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  • Éruption du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai et Tsunami

    Éruption du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai et Tsunami

    Une alerte au tsunami a été déclenchée samedi 15 janvier 2022, dans l’ensemble des pays composant la fameuse « ceinture de feu du Pacifique ». L’origine de tout ce qui s’est passé est liée à l’île de Tonga où le volcan sous-marin est entré en éruption aux premières heures, samedi matin. Cela a provoqué et généré des alarmes au tsunami tout autour de l’océan Pacifique. En cause l’éruption du volcan sous-marin Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, mais sa première salve remonte au 20 décembre 2021.

    L’éruption majeure du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai ravive des tensions et provoque des alertes au tsunami de part et d’autre de la ceinture de feu du pacifique. Tout a commencé, cinq jours avant de fêter Noël, à 11 h 02, heure locale. Les habitants de la nation insulaire de Tonga, libéré de l’emprise coloniale britannique en 1970, ont été perturbés dans leur vie quotidienne par une série de fortes détonations. En regardant autour d’eux, les résidents ont rapidement repéré la source de l’explosion. Le volcan sous-marin de l’île de Tonga expulse des cendres s’élevant à 16 km ou 52 500 pieds dans l’atmosphère. Le panache issu est principalement blanc, ce qui évoque une présence majoritaire de vapeur d’eau.

    Hunga Tonga-Hunga Ha’apai est un énorme volcan d’environ 1800 m de haut et 20 km de large qui se cache sous les vagues.
    L’éruption violente 15 janvier a provoqué une onde de choc, littéralement, dans la moitié du monde. (Crédits : The Conversation)

    « Sur les quatre cheminées volcaniques connues qui ont produit des éruptions dans le passé, ce panache provient très probablement de la plus méridionale du groupe, représentant une éruption sous-marine peu profonde qui a fait surface », explique le géologue et volcanologue derrière la chaîne YouTube GeologyHub. Une pollution de l’air avait été détectée sur les îles Fidji, car l’explosion a éjecté, semble-t-il, au moins 9 000 tonnes métriques de dioxyde de soufre, relate le professionnel. « En raison de l’éruption volcanique qui a commencé lundi matin (20/12/21) à Tonga, il y a eu une émission continue de gaz et de cendres dans l’atmosphère environnante » souffle le ministère de l’Environnement fidjien.

    L’éruption de 2014 relie deux îles

    Le nom du volcan est composé de deux noms, car il est le trait d’union des deux îles, depuis son éruption en 2014. Le volcan se compose de deux petites îles inhabitées, l’orientale Hunga-Ha’apai et l’occidentale Hunga-Tonga, à 65 km au nord de Nuku’alofa, la capitale des Tonga. Depuis 1912, six éruptions distinctes se sont produites. Depuis l’année 1912, six éruptions distinctes sont survenues. Il y a huit années, la formation d’un cratère de 550 mètres de large qui a produit des coulées pyroclastiques est désormais la cause de la liaison des deux entités.

    Des images incroyables du volcan Hunga Tonga se répandent sur la toile. La vidéo de dix secondes propose de vivre une explosion en direct, sachant que le bruit est enregistré à travers un téléphone portable.. Des bangs soniques se sont propagés jusqu’à environ 760 km des îles Fidji.. (Crédits : MichaelFieldNZ/twitter)

    Au Chili, les autorités ont ordonné l’évacuation de la plupart des plages le long de ses plus de 4 000 kilomètres de côtes, des vagues de près de 2 mètres ont frappé le littoral. Le Los Angeles Times titre « Un tsunami frappe la côte californienne après l’éruption d’un volcan sous-marin ». Les vagues enregistrées en Californie vont de 7 centimètres à Alameda, en Californie jusqu’à 24 centimètres à Port San Luis, située à environ 300 kilomètres au nord de Los Angeles, dans le même État, selon le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Le bruit de l’explosion filmé à travers un smartphone est impressionnant, car diminué de ce que les personnes ont pu ressentir.

    La ceinture de feu du Pacifique s’emploie pour désigner l’alignement de volcans qui borde l’océan Pacifique sur la majorité de son pourtour, soit environ 40 000 kilomètres. (Crédits : DR)

    « Bien qu’elle soit importante ou assez explosive, elle ne va pas générer une activation de la “ceinture de feu du Pacifique” parce qu’elle n’est pas si importante ou explosive. Il faut rester calme et prêter attention aux avertissements émit par les autorités, car tant que le volcan sera en éruption, il y aura un risque de tsunami », martèle le directeur du département des travaux publics et de la géologie de l’UCT, le Dr Cristian Farías

  • Masque ou pas masque ?

    Masque ou pas masque ?

    Les débats font rage lorsque des personnes répondent à la question de l’utilité des masques depuis l’apparition à Wuhan du SARS-CoV-2, et le capharnaüm qui s’en suit sur les décisions qui semblent juste politiques depuis le mois de mars 2020. Les ministres de la Santé, comme Olivier Véran, commencèrent par dire qu’il n’y avait aucune pertinence à le porter. Puis le Premier ministre, Jean Castex, ordonne le port du masque dans les centres villes de France, soit dès qu’il existe un trottoir. Mais suspendu depuis le 14 janvier 2022 à Paris…

    Personne n’ose, ne s’aventure ou pis encore, ne sait quoi répliquer à la fameuse question dont la réponse, pourrait-être 42, quoique… Le masque est-il utile dehors, en intérieur ? Des « TikTokeurs » s’amusent par des vidéos courtes à nous interroger : « Pourquoi je dois porter un masque à l’extérieur, et l’enlever chez moi, mais je dois ouvrir mes fenêtres dix minutes toutes les heures, pour faire rentrer de l’air extérieur ? ». De la même manière, si selon les estimations de la sécurité routière on évalue à 20 % les accidents mortels dont la cause principale serait l’alcool. Alors 80 % des autres n’auraient consommé que de l’eau. Oui, c’est choquant comme exemple. C’est pourquoi il faut toujours faire attention à l’utilisation des chiffres, par les politiques, les intervenants lors d’émissions radiophoniques ou télévisuelles, sans oublier les journalistes. La seule consigne avoir les sources du protagoniste, et croiser par trois fois pour certifier ses dires.

    Voici les tailles et types des particules atmosphériques rencontrées par chaque personne sur Terre. (Crédits : Christophe Magdelaine/Notre Planète Info)

    Il faut partir d’un constat simple et primordial, nous sommes entourés de particules naturelles et d’origine anthropique. Puis, avoir à l’esprit deux faits numériques. Les Gouttelettes sont des particules de plus de 10 microns, quand aux Aérosols elles sont comprises entre moins de 5 à 10 microns. La taille des particules peut aller de 0,001 à 100μm. Les aérosols infectieux contiennent des micro-organismes. Selon l’institut national de recherche et de sécurité (INRS), un masque chirurgical est un dispositif médical (norme EN 14683). Il est destiné à éviter la projection vers l’entourage des gouttelettes (>10 microns) émises par celui qui porte le masque. II protège également celui qui le revêt contre les projections de gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis. « En revanche, il ne protège pas contre l’inhalation de très petites particules en suspension dans l’air », explique l’INRS. On distingue trois genres de masques chirurgicaux :

    • Type | : efficacité de filtration bactérienne > 95 % d’un aérosol de taille moyenne 3 µm
    • Type Il : efficacité de filtration bactérienne > 98 % d’un aérosol de taille moyenne 3 µm
    • Type IIR : efficacité de filtration bactérienne > 98 % d’un aérosol de taille moyenne 3 µm et résistant aux éclaboussures

    Les masques chirurgicaux doivent filtrer plus de 98 % d’un aérosol de taille moyenne 3 microns pour être qualifiés de type II. Donc il protège des gouttelettes de façon certaine, et une grande partie des aérosols supérieurs à 3 microns, mais pas complètement (il reste 2 %).

    Depuis la mi-décembre 2021, le bond de la part du variant Omicron parmi les cas testés positifs ne se traduit que dans des proportions très faibles en soins critiques.

    DREES

    Un masque dit FFP (filtering facepiece, littéralement « pièce faciale filtrante ») est un appareil de protection respiratoire (norme NF EN 149). Il est destiné à protéger celui qui le porte contre l’inhalation à la fois de gouttelettes et de particules en suspension dans l’air. Le port de ce type de masque est plus contraignant (inconfort thermique, résistance respiratoire) que le fameux chirurgical. Il existe trois catégories selon leur efficacité, qui est estimée en fonction de l’efficacité du filtre et de la fuite au visage.

    Ainsi, on distingue :

    • Les masques FFP1 filtrant au moins 80 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm (fuite totale vers l’intérieur < 22 %)
    • Les masques FFP2 filtrant au moins 94 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm (fuite totale vers l’intérieur < 8 %)
    • Les masques FFP3 filtrant au moins 99 % des aérosols de taille moyenne 0,6 µm (fuite totale vers l’intérieur < 2 %)

    La vraie question est la taille du SARS-CoV-2, ou Covid-19. Avec un diamètre compris entre 0,06 et 0,14 micron, sa dimension le rend quasiment insaisissable par lesdits masques, mais rappelons-nous qu’il est transporté par aérosols et gouttelettes. Pour autant, il n’existe à ce jour, aucune étude scientifique démontrant l’efficacité ni le contraire du bien fondé à les porter. Seuls les avis divergent comme retranscrit FranceInfo. « On explique aujourd’hui que lorsqu’on est à l’intérieur il faut aérer les pièces pour disperser les particules, donc on imagine bien que lorsqu’on est dehors, c’est l’aération maximale possible », explique le docteur Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital de Garches (AP-HP). Tandis que les passants interrogés sont plus enclins, par peur, par habitude, par confort, par certitude à le conserver. Seul bémol, nous prenons régulièrement exemple sur ceux qui nous gouvernent. Quoi penser du ministre de la Santé, Mr Olivier Véran qui pendant des conférences avec le Premier ministre, Jean Castex, retire son masque, le mets en boule, pour le glisser dans sa poche de pantalon, avant de le remettre. Le masque selon les directives du ministère de la Santé et des solidarités, doit être positionné, puis ne plus être touché, sinon, il devient contaminé et ne sers plus à rien. « Quelqu’un lui a dit ? », moquerait Jean-Marc.

  • REvil démantelé par la Russie

    REvil démantelé par la Russie

    Les États-Unis emploient les grands moyens face aux organisations derrière les ransomwares. L’affaire dite de Colonial Pipeline en mai 2021 avait mis le feu aux poudres. REvil était vendu en tant que Ransomware-as-a-Service (RaaS) sur les forums cybercriminels russophones par l’identité numérique « UNKN » depuis mai 2019. Début octobre 2021, un malfaiteur de REvil se savait recherché, car « le serveur est compromis » répondait-il. Il indiquait qu’il quittait la scène, avant qu’il soit trop tard.

    Le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie a annoncé ce vendredi 14 janvier 2022 avoir démantelé l’organisation de hackeurs REvil, sur demande des États-Unis. Il est considéré comme le groupe de cybercriminels le plus redoutable en manière de ransomware. « Il a été mis fin à l’existence de ce groupe criminel organisé », déclare le FSB dans son communiqué.

    426 millions de roubles, y compris en cryptomonnaie, 600 000 dollars américains et 500 000 euros, ainsi que du matériel informatique, des porte-monnaie en cryptomonnaie utilisés dans les méfaits et vingt voitures achetées avec l’argent obtenu de manière illicite. (Crédits : capture d’écran/YouTube/FSB)

    Le démantèlement fait suite à l’opération des services de sécurité (FSB) et de la police russe. Des perquisitions menées dans les villes de Moscou, Saint-Pétersbourg, les régions de Moscou, Leningrad et Lipetsk, répriment les activités illégales des membres d’un groupe criminel organisé. Au total, quatorze personnes et 25 adresses permettent la saisie de l’équivalent de 426 millions de roubles, soit environ 4,8 millions d’euros et 20 voitures de luxe, clôturant l’épilogue.

  • Ransomware: prison américaine paralysée

    Ransomware: prison américaine paralysée

    Lorsque la réalité dépasse la fiction, ce qui pourrait être tiré des séries Prison Break et Mr Robot, s’est véritablement déroulée. Le mercredi 5 janvier 2022, l’accès des visiteurs au Metropolitan Detention Center a été complètement suspendu, le pénitencier s’étant mis en sécurité. La cause est une infection par codes malveillants de type ransomware. Une situation précaire qui a obligé le centre carcéral américain à confiner tous ses détenus, sans libérations ni visites.

    Une prison du Nouveau-Mexique aux États-Unis a été visée par une attaque rançongiciel. Sans internet, avec des caméras et des portes automatiques hors service, le fonctionnement du centre de détention est dégradé, et les détenus ont été confinés par mesure de sécurité. « Le comté de Bernalillo poursuit son évaluation du ransomware suspecté d’avoir été découvert sur les systèmes du comté de Bernalillo. Le comté a mis hors ligne les systèmes concernés et a coupé les connexions réseau. La perturbation s’est probablement produite entre minuit et 5 h 30 », ont déclaré les responsables du comté dans un communiqué de presse mercredi 5 janvier 2022. Ils informaient les administrés que :

    • Les services d’urgence et de sécurité publique sont pleinement opérationnels
    • L’admission et la libération des détenus du Metropolitan Detention Center (MDC) sont opérationnelles. Il n’y a pas de visites jusqu’à nouvel ordre
    • Le service de santé est pleinement opérationnel
    • Tous les centres communautaires resteront ouverts comme prévu
    • Les services de planification et de développement continuent d’accepter les demandes de permis
    • Le bureau du trésorier accepte les paiements via son portail en ligne, dans les boîtes de dépôt et dans toutes les succursales de la Rio Grande Credit Union

    Une personne qui devait être libérée ce mercredi n’a pas pu l’être à cause de la panne, écrivaient les avocats. Le comté soupçonne que plusieurs bases d’informations du MDC soient corrompues, qui plus est celui contenant les rapports sur des incidents (bagarres, l’usage de la force et les viols…) ainsi que le système utilisé pour stocker les données relatives aux comptes d’économat des détenus, révèle Source NM. Ainsi, ils ont déposé un avis d’urgence en ce sens

    L’arbre qui cache la forêt

    C’est parce qu’elle est située dans le même comté que la prison fut touchée. Les bâtiments gouvernementaux, ainsi que les bureaux publics ont été clos mercredi dans les villes d’Albuquerque, Los Ranchos et Tijeras après qu’une attaque par ransomware ait paralysé le réseau informatique étatique de Bernalillo. Bien que tous les sites Web du comté soient hors services, les dirigeants indiquaient que « les citoyens pouvaient effectuer le paiement de leurs impôts via le site Web du secrétariat du trésorier, qui utilise un portail en ligne distinct »… Les systèmes informatiques et les bureaux publics « devraient rester fermés jeudi et pendant le reste de la semaine », le temps nécessaire pour que les responsables puissent faire face aux conséquences de la cyberattaque. Ils ne sont pas encore rétablis.

    Le nom de la souche de ransomware qui a infecté les systèmes du comté de Bernalillo, comme ci-dessus la ville d’Albuquerque est actuellement inconnue, ainsi que d’autres détails techniques tels que la façon dont les malfaiteurs ont pu accéder aux systèmes du comté. (Crédits : El Sun/Pixabay)

    Elle rejoint désormais une liste restreinte de villes américaines qui ont été touchées par des attaques de ransomware, une liste qui comprend Atlanta, Baltimore, Denver, Knoxville, La Nouvelle-Orléans et Tulsa. Une situation similaire se déroule en France, les collectivités territoriales et certaines administrations sont purement et simplement ciblées par ces offensives dévastatrices, notamment les hôpitaux. « Si les hôpitaux français sont attaqués, c’est parce que c’est facile : leur sécurité est nulle », affirmait Guillaume Poupard, le directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), en septembre 2021 lors du forum international de cybersécurité, ajoutant que « la situation semble toutefois s’améliorer ».

  • Ransomware: Démantèlement d’un serveur « VPN » en Ukraine

    Ransomware: Démantèlement d’un serveur « VPN » en Ukraine

    Le Service de sécurité de l’Ukraine (SSU) a établi que des compatriotes ont créé un serveur pour « pirates » informatiques, et qui ont pu ainsi dérobé, selon les estimations plusieurs millions de dollars, ce à une cinquantaine d’entreprises étrangères. Une collaboration entre l’entité ukrainienne, la cyberpolice et leurs partenaires américains comme britanniques a mené une opération spéciale de grande envergure pour éliminer un serveur pirate sophistiqué. Des enquêtes visant à déterminer et à poursuivre toutes les personnes impliquées sont en cours.

    À l’aide d’un logiciel malveillant de type ransomware, les individus identifiés cryptaient les données d’entreprises. Pour en recouvrer l’accès, ils exigeaient des victimes, une rançon. Au final, plus d’une cinquantaine de compagnies situées en Europe et aux États-Unis furent touchées. Selon le communiqué, « les coûts s’élèveraient à plus d’un million de dollars américains. » Le pot aux roses, que représente les activités de l’organisation criminelle a été découvert par des espions de la cyberpolice, en collaboration étroite avec le quartier général de la police nationale, des agents de la SBU et d’autres des forces de l’ordre du Royaume-Uni et des États-Unis.

    Un VPN d’un autre genre

    Contrairement aux utilisations du VPN de tout un chacun, ceux du groupe offraient des prestations bien plus larges. Ils permettaient notamment le téléchargement immédiat de « virus » informatiques, de logiciels espions et de pléthores d’autres lignes de codes malveillants, via leur plateforme d’échange. Une sorte de Peer-to-peer un peu spécial, mis en place par et pour des opérateurs malveillants.

    Pour légitimer les fonds générés par cette activité illégale, les auteurs présumés ont effectué des transactions financières complexes en employant de faibles services en ligne, y compris ceux interdits en Ukraine, révèle le SSU. De nombreux téléphones, cartes bancaires, argents ont été saisi. (Crédits : Service de sécurité d’Ukraine)

    Le service jouissait d’une popularité conséquente parmi les membres de groupes internationaux de hackeurs. Par exemple, l’infection d’institutions étatiques et commerciales pour collecter des renseignements confidentiels, propager un ver qui crypte les données stockées sur un système d’information et exige de l’utilisateur une rançon pour obtenir la clé de déchiffrement. Mais aussi des attaques par déni de service, ou DDoS pour paralyser le fonctionnement des systèmes, etc.

    Blanchir l’argent sale

    La tête présumée de l’organisation dudit groupe, un Chinois de 36 ans, a mené, avec sa petite amie et trois de ses connaissances, des cyberattaques contre des entreprises étrangères. Lors de neuf perquisitions dans les résidences des auteurs supposés, comme dans leurs automobiles, du matériel informatique, des téléphones portables, des cartes bancaires, des clés USB et trois voitures ont été saisis.

    Le service était exploité à partir d’ordinateurs domestiques et, pour éviter d’être tenus responsables de leurs activités illégales, ils se déguisaient sous différents noms sur le Darknet, explique les autorités. Ci-dessus un des véhicules saisit par les forces de l’ordre. (Crédits : Service de sécurité d’Ukraine)

    Les autorités ont établi « que l’un des suspects avait été renseigné par les services répressifs d’autres pays. Ainsi, l’auteur a recouru un virus pour obtenir les données des cartes bancaires des clients de la banque britannique. Le criminel utilisait l’argent des victimes pour acheter des biens dans des boutiques en ligne et les revendre ensuite. » Les enquêtes se poursuivent pour identifier, appréhender et traduire devant la justice les auteurs présumés en vertu de l’article 3 du Code pénal ukrainien (art. 361, art. 361-2 et art. 209).

  • Vingt-cinq Tesla télécommandées à distance

    Vingt-cinq Tesla télécommandées à distance

    Le rêve de toute personne, avoir une voiture à taille réelle télécommandable. Mieux encore, comme la célèbre coccinelle de Walt Disney, dans « Un amour de coccinelle » en 1968, une automobile vivante. Il aura fallu attendre 2022 pour que cela soit possible, grâce à David Colombo, pas de lien de parenté avec l’inspecteur du même nom. C’est une histoire à la fois stupéfiante et effrayante, d’un jeune homme de tout juste dix-neuf qui de chez lui intervenait sur des commandes et fonctions des voitures Tesla.

    Non, ce n’est pas un canular, ne vous pincez pas, ce n’est pas la peine, en plus ça fait mal. Le spécialiste en sécurité informatique du nom de David Colombo a réussi à opérer sur des Tesla situées à l’autre bout du monde. Il pouvait, par exemple, démarrer le véhicule sans que le propriétaire comprenne comment cela est possible, et bien d’autres encore. Heureusement, il n’est pas du côté obscur de la force. Le jeune homme de 19 ans est un individu qualifié de White Hat. De ce fait, il a immédiatement alerté les médias pour que l’information soit diffusée avant qu’un être malveillant ne fasse la même chose.

    Le fondateur de colombo_tech expliquait qu’il pouvait contrôler à distance 25 Tesla dans 13 pays. Le fantasme s’arrête là. « je ne peux pas intervenir sur la conduite d’une personne (à part lancer la musique au volume maximum ou faire clignoter les feux) et je ne peux pas non plus conduire ces Tesla à distance », gazouille-t-il. (Crédits : capture d’écran/Twitter)

    Attachez vos ceintures, David Colombo a pu verrouiller et déverrouiller la voiture, baisser les fenêtres, démarrer sans la carte ou encore désactiver le système de sécurité dans sa globalité. Il peut savoir si un individu se trouve à l’intérieur du véhicule. Dans une interview, accordée à Bloomberg, David Colombo a fourni des captures d’écran et d’autres documents relatifs à ses recherches, identifiant le fabricant du logiciel et donnant des précisions sur les vulnérabilités. Il a demandé que ne soit pas publié de détails, tant qu’un correctif n’a pas vu le jour.

    Il ne s’agit pas d’un « contrôle total à distance », c’est-à-dire la possibilité de contrôler à distance la direction, l’accélération et le freinage.

    David colombo. twitter

    Bloomberg confirme que tout est vrai après lecture et vérification. Selon les premières informations, le jeune homme aurait utilisé des API vulnérables présentes dans d’autres applications que celle de Tesla, installées dans le téléphone des détenteurs desdits véhicules. « Ce n’est pas une vulnérabilité de l’infrastructure de Tesla. C’est la faute des propriétaires. » Il affirme avoir été en contact avec des membres de l’équipe de sécurité de Tesla, ainsi qu’avec le fabricant du logiciel tiers. Cette découverte met en exergue les risques liés à l’utilisation naïve de l’Internet des objets (IoT), où tout, des automobiles aux réfrigérateurs, est connecté en ligne — et devient donc potentiellement vulnérable aux menaces de piratage. « Il suffit de ne pas connecter les objets critiques à l’internet, déclare-t-il. C’est très simple. Et si vous devez le faire, assurez-vous qu’il est configuré de manière sécurisée »

  • Hôpitaux espagnol et italien attaqués

    Hôpitaux espagnol et italien attaqués

    En Espagne, comme en Italie, les cliniques, hôpitaux qu’ils soient publics ou privés peuvent être la cible d’opérations malveillantes informatiques. C’est le cas pour celui de la commune de Lucena, en Andalousie, mais aussi le centre médical ASL Napoli 3 sud, qui affichait sur sa page Facebook, un message indiquant le dysfonctionnement de ses systèmes d’information suite à une attaque en date du 8 janvier 2022. Sur la péninsule ibérique, celui appartenant à la société Amaveca Salud serait victime d’un ransomware.

    L’Azienda Sanitaria Locale Napoli 3 Sud (unité sanitaire locale de Naples 3 Sud) a été victime d’une agression informatique. Des opérateurs auraient mis à mal les systèmes d’information entraînant la suspension des services essentiels. Le centre couvre toute la population du sud de Naples, telle que celles des régions de Stabiese et de Nolana. Le message affiché sur leur page Facebook présente des excuses aux utilisateurs « pour toute perturbation de nos systèmes informatiques due à une réclamation que nous sommes en train de résoudre afin de rétablir les opérations dès que possible ».

    « Ils ont attaqué notre système informatique, nous nous excusons auprès des citoyens », souligne le directeur général, Gennaro Sosto de l’Asl Na3. Une plainte a été déposée, une enquête a été ouverte pour découvrir qui est à l’origine de cette offensive. (Crédits: Capture d’écran/Facebook)

    Consécutivement, à cette infection dont il ne faut attendre de rétablissement avant quinze jours insistent les autorités, la direction stratégique de l’Asl Napoli 3 Sud a « ordonné, à partir du 11 janvier 2022, la suspension des activités d’hospitalisation programmées tant médicales que chirurgicales, dans tous les hôpitaux de l’entreprise. » Toujours en Italie, l’ULSS6 Euganea de Padoue connaît un épilogue tragique, à savoir la publication des données exfiltrées par les opérateurs derrière LockBit 2.0 prévue pour le 15 janvier 2022.

    Attaque de l’hôpital de Lucena

    L’hôpital central de Lucena en Andalousie a subi une infection de ses systèmes d’information, relate le communiqué de presse. L’équipe de réponse au cyberincident travaille depuis sa découverte sans relâche. À ce jour, il a été possible de détecter une fuite de données, dont l’ampleur reste à déterminer. La note souligne également que « depuis le début de son activité, l’hôpital a mis en place toutes les procédures et mesures de sécurité nécessaires pour protéger l’un de ses actifs les plus importants : l’information. […] Malgré les mesures décrites ci-dessus, ce cyberincident s’est produit, ce qui, grâce aux actions rapides prises, n’a pas compromis le fonctionnement normal du centre, qui continue à se concentrer sur les soins de ses patients ».

    Au-delà du respect des exigences légales, elle dispose d’un service externe pour répondre aux incidents de sécurité, en plus de la figure du délégué à la protection des données, ce qui n’a pas empêché l’attaque. De nombreuses informations sont exfiltrées. (Crédits : Capture d’écran)

    Amaveca Salud informe également que « le travail d’analyse médico-légale, qui est en cours, ne nous permet pas encore de conclure les détails exacts de la quantité et des types de données volées, cependant, dès que cette analyse sera terminée, nous rapporterons en détail la portée finale ». Une victime de plus du ransomware « Vice Society ».

  • Trempez-la dans l’huile, trempez-la dans l’eau… (fin)

    Trempez-la dans l’huile, trempez-la dans l’eau… (fin)

    Elles parlent à mots cachés des us et coutumes des siècles passés, les comptines, mais pas seulement. Comme la capoeira, art martial afro-brésilien qui aurait ses racines dans les techniques de combat des peuples africains du temps de l’esclavage, les comptines permettaient à leurs auteurs de conter de manière explicite le comportement et de moquer les grands de ce monde. Il était un petit navire raconte les pérégrinations d’un mousse… qui échappe à la mort grâce à une prière et des milliers de petits poissons.

    Elles doivent être lues avec le contexte de l’époque. « Il était un petit navire » commence joyeusement, puis rapidement l’histoire se gâte. « Au bout de cinq à six semaines. Les vivres vin, vin, vinrent à manquer. Ohé, ohé… On tira z’à la courte paille. Pour savoir qui, qui, qui serait mangé ». Oui, sur un air gai et entraînant, elle raconte le récit d’un jeune mousse qui doit être mangé par l’équipage pour les sauver. Ils réfléchissent à la manière de le préparer, pendant qu’il prie la Vierge Marie sa patronne. Des milliers de petits poissons sautent dans le navire, épargnant l’enfant au dernier moment. Traitant de la souffrance sociale entre le XVIIe et le XIXe siècle. Car le « mousse, page ou garçon, est un jeune matelot qui sert de valet aux gens de l’Équipage. » Assimilé au matelot, dès l’embarquement, le mousse basculait donc dans le monde adulte, explique Thierry Sauzeau.

    À la pêche aux moules

    Une autre chanson enfantine qui peut prêter à confusion. « À la pêche aux moules » conte le voyage d’une jeune femme ou fille à la ville, venant de la campagne avec un panier rempli de victuailles, semble-t-il. Par ce voyage, elle apprend à ses dépens que certaines personnes manquent cruellement d’éducation, de savoir-vivre ou savoir-être.

    A la pêche aux moules, moules, moules
    Je ne veux plus y aller maman
    Les gens de la vile, vile, vile
    M’ont pris mon panier maman
    Les gens de la vile, vile, vile
    M’ont pris mon panier maman

    De prime abord, il s’agit d’un simple panier, sauf que la comptine date du XVIIIe siècle. À cette époque l’objet convoité, selon Le Littré, à comme signification le « jupon garni de baleines, qui soutenait la robe des femmes. » La lecture change alors de sens, « Ils vous font des caresses. Et des p’tits compliments. » Cette comptine met en garde les jeunes filles se rendant naïvement en ville, quand les jeunes garçons n’en veulent qu’à leur panier, sans en éprouver la valeur.

    « Ah ! vous dirai-je, maman, ce qui cause mon tourment ? Depuis que j’ai vu Lysandre, me regarder d’un air tendre ». Cette comptine est connue dans le monde entier. Cùng quây quần en vietnamien, en anglais, Twinkle, Twinkle, Little Star, Três galinhas a cantar, en Portugais (Crédits : Altamir Lavoratti/Pixabay)

    Nous n’irons plus au bois

    La majorité des comptines pour enfants ont été créées au XVIIIe siècle. Le second sens est ignoré. Les colporter était une façon de braver les interdits de l’Église, prégnante avant la loi de Séparation des pouvoirs et du culte en 1905. La comptine « Nous n’irons plus au bois… » a été conçue pendant la période de Noël 1753. Mais l’histoire remonte soixante-dix ans en arrière. Louis XIV signe l’ordonnance du 20 avril 1684 qui renforce les pouvoirs de la police et instaure le délit de prostitution. Mais après sa mort du Roi Soleil, le jeune Louis XV qui n’a que cinq ans, la régence du royaume est confié au duc d’Orléans. Sous l’influence de Jeanne-Antoinette Poisson, épouse du fermier général Le Normand d’Etiolles plus connue sous le patronyme de Madame de Pompadour, maîtresse-en-titre du Roi Louis XV, cette chanson verra le jour

    Lauriers, sacrés rameaux qu’on veut réduire en poudre, vous qui mettez sa tête à couvert de la foudre…

    Horace ACTE V Scène III

    Mais également face à une épidémie de maladies vénériennes, la médecine n’était pas à son évolution actuelle. Dans la comptine, l’auteure explique que « les lauriers ont été coupés ». Ces personnes se prostituaient dans les bois de Versailles, avant d’en être chassées. Les branches de cet arbre semblaient selon les écrits protéger de la foudre. C’est pour cela que les maisons dites closes ou de prostitution arboraient des lauriers au-dessus du fronton de la porte.

    Loup y es-tu ?

    Mettons-nous à la place de l’enfant, avec son innocence, que les adultes devraient de temps à autre reprendre. La comptine sert de base à un jeu, entre plusieurs minots et un adulte. Ce dernier se cache derrière un buisson, un meuble… Les enfants chantent et attendent la réponse du loup.

    Promenons-nous dans les bois,
    Pendant que le loup n'y est pas.
    Si le loup y était
    Il nous mangerait,
    Mais comme il y est pas,
    Il nous mangera pas.
    Loup, y es-tu ? Que fais-tu ? M'entends-tu ?

    Le loup répond qu’il met sa chemise, sa culotte, ses chaussettes… La culotte sous la révolution était un vêtement se portant au-dessus de tout autre. Il s’apparente (de loin) au pantacourt, car au XVIIIe siècle, chez les hommes, elle descend alors jusqu’aux genoux. À la fin de la comptine, l’adulte sort de sa cachette et vient ravir, au sens propre comme au figuré, les enfants, en les mangeant de baisers ou bisous. Prêtez attention aux parents jouant avec leurs chérubins dans les parcs de vote ville, ces petits chenapans tentent après une course folle et effrénée de devancer le père ou la mère… fréquemment le parent prend dans ses bras sa progéniture, le couvrant de baisers bruyants. Les comptines sont comme les films de Disney, avec des sens différemment compris en fonction de l’âge du public.

  • Arrestation digne d’un film d’espionnage

    Arrestation digne d’un film d’espionnage

    C’est un nouveau film qui pourrait naître, ou bien un volet de la plus célèbre série cinématographique « James Bond 007 ». Car c’est un chapitre qui s’ouvre après l’arrestation et l’extradition de Wladislav Klyushin. Le 21 mars 2021, un homme est emprisonné à Sion en Valais. Selon son avocat, cette personne séjournait en Suisse avec sa famille pour des vacances au ski. L’Office fédéral de la justice l’arrête et lui ordonne à la garde à vue. Son extradition est décrétée le 24 juin et exécutée le 18 décembre. Son procès a commencé lundi 3 janvier 2022.

    Le 13 décembre 2021, le Tribunal pénal fédéral suisse a rejeté le recours de Vladislav Klushin contre la décision de l’extrader vers les États-Unis. Selon l’homme d’affaires russe, l’affaire a pour but de « le coincer pour des accusations de délit d’initié forgées de toutes pièces ». Mercredi 5 janvier 2022, un homme comparaissait au sein d’une cour américaine au Massachusetts, présidé par la juge Marianne Bowler, pour entendre sa mise en accusation sur des faits de délits d’initié, qu’il nie. Les co-accusés sont Ivan Ermakov, Mikhail Vladimirovich Irzak, Igor Sergeevich Sladkov et Nikolai Rumiantcev sont toujours pourchassés pour être traduits devant la justice américaine. La pression monte d’un cran sur les Cosy Bear avec l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche, souligne 24Heures. Selon Oliver Ciric, avocat de Vladislav Klushin le président démocrate voudrait se venger.

    L’avis de recherche contre le hacker présumé Ivan Yermakov, qui travaille pour Vladislav Klyushin dans la société M-13. Il est un gros poisson dans le milieu de l’espionnage. La justice américaine indique qu’il a le grade d’officier dans l’unité 26165 au sein du GRU. (Crédits : DR)

    Les personnes dites « initiées » sont celles susceptibles de détenir des informations confidentielles à titre professionnel (L. 465-1 du Code monétaire et financier). Au-delà de cette affaire de fraude boursière, il pourrait cependant fournir des infos très importantes, notamment sur l’ingérence russe supposée dans l’élection de 2016 ainsi que d’autres opérations de renseignement, déclarent d’anciens responsables américains à CNN. Des dirigeants à la retraite du ministère de la Justice et de la Sécurité intérieure affirment que cela porte un intérêt majeur. Car, ils évoquent une interaction étroite entre la société de cybersécurité de Vladislav Klyushin, basée à Moscou, et le gouvernement russe, ainsi qu’une relation présumée de Klyushin avec un ancien officier du renseignement militaire du GRU.

    Recherché depuis 2019

    L’homme était recherché, poursuivi depuis 2019. Il semblait se dérouler le jeu du chat et de la souris. Des Américains auraient tenté de le pourchasser dans le sud de la France dès 2019. Les Britanniques échouaient à Édimbourg, en 2020. En mars 2021, c’est la Suisse « neutre » qui met la main sur Wladislav Klyushin. Il est le premier directeur général adjoint de la compagnie M-13 basée à Moscou, entreprise qui conseillerait les autorités. Selon l’acte d’accusation, le site de M-13 indiquait que les « solutions informatiques » de la société étaient utilisées par « l’administration du président de la Fédération de Russie, le gouvernement de la Fédération de Russie, les ministères et départements fédéraux, les organes exécutifs régionaux, les sociétés commerciales et les organisations publiques ».

    Il a reçu des mains de Vladimir Poutine, la médaille de l’Ordre d’Honneur. la médaille de l’Ordre d’Honneur. Il est décerné aux citoyens russes en récompense d’accomplissements ayant mené à une amélioration des conditions de vie dans le pays, ou pour services rendus. (Crédits : DR)

    Les quatre Russes accusés y travaillent tous, selon le document de la justice américaine. L’arrestation de Klyushin est potentiellement un trésor inestimable, voire une « mine d’or », considère l’expert en sécurité Christopher Krebs. « S’il cède, il pourra peut-être confirmer les thèses des services secrets sur l’influence de la Russie sur les élections de 2016. S’il ne coopère pas, sa condamnation pourrait servir d’exemple », déclarait Christopher Krebs à CNN.

    Jeu de poupée russe

    Le gouvernement américain n’a pas publiquement relié Klyushin à la supposée ingérence russe dans l’élection de 2016, menant à la victoire de Donald Trump. Mais l’un des coaccusés de Klyushin dans l’affaire de fraude boursière est Ivan Ermakov, est un ancien officier de la Direction principale du renseignement russe. Le président de la Russie, Vladimir Poutine a été directeur du FSB. « Lorsque quelqu’un comme lui a été arrêté, toute opération dont il aurait eu connaissance devient immédiatement suspecte du point de vue du contre-espionnage », a déclaré Holden Triplett, un ex-haut fonctionnaire du FBI basé en Russie à CNN. « Tout ce qu’ils ont touché est maintenant sous le microscope ».

    Les deux candidats, Donald Trump et Hillary Clinton à la primaire républicaine de 2016, avant le drame. 26 165 est le numéro qui désigne la redoutable section d’État chargée des attaques informatiques contre des institutions et des tiers. L’agent Ivan Yermakov agirait pour le compte de l’organisation nommée Fancy Bear ou Cosy Bear. (Crédits : AFP)

    Le fait d’armes mondialement connu d’Ivan Ermakov se déroulait de 2015 à avril 2016. Cozy Bear, ou APT29 est suspecté d’être impliqué dans le piratage du Comité national démocrate en lien avec l’Ingérence russe présumée dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Cozy Bear s’était infiltré dans le parti démocrate depuis l’été 2015, mais c’est en avril 2016 qu’un autre groupe appelé Fancy Bear aurait piraté également le parti de manière indépendante. Il aurait donc participé à l’infection pour soutirer des documents des serveurs du parti démocrate aux États-Unis. Ainsi près de 30 000 courriels sont alors jetés en pâture sur les réseaux sociaux, comme Hillary Clinton est éclaboussée. L’acte est toujours considéré aux États-Unis au même degré qu’une tentative de la part du Kremlin d’influencer le processus électoral. De plus, l’organisation Cozy Bear est accusée par les autorités de renseignement canadiennes (CST), américaines (NSA) et britanniques (NCSC) de différents essais d’exfiltration, qui seraient survenus en juillet 2020, sur le développement d’un vaccin contre le SARS-CoV-2, provocant le Covid-19.

  • Ransomware: Clinique sous perfusion

    Ransomware: Clinique sous perfusion

    Dans la nuit de jeudi 6 à vendredi 7 janvier 2022, une attaque informatique a touché le Pôle Santé Léonard de Vinci à Chambray-lès-Tours. Peu après minuit, les équipes soignantes n’ont plus eu accès aux dossiers de leurs patients. Cette dernière n’est que la confirmation que les opérateurs ne connaissent pas le scrupule, faisant feu de tous bois. Le dysfonctionnement des systèmes d’information conduisait la clinique privée à interrompre son activité, qui couvre notamment les urgences du sud de Tours.

    Ce genre d’attaque est devenue légion, car les centres hospitaliers de Rouen, Arles, Dax, Oloron-Sainte-Marie entre autres subissaient en 2021 des attaques de type ransomware. La situation est restée « difficile » dans cette clinique après un « incident faisant suite à une cyberattaque », commentait vendredi la directrice générale du CHRU (Centre Hospitalier Régional et Universitaire), Marie-Noëlle Gérain Breuzard, Tous les accès aux outils informatiques étaient coupés pendant cette période et « dans l’urgence il a été décidé de fermer les urgences, d’annuler toute chirurgie non urgente et de déprogrammer les chimiothérapies d’aujourd’hui », a indiqué dans un mail Séverine Lissandre, la présidente du comité médical d’établissement, consulté par France 3 Centre-Val de Loire. Sur sa page web, l’institution prévient que les pré-admissions en ligne ne sont pas disponibles. Il propose des coordonnées téléphoniques pour l’effectuer, ainsi que pour la maternité.

    L’affichette informait tous individus se rendant aux urgences du CHRU de Chambray-lès-Tours, de la condamnation du service ce vendredi matin 7 janvier 2022. Les personnes sont envoyées vers un autre établissement de la commune au sud de Tours, l’hôpital Trousseau. (Crédits : Chadi Yahya/Radio France)

    En conséquence, la quasi-totalité des interventions a dû être annulée, soit une centaine d’actes prévue vendredi annonçait France Bleu. Comme dans toutes attaques par codes malveillants, le retour à la normalité peut prendre plusieurs jours, semaines voire des mois entiers. La société SIPA-Ouest-France dans la nuit du 20 au 21 novembre 2020 avait été victime d’un Rançongiciel. Le groupe Egregor revendiquait l’agression. Concernant le CHRU de Chambray-lès-Tours, le programme opératoire de ce début de semaine promet d’être réduit informe la Nouvelle-République, ajoutant que seules les opérations orthopédiques, les complications opératoires ou les poses de chambres implantables devraient être maintenues.