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  • Des médias israéliens piratés

    Des médias israéliens piratés

    Selon le Jérusalem Post, le piratage informatique, dont l’origine est inconnue à ce stade, a duré quelques heures. À la place de la première page du journal, les opérateurs ont mis une image du Centre de recherche nucléaire du Néguev, une installation de développement du plutonium située près de la ville israélienne de Dimona, accompagnée d’un texte disant « Nous sommes près de vous, là où vous ne pensez pas » écrit en anglais et en hébreu. L’opération Stuxnet laisse des traces indélébiles.

    Les auteurs de ce nouvel acte de « piratage » n’ont pas encore été identifiés. Aucune organisation n’en a revendiqué la responsabilité. Cependant, si le principal suspect semble l’Iran, il ne faut jamais tirer de conclusion hâtive. D’ailleurs, le Jerusalem Post affirme qu’« il n’est pas clair si les pirates informatiques venaient d’Iran, de partisans iraniens en dehors du pays ou s’ils étaient parrainés par l’État ». Le site internet en anglais du journal, ainsi que le compte Twitter en hébreu du quotidien Maariv affichaient lundi 3 janvier 2022 à 2 heures l’image d’un poing tirant un obus. Celui-ci s’extirpait depuis une bague au doigt exhibant une pierre rouge vers un dôme explosé.

    L’ancien général de division iranien et commandant de la Force Al-Qods, Qasem Soleimani, arborait souvent une bague ornée d’une pierre rouge. À l’époque, les États-Unis avaient déclaré qu’il préparait une action imminente contre le personnel américain en Irak. (Crédits : DR)

    Les théories de la cyberattaque divergent. Cependant, elle opère à la date du deuxième anniversaire de l’assassinat du chef de la Force Al-Qods des gardiens de la révolution iranienne, Qasem Soleimani, par un drone américain à l’aéroport de Bagdad. L’intervention, à laquelle Israël avait reconnu avoir participé en décembre dernier. Selon différentes sources, l’attaque du journal pourrait faire partie d’une vaste opération de renseignement cherchant à influencer les négociations pour la reprise de l’accord nucléaire à Vienne. Le ver informatique Stuxnet découvert en 2010, aurait été conçu pour cibler les centrifugeuses d’enrichissement d’uranium, afin d’en ralentir le programme, connu sous le nom de l’opération « Olympics Games »

    L’image, ainsi que la légende ne laissent que peu de doutes quand la teneur des orientations des responsables de la cyberattaque. (Crédits : capture d’écran)

    C’est la version du président de la société de cyberespionnage Toka et ancien chef du cyberespace des FDI, le général de brigade Yaron Rosen. Selon Rosen l’opération à des fins particulières. « Toute partie des médias en Israël, qu’il s’agisse de la presse, d’internet ou de la télévision, fait partie du mégaphone médiatique qui s’adresse au public israélien… et nous sommes au milieu de discussions nucléaires », ajoutait-il.

  • La presse portugaise attaquée

    La presse portugaise attaquée

    C’est le groupe d’opérateurs derrière le ransomware « Lapsus $ » qui revendique l’attaque de site de presse au Portugal. Ils ont à leur actif l’offensive contre le ministère de la Santé en décembre, ils affirmaient détenir 50 téraoctets d’infos. Celui-là même qui prétend avoir mené une agression contre le dernier, et qui aurait accédé à environ 10 pétaoctets (PB) (l’équivalent de 10 000 téraoctets) d’informations. Comme précédemment, une demande de rançon devrait apparaître auprès des services concernés.

    Parmi les informations consultées figurent des informations croustillantes à revendre sur le DarkWeb. Ainsi, le groupe derrière « Lapsus $ » aurait en sa possession les données personnelles des clients, les infrastructures de communication, les documents juridiques, les demandes d’écoute, le code source et les courriels. Le groupe réclame un échange avec un responsable de la firme Claro, afin d’obtenir une substantielle récompense afin d’effacer lesdites données suite à l’infection du 1er janvier 2022.

    Dans le cas contraire, « Lapsus $ » divulguera les informations. Ils expriment détenir une infime partie des données concernant « les écoutes, les codes src, svn ». Dans son message, publié sur Telegram, l’organisation souligne que la fuite d’ordres juridiques et d’écoutes confidentielles « entraînerait de graves problèmes pour l’application de la loi ».

    Le groupe affirme être l’auteur de celle menée contre des sites de presse au Portugal. Impresa, considéré comme le plus grand groupe de médias portugais et propriétaire du journal Expresso, de la chaîne Sociedade Independente de Comunicação (SIC). Le magazine Blitz, a confirmé ce qui s’est passé sur ses réseaux sociaux.

    Le plus grand groupe de médias portugais indisponible suite à une attaque par ransomware. (Crédits : capture d’écran)

    Dès potron-minet dimanche 2 janvier 2022, les différents sites web et profils de médias sociaux du groupe Impresa présentaient des problèmes. En accédant au site web d’Expresso, par exemple, une page reprenant exactement la même ligne que celle qui est apparue sur le site web du ministère brésilien de la Santé lors de l’événement de décembre s’est affichée, informant d’une attaque par ransomware. La seule l’information qui apparaît est la suivante : « Site temporairement indisponible. Nous reprendrons dès que possible. Suivez-nous sur les réseaux sociaux ». Le groupe de presse indique qu’il travaille avec les autorités compétentes, la police judiciaire et le centre national de cybersécurité du Portugal pour obtenir des réponses supplémentaires à cette attaque.

  • Il court, il court, le furet (1re partie)

    Il court, il court, le furet (1re partie)

    Les comptines cachent souvent des histoires et légendes. Ces chers chérubins ne comprendront que bien plus tard, comme leurs parents, les messages sous-entendus ou dissimulés. Leurs faits se déroulent antérieurement au XXe. Il était un petit navire, dansons la capucine, le Bon Roi Dagobert, au clair de la lune, une souris verte, ne pleure pas Jeannette, ou encore c’est la Mère Michel… évoquent souvenirs pour différentes générations. Écrites au XVIIIe et XIXe siècle, connaissez-vous leurs significations ?

    Il s’agit de résister sans plier, il permet avec l’esprit du vaudeville de moquer le clergé, la cour du Roi, ou de témoigner d’une tranche de vie. « Dansons la capucine » s’inspire de la mélodie de la Carmagnole, qui n’est autre que le chant révolutionnaire fut composé en 1792 à la suite de la chute de Louis XVI. Cette ronde pour enfants vit le jour en 1868, puis revint en 1885. Elle raconte la différence entre les riches et pauvres. Ces derniers n’ont rien à perdre, car ils ne possèdent pas plus.

    Dansons la capucine
    Y'a du plaisir chez nous
    On pleur' chez la voisine
    On rit toujours chez nous
    Youh!

    Le dernier couplet, ci-dessus, évoquerait la maison de la voisine qui brûle. Le doute persiste sur la signification de la Capucine, et donc plusieurs hypothèses existent. Le gilet des ouvriers du Piémont, l’allusion à l’image des robes qui forment une capuche lorsqu’on s’accroupit à la fin de la ronde, ou encore l’anneau de métal qui relie le canon et le bois d’une arme à feu (Terme d’arquebusier), faisant référence aux canons de la Carmagnole.

    Le bon Roi Dagobert

    La chanson date de 1750. Elle évoque deux personnages historiques, Dagobert Ier, roi mérovingien, et Saint Éloi, son principal conseiller. Certaines paroles ridiculisent la royauté. « Le bon roi Dagobert a mis sa culotte à l’envers », est la plus connue.

    vitrail, scène, compte
    Comme dans « Les sucettes à l’anis », écris par Gainsbourg pour France Gall, ou « Moi… Lolita » interprétée par Alyzée, il n’est aucunement question de confiserie dans la première, mais de l’objet de convoitise de la même manière que dans la chanson écrite par Mylène Farmer. (Crédits : Dorothée Quennesson/Pixabay)

    Certaines paroles, datant de la période révolutionnaire, laissent à penser qu’ils cherchaient à moquer Louis XVI et Marie-Antoinette d’Autriche. La recette semble être parfaite que les royalistes reprirent la quinzième strophe au départ de Napoléon Ier à l’île d’Elbe.

    Au clair de la lune

    Tous connaissent l’ami Pierrot, et la légèreté de la plume. C’est bien là qu’il faut chercher, dans le double sens. Elle date du XVIIIe siècle. Un homme demande à Pierrot s’il a de la lumière, mais déjà au lit, il lui conseille d’aller voir la voisine. L’allégorie de la plume évoque la flamme, mais la plume et la chandelle sont deux symboles du sexe masculin. Quant à la métaphore du feu, elle évoque la passion et l’ardeur sexuelle.

    Lune, brouillard, image
    Le moyen de laisser entrevoir d’autre message au sein d’un texte est depuis tout temps légion. Dans le tube planétaire « One » du groupe U2, il ne s’agit pas à proprement parlé d’une ballade romantique. « C’est une chanson de rupture », expliquait Bono. (Crédits : DR)

    Ajouter « On bat le briquet » signifiant tirer un coup, et le « Lubin » qui n’est qu’un moine perverti, vous comprendrez aisément que la morale se devait de clore les débats avec « Mais je sais qu’la porte Sur eux se ferma… ». Dorénavant, le dernier couplet laisse votre imagination s’envoler.

    Il court, il court, le furet

    Au premier sens, il s’agit d’une contrepèterie. Inversez le « c » et le « f »… Vous y êtes ? À voir votre sourire et vos mimiques, oui ! Cela remonte aux années 1710-1720, durant l’épisode de la Régence. L’auteur marquait Dubois en deux mots, mais la chanson relie les syllabes.

    Il court, il court, le furet
    Le furet du bois, mesdames,
    Il court, il court, le furet
    Le furet du bois joli.

    Le pouvoir était exercé par Philippe d’Orléans, neveu de Louis XIV. Son principal conseiller était le cardinal Dubois, réputé pour son amour des Dames. Il s’agit d’une attaque contre la politique du régent et les méthodes de l’abbé Dubois auprès des dames de la cour pour se maintenir au pouvoir. D’autres comptines vous attendent.

  • Ransomware, une année record

    Ransomware, une année record

    Alors que tous les gouvernements prônent le retour au télétravail, les sécurités sont-elles de mise ? Le SARS-CoV-2 occupe peu ou prou la totalité du paysage médiatique, quand ce n’est pas la campagne pour l’élection présidentielle. Ce n’est pour autant pas la seule information ni contamination à travers la planète. Celle ressentie par les codes malveillants d’opérateurs que nous appelons communément « Virus ». Les attaques par ransomware sont prolifiques en cette année 2021, et promettent une année 2022 du même acabit.

    Le tout premier de l’année fut le groupe OMV System France, par le ransomware Darkside en date du 3 janvier 2021, revendiqué le 19. Si certaines organisations semblent tomber aux oubliettes, comme Avaddon, il faut rester prudent. AlphaVM réclame l’offensive et les 650 GB de données sur Snop Group. Également 151 GB exfiltrés de Douglas Shaw & Associates. Bl@cktor explique que les entreprises attaquées avec lesquelles un accord est trouvé ne verront pas leurs données publiées. Pour les autres bl@ckt0r « publiera ici la notification de violation de données et commencera à échanger leurs données exfiltrées. » L’université UNEXCA de la Grande Caracas au Venezuela est l’une des cibles. La somme de 30 000 $ est demandée. Des coordonnées sont affichées et mentionnent numéro de carte d’identité, prénom, nom, date de naissance…

    Le message est clair. « Nous avons des informations qui vont soit intéresser vos concurrents, soit causer des dommages à votre entreprise », martèlent les opérateurs derrière AlphaVM. Contactez-nous avant que nous publiions les données affichent-ils le 21 décembre 2021. (Crédits : capture d’écran)

    Clop affiche Swirespo (Singapour), Muschert-gierse (Allemagne), MTMRecognition (USA) avec des quantités astronomiques de renseignements comme des courriels. Concernant la firme américaine, au total plus de 700 000 adresses mail sont répertoriées.

    Entropy fait partie des nouveaux ransomwares tissant petit à petit sa toile et les fuites des attaques sur le site de leaks. (Crédits : capture d’écran)

    Grief est prolixe tant en offensive qu’en mise à jour des données exposées, comme en date du 28 décembre 2021, des données du bureau national de radiodiffusion et de télécommunications. Ainsi le groupe de ransomware Midas relate de nombreuses attaques (New Corp, Texas Entreprises, GEW Corporation Limited…).

    La France cible de choix

    Les cibles, comme les municipalités sont telles que les attaques quadrillent l’hexagone de part en part. En janvier 2021, OMV System France (3/1-Darkside), Coffim (4/1-NetWalker), le 16 la ville d’Angers subissait une attaque par ransomware. « Dans la nuit de vendredi à samedi, une cyber attaque a fixé le système d’information de la ville d’Angers et de la métropole. Le diagnostic a conclu à une attaque de type rançongiciel qui a frappé La Rochelle, Aix Marseille, Vincennes, l’ADEME… dans un passé récent », twittait la commune. Revil/Sodinokibi a revendiqué l’attaque de la société UCAR perpétrée le 20 janvier, le 2 février 2021. Le conseil départemental de la Vienne se retrouvait sans téléphone ni ordinateurs, des suites d’une attaque informatique. La clinique de l’Anjou à travers ses personnels hospitaliers se rendait compte à 4 h, le 23 janvier que plus rien ne fonctionnait. La commune d’Houilles victime de chiffrement de données puis de demande de rançon (30-1), le même jour, la Châtaigneraie tombe sous le coup de PYSA. Enfin Darkside revendique le vol de plus de 30 Go de données sensibles de Wonderbox.

    • Février : le 1er , Pénélope par Darkside, BVA (Conti), le 2 SVI Assurances (Avaddon), le 5 Mutuelle Nationale des Hospitaliers (RansomExx), Groupe Leader Interim, le 6 Signabois, le 9 le Centre Hospitalier de Dax (Ryuk), Trigano (Revil/Sodinokibi), le groupement Hospitalier de Dordogne le 11 février 2021, le 15, l’hôpital Nord-Ouest de Villefranche-sur-Saône (Ryuk), 1001 Vies Habitat, l’hôpital de La Chatre, le 16 la boulangerie Wach de Selestat, la mairie de Pontault-Combault, l’AFNOR le 18 (Ryuk), Bénéteau bloqué le 19 février, une usine classée Seveso à Béziers, comme Burgo Adrennes, le 21 Chalon-sur-Saône et Manutan (DoppelPaymer). Le lendemain, Charles André SAS. Lactalis s’en sort grâce à une détection en amont. Cashmag par Avaddon le 28

    Les mois se suivent et se ressemblent. Le mois de mars affichent vingt-deux attaques :

    • CGG (1/3, Cl0p), CEE Schisler (1/3, Conti), Communauté de communes de l’Est lyonnais, Soflog (3/3, DoppelPaymer), Servimo (3/3), Jacquet Metals (4/3, Conti), Rainbow Guyanne (5/3), Coallia (6/3), Centre hospitalier d’Oloron (8/3), SDIS 14 (9/3), SDIS 47 (10/3), La compagnie du SAV (10/3, Avaddon), Mersen (15/3, Mount Locker/Astro Team), Groupe Upperside Capital Partners (19/3, Conti), Montagne et Neige Développement (22/3), Asteelflash (24/3, Revil), Institut de formation santé de l’Ouest (26/3, Ragnarok), Yposkesi (27/3, Babuk), Targetcom (28/3, Avaddon), Goron (30/3, DoppelPaymer), Montagnettes (30/3, Ragnarok), et Pierre Fabre (31/3, Revil)
    AvrilMaiJuinJuilletAoût
    Université de Montpellier, Vallauris Golf-Juan, Würth France, Hôpital de Saint-Gaudens, Bourbon, Ville de Douai, Isle-sur-la-Sorgue, Morières-lès-Avignon, In Extenso, Élancourt, Fondation Hopale, La Martinière, Azenn, Trescal, Cegos, Fondation santé des étudiants de France, Transports Fatton, Oré Peinture, CPIE Gâtine Poitevine, Protectim, Marietton Développement, API, Challenge The Room, UniLaSalle, Centre François-Baclesse, Santélys, Apperton, Dirickx, Interfel, CNE, Laurent Perrier, Groupe Hopps, Bourg Saint Maurice – Les Arcs, Invicta Group, Voies navigables de France, REOREV, Fédération CINOV, Infovista,Albioma, Toshiba TFIS, Atalian, iQera, Acer Finance, Berger-Levrault, Otago Productions, Axa (Asie), Stelliant, Mauffrey, Fraikin, Arca Assurances, Iserba, Despretz, STAM, Funbreak, Le Volcan, Syndex, V2 Location, Alma SAS, Cabinet Remy Le Bonnois, AssurcoproAqualung Trading, Tendriade, Saint-Avold Synergie, Pont-Saint-Esprit, PRB, Camaïeu, Demarne Frères, Cerba, Arketeam, Deux-Sèvres Habitat, 4murs, Au forum du bâtiment SAS, Brangeon Groupe, Cerfrance Côtes d’Armor, SEPUR, Maître Prunille, Voltalia, Groupe Traon Industrie Développement, Inserm Transfert, Imprimerie Lamazière, Epsilon Hydraulique, Always International, Assurances et Courtage Lyonnais, Alltech France, Lenaja, Groupe Confiance Immobilier, Xefi, CCI Bordeaux-Gironde, Assu2000, VillepinteGroupe PCM, Fichorga, Keyrus, Royatonic, Centre Hospitalier de Périgueux, Erstein, Aris-Services, MHR, Socoplan, CGP Industries, Six cabinets d’avocats, Groupe Profil, Elven, Résidence Les ChâtaigniersCentre Hospitalier d’Arles, Solware, L’Argus, AssurOne, Luçon, Alispharm
    SeptembreOctobreNovembreDécembreRansomwares
    Vivea, Telecom Sud Paris, Annoncez-vous, La Martiniquaise, Cromology, Steel Projects, Champagnes & Châteaux, LinkOffice, Conflans-Saint-Honorine, Fugybat, MaitrexÉditeur de solutions de billeterie, Bolbec, Transports Verlhac & Fils, Portalp, Courtoise Motors, Sides, Communauté de communes Sarrebourg Moselle-Sud, La Secan, Association des personnels d’Airbus, Trujas SAS, Cabinet Font Guillot, Audras & Delonnois, VKP, Neofidelys, Paris Society, Cabinet Cazenave, Lycée de la Joliverie (44), IDF Habitat, Un centre de radiothérapie à Melun, Fauveder, Polyclinique Bordeaux Nord, Greggio SAS, Communauté de communes Pays d’Apt Luberon, Saint Affrique, Troyes Aube Habitat, Idline, Prestataire du Cannet des Maures, Istres,Un CFA d’Essonne, Groupe Avril, April, Fandi, CEPI Management, Dalloyau, Jean Floc’h, Chryso, Bureau d’étude thermique Saison Paragot (Chartres), GPV France, Eduservices, Bureau Veritas, Syndicat intercommunal informatique de Bobigny, Orchestra, Annecy, Verlingue, LDLC, Agglomération du Grand Guéret,Montceau-les-Mines, SVP Information Décisionnelle, Promhotel, Sud Trading Company, Chantelle, Fittingbox, Ressort Masselin, Mr Bricolage (44), Inetum, Château-Thierry, La liste du mois d’avril à décembre est très longue, et reste imbuvable même en tableau. La communauté d’agglomération Est Ensemble54bb47h, AlphaVM, Arvin Club, Astro Team, AtomSilo, Avaddon, AvosLocker, Babuk, BlackByte, Bl4ckt0r, BlackMatter, Black Shadow, Bonaci Group, CL0P, CONTI, CoomingProject, Cuba, Darkside, DoppelPaymer, Entropy, Everest, Grief, Groove, Haron, Hitler, Hive, Hotarus, Karma Leaks, LockBit 2.0, LockData Auction, Lorenz, LV BLOG, MBC, Midas, Moses Staff, Mount Locker, Nefilim, NONAME, N3tw0rm, Pay2Key, Payload.bin, Prometheus, Pysa, Quantum, Ragnar_Locker, Ragnarok, Ranzy/AKO, RAMP, RansomEXX, REvil, Rook, Snatch, Spook, Suncrypt, SynACK, Vice Society, XING Team…
    La liste du mois d’avril à décembre des victimes est si longue, qu’elle reste imbuvable même en tableau. La communauté d’agglomération Est Ensemble Grand Paris finit l’année aux prises avec une cyberattaque (27 décembre) révèle LeMagIT.

    La dernière faille est connue sous Log4Shell. L’année 2022 se doit d’être éducative pour le surf sur l’Internet et les manières de se protéger, d’autant que les opérateurs derrière les ransomwares sont toujours à la recherche de la faille.

  • Quand l’utilité première est… détournée

    Quand l’utilité première est… détournée

    Alors que la fête de Noël laisse doucement la place au réveillon du Nouvel An, les cadeaux disposés au pied du sapin ravirent petits et grands. Les IoT font fureur, comme l’AirTag d’Apple. Outil merveilleux qui vous permet de localiser vos objets égarés. Il s’agit d’un tout modeste appareil à accrocher à un autre que vous ne souhaiteriez pas perdre tel votre porte-monnaie, carte bancaire, télécommande, animal de compagnie, enfant, conjoint pour les plus jaloux… peut-être votre vie privée, voire bien, plus.

    Le 20 avril 2021, Apple annonçait ses AirTags, des balises Bluetooth de grande précision qui octroie de recouvrer vos choses perdues. Avec le slogan « Perdez l’habitude de tout perdre », la marque à la pomme frappe fort. Elle poursuit en indiquant que « l’AirTag est l’accessoire tout trouvé pour tout retrouver. Accrochez‑en un à vos clés, glissez‑en un autre dans votre sac, et n’y pensez plus. Grâce aux AirTags, vous pouvez facilement repérer vos objets dans l’app Localiser, qui vous permet aussi de détecter vos appareils Apple et de ne pas perdre vos proches de vue. » Effectivement vous pouvez localiser ceux qui vous sont chers, comme les autres.

    C’est la mésaventure qu’une jeune femme, connue sous le pseudo #Sega_JEANAsis, a vécue le 18 décembre 2021. Sur le réseau Twitter, elle raconte que quelque chose de terrifiant lui est arrivé. « Quelqu’un a attaché un Apple AirTag sous ma roue avant alors que j’étais dans un bar ». Tandis qu’elle rentre chez elle, seule sur les voies de circulation, sans aucune voiture de près ou de loin autour d’elle, des alertes apparaissent sur son téléphone.


    Elle n’a pas réussi à débusquer l’intrus, de ce fait elle n’a pas osé rentrer chez elle. Ce n’est que le lendemain que l’appareil a été retrouvé dans l’entourage de la roue avant, côté passager.(Crédits : capture d’écran/Twitter)

    « J’avais déjà reçu cette alerte auparavant alors que j’étais dans les embouteillages… parfois, quand vous êtes près d’autres personnes pendant un certain temps sur la route, Apple pense qu’il vous suit », se rappelle-t-elle. Elle a commencé à tourner à droite, puis à gauche, plusieurs fois, mais comme il était tard, et que « je recevais encore ce message à plusieurs reprises. J’ai vérifié toutes mes affaires, comme mon sac à main, les poches de mon trench-coat, mon portefeuille… », en vain confirme-t-elle. Puis la panique, les doutes, « et s’ils l’avaient collé sur ma voiture ? » disait-elle avec prémonition. Par mesure de précautions, Jomanda Rodriguez passera la nuit ailleurs que chez elle. Ce n’est que le lendemain que l’objet sera trouvé, après une inspection de sa voiture par un membre de son entourage, bien caché.

    Possesseurs d’un smartphone Android, sous IOS ou pas de smartphone du tout, Apple a apparemment pensé à votre vie privée. D’après la firme, vous ne pouvez pas être suivi virtuellement ni pisté par des AirTags laissés sur vous à votre insu. Ils émettront un son reconnaissable dès qu’ils s’éloignent de l’appareil auquel ils sont associés. (Crédits : Apple)

    Malheureusement, plusieurs Américaines ont depuis relayé les mêmes mésaventures. Ashley Estrada, 24 ans raconte sur TikTok en deux courtes (1, 2) vidéos ce qui lui est arrivé en septembre. Sur la chaîne du Daily Mail, elle confirme être devenue paranoïaque, car « quelqu’un est allé délibérément jusqu’à ma voiture et est passé dessous » pour installer l’AirTag. L’appareil sera retrouvé derrière sa plaque d’immatriculation. L’intention malveillante ne fait aucun doute pour Ashley, ce qui l’effraie est que « cela pourrait être la sœur de quelqu’un d’autre, leur mère, leur petite amie ça pourrait facilement arriver à n’importe qui ». Le titre de l’article du Washington Post est sans appel. « Les trackers AirTag d’Apple ont permis de me traquer avec une facilité déconcertante lors d’un test. »

    Harcèlement 2.0

    Aux États-Unis, les services de police du Colorado, de Géorgie, du Michigan et du Texas ont reçu des allégations d’exploitation des AirTags à des fins diverses, y compris l’oppression domestique et les tentatives de vol de voitures. « Je pense qu’il ne fait aucun doute que les AirTags d’Apple sont utilisés pour le harcèlement », affirmait Éva Galperin, directrice de la cybersécurité chez l’Electronic Frontier Foundation, le bureau du shérif de Twin Falls, situé dans l’Idaho, émettait un avertissement le 15 décembre 2021 déclarant que « les AirTags constituent un danger pour tout le monde ».

    Le parcours est notifié par l’AirTag sur l’application qui marque chaque arrêt, chaque changement de direction. (Crédits : capture d’écran)

    Mais en particulier pour les victimes potentielles de violence conjugale, comme d’agression sexuelle, alors que le procès de l’affaire Epstein est ouvert depuis fin novembre. Du côté de la firme, le porte-parole d’Apple n’a pas contesté les faits de surveillance par d’autres personnes, mais a refusé de révéler combien de fois les forces de l’ordre locales ont appelées la société pour obtenir des informations sur le propriétaire d’un AirTag. Pour décourager ce qu’elle nomme le « pistage non désiré », Apple a intégré une technologie dans AirTags pour avertir les victimes potentielles, notamment des alarmes sonores et des messages sur les AirTags suspects qui apparaissent sur les iPhone, assure Geoffrey A. Fowler dans The Washington Post. Alors, prenez-soin de vous, et faites attention à chaque femme qui vous entoure tandis les violences faites aux femmes se révèlent aux yeux du monde de plus en plus.

  • Fuite de données massives en Albanie

    Fuite de données massives en Albanie

    Un watergate électronique comme le fut le scandale de Cambridge Analytica semble se profiler en Albanie, ou comme l’Affaire des écoutes illégales de l’Élysée sous François Mitterrand, en France. Deux bases de données circulent sur la toile. L’une contient des informations privées sur les salaires de citoyens albanais, et l’autre des renseignements confidentiels ainsi que des commentaires sur les préférences politiques qui a circulé en avril. Elles suscitent des inquiétudes quant à la sécurité publique dans le pays.

    C’est un camouflet politique, car il s’agit de la seconde fuite selon le journal luxembourgeois, L’Essentiel. En effet, juste avant les élections législatives, près d’un million de données d’Albanais avaient fuité. En avril 2021, les informations privées d’environ 910 000 électeurs de Tirana ont été divulguées aux médias. Personne suite à l’enquête n’a jusqu’à présent été mis en cause. La base constituée serait la propriété du parti socialiste albanais.

    Le 23 décembre 2021, le Premier ministre Edi Rama qualifiait cette fuite de « tentative de créer la confusion et de favoriser l’instabilité », laissant transparaître que les efforts de déstabilisation proviendraient de l’opposition divisée du pays. (Crédits : AFP)

    Les procureurs de Tirana ont entamé des vérifications quelques heures après qu’une violation massive d’informations contenant des infos privées de citoyens a amorcé une circulation en ligne, initialement via « Whatsapp ». Les données contiennent les salaires, les postes, les noms des employeurs et les numéros d’identification de quelque 630 000 citoyens, issus des secteurs public et privé. Le fichier Excel qui a fait l’objet de la fuite contenait les salaires des citoyens pour le mois de janvier, tandis qu’un autre qui a commencé à circuler jeudi 23 décembre 2021 contenait les salaires d’avril.

    Enri Hide, expert en sécurité et professeur à l’Université européenne de Tirana, qualifiait de « menace ouverte pour la sécurité nationale » ajoutant que « la réaction institutionnelle n’est pas du tout sérieuse et proportionnée au degré de risque ». « La cybersécurité doit être prise au sérieux. Nous avons besoin d’une stratégie basée non pas sur des lettres, mais sur un modus operandi. Nous avons besoin d’un protocole clair sur ce qui doit se passer si nous avons de telles fuites. Il n’y en a pas et c’est honteux », déclarait-il. Les employés des services secrets, des services de renseignement, des unités de renseignement militaire et des unités antiterroristes seraient particulièrement exposés, écrit Fjori Sinoruka dans Le Balkaninsight.

  • Êtes-vous ultracrépidarianiste ou ipsédixitiste ?

    Êtes-vous ultracrépidarianiste ou ipsédixitiste ?

    Ces mots qui pourraient vous rapporter énormément de points lorsque vous jouez au Scrabble, avec votre grand-mère le jour de Noël. Sauf que le premier dépasse de cinq lettres le côté du tableau de jeu. Je suis sûr que vous avez autour de vous, des personnes, peu ou prou proche, qui sont adepte de ultracrépidarianisme. Il est un virus plus contagieux que tous, avec un taux de reproduction astronomique. L’ipsedixitisme n’est pas en reste, souvent partisan d’une loquacité longiuscule, quoiqu’il en coûte.

    Les repas de famille sont toujours scindés en plusieurs étapes, surtout en période festive. Les discussions se ponctuent de l’engloutissement de petits fours, accompagné de délicieux et suaves breuvages. Le clan berd’huisien ne déroge à la règle. Les palabres autour de sujets dont les convives s’octroient, affiche sans détour, l’omniscience dont les membres de notre société se vantent de posséder.

    « Les enfants, avez-vous la dernière allocution de notre cher ministre ? N’importe quoi comme d’habitude », s’époumone M. Sépa Phot.

    « C’est-à-dire », interroge Jean Éthaissure, le gendre.

    « Encore des mesures pour nous contraindre, relayer comme des toutous par les médias traditionnels. Il faut voir la vérité sur Internet, là je trouve de vraies informations, par la soupe relayée par les communicants », rétorque le père de famille. Un silence de plomb s’impose en moins d’une seconde, comme si le patriarche venait de recevoir le contenu d’une cuillère à soupe de fromage blanc en pleine figure.

    « L’ultracrépidarianisme ne désigne pas ceux qui ont une opinion sur tout, mais plutôt ceux qui s’expriment avec assertivité en dehors de leur domaine de compétence. » Comme l’adage pour la confiture, c’est souvent en approfondissant notre connaissance d’un sujet que nous prenons conscience de notre propre ignorance. (Crédits : Esther Merbt/Pixabay)

    « Je ne peux pas vous laisser dire ça », s’offusque le gendre.

    « Chéri, papa, taisez-vous ! C’est avec des discours comme celui-ci, et les réponses brutales que commencent les guerres. À ne pas vouloir écouter les autres, nous oublions que le doute est nécessaire, et que seul le con ose tout pour paraphraser Michel Audiard. Je crois que nous avons deux beaux spécimens à table, n’est-ce pas maman », exclama Ozalee Phot.

    « Tu as raison Vulynd, tu es bien ma fille », pouffa-t-elle de rire au vu des mines estomaquées du père et du gendre.

    « Maman, pas mon surnom s’te plaît, j’étais minote, et là j’ai l’impression d’être vieille maintenant », rit Ozalee de tout son cœur. Le sujet clôt, le festin repris son droit dans une ambiance chaleureuse et apaisée. Les deux femmes y veillèrent comme le lait sur le feu.

    De plus en plus de plateaux télé, à la radio, les médecins épidémiologiste, journalistes, femmes et hommes politique, infectiologues, professeurs… donnent conseils et avis, semble-t-il, en toute « bonne foi », sachant que tous viennent avec leur recolleuse à copeaux. (Crédits : Michael Gaida/Pixabay)

    La bonne foi, étrangement, cette particularité de celui pour qui la croyance est toujours sacrée, et, plus généralement, la sincérité la franchise n’est pas l’apanage de tout un chacun. « […] le prévenu, qui n’est pas un professionnel de l’information, n’était pas tenu aux mêmes exigences déontologiques qu’un journaliste, qu’il disposait d’une base factuelle suffisante pour s’interroger publiquement sur des informations faisant état de pratiques journalistiques contestables, et qu’il l’a fait avec prudence, sans excéder les limites admissibles de la liberté d’expression », écrit Sabrina Lavric sur Dalloz. La bonne foi est définie par l’absence d’animosité personnelle, la légitimité du but poursuivi, la prudence comme la mesure dans l’expression, et la vérification des sources.

    Or, des instants mélangeant ultracrépidarianisme et ipsedixitisme sont désormais légion sur les médias, quels qu’ils soient. Le débat sur le port du masque engendre de nombreux remous. L’émission « L’Heure des pros », présentée par Pascal Praud, dont Marie-Estelle Dupont était l’invitée est un parfait exemple. Avant situons cette femme, elle est psychologue clinicienne (depuis 2006), spécialisée en psychopathologie, neuropsychologie, psychosomatique et formée en psychologie transgénérationnelle. En face, Jérôme Béglé, journaliste et rédacteur en chef adjoint de Le Point. Elle était diffusée le jeudi 16 décembre 2021 sur CNews, voici, une partie de la retranscription :

    Marie-Estelle Dupont: « L’état des troubles mentaux des enfants est extrêmement préoccupant. J’ai une petite fille qui est venue avant hier dans mon bureau, sept ans, la maman me l’amène en me disant : elle est tombée dans les pommes parce que la maîtresse a exigé qu’elle garde son masque pendant le cours de yoga en classe. On est où ? Donc là, c’est plus du tout de la santé publique, c’est du harcèlement moral. Ils sont en train de devenir obsessionnels, anxieux et nous, on ne va pas les récupérer après la crise. Ce sont des adultes qui vont se construire comme ça, dans l’idée que l’autre est un danger et qu’ils sont un danger pour l’autre. On ne peut pas faire société quand on pense que l’autre est un danger. »

    Le ton était ferme lors de l’échange entre le journaliste Jérôme Béglé et la psychologue Marie-Estelle Dupont. « Aimer la vérité, oui, mais pas déclarer vraies les idées que nous aimons », expliquait le physicien et docteur en philosophie des sciences, Étienne Klein à l’Echo. (Crédits : capture d’écran/dailymotion/Cnews)

    Jérôme Béglé: « Philippe, je te laisse parler, puis je prendrai… Après le prêchi prêcha de madame et je crois qu’il faut dire deux, trois trucs. »

    Pascal Praud: « Franchement Jérôme, ça ce n’est pas convenable. Ça c’est un sujet qui me touche. C’est une honte de mettre des masques à des gosses de 5 ans. »

    Marie-Estelle Dupont: « Je reste à ma place de psychologue, restez à votre place de journaliste. Vous n’êtes pas orthophoniste, vous n’êtes pas médecin de santé publique. Vous ne savez pas ce que c’est qu’un retard de langage chez un enfant qui arrive en maternelle, avec des adultes masqués à la crèche, qui font qu’on ne peut pas parler correctement. D’accord ? On touche à la dignité et à la santé et aux besoins vitaux de nos enfants. »

    Avez-vous compris la différence entre ultracrépidarianisme et ipsedixitisme ? L’ultracrépidarianisme est un mot peu usité exprimant une conduite mise en exergue depuis l’apparition du SARS-CoV-2 et pratiqué à outrance. C’est adopter un comportement consistant à donner son avis sur des sujets dont on n’a pas de compétences légitimes ou avérées. Ce qu’un homme politique n’a pas besoin de justifier, car il le fait en toute « bonne foi ». Quant à l’ipsedixitisme, c’est le fait de croire vraie une assertion non fondée, parce qu’on l’a entendue dire par quelqu’un en qui on a, ou qui de par sa stature, sa position ou sa fonction inspire confiance (journaliste, politique, médecin…). C’est chronophage, mais nécessaire et vital, sur les sujets qui vous sont importants, de contre-vérifier l’information, ne soyez par le mouton de Panurge, qui croit sans chercher à contredire, ni celui qui croit une personne qui a vu l’homme, qui a vu l’homme, qui a vu l’homme qui a vu l’ours, soyez curieux et avide de vérités.

  • Ransomware: la défense belge attaquée

    Ransomware: la défense belge attaquée

    Lors du passage à la nouvelle lune, dimanche 19 décembre 2021, plusieurs offensives par codes malveillants se sont produites, comme chaque jour sur Terre. Au cours de ce week-end, c’est une attaque majeure qui ciblait le ministère de la défense belge. Les pirates ont exploité une vulnérabilité dans un logiciel appelé Log4j, qui a été découverte plus tôt en décembre, a déclaré un porte-parole aux médias locaux. Le ministère l’a repéré il y une semaine, jeudi 16 décembre 2021.

    Les responsables de la cybersécurité du monde entier se sont empressés de corriger la vulnérabilité de Log4j au cours de la huitaine écoulée. C’est sur l’ensemble de la planète que le problème sévit. Il touche une longue liste de sociétés de logiciels, dont Amazon et Microsoft pour ne citer qu’elles. La compagnie de gestion des ressources humaines Ultimate Kronos Group a été la cible d’une infection par ransomware. Tous n’ont pas eu le temps nécessaire, semble-t-il. Des allégations de chercheurs avertissaient que des groupes de pirates soutenus par des États, notamment ceux liés à la Chine, à l’Iran, à la Corée du Nord et à la Turquie, auraient commencé à utiliser cette vulnérabilité pour pirater les réseaux de leurs adversaires. Le ministère de la Défense « a détecté ce jeudi une attaque sur son réseau informatique avec accès internet. Rapidement, des mesures de quarantaine ont été mises en place afin de circonscrire les éléments infectés. La priorité est donnée à l’opérationnalité du réseau de la Défense », indiquait un porte-parole.

    Depuis la découverte de l’agression, « nos équipes ont été mobilisées […] Un monitoring continuera à être assuré », ajoutait dimanche soir le porte-parole, le commandant Olivier Séverin. (Crédits : capture d’écran/CERT.be)

    Depuis la publicité faite de la vulnérabilité dans la bibliothèque de journalisation Log4j d’Apache, il ne se passe pas une journée sans que les médias en parlent. Les opérateurs malveillants se sont très vite emparés du sujet en multipliant les exploits (botnet, ransomware …) et en arrosant à tout va. Mardi 21 décembre 2021, le ministère annonçait officiellement avoir été victime d’une attaque reposant sur la vulnérabilité Log4Shell, sans révéler le ou les auteurs de cette attaque.

    Face au feu nourri, les autorités décuplent les alertes (ANSSI, CISA, CERT, DGSSI…) pour corriger au plus vite les systèmes sensibles. Plusieurs patchs ont été nécessaires. (Crédits : capture d’écran/DGSSI)

    Dans certaines versions de Log4j, un logiciel repris dans de très nombreux utilisateurs, notamment par Amazon, Apple, Cloudflare, Tesla, Minecraft et Twitter, permet de s’emparer du contrôle de la machine qui l’héberge, et d’élever ainsi ses privilèges. Le pirate peut alors commencer à circuler dans le réseau informatique de la victime pour y déployer rançongiciels, comme outils d’espionnage. L’ANSSI détermine dans son alerte les systèmes affectés :

    • Apache Log4j versions 2.16.0 et 2.12.2 (java 7)
    • Apache Log4j version 2.15.0
    • Apache Log4j versions 2.0 à 2.14.1
    • Apache Log4j versions 1.x (versions obsolètes) sous réserve d’une configuration particulière
    • Les produits utilisant une version vulnérable de Apache Log4j : les CERT nationaux européens tiennent à jour une liste complète des produits et de leur statut vis-à-vis de la vulnérabilité (ici)

    Il est fort à parier que d’autres organisations useront criminellement de la faille contre différentes sociétés, comme le stipule l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information : « Cette vulnérabilité permet à un attaquant de provoquer une exécution de code arbitraire à distance s’il a la capacité de soumettre une donnée à une application qui utilise la bibliothèque log4j pour journaliser l’évènement. Cette attaque peut être réalisée sans être authentifiée, par exemple en tirant parti d’une page d’authentification qui journalise les erreurs d’authentification. Des preuves de concept ont déjà été publiées. Cette vulnérabilité fait désormais l’objet d’une exploitation active. » À vos mises à jour…

  • La lingerie française attaquée

    La lingerie française attaquée

    L’association d’opérateurs derrière le ransomware Conti affiche sur son site de fuites les preuves et fichiers de l’attaque menée contre l’un des fleurons de la lingerie « Made in France ». La marque Chantelle subit la même chose que le groupe Lise Charmel quelques mois auparavant. Novembre 2019 est désormais marqué au fer rouge chez le spécialiste lyonnais de la lingerie. Il avait conduit la compagnie en redressement judiciaire, qui est retiré de la période d’observation depuis le 30 septembre 2021.

    Petit rappel des faits. Le groupe de lingerie haut de gamme Lise Charmel avait été placé en redressement judiciaire « par protection » après une infection par ransomware début novembre 2019 dont « l’entreprise ne s’est vraiment sortie qu’en janvier. Nous nous sommes retrouvés le 8 novembre au matin avec tous nos fichiers, toutes nos données, tous nos postes cryptés en France et à l’étranger. On a été en état de choc pendant plusieurs semaines. C’était terriblement violent », reconnaissait Olivier Piquet, le directeur général. Un Ransomware-as-a-Service, donc des codes malveillants avait chiffré les données de la firme, le but est d’extorquer de l’argent. « On veut rester discrets, mais notre parti pris a été de ne pas payer la rançon et de reconstruire. C’est pourquoi nous avons sollicité le tribunal de commerce ».

    L’attaque semble avoir eu lieu dans la nuit du 3 au 4 décembre 2021 au vu de l’horodatage des données extorquées et diffusées sur le site de fuite. De nombreux documents affichent des dates antérieures à l’année en cours. (Crédits : capture d’écran)

    Le Groupe Chantelle officie depuis 1876. Il existe et rayonne à travers nos 6 marques, Chantelle, Passionata, Chantal Thomass, Femilet, Livera et Darjeeling. Les achats de lingerie en France représenteraient près de 3,55 milliards d’euros par an, sur l’ensemble de l’année 2021 en France « les ventes de textile-habillement devraient croître de 5 % par rapport à 2020, mais se replier de 11 % par rapport à 2019 », estime l’IFM. Les opérateurs derrière Conti affichent des données sur le darkweb depuis la date du 22 décembre 2021. Le premier des répertoires, affiche 656,16 MB compressé, et 812 une fois décompressé avec pas moins de 638 fichiers, puis suivent 20 dossiers de 750 MB pour plus de 15 gigabytes.

  • Caresses de chat donne des puces

    Caresses de chat donne des puces

    Qui saute le plus haut, entre les puces de chien et celles d’un chat ? Combien de chromosomes « X » y a-t-il chez une fille ? Quel est le nuage qui provoque les orages parmi le gyrobus, le thrombus et le cumulonimbus ? Rassurez-vous, rien à voir avec une formule ou un balai magique concernant Harry Potter. Saviez-vous qu’il pleut sur Vénus… de l’acide sulfurique ? À quel âge, l’homme cesse de produire des spermatozoïdes ? Êtes-vous un adepte de la cryptozoologie ? Pas de panique ! Inspirez profondément, saupoudrez vos connaissances de poudre de perlimpinpin, ajoutez un zeste de curiosité et partons en l’exploration.

    Lors des repas des fêtes, il existe toujours un aliment, que ne pouvez pas voir en peinture, que vous n’aimez pas, donc commençons par un saut de puce. En France, la variété la plus couramment rencontrée chez nos êtres de compagnies que sont le chat et le chien, s’appelle Ctenocephalides felis. Elle mesure moins de deux millimètres (1, 5 mm). C’est une espèce d’insectes piqueurs holométaboles siphonaptères de la famille des Pulicidae, bref une puce de chat.

    Le saut d’une puce

    Pour nos amis les chiens, elle se nomme Ctenocephalides canis. Celle-ci est considérée comme nuisible, car elle peut être porteuse du ténia Dipylidium caninum, susceptible d’être transmis à l’être humain, entraînant la dipylidiose. Trop de latin tue le latin. Juste un dernier pour la route. Cette maladie est provoquée par un cestode, vous connaissez son cousin le Taenia solium, ou ver solitaire. Revenons à nos moutons, celle qui saute le plus haut est l’hôte du chien, avec des bonds de 15, 5 cm contre 13, 2 pour celle du chat. Le rapport entre la taille et sa cabriole dépasse le millier (1033). Soit pour un être humain mesurant 170 centimètres, une envolée de près de 176 mètres. Impressionnant, non ?

    Les spermatozoïdes sont de petites cellules amenant les chromosomes paternels à l’intérieur de l’ovocyte. La tête est composée du noyau (avec les chromosomes) et de l’acrosome (sac contenant les enzymes nécessaires à la pénétration dans l’ovocyte). Le milieu est très riche en mitochondries (énergie) et le flagelle propulse l’ensemble.

    L’avènement, chez les mammifères est le résultat du rendez-vous entre une cellule femelle, porteuse d’un chromosome X, et celle d’un spermatozoïde qui porte selon soit un chromosome X ou Y. (Crédits : Adobestock)

    En fusionnant, la rencontre produit une cellule unique composée de « XX » pour une fille et « XY » pour le garçon, ce peut importe le ressenti de la personne née femme ou homme. La chose cocasse est que l’homme fabrique des gamètes mâles tout au long de sa vie, alors que pour la femme, le développement d’ovule stoppe avec la ménopause. Quoi qu’il en soit, leurs nombres comme leurs qualités baissent avec le temps.

    La tête dans les nuages

    Pardon, le gyrobus, le thrombus et le cumulonimbus ne sont pas tous les trois des nuages, mais deux peuvent poser de graves dommages. Le premier est un véhicule de transport utilisant l’électricité. Il n’en existe plus d’actif en France. Contrairement au trolleybus en service à Poitiers (1943-1965) et Limoges (1943-1985), le gyrobus ne suivait pas une ligne électrique placée au-dessus d’eux. Le thrombus est un « caillot » de sang au sein du réseau veineux qui apporte la thrombose.

    Cette conséquence survient généralement au niveau des membres inférieurs, bloquant la circulation sanguine, totalement ou partiellement. Il existe deux grands facteurs de risques, l’un est l’insuffisance veineuse, l’autre, l’hypercoagulabilité du sang. La seconde peut apparaître dans de certains contextes (la grossesse, l’obésité, le tabagisme…).

    Le cumulonimbus est porteur d’orages, d’averses, de grêle… Ce géant de 5 à 15 km de large, peut s’élever, sous nos latitudes jusqu’à 15 km. Un spécimen de 1 km de large sur 10 km de hauteur contient 1 million de litres d’eau. À son sommet, il se heurte à la stratosphère et s’étale largement, ce qui lui donne sa forme générale d’enclume. (Crédits : Météo France)

    Donc, le dernier comme vous l’aurez deviné est le fameux nuage. En général, il se situe entre quelques centaines de mètres et 3500 m du sol. Il peut cependant atteindre l’altitude de 21 km, il dépasse parfois la tropopause. Il est responsable à lui-seul d’aspects météorologique conséquents. Le cumulonimbus est une véritable usine thermodynamique. Chaque seconde, un gros cumulonimbus peut aspirer 700 000 tonnes d’air et absorber ainsi 8 800 tonnes de vapeur d’eau. Il peut renvoyer à la surface terrestre 4 000 tonnes d’eau, sous forme d’eau liquide, de neige ou de grêle.

    La pluie de Vénus

    Déesse de l’amour, de la séduction, de la beauté féminine dans la mythologie romaine, elle est l’une des quatre planètes telluriques du Système solaire, ce qui signifie qu’elle possède un corps rocheux comme notre Terre. Deuxième planète par ordre d’éloignement de notre astre, l’atmosphère y est chaude et massive. La pression au sol est environ cent fois celle de la Terre (9,5 MPa), et la température très élevée, 460 °C.

    La chaleur régnant à la surface est le résultat d’un puissant effet de serre, l’atmosphère faisant écran au rayonnement thermique infrarouge du sol, explique Futura Sciences. Mais mieux encore, des composés soufrés sont présents dans l’atmosphère, alimentant l’épaisse couche de nuages située entre 50 et 70 kilomètres d’altitude, ce essentiellement constituée de gouttelettes d’acide sulfurique H2SO4.

    Selon une légende amérindienne, l’oiseau-tonnerre est un Dieu ayant pris l’apparence d’un oiseau gigantesque. Ses ailes, de 6 m d’envergure provoqueraient le tonnerre afin d’éloigner les humains de son territoire. Pour la nation sioux, l’oiseau-tonnerre est appelé « Wakinyan Tanka ». (Crédits : DR)

    La cryptozoologie est simplement l’étude des cryptides, vous voilà bien avancé ! Plus sérieusement, il s’agit de l’étude des animaux légendaires tels le Yéti, Bigfoot, le Monstre du loch Ness, le Kraken, l’Oiseau-tonnerre, l’Ogopogo, l’Olgoï-Khorkhoï, leTadzelwurm… Cette science peut se définir comme l’étude et la recherche d’animaux non officiellement répertoriés, mais signalés par des témoins, dont l’existence controversée repose sur des éléments considérés insuffisants par les zoologues. Pour autant, la réalité dépasse souvent la fiction, c’est ainsi l’histoire du Saola. S’il ne fut pas étudié ni estampillé cryptide avant sa découverte, il était perçu au même degré qu’un mythe par les explorateurs pendant très longtemps.