Les autorités équatoriennes tentaient dimanche 30 janvier 2022 de contenir une fuite de pétrole survenue sur un oléoduc dans une région de jungle amazonienne, où une importante rivière menace d’être souillée. Une pollution qui remonte les souvenirs des différents endroits où des drames identiques eurent lieu. La dernière en date est celle arrivée au Pérou, avec plus de 6 000 barils de brut qui se sont déversés dans la mer et contaminent désormais au moins 18 km2.
Dans l’hémisphère nord règne l’hiver, au sud l’été austral, mais plus personne ne se baigne plus sur la plage d’Ancon, toute proche de Lima. Les vacanciers sont remplacés, depuis la marée noire qui a souillé les côtes centrales du Pérou, par des brigades de nettoyage. En cause, une nouvelle fuite au large des littoraux péruviens s’est produite mardi 25 janvier 2022. Elle serait la conséquence de travaux effectués sur un oléoduc sous-marin de la raffinerie de la compagnie pétrolière espagnole Repsol (survenu le 15 janvier), annonçaient les autorités.
Selon le gouvernement, plus de 180 hectares de bord de mer ont été souillés, ainsi que 713 hectares d’espaces maritimes. La Marine péruvienne à pied d’œuvre en tentant de contenir des nappes de pétrole sur la côte de Callao, le 25 janvier 2022 (Crédits : Peruvian Navy/AFP).
Les pluies enregistrées ce lundi 31 ont provoqué une forte alluvion qui est descendue du secteur de La Comuna, au nord de Quito, par la pente de l’avenue La Gasca. Le Secrétariat national de gestion des risques porte le nombre de décès à onze et quinze blessés, à 21 h 41 hier, selon les rapports préliminaires.
J’ai vu comment le courant a emporté un homme et un enfant. C’était horrible, témoignait une habitante de La Gasca.
Ces mêmes fortes pluies provoquaient glissements de terrain et chutes de pierres, entraînant la rupture d’un oléoduc de transport de pétrole brut dans la zone de PiedraFina. L’épicentre de l’incident se situe à la frontière des provinces de Napo et Sucumbios. Le pipeline long de 485 kilomètres traverse quatre provinces. Selon l’État, le glissement de terrain a touché « quatre tuyaux de l’infrastructure ». Elle charrie 160000 barils de brut par jour depuis des puits pétroliers en pleine jungle. Cependant, ni le gouvernement ni l’OCP (Oleoducto de Crudos Pesados) gérant ledit oléoduc n’ont indiqué la quantité de pétrole déversée dans la nature. L’unité Baril de pétrole équivaut à 42 gallons américains, soit 159 litres ou 0.159 m3. Le nombre de litres de brut qui transite par jour équivaut à 25 440 m3, soit plus de dix piscines olympiques en volume…
La comparaison de la taille des personnes prises sur le cliché montre une partie des dégâts occasionnés par la chute de pierre et rochers sur l’oléoduc, selon la photo fournie par le ministère équatorien de l’Environnement, le 29 janvier 2022. (Crédits : ministère équatorien de l’Environnement/AFP — Handout)
ElUniverso, journal équatorien relate l’ampleur des ravages : « Une zone de 21 007 mètres carrés dans la zone tampon et la zone de protection du parc national Cayambe Coca contaminée par une couche sombre et huileuse […] 110 communautés indigènes, en particulier les Kichwas le long des rivières Coca et Napo qui signalent des traces de pétrole brut, sont les principaux problèmes que la dernière marée noire dans la région de Piedra Fina, en Amazonie équatorienne, a générés. » Sur ces lieux vivent des espèces telles que le cusumbo des Andes, le cerf chonta, le gallitodelapeña et plusieurs familles d’amphibiens.
La goutte de trop
Ce n’est, malheureusement, pas la seule. La veille de Noël, un déversement était signalé sur le territoire de Kofán Dureno, dans le canton de Lago Agrio. L’incident provoquait l’altération d’un ravin et d’un marécage. Le 2 janvier 2022, cette fois-ci dans le canton de Shushufindi, en raison de la rupture d’une petite conduite. Une zone de la réserve biologique de Limoncocha contaminée. Un troisième écoulement se produisait dans la pré-coopération 11 de Julio. À cette occasion, un ruisseau et un estuaire souillés.
C’est une catastrophe de très grande ampleur, s’offusque Hugo Clément, dans une vidéo postée sur le réseau social Tiktok.
Le 8 janvier 2022, la pollution d’un marécage situé dans le champ Cobra Shushufindi (communauté Rio Doch). La cause serait l’explosion du bouchon du manomètre. En moins d’un mois, un second incident se produit à Limoncocha. La rupture de canalisation a empoisonné une source, un estuaire sans nom et la rivière Jivino, le 26 janvier 2022, il y a tout juste une semaine.
Une enquête pour viol collectif secoue l’Uruguay. « Écœurant », et « aberrant » sont les mots que Luis Alberto Lacalle Pou, président de l’Uruguay, a prononcés pour faire référence à la dénonciation du crime sexuel présumé. Une femme qui affirme avoir été abusée dimanche par trois hommes dans le quartier de Cordón à Montevideo. Les trois accusés, dont un mineur, ont été libérés, bien qu’ils aient été convoqués et mis à la disposition de la justice.
Aux premières heures du dimanche 23 janvier 2022 matin, la police a été alertée pour un viol supposé d’une femme de 30 ans, qui se serait produit dans une maison située à Jackson et Chaná, dans le quartier de Cordón, de Montevideo ont déclaré des sources policières au journal uruguayen El País. Le procureur général, Juan Gomez, a annoncé jeudi 27 janvier midi lors d’une conférence de presse qu’un troisième adulte a été ajouté aux suspects. Selon les premières investigations, trois hommes ont été convoqués. Ils sont à la disposition des tribunaux pendant que l’enquête se poursuit, mais n’ont pas été mis en détention provisoire.
La trentenaire, en état de choc, a pu être secourue et mise à l’abri après avoir contacté le 0800 4141. Ce service offre une prise en charge psychosociale et juridique aux femmes victimes de violences domestique, sexuelle ou tout autre en Uruguay.
Les trois bureaux des procureurs spécialisés dans les crimes sexuels affichent 2 800 investigations en cours, relate El País. La marche de Montevideo a été la plus suivie, des collectifs féministes organisaient des actions simultanées, un concert de casseroles était entendu à 18 h ce vendredi 28 janvier 2022 en Uruguay. (Crédits : Marcelo Bonjour/El País)
Les médecins qui ont soigné la femme ont pu établir des signes de viol, l’enquête est toujours en cours. Selon le procureur chargé de l’affaire, Sylvia Lovesio, déclarait aux médias uruguayens que « la victime est actuellement assistée par un psychologue de l’Unité des victimes et des témoins et ce qu’elle me disait, c’est que, moins de 48 heures après avoir été brutalement abusée, elle n’était pas en mesure de témoigner […] Je dois lui donner du temps et de l’espace pour qu’elle puisse raconter ce qu’elle a vécu ».
Trois adultes et un mineur
« Trois adultes et un mineur, comme tout le monde le savait déjà. J’ai parlé il y a quelques minutes avec le procureur et je suis en mesure d’annoncer que l’enquête a permis d’augmenter le nombre de personnes inculpées », affirmait M. Gomez. Dans sa plainte, la victime a déclaré qu’elle était allée dans un club avec une amie. Elle y avait rencontré un homme, qui l’a invitée chez lui, à l’angle de Jackson et Chaná.
Des femmes ont défilé dans le centre de Montevideo, le long de l’avenue du 18 juillet, référence à la première constitution de 1830. Des femmes de tous âges, avec des cannes et des rides, avec des ventres de huit mois, des jeunes femmes, des adolescentes et certaines sur les épaules de leurs mères. (Crédits : Marcelo Bonjour/El País)
Selon El País, lorsque les deux adultes se retrouvaient ensemble, d’autres hommes seraient arrivés et auraient abusé d’elle. Les enquêteurs attendent les résultats des prélèvements sur lesquels la police scientifique œuvre le plus rapidement possible. « Cela signifie que le système dispose déjà de l’ADN, des échantillons du profil génétique des personnes accusées de ces actes », ajoutait la procureure SylviaLovesio. Le président Luis Lacalle Pou, exhortait que la justice devait apporter une « sanctionexemplaire », tout en précisant que son intention n’était pas d’interférer dans le travail du parquet, il a déclaré que « la punition doit être forte, la sanction exemplaire pour ces actes qui ne sont pas propres aux êtres humains, ni dans ce cas au sexe masculin ».
L’affaire Valizas
L’affaire des trois jeunes accusés de viol au camping de Valizas en 2019, qui ont pourtant été acquittés en deuxième instance, ont créé un précédent judiciaire. Les violences faites aux femmes ne connaissent pas de frontière, d’ailleurs rappelons que dans la seule ville de Montevideo, 2800 enquêtes pour crimes sexuels sont en cours. Entre janvier et octobre 2021, 2 017 plaintes (1 873 en 2020) pour crimes sexuels ont été déposées. Près de neuf personnes sur dix (88 %) suspectées étaient des hommes, selon les dernières données ventilées présentées par le ministère de l’Intérieur le 29 novembre 2021.
Les documents de passagers après un contrôle étaient accessibles en ligne et pouvaient être téléchargés sur le portail clients de CarPostal, depuis la faille a été résolue. La compagnie exploite près de 900 lignes de bus et d’autocars à travers la Suisse, dont une trentaine de réseaux urbains. L’entreprise estime que 1 776 données n’ont pas été protégées entre mai 2021 et janvier de cette année. La firme cherche à déterminer si des données ont été obtenues de manière frauduleuse.
Historiquement liée aux PTT puis à La Poste suisse, elle est depuis 2006 distincte juridiquement bien qu’appartenant toujours à la Poste. Une faille de sécurité a été mise au jour sur le portail clients de CarPostal, « ticketcontrol.ch », selon la Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). Les documents de passagers après un contrôle étaient accessibles en ligne et pouvaient être téléchargés. Aux yeux de CarPostal, la brèche a été résolue.
« Ticketcontrol.ch » est un guichet en ligne sur lequel les usagers peuvent, après une vérification de leur titre de transport, poser des questions au service d’encaissement, demander un délai ou présenter le billet ultérieurement qu’ils n’avaient pas sur eux. La faille de sécurité concernait le fameux formulaire de contact sur le site internet. (Crédits : capture d’écran)
Les premières analyses montrent qu’il y a eu 745 accès aux dites informations, « il s’agit d’accès automatisés », précise la compagnie. Selon le rapport des responsables de la protection des données de CarPostal, l’incident est dû d’une part à un manque de précautions techniques et d’autre part à une gestion insuffisante des données. « Nous regrettons énormément cet incident et allons en tirer les leçons pour éviter qu’une telle erreur ne se reproduise », martèlent-ils.
Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance et des relations qu’elle établit par la poste et les télécommunications. Toute personne a le droit d’être protégée contre l’emploi abusif des données qui la concernent.
Le préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) Adrian Lobsiger a jugé le cas « sérieux ». Le fichier contenait des informations sur les resquilleurs, qui n’était certes pas directement disponibles, mais chaque renseignement personnel nécessite une sécurité accrue, ajuste-t-il. « Le fait que l’accès à ces données ait été possible sans compétences spécifiques élevées montre que les données concernées n’étaient pas protégées dans la mesure exigée par la loi sur la protection des données. »
Incidents en cascade
Au début de la semaine, les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) et Alliance Swisspass annonçaient une fuite sur la plateforme de ventes de billets pour les transports publics Nova. La révélation s’est faite grâce à un spécialiste externe en informatique. « Il aurait réussi à consulter environ un million de données en quelques jours », relate 24Heures. Elles contenaient des informations sur les billets achetés, ainsi que sur la durée de validité des abonnements. Le 18 janvier 2022 Le Temps révélait qu’Adrian Lobsiger avait ouvert une enquête contre la fondation Swisstransplant concernant des lacunes en matière de sécurité et de protection des données. Car, selon l’émission Kassensturz de la télévision alémanique SRF, il serait possible de faire d’une personne un donneur d’organes à son insu.
Le Sénat de Porto Rico a annoncé mercredi 26janvier2022 qu’il a été la cible d’une infection par un ou plusieurs codes malveillants. Cette cyberattaque a pour conséquence de désactiver l’accès à l’Internet, son système téléphonique et son site web. La page officielle affiche que « Le site est peut-être temporairement indisponible ou surchargé ». C’est le dernier d’une série d’incidents similaires au cours des ultimes années. Le plus spectaculaire demeure l’extinction des lumières pour près de 500 000 habitants en juin 2021.
Alors que les Portoricains restent sur une amertume de la soirée du 10 juin 2021. Un feu dans l’une des stations électriques de l’île américaine de Porto Rico a plongé des milliers de résidents dans le noir. Ce peu après que le fournisseur d’électricité annonçait avoir subi une cyberattaque. « Huit minutes après le début de mon service, un incendie a eu lieu dans la centrale électronique, laissant la moitié de l’île de Porto Rico sans électricité. Ça a été un jour fou au boulot et j’attends toujours de rentrer chez moi », raconte un témoin sur Twitter. Ces deux incidents survenaient peu après les attaques par ransomware de ColonialPipeline, et du géant mondial de la viande JBS.
Les opérateurs derrière l’infection ne sont pas encore connus. L’enquête en cours indiquera l’étendue des dégâts potentiellement occasionnés. (Crédits : luisacabello/Pixabay)
Très tôt hier, le Sénat de Porto Rico a subi mercredi une cyberattaque qui a affecté ses outils informatiques, selon le président de l’organe législatif, José Luis Dalmau. « Nous avons identifié un incident de cybersécurité et activé le protocole de sécurité interne du Sénat et informé les autorités compétentes de la situation, ainsi que le personnel spécialisé pour commencer une évaluation des systèmes d’information », a-t-il affirmé dans un communiqué de presse. Ce dernier se veut rassurant en déclarant que « l’incident de cybersécurité n’a pas entraîné la perte de fonds publics ».
En 2020, une tentative d’escroquerie plus de 4 millions de dollars aux agences gouvernementales portoricaines, avait obligé les autorités à geler 2,9 millions de dollars. La même année, opérateurs malveillants s’introduisaient dans la base de données du service d’incendie de Porto Rico, et exigeaient 600000 dollars de rançon. (Crédits DR)
Les activités du Sénat reprendront avec les mesures adéquates de protection des informations externes, dès que les analystes auront établi que l’incident a été atténué. « Pour l’instant, rien ne prouve que des informations sensibles d’employés, d’entrepreneurs ou de consultants du Sénat ont été exposées, et le personnel spécialisé procède à une analyse pour déterminer la portée de cet incident », déclarait José Luis Dalmau.
Conti fait des siennes, une fois encore. Le Ransomware-as-a-Service a, d’après le communiqué de la BankIndonesia, infecté l’organisme bancaire durant le mois de décembre. Selon CNN Indonesia, un porte-parole de la BSSN a déclaré qu’aucune donnée critique n’avait été divulguée et que les attaques avaient eu lieu dans un bureau de la Bank Indonesia sur l’îledeSumatra. Déjà en 2016, la banque centrale d’Indonésie avait fait l’objet d’une attaque par déni de service (DDoS) parmi d’autres à travers le monde.
La banque centrale d’Indonésie affirmait jeudi 20 janvier 2022 avoir subi une infection par codes malveillants de type ransomware. « Nous avons été attaqués, mais jusqu’à présent tout va bien, car nous avons pris des mesures d’anticipation et surtout les services publics de la Bank Indonesia n’ont pas été perturbés du tout », a répondu ErwinHaryono, directeur exécutif du département de la communication de la Banque d’Indonésie, aux journalistes, ajoutant que des opérations de récupération avaient été menées. Les logiciels de rançon fonctionnent en chiffrant les données des victimes et généralement, les pirates offrent une clé en échange de paiements en crypto-monnaies qui peuvent atteindre des centaines de milliers, voire des millions de dollars. Colonial Pipeline avait réglé la somme de 4, 4 millions de dollars, soit 75bitcoins. Les autorités américaines affirmaient en juin 2021 en avoir récupéré la majeure partie.
Il y a six jours les informations accessibles affichaient 13, 88 GB, puis 74, 89 (240 SI) pour enfin faire étalage de plus de 144 GB, mercredi 26 janvier 2022. Les opérateurs derrière le ransomware Conti font peser dans la négociation la divulgation des données, et mettent en œuvre leurs actions. (Crédits : capture d’écran)
Si la victime résiste, les opérateurs menacent de dévoiler des renseignements confidentiels accroissant la pression sur la personne ou l’institution. Cela semble être le cas. Malgré le ton rassurant de l’organisme fiduciaire, Miftah Fadhli, expert en cybersécurité à l’ONG Institute of Policy Research and Advocacy (ELSAM), affirmait que Bank Indonesia devrait enquêter sur la gravité de l’attaque, car elle pourrait « comporter un gros risque » et avoir un impact sur ses transactions.
« Nous avons renforcé le cadre, y compris au niveau des employés, car le ransomware a été inclus dans le maillon le plus faible plus tôt. Ensuite, nous développons une infrastructure plus étroite et développons également une coopération plus étroite », déclarait Erwin Haryono. (Crédits : DR)
Wahyudi Djafar, directeur exécutif d’ELSAM, a affirmé que l’Agence nationale de cybersécurité et de mots de passe devrait conduire une investigation plus fouillée sur l’incident de fuite de données. « BSSN mène un processus d’enquête de suivi en profondeur pour la survenue de cet incident de cyberattaque, afin d’être ensuite en mesure de fournir des recommandations pour des systèmes de sécurité fiables dans la gestion des systèmes connexes », a annoncé Wahyudi dans un communiqué écrit mardi 25janvier2022. En 2016, Bank Indonesia a fait partie de plusieurs banques centrales touchées par des cyberattaques, bien que les responsables aient déclaré qu’aucun argent n’avait été perdu. Les infections étaient principalement des tentatives de déni de service distribué (DDoS).
Alors qu’en France, les débats se focalisent sur le prix d’une baguette de pain à 29 cents d’Euros dans un supermarché, ou encore le tarif au kilo de la viande de Porc, de l’autre côté des Pyrénées ce n’est pas plus réjouissant. Actuellement, un agriculteur valencien demande 1,17 euro pour 13 kilos de Naveline, soit le prix d’un café sur place. Dans les grandes surfaces françaises, le kilogramme se vend aux alentours des soixante-dix cents. Ce qui pousse les producteurs ibériques à ne plus récolter les fruits de leurs labeurs.
C’est un fruit de saison, qui ravissait les enfants à la période de Noël. Elle était le trésor accompagnant le chocolat chaud, mets délicats, rares et onéreux, il y a un plus d’un demi-siècle. Dorénavant, les consommateurs ne se soucient guère de leur provenance, du moment qu’elle ne soit pas chère. Des milliers de personnes ont partagé la vidéo de Sara Soler, une enseignante qui possède également une petite parcelle d’oranges biologiques. Pas moins de 26 860 vues (au 26 janvier 2022) de la vidéo désormais virale, dans laquelle elle explique que le client, qui avait promis en septembre d’acheter toute sa récolte, a déclaré qu’il n’était plus intéressé.
Nous préférons les donner que les jeter
Sara Soler, Benifaió, Valence, espagne
Confrontées à l’impossibilité de payer la récolte d’une orange qu’elles ne vendront pas, Sara Soler et sa mère décidèrent de la donner à tout individu qui viendrait les cueillir elles-mêmes sur l’arbre. « La réponse a été impressionnante, nous avons du mal à gérer l’avalanche de personnes qui nous ont demandé de venir ou qui veulent que nous leur envoyions des boîtes. Nous avons dû organiser des quarts de travail pendant le week-end pour éviter les foules en raison du problème de Covid. Tout le monde a proposé de collaborer d’une manière ou d’une autre », explique-t-elle à Público. Malheureusement, ce n’est pas un cas isolé.
Le grenier européen
Dans certains cas extrêmes, le producteur se voit offrir « un centime par kilo, alors qu’il est vendu à un euro et demi dans les supermarchés », relate Público. Les professionnels en liquidation reçoivent les miettes restantes, environ 10 cents par kilo. En France, les prix sont disparates en fonction des superficies et surfaces de ventes, lieux et quantités. Dans ces conditions Carrefour, le prix est de 0.70 euros au kilo, 0.75 € chez Intermarché, 1.25 chez Leclerc et 1 euros le kilo en promotion chez Casino (selon les prospectus et promotions). L’Espagne est depuis une centaine d’années le fournisseur majeur de l’Europe sur de très nombreux produits de consommation, au même degré que la Communauté valencienne est la plus grande source européenne d’oranges. Ce qui a généré d’immenses fortunes, comme une marque prestigieuse au niveau international, La Valencia. Ainsi surfant sur le nom, l’Afrique du Sud appelle son territoire de culture de l’orange Valencia. Cela ressemble à s’y méprendre à l’histoire du Champagne.
Dans le domaine de la pêche en Europe, le classement des États membres capturant le plus de poissons (milliers de tonnes du poids vif, par zone principale de pêche, données 2019) donne en première position le Danemark (904, 5), puis l’Espagne (837, 2) et la France troisième avec 525, 1 milliers de tonnes. (Crédits : Eurostat)
Au cours de l’été 2021, le pouvoir russe décidait de retirer au Champagne son appellation en cyrillique, au profit de producteurs locaux. Le sursis obtenu par le gouvernement français prenait fin à minuit lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Depuis le 1er janvier 2022, le Champagne a perdu ses lettres de noblesse en Russie, dans le pays de VladimirPoutine. La situation préoccupante du secteur dans la Communauté de Valence est si délicate que l’abandon des champs de culture se poursuit année après année.
Le travail essentiel à la société n’est pas rémunéré à une juste valeur. Les prix ne cessent de croître, les aliments, le carburant, l’électricité, le gaz… Est-ce les signes avant-coureurs d’une crise économique ? Est-ce la fin des grandes surfaces commerciales telle que nous les connaissons, au profit d’un monde à taille plus humaine ? Seul l’avenir le dira… (Crédits : DR)
En 2021, 2 000 hectares supplémentaires ont été perdus, ce qui porte le total des terres abandonnées à 165000 hectares dans toute la région. « Nous sommes la seule communauté dans laquelle la surface cultivée diminue », a averti CristóbalAguado, président de l’Association des agriculteurs de Valence. La circulation et le commerce international affichent-ils ses limites ? Les oranges sud-africaines « beaucoup moins chères et pratiquement dépourvues de contrôles phytosanitaires », inondent les marchés européens en tirant les prix vers le bas, dénonce Público. Outre l’AfriqueduSud, les oranges bon marché venues du Maroc, d’Égypte ou de Turquie s’ajoutent à la concurrence. Le prix à payer pour le consommateur est la seule variable qui ne change guère.
L’attaque a compromis les données personnelles et les informations confidentielles de plus de 515 000 personnes. Celles-ci sont extrêmement vulnérables, car ils ou elles sont des individus séparés de leur fratrie en raison d’un conflit, d’une migration ou d’une catastrophe, mais encore les êtres humains disparus et leur famille, ainsi que les femmes et hommes en détention. Les renseignements proviennent, selon le communiqué, d’au moins 60 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), basé à Genève en Suisse, a annoncé mercredi 19janvier2022 avoir été victime d’une vaste cyberattaque. Les opérateurs malveillants se sont emparés des données de plus de 515 000 personnes extrêmement vulnérables. Certaines ont fui des conflits de guerre et d’autres étaient en détention. « Cette cyberattaque met encore plus en danger les personnes vulnérables, celles qui ont déjà besoin de services humanitaires », a déclaré le directeur général du CICR, RobertMardini, dans un communiqué. Rien n’indique pour l’instant que les informations compromises aient été divulguées ou partagées publiquement, affirme l’entité mondialement connue.
Vos actions pourraient potentiellement causer encore plus de mal et de douleur à ceux qui ont déjà enduré des souffrances indicibles.
Robert Mardini, directeur général du CICR
Le réseau plus large de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge gère conjointement un programme appelé « Rétablissement des liens familiaux ». Ce dernier vise à réunir les membres des familles séparées par un conflit, une catastrophe ou une migration. En raison de l’infection par codes malveillants, « nous avons été obligés de fermer les systèmes qui sous-tendent notre travail de rétablissement des liens familiaux, ce qui affecte la capacité du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à réunir les membres des familles séparées ».
Le CICR, à travers son directeur général Robert Mardini, n’a pas d’indications immédiates sur les auteurs de cette cyberattaque. Rien ne suggère à l’instant que les données aient été divulguées ou partagées. (Crédits : Martial Trezzini/Keystone)
Les organismes œuvrent aussi rapidement que possible pour identifier des solutions de contournement afin de poursuivre cette action vitale. « Chaque jour, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge aide à réunir en moyenne 12 personnes disparues avec leurs familles. Cela représente une douzaine de réunifications familiales joyeuses chaque jour. Des cyberattaques comme celle-ci mettent en péril ce travail essentiel », martèle Robert Mardini.
Qu’elles soient conjugales, intrafamiliales, sexuelles, une violence reste une violence. Longtemps elles se sont tues, car non crues ou discréditées. Depuis l’affaire Weinstein qui a secoué le cinéma mondial, le scandale Epstein semble faire trembler les puissants. La dernière (en date) nouvelle est le procès pour agression sexuelle du princeAndrew, qui éclabousse la couronne britannique. La journée symbolique du 8mars pour le Droit des femmes rappelle l’interminable chemin pour que l’équité juridique voie le jour. Comme les bracelets électroniques ou les téléphones grave danger qui doivent nous protéger, d’un ex-conjoint, d’un ex-mari… avant d’être le énième meurtre ou assassinat qualifié de « féminicide ».
« Flashback » est la comédie de, et par CarolineVigneaux, montre à qui veut bien découvrir la condition féminine à travers les siècles. Certaines personnes pourraient trouver à redire, sachant que cette œuvre est réalisée par une femme, mais peu importe. C’est le récit d’une avocate surdouée, cynique et narcissique, qui, après avoir gagné un nouveau procès, fait la connaissance d’Hubert. Chauffeur anticonformiste, interprété par IssaDoumbia, il l’embarque dans une course rocambolesque dans les couloirs du temps. De la préhistoire à la Révolution française, elle croise celles qui se sont battues pour les droits des femmes, tout en étant la témoin privilégiée d’événements marquants qu’elle n’aurait jamais dû oublier. Pour sortir de cette boucle, elle doit admettre son rôle en tant que femme dans la société, et apprendre à aider celles dont la voix n’est ni entendue ni écoutée.
Cette comédie fait écho à une société bien réelle où des lois existent contre le harcèlement de rue. Un mot cristallise tous les maux, le féminicide. La définition est simple, du latin femina, femme, et cædere, tuer. C’est l’homicide d’une femme, d’une jeune fille ou d’une enfant en raison de son sexe. (Crédits : Diana Cibotari/Pixabay)
Le 31 janvier 2016, FrançoisHollande, président de la République accordait une remise de peine gracieuse, à Jacqueline Sauvage. La prévenue était condamnée par la cour d’assises de Blois en décembre 2015, à dix ans de réclusion criminelle, pour le meurtre de son mari, violent et incestueux. Lorsqu’elle commence, la violence devient insidieuse. Celui, celle qui tue un être humain, commet un homicide. « Cela a été une erreur de la gracier. Je pense que ce n’était pas la bonne personne. Il y a des femmes battues qui ont tué leur mari, qui auraient plus mérité de l’être », déclarait le mercredi 29 juillet 2020 sur franceinfoHélène Mathieu. Moins d’une semaine plus tard, le 5 février 2016, la cour d’assises de Grenoble condamnait Bernadette Dimet à cinq ans de prison avec sursis pour avoir tué son mari violent, qui l’avait battue et humiliée pendant 40 ans. Le nombre de femmes tuées par les coups de leurs ex-compagnons est de 213, en 2021.
« Papa a tapé Maman »
Ce sont les mots d’enfants décrivant une scène inimaginable que le président de la cour d’assises de Bordeaux a lus ce lundi, la salle en résonne encore. Le procès d’un père de famille, pour tentative de meurtre et viol sur son ex-conjointe, a débuté ce 17janvier2022. Les faits reprochés au prévenu auraient été commis à Lormont, tout près de Bordeaux, un quelconque soir d’octobre 2018. Lors du premier jour de l’audience, la cour d’assises rappelait que l’accusé avait déjà été condamné pour violences et harcèlement téléphonique (1 088 appels en 4 mois) à la suite de leur séparation en janvier 2018. Le témoignage des enfants continue. « Que disait ton papa à ce moment-là ? », questionne l’agent de Police. « Je ne veux pas dire, ça me fait peur, répond le garçon de 6 ans. Il allait lui faire beaucoup de mal ». L’aîné de 10 ans se souvient : « Il disait qu’il voulait la tuer. »
Eurostat propose les données concernant les homicides volontaires, viols et agressions sexuelles selon le statut juridique et le sexe de la personne impliquée. Le féminicide n’est pas juste un meurtre, il a pour but de tuer la femme, la compagne, la mère en tant qu’être, en tant que personne, entité, symbole, car son seul reproche est d’être… une femme.
Lors du deuxième jour, les témoignages de voisins se suivent. JulesBrelaz journaliste à FranceBleu rapporte qu’Amandine 33 ans, encore traumatisée par les événements dits avoir entendu « comme des coups de masse dans le sol. En fait, en m’approchant, j’ai vu que c’était les coups de poing dans la victime allongée sur le sol, elle était en chemise de nuit, avec des écorchures aux pieds et le visage tuméfié, il lui lançait ” ferme bien ta gueule, sale pute ” ».
Une trentaine de lésions
L’audition du médecin légiste glace le sang. L’énumération ne semble pas avoir de fin : « Abrasions, décollement de la peau, lésions hémorragiques, hématomes, traces de coups de pied et de poing sur le visage ». Il relate une à une la trentaine de lésions relevées sur l’ensemble du corps. Les descriptions se suivent, mais les photos projetées dans la salle choquent. « Des traces d’ongles dans le cou de la victime » témoignent d’une tentative d’étranglement. Des genoux ensanglantés et les cheveux arrachés rappellent que la jeune femme a été traînée sur le sol. Mais, l’horreur ne s’arrête pas là. Le professeur détaillait longuement les lésions génitale et anale constatées lors de l’examen clinique. Il atteste « incontestablement » d’un viol, affirmait l’expert. Tandis que les avocats de la défense relevaient qu’« il n’y a ni fracture ni suture », le professionnel de santé acquiesçait en ce sens, expliquant que certains des coups portés au crâne auraient « putuer » la victime.
De manière fréquente, lors des séparations, les enfants sont pris à partie, d’un côté comme de l’autre. Ils souffrent, sauf qu’eux n’ont pas choisi ni pris la décision, mais la subissent. « Il faisait du chantage à ses enfants pour qu’ils ne fassent pas de câlin à leur mère », indiquait pour enfoncer le clou CarolineBris, l’une des avocates de la partie civile. (Crédits : DR)
Fréquemment dans les affaires de violences conjugales, et de violences sexuelles, c’est la victime qui a honte. Il promet qu’il changera, que c’était un accident, qu’il nous aime et que ça ne se reproduira plus, mais les scènes se répètent, comme dans un mauvais film. La différence est que lorsque la salle de cinéma s’allume, la fiction, elle s’arrête… Les mots de l’une des avocates de la partie civile, Caroline Bris, martèle et enfonce les derniers rivets, s’il y avait besoin. « Jalousie maladive », « manipulation », « instrumentalisation des enfants », « sentiment de honte de la victime », un « schéma d’emprise classique des violences conjugales » pour l’avocate. « J’avais l’impression d’être Jacqueline Sauvage », témoignera la mère de famille.
15 années de réclusion criminelle
L’homme de 43 ans a été reconnu coupable et condamné mercredi 19 janvier 2022 par la cour d’assises de la Gironde à quinzeannéesderéclusioncriminelle pour tentativedemeurtre et viol sur la mère de ses enfants. La peine d’emprisonnement est assortie d’un suivi socio-judiciaire de quatre ans avec une injonction de soins à l’issue de son incarcération. Il aura interdiction d’entrer en contact avec la victime, de fréquenter un débit de boisson, et devra soigner son alcoolisme. En cas de non-respect de ces obligations, la cour d’assises a prononcé une peine de trois années de détention. La déchéance de l’autorité parentale à l’encontre de l’accusé, n’a pas été prononcée. Il devra néanmoins indemniser les parties civiles à hauteur de 96 000 euros de dommages et intérêts, dont 60 000 euros à la mère de ses enfants et ex-compagne au titre du préjudice subi lors de la tentative de meurtre et le viol.
Mes Caroline Bris, Pierre Cuisinier etMarion Lavaud défendent les parties civiles : l’ex-compagne d’Yvan Poungui et sa famille. (Crédits : Laurent Theillet/SUD OUEST)
Que faire en cas de violence ?
La première chose, mais pas la plus facile, fuir. Oui, mais où ? Comment ? Vers qui ? Les démarches sont de plus en plus présentes. Il existe 175 bureaux d’aide aux victimes du tribunal judiciaire de Poitiers à Quimper, comme partout sur le territoire. Des conduites à tenir sont référencées sur le site du gouvernement « Violence Conjugale » :
Appeler le 17, 112, 15, 18 et 114 (pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques), Si vous avez des difficultés à entendre ou parler, vous pouvez aussi envoyer un SMS au 114.
Le 3919 Écoute, informe et oriente les femmes victimes de violences, ainsi que les témoins de violences faites à des femmes
Le 116006 écoute, informe et conseille les victimes d’infractions ainsi que leurs proches. Leur site références toutes les associations d’aide aux victimes
Quitter le domicile conjugal, appeler le 115 pour un relogement d’urgence
Faire constater les blessures. Si vous êtes victime de violence conjugale, vous pouvez vous rendre à l’hôpital, chez un médecin ou une sage-femme (si vous êtes une femme). Les constatations médicales seront utiles lorsqu’il s’agira de juger l’auteur des violences. Contacter un avocat
Il faut déposer une plainte soit à la Gendarmerie, ou au poste de Police. Si le dépôt de plainte vous est refusé, demander le numéro de téléphone du procureur de permanence, la réception de la plainte ne peut pas vous être refusée
Si vous êtes victime de violences au sein de votre couple, vous pouvez déposer auprès du juge aux affaires familiales une requête en vue de la délivrance d’une ordonnance de protection. Vous pouvez faire cette démarche même si vous ne vivez pas en cohabitation avec l’auteur des violences
Le bracelet anti-rapprochement sert à vous protéger en tant que victime de violence conjugale, en empêchant votre conjoint ou ex-conjoint violent d’entrer en contact physique avec vous
Le téléphone grand danger permet à une victime de violences conjugales de contacter directement une plate-forme spécialisée en cas de danger. C’est cette plate-forme qui alertera la police ou la gendarmerie si nécessaire. La victime pourra être géolocalisée si elle le souhaite.
L’année 2022 débute que les attaques par ransomware s’enchaînent. Après Hardisk (Qlocker), PaulBeuscher (Grief) et le pôle Léonard de Vinci à Chambray-lès-Tours, c’est la commune de Saint-Jean-de-Maurienne d’être la cible d’une infection par rançongiciel. Tous les serveurs et le réseau informatique sont paralysés depuis dimanche 16 janvier 2022. La communauté de communes (EPCI) Cœur de Maurienne Arvan fait parti des victimes. Le retour à la normale n’est pas avant fin janvier explique la commune dans son communiqué.
Alors que les vacances scolaires d’hiver pointent le bout leur nez le 4 février au soir, la commune savoyarde est proie d’un ransomware. Lundi 17 janvier 2022, les 300 agents de l’EPCI Cœur de Maurienne Arvan (3CMA) et de la ville trouvaient une note leur interdisant de reconnecter de quelque manière leur système d’informations, communément appelés pc. L’offensive serait de la même envergure que celle subie par la ville d’Annecy le 25 novembre 2021, ou encore que les centres hospitaliers d’Albertville et Annecy. La « ComCom » avait commencé à déployer un système de protection, rapporte France Bleu, qui a permis de parer une partie de l’attaque et de sauver une partie des données.
Pas de retour à la normale prévue avant la fin du mois de janvier martèle la présidence de la 3CMA. Impossible de joindre la communauté de communes, le centre communal d’action sociale, l’office de Tourisme Montagnicimes, le syndicat de Pays de Maurienne. Seule la mairie de Saint-Jean-de-Maurienne est disponible au 04 79 64 11 44. (Crédits : DR)
Immédiatement, Jean-Paul Margueron, Président de la 3CMA, déposait plainte, une enquête est en cours. Un certain nombre de services en ligne seront donc inopérants durant cette période. De la même manière, la 3CMA, le CIAS et plusieurs services sont injoignables téléphoniquement, rappelle le communiqué de la 3CMA.
C’est une histoire italienne qui vaut son pesant de cacahuètes. Une affaire qui a commencé il y a près de vingt ans, en 2003. Imaginez que les murs de votre appartement ou maison soient mitoyens avec votre cher voisin. Il décide de retaper sa salle de bain, et encastre le réservoir d’eau de ses toilettes dans la cloison. Et cerise sur le gâteau, juste de l’autre côté se trouve votre chambre. Cela a suffi à un couple d’Italiens pour porter plainte invoquant l’article 8 de la Cour européenne des droits de l’homme.
L’affaire a commencé lorsque le couple, qui vivait sur le même palier dans l’appartement voisin, a saisi le tribunal de LaSpezia. Cela concernait une nouvelle salle de bains construite par les quatre frères et sœurs propriétaires, qui provoquait « un bruit intolérable au niveau des canalisations ». L’objet du crime se situe dans une station touristique du Golfo dei Poeti (Golfe des poètes). La sixième section civile de la Cour suprême, présidée par le juge AntonelloCosentino a rejeté l’appel appuyant sa décision sur « l’atteinte au droit au repos ». La chasse d’eau des toilettes qui avait été encastrée dans une fine cloison (22 cm), rendant l’utilisation trop bruyante, rapporte Il Giornale. Ils ont été condamnés le 16janvier2022 à verser une indemnisation de 500 euros par an depuis 2003, soit 9 000 euros.
Atteinte au droit au repos
Concrètement, le bruit constitue, selon les juges, une atteinte au « droit au respect de la vie privée et familiale », qui « est l’un des droits protégés par la Convention européenne des droits de l’homme ». Les quatre frères ont fait appel devant la Cour de cassation, celle-ci a estimé que le son était « nettement supérieur à trois décibels par rapport aux normes fixées par la législation spécifique ». À cette époque, il a également été constaté que le bruit de la chasse d’eau perturbait la quiétude du soir et du matin, « portant atteinte à la qualité de vie normale dans un lieu destiné au repos », ce qui était « aggravé par une utilisation nocturne fréquente ». Il s’agit donc « d’une atteinte au droit à l’expression libre et entière de ses habitudes de vie quotidienne, droit garanti par la Constitution et protégé par l’article 8 de la CEDH, la Convention européenne des droits de l’homme ».
Un traité international signé en 1950, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, a été invoqué pour faire taire la fameuse chasse d’eau, stupéfiant. (Crédits : DR)
La Cour suprême, se référant à la Convention européenne des droits de l’homme et, parmi ceux-ci, au respect de la vie privée et familiale, a remémoré que « la Cour de Strasbourg a appliqué ce principe à plusieurs reprises » et a confirmé la sentence de la Cour d’appel reconnaissant « l’atteinte au droit au repos ». Dans vos futurs travaux, faites attention aux normes acoustiques et aux voisins.