livournaise ».

    Le poisson issu de la famille des gadidés (Gadus morhua) vit en Atlantique Nord, du Canada à la mer de Barents. Le nom morue vient du breton mor (mer) et du vieux français luz (brochet). Cabillaud est une altération du mot bacalao, qui signifie morue en espagnol. Mais alors, quelle est la différence entre les deux ? Pour faire simple, le cabillaud se mange frais ou après décongélation, tandis que la morue est salée et séchée. (Crédits : DR)

    « Comme la panthère et le léopard », affirme Conception Santos, bru et banquière de métier.

    « Quoi ?!? », répondent collégialement les commensaux.

    « Eh bien… La panthère, ou le léopard sont le même animal. Ils sont de la famille Panthera Pardus et possèdent des tâches de rosettes sur le corps. Je vous vois venir, ce n’est ni un saucisson, ni un vin de Bergerac, ni la marque d’officier de la Légion d’honneur », continue Conception.

    En effet, une rosette est une marque, ou formation en forme de rose que l’on trouve sur la fourrure et la peau de certains animaux, notamment les chats. Les rosettes s’emploient pour se camoufler, se défendre. Les prédateurs utilisent la leur pour simuler les différents changements d’ombre et de lumière, ce qui les aide à rester cachés de leurs proies.

    Est-ce nécessaire de changer de point de vue ?

    Ainsi, Romain Frayssinet amène un éclairage plus qu’important sur le point de vue et le recul que tout un chacun devrait avoir. « Si admettons, là, je fais une chronique où je dis que pour combattre le coronavirus, il faut que tout le monde se mette un petit oid’ dans le uc ». Il y a au moins une personne qui va commenter : enfin ! Voilà ! Quelqu’un qui parle des vrais trucs ! »

    Défendre son point de vue peut par conséquent engendrer de la violence. Imposer sa pensée est une sorte de pouvoir, où l’effroi est très efficace en persuasion. La société voudrait que, lorsqu’une majorité d’individus songe à une même et seule chose, cette frange de la population détienne la vérité. La première séquence du film « Les Temps modernes » de Charlie Chaplin (1936) est sans équivoque. Il y fait une référence à la légende de Panurge, ami du géant Pantagruel, de François Rabelais.

    Ne pas rester figé sur ses positions

    Ainsi, il n’hésite pas à ouvrir son film en associant, par un fondu enchaîné, l’image d’un troupeau de moutons avec celle d’une foule sortant du métro. Il compare ces ouvriers se rendant à leur travail à un cheptel destiné à l’abattoir, qui, sans aucune réflexion, suive le mouvement général. Les personnes qui ont des opinions différentes peuvent susciter de la peur et de l’incertitude chez les gens bien-pensants. Comme Didier van Cauwelaert écrit, dans « L’Évangile de Jimmy », « Le doute, c’est le point de départ de l’intelligence ! ». Le plus célèbre cas est l’affaire dite de Galilée. Ce procès est l’enquête et la condamnation du savant astronome par l’Inquisition pour avoir dénigré le géocentrisme et soutenu l’héliocentrisme. L’Histoire lui donne raison.

    « Un point de vue, si tu te déplaces, ça change ». Il est biaisé par notre conception de vie, du fait d’être heureux, affamé, frileux, courageux… Notre perception, nos croyances, nos expériences, nos connaissances nous influencent. Comment se rendre compte qu’au niveau de la France, la vitesse de rotation de la Terre est d’environ 1100 kilomètres par heure. Aux pôles, elle tombe à seulement trois tandis qu’à l’équateur, elle atteint 1 600 kilomètres par heure. Alors que nous ne ressentons aucune sensation de rapidité. (Crédits : Marek/Pexels)

    « T’es foncedé, tu jettes quelqu’un par la fenêtre, bah… t’as jeté quelqu’un par la fenêtre », lance l’humoriste. La manière dont on voit la réalité ne la change en rien. Comme l’expression « tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » est un doux euphémisme. Le canal de nos sens, de nos compréhensions du monde sont influencés et aseptisés à nos différents ressentis, à moins de laisser libre cours à notre intuition. « Comme si on passait notre vie à voir le monde au travers d’une serrure, et le jour où tu prends ce recul, la question, ce n’est plus à quoi ressemble le monde, mais est-ce qu’on peut ouvrir la porte », conclut Romain Frayssinet. « Ne vous limitez pas à voir à travers cet espace restreint, mais ouvrez vos champs de perceptions en prenant du recul, doutez de tout, et observez ainsi le monde d’un œil neuf. »

  • « En toute bonne foi »

    « En toute bonne foi »

    C’est une expression parmi tant d’autres, mais savez-vous d’où elles viennent ? Chaque pays, contrée, région possède ses propres références, elles ont des usages et des origines lointaines. Elles disparaissent au fil du temps, des mémoires qui faiblissent, de la non-transmission, ou encore une conséquence de l’ère de la communication et du tout numérique. Ne pas être sur la paille est une bonne chose. Je vous souhaite d’avoir du foin dans vos bottes, en toute bonne foi !

    « Tu as fait un saucisson », annonçaient les personnes d’avant 1950. Elle revendiquait le succès d’une chanson auprès des auditeurs au début du XXe siècle. De plusieurs raisons, la première est que les premiers supports d’enregistrements furent des tubes, des cylindres.

    Une évolution apportée à la culture

    Dorénavant, vous écoutez votre musique sur votre smartphone. Peu ou prou, des 2000 (N.D.L.R. Caractéristique dispensée pour ceux nés après l’an 2000) et postérieur connaissent les CD, vinyle, cassettes audio et autant moins les disquettes.

    ancien, musique, début

    Ainsi, la plus vieille voix humaine restituée est l’œuvre d’un français, Édouard-Léon Scott de Martinville (1817-1879). C’est à quarante ans qu’il créa le Phonautographe.

    Le phonautographe est le premier appareil connu pour enregistrer le son. Inventé par Édouard-Léon Scott de Martinville, il est breveté le 25 mars 1857.

    L’appareil permettait d’inscrire le signal émis par un son, et ce dernier ignorait qu’il avait ouvert la porte à la sauvegarde de données acoustique, et bien plus encore. Ses premiers tracés, connus et conservés aux archives de l’Académie des sciences, datent du 9 avril 1860, soit 17 ans avant l’invention du phonographe par Thomas Edison. Mais ce n’est que grâce à la technologie numérique du XXIe siècle, en 2008, que ces signaux ont pu être traduits en sons. (Crédits : DR)

    Les sommités ont pu entendre une voix chantant « Au clair de la lune». De forme plate, Thomas Edison transforme le support en cylindre. La seconde vient de l’usage du mot « tube ». Ce terme aurait été lancé par Boris Vian, directeur artistique chez Philips (1957), il aurait fait allusion à une rengaine dont les paroles seraient creuses. Auparavant, les gens du métier employaient le nom « saucisson » pour une chanson à succès.

    Toucher le pactole

    Qui n’a rêvé de voir apparaître les numéros cochés sur votre bulletin par de la loterie nationale sur son téléviseur. En cela, pour toucher le jackpot, le pactole. Cette antonomase nous fait voyager dans le temps, jusqu’en -715 av. J.-C., avec le roi Midas. Ce souverain de Phrygie, fils de Gordias et de la déesse Cybèle, est le héros de plusieurs légendes.

    Dans la mythologie grecque, Silène est le père adoptif du dieu Dionysos, et l’accompagne sans cesse. Il est également la divinité personnifiant l’ivresse. Un certain jour, saoul, il s’égare sur le royaume du roi Midas. Ce dernier le recueille et lui offre hospitalité. En récompense de s’être occupé de son précepteur, Dionysos accorde un vœu à Midas. « Je souhaite que tout ce que je touche se transforme en or », aurait-il demandé.

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Il ne peut plus effleurer quelqu’un, ni manger, ni boire sans que tout se matérialise en or. Par nécessité, il sollicite Dionysos d’annuler son don, de peur de mourir de faim et de soif. Le dieu de la vigne, du vin et de ses excès lui ordonna de se laver les mains dans les eaux de la rivière Pactole.

    Bacchus ordonna à Midas de se laver dans la Pactole. Huile sur toile (98×130 cm) de Nicolas Poussin, exposée à Munich, dans l’ancienne pinacothèque. (Crédits : DR)

    Peinture, scène, antique

    Midas perd son pouvoir, mais, depuis ce jour, le fond du fleuve est nimbé de paillette en or. Les Lydiens auraient tiré parti de ces fragments précieux charriés par la rivière, pour frapper monnaie en métal jaune, ce qui donna naissance à l’électrum. Le roi Crésus disposait alors d’or pur grâce au cours d’eau, l’expression « riche comme crésus » a toujours cours.

    Avoir du foin dans ses bottes

    L’expression date du XVIIIe siècle. Elle sert de parabole pour dire qu’une personne pauvre devient riche. Autrefois, quand un vent glacial balayait la campagne, la couvrant d’un blanc linceul de givre. Comment se protégeaient-ils leurs pieds alors qu’il faisait froid à pierre fendre ?

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    Les paysans avaient pour habitude de mettre de la paille dans leurs sabots pour avoir moins froid, ceux qui étaient un peu plus aisés employaient du foin, plus confortable, mais plus difficile à récolter, donc plus précieux (foin et paille sont différents). Par ailleurs, pour un agriculteur, comme un métayer, avoir du foin était autrefois signe de richesse pour un fermier.

    Le foin engrangé pour l’hiver est indispensable pour qui possède un troupeau, d’où il tirera parti l’année suivante. Elle s’imbrique dans une nouvelle expression, « avoir de quoi ». C’est avoir les moyens dans son portefeuille de satisfaire ses envies d’achat. (Crédits : jplenio/Pixabay)

    Cette expression, peu usitée par les nouvelles générations, s‘’’employait face à la disette ou grâce aux économies effectuées. « Avec toutes ces années d’épargne, elle a accumulé assez de foin dans ses bottes pour s’acheter une maison sans emprunt. » Désormais, ce foin se nomme apport financier pour acheter un bien immobilier. Pour revenir à nos moutons, le foin est riche en nutriment, contrairement à la paille. En cas de froid, dormez dans la paille : vous y serez au chaud.

    En toute bonne foi

    La « bonne foi » désignait, selon le Grand Robert, une « qualité d’une personne qui parle, agis avec une intention droite, avec la conviction d’obéir à sa conscience, d’être fidèle à ses obligations ». Elle est la particularité de celui pour qui la croyance est toujours sacrée, et, plus généralement, la sincérité la franchise.

    Mais celle-ci s’applique-t-elle à chaque citoyen français ? Eh bien non ! « Justifie sa décision une cour d’appel qui, pour admettre la bonne foi d’un homme politique poursuivi pour diffamation, retient que le prévenu, qui n’est pas un professionnel de l’information, n’était pas tenu aux mêmes exigences déontologiques qu’un journaliste, qu’il disposait d’une base factuelle suffisante pour s’interroger publiquement sur des informations faisant état de pratiques journalistiques contestables, et qu’il l’a fait avec prudence, sans excéder les limites admissibles de la liberté d’expression », écrit Sabrina Lavric sur Dalloz.

    La bonne foi est définie par l’absence d’animosité personnelle, la légitimité du but poursuivi, la prudence et la mesure dans l’expression et la vérification des sources. Lors des prochaines élections régionales ou départementales, pensez aux promesses et discours, ils seront prononcés en toute bonne foi… (Crédits : Caio/Pexels)

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