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  • Ne jugez pas, ne soyez pas superficiel !

    Ne jugez pas, ne soyez pas superficiel !

    Ne jamais considérer un livre sur sa couverture, comme une personne selon son allure, bien que cela soit légion et monnaie courante. Qui est devenu docteur en astrophysique après une carrière pleine et entière en tant que musicien ? Qui a écrit des œuvres érotiques avant d’enseigner la morale religieuse et chasteté ? Le cas échéant, veiller au grain, que représentent ces expressions ? Est-ce respectueux de montre du doigt, ou du pied ? Les acronymes ne sont pas toujours heureux, dans certains cas dérangeants, provoquant un comique de situation occasionnellement.

    Le jugement est un sentiment humain. Il est grand, il est gros, elle est maigre, elle est petite… parfois, l’envolée lyrique de nos pensées, de nos paroles ou de notre gestuelle est blessante, alors qu’elle ne traduit que nos ignorances. Sans connaître ladite personne, nous préjugeons, nous jugeons, nous mettons au banc de la société, parce qu’elle ne mérite pas de… sérieusement ? La différence est une force, la remise en question doit être permanente, car nécessaire. En quoi le fait qu’il soit enveloppé vous incommode, en quoi le fait qu’il aime une personne du même sexe vous trouble, en quoi le fait qu’un individu soit plus riche que vous, en quoi le fait qu’une femme soit plus intelligente qu’un homme (et vice-versa) vous dérange. « Il y a plusieurs siècles, l’idée que les femmes étaient intellectuellement inférieures aux hommes était considérée comme une réalité. La science a longtemps cherché à trouver les différences qui sous-tendaient cette hypothèse. Peu à peu, de nombreuses études ont démenti bon nombre de ces différences, mais notre monde reste obstinément sexué », écrit Melissa Hogenboom.

    Queen est l’un des plus grands groupes de rock britannique de l’histoire. Il a vendu plus de 300 millions d’albums à l’échelle internationale en 2009, dont 32,5 millions aux États-Unis. (Crédits : Queenonline)

    Remontons dans la « DeLorean DMC-12 » de « Retour vers le futur », en 1970 aux alentours de Picadilly Circus. Au sein de The Old Smoke (surnom de Londres après la catastrophe de 1952), un astrophysicien, un biologiste et un électronicien se rencontrent. Ils forment un groupe qui restera et demeurera célèbre. John Deacon, bassiste, débarque à Londres en 1969 pour suivre des cours d’électronique. Il obtiendra un diplôme dit « First-class honours » récompensant les apprenants ayant la meilleure moyenne, ou major de promotion. Roger Taylor, le futur batteur après avoir commencé des études de médecine pour devenir dentiste, s’orientera vers la biologie. Il décroche le « Bachelor of Sciences », équivalent de la licence en France, avec trois années supérieures. Puis Brian May est le plus capé. Il est diplômé de sciences physiques à l’« Imperial College » de Londres, ou il débute une thèse de doctorat en astrophysique. Alors que le quatuor a déjà enregistré deux albums, il la met en sommeil (dans son grenier) pour se consacrer au groupe. Il s’y penche de nouveau en 2006 après trois décennies. Il soutient celle-ci le 23 août 2007, et devient docteur en astrophysique. Ces trois personnes, qui ont fait de brillantes études, sont connues de tous. Avec le Chanteur Freddie Mercury, ils formaient le légendaire, l’un des plus grands groupes de rock, Queen.

    Épicurien et lecture érotique

    Un autre hère dont l’habit ne fait pas le moine, est Enea Silvio Piccolomini. Si ce nom ne vous évoque pas le moindre soubresaut de mémoire, rassurez-vous, vous le connaîtrez sûrement sous sous l’appellation de Pie II. De la même manière que tout un chacun, avant sa fonction pontificale, il eut une vie remplie. Chargé de nombreuses missions, comme auprès de l’empereur Frédéric III, il voyage à travers l’Europe et joue un rôle en vue dans l’assemblée des évêques, agissant à la limitation des pouvoirs du Saint-Père, un camouflet en soi. Son Libellus dialogorum de Concilii auctoritate (1440) fait de lui un des tenants des théories conciliaires.

    Ne jugez pas le coureur à son allure, il vient peut-être de parcourir un marathon. Le pape Pie II était épicurien avant d’être le chef de l’église catholique. (Crédits : détail de la fresque Le couronnement de Pie II peinte par Pinturicchio, 1504. Scènes de la vie de Pie II de la Libreria Piccolomini. Cathédrale de Sienne.)

    Cette première partie de son existence le montre sous les traits d’un mondain épicurien, auteur de poésies érotiques, de comédies très libres et d’un roman d’amour profane, « L’Histoire de deux amants » en 1444. Il est écrivain prolifique de 245 œuvres textuelles, de cinq manuscrits et archives et de 45 livres. Enea Silvio Piccolomini (1405 – 1464) fut atteint d’une grave affection (Goutte) qui l’amena à corriger sa vie licencieuse, en 1445. Il prit les ordres l’année suivante, et débuta une grande carrière de diplomate. En 1458, il fut élu pape sous le nom de Pie II. Après cinq années, onze mois et vingt-six jours, il meurt d’épuisement, dû à sa maladie, le 15 août 1464.

    Veiller au grain

    Les expressions françaises sont quelquefois des faux-amis. Ainsi « Veiller au grain » est une métaphore marine datant du début du XIXe siècle. Cela n’a rien à voir avec le jardinier qui surveille si ses graines semées poussent. Issue du monde maritime où le grain est une rafale aussi brutale que soudaine. Le plus souvent accompagné de grêle ou de neige. À cet instant, le matelot se devait de réduire la surface de la voile pour s’adapter à la force du vent. « Tu peux te brosser Magalie » est un syntagme indiquant à la personne citée, ici Magalie qu’elle n’aura pas ce qu’elle désire. Charles-Louis d’Hautel dans son livre « Dictionnaire du bas-langage ou des Manières de parler usitées parmi le peuple » mentionne à la page 136 de son livre : « Ça fait brosse : Locution baroque et très usitée parmi le peuple pour faire entendre à quelqu’un qu’on ne veut pas lui accorder ce qu’il demande ; qu’il est venu trop tard pour avoir part à quelque chose dont on faisoit la distribution. »

    Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages !

    Michel audiard

    Les dialogues léchés, les ritournelles des films où Michel Audiard est à l’affiche, sont cultes (Comment réussir quand on est con et pleurnichardElle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause !Les Tontons flingueurs…). Il appose sa marque de fabrique, sa patte dans son tout premier long métrage en 1968 : « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ». Au sein de cette formule, les enfants du bon Dieu, sont les femmes et les hommes dignes de ce nom. Opposés à ces pauvres canards, des volatiles censés être des espèces d’imbéciles. Si la genèse est inconnue, cette expression fut usitée de célèbres inconnus : Antoine Blondin, Michel Audiard ou encore le général de Gaulle. « Pendant les périodes électorales, cette expression est brutalement oubliée par nos hommes politiques de tous bords qui n’arrêtent pas de nous prendre pour des imbéciles », souligne Georges Planelles dans « Les 1001 expressions préférées des Français » (Édition définitive, 2019).

    L’impolitesse, ou l’imbroglio

    Les us et coutumes d’un pays à l’autre sont parfois sujets à discordes. En France, depuis notre tendre enfance, ce n’est pas poli de montrer quelqu’un du doigt. Cette recommandation surprenante s’applique dans de nombreux pays, ou presque. En Thaïlande, il est interdit de pointer son pied vers un individu ou vers un temple, car nos petits petons sont considérés comme impurs, de la même manière, vous ne pouvez pas sortir sans porter de sous-vêtements. En Iran, ne pas s’aviser de lever le pouce pour faire de l’auto-stop. Car si en France, c’est autorisé et bénéficie d’une connotation positive, en Iran il s’agit d’une grave insulte (à l’image du majeur tendu). Le geste des plongeurs pour signifier que tout va bien est commun dans l’hexagone, au Brésil c’est comme insulter quelqu’un de trou du c**. Au Royaume-Uni, attention à votre signe de victoire lors d’un match de football. Le signe « V » accompli avec l’index et le majeur équivaut au doigt d’honneur. Si on vous demande combien de personnes mangeront au restaurant, fait un « deux » avec la paume dirigée vers la personne vous questionnant, non l’inverse. En Grèce, ne mimez pas le chiffre cinq, main ouverte. Ce geste a pour but de lui porter malheur, vous venez (selon les us) de lui jeter une malédiction.

    La politesse est un équilibre des usages sociaux régissant les comportements des gens, les uns envers les autres. (Crédits : Myriams-Fotos/Pixabay)

    Lorsque vous vous restaurez au Japon, ne plantez jamais vos baguettes à la verticale dans votre nourriture pour faire une pause. C’est une coutume effectuée uniquement en cas de deuil. Comme en France, quand vous portez un toast pour une personne disparue, vous servez un verre comme s’il était présent. Ne le buvez pas, c’est irrespectueux pour certains. La gestuelle occidentale diffère de l’orient. Ainsi, avec l’expression « Je croise les doigts », ne joignez pas l’image au Vietnam, c’est un comportement obscène mimant un vagin. « Il faut aussi savoir que si à votre arrivée un vietnamien vous offre un cadeau, il est interdit de l’ouvrir en sa présence. C’est considéré comme un comportement très impoli. »

    Des acronymes maladroits

    Tout dépend de votre degré d’humour, d’attention et d’ironie. Le premier fut le nom précédent du RER A. Le métro express régional Défense-Étoile, situé en Île-de-France n’était pas adapté à l’acronyme (M.E.R.D.E). L’Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce crée en 1958 et dissoute un demi-siècle plus tard, faisait les anglophones (ASSÉDIC) sur la phonétique de l’acronyme. La fédération internationale de Taekwondo a décidé de changé le sien en le raccourcissant « WT », car en anglais World Taekwondo Federation donnait « WTF » usité comme « What the fuck ». D’autres sont capillotractés, OMG correspond à « organismes modifiés génétiquement », tout comme « Oh My God, oh mon Dieu », IRL pour « indice de référence des loyers » équivaut à « In real life, dans la vie réelle ». Lorsque vous faites la bise à une personne, c’est également le « Bulletin d’Information en Santé Environnementale ».

  • L’humanitaire chilien attaqué par un ransomware

    L’humanitaire chilien attaqué par un ransomware

    L’affaire sort dans la presse chilienne juste aujourd’hui, jeudi 14 octobre à travers BioBioChile. Une attaque par code malveillant s’est produite le 11 septembre 2021 à Santiago du Chili, au sein de l’organisation « Colegio medico de Chile ». Le Colmed a déposé une plainte auprès du parquet. Une rançon demandée par les opérateurs qui n’est pas tout à fait claire, elle serait de 500 000, mais en quelle monnaie ? Là où le bât blesse est que les responsables ne savent pas s’ils parlent en dollars ou en bitcoin (BTC).

    Le montant a de quoi faire frémir, si les personnes derrière le code malveillant exigent 500 000 bitcoins. Le cours est actuellement de 57 135, 4950 dollars américains pour un bitcoin, soit une rançon de 28, 567 milliards de dollars (24, 65 milliards d’euros), une bagatelle… C’est par un message en anglais que les informaticiens de la faculté de médecine du Chili ont été informés de l’attaque. L’offensive s’est déployée contre une association à finalité humanitaire. « Nous sommes une organisation chilienne à but non lucratif qui aide les personnes sans domicile fixe, nous faisons les liens des docteurs […]. S’il vous plaît, comment pouvons-nous récupérer les données », questionne Marco Bruna, informaticien au Colmed.

    Des heures auparavant, les bases d’infos de l’association avaient été cryptées et détournées. Les renseignements sur les bénéficiaires ainsi que le système comptable de l’institution étaient entre les mains des cybercriminels, qui rapidement exigeaient qu’une rançon soit payée en Bitcoins. Vendredi 8 octobre 2021, la plainte dénombrant huit feuillets détaille les tenants et aboutissants de l’affaire devant la 7e cour pénale de Santiago.

    Le centre hospitalier est dirigé par la docteure Izkia Siches. Elle fait partie de la liste 2021 TIME100 Next du magazine Time, qui référence les 100 leaders du futur. Elle reçoit également le prix Exceptional Women of Excellence du Women Economic Forum. (Crédits : DR)

    Dans le libellé il est indiqué qu’Alejandro Román, ingénieur analyste, avait tenté d’effectuer, en vain, des tests de routine sur des serveurs institutionnels. L’information était remontée au directeur général de l’association, puis à l’ensemble de l’équipe informatique. Marco Bruna constatait, le 12 septembre qu’il ne s’agissait pas d’une défaillance, mais d’un programme qui avait endommagé les documents de l’établissement et les ordinateurs locaux. Après les avoir vérifiés, Bruna trouvait un fichier nommé « ReadMe.txt ». En l’ouvrant, un message, en anglais est apparu :

    Messieurs ! Votre entreprise est gravement menacée. Il y a une faille importante dans le système de sécurité de votre entreprise. Nous avons facilement pénétré votre réseau. Vous devriez remercier le Seigneur d’avoir été piraté par des gens sérieux, pas par de stupides écoliers ou des punks. »

    Ce à quoi, après des échanges, l’institut médical recevait des instructions avertissant qu’une rançon devait être payée pour récupérer les données. Le montant serait assujetti au temps que les victimes mettraient à répondre expliquaient les opérateurs, avec une certaine pointe d’ironie : « Chaque jour de retard vous coûtera en bitcoins supplémentaires. N’y voyez rien de personnel que les affaires. »

    L’avocat représentant l’Association, Adelio Misseroni, a déclaré à BioBioChile que les fichiers ne contenaient pas d’informations personnelles sensibles. En outre, il a été possible de récupérer certains renseignements. Suite au dépôt de la plainte pénale, l’enquête est désormais entre les mains du ministère public.

  • Hôpitaux, hôtels, banques… dans la ligne de mire

    Hôpitaux, hôtels, banques… dans la ligne de mire

    Les jours se suivent, et semblent se ressembler. Un hôpital israélien victime d’une attaque par ransomware, l’université de Sunderland fortement perturbée, la chaîne Meliá Hotels International affectée début octobre par un code malveillant, Olympus leader américain dans le domaine des technologies médicales est au chevet des experts, Banco Pichincha plus grande banque privée d’Équateur est hors service… jusqu’à l’utilisation du presse-papiers pour dérober 24 millions de dollars en cryptomonnaies.

    L’institution de cyberveille du gouvernement français alertait que FIN12 visait différents secteurs, dont l’éducation, la santé, la finance, la manufacture, et l’ingénierie. « FIN12 est un groupe cybercriminel particulièrement “agressif”. Ses proies sont essentiellement localisées en Amérique du Nord, en Asie Pacifique, ainsi qu’en Europe, l’agence. Auparavant, ce groupe était identifié sous le nom UNC1878. Il est réputé pour ses attaques envers les acteurs du domaine de la santé. »

    « L’hôpital utilise actuellement des systèmes alternatifs pour traiter ses patients. Les traitements médicaux se poursuivent comme d’habitude, à l’exception des procédures électives non urgentes. L’incident a été immédiatement signalé au ministère de la Santé et à Cyberpro, et pris en charge », explique l’institut. (Crédits : capture d’écran)

    L’investigation des services israéliens déterminera s’il y a un lien avec ledit groupe. Le centre médical Hillel Yaffe, situé dans la ville d’Hadera affirme pouvoir continuer à fonctionner, à l’exception des procédures non urgentes, en passant à des systèmes alternatifs. « Le ministère de la Santé et la direction nationale de la cybernétique ont été informés des détails de l’incident et coopèrent à l’enquête et au traitement de l’incident », a déclaré le ministère. En ajoutant que des avertissements avaient été envoyés à titre préventif à d’autres hôpitaux. En septembre, la société israélienne de cybersécurité Check Point a indiqué que les institutions de l’État étaient l’objectif de deux fois plus de cyberattaques que la moyenne des divers pays du monde, y compris le secteur de la santé, qui subit en proportion 1 443 attaques par semaine. Le rapport a révélé qu’en moyenne, une organisation ou entreprise israélienne sur 60 est ciblée chaque semaine par des attaques de ransomware, soit une augmentation de 30 % par rapport au taux de 2020, selon The Times of Israel.

    Le flegme britannique éprouvé

    L’alerte fut donné par un gazouillis des pontes de l’université de Sunderland. Ils ont confirmé qu’un certain nombre de systèmes informatiques restaient hors service et que les cours en ligne restent suspendus. « Les étudiants sont encouragés à se rendre sur tous les campus de l’université où l’enseignement en face à face se poursuit, et des bureaux d’information seront disponibles pour offrir des conseils et un soutien. Pour ceux qui étudient à l’étranger, des plans ont été mis en place pour s’assurer qu’ils puissent continuer à le faire, avec un minimum de perturbations », explique un porte-parole de l’université.

    S’il s’agit d’une opération informatique par code malveillant de type ransomware, comme l’avaient subit les facultés de Northumbria et Newcastle en 2020, l’affichage sur les réseaux sociaux d’une adresse mail n’est peut-être pas la meilleure idée (phishing). (Crédits : Facebook Sunderland)

    Le site Internet de l’institut demeure également fermé pour maintenance. « L’Université continue de subir des perturbations informatiques importantes qui pourraient avoir été causées par une cyberattaque. L’université travaille actuellement avec plusieurs organismes, dont la police, pour déterminer ce qui s’est passé exactement et l’étendue des problèmes. » Elle ajoute que ces lignes téléphoniques, leur site web et systèmes informatiques sont toujours hors service, mais le campus reste ouvert, il n’y aura pas de vacances anticipées.

    Plusieurs hôtels du groupe Meliá touchés

    « Aux premières heures du 4 octobre 2021, une attaque informatique a été détectée qui a affecté plusieurs hôtels du Groupe, après quoi la société a activé ses protocoles de réponse et ses travaux de confinement, convoquant le Comité de crise, qui a déployé les plans de continuité des activités », indiquait le communiqué. Depuis l’accès dans divers hôtels de la multinationale, dont le Meliá Barcelona Sky, est rétabli.

    Le groupe avait déjà subi ce même genre de désagrément en septembre 2021. Cette fois, c’est son réseau européen, moyen-oriental et africain qui était visé. La demande de rançon émanait des opérateurs derrière BlackMatter. (Crédits : DR)

    Olympus, leader dans le domaine des technologies médicales enquête à l’heure actuelle sur un incident potentiel de cybersécurité décelé le 10 octobre 2021. Ce dernier perturbe ses systèmes aux États-Unis, Canada et Amérique latine. « Dès la détection d’une activité suspecte, nous avons immédiatement mobilisé une équipe d’intervention spécialisée comprenant des experts en criminalistique, et nous travaillons actuellement avec la plus haute priorité pour résoudre ce problème », indique Olympus dans un communiqué publié deux jours après l’attaque. Dans le cadre de l’enquête « nous avons suspendu les systèmes affectés et avons informé les partenaires externes concernés », communique sur son site mardi 12 octobre 2021. Les résultats récents de l’analyse suggèrent que l’incident a été contenu dans les Amériques sans impact connu sur d’autres régions.

    La banque privée d’Équateur Banco Pichincha hors service

    La plus grande banque privée d’Équateur a vu ses systèmes d’information attaqués. Durant le week-end du 9 et 10 octobre, les opérations, les guichets automatiques ainsi que son portail sur l’internet ont été perturbés. « Au cours des dernières heures, nous avons identifié un incident de cybersécurité sur nos systèmes informatiques qui a partiellement désactivé nos services. Nous avons pris des mesures immédiates pour isoler les systèmes potentiellement affectés du reste de notre réseau et avons mis en place des experts en cybersécurité pour aider à l’enquête », stipule l’organisme fiduciaire sur sa page Facebook, information partagée plus de 7 000 fois depuis sa publication le lundi 11 octobre 2021. Depuis, le statu quo demeure, c’est pourquoi mercredi matin, les files d’attente sont légion, les retraits et les paiements par carte ne pouvaient être réalisés que dans les agences.

    Un employé de banque a poliment précisé aux consommateurs qu’il n’était pas possible d’effectuer des règlements au Service des impôts (SRI) ou à l’Institut équatorien de sécurité sociale (IESS), explique le journal équatorien El Universo. (Crédits : El Universo)

    Cette attaque n’est pas s’en rappeler celle encourue en début d’année par la même banque et le ministère des finances en Équateur, déjà fragilisé par la crise du SARS-CoV-2 et ses conséquences. Le groupe « Hotarus Corp » revendiquait l’attaque et le vol de « 31 636 026 millions d’enregistrements de clients et 58 456 enregistrements de systèmes sensibles », y compris des numéros de cartes de crédit. Les opérateurs derrières le ransomware avait déclaré à BleepingComputer qu’elle avait dérobé « des informations sensibles du ministère, des courriels, des informations sur les employés, des contrats. » La Commission de développement économique de l’Assemblée équatorienne avait (mercredi 13 octobre 2021) convoqué plusieurs autorités que sont le ministre des Télécommunications, la présidente du conseil judiciaire, les surintendants des banques, des sociétés et des assurances, et le représentant des organismes établissements de crédit. Pour faire la lumière sur les causes et conséquences de cette mise hors service des prestations de Banco Pichincha et la souffrance ressentie par les citoyens, survenue deux fois en une seule année.

    Le presse-papiers comme entrée

    Une ou plusieurs personnes ont développé un malware pour s’emparer des mots de passe et identifiant, conservés dans le presse-papiers des victimes. C’est un outil qu’utilise tout un chacun, le fameux « copier-coller ». L’affluence des cryptomonnaies provoque des envies auprès d’individus mal intentionnées. C’est pourquoi de nombreuses malversations consacrées au cambriolage de cryptomonnaies (fausses clefs USB, applications Android frauduleuses) font les gros titres. Cette fois-ci, c’est 24, 7 millions de dollars subtilisés en Bitcoin, Ethereum et Dogecoin. L’analyse d’Avast a permis de découvrir plus de 1 300 nouvelles adresses de portefeuilles qui ont été utilisées pour transférer ses fonds. Les chercheurs en cybersécurité de la firme attribuent cette opération au module de vol de presse-papiers du botnet « MyKings », en s’appuyant sur les travaux réalisés par les spécialistes de SophosLabs. Il est un botnet implacable de longue date qui est actif depuis au moins 2016.

    À l’heure des piratages, des fuites de données ici et là, il est parfois nécessaire de prévenir une fois de plus, avant la catastrophe. (Crédits : Uwe Baumann/Pixabay)

    Il apparaît plus que nécessaire, dorénavant, de vider son presse-papiers. Depuis la mise à jour 1809 d’Octobre, Windows 10 peut conserver trace de tout ce que vous y copiez grâce à la fonctionnalité historique. Pour l’effacer, une manière simple est de créer un raccourci, sur votre bureau pour le nettoyer à chaque instant comme explique PCAstuces. Mais également pour ceux sous OS Androïd, il suffit d’appuyer longuement sur la touche personnalisable de votre clavier. Ensuite, choisissez « Presse-papiers » pour afficher le contenu du presse-papiers sur Android avec succès. N’oubliez pas les applications (Facebook Messenger, WhatsApp…), un homme averti en vaut deux. Pour les aficionados de la pomme, le presse-papiers ne se vide qu’au redémarrage du téléphone, à priori. Concernant, les Macintosh, choisissez de vous rendre sur Finder, puis Edition et vous accédez au presse-papiers. À vous de jouer !

  • Attaques multiples par ransomware

    Attaques multiples par ransomware

    Ces derniers jours, les attaques par code malveillant de type ransomware se font de plus en plus prégnantes. Des opérateurs ne cessent d’octroyer des dégâts aux entreprises, écoles, hôpitaux, commune… par les pertes occasionnées, mais également par les rançons exigées, mais pas seulement. Lorsque les données sensibles se retrouvent à la vue de tout un chacun, ce sont bien plus que la monnaie sonnante et trébuchante. La Suisse, la France, le Chili, le Brésil, les États-Unis, l’Argentine… sont attaqués.

    Si l’attaque de l’université autonome de Barcelone est peu relayée, celle d’Harvard-Westlake risque de faire couler plus d’encre. La fuite concerne 150 élèves ayant obtenu leurs diplômes lors de la décennie passée. Ces personnes sont des filles et fils de lauréats d’Oscars, de chefs de médias, de célébrités, de milliardaires et de donateurs politiques influents au sein des Démocrates et des Républicains. Les dossiers contenant les résultats archivés de SAT, moyennes et relevés de notes, lettres de recommandation, ont envoyé à un groupe de parents et au journal de l’école, ainsi qu’à la presse.

    Le campus de la prestigieuse université basée à Los Angeles, n’a pas été attaqué par un ransomware selon les autorités. (Crédits : DR)

    « L’école est scandalisée par cette violation de la vie privée des étudiants », s’insurgeait le président Rick Commons. Ce dernier informait les parents et anciens élèves par e-mail le 3 septembre 2021 qu’une violation de données s’était produite sur les serveurs de Naviance. Cette plateforme que l’institution avait utilisée de 2012 à 2020. « Il ne s’agissait pas d’une attaque par ransomware », a déclaré Ari Engelberg, responsable de la communication et des initiatives stratégiques de l’école. Parmi les anciens élèves figurent J. Getty, Jamie Lee Curtis, Sally Ride, Shirley Temple

    Montreux ne rigole pas

    Dimanche 10 octobre 2021, dans le courant de la matinée, l’administration de Montreux constatait une attaque informatique. Une cellule de crise a immédiatement été mise en place, avec l’association sécurité riviera (ASR) et la police cantonale vaudoise. Les faits ont été portés à la connaissance des autorités pénales. Les experts rapportaient les premières conclusions, la première intrusion a eu lieu le vendredi 8 octobre 2021 à 16 h et l’attaque n’a été déclenchée que le dimanche à 1 h. À cette étape, les investigations techniques réalisées permettent d’exclure un vol de données en masse. D’autres communes en Suisse sont impactées, ainsi Villeneuve, Veytaux, et leurs associations, comme l’ASR, afin d’éviter des dommages supplémentaires. Les analyses techniques et judiciaires se poursuivent, pour savoir si des données sensibles pourraient être exploitées à des fins malveillantes. « À ce stade, nous ignorons lesquelles ont été piratées. Et nous n’avons pas eu de contact avec les cybercriminels », déclarait Dounya Schürmann-Kabouya, porte-parole de l’ASR.

    LockBit fait des siennes en France

    Les opérateurs derrière le ransomware « LockBit » menacent de publier des informations relatives au site de l’association en charge de la gestion des fonds récoltés au bénéfice du personnel Airbus Central Entity. Il s’agit du site du comité d’entreprise du groupe aéronautique, explique le monde informatique. Un porte-parole d’Airbus indiquait que le CE a la maison mère, le 5 octobre 2021 de l’évènement de sécurité, et qu’une enquête avait été lancée. « Les serveurs AISC ont été fermés dès la découverte de l’incident. Toutes les interconnexions existantes avec Airbus ont été identifiées et stoppées. Il n’y a pas d’impact sur Airbus. AISC est une entité indépendante d’Airbus et dispose à ce titre de son réseau dédié, séparé d’Airbus IM et géré par les fournisseurs AISC. […] ».

    Sur son site de fuite, les opérateurs affichent 165 entreprises dont Riversides Township, Cobabe Brothers Plumbing, HY et Nof Europe. (Crédits : capture d’écran)

    Consultations annulées à Bouge, en Belgique

    La clinique Saint-Luc située à Bouge, dans la province de Namur a subi une infection par code malveillant aux alentours de 7 h, samedi 9 octobre 2021. « En collaboration avec les experts fédéraux et notre département informatique, toutes les actions nécessaires ont été prises afin de stopper la propagation du ransomware, explique Thibaut Bertrand, responsable de la communication. Ce n’est pas la première tentative de piratage, mais c’est la première fois qu’elle réussit. » La continuité des soins apportés aux personnes hospitalisées fut assurée, tandis que tous les acteurs liés à la défense contre la cybercriminalité (police fédérale, locale…) travaillent d’arrache-pied depuis le samedi 14 h.

    « Spook » est un nouveau groupe d’opérateur utilisant un ransomware, qui produit des victimes en France. (Crédits : capture d’écran)

    La clinique a pris la décision de décommander l’ensemble des consultations, des examens d’imagerie médicale et des rendez-vous en hôpital de jour médical prévus ce lundi. « Tous les accès qui gèrent les rendez-vous ont été bloqués pour éviter d’offrir la moindre porte d’accès aux pirates ». Les données personnelles des patients n’ont pas été touchées assurent l’institut. Hier, plus de 1 000 consultations, examens et rendez-vous médicaux en hôpital de jour furent annulés. Chaque patient est recontacté afin de fixer un nouveau rendez-vous, car l’opération d’annulation se poursuit jusqu’à demain mercredi, à minima. « Une rançon de trois bitcoins, soit environ 150 000 euros a été demandé », souligne Adrien Dufour directeur informatique de la clinique Saint-Luc.

    L’Amérique latine peu épargnée

    Le 23 septembre 2021, la communauté mondiale de partage de renseignements cybernétiques (uniquement axée sur les services financiers) annonçait que le partage entre ses sociétés financières membres avait augmenté de 60 % au cours de la période allant d’août 2020 à août 2021, sous l’effet des risques liés à la chaîne d’approvisionnement et aux ransomwares. Les menaces à grande échelle ont entraîné des pics record de partage d’informations dans toutes les régions : Amérique du Nord, Amérique latine, Europe, Royaume-Uni, Moyen-Orient et Afrique, et Asie-Pacifique. « En Amérique latine, nous bénéficions de renseignements partagés par des entreprises mondiales basées aux États-Unis et en Europe, ainsi que par nos pays voisins », déclarait Juan Carrasco, responsable de la cybersécurité à Banco Falabella Chile. « En surveillant les attaques en Argentine et au Brésil, nous avons pu prévoir et contrecarrer une cyberattaque au Chili. Cela atteste de la puissance du partage transfrontalier de renseignements pour atténuer les cyberrisques. »

    Fuite massive de données en Argentine

    Les états civils, numéros de téléphone, courriels et adresses postales, entre autres de nombreux personnels ont été divulgués en Argentine. « AnibalLeaks », en référence au nouveau ministre de la sécurité argentin, Anibal Fernandez, est le nom de cette gigantesque fuite de données. Les informations personnelles de 1 193 316 de militaires et de personnels de sécurité argentins se sont retrouvées fin septembre sur l’internet. Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Déjà, en 2017 et 2019 déjà, des données des ministères de la Sécurité et de la Défense s’étaient trouvées sur Internet. Hormis le risque concernant l’intégrité physique des personnes identifiées, ces données sont une véritable mine d’or. Des arnaques, tel l’hameçonnage ou phishing, peuvent en découler. Ainsi soutiré des informations sensibles (passphrase, identifiants…) permettant à un tiers de se faire passer pour la personne véritable auprès d’une banque, par exemple.

    Une mère de famille sous les verrous

    L’apparente normalité de la mère de famille basée à Gênes à jouer, un temps, en sa faveur. Russe d’origine, la femme de 40 ans, ingénieure informatique au centre d’une organisation internationale dédiée à la fraude informatique, au recel et au blanchiment d’argent, a été arrêtée par la police. Experte dans la création de nouvelles identités, cette dernière achetait en ligne en utilisant des cartes de crédit de malheureux, après les avoir clonées. Pour échapper à tout contrôle, l’ingénieure se présentait aux points de collecte avec de faux documents ou recrutait des tiers qui, contre monnaie sonnante et trébuchante, récupéraient les colis en son nom.

    Après avoir copié les cartes bancaires, es téléphones portables de dernière génération et du matériel électronique de la plus haute qualité étaient achetés, puis expédiés en Russie. Ils étaient ensuite revendus puis le produit de la vente transformée en monnaie virtuelle. (Crédits : Twitter)

    Le produit du recel était ensuite blanchi par des achats de cryptomonnaies sur de nombreuses bourses internationales. Le trafic illicite de la femme n’a pas échappé aux experts de la police des postes et communications de Gênes qui, au terme d’une enquête minutieuse et complexe, l’ont arrêtée. Au cours de la perquisition du domicile, les enquêteurs ont saisi de nombreux terminaux de point de vente (TPV) et des centaines de cartes de crédit spécialement activées pour blanchir le produit d’escroqueries et de fraudes informatiques.

  • L’université autonome de Barcelone ne répond plus

    L’université autonome de Barcelone ne répond plus

    Depuis ce lundi 11 octobre 2021, c’est le black-out total sur le campus de la capitale catalane. Une attaque par code malveillant donne un avant-goût de ce pourrait-être un monde sans informatique. « L’Universitat Autònoma de Barcelona a subi une attaque informatique d’origine inconnue », gazouille l’UAB. L’offensive a essentiellement touché le système de virtualisation hébergeant une grande partie des services. Il n’est plus possible de les utiliser, ni les applications.

    Quatorze minutes sont passées de six heures ce matin quand un avis général est tweeté « La plupart des applications ne sont pas accessibles. » Cinq heures plus tard, c’est la suspension purement et simplement des cours. À 11 h la Faculté de sciences de la communication et l’université autonome de Barcelone d’un gazouillis commun annonce que « Le @FccUab de l’@UABBarcelone annule tous les cours, tant théoriques que pratiques, le lundi 11 octobre en raison de l’impossibilité de faire fonctionner le matériel et les logiciels, ce qui affecte l’enseignement. Nous sommes désolés pour le désagrément que cela cause à toute la communauté. » Les étudiants, les professeurs et le personnel administratif ont vu leur journée interrompue par une anomalie sur l’intranet de l’UAB. Plus personne n’avait accès à des outils essentiels tels que le Campus virtuel, le courrier électronique ou encore le réseau wifi de la faculté.

    L’agence de cybersécurité de l’État a été informée, une déconnexion complète des systèmes centraux a été effectuée pour isoler les machines affectées et des mesures préventives ont été appliquées pour éviter la propagation aux systèmes non affectés. (Crédits : Twitter)

    Une attaque ciblée a rendu les services informatiques de l’UAB inutilisable. Les services des systèmes ont détecté l’attaque dans la nuit de dimanche à lundi, et appliquaient le protocole à la lettre. Tous prirent la direction du centre névralgique du campus pour déconnecter complètement tous les services centraux préventivement. Dès aujourd’hui, lundi 11 octobre 2021, les différents portails de l’université ne fonctionnent plus, les classes virtuelles ont été suspendues, sur le campus ou comme hors de ce dernier. « L’UAB a suspendu toute activité avec un ordinateur personnel. Toute activité en face à face qui ne nécessite pas l’utilisation d’un ordinateur peut être réalisée », explique Jordi Hernandez, commissaire du recteur de l’université pour la technologie de l’information

    Le campus de l’UAB va désormais vivre pendant une semaine au minimum sans internet. (Crédits : DR)

    Des sources internes évoquent la possible attaque par ransomware, mais M Hernandez ne confirme pas cette indiscrétion, mais reconnaît que jamais une attaque de cette ampleur ne s’était déroulée à l’UAB. Un état d’urgence a été décrété sur tout le campus, une quarantaine numérique. Jusqu’à nouvel ordre, personne ne peut se connecter à internet depuis les installations de l’université, pas même depuis son ordinateur ou autre terminal. Les services informatiques de l’université ont activé le protocole de déconnexion totale, tout en soulignant que, heureusement, les bases de données des étudiants n’ont pas été affectées.


    Les explications comme les conduites à tenir de l’UAB doivent être appliquées à la lettre afin d’éviter la propagation de l’infection. (Crédits : Twitter)

    Le commissaire du recteur déclare que « les bases de données de l’UAB n’ont pas été compromises ». Comme il s’agit d’un jour ouvrable qui fait partie d’un long week-end et que demain est un jour férié (le 12 octobre est la fête nationale de l’Espagne), cela pourrait atténuer certains des problèmes que la panne informatique pourrait causer dans l’activité du campus. « Quand le problème sera-t-il résolu ? Ça prend trop de temps. ! !!!!!!!!!! », gazouille une docteure en droit, et professeure d’université à LaSalle.

    Chaque chose en son temps

    L’UAB a recommandé via ses réseaux sociaux à chaque utilisateur de déconnecter tous les services liés à son système, y compris ceux connectés au cloud, afin d’éviter la propagation de l’infection. Les services compétents signalent que « si l’un de ses utilisateurs a reçu un fichier appelé ” http:///readme.READ ” et d’autres se terminant par ” .uab ” téléchargés sur son bureau, il doit déconnecter son ordinateur et en informer le service informatique. »

    Le campus de l’université autonome de Barcelone sera une zone sans internet, ni cours virtuel, ni échanges de courriel, un retour à la communication verbale et réelle. (Crédits : DR)

    Le protocole établi a été suivi, d’une part, en isolant les machines infectées, et d’autre part, en appliquant des mesures préventives pour éviter la propagation aux systèmes non affectés. Une fois que les mécanismes de cette attaque auront été déterminés en détail, l’université procédera à la restauration du système de manière progressive, en garantissant l’intégrité des services en cours de récupération. « Pendant cette semaine, nous travaillerons sans l’utilisation d’ordinateurs connectés au réseau. Cela touchera tous les domaines d’activité : enseignement, recherche et administration. Ce ne sera pas une semaine normale à l’Université autonome ».

  • Mais bien sûr ?!?

    Mais bien sûr ?!?

    Certaines phrase, anagramme, expressions nous laissent parfois perplexe. Le côté cocasse de la circonstance accorde même de sourire, ce sans y voir quoi que ce soit d’autre que le comique de situation. D’autres vous permettront d’améliorer votre culture générale, bien que certains savoirs sont difficilement plaçable dans une discussion. dans une discussion. Difficile de dire lors d’une soirée que nous passons trois années de votre vie aux toilettes, mais plus aisé de citer les quatre au téléphone…

    Les auteurs utilisent souvent une anagramme pour choisir un pseudonyme. Marguerite Yourcenar signait sous la plume de Marguerite de Crayencour, Raymon Queneau n’est autre que Rauque Anonyme, comme Adam Plorenu… D’autres prêtent à sourire, ainsi celui de la « chauve-souris » est « souche à virus », « le commandant Cousteau » propose « tout commence dans l’eau », « la crise économique » donne « le scénario comique ». Pour les fans d’Harry Potter, celui qui suit est d’une simplicité enfantine « Tom Elvis Jedusor » pour « Je suis Voldemort ».

    Savoir inutile ou profitable, à vous de voir

    N’avez-vous jamais escompté obtenir votre explication ? Une « question sans réponse » est souvent le résultat de notre démarche, puisque nous « enquêtons sans espoir ». Oui, en effet tout est relatif comme disait un certain « Albert Einstein », car « rien n’est établi », sans chercher « matière à contredire » prenons le temps d’une « récréation à méditer ». Dans la mesure où une « poulette engendrée des télé-réalités » n’a rien à voir avec « le septentrional gué Desée déglué » et pourtant, tous les exemples sont formés des mêmes lettres. Il y a de quoi en perdre son latin…

    « De nos jours vous pouvez aller dans une station-service et trouver la caisse ouverte et les toilettes fermées. Ils doivent penser que le papier toilette vaut plus que les billets. » Joey Bishop. Dans une vie, nous allons environ 2 500 fois aux cabinets d’aisances par an.

    À raison de six à huit occurrences par jour, cela représente presque trois ans de notre existence. Et l’évacuation des selles d’un être individu constitue en moyenne 15 tonnes. Contrairement aux idées reçues, la gent féminine resterait plus longtemps sur le trône.

    (Crédits : Alexa_Fotos)

    Selon l’étude effectuée par l’Organisation mondiale des toilettes cela donne trois minutes chez les femmes (2 min 33 s à 3 min) contre moins de deux minutes pour les hommes (1 min 24 s à 1 min 53 s). Saviez-vous que le tube digestif mesure, de la bouche à l’anus, neuf mètres ? Toute entité générant des déchets a besoin de matière pour en produire, et pour vivre. C’est pour cette raison que nous ingurgitons 500 kilogrammes de denrée par année, pour ceux qui ont la chance de manger à leur faim… Car selon l’ONU 25 000 personnes meurent de ne pouvoir se nourrir chaque jour.

    La sécheresse à Madagascar obligent les malgaches a dévorer une semelle en cuir ou une sandale. « Vous croyez qu’on va jeter ça ? Une fois que ça sera bouilli, on mange directement, on s’impatiente, on a trop faim », déplore une femme.

    Ça vous énerve ? C’est normal pour deux raisons.

    « Plus de 900 millions de tonnes de nourriture, soit 17 % des denrées alimentaires disponibles pour les consommateurs, sont mises chaque année à la poubelle, alors que près de 700 millions de personnes sur terre souffrent de la faim », martèle l’ONU. La seconde est que votre corps est composé de 50 000 km de nerfs.

    (Crédits : icon0 com/Pexels)

    Des savoirs étranges, comme celui concernant notre charpente : un bébé est constitué de 350 os, alors qu’un adulte n’en compte que 206. La masse totale du squelette sans la moelle représente chez l’homme entre 4 et 6 kg, contre 3 à 4 kg pour la femme. La vie se niche dans n’importe quel endroit du corps, de la même manière que sous chaque aisselle. Sont présentes 2, 4 millions de bactéries, par centimètre carré.

    Manger la tête en bas

    Vous pouvez, non sans acrobatie, boire et manger la tête en bas. Pas pratique me direz-vous, oui, voire peu utile… à moins d’avoir parié. Néanmoins, cela est possible grâce à une fonctionnalité (inconnue de la plupart d’entre nous) incroyable de notre corps, le péristaltisme. Encore un gros mot, qui permet la progression de l’aliment dans le tube digestif. Auparavant, nous avons besoin de saliver, pour mieux ingérer et assimiler les aliments.

    Dans une vie, chaque être humain en produit 40 000 litres, soit 40 m3, une jolie piscine. N’allez pas vous froisser un muscle à cette lecture, encore moins un squelettique.

    Bien qu’au nombre de 600, ils sont disposés par tiers dans la tête et le cou, le tronc et au sein de vos membres. « Le muscle strié squelettique est par définition le muscle qui, par l’intermédiaire du tendon, se fixe au squelette et permet le mouvement de celui-ci dans une direction bien définie grâce à sa fonction essentielle de contraction », définit l’institut de myologie.

    Comme les canards, qui procèdent au plongeon du même nom, nous avons la possibilité d’avaler notre salive ou tout autre aliment, la caboche en bas. (Crédits : Magda Ehlers/Pexels)

    Pas de quoi vous arracher un cil, quoiqu’il repoussera. Ils ont une durée de vie courte, entre deux et cinq mois. L’expression « J’ai mal aux reins » que justifie une personne en appuyant ses mains au-dessus de la taille, est un abus de langage. Cela correspond à des souffrances dans le dos, ou de la colonne vertébrale. Les reins qui filtrent la totalité du sang toutes les 50 minutes sont situés dans l’espace rétropéritonéal (attention image médicale), où ils se projettent par leur face postérieure dans la région lombaire. Celle-ci constitue d’ailleurs la principale voie d’abord chirurgicale.

    Du sang bleu dans vos veines

    Savez-vous pourquoi lorsque l’on se cogne « on se fait un bleu ». Excellente question ! Cela est du à la couleur de l’hémoglobine rouge. En second lieu, l’endroit du choc prends une teinte jaune du à la présence de bilirubine. Encore un pigment, mais qui apparaît comme le citron ou le soleil, ce par la dégradation du sang. En effet, les hématies ont une durée de vie d’environ 120 jours, après laquelle elles sont ensuite détruites, c’est l’hémolyse.

    Rien à voir avec le bleu à l’âme que ressent l’équipe nationale de Belgique, suite à la demi-finale de la Ligue des Nations du 7 octobre 2021. Votre tête semble être plus lourde, rassurez-vous, cela est normal avec toutes ces informations. Sachez qu’elle pèse en moyenne entre cinq et sept kilogrammes avec le cerveau, qui représente à lui seul entre 1, 5 et 2 kg. D’autant que vous n’avez pas toujours pas la réponse sur la couleur qu’arbore votre hématome de ce matin.

    En 2015, les réseaux dits sociaux œuvrent à censurer la photo d’une jeune femme allongée de dos sur un lit, le pantalon et les draps tâchés par ses règles. C’est le tabou des menstruations. « Pourquoi nous dépêchons-nous de ranger nos tampons quand nous les sortons accidentellement de nos sacs à main », se questionne l’auteure. (Crédit : Rupi Kaur)

    Sang bleu signifie noble, cette locution désigne quelqu’un appartenant à la noblesse ou à l’aristocratie, par sa filiation. Cette couleur fut pendant longtemps celle symbolisant la royauté. Cette expression réfère aux veines bleutées très visibles sur la peau pâle des patriciens en comparaison aux paysans qui travaillaient dans les champs toute la journée et qui étaient plus bronzés. C’est à croire que nous sommes tous nobles, au moins de cœur, car vos veines paraissent bleues à travers votre épiderme.

    Cela est du au filtre que constitue le tissu cutané, et qui ne laisse passer que les longueurs d’onde de 380 à 500 nanomètres, soit le bleu. Est-ce pour cela que les publicités pour les biens telles que serviettes et tampons pour contenir les menstruations font apparaître le sang bleu ? Ou est-ce que chaque fille, copine, amie, conjointe, épouse, femme, mère, grand-mère sont en réalité toutes des princesses ?

    Un trésor au pied de l’arbre

    Originaire des Philippines, de l’île de Mindanao, il s’est ensuite répandu en Polynésie française, en Nouvelle Guinée et en Nouvelle-Bretagne, principalement pour la production de papier. Il peut mesurer jusqu’à 60 à 75 mètres de hauteur dans son milieu naturel, et ne supporte pas les températures négatives.

    Terminons sur une note plus exotique et magique. Chaque individu connaît la légende du coffre contenant un trésor incommensurable aux deux pieds de l’arc-en-ciel. Mais le trouver est, même pour les plus optimiste, quasiment impossible, quoique… J’ai une solution à vous proposer. Pour cela, partons en voyage, dans un coin paradisiaque, sur l’île Mindanao, situé aux Philippines. Un arbre endémique quasiment irréel pousse là-bas, l’eucalyptus deglupta ou « l’arbre arc-en-ciel ».

    (Crédits : DR)

    En effet le tronc arbore un nombre conséquent de teintes, car il perd en permanence ses écorces. En vieillissant, il affiche de pléthore couleurs. Son écorce peut alors en revêtir plusieurs simultanément, verte, bleue, violette, orange, marron… personne n’indique s’il a trouvé le trésor, ou s’en est bien caché, le bienheureux.

  • Ransomware : deux arrestations en Ukraine

    Ransomware : deux arrestations en Ukraine

    C’est le 28 septembre 2021 que les deux arrestations ont eu lieu après une enquête minutieuse. Une frappe coordonnée entre la Gendarmerie nationale française, la Police nationale ukrainienne (Національна поліція України) et le Bureau fédéral d’investigation (FBI) des États-Unis, avec la coordination d’Europol et d’Interpol, a permis l’interpellation en Ukraine de deux opérateurs prolifiques de ransomware connus pour leurs demandes de rançon extorquées, entre 5 et 70 millions d’euros.

    Le groupe criminel organisé est soupçonné d’avoir commis une série d’attaques ciblées contre de très grandes compagnies industrielles en Europe, ainsi qu’en Amérique du Nord à partir d’avril 2020. Les criminels présumés déployaient des logiciels malveillants et dérobaient les données sensibles de ces entreprises, avant de crypter leurs fichiers. Ils procédaient ensuite à l’offre d’une clé de déchiffrement en échange d’une rançon de plusieurs millions d’euros, imminant de faire fuir les informations volées sur le dark web si leurs exigences n’étaient pas satisfaites.

    La perquisition a permis l’arrestation de deux personnes, et la confiscation de divers biens. Cette opération a été menée dans le cadre de la Plate-forme multidisciplinaire européenne contre les menaces criminelles (EMPACT). (Crédits : Police ukrainienne)

    Lors de cette journée :

    • deux arrestations et sept perquisitions
    • une saisie de 375 000 dollars américains en espèces
    • deux véhicules de luxe d’une valeur de 217 000 euros
    • le gel des avoirs de 1,3 million de dollars en crypto-monnaies

    Au total, une centaine d’entreprises auraient subi les attaques par code malveillant de type ransomware. C’est dans le cadre de l’opération spéciale internationale, « le département de la cyberpolice, en collaboration avec les enquêteurs du siège de Kiev, les représentants du parquet de la ville de Kiev, avec la participation de collègues d’Interpol et d’Europe, les agents des forces de l’ordre de la République française et des États-Unis, ont identifié un pirate informatique de 25 ans dans la propagation du virus de cryptage », indiquent les services de Police ukrainienne.

    Les autorités jointes à cette opération sont le département de la cyberpolice de la police nationale d’Ukraine, le Centre National de la Cybercriminalité de la Gendarmerie Nationale (C3N), le bureau d’Atlanta du FBI, pour Europol, le Centre européen de la cybercriminalité (EC3), puis Interpol et son Centre de fusion cybernétique. (Crédits : Police ukrainienne)

    Parmi les victimes figurent des entreprises mondiales du secteur de l’énergie, du tourisme ainsi que des développeurs de technologies. Le coût des sommes que les sociétés auraient payé s’élève à 150 millions de dollars. Lors des perquisitions du matériel informatique, des téléphones portables, des véhicules et plus de 360 000 dollars en espèces ont été saisis. En outre, 1,3 million de dollars sont bloqués sur les cryptomonnaies de l’escroc présumé.

    La somme trouvée dans une boîte à chaussure, sous des documents, cachée par un tissu est impressionnante, 375 000 dollars, soit 322 500 euros. (Crédits : Police ukrainienne)

    Une procédure pénale a été ouverte en vertu de l’article 361, paragraphe 2, pour non-dénonciation de crime, l’article 361, partie 2 pour intrusion non autorisée dans les opérations des ordinateurs, des systèmes automatisés, des réseaux informatiques et des communications électroniques, et l’article 209, partie 3, qui concerne le retrait des biens obtenus par des moyens criminels du Code pénal de l’Ukraine. Les prévenus risquent jusqu’à vingt ans d’emprisonnement et la confiscation des biens.

  • Prête-moi ton chargeur

    Prête-moi ton chargeur

    Phrase anodine au demeurant, et pourtant… À moins que vous viviez dans un monde utopique, rempli de Bisounours (néologisme pour les 01 et postérieurs, qu’ils ne comprendront pas), vous n’êtes pas sans savoir que vos données valent de l’or. De plus, elles sont partagées par votre simple choix (en cochant oui sans lire les notices), par méconnaissance. Comme raconte l’adage, « tous les moyens sont bons » pour obtenir des informations ? Des câbles qui ressemblent à s’y méprendre à ceux qu’utilisent les propriétaires de téléphone sous Android ou IOS, et permettent leurs « piratages ».

    Phot et Kharéson, bras dessus, bras dessous s’en vont se croquer une toile, en ce début d’automne. Après quelques de minutes en voiture, au son de « Nous nous en allerons » de Renaud, il se stationne sur la place du 11 août, à Nogent-le-Rotrou. Sur la devanture s’affiche l’avant-première de « Mourir peut attendre », dernier opus de la série cinématographique « James Bond », où Daniel Graig (interprète l’agent secret pour la dernière fois) sort de sa retraite heureuse en Jamaïque… « ciné, mercredi », interroge malicieusement M Phot. D’un clin œil complice, Mme Kharéson répond à l’affirmative. Il faut dire que sans lui avouer, son mari a toujours été son héros. Mais ce soir, c’est madame qui sélectionne le film de la séance, ainsi son choix se porte sur « Serre-moi fort », de Mathieu Amalric.

    Daniel Craig est pour une dernière fois James Bond dans « Mourir peut attendre » de Cary Joji Fukunaga (2021). (Crédits : Danjaq, LLC and MGM. All rights reserved)

    Il est tout juste 20 h tandis que le couple s’engouffre dans une des salles du Rex. La nuit est tombée depuis bien longtemps lorsqu’ils sortent du cinéma. En prenant la direction de leur voiture, ils ressentent la fraîcheur du Perche. La clef tourne, la gordini ronronne, la radio annonce les informations de 23 h. Une entreprise nogentaise est en une des titres. « Mr Crocbec, dirigeant de la société Kloolly*, s’est fait pirater. Toutes ses données et ses codes d’accès aux secrets de sa firme volés à cause d’un câble de chargeur… », alerte la journaliste. Le bulletin d’information continue, mais la discussion prend le pas sur le bruit de fond de la radio.

    « Quoi, ce n’est pas possible », s’écrie M Kharéson

    « Qu’est-ce qui n’est pas possible », interrogea le conducteur.

    « Tu as entendu, un vol de données par un câble de téléphone, c’est hallucinant », s’horrifie-t-elle.

    « Non, c’est complètement hallucinant, j’espère que l’explication sera dans que le canard demain », assure M Phot

    Le bulletin d’information continuant, les résultats de football tombent. L’aficionado des verts est, malgré tout, satisfait du match nul dans le derby face à l’OL (Saint-Étienne — Lyon 1-1), Claude Puel déclare : « Je ne l’ai pas connu personnellement. Je l’ai affronté avec Monaco à une certaine période, car l’ASM et Marseille luttaient pour le titre. C’est un personnage de la vie française qui a eu plusieurs vies. Il a connu énormément de choses. Dans le football, il a su apporter à Marseille des années glorieuses qui ont marqué l’histoire de ce club. Son décès ne laisse pas indifférent le monde du football », conclut l’entraîneur des Verts.

    « Bernard Tapie est décédé », s’émeut-il.

    Le lendemain matin, l’herbe comme les rosiers rosifères se couvrent de perles. Également, présentes sur enveloppe du journal, elles gardent les nouvelles fraîches. La « Une » évoque la disparition de « Nanard », puis celle du piratage de la société Kloolly*. Un vrai sujet pour un film d’espionnage ou de science-fiction pense M Phot. Commençant sa lecture, il en tire la moelle pour pouvoir expliquer à madame. Il s’agit d’un câble O.MG USB-C, la chose la plus effrayante à propos de ceux-ci est que vous ne pouvez pas voir la différence entre un USB traditionnel ou un lightning et les O.MG. Plus déconcertant encore est que celui-ci peut permettre à un opérateur de dérober toutes les informations tapées par l’utilisateur et les transmettre par WI-FI. La nouvelle mouture dispose d’une connexion Lightning vers USB-C. Une puce capable d’enregistrer jusqu’à 650 000 mots de passe, ou toute autre information et peu les envoyer à un pirate via un réseau Wi-Fi local.

    David Bombal éduque les personnes qui visionnent sa chaîne YouTube à ne pas faire confiance à n’importe quel appareil, ni aucun câble. Chaque individu doit agir avec en tête la sécurité, car ils permettent d’exécuter des scripts sur des appareils (Android, IOS) et sont aussi des enregistreurs de frappe. (Crédits : capture YouTube)

    En 2019, le chercheur en sécurité surnommé MG le constitue dans sa version première USB-A. Il était susceptible, en établissant son propre réseau Wi-Fi, de permettre à un opérateur de récupérer l’intégralité des commandes du système sur lequel il était relié. En 2021, MG s’est attelé à un défi, que beaucoup pensaient impossible. Intégrer l’électronique dans la gaine d’un câble USB-C, beaucoup plus étroit que l’USB traditionnel. Le principe de fonctionnement reste le même. Ce dernier crée un réseau Wi-Fi local, auquel l’individu pourra se connecter via une simple interface web pour accéder à vos informations. Il doit être néanmoins relativement proche de sa cible, puisque la portée est estimée à un mille, soit mil six cent neuf mètres. Il suffit de se remémorer les périodes de confinement en France, où chaque être pouvait se déplacer dans un rayon d’un kilomètre autour de son domicile. La puce intégrée autorise de stocker du script, soit ce que la plupart des personnes nomment un programme informatique : des lignes de codes.

    Une capture d’écran fournie par MG, montrant l’intérieur d’un câble O.MG. (Crédits : MG)

    Il contient une commodité de geofencing afin de stopper le processus de l’accessoire en fonction de sa position. Cela permet notamment d’éviter une fuite accidentelle de données si le câble se balade dans la nature avec une fonctionnalité de suppression automatique des renseignements. « Parmi les autres améliorations, citons la possibilité de modifier le mappage du clavier ou de falsifier l’identité de périphériques USB spécifiques, par exemple en prétendant être un périphérique qui exploite une vulnérabilité particulière sur un système », explique Vice.

    « Je suis impressionné, c’est stupéfiant quand même ce qu’ils peuvent faire. Je suis sûr qu’il y a encore mieux, mais je ne préfère ne pas savoir. Ce qui est certain est que maintenant, je ferais plus attention à mon téléphone et surtout à mon câble », promet M Phot en regardant Séki se délecter se son thé matinal avec sa baguette moulée berd’huisiene.

    *Entreprise fictive

  • Un ransomware, qu’est-ce que c’est ?

    Un ransomware, qu’est-ce que c’est ?

    Les attaques par code malveillant ne faiblissent pas, que ce soit à l’étranger comme en France. Sept entreprises de l’hexagone, pour le mois de septembre 2021 sont les jouets de malversation : Annoncez-vous, Télécom Sud Paris par CoomingProject, La Martiniquaise par Blackmatter, Cromology et Champagnes Thiénot par Grief, puis Steel Projets par Everest. Si les rançongiciels sont de plus en plus présents, et redoutables quant à leurs méthodes, qu’est-ce qu’un ransomware ? Quels buts ? Quel fut le premier ?

    L’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) définit « un rançongiciel est un code malveillant empêchant la victime d’accéder au contenu de ses fichiers afin de lui extorquer de l’argent. La très grande majorité des rançongiciels a actuellement la capacité de chiffrer des fichiers stockés sur le réseau de la victime. » Ne pas confondre programme (malware) et code malveillant le premier est réservé aux logiciels, le second est un script qui profite des vulnérabilités des sites, dans l’intention de charger un programme malveillant.

    Ces lignes de code ont pour but d’afficher la date et l’heure en plusieurs formats sous Python. Il se loge et se cache dans divers endroits. Ainsi l’attaque trouve son vecteur dans un courriel, une connexion avec un équipement infecté (clé USB, câble…), navigation, fausse mise à jour, l’exploitation d’une vulnérabilité…(Crédits : mes exemples)

    L’agence du numérique en santé donne des conseils. En cas de bugs inattendus, de lenteur du système, d’un disque dur anormalement actif, des messages étranges , la désactivation des logiciels de sécurisation… elle préconise de déconnecter le poste, sans l’éteindre, et surtout d’avertir les techniciens et le responsable des SSI (sécurité des systèmes d’information).

    Le 1er mars 2021, l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) publiait un document qui faisait état de la menace. « La tendance à la hausse des attaques par rançongiciel à l’encontre d’organisations publiques et privées, identifiée depuis 2018, s’est à nouveau confirmée en 2020, tant à l’échelle internationale que nationale », alerte-t-elle. En effet de 2019 à 2020, c’est une augmentation de 255 % des offensives stipule l’ouvrage. Aucune discipline d’activité ni zone géographique n’est épargnée, bien au contraire. L’observation démontre un accroissement des assauts contre des collectivités locales, du domaine de l’éducation, du secteur de la santé et d’entreprises de services numériques.

    Comme le jour de marché, les marchands disposent leurs étalages. Dessus s’affichent les produits, leurs noms avec l’étiquette des prix. (Crédits : capture d’écran)

    Qui plus est lorsque « la rentabilité des attaques par rançongiciel, est bien supérieure à leur coût de mise en œuvre, explique la prolifération des groupes d’attaquants et laisse présager une constance, si ce n’est une hausse, de la menace liée aux rançongiciels dans les années à venir. » Pour les cibles, les coûts et dégâts causés sont multiples et variés. Ils peuvent être des pertes financières, d’exploitation, une atteinte à l’image, perte de clients, de données… il arrive parfois que la somme soit payée pour diverses raisons.

    Big Game Hunting, RaaS et double extorsion

    Les moyens choisis sont pléthores quand il s’agit d’infecter un terminal, mais trois se détachent. Le triptyque offensif affiche le Big Game Hunting, le ransomware-as-a-service (RaaS) et la double extorsion.

    Le premier est littéralement la chasse au gros gibier. Elles portent références aux associations de malfaiteurs derrière les ransomwares qui ne recherchent que des cibles majeures. Telles que les réseaux d’entreprises, multinationales, plutôt que de s’en prendre aux petits. C’est une façon de gagner plus d’argent des compagnies victimes, ayant beaucoup plus à perdre que des simples données de particuliers. Ce type d’attaque s’est intensifié en 2019, la plupart visant des fournisseurs de services gérés, des écoles américaines, des gouvernements locaux américains et, plus récemment, des entreprises plus grandes en Europe.

    Les opérateurs derrière le ransomware GoldenEye demandaient 300 dollars américains pour chaque terminal infectés. En France Saint-Gobain avait reconnu l’être. Un mois après l’affaire WannaCry, et les nombreux dégâts occasionnés à l’internationale comme dans l’hexagone, par exemple chez Renault à Douai. (Crédits : DR)

    Le ransomware-as-a-service (RaaS) a évolué depuis sa première apparition. Classiquement, il est un code malveillant qui crypte presque instantanément les données à l’aide d’un chiffrement RSA (initiales des inventeurs : Ronald Rivest, Adi Shamir et Leonard Adleman). Moyennant le paiement d’une somme d’environ 300 dollars, la clé de déchiffrement vous était envoyé. Ces deux campagnes d’attaques font évoluer la sécurité des systèmes d’information des diverses sociétés. La première NotPetya, puis celle qui est considérée comme la plus grande attaque par ransomware de l’histoire de l’Internet, WannaCry.

    Histoire de WannaCry

    Le 12 mai 2017, une attaque par d’une ampleur encore inconnue affectait plus de 200 000 victimes à travers le monde. Il est un « crypto-ver ransomware », qui a ciblé les terminaux exécutant le système d’exploitation (OS) Microsoft Windows en chiffrant les données et en exigeant des paiements de rançon en Bitcoin. « Il est considéré comme un ver de réseau car il inclut également un mécanisme de transport pour se propager automatiquement. » À travers le code de distribution, il recherche les dispositifs vulnérables, puis utilise l’exploit EternalBlue pour y accéder et enfin l’outil DoublePulsar (Backdoor ou porte dérobée de la NSA) pour s’installer et exécuter une copie de lui-même. À l’origine, il s’agirait, sans aucune confirmation de la performance du groupe nord-coréen Lazarus. Quid des correctifs ? Microsoft avait publié, deux mois auparavant, un correctif de sécurité contre cette vulnérabilité. Nombreux individus et organisations ont payé pour apprendre. En ne mettant pas régulièrement à jour leurs systèmes, ils ont été exposés à l’attaque. Comme l’écrit la journaliste Samantha Schwartz sur « Cybersecurity Dive ».

    La diffusion d’informations suite à une attaque par ransomware est de plus en plus fréquente, surtout quand les cibles n’acquittent pas la rançon. (Crédits : Capture d’écran)

    « La facilité avec laquelle une organisation criminelle peut franchir votre périmètre, quel qu’il soit, à notre époque, et accéder aux biens est bien plus simple que ce que même moi j’aurais pensé lorsque je travaillais dans la communauté des renseignements », déclarait Justin Fier directeur de la cyberintelligence et des analyses chez Darktrace. « Cela m’inquiète que nous soyons en 2021 et que ces mots sortent même de ma bouche pour vous », assurait-il face à Samantha Schwartz. Ils ne se contentent plus de chiffrés les informations, ils visent avant tout à les exfiltrer, les crypter (en laissant des preuves convaincantes de la présence de l’attaquant dans le réseau), puis vient l’extorsion. Enfin, lorsque les rançons demandées ne sont pas payées ou que la cible refuse, il y a publication des données volées sur l’Internet (Web, DeepWeb, DarkWeb…). Car le but premier des opérateurs est de gagner de l’argent, ce par n’importe quel moyen. Puis, les attaques dissimulent peut-être des opérations à finalités commerciales, d’espionnages, ou encore comme le NotPetya à finalité destructrice.

    À quand remonte le premier ransomware ?

    À peine un mois après la chute du Mur de Berlin, entre le 8 et le 12 décembre 1989, 20 000 disquettes 51/4 d’information sur le sida ont été envoyées depuis Londres en Europe, en Afrique, en Scandinavie, en Australie… Les destinataires sont des délégués d’un congrès mondial sur le virus du sida, qui s’est tenu à Stockholm en octobre 1988. La disquette contenait un questionnaire interactif sur ledit virus. À l’intérieur un programme pernicieux de type cheval de Troie, connu sous le nom de PC Cyborg. Il est conçu pour crypter des sections du répertoire racine du disque dur d’un terminal. Eddy Willems travaillait pour une compagnie d’assurance en Belgique, don patron lui demanda d’en vérifier la teneur. Il s’en saisit, l’insère dans le lecteur prévu à cet effet. Ce n’est que bien plus tard, qu’il remarque qu’« il y avait un message à l’écran me demandant de payer. Il me demandait d’envoyer 189 dollars à une boîte postale au Panama, sinon je ne pourrais plus utiliser mon ordinateur », raconte-t-il.

    L’information a été conté, le logiciel décortiqué, disséqué de fonds en comble par la revue Virus Bulletin de janvier 1990.
    Sur un document de vingt pages, les auteurs usent de l’ingénierie inverse ou rétro-ingénierie. (Crédits : Developpez.com)

    Il éteint l’ordinateur et emploie une disquette de démarrage pour le relancer. Il a constaté que ses répertoires étaient toujours là, mais qu’ils étaient cachés et que les dénominations des fichiers avaient été remplacés par des chaînes de caractères aléatoires. Heureusement, le contenu de ses fichiers n’était pas altéré, seules leurs appellations semblaient bizarres. « J’ai pensé : c’était du chiffrement. Mais c’était complètement ridicule. Le programme n’avait pas été créé par un vrai informaticien », dit-il. Le disque d’information contenait deux fichiers de programme, install.exe et aids.exe, écrits en QuickBASIC 3.0 et compilés de manière standard avec le compilateur fourni (v5.60) explique le rapport de 20 pages. Les forces de l’ordre remontaient vers le biologiste évolutionniste de Harvard, Docteur Joseph Popp. Arrêté pour avoir diffusé le virus informatique, et plusieurs chefs d’accusation de chantage, il avait été déclaré mentalement inapte à être jugé. Il meurt dans un accident de la voie publique le 27 juin 2006.

  • Passer une nuit blanche

    Passer une nuit blanche

    Cette expression est utilisée par ceux qui rentrent de soirée au petit matin, allant en cours ou au boulot, comme ceux qui ont un bébé ne faisant pas encore ses nuits. Mais quelle est son origine ? Peu usité, la formule « Il me snobe » dorénavant « il me ghoste » lorsque qu’une personne nous ignore, ne nous considérant pas assez bien pour lui, d’où vient-elle ? Ne pas déclarer tout ou partie de son activité est du travail dissimulé ou « travail au noir ». Puni par la loi, en connaissez-vous l’origine ?

    Replongeons-nous au moyen-âge. Afin de comprendre la société d’époque, il faut savoir qu’elle est divisée, comme aujourd’hui. « En s’ouvrant sur l’étude des profils des moines, des guerriers et des paysans, elle reprend la théorie médiévale des trois composantes de la société chrétienne : oratores, bellatores, laboratores », écrit Houari Touati (Approche des élites. Quelques réflexions de méthode. Hypothèses, vol. 4, no. 1, 2001, pp. 119-121).

    Elle comprend trois catégories. La première est celle des bellatores. Ils sont ceux qui combattent, soit les « nobles » (princes, seigneurs, chevaliers). Puis les oratores, ou ceux qui prient (les hommes d’Église). Puis, celle qui représente 80 à 90 % de la population, les laboratores, ou ceux qui travaillent.

    À l’origine, l’adoubement est un geste martial. Une passation d’un pouvoir. L’arme remise des mains du seigneur, ou accessoirement du père, l’éperon est fixé à la botte, la ceinture du glaive nouée comme une alliance, tout un cérémonial

    L’adoubement est une cérémonie octroyant le rang et les devoirs de chevalier, aux jeunes écuyers, après quatre années d’apprentissage. Une métamorphose sociale, un passage rituel où l’enfant noble devenait chevalier mais également un serviteur d’une cause, d’un idéal.

    Donc se croisent paysans, cerfs, gueux, seigneurs, chevaliers, abbés, moines, évêques, ménestrels, reines, souverains et autres personnages de l’histoire, comme les écuyers. Ces derniers sont à l’origine, des gentilshommes accompagnant un chevalier et porte son écu.

    De là, écuyer (du bas latin scutarius : soldat de la garde impériale qui portait un bouclier) a été employé comme titre pour un jeune homme qui se prépare à devenir chevalier par adoubement. La cérémonie est codifiée.

    Mais à partir du XIIᵉ siècle, le rite prend un tour sacré.

    (Crédits : WikiImages/Pixabay)

    Ils devaient se soumettre à un rituel : vêtus de blanc, les prétendants devaient prier toute la nuit. Au petit matin, une messe est organisée et l’épée de l’écuyer était bénie. Après avoir prêté serment sur l’évangile, avoir obtenu des armes, il reçoit l’accolade ou collée. Frappé aux épaules, à l’endroit de la nuque par la lame de son seigneur, il devient chevalier. À travers ce rituel, ils faisaient ainsi « nuit blanche », et prolongeaient, la fête battait son plein en l’honneur du nouveau chevalier.

    Du noble au snob

    Snob est la contraction latine de « sine nobilitate ». Elle s’écrivait sous l’égide romaine à l’origine « S.nob ». Car cette locution se libellait en face du nom des élèves plébéiens inscrits aux écoles, jusqu’alors réservé aux patriciens. Puis, au XIXe siècle, de grandes universités, telle Cambridge en Angleterre, usaient de ceci pour indiquer les individus dits « sans noblesse ». Selon Le Larousse, être noble se définit par une personne « qui appartient à une catégorie sociale par naissance ou décision des souverains et jouit de certains privilèges ». L’anoblissement par les rois de France est connu depuis le XIIe siècle. pour autant, elle est régie par des règles :

    • Par la possession
    • Par des Lettres d’anoblissement
    • Par l’exercice des emplois et charges militaires
    • Par l’investiture des fiefs de dignité

    Avec les premiers anoblissements spécifiés par un acte écrit, les rois de France se sont réservé le droit de créer la noblesse et d’ériger des fiefs en titre. Les derniers anoblissements en France datent du règne de Napoléon III. Ils sont consultables sur le Dictionnaire des anoblissements d’après les auteurs Henri Gourdon de Genouillac et Léonce Hallez-Claparède. Souvent, la personne qui vous snobe, et fait preuve de snobisme tend à imiter le comportement d’une classe sociale ou intellectuelle, sans y appartenir.

    Travailler au noir

    C’est un travail rémunéré exécuté en violation des dispositions législatives et réglementaires, sociales ou fiscales, régissant l’exercice d’une activité professionnelle, explique Le Larousse. La loi punit les personnes usant de femmes et d’hommes œuvrant au noir, d’ailleurs les délations sont encouragées, car rétribuées en France comme en Espagne.

    « À de maintes reprises dans l’histoire, les autorités ont poussé les citoyens à dénoncer leurs compatriotes pour, prétendument, défendre l’intérêt général. Une attitude largement alimentée par les crises, les guerres ou les attentats ». Quand on imagine que les puissants emploient des travailleurs « au noir », cela pourrait-être révoltant. Comme celui d’engager quelqu’un pour payer moins cher, et que cet artisan engrange de la menue monnaie, là n’est pas le sujet, ni le jugement. Tel un palindrome, nous remontons à nouveau au moyen-âge. Car l’origine de cette expression relève du douzième siècle. La tâche devait être réalisée seulement de jour, pour éviter de trop longues journées aux laboratores.

    La nuit tous les chats sont gris, car toutes les choses se ressemblent, il est alors difficile de les distinguer. (Crédits : Mumu’s Pictures)

    Mais au temps d’Aliénor d’Aquitaine, Reine des Francs (couronnée duchesse d’Aquitaine en la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, le 8 août 1137) ou de Blanche de Castille, Reine de France, certains seigneurs outrepassaient leurs droits. Pour fournir une œuvre bonne et loyale, le travail de nuit état interdit, les artisans devaient confectionner à la vue du public, afin de ne pas les tromper, et ainsi d’augmenter leur bourse de monnaie sonnante et trébuchante. Pour autant, quelques souverains exigeaient, à la nuit tombée, notamment en hiver que l’activité continue. Les pauvres bougres devaient alors se cacher et travailler dans le noir pour ne pas se faire repérer.