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  • Ransomware: la faïence de Gien ralentie

    Ransomware: la faïence de Gien ralentie

    Tandis que la liste d’établissements de santé ciblés par des cybercriminels n’a cessé de s’allonger en 2021, passant de 730 signalements au CERT contre 369 en 2020, c’est au tour de la ville de Gien et sa manufacture d’être au centre de l’attention. L’institution qui vient de fêter don deuxième siècle d’existence en 2021, commence l’année sous l’emprise d’un ransomware avec une demande de rançon. Sur son site web, la faïencerie évoque une panne informatique depuis le 10 février 2022, une enquête est en cours.

    Depuis le jeudi 10 février, l’entreprise est sous le joug d’un opérateur malveillant. « Nous avons découvert l’attaque le matin, car nos postes se sont retrouvés bloqués », racontait Yves de Talhouët, président-directeur général (PDG) de la Faïencerie. Depuis une plainte a été déposée à la gendarmerie de Gien, l’investigation est en cours.

    Yves de Talhouët, répondait que des négociations, des discussions et d’analyses techniques sont en cours. Des experts en cybersécurité sont à pied d’œuvre. Ils tentent de limiter les dégâts en comprenant les failles utilisées pour corriger et reconstruire le système d’information avec un minimum de perte. (Crédits : capture d’écran)

    Le ransomware a infecté le système d’information, de ce fait une partie de l’entreprise se trouve à l’arrêt depuis une semaine. La direction admet ne plus avoir accès aux fichiers clients ni aux commandes, et se veut rassurante déclarant qu’il n’y aura pas d’impact sur la production à court terme. « Nous avons bon espoir que le système puisse repartir dans le courant de la semaine prochaine », confiait Yves de Talhouët.

  • Le professeur Luc Montagnier multiplie (2de partie)

    Le professeur Luc Montagnier multiplie (2de partie)

    Le nombre des publications, des citations ou des ouvrages de l’homme impressionne. La bibliothèque nationale de médecine et le centre national d’information sur les biotechnologies en recensent par moins de 319. De la transduction de l’information de l’ADN par l’eau et les ondes électromagnétiques aux Mycoplasmes associés au SIDA en passant par le stress oxydatif dans la médecine des soins intensifs, le professeur Montagnier à couvert une partie non négligeable de domaines qui piquait sa curiosité scientifique.

    Tous se remémorent l’année 2008, lorsqu’il recevait le prestigieux prix Nobel de Médecine. Son parcours, hors mis l’Institut Pasteur à Paris, débutait à la faculté de Poitiers sous la houlette de son mentor Pierre Gavaudan. Ce, avant de s’envoler pour l’Angleterre puis à Glasgow en Écosse entouré de Michael Stoker et Renato Dulbecco dans les années soixante. Au sein du laboratoire de Kingsley Sanders à Carshalton, près de Londres, il identifiait pour la première fois un ARN infectieux à double brin provenant de cellules infectées par le virus de l’encéphalomyocardite murine (EMCV), un petit virus à ARN monocaténaire. Des anticorps contre l’EMCV ont été détectés chez l’homme, sans qu’aucun lien ne soit établi entre le virus et une maladie cardiaque pour l’être humain.

    Spécialiste des rétrovirus et oncovirus

    Le scientifique revient en France à l’Institut Curie, après de différents voyages dans la seconde partie des années soixante. Il ouït la découverte à un certain nombre de cellules cancéreuses, modifiées ou non, par des virus oncogènes à ARN ou à ADN. Dans ses travaux, il essayait de trouver un ARN double brin spécifique du virus du sarcome de Rous (RSV), capable d’infecter et de transformer des cellules d’embryon de poulet. Il réussit à isoler des séquences d’ARN double brin, mais « elles étaient d’origine cellulaire et existaient au même niveau dans les cellules non infectées ». En relation étroite avec Louise Harel, la démonstration que cet ARN provenait en partie de séquences répétitives d’ADN est faite.

    En 1969, l’isolement d’une ARN-polymérase, associée aux particules virales du virus de la stomatite vésiculaire a conduit à l’idée qu’une enzyme clé était pouvait être associée aux virus à ARN oncogènes. Temin avec Mizutani, et Baltimore découvrent en 1970 une enzyme spécifique associée au RSV, la transcriptase inverse, capable de transcrire de manière inverse l’ARN viral en ADN. (Crédits : DR)

    De nombreux travaux se sont soldés par des échecs, pour autant il persiste. Sur une décennie, à partir de l’année 1972 il s’entoure des meilleurs dans leurs domaines, Edward et Jacqueline De Maeyer, Jean-Claude Chermann et Françoise Barré-Sinoussi. Ainsi, il multiplie les recherches, comme les chances de percer les mystères de l’expression des rétrovirus. En 1980, une séquence d’ADN proche de celle du virus de la tumeur mammaire de la souris (mouse mammary tumor virus, MMTV) est détectée chez l’être humain, à travers deux patientes. Non seulement dans les cellules d’un cancer du sein inflammatoire, mais aussi dans ses lymphocytes T en culture.

    La découverte du VIH

    Son implication dans la course contre le virus du SIDA commençait en 1982. Un agent transmissible pourrait être à l’origine de cette nouvelle maladie mystérieuse. Il n’existait que quelques cas en France, mais suscitaient l’intérêt d’un groupe de jeunes cliniciens et immunologistes. Françoise Brun-Vézinet, contacta le professeur pour organiser la recherche du rétrovirus putatif à partir d’un patient présentant un signe précoce de la maladie, une lymphodénopathie. Avec Françoise Barré-Sinoussi et Jean-Claude Chermann, il met au jour un autre rétrovirus, qu’il baptise provisoirement LAV (Lymphadenopathy Associated Virus), depuis un prélèvement effectué par le Dr Willy Rozenbaum sur un jeune malade, ayant séjourné à New York.

    Ci-dessus, le VIH en microscopie électronique à transmission, en 1985. Alors que le 3 février 2022, une équipe composée de 25 auteurs publie dans la revue Science qu’une variante hautement virulente du VIH-1 circule aux Pays-Bas. (Crédit : DR)

    La biopsie ganglionnaire est arrivée le 3 janvier 1983, il dissociait les lymphocytes, puis débutait leur stimulation en culture. Ce n’est quand septembre, qu’une présentation synthétique des données affichait un lien de causalité entre le virus et la maladie. Une deuxième famille de rétrovirus, les lentirétrovirus, venait de naître aux yeux des participants. Chez l’homme, il provoque une déficience immunitaire, n’ayant pas son équivalent parmi les animaux.

    Histoire de royalties

    Le 23 avril 1984, Margaret Heckler, secrétaire d’État américaine à la Santé, annonçait que Robert Gallo avait découvert la cause « probable » du sida, un rétrovirus baptisé HTLV-III. Il s’avérait être rigoureusement identique au LAV trouvé plus tôt par l’équipe de Montagnier. La polémique enfle à savoir qui est celui l’ayant identifié véritablement en premier. La réponse est primordiale, car elle règle la question des royalties liées aux tests de dépistage. Trois années de différend aboutissent à un consensus diplomatique en 1987. États-Unis et France officialisent la qualité de « codécouvreurs » pour Gallo et Montagnier.

    Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi posant dans leur laboratoire à l’institut Pasteur à Paris, le 25 avril 1984. Ils partagent le prix Nobel de médecine le 6 octobre 2008 pour leur découverte du virus VIH, avec un scientifique allemand pour ses recherches révolutionnaires sur le cancer du col de l’utérus. (Crédits : Michel Clément/AFP)

    Sans épilogue, une œuvre ne se termine pas. Ainsi, 20 ans après, avec l’attribution du Nobel pour la découverte du VIH, non pas à Gallo, mais à Luc Montagnier et à son associée Françoise Barré-Sinoussi. « On n’a pas réussi à éradiquer l’épidémie ou même l’infection puisqu’on ne sait pas guérir quelqu’un qui est infecté », expliquait à l’Agence France-Presse lors du 30e anniversaire de la découverte. Depuis, les médicaments antirétroviraux permettent en effet de museler efficacement le VIH, mais pas de l’éliminer totalement du corps des personnes infectées. Plus de 36, 3 millions de femmes, enfants et hommes sont morts des conséquences du SIDA…

  • Ransomware: Les San Francisco 49ers touchés

    Ransomware: Les San Francisco 49ers touchés

    À quelques heures avant le coup d’envoi du Super Bowl, les San Francisco 49ers confirmaient être infectés. Des lignes de code malveillantes issues des opérateurs derrière le ransomware BlackByte, atteignaient des systèmes d’information. Le match qui mettait en présence les Rams de Los Angeles, champions de la National Football Conference (AFC), et les Bengals de Cincinnati, champions de l’American Football Conference (AFC). Les Rams gagnaient leur second titre depuis la création de la franchise en 1937, tandis que les 49ers officialisaient l’enquête sur leur réseau informatique.

    Les quintuples vainqueurs du trophée majeur annonçaient, samedi 12 février 2022 être infectés par le ransomware Blackbyte. Les opérateurs derrière le Ransomware-a-as-Service (RaaS) publiaient des documents de l’équipe sur un site de fuite sur le Darknet, au sein d’un fichier intitulé « 2020 Invoices ». Ils étaient passés tout près d’une qualification pour le Super Bowl. Au début du dernier quart-temps, les 49ers avaient une avance de 17-7 sur les Los Angeles Rams. Dans le money time, les visiteurs s’offraient une double récompense en remportant la victoire 20-17 ainsi qu’un ticket pour la finale à domicile.

    La franchise de San Francisco a remporté le Super Bowl en 1981 (26-21 contre Cincinnati) , 1984 (38-16 contre Miami), 1988 (20-16 contre Cincinnati), 1989 (55-10 contre Denver) et 1994 (49-26 contre San Diego), pour deux défaites en 2012 (31-34 face à Baltimore) et 2019 (20-31 face à Kansas City). (Crédits : San Francisco 49ers)

    L’équipe, qui fait partie des franchises les plus précieuses et les plus historiques de la NFL déclarait dans un communiqué avoir récemment pris connaissance d’un « incident de sécurité du réseau » qui avait perturbé certains de ses systèmes informatiques. « À ce jour, nous n’avons aucune indication que cet incident implique des systèmes en dehors de notre réseau d’entreprise, tels que ceux liés aux opérations du Levi’s Stadium ou aux détenteurs de billets. Pendant que l’enquête se poursuit, nous travaillons avec diligence pour restaurer les systèmes concernés aussi rapidement et aussi sûrement que possible », affirmait la franchise.

    Cette information survient quarante-huit heures après que le FBI et les services secrets américains aient émis une alerte sur le ransomware BlackByte. Eminem, lors du show, a mis un genou à terre comme l’avait fait Colin Kaepernick, pour protester contre les violences policières faites aux Afro-Américains. (Crédits : capture d’écran)

    Les forces de l’ordre annonçaient qu’ « en date du 20 novembre 2021, le ransomware BlackByte avait compromis de multiples entreprises américaines et étrangères, y compris des entités dans au moins trois secteurs d’infrastructures critiques américaines (installations gouvernementales, financières, et alimentaires et agricoles). BlackByte est un groupe de ransomware as a Service (RaaS) qui chiffre les fichiers sur les systèmes hôtes Windows compromis, y compris les serveurs physiques et virtuels », a communiqué le FBI. Selon Brett Callow, expert en ransomware chez Emsisoft, « comme de multiples autres types de ransomware, Blackbyte ne chiffre pas les ordinateurs qui utilisent les langues de la Russie et des pays post-soviétiques ». Une analyse du RaaS par Red Canary a révélé que les opérateurs ont exploité les vulnérabilités ProxyShell (CVE-2021-34473, CVE-2021-34523, CVE-2021-31207) présentes sur le serveur Microsoft Exchange d’un client.

  • Le professeur Luc Montagnier additionne (1re partie)

    Le professeur Luc Montagnier additionne (1re partie)

    Le prix Nobel de médecine 2008 est décédé, mardi 8 février 2022, à l’hôpital américain de Neuilly. Le fait d’armes que chaque personne retient de lui est la codécouverte du VIH. De 1972 à l’an 2000, il est une figure incontournable de l’institut Pasteur, fleuron de la recherche en France. Depuis l’arrivée du SARS-CoV-2, des scientifiques décriaient les théories du professeur, pour terminer discrédité, par ceux qui le portaient au panthéon de ses pairs. Qui était-il ? Quelles furent ses publications ? Avait-il tort ou raison ?

    Luc Montagnier né le 18 août 1932 à Chabris, dans le Berry, d’où était originaire sa mère. Son nom, l’homme qui vit dans les montagnes, fait référence à la région paternelle, l’Auvergne, qui est faite de riches plaines et de vieux volcans. Son père attrape, dans sa jeunesse, une arthrite streptococcique, qui procure des lésions irréversibles des valves aortiques. Ce qui l’exempte de service militaire et l’oblige à un travail sédentaire. Ainsi, il exerça et excella dans la profession de comptable. Il a commencé à travailler dans la région de Poitiers, puis s’est installé à Châtellerault. Âgé de cinq ans, il est victime d’un accident renversé par une voiture, après avoir traversé une nationale. Le résultat donne deux jours de coma, avec de multiples blessures dont quelques cicatrices restent visible.

    La seconde Guerre mondiale

    Deux années passent lorsque survient l’invasion nazi en 1940. « Mes parents et moi quittant leur maison (proche d’une gare risquée), fuyant sur les routes dans une petite voiture, et finalement plus exposés aux bombardements allemands pendant cet “exode” que si nous étions restés à la maison. » La première année d’occupation allemande a été terrible, raconte-t-il, les « ersatz » ne stimulaient pas mon appétit, alors que je rêvais de chocolat et d’oranges. Son père souffrait d’entérocolite chronique, tandis que son grand-père atteint d’un cancer du rectum, est mort en 1947 après de terribles souffrances.

    Luc Montagnier, avant d’être le professeur et prix Nobel de médecine en 2008 pour la codécouverte du virus VIH, fut un enfant, un adolescent puis un adulte additionnant de multiples et terribles expériences de vie. Toutes celles-ci ont orienter puis déterminer son avenir que nous connaissons. (Crédits : DR)

    « Cela m’a tellement affecté que c’est probablement l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé plus tard d’étudier la médecine et d’entreprendre des recherches sur le cancer. » Soulagé comme la plupart des personnes sur Terre de la fin de la seconde Guerre mondiale, il restera cependant marqué à vie. « Je ne pouvais pas oublier non plus la vision de tant de morts, civils et soldats, et les images de déportés maigres libérés des camps de concentration. Je détesterai les guerres et leurs atrocités pour le reste de ma vie. »

    Faculté de Poitiers

    Bon en physique, en chimie, et moindre en mathématiques, le jeune Luc s’inscrit à la fois à l’école de médecine et à la faculté des sciences de Poitiers. Le but révélé, commencer une carrière de chercheur en biologie humaine, la spécialité n’existait pas, que ce soit en médecine ou en sciences à Poitiers. Au commencement, les écoles et facultés étaient situés dans le centre ville, comme souligne la « Rue des grandes écoles ». Cette dernière relie la place du Maréchal Leclerc (place d’armes pour les poitevins), à la rue Gambetta, non loin du palais des Ducs d’Aquitaine. Accessibles à pied, il passait la matinée à l’hôpital et l’après-midi à suivre des cours de botanique, de zoologie et de géologie.

    Son mentor et professeur de botanique, Pierre Gavaudan en Janvier 1931 au sein du laboratoire de Botanique de la Sorbonne. (Crédits : DR)

    Son professeur de botanique, Pierre Gavaudan, était atypique, il lui doit, explique-t-il d’avoir ouvert son œil à ce qui était le début d’une nouvelle Biologie, la double hélice de l’ADN, la synthèse in vitro des protéines par les ribosomes et la structure des virus. Un présent de la part de son père déclenche ses premières recherches. Il positionnait chez lui, un appareil combinant une caméra de cinéma en accéléré et un microscope. Le futur prix Nobel de médecine étudiais un phénomène connu depuis 1908 sous le nom de phototaxie des chloroplastes. Elle est la propriété de certaines algues vivant à la surface des étangs d’orienter leur grand chloroplaste unique en fonction de l’intensité de la lumière.

    Poitiers pour Paris

    Soutenant ses travaux en petite thèse, au sein de la faculté de Poitiers, à tout juste 21 ans, Pierre Gavaudan, lui demandait d”effectuer des recherches sur les formes L des bactéries. Ce fut la première incursion dans le monde des bactéries filtrantes, soulignait-il. Dans ces années, les références sur ce sujet controversé n’existaient qu’à la bibliothèque de l’Institut Pasteur à Paris. Il quitte sa province et complète ses études de médecine en se rapprochant inexorablement de la neurophysiologie, la virologie et l’oncologie. Engagé à 23 ans comme assistant à la Sorbonne, il se passe deux années avant la première description de l’ARN viral infectieux du virus de la mosaïque du tabac par Fraenkel-Conrat et Gierer, et Schramm détermine sa vocation : devenir virologue en utilisant l’approche moderne de la biologie moléculaire… (suite)

  • Ransomware: Prudence et rigueur

    Ransomware: Prudence et rigueur

    Un début d’année de moindre envergure, semble-t-il, sur les attaques par ransomware à travers le monde, sauf en France. La tendance dans l’hexagone est sensiblement équivalente. Le Groupement d’Intérêt Public Action contre la Cybermalveillance (GIP ACYMA) dénombre 167 demande d’assistance en janvier 2022, contre 169 le mois précédent. Cela dit, ce n’est pas parce que les actions des malfaiteurs ne sont pas publiques, que leurs offensives n’existent pas. La prudence comme la rigueur sont les maîtres mots.

    Le site « Cybermalveillance » du gouvernement a vu sa notoriété croître depuis sa création. En 2021, la fréquentation compte plus de 2 000 000 visiteurs uniques, contre 1 235 545 visiteurs en 2020. Ce qui va de pair est que plus de 135 000 victimes sont venues chercher de l’assistance depuis le 1er janvier, contre 105 000 l’année précédente, soit une augmentation de 28.57 %. Les victimes en ce début d’années sont nombreuses :

    • Hardisk, Qlocker, 5 janvier 2022
    • Paul Beuscher, Grief, 6 janvier 2022
    • Pôle Santé Léonard de Vinci, 7 janvier 2022
    • Stimm, Grief, 10 janvier 2022
    • Torann France, LockBit, 10 janvier 2022
    • KastorMedia, 15 janvier 2022
    • 3CMA, BlackCat, 16 janvier 2022
    • Saint-Cloud, LockBit, 21 janvier 2022
    • Cabinet d’avocats CDMF, 22 janvier 2022
    • Egis, 23 janvier 2022
    • Cabinet d’avocats de Caen DL2M, LockBit, 27 janvier 2022
    • ESTPM, LockBit, 27 janvier 2022
    • Corsica Linea, 28 janvier 2022
    • CIG de la Grande Couronne, Haron, 28 janvier 2022
    • L’Hotellerie Restauration, LV, 29 janvier 2022

    Le GIP ACYMA est mal connu du grand public, pourtant il est nécessaire d’en prendre connaissance avant d’avoir besoin de leurs services. Il en est de même lorsque vous êtes victime d’un accident, qu’il soit domestique, professionnel, ou sur la voie publique… des gestes, des réflexes, des conduites à tenir, souvent issues de retour d’expérience (RETEX) regroupe des acteurs étatiques impliqués tels que l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

    La commune de Saint-Cloud a été victime d’une attaque par ransomware des opérateurs derrière LockBit. Ils ont divulguées toute ou partie des données exfiltrées des différents systèmes d’information de la ville, exposant des civilités, des coordonnées… (Crédits : capture d’écran)

    Le mois de février dénombre les offensives malveillantes contre SVA Jean Rozé (Alphv, 01/02/2022), Air Calédonie, Ametis (LockBit, 04/02/2022), l’Hôtel des Cèdres (LockBit, 04/02/2022), Progereal (LockBit, 04/02/2022). Les attaques lorsqu’elles sont détectées font l’objet de procédure, mais les personnes derrières tout ceci sont à même de conserver les données sans demander de rançon, ni divulgation. Les informations glanées pourraient être le point de départ d’un conflit économique, politique, voire armé.

  • Quand les spermatozoïdes tombent le masque

    Quand les spermatozoïdes tombent le masque

    Nous avons eu les mêmes cours sur la biologie humaine, voire la fécondation. D’ailleurs les publicités jouaient sur la course effrénée que les milliers de spermatozoïdes effectuaient pour créer un embryon. Comme dans un conte, seul le plus fort et le plus rapide réussit à féconder l’ovule… qui de la même manière que la belle au bois dormant poireaute passivement, que son prince charmant se pointe. C’est une image tronquée, car si la biologie le reconnaît aujourd’hui, l’ovule ne fait pas qu’attendre que son vaillant chevalier au grand cœur, bien au contraire.

    Les fictions, et la réalité ne sont séparées que par un infime voile de soie. Ainsi, la procréation est le fruit d’une interaction entre un ovule et un spermatozoïde, non juste le travail du dernier. « D’un point de vue strictement dynamique, c’est vrai que le spermatozoïde bouge plus. Il voyage, alors que l’ovule demeure en place […] », reconnaît Dr Pierre Leclerc, spécialiste en reproduction humaine. L’idée est pourtant vissée dans chaque tête, assurant qu’uniquement les gamètes mâles bossent. Si dans Fort Boyard, il faut un maximum de clé pour accéder au Graal, les spermatozoïdes doivent eux aussi se munir de l’unique clé capable d’ouvrir la porte de l’ovule. S’ils sont plusieurs centaines de millions à candidater, au final un seul se retrouvera face à l’ovule à la fin du processus.

    Beaucoup de postulants, un seul élu

    L’éjaculation s’étant produite, la course contre le temps commence lors d’un parcours long et semé d’embûches. La majeure partie des spermatozoïdes se retrouvent bloqués dès leur apparition dans le col de l’utérus, puis à la frontière entre l’utérus et les trompes de Fallope. Car, après avoir résisté à l’acidité du vagin, affronté les contractions de l’utérus, les trompes de Fallope ne laissent pas entrer n’importe qui. Il faut montrer patte blanche. Arrivés à cet endroit secrètement gardé, seuls ceux munis d’une autorisation dûment tamponnée et certifiée pourront être amenés plus loin.

    Les trompes de Fallope se trouvent entre l’utérus et les ovaires. Elles sont le lieu où l’ovule est fécondé par le spermatozoïde. Après que ceux-ci furent déposés en aval du col de l’utérus, attendant les navettes pour être acheminés auprès de l’ovule par différents procédés. (Crédits : Dessin François Poulain/Larousse)

    La structure des trompes de Fallope aide au cheminement des spermatozoïdes. Ces derniers se déplacent via les trompes utérines pour atteindre la partie ampullaire où se situe l’ovocyte. Lors de cette étape, les gamètes mâles achèvent également leur maturation. Seuls ceux appartenant à l’espèce humaine et ceux détenant une motilité hyperactive pourront traverser la barrière, explique Dr Leclerc. Rassurant pour ceux qui ont les idées tordues, immorales et illégales. Les spermatozoïdes vont se transformer pour que leurs membranes puissent se fragiliser et libérer les enzymes contenues dans leur acrosome. C’est la capacitation qui se fait en 6 à 8 heures, par étapes.

    Le choix de la Reine

    L’ovocyte, lui, est tranquillement à l’abri derrière sa zone pellucide. Elle est la « membrane » l’entourant, de plus elle est essentielle à sa survie, mais pas que. Elle sélectionne les spermatozoïdes dont l’enveloppe plasmique est intacte et empêche la fécondation croisée. Donc c’est au final le gamète femelle qui impose sa décision, une habitude que l’on retrouve dans la société peut-être ? « C’est l’ovule qui a le dernier mot. C’est lui qui va décider qui passe et qui ne passe pas. » C’est le sketch de maxime le videur d’Albert Dupontel. Pour être précise, la glycoprotéine ZP3 permet aux spermatozoïdes de s’accrocher et de déclencher la réaction acrosomiale.

    Les gamètes mâles sont dépeints comme forts, énergiques, au sein d’une mission qui couronnera un gagnant, quand l’ovule est comparé à une princesse attendant son prétendant, tandis que c’est elle qui effectue la grande partie de l’action et choisit son partenaire pour la fécondation. Ci-dessus un ovocyte humain avec zone pellucide, lors d’une FIV. (Crédits : DR)

    Les enzymes acrosomiales de centaines de spermatozoïdes présents vont permettre à l’élu de se lier aux récepteurs de la membrane de l’ovocyte. Les membranes de l’ovocyte et du spermatozoïde fusionnent en une membrane, sans rien perdre. Sans oublier sa corona radiata que devra franchir l’heureux élu qui réalisera la fécondation. Il entrera ensuite en contact avec la membrane de l’ovocyte, pour s’y coller et ultimement fusionner avec elle, et évoluer en ovule. Comme quoi, la vie est un véritable miracle, dont le dernier mot, Jean-Pierre, revient éternellement à la femme.

  • Un escargot pour traiter le diabète

    Un escargot pour traiter le diabète

    Pas la peine de vous promener dans un jardin à la recherche d’un escargot pour qu’il bave sur votre bras, c’est un peu plus complexe. Biswajit Gorai, Harish Vashisth ont découvert que le venin d’escargot marin pourrait être la base d’un traitement contre le diabète. Selon l’étude des chercheurs américains, publiée le 18 octobre 2021 sur le site du journal Proteins, le Conus Geographus pourrait bouleverser la vie de près de quatre millions de personnes en France. Il pourrait en effet être à l’origine de nouveaux médicaments à action rapide plus efficaces que l’insuline.

    Saviez-vous qu’avec ses jolis motifs inscrits sur son enveloppe, le Conus est le chouchou inconditionnel des glaneurs de coquillages sur la plage des vacances. Il serait tentant de les ramasser en pleine mer, s’il n’était pas si dangereux, voire mortel, pour l’homme. Effectivement, l’escargot de mer dit « escargot conique », baptisé Conus geographus, est doté d’un venin provoquant un choc hypoglycémique paralysant ses proies, dont il n’y aurait aucun remède. De quoi vous glacer le sang. Mais cette particularité pourrait « en faire une option favorable pour stabiliser la glycémie et un potentiel pour de nouvelles thérapies », précisent les scientifiques dans leur étude.

    PaysMilliers d’adultes atteints de diabète% de la populationPaysMilliers d’adultes atteints de diabète% de la population
    Israël536,59,9Allemagne6 199,910
    Hongrie661,49,1Pologne2 6779,4
    Suède496,26,8Roumanie1 1998,4
    Pays-Bas8576,8Russie7 392,17
    Kazakhstan807,76,8Italie4 470,39,9
    Ouzbékistan1 351,86,3Royaume-Uni3 996,38,2
    Serbie796,812,2Espagne5 141,314,8
    Portugal994,113Turquie9 020,915,9
    France3 942,98,6Ukraine2 3257,1
    La Turquie affiche le plus haut pourcentage de la population diagnostiquée diabétique, et la république d’Irlande le plus petit avec 4 % avec 139, 1 millier d’individus. (Crédits : IDF)

    Le diabète touchait en 2021, 537 millions de personnes, dont 61 en Europe. En France, selon le rapport de la fédération internationale du diabète 3,942 millions sont concernés. Un remède d’origine naturelle pourrait être à l’origine d’un traitement plus efficace que l’insuline. Si les plongeurs doivent s’en méfier à cause de sa toxine qui peut provoquer la mort, le venin d’un escargot marin, à la coquille colorée, pourrait bien être un allié précieux pour soigner le diabète. Selon l’étude publiée sur le site du journal Proteins, ce choc hypoglycémique aurait pour conséquence de baisser le taux de sucre dans le sang dans un laps de temps beaucoup plus court que l’insuline.

    La plupart des escargots coniques mangent des vers, quand d’autres mangent des escargots et certains s’attaquent même à des poissons. Pour cela, ils utilisent une fléchette hypodermique pour injecter leur venin. Il contient environ 100 peptides différents qui agissent comme des neurotoxines. (Crédits : DR)

    Une découverte qui pourrait être à l’origine de l’élaboration d’un meilleur traitement du diabète. « Bien que d’autres études soient nécessaires, nos recherches montrent que, malgré les séquences peptidiques plus courtes, le venin d’escargot conique pourrait être un substitut viable à l’insuline et nous espérons qu’il motivera la conception de nouveaux médicaments à action rapide », précise Biswajit Gorai, auteur principal de cette étude.

  • Quand santé rime avec…

    Quand santé rime avec…

    C’est en grande pompe que le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran annonçait le jeudi 3 février 2022 « Mon Espace Santé ». Il s’envisage comme son prédécesseur Bernard Kouchner l’instigateur d’une évolution des moyens numérique de la santé. Il y a 25 ans (avril 1998) naissait la carte vitale. Elle se voulait inviolable avec la seconde génération, en mars 2007… mais la méthode pour la « pirater » prenait de vitesse la sortie de cette fameuse carte verte française. Que penser de « Mon Espace Santé » ?

    Me direz-vous, il faut vivre avec son temps ! Après tout, tout un chacun possède un terminal de téléphonie, communément appelé « smartphone », mais que savez-vous de l’usage de vos données partagées, avec votre consentement éclairé ? Quelques secondes de réflexion… rien pour la plupart d’entre vous ? Cela est logique, car, pour user de l’application, ou du jeu à la mode, vous devez accepter les conditions générales d’utilisation (nous sommes nombreux à ne pas les lire). Pour vos données de santé, c’est quasiment du même acabit. « Mon espace santé est un service numérique individuel et personnalisable, pour tout usager du système de santé. Il permet à chacun de stocker et partager ses documents et ses données de santé en toute sécurité. Les données sont hébergées en France, sous la protection de l’État et de l’Assurance maladie », explique le site en question.

    Cash Investigation

    Il y a près d’une année, Élise Lucet et son équipe enquêtaient sur un (nouveau) scandale. Le 20 mai 2021, Cash révélait « comment vos téléphones vous espionnent et collectent des données très personnelles sur votre religion, votre moral ou votre grossesse sans votre consentement. […] lorsque vous vous connectez sur des sites de santé, vous transmettez des informations qui vont être envoyées à votre insu à des entreprises appelées des data brokers. […] Un marché colossal, estimé à 400 milliards d’euros en Europe. » Juste avant la future émission sur le scandale retentissant des Ehpad privés, gérées par Korian et Orpea, faisant écho au livre « Les Fossoyeurs » de Victor Castanet, Élise Lucet promet de nouvelles révélations.

    Selon l’étude, trois quarts des Français seraient intéressés. Or, d’après Médiamétrie, la France comptait 53,8 millions d’internautes en avril 2021, soit 85,2 % des Français de deux ans et plus. Au final seuls 64 % le sont véritablement. La cohorte est de 1510 Français de plus de 18 ans, dont 497 patients ayant répondu au questionnaire… en ligne. (Crédits : DR)

    De plus, cet espace numérique personnel, expliquent-ils, a pour vocation de devenir le futur carnet de santé des patients, accordant à demi-mots le fiasco du dossier médical partagé (DMP). Il contiendrait un coffre-fort « sécurisé » où seront classés tous les documents de santé, et serait alimenté de manière automatique par les médecins, laboratoires, cliniques, hôpitaux

    Est-il nécessaire de rappeler les différents attaques subies par les hôpitaux français, ou encore les données de 500 000 dossiers médicaux exfiltrées ? (Crédits : capture d’écran)

    L’aspect pratique, pour chacun, est l’utilisation et l’accès aux données par les professionnels de santé afin de mieux vous soigner. Ce qui vous évite d’avoir avec vous lesdits documents, alors très bien, soyons modernes et allons-y. Cela dit, est-ce que les systèmes d’information qu’utilisent les différents professionnels de santé sont véritablement sécurisés, et transmettent dans un tunnel chiffré vos données de santé ? Usent-ils des clés de chiffrement ?

    À l’insu de mon plein gré

    L’ouverture de chaque espace de santé sera automatique pour chacun des 68 millions d’assurés que compte l’hexagone, dont les enfants dans le courant de l’été. Les assurés recevront un code d’activation pour ouvrir leur espace par courrier ou courriel. « Vous pouvez vous opposer si vous ne souhaitez pas avoir d’espace santé. Sans action de votre part, votre espace santé sera automatiquement créé. Vous pourrez à tout moment changer d’avis », déclarait lors de la conférence de presse, le jeudi 3 février 2022, Thomas Fatôme, le directeur général de l’Assurance maladie. Pour vous y opposer, il faudra donc utiliser le code provisoire reçu, se connecter sur « Monespacesante.fr », ou appeler le 34 22. Six semaines après l’inscription, il sera toujours possible de clôturer son « espace santé », mais les données présentes resteront archivées dix ans par l’Assurance maladie. À vos claviers, prêts ?

  • Quand l’avion à du plomb dans l’aile

    Quand l’avion à du plomb dans l’aile

    Deux sociétés, Air Calédonie et Swissport en proie à des agressions informatiques, voient leurs systèmes d’information momentanément hors d’usage. La mésaventure qu’elles subissent semble, selon les compagnies, en voie de résolution. Néanmoins, cela impacte un secteur déjà fragilisé par les différentes mesures de confinements sur la planète, entre autres. Le prestataire de services Swissport infecté par un rançongiciel est l’énième entité suisse venant allonger la liste outre-Alpes des victimes de ransomware.

    Dans un domaine touché de plein fouet par le SARS-CoV-2 en 2020, avec 4,8 millions d’euros de pertes mensuelles pour AirCalin, et 8,4 millions en 2020 pour Air Calédonie, l’infection est une nouvelle épreuve. « Le fonctionnement interne d’Air Calédonie est fortement perturbé en saison d’une cyberattaque en cours », expliquait jeudi 3 février 2022 la compagnie aérienne. Le service informatique impacté, le centre d’appel hors d’usage, la billetterie accuse du retard, la raison à tout ceci, un accès aux outils limité. Le contact téléphonique est rompu, alors que le site internet reste fonctionnel. La compagnie invite toutes personnes désireuses d’acheter un billet, de reporter leur opération. « Afin que les personnes qui ont des urgences puissent être servies en priorité », précise la compagnie.

    « Jeudi vers 6 h, une attaque de ransomware a eu lieu […] Plusieurs serveurs ont été touchés, ce qui a entraîné l’indisponibilité temporaire de certains systèmes. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour résoudre ce problème informatique le plus rapidement possible […] », écrivait l’entreprise. (Crédits : Outremers360)

    L’infrastructure informatique de l’entreprise zurichoise a été touchée par des codes malveillants jeudi matin 3 février 2022. « Le problème a été immédiatement identifié et contenu par les techniciens de la société », a indiqué un porte-parole. La compagnie suisse a subi une infection de type ransomware, ses systèmes d’information sont en train d’être rétablis. Swissport tente de limiter l’impact de cette intrusion sur l’activité aéroportuaire. « L’entreprise est en mesure d’assurer ses prestations aux compagnies aériennes, mais des retards peuvent survenir », averti le porte-parole. Les cyberattaques contre des entreprises helvétiques se sont démultipliées en 2021. L’année débute à peine que le groupe industriel Chemie + Papier Holding (CPH), Emil Frey ainsi que le distributeur de médicaments et exploitant de pharmacies Zur Rose subissaient des attaques de leurs systèmes.

  • LockBit2.0 et le ministère de la Justice

    LockBit2.0 et le ministère de la Justice

    Un coup de pression si l’on en croit les journaux ici et là. Il semblerait au vu des données publiées sur le site de fuite que les opérateurs derrière le ransomware LockBit 2.0 ne jouent pas au poker menteur. Depuis ce matin 2 février 2022 des informations identifiant plus particulièrement le monde de la Justice dans le Calvados sont accessibles. Hormis le ministère de la Justice, la ville de Saint-Cloud est mentionnée comme cible d’une infection par codes malveillants, et susceptibles de voir ces documents sur le DarkWeb.

    L’information était prise très au sérieux dès la parution de l’annonce, le ministère indiquait s’être « immédiatement organisé pour procéder aux vérifications nécessaires, en lien avec les services compétents dans ce domaine ». Lockbit 2.0 est connu pour avoir ciblé d’autres organisations françaises, comme la société de sécurité Thales ou encore le site de Schneider Electric en décembre dernier. Mais pour l’expert, plusieurs zones d’ombre sont à éclaircir : « Pour l’instant, nous ne savons pas s’ils préparent une fuite massive de données ou s’il s’agit uniquement d’un coup de pression en lien avec le contexte politique », indiquait Guillaume Maguet, expert en cybersécurité chez Deep Instinct au Figaro. Ce n’est pas à proprement dit le ministère de la Justice française qui était la cible, mais un cabinet d’avocats, maillon essentiel de l’appareil judiciaire.

    Les contrats de travail des personnes, la liste des avocats présents en 2016, des factures de téléphone, des coordonnées internes du cabinet, de différentes chambres sont désormais diffusés sur le site de fuite des cyber-malfaiteurs. (Crédits : capture d’écran)

    Ce sont des données très sensibles qui sont disponibles sur le DarkWeb. Ne déplaise à personne, les personnes œuvrant dans l’ombre et la profondeur de l’internet ne bluffent, que dans les fictions et encore… Leur but est, purement et simplement de vous soutirer de la menue monnaie. D’autres parties prenantes de la Justice à travers le monde ont déjà fait les frais de ce genre d’attaque « informatique ». Le cabinet Jones Day, celui de Brandon Sua et Associés, Greenberg & Stein Avocats, tous trois basés aux États-Unis, et en France celui de Me Rémy Le Bonnois. Ces différents cabinets, pour ne citer qu’eux furent ciblés, infectés et les informations diffusées par l’équipe usant le ransomware Everest.

    Des dossiers de jugement mentionnant les patronymes des différentes parties amenées devant les tribunaux sont lisibles. (Crédits : capture d’écran)

    La société civile professionnelle DL2M, qui est le cabinet d’avocats Dorel Lecomte Marguerie est particulièrement mentionnée dans les dossiers mis en ligne par LockBit 2.0. Ainsi de très nombreuses pièces juridiques sont libres d’accès, à savoir des coordonnées de TGI, RIB, des noms, des employés, des actions et affaires judiciaires, mais pas seulement. Des dictées ou bobines dans le jargon sont disponibles. Ce sont des fichiers audio sur lesquels les avocats transmettent au personnel du secrétariat des courriers à rédiger. Quand il est indubitable que l’internet des objets (IoT) remplit de jour en jour les foyers français, et que les commandes vocales ont le vent en poupe, cela peut porter à préjudice. De plus, les coordonnées des intervenants du cabinet DL2M de messagerie fournies par l’opérateur Orange sont un des nombreux documents au format PDF. Datant de 2017, des griffonnages semblent afficher les identifiants et mots de passe, espérons qu’ils furent depuis changés, mais surtout que les professionnels du droit soient déjà en relation avec l’ANSSI.