Les tensions internationales actuelles, notamment entre la Russie et l’Ukraine, peuvent parfois s’accompagner d’effets dans le cyberespace qui doivent être anticipés, alerte l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). De manière prudente, l’entité rappelle que si aucune menace visant les organisations françaises, elle surveille la toile comme le lait sur le feu. Dans ce contexte, la mise en œuvre des mesures de cybersécurité et le renforcement du niveau de vigilance sont plus que nécessaires pour garantir la protection au bon niveau des organisations.
Pour preuve les opérateurs derrière le ransomwareConti assurent qu’« en réponse au bellicisme occidental et aux menaces américaines d’utiliser la cyberguerre contre les citoyens de la Fédération de Russie, l’équipe Conti annonce officiellement que nous utiliserons toutes nos capacités pour prendre des mesures de rétorsion au cas où les bellicistes occidentaux tenteraient de cibler des infrastructures critiques en Russie ou dans toute région russophone du monde. »
Pour autant, l’organisation rappelle qu’elle n’est alliée à aucun gouvernement et « condamne la guerre en cours ». Elle prévient qu’elle n’hésitera pas à utiliser « nos ressources pour riposter si le bien-être et la sécurité de citoyens pacifiques sont en jeu en raison de la cyber-agression américaine ». Car selon eux l’Occident est connu pour mener ses guerres principalement en ciblant des civils.
Plus aujourd’hui mais autant demain, l’ANSSI recommande de s’assurer de la bonne mise en place des mesures essentielles présentées dans le guide d’hygiène informatique. Ce dernier s’adresse aux entités publiques et privées dotées d’une direction des systèmes d’information (DSI) ou de professionnels dont la mission est de veiller à leur sécurité. Sans jugement, et comme les Sapeurs-Pompiers, l’agence rappelle que la majeure partie des attaques informatiques ayant requis une intervention de l’agence aurait pu être évitée, si les mesures qui y sont édictées avaient été appliquées. À bon entendeur…
Le président VladimirPoutine ignore la condamnation unanime, ainsi que les sanctions prononcées par les dirigeants. L’homme d’État russe s’est targué de manière déconcertante de l’arsenal nucléaire de son pays. Il a menacé tout pays tentant d’interférer de « conséquences que vous n’avez jamais vues ». Stupéfaction et sidération semblent être les maîtres mots de tout un chacun, alors que tout remonte à l’année 1991. Les diverses opérations militaires de la Russie en Ukraine comme ailleurs n’étonnent, semble-t-il, « que les ignorants ou ceux qui feignent de l’être ».
À l’ère de l’internet 2.0, les cyberattaques ne seraient-elles pas des signes avant-coureurs d’une offensive classique ? La réponse semble sauter aux yeux, depuis le début de l’année. Le 15 janvier 2022, l’Ukraine affirmait avoir des « indices préliminaires » indiquant une possible implication de services secrets russes dans celle perpétrée la veille contre plusieurs de ses ministères. « Le service de sécurité ukrainien a obtenu des indices préliminaires suggérant que des groupes de pirates informatiques associés aux services secrets russes pourraient être à l’origine de la cyberattaque massive d’aujourd’hui », gazouillait OlegNikolenko, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères.
Selon un communiqué du service de sécurité (SBU), les cyberattaques menées dans la nuit de jeudi 13 à vendredi 14 janvier 2022 visaient 70 sites web gouvernementaux. Dix d’entre eux ont fait l’objet de l’« ingérence non-autorisée », a ajouté le SBU, sans que ceux-ci ne soient victime de fuite de données personnelles n’a eu lieu. (Crédits : DR)
L’attaque informatique concernant les infrastructures stratégiques ukrainiennes a pour finalité de désorganiser les autorités. Il est un des scénarios évoqués comme un signe avant-coureur probable d’une offensive militaire classique. L’Ukraine a plusieurs fois été la cible de cyberattaques prêtées ces dernières années à la Russie, notamment en 2017 contre plusieurs infrastructures critiques et en 2015 contre son réseau d’électricité, plongeant le pays dans un black-out.
In addition to the DDoS attacks against Russian govt websites today, there were attempted DDoS attacks against the websites of major Russian banks as well.
Un message explicite et menaçant avait été publié par les opérateurs en plusieurs langues. « Ukrainiens, prenez peur et préparez-vous au pire. Toutes vos données personnelles ont été téléchargées sur le Web », pouvait-on lire, selon un correspondant de l’AFP. Ce message était accompagné de plusieurs logos, dont un drapeau ukrainien barré. Cela, à un degré moindre, évoque l’affaire l’affaire dite « Olympics Games» avec le virus Stuxnet. Étrangement, mardi 15 février 2022, le site Web du ministère ukrainien de la Défense et des forces aéroportées ukrainiennes a été perturbé.
Un point d’Histoire
Le 8 décembre 1991, l’URSS, suite aux accords de Minsk, n’est plus. « Nous, la République de Biélorussie, la Fédération de Russie et la République d’Ukraine, en tant qu’États fondateurs de l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS), qui a signé le Traité de l’Union de 1922 […] a cessé d’exister en tant que sujet de droit international et réalité géopolitique. » S’en suivent plusieurs accords, le traité de Minsk en 1994 dans la bataille Haut-Karabagh (région du sud-ouest de l’Azerbaïdjan), qui est foulé avec la Guerre des 44 jours, ou le pays perd un tiers de son territoire.
Une habitation brûle près de Kalbajar, cinq jours après le cessez-le-feu. Certains villageois préfèrent détruire leurs maisons et tous leurs biens, pour ne rien laisser aux belligérants de la guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, avant de fuir. (Crédits : Alexander Nemenov/AFP)
Le traité de sécurité collective de 1995, signé à Minsk le 26 mai, entre la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Arménie et la Géorgie, sera prorogé de 5 ans en 1999 pour devenir l’Organisation du traité de sécurité collective, le 7 octobre 2002. Elle a la volonté de devenir analogue à l’OTAN et de s’assurer que ses alliés sont prêts à combattre contre un ennemi commun au nom des intérêts communs. Puis, le premier protocole de Minsk est un accord de paix le 5 septembre 2014 pour stopper la guerre en Ukraine orientale entre pro-Ukrainiens et pro-Russes.
Enfin, « Minsk 2 », est conclu le 12 février 2015 en treize points entre le gouvernement de Kiev et deux chefs séparatistes pro-russes, pour mettre, en vain, fin à la guerre du Donbass. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’attaque horrifiante perpétrée par la Russie contre l’Ukraine, sans aucune justification et en l’absence totale de provocation. Nos pensées vont à toutes celles et à tous ceux qui ont perdu la vie ou ont été blessés, ainsi qu’au peuple ukrainien. Nous condamnons également le Bélarus pour avoir facilité cette attaque », s’insurge l’OTAN. La Russie en 2014 envahissait, puis annexait la péninsule ukrainienne de Crimée après une révolution pro-occidentale. Est-ce la reconquête de l’empire perdu, trente ans plus tôt ?
Actions, réactions et sanctions
Les marchés boursiers internationaux ont dégringolé et le baril dépassait les 100 $, en fond, les craintes d’augmentation des prix du chauffage et des denrées alimentaires. La Russie et l’Ukraine sont de grands producteurs non seulement de marchandises énergétiques, mais aussi de céréales et de diverses autres matières premières. Une guerre pourrait bouleverser les approvisionnements mondiaux, tout comme les sanctions imposées par les États-Unis et d’autres alliés.
Les deux pays concernés fournissent quasiment autant de céréales que les États-Unis. Côté pétrole la Russie en 2020 représentait 12,6 % de la production derrière les USA (17,1 %) et devant l’Arabie Saoudite (12,5 %), la France est à 1,5 %. En gaz la Russie (16,6 %) est juste seconde suivant le pays de l’Oncle Sam (23,7 %), la France livre 1,1 %. (Crédits : Passion Céréales)
Le ministère russe de la Défense a confirmé que ses forces terrestres avaient pénétré en Ukraine à partir de la Crimée et qu’elles avaient avancé vers la ville de Kherson, au nord-ouest. Avant d’ajouter que 83 installations militaires ukrainiennes avaient été détruites. Vladimir Poutine avait affirmé au préalable que « la Russie n’avait pas l’intention d’occuper l’Ukraine, mais prévoyait de la démilitariser. »
L’action d’envahir un pays avec des forces armées définit le terme « Invasion » selon Le Larousse. Y-a-t-il une différence linguistique de mots entre l’Ukraine, la Russie ?
Les dirigeants ukrainiens ont déclaré que l’Ukraine avait perdu le contrôle du site nucléaire de Tchernobyl, où les forces ukrainiennes ont livré une bataille acharnée aux troupes russes. De l’autre, le président russe avait-il prémédité les actions ? L’agence des douanes chinoise a approuvé jeudi 24 février 2022, les importations de blé en provenance de toutes les régions de Russie, une mesure qui pourrait contribuer à réduire l’impact d’éventuelles sanctions occidentales, APNews. « Toute guerre est fondée sur la tromperie », selon SunTzu. Dans une allocution télévisée au début de l’attaque, Vladimir Poutine affirmait qu’elle était nécessaire pour protéger les civils dans l’est de l’Ukraine, où les forces ukrainiennes et les séparatistes soutenus par la Russie se battent depuis près de huit ans. Biden et son administration avaient prédit que l’homme d’État russe envahirait lesdites régions convoitées par une fausse déclaration. Toute comme en 2003, le président américain, Georges W. Bush distillait son « GrandMensonge » sur les armes de destruction massive, situées en Irak.
Dix-sept morts, vingt-deux blessés, soixante-cinq personnes en état de choc, ainsi que trois terroristes abattus par les forces de l’ordre sont les victimes des attentats 7 et 9 janvier 2015 en France. Un jour de deuil national est décrété le 8 janvier et les drapeaux sont en berne sur les bâtiments publics pour trois jours. Cinq années plus tard, un attentat au hachoir était perpétré dans les anciens locaux de Charlie Hebdo. Zaheer Hassan Mahmood passait aux aveux dès le lendemain, le 26 septembre 2020.
La police nationale espagnole a interpelé, le 23 février 2022, cinq adeptes d’une organisation responsable d’attentats en France et au Pakistan en Catalogne et en Andalousie. Cinq citoyens pakistanais étaient appréhendés à Barcelone, Gérone, Úbeda (Jaén) et Grenade dans le cadre d’une opération coordonnée par l’Audience nationale contre les partisans d’un mouvement pakistanais considéré comme terroriste.
Selon les forces de l’ordre, les arrestations ont été effectuées pour leur implication présumée dans les crimes de collaboration avec une organisation terroriste, d’apologie et d’incitation à commettre des actes terroristes. Le 24 février 2022, la justice ibérique a ordonné leurs placements en détention préventive immédiatement. (Crédits : capture d’écran/Policía Nacional)
Il s’agit du même groupe auquel appartenait, Zaheer Hassan Mahmood, auteur de l’attentat au hachoir contre l’ancien local de Charlie Hebdo en France, le 25 septembre 2020. Selon des sources judiciaires, les hommes arrêtés sont de jeunes adeptes basés en Espagne du prédicateur radical pakistanais Khadim Hussain Rizvi. En plus de louer l’action criminelle perpétrée contre CharlieHebdo, ils avaient également diffusé des slogans en faveur de l’auteur de la décapitation de l’enseignant français,Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020. Il apparaissait que Zaheer Hassan Mahmood était lié à un mouvement pakistanais qui prône le meurtre de toute personne qui blasphème contre le prophète ou l’islam.
https://twitter.com/i/status/1496917341497663499
L’opération, menée par la Brigade provinciale d’information de Barcelone et le Commissariat général d’information, a compté avec la collaboration des Brigades provinciales d’information de Gérone, Grenade, Jaén et Murcie, du Centre national d’intelligence (CNI) et de l’agence de police EUROPOL.
Dans ce pays d’Amérique du Sud, l’avortement était passible d’une peine maximale de quatre ans et demi de prison. Dans sa toute bonté la loi colombienne autorisait l’interruption volontaire de grossesse pour trois motifs, seulement depuis 2006 : viol, malformation du fœtus ou risque pour la santé de la mère, sans limite de temps. La Cour constitutionnelle colombienne rend un arrêt emblématique par cinq voix contre quatre, l’avortement libre et légal jusqu’à 24 semaines de gestation est garanti, à effets immédiats.
Il a fallu 518 jours à la Cour constitutionnelle colombienne (CC) pour accoucher d’un arrêt historique, quasiment deux grossesses portées à terme. Le 21février2022, la plus haute instance juridique comprend neuf membres, cinq hommes et quatre femmes. Les juges Antonio José Lizarazo, Alberto Rojas Ríos, José Fernando Reyes, Diana Fajardo Rivera et Julio Andrés Ossa ayant voté pour. La population est composée de fervents pratiquant de la religion. Après un débat acharné, conclu par cinq voix contre quatre, l’avortement libre et légal jusqu’à 24 semaines de gestation a été garanti. Au-delà il est illégal et susceptible de vous envoyer en prison.
L’avortement ne sera punissable que lorsqu’il sera pratiqué après la vingt-quatrième semaine de gestation et, en tout état de cause, ce délai ne sera pas applicable aux trois cas dans lesquels l’arrêt C-355 de 2006 prévoyait que le délit d’avortement n’est pas encouru.
Les motifs que reconnaissait la législation colombienne étaient la malformation du fœtus, la connaissance charnelle violente ou fécondation non consensuelle, et le risque pour la santé physique et mentale de la femme. Ils restent établis jusqu’au dernier moment de la grossesse.
L’origine du mouvement
Le chemin vers la dépénalisation de l’avortement a connu des hauts et des bas depuis le début du XIXe siècle. En 2005, l’avocate MonicaRoa a déposé un recours constitutionnel contre quatre articles du Code pénal pour violation de trois droits, dont celui au libre développement de la personnalité. Un an plus tard, la Cour constitutionnelle lui donnait raison et a procédé à la reconnaissance de l’autonomie des femmes sur leur corps. À partir de ce moment, elle a établi les conditions dans lesquelles l’avortement n’était plus sanctionné lorsqu’une femme était maltraitée, que sa vie fût en danger ou en raison de la malformation du fœtus. Maintenant, la Cour constitutionnelle a conditionné, mais pas éliminé, l’avortement du Code pénal colombien.
La joie des manifestantes n’est pas dissimulée suite à la victoire obtenue au forceps, par cinq vois contre quatre. Le combat continue tant que restera un endroit sur terre où ne sera pas respectée l’équité des droits et devoirs entre femmes et hommes. (Crédits : Luisa Fernanda González/Reuters)
Cette décision est le résultat d’une demande de groupes féministes déposée en 2020, dont le juge Antonio José Lizarazo est partie prenante. Il est l’un des responsables de l’étude de l’action en justice, présentée par le mouvement Causa Justa, mais pas que. Il est surtout le défenseur de l’idée que « l’avortement en tant que crime ne respecte pas la Constitution, la vie de la femme enceinte ou la liberté des femmes ». Chaque année, elles sont 400 à être incarcérées, ce jusqu’à 54 mois de prison pour avoir interrompu volontairement une grossesse, impensable en France. Quoiqu’avant 1975 et la loi Veil, nous n’étions pas mieux loties.
Année
1870
1890
1895
1900
1905
Femmes emprisonnées
15
18
26
28
16
Année
1910
1920
1925
1930
1935
Femmes emprisonnées
34
123
361
332
277
Année
1943
1945
1960
1965
1970
Femmes emprisonnées
3885
3820
289
588
350
Année
1971
1972
1973
1974
1975
Femmes emprisonnées
527
354
67
10
13
Le nombre de femmes reconnues coupables et déférées, jusqu’en 1975 d’avortement a connu un pic monstrueux sous le gouvernement de Vichy. (Crédits : La France en chiffres, de 1870 à nos jours. De Olivier Wieviorka, Julie Le Gac, Anne-Laure Ollivier et Raphaël Spina)
Depuis deux décennies, la loi fixe à douze semaines de grossesse, et quatorze en cas d’aménorrhée, la période pendant laquelle une femme peut demander une interruption de grossesse. Comme en Colombie l’avortement, lorsque la grossesse met en danger la vie de la femme, quand le fœtus est atteint d’une maladie grave et incurable au moment du diagnostic, peut être pratiqué au-delà de ce délai, et sans limite de temps.
Sur fond d’élections
À trois semaines des législatives, les éloges de n’importe quel candidat sont hauts en couleur. « Un triomphe pour les femmes de notre pays. La lutte contre le patriarcat continue », a déclaré FranciaMárquez, pré-candidate à la présidence du Pacte historique. « Une étape fondamentale a été franchie pour garantir la pleine citoyenneté des femmes », a soutenu JuanitaGoebertus, membre du Congrès pour Alianza Verde. « Pour vous, pour eux, pour tous ! La voie a toujours été la décriminalisation », a célébré Profamilia.
L’élimination de tout obstacle à l’exercice des droits sexuels et reproductifs reconnus dans cet arrêt, l’existence d’instruments de prévention de la grossesse et de planification, le développement de programmes éducatifs sur l’éducation sexuelle et reproductive pour toutes les personnes, […] des mesures qui garantissent les droits des personnes […] qui souhaitent avorter.
Cour constitutionnelle de Colombie
« La dépénalisation de l’avortement est un pas contre la discrimination dont souffrent les femmes », a déclaré AlejandroGaviria, l’ancien ministre de la Santé et le candidat à la présidence lors des élections du 29 mai 2022. Tous ne sont pas du même avis que la cour. « La Constitution colombienne dit que la vie est le droit fondamental de tous les Colombiens et que c’est le point de départ de tous les autres droits », regrette le président de la Conférence épiscopale, MonseigneurLuis José Rueda.
Humberto de la Calle, ancien négociateur dans le processus de paix avec les FARC et le candidat au Sénat pour la Coalición Centro Esperanza, a estimé que cet arrêt place la Colombie à « l’avant-garde des droits ». (Crédits : Getty Images)
Chaque groupe politique y va de son épigraphe envers ses partisans à trois semaines des élections. C’est ainsi que le Centro Democrático, ancien parti du président Álvaro Uribe, et l’un des adhérents au Forum de Madrid avec lequel Vox promeut l’unité de l’ultra-droite hispano-américaine s’est exprimé : « Où sont protégés les principes et les valeurs de notre société, de notre famille et surtout de nos enfants ? » A contrario le sénateur du Polo Democrático, IvánCepeda Castro estime qu’il y a eu « des progrès substantiels dans le respect des droits des femmes, de leur liberté et de leur autonomie ».
La Colombie rejoint la vague de changements déjà en cours dans d’autres pays de la région comme l’Argentine, le Chili, l’Uruguay et le Mexique. (Crédits : Luisa Fernanda González/Reuters)
Cet arrêt constitue une nouvelle étape pour la CC, qui protège depuis longtemps les droits sociaux et démocratiques dans un pays qui tente d’oublier l’épisode des FARC. Très loin de la France et de l’Europe, même s’il reste beaucoup à faire, nous Françaises avant des droits que les Colombiennes connaissent depuis peu. En effet, la Cour constitutionnelle colombienne a empêché la réélection indéfinie, approuvé l’égalité du mariage et défini des orientations concrètes pour garantir les droits des femmes à la santé, à l’éducation et à la politique dans un pays où il n’existait pas de loi sur les quotas il y a encore quelques années.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie est prévue pour « 3 heures du matin aujourd’hui » avec une attaque de missiles et de chars titrait le journal britannique Mirror, le 15 février 2022. Elle ne fut pas sur terre, mais sur la toile. Dans la soirée du 15 février, des hackeurs ont lancé une offensive DDoS contre les sites de deux banques ukrainiennes et plusieurs sites gouvernementaux. Le portail web officiel du ministère ukrainien de la Défense a probablement souffert d’attaques DDoS, indiquait-il sur sa page Facebook.
Ce mardi 15 février 2022, le site Web du ministère ukrainien de la Défense et des forces aéroportées ukrainiennes a été perturbé. Privatbank et Oshchadbank ne fonctionnent pas. Le 20 février, Cado Security identifiait « la source probable de ces attaques comme étant un botnet appelé Katana, dont la préparation a commencé au moins dès le dimanche 13 février. » Mardi et mercredi dernier, plusieurs sites Web ukrainiens ont été mis hors ligne en raison d’attaques par déni de service (DDoS). Les sites touchés comprenaient des banques, Privatbank et Oschadbank, les deux banques visées, dont les distributeurs ont été brièvement affectés, le site de l’état-major des armées et celui du ministère de la Défense sont, quant à eux, restés inaccessibles pendant plusieurs heures.
« Ces dernières heures, l’Ukraine a été la cible de multiples attaques DDoS. Selon @kentikinc, les cibles comprennent Mirohost (AS28907), qui héberge les sites Web de l’armée ukrainienne, ainsi que Privatbank (AS15742), l’une des plus grandes banques de l’UA », expliquait @DougMadory (Crédits : Kentikick)
La confirmation du ministère ukrainien ne se faisait pas attendre : « Le site Web du ministère de la Défense a probablement été attaqué par un DDoS. Un nombre excessif de requêtes par seconde a été enregistré. Des travaux techniques de rétablissement du fonctionnement régulier sont en cours ». Les attaques, selon les experts en cybersécurité, non pas particulièrement réussies, la combinaison d’un certain nombre de méthodes différentes implique un niveau de sophistication supérieur à la plupart des attaques DDoS. L’intention derrière ces attaques peut être considérée dans le contexte d’activités malveillantes antérieures.
Les noms de fichiers (KKveTTgaAAsecNNaaaa et a2b1d5g2e5t8vc) correspondent à un botnet nommé Katana, qui est en fait une variante de Mirai dotée de capacités DDoS améliorées, comme le montre le code source de Katana, explique Cado Security dans son analyse technique. (Crédits : Cado Security)
Le déploiement de pièces sur l’échiquier peut déstabiliser l’adversaire, et le pousser à commettre une faute. En janvier 2022, la défiguration de sites Web ukrainiens était destinée à provoquer un sentiment de panique. Des signes avant-coureurs dans le passé. Les cyberattaques usant le logiciel malveillant BlackEnergy, juste avant le conflit géorgien en 2008, et plus récemment les attaques destructrices contre le réseau électrique ukrainien en 2015, plongeant le pays dans le black-out total. « Cette attaque est sans précédent, elle a été préparée et son objectif principal était de déstabiliser, de semer la panique et de créer le chaos dans notre pays », déclarait MykhailoFedorov, ministre ukrainien de la transformation numérique, mercredi 16 février 2022.
Un jeu d’échecs
Il existe de nombreuses ouvertures pour des joueurs d’échecs, de l’Espagnole RuyLopez au Gambit de la Dame, qui plus est pour des maîtres. « Les unités du district fédéral du Sud ayant achevé leur participation à des manœuvres tactiques sur les bases de la presqu’île de Crimée sont en train de retourner vers leurs bases d’attache par voie ferrée », indiquait le ministère russe de la Défense aux agences russes. Lundi 21 février 2022, VladimirPoutinereconnaissait l’indépendance des régions séparatistes de l’Ukraine, suscitant des craintes d’attaques militaires. De plus sa déclaration nomme les deux régions « République populaire de Louhansk» et « République populaire de Donetsk ».
Le protocole de Minsk est un accord signé le 5 septembre 2014 par les représentants de l’Ukraine, de la Russie, de la République populaire de Donetsk (DNR) et de la République populaire de Lougansk (LNR) pour mettre fin à la guerre en Ukraine orientale. (Crédits : DR)
Elles sont des territoires non reconnus, créés par des séparatistes soutenus par la Russie dans la région de Donbas, dans l’est de l’Ukraine. Le président russe demande aux législateurs de reconnaître l’indépendance de deux régions ukrainiennes. Une telle décision constituerait une violation unilatérale des accords de Minsk, déclarait le chancelier allemand Olaf Scholz. De son côté, l’administration Biden annoncait que les États-Unis allaient répondre par des sanctions économiques limitées, et d’autres à venir. Les présidents américain, Joe Biden et ukrainien, Volodymyr Zelenskyy ont échangé durant 35 minutes, selon un responsable de la Maison-Blanche. La Maison-Blanche a indiqué que son pensionnaire avait également convoqué ses homologues français et allemand, Emmanuel Macron et Olaf Scholz.
Une question que tout un chacun peut poser sur de nombreux sujets. Le « Convoi de la Liberté » est un mouvement à l’origine contre l’obligation vaccinale anti-Covid-19 pour entrer par voie terrestre au Canada, introduite le 15 janvier 2022 par le gouvernement canadien, à travers JustinTrudeau. Puis repris en France contre l’obligation du passe vaccinal, sous-entendu l’obligation vaccinale déguisée afin d’accéder aux restaurants, salles de spectacle, bars, ou tout autre loisir. Avaient-ils raison de manifester ?
En premier lieu, quelle est la définition du droit à manifester ? C’est le droit d’organiser une réunion dans un lieu public ou sur la voie publique pour exprimer une conviction collective. Elle peut être fixe ou emprunter un itinéraire sous la forme d’un cortège. Les organisateurs peuvent-être des syndicats défendant la cause des travailleurs, une minorité pour la reconnaissance et la défense de ses droits, ou encore en soutien à une cause générale. Là où le bat blesse, est qu’il faut effectuer le distinguo entre un attroupement et la manifestation.
Sont soumis à l’obligation d’une déclaration préalable tous cortèges, défilés et rassemblements de personnes, et, d’une façon générale, toutes manifestations sur la voie publique.
Article L211-1. Création Ordonnance n°2012-351 du 12 mars 2012
Depuis le décret-loi du 23 octobre 1935, publié le lendemain au journal officiel, sous la troisième république et le président Albert Lebrun, le droit de manifester est subordonné à une déclaration préalable. « Les réunions sur la voie publique sont et demeurent interdites dans les conditions prévues par la loi du 30 juin 1881, article 6 », stipulait le décret-loi. Il a été abrogé par l’ordonnance n° 2012-351 du 12 mars 2012, mais car il y a un « mais », ses dispositions ont été reprises dans le Code de la sécurité intérieure.
« Au Quartier latin, ce fut la journée la plus longue… » commence le journaliste, relatant la grève de mai 1968. Après Rome, Berlin-Ouest ou encore Varsovie, l’agitation étudiante s’est manifesté à Paris poursuivait-il, avant de toucher tout le pays, car « il est interdit d’interdire » revendiquait le slogan. (Crédits : capture d’écran/INA)
Cette loi est adoptée sous la présidence de NicolasSarkozy. Le trouble à l’ordre public se définit (article 431-3 du Code pénal) par ce qui « constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l’ordre public. » Autrement dit, toute manifestation non autorisée ou déclarée semble être considérée en tant qu’attroupement, donc un trouble à l’ordre public. Parallèlement, l’article 431-1 du Code pénal punit le fait d’entraver le droit de manifester de 1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. La peine peut même s’élever à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende en cas de violence, voie de fait, coups…
Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Donc tout est une question d’interprétation, soit vous autorisez la manifestation, soit vous la prohibez. Pour la première, il n’y a pas de répression du mouvement possible. Tandis que si vous êtes contre le fait d’avoir des bonbons de plusieurs couleurs, car votre préférence va à l’orange, vous l’interdisez, elle devient attroupement. Les trois dates qui font écho en France, sont la Révolution française de 1789, les grèves de mai-juin 1936 et celle de mai 1968. Les deux dernières n’ont fait l’objet d’aucune déclaration d’intention de grève, qui est désormais obligatoire. Mais pourquoi des personnes en France, comme dans d’autres pays, manifestent contre le « passe vaccinal » ?
Le passe vaccinal
Nombreux en France, se sont fait injecter plusieurs doses de « vaccin », pour recouvrer une certaine souveraineté de mouvements de faits et de lieux. « Si j’ai fait tout mon parcours vaccinal, ce n’est pas parce que j’avais peur du virus, c’est tout simplement que je voulais retrouver toutes mes libertés », déclarait LaurentRuquier dans l’émission On est en direct, sur France 2. Puis, nous apprenions que le passe sanitaire mutait en passe vaccinal, car le ministre des Solidarités et de la Santé, OlivierVéran sur Brut, expliquait que : « Le passe vaccinal est une façon d’arriver à l’obligation vaccinale, mais moi, je pense que c’est plus efficace que de mettre une amende ». Il indique que ledit passe vaccinal a eu l’effet escompté de protéger les personnes contre le virus. Or, selon les statistiques de la DREES, 0 % des moins de soixante ans sont décédés du variant Omicron. Sur la tranche 60-80 ans, 0,5 % de vaccinés et 0,8 % de non vaccinés sont décédés.
Sur la levée du masque, comme du passe vaccinal, le ministre répond à la question d’AmélieCarrouër : « […] je dis vers la mi-mars ça veut dire que ça peut-être peut-être une semaine plus tôt ça peut être quelques jours plus tard cela dépendra uniquement de notre capacité à faire fonctionner normalement les hôpitaux […] ». (Crédits : capture d’écran/RTL)
Les défunts de plus de quatre-vingts ans étaient pour 5 % non vaccinés contre 2,4 % pour les autres. « Le passe vaccinal est quelque chose qui discrimine les gens, qui jette l’opprobre sur une catégorie de la population qui n’a pas du tout engorgé les hôpitaux […] c’est la crise de l’hôpital public qui a créé, malheureusement, ce système depuis des années », précisait le Dr GéraldKierzek.
Pour ou contre
L’OMS est contre. « Les États parties sont vivement encouragés à reconnaître que l’exigence d’une preuve de vaccination peut aggraver les inégalités et favoriser une liberté de circulation différenciée », affirmaient les membres du comité. Le hasard fait que le jour où le comité d’urgence de l’OMS indiquait ne pas être favorable à un passeport vaccinal, cela coïncide avec le jour où le gouvernement français présentait TousAntiCovid-Carnet. Lors de l’émission du GrandJury sur RTL, Olivier Véran martèle que « si la situation dans six mois, dans un an, dans cinq ans, dans dix ans que sais-je devait justifier qu’à nouveau nous vérifions que les Français ne prennent pas de risque élevé de se contaminer dans un bar ou dans un restaurant […] »
Le nombre de participants est l’instrument de discorde lors des manifestations. Comme celui du taux de vaccination en France, mais tout est accessible. (Crédits : capture d’écran)
Si un tel procédé est mis en vigueur et pérenne, serait-il le parent pauvre du crédit social chinois, créant ainsi un peuple docile et enclin aux délations, dans un climat et un État policier ? Ou tout simplement, le moyen de trouver un bouc émissaire aux échecs de toute situation, assurant auxdits gouvernants, quelque pays que ce soit, une immunité, car en toute bonne foi, ce n’est pas de leur faute. Alors, « avaient-ils raison de manifester ? » C’est une excellente question, sur laquelle vous êtes seul juge, en votre âme et conscience sur la réponse que vous y apporterez. Cela dit tout est entendable, discutable et différent selon tout un chacun, vos priorités de vie, et surtout votre définition du mot « Liberté ».
Imaginez que dans votre demeure vous ayez un enfant mineur, comme tout jeune, vous le croyez innocent. De retour dans vos pénates, après une journée de dur labeur, la police frappe à votre porte, armée et en nombre. Les services de l’ordre fouillent, avec une commission rogatoire, la chambre de votre ado, car soupçonné de violation de données. L’affaire se passe en Croatie, où, un jeune de 14 ans vient d’être arrêté, le 14 février 2022 pour piratage de l’opérateur téléphonique Autrichien A1.
A1 Telekom Austria Group est un fournisseur de services Internet et de réseau mobile en Europe. Elle compte environ 25 millions de clients, et intervient au sein de l’Autriche, de la Bulgarie, Croatie, Biélorussie, Slovénie, la République de Macédoine du Nord et la République de Serbie. Elle est aussi l’unité européenne d’América Móvil, entreprise mexicaine de télécommunications. Le résultat net de la multinationale est de 2, 559 milliards de dollars américains, selon le rapport de la compagnie. Le 8 février 2022, un pirate informatique exigeait 150 Ethereum (ETH) pour ne pas diffuser les données personnelles subtilisées des utilisateurs d’A1 Telecom. La somme représente un peu moins d’un demi-million de dollars américain, soit 411 966 euros au cours dudit jour.
Before the announcement, they did not inform me or answer my question. My request for 150 ETH was not filled in. It passed almost 48 hours, I gave them 72…
the hacker
Le 9 février 2022, un pirate informatique prétendant s’être introduit dans l’infrastructure d’A1 a envoyé un courriel à de nombreux médias croates pour les informer de la situation. Il affirmait dans l’e-mail avoir compromis l’ensemble du système et transmettait au principal concerné une partie de la base de données des utilisateurs comme preuve. La compagnie signalait à la police que des renseignements privés avaient été exposés (noms, numéros d’identification personnels, adresses et numéros de téléphone) d’au moins 10 % des usagers du réseau.
Joyeuse saint Valentin
Lundi 14 février 2022, jour de saintValentin, ce n’est pas l’ange cupidon qui frappait à la porte de la chambre de l’adolescent, mais la police. Une investigation plus approfondie a révélé que le pirate informatique est mineur, de Slavonski Brod, dans l’ouest de la Croatie et va encore au collège. Les enquêteurs ont attendu le suspect chez lui jusqu’à son retour de l’école et l’ont interrogé devant ses parents avant de l’arrêter. « Il n’y a pas encore de confirmation que le pirate a utilisé les données à mauvais escient, assurait Renato Grguric, chef du service de cybersécurité de l’administration de la police, avant d’ajouter quel’adolescent n’avait pas effectué la violation de manière indépendante et qu’un individu étranger avait agi en tant que complice. »
En effet, selon les médias locaux, elle a « fouillé le domicile, le téléphone portable et les ordinateurs du suspect et a trouvé l’équipement utilisé pour pirater Tele Operator A1 ». En général, les personnes sont condamnées à une peine de 3 à 5 ans pour de tels crimes, en Croatie. (Crédits : Habash Design/Pixabay)
Cependant, M. Grguric a déclaré que dans une situation où l’accusé est mineur, les autorités se concentrent sur la prévention d’autres crimes et non sur la punition du délinquant. Indépendamment du fait qu’il s’agit d’un mineur, il existe suffisamment de preuves pour qu’une suspicion raisonnable qu’il est l’auteur de l’infraction. Des poursuites pénales seront bientôt engagées auprès du médiateur de l’État pour la jeunesse.
Tandis qu’un pirate informatique diffuse sur le Darknet plusieurs bases de données comportant des milliers de propriétaires de BMW, Citroën, Peugeot, Ford, Honda, Kia, Mercedes… Les opérateurs derrière le ransomware Snatch divulguent des renseignements du constructeur Volvo. Au total 26 440 fichiers pour 4, 1 GB d’informations décompressées. Le groupe à l’origine de l’attaque a produit le 14 février 2022, les données relevant de l’infection subie par la société automobile suédoise le 25 novembre 2021.
Zataz révèle une étonnante fuite de données. Elle concerne des dizaines de milliers de propriétaires de voitures de marques BMW, Citroën, Ford, Honda, Kia, Land Rover, Mercedes, Peugeot, Seat, Smart, Vauxhall et Volvo. Les bases contiennent pour Citroën, pas moins de 16 000 clients et des données de l’année 2016 (adresses postales, civilités, téléphones fixes et mobiles, numéros d’identification, mise en service…), pour la marque au lion, les indications sont de l’année 2018, avec le même type de renseignements.
De nombreux scripts en Bash, Python, documentation interne, mais aussi des informations confidentielles sont en accès libre diffusés sur le site de fuite. (Crédits ; capture d’écran)
En novembre 2021, le constructeur automobile suédois Volvo Cars annonçait avoir subi un vol d’informations de recherche et développement (R&D) sur ses serveurs. « Volvo Cars a appris qu’un tiers avait accédé illégalement à l’un de ses dossiers », a répondu l’intéressé. La firme mettait en exergue que seule une quantité limitée de ses propriétés en matière de R&D a été subtilisée pendant l’attaque. En outre, Volvo déclarait que l’incident faisait l’objet d’une enquête.
Le groupe indique ne jamais perturber les chaînes d’approvisionnement, le travail d’un pays, d’un gouvernement, d’un état, d’une ville et d’entreprises privées en les verrouillant, en les cryptant ou par tout autre moyen. Snatch ne divulgue pas la vulnérabilité à l’exception de l’entreprise elle-même. (Crédits : capture d’écran)
L’organisation Snatch a décidé de diffuser également plus de 26GB de données compressées suite à l’infection du groupe CadenceAerospace, effectuée en novembre 2021. Basé en particulier au Mexique comme aux États-Unis, la firme se définie comme un « fournisseur de l’industrie aérospatiale et de la défense qui s’engage à réussir avec ses partenaires commerciaux, grâce à un engagement actif, des stratégies de fabrication et d’approvisionnement alignées et des capacités de pointe. » Les données peuvent servir à de multiples choses. Des produits contrefaits, du phishing, de la diffusion de ransomwares via des courriels… La limite est celle que vous fixez à votre imagination.
À trois jours de la rentrée scolaire, l’université de Neuchâtel est victime d’une attaque de ses systèmes informatiques. Les premiers signes relevés de l’infection sont survenus jeudi 17 février 2022, vers 23 h. Par mesure de sécurité, l’Unine, qui compte quatre facultés en son sein a désactivé l’ensemble de ses serveurs ce vendredi 18 février. Une affaire qui pourrait compliquer le retour des étudiants, prévu ce lundi. Si aucune rançon n’est encore exigée en échange de la clé de chiffrement, cela porte les stigmates et ressemble trait pour trait à une infection par codes malveillants de type ransomware.
Depuis jeudi soir, tous les systèmes d’information de la faculté neuchâteloise sont bloqués, victimes d’une infection de type Ransomware-as-a-Service relate ArcInfo. Plus un ordinateur n’est accessible, l’arrêt général a été décrété. Fort heureusement, peu d’étudiants sont sur place. « Il est très probable que des gens malveillants soient derrière cette attaque, expliquait Nando Luginbühl, le responsable de la communication de l’Université de Neuchâtel. Le problème n’est pas réglé et nous ne pouvons pas dire à quel moment ça va refonctionner. »
Des messages auraient été envoyés à destination du corps enseignant, mentionnant le cryptage des données. L’Université confirme l’existence dudit message, sans avoir « connaissance d’autres demandes à ce stade ». Une partie des professeurs profitent des derniers jours pour mettre à jour leurs supports de cours, de leur côté les élèves devaient consulter leurs horaires, comme échanger les ultimes renseignements par courriel. Il sera nécessaire de le consentir avec résignation.
Les services affirment avoir confiné l’ensemble afin d’éviter que le code malveillant se propage sur de nouveaux terminaux. La Suisse est depuis plusieurs mois la cible de nombreuses infections, comme le fut la Croix-Rouge. L’université tente de restaurer une sauvegarde de l’état du système avant la cyberattaque. (Crédits : DR)
Les cours avaient, jusqu’à présent, lieu à distance du fait du SARS-CoV-2. Le retour, en chair et en os, des étudiants sur le campus doit s’effectuer lundi matin 21 février. Toutefois, les enseignements qui se donnent en vis-à-vis sont aussi pour certains accessibles en ligne, garantit l’institut. Les vacances ne seront, à priori, donc pas prolongées. « Notre objectif est d’assurer la rentrée des cours, lundi. Comme il y a un retour au présentiel, cela tombe bien », affirme NandoLuginbühl.
Les employés et clients d’AirMauritius (MK) ont éprouvé de grandes difficultés à utiliser les différents outils informatiques de la compagnie, ce depuis lundi 14 février 2022. La cause est une infection par codes malveillants. Chez Transavia, c’est une fuite de données massive qui affole la tour de contrôle en France. En novembre 2021, sa filiale hollandaise devait régler une amende de 400 000 € par les instances néerlandaises pour des manquements graves quant à la sécurité d’informations liées aux passagers.
Les serveurs de la compagnie aérienne mauricienne étaient indisponibles durant quasiment une journée, du lundi au mardi 15février2022. Les techniciens en compétents d’Air Mauritius auraient identifié des « Cyber-Threats » sur les serveurs. Ils sont des actes malveillants visant à endommager ou à voler des données, et à perturber la vie numérique en général. Ces cybermenaces sont par exemple des « virus » informatiques, des violations de données, les attaques par déni de service (DDoS) et bien d’autres encore. Des mesures ont aussitôt été prises pour basculer certaines activités sur de distincts réseaux, et résoudre en parallèle les problèmes des serveurs principaux de MK.
Des individus, derrière la divulgation, trouvaient le moyen d’extraire des données privées et personnelles d’un espace numérique de la compagnie aérienne Transavia, une filiale d’Air France/KLM. Elles sont les CV, passeports, visites médicales, certificats de membre d’équipage émis par la Direction générale de l’Aviation civile…(Crédits: ZATAZ)
Transavia France confirme avoir été victime d’une intrusion malveillante. Les premières investigations menées déterminent que des informations privées de collaborateurs ont été copiées. « Tous les documents qui nous ont été demandés lors de notre embauche étaient stockés sur un serveur de fichiers et que celui-ci était facilement accessible. Ce sont donc les données personnelles de centaines de personnes qui ont fuité », soulignait un employé. Un courriel envoyé le 15février2022 aux employés, par les opérateurs leur indiquait que « Vous trouverez en photo sur ce mail, une liste non exhaustive des utilisateurs concernés par cette fuite. » Les personnes à l’origine de cet envoi s’apparenteraient à des lanceurs d’alertes. « Vos documents privés ont été divulgués, mais n’oublions pas que nous ne sommes pas des ordures. Vos données privées resteront privées, et nous ne les divulguerons ni ne les vendrons. »
Transavia Hollande a été condamné, en 2020, à 400 000 euros d’amende pour la fuite de données concernant 80 000 clients ayant empruntés les services de la compagnie entre le 21 et 31 janvier 2015. « Nous avons récemment constaté qu’il y avait eu un cas d’accès indésirable à une boîte aux lettres de Transavia », alertait-elle. (Crédits : Lars Nissen/Pixabay)
Enfin, Transavia France a immédiatement renforcé la protection de son système informatique interne. L’entreprise travaille en étroite collaboration avec les personnels spécialisés en cybercriminalité. Une enquête de police judiciaire est en cours. Les auteurs malgré leur « bienveillance » risquent jusqu’à 3 ans de prison et plusieurs dizaines de milliers d’euros d’amende.