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  • 150 millions de dollars dérobés

    150 millions de dollars dérobés

    C’est une nouvelle fois un vol de cryptomonnaie qui s’est déroulé chez BitMart. Après l’attaque majeure de 610 millions d’euros sur la plate-forme d’échanges Poly Networks, au mois d’août 2021 c’est la Japonaise Liquid qui avait annoncé le braquage de plus de 97 millions de dollars, et indiqué aux utilisateurs de ne plus faire de dépôts sur leurs portefeuilles. Par conséquent BitMart, et par mesure de protection a suspendu les retraits de ses clients jusqu’à nouvel ordre, mais compensera les dommages par ses fonds propres.

    La liste des victimes de vols s’allonge au sein des plateformes de cryptomonnaies. À la suite d’une violation de sécurité à grande échelle, BitMart aurait perdu entre 150 et 200 millions de dollars. Cet incident se positionne en deuxième place des plus gros casses de l’année 2021. L’équivalent de cent cinquante millions de dollars en #Ethereum et en #BSC de la plateforme aurait disparu selon les propos de son dirigeant le 5 décembre 2021. Il y a quelques jours, le 2 décembre BagderDAO était détroussé de 120 millions de dollars.

    Pour l’instant, nous sommes toujours en train de déterminer les méthodes utilisées. Les pirates ont pu soustraire des avoirs d’une valeur d’environ 150 millions USD, reconnaît Sheldon Xia. Selon le PDG de BitMart, la faille de sécurité résulterait du vol des clés privées des deux portefeuilles de stockage à chaud cités.

    Les portefeuilles touchés, Ethereum et Binance Smart Chain, « ne représentent qu’un faible pourcentage des actifs sur BitMart et tous nos autres portefeuilles sont sécurisés et indemnes, déclarait Sheldon Xia. Nous procédons actuellement à un examen approfondi de la sécurité […] nous suspendons temporairement les retraits jusqu’à nouvel ordre. » La plateforme de cryptomonnaie à travers son président-directeur général (CEO) se veut rassurante.

    PlateformeMontant volé en millions de dollarsPlateformeMontant volé en millions de dollars
    PolyNetwork600BitMart150
    Cream Finance130 (octobre 2021)BadgerDAO120
    Liquid97EasyFI81
    bZx55Uranium Finance50
    Cream Finance37 (Février 2021)Alpha Homora37
    Vee Finance35Meerkat Finance31
    MonoX Finance31Spartan31
    Cream Finance29 (Août 2021)pNetwork12
    Rari Capital11
    La somme totale affiche 1 537 millions de dollars. Cream Finance a vu trois vols en cette année 2021pour respectivement 130, 37 et 29 millions de dollars.

    « BitMart utilisera ses propres fonds pour couvrir l’incident et compenser les utilisateurs affectés. Nous discutons également avec plusieurs équipes de projet pour confirmer les solutions les plus raisonnables, telles que les échanges de jetons. Aucun actif d’utilisateur ne sera endommagé. » Le retour à la normale commence progressivement dès aujourd’hui 7 décembre 2021, appelant à la patience, « le calendrier détaillé sera annoncé très prochainement ».

  • Les violences faites aux Femmes (1re partie)

    Les violences faites aux Femmes (1re partie)

    C’est un terme qui évoque et englobe tellement de choses, une succession de mots, qui traduisent souvent des maux. Cette locution semble appartenir qu’aux femmes. Mais quelles sont ces violences ? Lorsque le sujet est abordé, pléthore de personnes répondent de prime abord la sexualité. Est-ce vraiment que ces crimes, ou existe-t-il d’autres formes ? La violence se caractérise par la « force dont on use contre quelqu’un, contre les lois, contre la liberté publique, etc. »

    Partons d’un postulat, en 2011 naissait la petite Danica, à Manille, aux Philippines. Elle créait la liesse dans son pays, fier d’abriter la 7 milliardième locataire officielle de notre planète bleue. Selon l’Institut national d’études démographiques (INED), le nombre d’habitants sur terre était de 7 910 176 220, le 6 décembre 2021 à 11 h 51 (GMT). De plus, selon les données de l’ONU de 2019, s’il y a peu près autant de femmes que d’hommes sur Terre, ces derniers sont légèrement plus nombreux. En effet, pour cent femmes existent deux de plus, en 2020. Plus précisément encore, sur un millier de personnes, ils représentent 50,4 % (504) et par conséquent 496 sont des femmes (49,6 %).

    LieuPopulationFemmesHommesRatio Femmes/Hommes
    Finistère905 238464 799440 4391.05
    Hérault1 165 412607 643557 7691.09
    Nord2 592 1851 251 7851 340 4001.07
    Oise825 207422 127403 0801.05
    Pyrénées-Atlantiques679 354353 017326 3371.08
    Paris2 140 5261 135 6931 004 8871.13
    Vienne437 368226 590210 7781.08
    France64 812 05233 450 61331 361 4391.06
    Il y a donc plus de femmes en France que d’hommes, même si les naissances annoncent le contraire. (Source : Insee, Estimations de population 2019)

    S’il naît plus de garçons que de filles (106 garçons pour 100 filles), la mortalité y est plus forte chez la gent masculine, dans l’enfance, comme à l’âge adulte. Il faut attendre et atteindre entre 50 et 54 ans pour que l’égalité des sexes se prononce. Au-delà de cet âge, ce sont les femmes qui sont plus nombreuses, l’écart se creusant avec la maturité. Ainsi, huit centenaires sur dix sont des femmes en 2020.

    Qu’est-ce que la violence envers les femmes ?

    Cela regroupe et englobe l’ensemble des comportements violents, qui sont majoritairement perpétrés par des hommes, en individuel ou collectif, dirigés contre les femmes. Elles sont multiples et constituent une violation grave des droits humains et un obstacle majeur à la réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes explique la Convention d’Istanbul :

    • Mariages forcés
    • Grossesses forcées
    • Avortements forcés
    • Mutilations génitales
    • Lapidations
    • Défigurations à l’acide et autres crimes dits d’honneur
    • Esclavages
    • Agressions sexuelles
    • Violences conjugales et ordinaires
    • Violences psychologiques
    • Viols d’épuration ethnique
    • Trafic d’être humain
    • Esclavage sexuel

    La violence à l’égard des femmes exercée dans la famille et dans la société se répand partout, quels que soient le revenu, la classe sociale et la culture.

    ONU. 23 février 1994

    Il n’y a que depuis le 20 décembre 1993 et Déclaration sur l’élimination de toutes les aspects de maltraitance envers des femmes, qu’elles sont reconnues. Elle atteste d’une confirmation internationale du fait que les violences concernant la gent féminine constituent une violation des droits de l’Homme et une forme de discrimination à l’égard des femmes. L’ONU constate « avec préoccupation » que les femmes appartenant à des minorités, autochtones, réfugiées, migrantes, vivant dans des communautés rurales ou reculées, sans ressource, internées, détenues, les petites filles, handicapées, âgées et les femmes dans des zones de conflit armé, « sont particulièrement vulnérables face à la violence ».

    En France, l’État et les gouvernements, actuels comme passés, ont décidé de focaliser l’attention depuis peu sur les violences sexistes et sexuelles. (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)

    Le 25 novembre 2017, le président de la République fraîchement élu, Emmanuel Macron, érigeait l’égalité entre les femmes et les hommes en grande cause du quinquennat : « Pour cela, je me suis en effet engagé à ce que la cause du quinquennat soit celle de l’égalité entre les femmes et les hommes et le premier pilier de cette cause, c’est bien la lutte pour l’élimination (complète) des violences faites aux femmes… pour que la honte change de camp… c’est une question de dignité pour notre République ».

    Qu’en est-il de l’équité des droits, des devoirs, des traitements et de la considération des deux genres de l’être humain ?

    L’Observatoire des violences

    La première information de cet observatoire date de novembre 2013, vingt années après la convention d’Istanbul. Mais le poste de secrétaire d’État à la condition féminine fut créé en 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. La première personne à occupé ce poste est du 16 juillet 1974 au 24 août 1976 se nomma Françoise Giroud. Depuis et à grand renfort de communication, les lois, décrets diligentés par la chambre haute et basse (dont la majorité est constituée d’hommes) se targue d’avoir fait évoluer le cadre.

    En 2012, il y a eu 95 000 victimes et de tentatives de viols, dont 83 000 femmes et 13 000 hommes de 18 à 59 ans. (Crédits : Anemone123/Pixabay)

    Une évolution de ce dernier renforce la protection des victimes et la sanction des auteurs de ces violences, notamment la création d’une infraction d’outrage sexiste ou l’allongement du délai de prescription de 20 à 30 ans pour les crimes sexuels commis sur mineurs, etc. En 2012, il y a eu 95 000 victimes et de tentatives de viols. Sur ce nombre 17 % ne connaissent pas l’auteur, pour 31 % d’entre elles, l’auteur est connu, mais ne fait pas partie du ménage de la victime. Pour plus d’une sur cinq, l’auteur fait partie du ménage de la victime (au moment des faits) sans y être le conjoint, enfin l’auteur est le conjoint vivant avec la victime au moment des faits pour 31 %.

    Les démarches entreprises par les femmes victimes de viols et de tentatives de violsEffectifs%
    Nombre total de victimes83 000100
    A été vue par un médecin à la suite de cet incident24 00029
    S’est rendue au commissariat ou à la gendarmerie
    a déposé plainte
    a déposé une main courante
    24 000
    9 000
    11 000
    28
    11
    13
    A appelé un numéro vert, un service téléphonique d’aide aux victimes10 00013
    A rencontré des membres d’une association d’aide aux victimes7 0009
    A parlé de sa situation aux services sociaux9 00011
    A consulté un psychiatre, un psychologue28 00034
    N’a fait aucune des démarches citées ci-dessus38 00046
    « Pour faciliter les comparaisons, les chiffres représentés ci-dessus ont été calculés sur les femmes âgées de 18 à 59 ans et vivant en ménage dit ordinaire en métropole », indique l’étude. (Sources : Insee-ONDRP, enquêtes « Cadre de vie et sécurité » de 2010 à 2012)

    D’autres statistiques font froid dans le dos :

    Les démarches entreprises par les femmes victimes de violences conjugales physiques
    et/ou sexuelles vivant avec leur l’auteur des faits au moment de l’enquête
    Effectifs%
    Nombre de victimes habitant avec l’auteur des faits au moment de l’enquête131 000100
    A été vue par un médecin à la suite de cet incident36 00027
    S’est rendue au commissariat ou à la gendarmerie27 00020
    A appelé un numéro vert, un service téléphonique d’aide aux victimes11 0008
    A rencontré des membres d’une association d’aide aux victimes13 00010
    A parlé de sa situation aux services sociaux23 00017
    A consulté un psychiatre, un psychologue26 00020
    N’a fait aucune des démarches citées ci-dessus68 00052
    « Parce ce qu’elles atteignent la victime dans son intimité et qu’elles sont, le plus souvent, le fait de proches ; les violences conjugales et les violences sexuelles, diffèrent des autres types de violences. Cela justifie la mise en place de dispositifs spécifiques de prise en charge et d’accompagnement des victimes », explique le rapport.

    Dans cette investigation sont définies les violences physiques (gifles, coups et toutes autres violences physiques), sexuelles (attouchements et rapports sexuels non désirés et tentatives) avec le terme conjoint qui est à prendre de manière élargie. Il détermine l’ensemble de partenaires intimes (époux(se), concubin(e), pacsé(e), petit(e)-ami(e), etc.). Quant aux membres du ménage, ils sont les personnes vivant avec l’enquête au moment de l’enquête. Durant l’année 2012, 174 personnes sont décédées, victimes de leur partenaire ou ex-partenaire de vie, 148 sont des femmes et 26 des hommes.

    En 2012, une femme décédait toutes les soixante heures, victime de son compagnon ou de l’ex. Huit ans plus tard, 102 femmes on été tuées, soit une tous les 3,5 jours. Trente-six avaient subi au moins une forme de violences antérieures. (Crédits : Diana Cibotari/Pixabay)

    La moyenne macabre indique qu’une femme décédait tous les deux jours et demi, victime de son compagnon ou de son ex. De l’autre versant, un homme succombait tous les quatorze jours. Suite à ces faits, 51 hommes et 3 femmes auteurs ont mis fin à leurs jours. À ces faits, il faut ajouter 23 homicides (18 femmes victimes et 5 hommes) perpétrés au sein de couples dits non officiels (amants, maîtresses, petit(e)s-ami(e)s, relations épisodiques..) et six suicides d’auteurs.

    À suivre…


  • 154 016 cartes bancaires françaises sur le darknet

    154 016 cartes bancaires françaises sur le darknet

    Les chercheurs en sécurité informatique de NordVPN ont découvert que plus de 4 millions de cartes bancaires sont en vente sur le dark web, le tout à des prix dérisoires. Si les États-Unis sont les plus touchés, la France n’est pas en reste avec plus de 150 000 unités concernées. Une fois n’est pas coutume, mais la population de l’hexagone ne tiendra rigueur de pas être les premiers. Les Françaises et Français ne sont pas les plus à plaindre, pour autant il est nécessaire de suivre les mouvements sur son compte bancaire.

    Malgré l’apparition des cartes « antifraudes » depuis 2018, et la mise en place de l’authentification forte en France depuis le 15 mai 2021, la revente de coordonnées bancaires ne tarit pas d’offres sur l’Internet. Habituellement, les opérateurs obtiennent les informations en attaquant de gigantesques bases de données issues d’e-commerce, ou par hameçonnage comme en septembre 2021, pour les clients le Crédit Agricole relatait Le Parisien. En 2020, « la fraude aux transactions scripturales atteint un montant global de 1,28 milliard d’euros pour près de 7,8 millions de transactions frauduleuses, ce qui représente une hausse sur un an de 8,4 % en valeur et de 4,2 % en volume. Cette progression des montants fraudés est portée principalement par le virement et dans une moindre mesure par les paiements par carte », stipule le rapport annuel de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement 2020.

    Sur le sol français, le nombre de cartes a évolué de 60, 6 à 72, 7 millions en moins de dix années. (Crédits : Pete Linforth/Pixabay)

    Les chercheurs en cybersécurité de NordVPN relatent que des pirates ont déniché un autre moyen de trouver des numéros de cartes bancaires, et sans avoir à pénétrer dans lesdites bases. Il s’avère que les individus malveillants procèdent à des attaques par force brute pour deviner les numéros des cartes bleues. Cette technique consiste à tester chaque combinaison possible d’un mot de passe, d’une clé, d’un identifiant ou ici des numéros d’une carte bleue, pour en prendre le contrôle. Ils y parviennent grâce à la norme de ces cartes. Les chiffres suivent un modèle prédéfini, facilement déductible. Par exemple, les deux premiers indiquent le fournisseur du service financier, tels que VISA ou Mastercard, tandis que le dernier chiffre est une somme de vérification.

    Les six premiers chiffres désignent l’émetteur de la carte. Cette suite commence par un 4 pour Visa, 5 pour Mastercard et 3 pour American Express. Les neuf suivants sont ceux identifiant la carte. Ils représentent jusqu’à 1 milliard de combinaisons. Le dernier chiffre est celui appelé « le code d’authenticité ». (Crédits : Kevin Phillips/Pixabay)

    Le dernier chiffre, et pas le moindre est « obtenu en appliquant une équation aux 15 premiers chiffres, et, il est uniquement utilisé pour déterminer si des erreurs ont été commises lors de la saisie du numéro de la carte bancaire », détaillent les chercheurs dans un schéma. Quand au code CCV, ou cryptogramme visuel, celui qui se trouve à l’arrière de votre carte bleue, il n’est composé que de trois chiffres. Les personnes les plus expérimentées sont capables de réduire drastiquement le nombre de chiffres qu’ils doivent deviner, puis vérifier pour trouver votre numéro. Des chercheurs de l’université de Newcastle précisent « qu’une attaque par force brute pourrait ne prendre que six secondes pour trouver la bonne combinaison ».

    Depuis près de six mois, pour régler ses achats en ligne, et la plupart du temps, vous êtes soumis à une authentification forte. (Crédits : Kredite/Pixabay)

    Les chercheurs ont découvert à minima 4 481 379 de cartes bancaires en vente sur le dark web, à un prix moyen de 17 dollars chacune. En analysant les données disponibles, NordVPN ajuste que sur les cartes volées, les États-Unis arrivent premier, avec 1 561 739 unités. Les anciens membres de l’Union européenne ne comptent que 134 607 cartes pour des résidents britanniques. Les Français ne sont pas en reste avec 154 016 cartes bancaires devinées proposées à la vente. Ces dernières sont pour 78 441 d’entre elles des Visa, 49 549 des Mastercard, et 2 353 des American Express. « Les utilisateurs ne peuvent pas faire grand-chose pour se protéger de cette menace, à moins de s’abstenir complètement d’utiliser leur carte », stipulent les chercheurs, qui suggèrent aux usages d’avoir l’œil sur les mouvements suspects dans leurs relevés.

  • « Promenons-nous dans le bois »

    « Promenons-nous dans le bois »

    Cette comptine semble composée au XVIIe siècle, elle a bercé de nombreux enfants, maintenant expérimentés de la vie et de ses méandres. Pour autant, « Promenons-nous dans le bois », appelée aussi « Loup y es-tu ? » ne connaît aucune trace de son origine, son auteur et son mélodiste sont anonymes. Reprise depuis plusieurs années, elle est donc tombée depuis dans le domaine public. Cette comptine pour anges, assez rythmée, se constitue d’un refrain entraînant qui fait intervenir des bambins se baladant dans la forêt.

    « Loup y es-tu ? » est un jeu de cache-cache pour enfants sous fond d’une comptine, dont la scénographie nourrit toute la dramaturgie, écrit Georges Sebbag. Fréquemment lors de spectacle de fin d’année, nous voyons et entendons des marmots s’éparpiller en petits groupes sur la scène. Ils entonnent, sous les regards attendris des parents tout ouïe, une chanson à l’adresse du loup, qui est tapi dans un coin.

    Promenons-nous dans les bois
    Pendant que le loup n’y est pas
    Si le loup y était
    Il nous mangerait
    Mais comme il n’y est pas
    Il n’nous mangera pas.

    Puis le silence s’avance, et les bambins l’interpellent par un « Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ? »

    Le couvert représente la projection verticale des houppiers au sol. L’évaluation du couvert s’effectue sur une placette de 20 ares (25 mètres de rayon) pour les arbres recensables et sur une placette de 7 ares (15 mètres de rayon) pour les arbres qui ne le sont pas. (Crédits : Schäferle/Pixabay)

    Pédagogiquement, elle apprend aux chérubins, la connaissance des habits. Car à chaque couplet le loup revêt un nouveau vêtement. Par le jeu de la comptine, il mémorise les notions de stress de l’excitation, de peur. Que cache-t-elle côté grande personne ?

    Elle devient au bal masqué, un divertissement réservé aux adultes. Car comme le loup, il est aisé de se costumer afin d’observer. Le mot « loup » désigne précisément le déguisement de cuir noir revêtu par les invités du bal. Il est une sorte de « masque de velours noir que les femmes ont porté pendant quelque temps pour se préserver du hâle ; il n’était point attaché, et elles le tenaient avec un bouton dans la bouche ; ainsi dit parce que d’abord il faisait peur aux petits enfants », définit Le Littré.

    « Les femmes parurent ne se plus soucier de leur visage, et commencèrent à le cacher ; elles prirent un loup, et n’allèrent plus que masquées dans les rues, aux promenades, en visite et même à l’église » (Saint-Foix, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 116, dans POUGENS). Ici, au carnaval de Beauvais. (Crédits : Mumu’s Pictures)

    En effet, ce loup noir, en affectant le masque d’un loup et en se découpant sur le visage, dissimule d’autant mieux l’identité du participant au bal masqué qu’il fait briller ses prunelles (comme ci-dessus).

    Différence entre Bois et Forêt

    Durant le texte de la comptine, toute l’action se passe dans le bois. Mais que représente ce terme ? Qu’est-ce qu’une forêt ? La première définition est « un lieu ou terrain planté d’arbres », tandis que la forêt est « une grande étendue ou un terrain planté d’arbres ». Une forêt est plus importante, oui, mais encore ? Tout est donc une question de superficie.

    Petit rappel de mesure et de surface

    UnitéSymboleAire en mètre carrés (m2)
    Le kilomètre carrékm21 000 000
    L’hectomètre carréhm210 000
    Le décamètre carrédam2100
    Le décimètre carrédm20.01
    Le centimètre carrécm20.000 1
    Le millimètre carrémm20.000 001
    La surface d’un carré se calcule par sa longueur multiplié par elle-même. Ainsi un hectomètre équivaut à cent mètres.
    Le parc de Blossac à Poitiers est d’une surface de 0.09 km2, 9 ha, 900 ares, 90 000 m2 ou 90 000 centiares.

    Le bois est un territoire occupant une étendue supérieure à 4 ha, comportant des arbres capables d’atteindre une hauteur supérieure à 5 mètres à maturité in situ, un couvert arboré de plus de 10 % et une largeur d’au moins 20 mètres. Les bois font partie de la surface forestière. Comment fait-on pour avoir la correspondance entre les mètres et kilomètres carrés, ares et hectares ?

    Correspondancem2km2caaha
    1 mètre carré (m2)10.000 00110.010.000 1
    1 kilomètre carré (km2)1 000 00011 000 00010 000100
    1 centiare (ca)10. 000 00110.010. 000 1
    1 are (a)1000. 000 110010.01
    1 hectare (ha)10 0000.0110 0001001
    Un vieux métier peu connu est le métayer. Il est un agriculteur profitant d’une terre avec les matériels et animaux du propriétaire, et partageant de moitié, avec lui, les fruits de son labeur. Les métairies pouvaient être assez importantes et l’exploitation pouvait aller jusqu’à 50 ha. En cas de doute sur le calcul, il suffit de se rendre ici.

    La forêt est un territoire occupant une superficie d’au moins 50 ares (5 000 m2) avec des arbres capables d’atteindre une hauteur supérieure à cinq mètres à maturité, un couvert arboré de plus de 10 %, et une largeur moyenne d’un minimum de 20 mètres.

    Un arbre est, quant à lui, un végétal ligneux (sauf liane) ayant une tige nue et non ramifiée dès la base. Il est d’une grandeur supérieure, ou égale à cinq mètres ou susceptible d’atteindre cette dimension à maturité. (Crédits : Mumu’s Pictures)

    Tandis qu’un bosquet est un territoire occupant une superficie supérieure ou égale à 5 ares et inférieure à 50 ares (de 500 à 4 999 m2). Il doit comporter à minima 4 arbres non alignés capables d’atteindre une hauteur supérieure à 5 mètres à maturité in situ, un couvert arboré de plus de 40 % et une largeur d’au moins 20 mètres. Les bosquets ne font pas partie de la surface forestière. Bonne balade, pendant que le loup n’y est pas.

  • Les informations sensibles de millions de Brésiliens fuitent

    Les informations sensibles de millions de Brésiliens fuitent

    Au commencement, le Bucket Amazon S3 de WSpot, mal configuré, a été laissé en accès libre. Il fournit une solution de gestion Wi-Fi qui permet aux entreprises de contrôler diverses fonctions de leur réseau et de leur routeur sur site. La violation des infos de WSpot a compromis plus de 226 000 fichiers totalisants 10 GB de données. Parmi les journaux de ces fichiers de journalisation figure un ensemble d’indications sensibles et personnelles relatives aux clients de WSpot et à leurs visiteurs.

    L’incident est révélé par Safety Detectives. Amazon n’administre pas le serveur de WSpot et n’est pas responsable de sa configuration. L’entreprise fournit uniquement la plateforme pour le stockage des données et le serveur Amazon S3 Bucket a été laissé sans aucune procédure d’authentification en place. « Nous avons découvert deux types de fichiers différents exposés sur la base de données ouverte — les journaux SMS et les rapports des invités. Il peut y avoir plus d’informations exposées qui n’étaient pas visibles dans notre échantillon de données », assure Safety Detectives. Ainsi, 84 Mo de documents contenant des journaux de SMS ont été trouvés. L’estimation octroie un nombre total d’entrées de ce type à 280 000.

    WSpot est basé à Campinas, au Brésil, et compte quelques clients de renom, dont Sicredi, Unimed et Pizza Hut. (Crédits : Safety Detectives)

    Un minimum de 550 Mo de rapports au format « .csv » a également été exposé lors de cette violation de données, indique le site. Ce qui représenterait un total estimé à 2,5 millions d’entrées de journal. Les rapports des visiteurs exhibés révèlent plusieurs types différents de DPI des visiteurs. Les informations contiennent des renseignements telles que :

    • Noms complets
    • Adresses e-mail
    • Numéros de téléphone
    • Genre
    • Dates de naissance
    • Adresses et codes postaux
    • Numéros de CPF

    L’équipement incriminé était actif, et en cours de mise à jour au moment de la découverte. L’équipe de SafetyDetectives avait trouvé le serveur le 2 septembre 2021. Après avoir découvert la base de données de WSpot, une divulgation responsable de la violation de données leur a été envoyée cinq jours plus tard. Une réponse de l’organisme renseignait de la sécurisation de la violation le 8 septembre 2021. Là où le bat blesse est que la base de données a laissé échapper les adresses électroniques et les numéros de téléphone de Brésiliens. Des acteurs malveillants pourraient contacter des personnes pour les cibler avec des escroqueries et des fraudes. Les attaquants pourraient lancer des malversations populaires en utilisant les informations glanées pour paraître dignes de confiance.

    WSpot conteste les informations révélées

    Dans une note officielle, la société reconnaît la fuite, mais affirme qu’il a affecté une petite partie des utilisateurs de réseaux Wi-Fi. Le groupe conteste les informations sur la fuite de données. Tout d’abord, il est expliqué que l’entreprise ne saisit pas les données relatives aux mouvements financiers. Il précise également qu’aucun mot de passe d’enregistrement, aucune carte de crédit ou autre renseignement de paiement n’étaient non protégés, de même que l’accès à des plateformes tierces et l’utilisation personnelle.

    « Il convient de noter que le problème n’a touché que 5 % de notre clientèle totale, dont aucune information commerciale et/ou sensible n’a été compromise », relate WSpot dans SempreUpdate. (Crédits : Safety Detectives)

    WSpot informe qu’il est conscient et reconnaît l’existence d’un incident d’exposition irrégulière des données d’enregistrement d’une petite partie des utilisateurs des réseaux Wi-Fi de certains de nos clients. La finalisation des processus de correction ayant eu lieu le 18 novembre, WSpot a engagé des spécialistes de la sécurité de l’information spécialement pour une enquête complète sur les données. En outre, « il n’a pas été confirmé que celles-ci données exposées ont, en fait, atteint le domaine des personnes et des groupes malveillants, ajuste la firme. […] les serveurs de WSpot restent intacts et n’ont pas été piratés par des agents tiers malveillants. En ce sens, notre plateforme reste conforme aux normes de sécurité les plus strictes. » Plus simplement, s’agissant d’une fuite et non d’une intrusion les serveurs de la plateforme WSpot restent, par conséquent en conformité aux normes de sécurité les plus strictes.

    Comme au Brésil, chaque entreprise a l’obligation de respecter les normes en vigueur dans le pays, en faisant notamment référence à la Loi générale de protection des données personnelles (RGPD en France), ainsi que le devoir de transparence envers nos clients et nos partenaires. (Crédits : LhcCoutinho/Pixabay)

    Piqûre de rappel

    Il est des réflexes que tout un chacun devrait respecter :

    • Ne fournissez pas vos informations personnelles à tout va. Votre jardin secret doit le rester, même si vous êtes un personnage public
    • Attention à votre surf, même si le site affiche HTTPS comme le symbole de verrou fermé
    • Soyez méfiant lorsque vous recevez un courriel vous demandant de fournir des informations personnelles (numéro de sécurité sociale, CNI, etc.). Le services des impôts ont déjà vos coordonnées. Il ne vous enverra pas de courriel pour soit disant vous rembourser. Il le fera, un point c’est tout.
    • Créez des passphrases uniques (ex : J’aime_les-5Licornes+lait-£), et mettez les à jour régulièrement. Un mot de passe par site, comme une brosse à dents par personne (logique, non ?!?). Le gestionnaire de mots de passe peut vous aider
    • Ne cliquez pas aveuglément sur des liens dans des courriels, SMS comme n’importe où sur Internet. Une modification malveillante de police de caractère, sur un site, peut faire passer un « i » pour un « l », par exemple.
    • Modifiez les paramètres de confidentialité de vos médias sociaux, comme celui de vos espaces numériques, et de configurez vos logiciels. Les outils, comme les smartphones, consoles de jeu… sont bavards. Personne n’est obligé de connaître votre secret, à savoir que vous adorez les licornes bleues
    • Attention au Wi-Fi public, comme son nom l’indique il n’est pas privé. Aucune authentification nécessaire pour établir une connexion réseau. Les pirates informatiques peuvent utiliser une connexion wifi non sécurisée pour diffuser des programmes malveillants. Ils ont aussi la possibilité de se placer entre vous et le point de connexion. Au lieu de communiquer directement avec le point d’accès, vous envoyez vos informations (e-mails importants, données de carte bancaire, voire données d’identification permettant d’accéder à votre réseau d’entreprise) aux pirates, qui, ensuite, les relaient. Une fois que les pirates disposent de ces renseignements, ils peuvent, à leur gré, accéder à vos systèmes en votre nom.
    • Informez-vous sur la protection des données et les mesures à prendre pour éviter les attaques de phishing et logiciels malveillants, comme ici
  • Unicred dans le dur

    Unicred dans le dur

    Elle est une institution financière coopérative au Brésil qui a pignon sur rue. Son objectif est de fournir des crédits et des services à ses membres. Unicred compte actuellement quatre bureaux régionaux, quarante-deux coopératives, deux cent soixante-douze unités commerciales et plus de 211 000 adhérents, en plus d’une Confédération nationale (Unicred do Brasil), dont le siège est à São Paulo. Elle vient de subir une infection par codes malveillants qui bloque tout depuis le début de la semaine.

    Tout est survenu lundi 22 novembre 2021. Sur les réseaux sociaux, l’entreprise avouait la déstabilisation d’une partie des services numériques. Ils ont été déconnectés pendant au moins 24 heures, mais sont revenus progressivement dès le lendemain. « En suivant les protocoles de sécurité, nous avons agi rapidement afin d’éviter toute perte ou compromission de données et d’informations internes », a précisé la compagnie.

    Dans un souci de transparence, nous vous avertissons que notre équipe, en action préventive et en respectant les protocoles de sécurité, a identifié et neutralisé la situation.
    « Elle revient lentement, mais n’est pas encore normalisée », a soutenu un client. (Crédits : capture d’écran)

    Unicred a déclaré, jeudi 25 novembre 2021 avoir restauré une partie de ses systèmes affectés par une attaque des systèmes d’information. L’organe fiduciaire signalait que son application et sa banque en ligne sont rétablies pour la consultation du solde et du relevé du compte courant, du placement financier et de la pension privée, mais pas seulement. Les transferts entre comptes Unicred et les transactions via PIX, ainsi que leur site, les cartes de crédit et de débit fonctionnent, rassure l’office. La société n’a pas divulgué de détails, jusqu’à présent, sur le genre de menace qui a affecté ses opérations, à savoir attaque par déni de services (DDoS), phishing ou code malveillant de type ransomware.

  • C’est reparti de plus belle

    C’est reparti de plus belle

    Ils ne reculent devant rien, et ne connaissent que peu de repos. En France, plusieurs habitants de Haute-Garonne ont reçu un mail leur proposant une mutuelle à des tarifs plus qu’alléchants. Non loin de là, tout près de la citée chère à Louis Nicollin. L’entreprise spécialisée dans la vente de produits de puériculture a subi une infection pas codes malveillants de type ransomware. Une rançon serait demandée. Chez nos amis belges, de faux courriels camouflent du phishing.

    La banque belge Argenta mise au banc par ses clients. Alors que les tentatives sont pléthores, une trentaine de victimes de phishing ont déposé leurs dossiers contre l’organe fiduciaire, qu’ils accusent de ne pas avoir été suffisamment réactif. Pour parvenir à piéger des proies potentielles, tant sur les données que l’argent, les copies fallacieuses de sites deviennent de plus en plus crédibles et efficaces. Le groupe ayant perdu plus de 600 000 €, au cumul, réclame des indemnités à leur banque.

    KBC condamnée, fais appel

    Ils reprochent à l’institution de ne pas avoir réglé correctement et suffisamment rapidement les problèmes d’escroquerie en ligne. Les plaignants affirment qu’ils ont suivi toutes les étapes diligentées par l’organisme, pour introduire une plainte. Mais que la banque les a ignorés à de multiples reprises et qu’elle aurait toujours répondu qu’il s’agissait de la responsabilité des clients. Les clients touchés s’appuient aussi sur un rapport du médiateur des finances Ombudsfin, qui résout notamment les conflits entre particuliers et banques.

    La banque KBC a été condamnée, en juin 2021, dans deux affaires à rembourser en tout 32 000 euros à des clients victimes de fraude en ligne. Cela crée un précédent juridique pour les pertes d’argent en cas de fraudes dites de hameçonnage ou phishing. La banque KBC a fait appel de cette décision. (Crédits : DR)

    Ce dernier stipule qu’Argenta réagissait trop lentement aux signalements de phishing, et, était difficile à joindre en dehors des heures de bureau, rapporte le site Geeko. Dorénavant le service client de la banque est désormais ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour les signalements de phishing et de fraude. « Toutes les institutions financières, dont Argenta, attirent l’attention sur ce problème dans toutes ses composantes. Argenta prend constamment des mesures techniques en vue de prévenir le phishing », ajuste-t-elle.

    Emotet est de retour

    Au sein de la ville frontière de Mons, non loin de Valenciennes, le CHU Ambroise-Paré appelle à la vigilance. L’institut montois exhorte d’être attentif aux courriels émanant de l’adresse chuambroiseinfo@gmail.com ou de toute autre relativement similaire comme suspecte : « […] un patient qui nous a envoyé une capture d’écran pour vérifier que le mail venait bien de nous. Il a eu le bon réflexe pour nous permettre de réagir au plus vite, car ça a tout l’air d’une tentative de phishing, explique la porte-parole du CHU. Le mail comporte apparemment un acte de décès. Il demande sans doute de cliquer sur un lien ou d’envoyer des informations. Il ne faut évidemment pas le faire et supprimer le mail immédiatement. » Les services de l’hôpital contactent exclusivement leurs patients par téléphone ou par voie postale. La direction a joint la Cellule de cybersécurité fédérale et Google, car le faux courriel est une adresse Gmail.

    Attention, arnaque à la mutuelle

    Le conseil de Haute-Garonne « met en garde les habitantes et les habitants de Haute-Garonne sur une démarche abusive menée actuellement par voie de messagerie électronique. Le Département n’est pas l’émetteur de ce mail et ne propose pas de complémentaire santé », relate France TV le jeudi 25 novembre 2021. Il faut dire que la suggestion est plus qu’attrayante avec des tarifs jusqu’à 55 % moins chers. Quand l’offre est trop alléchante, attention. Rappelez-vous qu’un assureur couvre le risque, mais ne le prend jamais.

    Le courriel reçu par plusieurs administrés ci-dessus. Selon le département, le procureur de la République a été saisi de cette affaire, une enquête est en cours. (Crédits : FranceTV)

    Le groupe Orchestra a subi ce mercredi 24 novembre une infection par codes malveillants de type ransomware. Le siège social est implanté à Saint-Aunès, entre Montpellier et Baillargues. Les hackers réclament une rançon, somme toute de plusieurs millions d’euros est demandée, Actu Occitanie. Conséquence de cette attaque, les transactions bancaires des terminaux de paiement électroniques (TPE) étaient bloquées.

    L’IoT attaqué

    Plus cocasse, les clefs électroniques de vos véhicules sont l’objet de toutes les attentions. Utilisées sur de nombreuses automobiles, leurs infections permettent de les voler sans avoir à les abîmer. Comme romance le film « Gone in 60 Seconds » avec Nicolas Cage et Angelina Jolie, la bande de malfrats achetait frauduleusement des clefs auprès d’un complice et copiait les fréquences d’ouvertures de portes de garage. Aujourd’hui, la réalité rattrape la fiction. Dans le nord de la France, à Lille, un homme s’est fait voler sa voiture, d’une valeur de 30 000 euros.

    « On n’a rien entendu. J’ai su qu’elle a été volée à 5h56 du matin puisqu’on a eu les images sur la vidéosurveillance de la ville », précise la victime, Denis Van Kemmel. (Crédits : Karolina Grabowska/Pixabay)

    « D’après les autorités, près de 75% des véhicules volés le sont à travers une technique de piratage », explique France TV. Les clefs électroniques comme les objets connectés communiquent tout le temps avec l’automobile. Il suffit de trouver la fréquence et le tour est joué. Autour de 120 000 unités sont subtilisées chaque année en France. Depuis 2008, leur nombre est passé de 211 500 à 119 700 l’an dernier, selon les données du ministère de l’Intérieur.

  • Un risque évalué à 6 000 000 000 000 dollars

    Un risque évalué à 6 000 000 000 000 dollars

    La somme est peu compréhensible. Imaginer que l’on vient de remporter à la loterie nationale le premier gain, correspondant à plusieurs dizaines de millions d’euros pour franchir la centaine, n’est pas quantifiable pour le commun des mortels. Alors parler d’un montant de 6 000 milliards de dollars dépasse l’entendement. Si le réchauffement climatique engendre des modifications des territoires et du mode de vie de la population mondiale, les cyberattaques semblent plus préoccupantes, car des secrets peuvent être révélés.

    C’est pourtant une estimation qui, selon le Club des Juristes, le think thank juridique français, ne baissera pas dans le proche futur, d’ici à 2025. Le rapport, piloté par Bernard Spitz, président du pôle Europe et international du Medef, et Valérie Lafarge-Sarkozy, associée du cabinet Altana, émettent dix préconisations pour renforcer la protection des institutions, des entreprises et des citoyens. « Le scénario d’une cybercriminalité coûtant 10 500 milliards de dollars par an à l’horizon 2025 appelle un changement de posture et des investissements d’ampleur », indique le think tank. Le compte rendu de 90 pages tire un portrait au couteau de la situation.

    Avant de poursuivre, voici quelques conversions pour vous aider à la compréhension des montants, en composant avec comme unité les secondes :

    • Une journée de 24 heures représente 86 400 secondes
    • Un millier de secondes équivaut à seize minutes et quarante secondes
    • Un million de secondes produisent 277, 78 heures, soit 11 jours et demi
    • Un milliard représente 31, 68 années
    • Six mille milliards permettent de vivre 190 128 années, 6 mois, 1 semaine 22 heures, 59 minutes, 13 secondes et 920 millisecondes
    • Dix mille cinq cents milliards offrent près de 333 siècles (332 724, 92 années)

    Le rapport sur l’ « évaluation des menaces liées à la criminalité organisée sur Internet » d’Europol (IOCTA) fournit, sur 72 pages, une vue d’ensemble des menaces et des tendances des crimes commis, comme facilités en ligne. Le rapport met également en évidence les nombreux défis associés à la lutte contre la cybercriminalité, tant du point de vue des services répressifs que, le cas échéant, du secteur privé. « L’augmentation de la cybermenace est en effet particulièrement inquiétante puisque le nombre d’attaques par rançongiciel traitées par l’ANSSI a été multiplié par 4 entre 2019 et 2020, passant de 54 à 192. Depuis le début de l’année 2021, cette courbe n’a pas fléchi et nous apportons sans cesse une assistance à près d’une quarantaine de victimes simultanées. Des victimes d’importance en termes de sécurité nationale, économique ou sanitaire… », explique Guillaume Poupard directeur de l’ANSSI.

    Les différentes et principales manières de subir une infection sont en premier les ransomwares (WannaCry, Maze, Bad Rabbit…), les attaques par déni de service, ou DDoS, le cryptojacking, la fraude au faux support informatique, le phishing ou hameçonnage, l’espionnage économique, le sabotage (NotPetya, …), et le hacking de logiciel (Solarwinds…)

    Quelques chiffres :

    • 600 milliards de dollars de coût global et mondial en 2017
    • 8, 6 millions d’euros est le coût moyen pour les entreprises françaises en 2018
    • + 667 % d’attaques par phishing en France en 2020, entre le 1er et le 23 mars

    Par comparaison, le poids économique que représente le coût de la cybercriminalité fait d’elle la troisième organisation mondiale derrière les États-Unis et la Chine. Si le SARS-CoV-2, vulgairement nommé Covid-19, change les habitudes de travail, il permet de mettre en exergue les insuffisances en matière de sécurité sur les différents systèmes d’information. Car le télétravail est devenu la source d’un cas sur cinq des incidents, tout en accélérant et facilitant les infections.

    Au cours de l’année, entre février et mars 2020, les attaques par ransomwares ont augmenté de 148 %, selon le rapport de VMare Carbon Black.
    Ce qui à l’échelle de la planète représente une offensive toutes les 14 secondes. (Crédits : capture d’écran)

    Différentes actions de fraude possibles

    De plus en plus d’escroqueries ou de tentatives existent. Le Typosquatting est la création d’un nom de domaine approchant pour tromper la victime. Par exemple, le remplacement d’un tiret par un point (amendes-gouv.fr et amendes.gouv.fr), l’incitant à venir payer en ligne. Le Phishing, ou l’envoi de mails frauduleux à des fins publicitaires, de cessions de produits prohibés, de recueil délictueux de codes et coordonnées bancaires, mais pas seulement. Cela peut permettre, par infection d’un code malveillant, pour contrôler le système et commettre des escroqueries. Fréquemment le piratage de votre numéro de carte bleue est revendu sur les sites plus profonds de l’internet, le carding.

    Il faut prêter attention à chaque courriel. Le simple fait de passer virtuellement le pointeur du mulot sur les différentes parties de ce dernier vous éclairera.
    Comme l’exemple ci-dessus, ou la grossièreté des logos démontre la fausseté du document, qui émanerait soi-disant d’Europol. (Crédits : capture d’écran)

    Le Skimming est la récupération des coordonnées de votre carte bancaire par lecture de la piste dans des distributeurs automatiques de billets (DAB). Tout autant les escroqueries au logement, la location, etc.

    Se donner les moyens de lutter à armes égales

    « La nature même du cyberespace impose de faire coopérer public et privé, aussi le rapport préconise d’étoffer les services de la justice […] en créant une filière de cybermagistrats, en renforçant les moyens d’enquête et en incitant les entreprises à déposer plainte rapidement à chaque attaque cyber pour permettre la remontée et le démantèlement des filières […] », souligne le Club des juristes. La spécificité de la cybercriminalité, la technicité des modes opératoires des opérateurs ont nécessité la création de services d’enquête dédiés, ainsi qu’une spécialisation progressive de l’institution judiciaire.

    En France, plusieurs entités se distinguent :

    • La sous-direction de lutte contre la cybercriminalité (SLDC)
    • L’office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC)
    • La Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BLCC), anciennement Brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information (BEFTI)
    • La Brigade de protection des mineurs (affaires de pédopornographies, grooming)
    • La brigade de répression de la délinquance envers la personne traite des affaires de diffamation, d’apologie du terrorisme, du droit pénal du travail via internet
    • Le centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N)
    • Les douanes, en particulier la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED)
    Basé à Pontoise (Val-d’Oise), le C3N est une unité de pointe de la gendarmerie dans la lutte contre la cybercriminalité. Ce service s’est illustré dans l’opération EMMA95, ou encore avec le botnet Retadup à l’été 2019, est dirigé par la colonelle Fabienne Lopez. Quand d’autres proposent leurs services. (Crédits : capture d’écran)

    Pour autant, sans plainte pas de poursuite, ni condamnation et réparation, si tant est que cela soit possible. La majorité des infractions liées à des cyberattaques étant des délits, le dépôt de plainte, pour être recevable, doit l’être dans un laps maximum de 6 ans à compter de la date de commission des faits. Il va de soi qu’elle doit être déposée dans les délais les plus brefs, il est essentiel d’aller vite et d’être réactif. « Pour déposer requête devant des forces de l’ordre, il suffit de se rendre au service de police ou de gendarmerie le plus proche de l’entreprise ou du lieu de constatation des faits. Pour rappel, les officiers et agents de police judiciaire ou gendarmes sont obligés de recevoir les plaintes, même si les faits ne relèvent pas de leur zone géographique de compétence. La plainte ne sera qu’exceptionnellement déposée auprès d’un service spécialisé adapté à la cyberattaque », stipule le rapport.

    Les opérateurs proposent des données sensibles contre menue monnaie. En droit pénal, la preuve vise à montrer qu’une infraction a bien été commise : c’est donc à celui qui accuse un autre d’avoir commis cette infraction de la prouver et celui à qui s’applique la présomption d’innocence d’y répondre. (Crédits : capture d’écran)

    Les informations à produire peuvent être :

    • le descriptif précis de l’incident
    • les coordonnées de la totalité des intervenants ou prestataires susceptibles d’apporter des informations aux enquêteurs
    • l’ensemble des éléments techniques qui ont pu être collecté : traces informatiques de l’attaque (exemple : logs de connexion), l’adresse précise de la ou des machines attaquées (préciser s’il s’agit d’un poste de travail professionnel, d’un mobile ou encore d’une attaque du site internet, du serveur hébergé auprès d’un fournisseur d’accès internet)
    • Les mails en lien avec l’infraction, l’organigramme de la société, la liste du personnel, les coordonnées des différents prestataires (hébergeur, société de sécurité)

    Le rapport se conclut par dix préconisations :

    1. Faire de la lutte contre la cybercriminalité une cause nationale pour 2022
    2. Promouvoir la spécialisation des magistrats du siège et du parquet et leur formation continue
    3. Renforcer la coopération public/privé, et, orienter l’investissement public comme privé vers l’émergence d’une filière française et européenne d’excellence en cybertechnologie
    4. Étoffer les services de la justice en matière de lutte contre la cybercriminalité
    5. Simplifier les procédures d’enquête sous pseudonyme dans le « darknet »
    6. Adoption d’un régime européen de conservation des données permettant de répondre aux besoins opérationnels des services répressifs et judiciaires
    7. Inciter les États sanctuaires à mettre fin à l’impunité des groupes cybercriminels
    8. Signature de protocoles avec l’ensemble des agences et autorités administratives indépendantes concernées
    9. Investir dans la prévention contre les cyberattaques
    10. En cas de cyberattaque, déposer immédiatement plainte

    La difficulté serait d’inciter à la fin de l’impunité des groupes criminels, dans divers pays. Car, il arriverait, selon les ouï-dire, que des attaques puissent être fomentées par des États contre d’autres (StuxNet, SolarWinds…), ce pour diverses raisons.

  • Histoire d’infections par ransomware

    Histoire d’infections par ransomware

    Le canton de Vaud en Suisse a essuyé de nombreuses offensives par codes malveillants. Il est le plus à l’ouest de la Confédération helvétique, et compte 805 098 habitants au dernier recensement. La fondation Les Oliviers subissait le 17 janvier 2020 une « cyberattaque ». Quasiment au même endroit, c’est GRF, une importante société fiduciaire vaudoise d’être une cible, mais de choix.. La commune de Rolle en faisait l’expérience en mai 2021. Outre-Atlantique, c’est la chaîne californienne « Pizza Chicken » qui révèle une fuite considérable le 18 novembre 2021.

    Le quotidien suisse 24 heures propose le récit vu de l’intérieur d’une attaque, car personne n’est véritablement préparé. Le chef-lieu qu’est Lausanne offre un havre de paix et un décor de rêve, elle se situe entre le massif du haut Jura et le lac Léman. C’est par un beau matin d’hiver que la foudre s’abat sur les épaules de la directrice Sanda Feal. La fondation dans laquelle elle œuvre, Les Oliviers, est destinée à toute personne qui se sent en difficulté avec sa consommation d’alcool et/ou d’autres produits, ce depuis 1976.

    Le message reçu par l’organisation de la part des opérateurs derrière le ransomware PYSA ne laisse guère de doute. (Crédits : DR)

    « Il est 6 h 40 quand un SMS arrive sur le portable de Sandra Feal, chargée du service technique. Un de ses informaticiens lui apprend qu’aucun serveur ne répond. Il a essayé à plusieurs reprises de relancer les ordinateurs, sans succès. Le dossier système est vide. La directrice adjointe quitte son domicile précipitamment et arrive à la Fondation à 7 h », raconte 24 heures.

    Le ransomware PYSA est à l’origine de cette infection, comme celle de l’UAB. Le coût estimé est de 350 000 francs suisses (334 000 euros) en réponse à l’engagement de spécialistes, le rachat de matériel et le manque à gagner. (Crédits : capture d’écran)

    « J’ai ressenti de la colère, raconte Sandra Feal. Ils n’en ont rien à fiche de qui on est. Ils s’attaquent à des personnes précaires. C’est comme s’ils volaient l’argent d’un musicien de rue. » La directrice jouait la carte de la transparence à travers un communiqué de presse relayé dans divers médias. Les premières mesures mises en place, une plainte est déposée l’après-midi. C’est lors du contact avec la cellule spécialisée de la police cantonale qu’elle découvre son existence.

    Bis repetita

    Grâce à la Doloréane, remontons dans le futur, en octobre 2021. Des opérateurs tentèrent, encore en Suisse, d’entrer dans le système de GRF Société fiduciaire SA, une importante fiduciaire vaudoise qui gère les données de pouvoirs publics (des informations budgétaires publiques et facturations de consommation d’eau). Une douzaine de communes et de collectivités du district de Morges sont ainsi concernées. Le 22 octobre 2021, la dernière sommation faisait été de 48 petites heures pour payer le total de 200 000 francs en bitcoins, menaçant de laisser fuiter les renseignements sur le darknet. « […] nous n’avons rien trouvé sur le darkweb », commente Marc Caron de la société O plc, le 18 novembre 2021. GRF, de son côté, envisage de déposer une plainte pénale contre cette cyberattaque que la police cantonale vaudoise qualifie de sérieuse. « La question n’est plus de savoir si une collectivité sera un jour cyberattaquée, mais quand », explique Marc Genton.

    La porte d’entrée dévoilée

    Le 15 novembre 2021, la mairie de Turin se trouvait ciblée par un ransomware. C’est toute la structure de la cité des quatre rivières qui était hors service, lundi dernier. « Nous vous informons que l’activité de certains services, dont les services d’enregistrement, a été suspendue ce matin ». Dans une note, la municipalité explicite que « les techniciens de la Ville et de CSI Piedmont — le consortium public qui gère les services informatiques — travaillent pour rétablir le bon fonctionnement du système […] ».

    L’ordinateur utilisé comme accès par le groupe Conti, explique La Stampa pour diffuser le malware était un PC appartenant à la police de la commune. Il était connecté au système informatique municipal et servait de canal d’entrée. (Crédits : Pexels/Pixabay)

    Les équipes craignaient de subir la même chose que l’Azienda Territoriale per la Casa, le 11 avril dernier. Elle avait été victime d’une lourde attaque, 43 téraoctets de données, qui a sérieusement compromis la prestation de services, les pratiques et les procédures informatiques, avec une rançon de 700 000 dollars (plus d’un demi-million d’euros). La porte d’entrée de l’offensive contre le conseil municipal de Turin aurait été un ordinateur appartenant à la police de la circulation, révèlent les enquêteurs.

    Attaque d’une chaîne de Pizzeria

    Chez l’oncle Sam, la California Pizza Kitchen (CPK) a révélé une violation de données exposant les numéros de sécurité sociale de plus de 100 000 employés actuels et anciens. La chaîne qui compte plus de 250 établissements dans 32 États a confirmé l’incident. « La société a déclaré avoir été informée d’une “perturbation” de ses systèmes le 15 septembre et avoir pris des mesures pour “sécuriser immédiatement” son environnement », raconte Techcrunch. L’infection se serait déroulée le 4 octobre 2021.

    Une notification du bureau du procureur général du Maine a indiqué qu’un total de 103 767 employés actuels et anciens – dont huit résidents du Maine – sont concernés. La découverte de cette intrusion ne date que du 13 octobre 2021, selon la note de l’institution du Maine. (Crédits : capture d’écran)

    « La sécurité des informations fait partie de nos plus hautes priorités, et nous avons mis en place des mesures de sécurité strictes pour protéger les informations dont nous avons la charge, ajoutait CPK. […] Nous révisons les politiques de sécurité existantes et avons mis en place des mesures supplémentaires pour nous protéger davantage contre des incidents similaires à l’avenir. »

    Le ministère de la santé québécois attaqué

    Entre le 5 et 10 octobre dernier, il était impossible d’accéder à certains services web des centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) de Montérégie. Plus particulièrement au « Virtuo », dans lequel se trouvent des données personnelles et sensibles sur les employés, annonce Le Montarvillois. La porte-parole, Joëlle Jeté confirmait qu’il y avait eu effectivement une tentative d’intrusion visant les serveurs « Virtuo », du fournisseur Médisolution, hébergés sur les infrastructures informatiques du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). « Des modifications ont été apportées pour empêcher que cela ne se reproduise et que les services ont été rétablis lors de mise en place des correctifs », concluait-elle.

    Attention aux mises à jour

    Diverses méthodes sont utilisées par les agents malveillants pour souiller comme pour voler de la liquidité à leurs victimes. Parmi elles, deux sont particulièrement nuisibles cite le site de cyberveille français :

    • les alarmiciels
    • les mises à jour frauduleuses

    Les premières ont pour finalité l’extorsion d’argent, les suivantes la contamination du poste de travail avec aussi un fort risque de racket de monnaie sonnante et trébuchante. Souvent, l’une ne vient pas sans l’autre. Les Scarewares existent sous pléthores de formes (pop-up, programme…), et tentent de vous faire croire que votre système est victime de plusieurs infections très dangereuses. Le message et son contenu incitent à vous diriger vers une solution payante garantissant une hygiène informatique, en toute bonne foi. Tout n’est que fadaise, leur but vous faire peur pour vous extorquer de l’argent.

    La prudence est mère de sûreté. Dans le cadre de son Patch Tuesday, en date du 14 septembre 2021, Microsoft a initié un correctif pour cette vulnérabilité. Le CERT-FR recommande fortement d’appliquer ce correctif et, le cas échéant, d’enlever les contournements préalablement appliqués pour se protéger de cette vulnérabilité. (Crédits : Tomasi/Pixabay)

    Les mises à jour frauduleuses, ou FakeUpdate s’apparentent à une légitime. Pour autant, elle dispose d’une charge malveillante destinée à déployer un ou plusieurs maliciels dans le système de l’usager. Elle peut commencer comme un alarmiciel, mais aussi se présenter pour perturber la navigation sur Internet via une fenêtre Pop-Up répétitive et intempestive. Le contenu vous incite fortement à effectuer la mise à jour pour reprendre sereinement votre navigation. Lorsque vous accepte le processus d’installation, une véritable charge malveillante est activée. Elles peuvent contenir des ransomwares ou rançongiciels. Le site de cyberveille donne deux exemples :

    Le premier se présente comme une mise à jour (MAJ) importante de Microsoft Windows. Lorsque l’usager accepte l’implantation de cette dernière, son système est rapidement sous l’emprise du rasomware qui chiffre les données. Une rançon est demandée pour retrouver le contrôle des informations. Puis, le Cyborg arrive presque toujours chez l’utilisateur en tant que pourriel, ou dans les indésirables. Également sous le même procédé que le Fantom, il vous invite urgemment à autoriser l’installation de la MAJ. Si vous acceptez, la charge malveillante se déclenche et commence un chiffrement rapide des données. Une rançon est là aussi demandée. Vous n’avez plus qu’à vous mettre en rapport les services de gendarmerie ou de police, comme l’ANSSI. « Il est recommandé que l’antivirus et l’EDR soient à jour sur l’ensemble des systèmes. Dans le cas où certains terminaux ou appareils ne peuvent pas recevoir de protections antivirales, il est conseillé de prendre contact avec le prestataire du produit pour connaître les moyens de protections alternatifs. Installer des filtres anti-pourriel et toujours être vigilant contre les courriels externes. Ne jamais accepter les offres présentées dans des pop-up ou courriels sans d’abord demander l’avis de l’expertise SSI. Effectuer des sauvegardes régulières des données sensibles, et les stocker hors réseau. Appliquer le règlement sur la politique des mots de passe », conseille Cyberveille.

  • En panne, suite à des mises à jour

    En panne, suite à des mises à jour

    Cette phrase résonne de plus en plus, en France, comme ailleurs. La première et retentissante dans l’hexagone fut la panne des services d’Orange touchant les appels aux différents numéros d’urgence, en juin 2021. Provoquant un désordre, et montrant notre dépendance. Au même degré que le corps humain, lorsque la santé est excellente, rien n’est ressenti… à défaut, quand un grain de sable arrive au sein d’un rouage, ça coince. En plein mois de juillet, la Suisse connaissait l’équivalente interruption que ses voisins.

    La pagaille est sans commune mesure que celle qu’on connu les services d’urgences en France. Petit résumé mercredi 2 juin 2021, il est 16 h 30 lorsque débutent les problèmes. Orange observe des dysfonctionnements sur son réseau. « Une perturbation du trafic qui s’est traduite par des échecs aléatoires des appels, notamment des services d’urgence », glisse Fabienne Dulac, la directrice adjointe de l’opérateur téléphonique historique. Le SAMU, la police, la gendarmerie et les Sapeurs-pompiers deviennent difficilement joignables. Une demi-heure plus tard, une cellule de crise est mise en place. L’objectif est de trouver l’origine de la panne et de rétablir l’accès aux différentes lignes téléphoniques.

    Nuit noire pour Orange

    Pour saisir le niveau de la crise, il faut connaître l’architecture des appels envers les numéros d’urgence. Tout un chacun compose un des numéros selon sa nécessité (15, 17, 18, 112, 114). Grâce aux bornages des antennes relais, vous être géolocalisé. De ce fait, votre requête est relayé vers les urgences concernées, les plus proches. L’objet de toutes les attentions est, pour vulgariser, un hub géant. C’est le travail qu’effectuaient, les opératrices et opérateurs au commencement du téléphone. C’est cette mise en relation qui a beugué. Moins de six heures après le commencement, « Au plus fort de la crise, huit appels sur dix, passés depuis un mobile à destination des services d’urgence, étaient acheminés et neuf appels sur dix depuis un fixe étaient acheminés. » C’est donc une demande sur cinq qui ne trouvait pas son correspondant. « Chaque année, près de 4 300 000 interventions sont réalisées par les sapeurs-pompiers, soit 11 700 interventions par jour. Quant au SAMU, il reçoit près de 2 500 appels par jour. »

    Sachant que tout est mis en œuvre suite à la demande de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) pour que les prises RTC disparaissent en 2023, obligeant chaque personne à migrer vers la technologie VoIP. (Crédits : DR)

    L’enquête diligentée aboutissait le vendredi 11 juin 2021. L’incident est survenu lors d’une opération programmée. Elle devait permettre l’augmentation des capacités pour répondre à la recrudescence des appels vocaux depuis le début de l’apparition du SARS-CoV-2. Là où le bat blesse, est que 90 % des centres d’appels utilisent encore le cuivre, tandis que plus de la moitié des foyers français sont passés à la fibre. « Ces basculements se feront par plaques, c’est-à-dire par groupe de communes ou par arrondissement, et s’étaleront jusqu’en 2030 », Que Choisir. Si la direction d’Orange propose de réduire de 2 heures à 30 minutes le délai de déclenchement d’une cellule de crise, un bug dans le code source des logiciels des serveurs incriminés serait à l’origine de la réaction en chaîne.

    France à la Suisse, match nul

    Moins d’un mois après, la Suisse subissait les mêmes défaillances. La Confédération helvétique était touchée par une panne survenue jeudi 8 juillet 2021 vers 23 h 45 affectait toujours les numéros d’urgence ce vendredi matin. Elle concerne le 112, 117, 118 et 144 et est liée à un problème sur le réseau téléphonique de Swisscom. « Tous les numéros d’urgence fonctionnent à nouveau depuis 7 h 53 ce vendredi matin, assure Christian Neuhaus, porte-parole de la compagnie téléphonique helvète. La situation est stabilisée, même si on n’est pas encore tout à fait dans le vert. »

    L’anomalie affectait les grandes métropoles suisses telles Zurich, Bâle et Genève. (Crédits : Mumu’s Pictures)

    Le réseau concerné avait fait l’objet « de plusieurs pannes ces derniers mois » révélait 24 heures, que ce soit pour les numéros d’urgence ou pour les autres prestations téléphoniques. Selon le porte-parole, les dérangements sont presque toujours de nature logicielle. « C’est un peu comme dans toutes les entreprises, sauf que les répercussions sont beaucoup plus larges, schématise Christian Neuhaus. On fait une mise à jour et un problème apparaît, qu’il faut résoudre par un correctif. » Auparavant, le 12 février 2020, le 117, le 112, le 144 et le 118 étaient restés indisponibles pendant plus d’une heure et demie dans 11 cantons, en raison d’un « dysfonctionnement inattendu » chez Swisscom, soulignait Le Temps.

    Pas mieux, en Belgique ni en Allemagne

    C’est peu ou prou une semaine après le réveillon de la Saint-Sylvestre que les numéros d’urgence (100, 101, 112) étaient inaccessibles en Belgique. Du jeudi 7 au vendredi 8 janvier 2021, des incidents s’étaient manifestés, aux alentours du milieu de la nuit, à la suite d’une panne technique chez Proximus. Une maintenance planifiée sur le réseau VoIP « a engendré un problème pour les appels vers les services d’urgences », explicite Haroun Fenaux, porte-parole de la compagnie. C’est la gouverneure de la province d’Anvers, Cathy Berx, qui avait attiré l’attention sur ce problème sur les ondes de Radio 2. Elle remémorait aux auditeurs qu’une précédente était survenue en 2019 : « Une panne est survenue il y a quelques années et l’opérateur nous a assuré que cela ne se reproduirait plus », expliquait-elle.

    Des messages d’alerte ont été émis par le BBK, notamment dans les Länder de Brandebourg, Bade-Wurtemberg, Schleswig-Holstein, Basse-Saxe, Mecklembourg-Poméranie occidentale, Saxe-Anhalt, Rhénanie-Palatinat et Sarre ainsi que dans les grandes villes de Berlin, Hambourg, Cologne et Francfort-sur-le-Main. (Crédits : DR)

    Outre-Rhin, ceux qui contactaient les numéros d’urgence ont eu de mauvaises surprises. Le 110 et le 112 sont restés injoignables pendant près d’une heure dans toute l’Allemagne. La raison de cette suspension n’est, à ce jour, pas connue. « Des analyses sur les causes sont encore en cours », indique brièvement le BBK. L’exceptionnel n’est plus, lorsqu’il y a répétition, car « les pannes se sont multipliées ces derniers temps ». Fin septembre, les numéros d’urgence ont également été momentanément interrompus.

    Du téléphone au DAB

    Lundi 15 novembre 2021, les habitants et chalands de Tergnier, qui utilisaient les distributeurs automatiques de billets (DAB) sur le boulevard Gambetta et l’avenue Charles-de-Gaulle étaient dans la panade. Un seul DAB fonctionnait sur les six. Dans la partie « la plus commerciale de la ville » se retrouvait sans possibilité de retirer de l’argent, explique l’Aisne Nouvelle. Concernant la Poste, « le distributeur de billets est actuellement hors service pour des raisons de mises à jour informatiques », précisaient la direction du réseau et Banque postale de Picardie. En Suisse, des désagréments similaires étaient vécus début novembre. « Vingt et une succursales de La Poste ont été empêchées, durant quatre jours, d’acheminer aux destinataires l’argent versé par les clients. À Genève, les filiales de Rive, des Charmilles, de Vessy et du Petit-Lancy ont été touchées. Dans le canton de Vaud ont été concernées celles de Crissier Closalet, Lutry, Vevey et Lausanne Gare. Treize offices suisses alémaniques ont connu la même panne. » Ainsi des clients et usagers vivaient des mésaventures. Des factures et paiements d’assurance ne pouvaient créditer le compte racontait Ceu au 20 minutes suisse. La Poste confirmait avoir rencontré un « problème de réseau informatique suite à une mise à jour échouée », expliquait l’un des porte-parole Stefan Dauner. La géante jaune affirmait que « les paiements ont été comptabilisés dès que la panne a été résolue dans les différents bureaux. »