Le site du ministère israélien de la Santé a fait l’objet d’une attaque informatique ce dimanche 17 juillet 2022, revendiquée par le groupe pro-Iraniens, Altahrea Team. Elle est la dernière d’une série d’attaques contre des infrastructures cruciales dans le pays. Un mois après celles perpétrées contre Israel Electric Corporation, plus grand fournisseur d’électricité dans les territoires occupés, Dorad Energy Ltd, qui distribue l’énergie, et le fournisseur de solutions techniques Reali Technologies ltd. Ces trois derniers par les opérateurs derrière Moses.
Après plusieurs heures de perturbation, « le site web a retrouvé sa pleine activité », indiquait le ministère lundi 18 juillet. L’attaque revendiquée par Altahrea Team découlerait des frappes de Tsahal dans la bande de Gaza ce week-end et du soutien israélien aux sanctions contre l’Iran, explique Times of Israël. La cyberattaque serait du type DDoS selon les informations de J-Wire.
La semaine dernière, Altahrea Team affirmait avoir attaqué jeudi 14 juillet 2022, le site Web de la municipalité de Jérusalem ainsi que celui de l’entreprise de défense Rafael Advanced Defense Systems Ltd. Altahrea Team a revendiqué une attaque lundi contre le site Web de la commune de Tel-Aviv. (Crédits : capture d’écran)
Les suppositions de l’origine de l’attaque restent des supputations. Les griefs du groupe pro-iraniens seraient d’une part les sanctions contre l’Iran qui selon les opérateurs « tuent des milliers de personnes en bloquant l’arrivée de médicaments et de vaccins COVID-19 », et d’autre part le soutien à l’Ukraine dans le conflit armé russo-ukrainien. « Vous êtes désormais dans notre ligne de mire », écrivait l’organisation. Le ransomware Moses lors de l’attaque informatique contre Israeli Power Companies laissait le même genre de message : « Nous vous surveillons depuis de nombreuses années, à chaque instant et à chaque étape. Ceci n’est qu’une partie de notre surveillance de vos activités grâce à l’accès aux caméras de vidéosurveillance du pays. Nous l’avions dit, nous allons vous frapper alors que vous n’auriez jamais imaginé… »
Titre contemporain, car le 17 juillet 1922, la ville de Paris se déterminait à construire 1 830 logements à bon marché, mais les demandes comptées émanant de personnes sans logis atteignait 18 000. Si le nom de HLM (habitat à loyer modéré) n’évoquait rien il y a cent ans, l’Office municipal des habitations à bon marché de la ville de Paris, non plus. Sauf que le problème n’est à priori toujours pas solutionné. La loi du 23 décembre 1912 réglementait l’attribution desdits appartements.
Le taux de naissance était en baisse en 1922, la natalité se devait de repeupler la France, meurtri par ses morts de la Première Guerre mondiale. La fête des Mères allait en ce sens. C’est pourquoi la loi prévoyait que deux tiers des logements édifiés par l’office se devaient d’être réservés aux familles d’au moins quatre enfants de moins de seize ans. Les loyers de ces appartements croissaient de manière primitive de 600 à 1 100 francs. Les ménages visés en rapport à la loi pouvaient bénéficier de dégrèvement jusqu’à la moitié du loyer.
Les logements HLM ont depuis évolué, ils ne sont plus affectés au nombre d’enfants, mais à un plafond de ressources pour leurs attributions. Le loyer est alors modelé en fonction des revenus perçus, et peut être ajusté au réel prix du marché privé. (Crédits : Ludovic Celle/Pixabay)
La publicité conduite par l’Office de Paris vit les demandes arrivées en nombres, dix-huit mille au total. La chance d’en obtenir un était d’à peine 7 %. Cela dit l’envolée littéraire pour les dénommés était, quant à elle, sans limites. Il y aurait le logis du type Henry Becque, puis celui de type Émile Zola. Le premier établissait un gîte comprenant une salle à manger, une cuisine et une grande pièce divisible par une cloison basse. Le nec plus ultra était celui à l’origine du titre historique « J’accuse… ! » dans L’Aurore le 13 janvier 1898. Le logement allait de deux à trois pièces, avec une cuisine, mais surtout l’eau courante, le gaz et l’électricité, et w.c. privatifs au sein du logement.
La salle de bain personnelle au sein de l’appartement n’est apparue que bien plus tard. La toilette se faisait à l’aide d’une vasque et de son broc. En 1954, la moitié des habitations françaises ont accès à l’eau courante, mais seul un quart d’entre eux possèdent une salle de bain, même en ville. (Crédits : DR)
L’office parisien construisait en 1922 de nouveaux immeubles dans les 12e, 13e, 14e, 15e, 18e et 19e arrondissements. Entre le 1er août 1922 et le 31 juillet 1923, il y aura 1 830 logements promettait l’office. La bonne nouvelle déclenchait de nombreuses demandes, 18 000 au total. Seule une famille sur Petitval, journaliste au quotidien L’Homme Libre ironisait sur l’assurance de la ville de Paris et de l’État à faire crédit de quatre-vingt-dix-huit millions à un taux « bon marché » : « On ne saurait trop encourager toutes luttes désintéressées contre la crise angoissant du logement ».
Tandis que les SMS concernant Ameli continuent d’être envoyés partout sur l’hexagone, une nouvelle menace débarque : le QR code. Depuis les deux années où le SARS-CoV-2 a tenu le haut de l’affiche, ces petits carrés bizarres sont en tous lieux. Sur les tables de restaurant, la devanture d’un magasin, en bas de page de publicité… il est désormais omniprésent sans s’en rendre compte. Machinalement nous voyons ce petit carré ressemblant de manière capillotracté au jeu de Pacman, et nous dégainons le smartphone. Mais que savez-vous de lui ?
Avant d’effrayer le lecteur, remontons de quelques années en arrière, en 1994. Année du début de l’ère Aimé Jacquet, menant la France à sa première victoire en coupe du monde de football en 1998. Les bleues, quant à elles disputent actuellement l’Euro et sont en quarts de finale, refermons l’aparté. Donc, les codes QR ont été créés en 1994. Une filiale de Toyota, Denso Wave, a développé ce code pour faciliter le processus de fabrication, le suivi des véhicules et des pièces. Il a été conçu pour permettre des vitesses de décodage rapides, son nom est devenu logiquement « code Quick Response ». S’ils possèdent une notoriété digne d’une rock star, leur existence est due au développement et succès des codes à barres. Depuis ils sont extrêmement populaires, et c’est là où le bât blesse.
Les codes QR peuvent stocker jusqu’à 7 089 caractères numériques, 4 296 caractères alphanumériques, bien au-delà de la capacité du code-barres (une douzaine de caractères). Des lignes de codes pour exécuter une action, par exemple en Bash, n’ont pas besoin d’autant, 1 500 sont amplement suffisante, voire moins, beaucoup moins.
Que s’est-il passé ? Cet instrument pratique se retrouvait même dans les bibliothèques municipales, et plein d’autres endroits. Le nombre de chiffres dans les codes a donc été augmenté, générant une modification. Leurs tailles, et l’espace d’impression multipliaient les coûts d’impression. En outre, ces évolutions ont entraîné des complications occasionnelles lors de la lecture/du balayage des nouveaux codes. De la poudre de perlimpinpin, beaucoup de recherche et de travail, ont donné naissance aux codes QR 2D (bidimensionnels). Depuis leur avènement, ils ont vu leur population augmenter, les développements de la technologie pour améliorer la capacité de stockage et la fonctionnalité…
La taille accrue du QR code en fait une arme redoutable. Avec le langage de programmation Python, il est simple d’envoyer un e-mail sans fioriture. Le FBI avertissait ses concitoyens en début d’année 2022 : « ne scannez pas un code QR trouvé au hasard ». Les escrocs utilisent de faux codes QR pour voler vos mots de passe et votre argent.
Des individus malintentionnés les utilisent dorénavant pour voler des données personnelles ou compromettre un terminal, selon Le Parisien. Les escrocs ont toujours un coup d’avance ! Il suffit désormais de flasher le code avec son appareil photo pour être dirigé vers une URL. Elle peut permettre de lire un menu, télécharger une application ou montrer « patte blanche » dans l’application mise en place par le gouvernement « Tousanticovid ». Il n’est nullement question des RGPD. « Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un “smartphone” à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins de 2 mètres pendant au moins 5 minutes », explique le site dédié.
Dans un article du quotidien Le Parisien, un « expert » précise que « la cyberattaque passe par l’appareil photo et contourne ainsi les antivirus et les filtres de sécurité ». Vous pouvez en quelques secondes créer le vôtre. « Il est tout aussi facile de modifier une application avec un code malveillant qui transforme le téléphone en mouchard ou siphonne les données », ajoute-il.
Pour effectuer une attaque ou un vol de données, il suffit de faire « Man-in-the-middle ». Pour cela ils peuvent remplacer un QR Code par le leur en apposant un autocollant. En le scannant, les utilisateurs sont renvoyés vers une copie ou l’original du site, avec exfiltration de leurs données, sans s’en apercevoir. (Crédits : Panda Security)
Selon des sources bien informées « le QR est une belle invention qui ne représente que peu de “menace” ». Les problèmes indiqués se situent que dans les différents traitements associés, pas dans le code QR, lui-même. L’usage des outils « informatiques » par tout un chacun « facilite » la vie quotidienne. « Les entreprises utilisent légitimement les codes QR pour fournir un accès sans contact pratique et les ont utilisés plus fréquemment pendant la pandémie de COVID-19. Cependant, les cybercriminels tirent parti de cette technologie en dirigeant les scans de codes QR vers des sites malveillants pour voler les données des victimes, en intégrant des logiciels malveillants pour accéder à l’appareil de la victime et en redirigeant le paiement à des fins cybercriminelles », expliquait le FBI dans son alerte. Pour toutes les questions sur les possibles fraudes , un site Cybermalveillance.
Qu’est-ce qui va différencier un « vrai » d’un « faux » QR code ? Humainement, c’est très compliqué.
Ars Technica rapportait que des malfaiteurs avaient placé des autocollants de codes QR frauduleux sur des parcmètres, dans les grandes villes du Texas. Ces autocollants visaient à inciter les gens à payer leur stationnement, mais sur un site Web frauduleux. Les agents de stationnement avaient trouvé des autocollants avec des codes QR frauduleux sur les bornes de paiement à Austin, Houston et San Antonio. Les autorités avaient dans un communiqué de presse, que des fraudes sur des parcmètres étaient constatées. Au final 29 des 900 avaient un autocollant recouvrant le code QR. En cas de doute, rapprochez-vous des forces de l’ordre, de votre banque et du site Cybermalveillance.
Une campagne de SMS frauduleux se répand comme une traînée de poudre en France. Des témoignages sur les différents réseaux sociaux indiquent que des individus sont dubitatifs. Ainsi, elles expliquent vouloir appeler leurs propres caisses d’assurance maladie pour en avoir le cœur net. Ces tentatives apparaissent dans différents domaines au même degré que pour le compte personnel de formation. Elle peut exister également par tout autre moyen électronique de communication.
La dépendance à l’ultra-communication tant à montrer des limites, celles des êtres humains ayant accès à cette technologie. Rien à voir avec l’intelligence, les diplômes, mais avec l’incrédulité et la naïveté des individus.
« Quoi ? C’est qui cette Amélie ? », s’étonna Mme Kharéson
« Tu sais l’assurance maladie en ligne, Améli quoi ! »
« Ah », rougit-elle
« Elle me demande de remplir ce formulaire pour renouveler mes droits sur ma carte vitale »
« Quel gros bêta tu fais ! Tu es capable de me coller sur des faits historiques, mais sur un smartphone… », s’esclaffa sa tendre épouse, sans terminer sa pensée pour ne pas froisser le pauvre hère.
« Je t’explique », renchérit-elle.
Les liens peuvent afficher de nombreuses combinaisons avec en vedette « assurance maladie ». Ne cliquez pas dessus ! (Crédits : DR)
Suite aux fuites des différentes attaques informatiques, les opérateurs malveillants usent et abusent des renseignements volés. Ayant accès aux e-mails, adresses, numéros de téléphone… ils envoient des milliers, des centaines de milliers voire des millions de SMS comme celui-ci. Ils comptent sur la probabilité qu’un certain pourcentage de personnes clique sur l’hyperlien et remplisse naïvement leurs données. Ils peuvent aussi le faire par courriel.
J'ai reçu le même SMS, il y a 48 heures . Je vais appeler la sécu demain, car rien d'indiqué sur le site Ameli .
La personne a le bon réflexe, celui de joindre au plus vite l’organisme pour confirmer, et informer le cas échéant l’assurance maladie.
Jamais l’assurance maladie en ligne, la fameuse Ameli, ne te contactera directement par SMS. Tu pourras recevoir une notification t’invitant à te connecter à ton compte par courriel sur l’adresse e-mail que tu as complétée dans le formulaire de contact. Mais sans afficher un hyperlien.
Il existe de nombreuses méthodes et façons de gagner de l’argent. Le vol de données en est une, fraude au compte personnel de formation (ci-dessus) la création de vrai faux papier d’identité, de carte d’assurance maladie, de permis de conduire, sont autant de moyens pour des personnes malveillantes d’amasser illégalement de l’argent, à vos dépens. (Crédits : DR)
Les banques, les mutuelles, en fait tous les organismes qui ont un accès à vos données n’ont aucunement besoin de vous contacter par SMS, par courriel, pour que vous puissiez confirmer votre code de carte bancaire, votre mot de passe, etc. Toutes ces choses doivent rester secrètes.
Il y a cent ans, le 14 juillet 1922, Gustave Bouvet tirait deux coups de revolver sur la voiture qu’il croyait présidentielle. En fait, ce jour de fête nationale, il joignait à deux reprises l’automobile du préfet de Police. L’homme s’était placé sur le trottoir à l’angle de l’avenue Marigny et de l’avenue des Champs-Élysées. Caché dans son veston, le revolver blessa une spectatrice du défilé militaire à venir. Elle se tenait à côté du tireur, une des balles l’érafla légèrement, elle fut soignée à l’hôpital Beaujon, tandis que le tireur se trouvait au poste de police du Grand-Palais.
Il faut dire qu’il y avait un précédent. Le 24 juin 1894, l’assassinat du président de la République Sadi Carnot à Lyon par un anarchiste italien, Sante Gronimo Caserio. L’histoire se répétera le 7 mai 1932, avec la mort du président de la République Paul Doumer, au sein de l’hôtel Salomon de Rothschild par Paul Gorgulov. « Je voulais atteindre, non point M. Naudin, mais M. Millerand », avait formellement déclaré Gustave Bouvet. Il était 10 h 55 quand de son veston, sortit l’arme à feu. Les deux détonations fendirent le bruit ambiant, le tireur s’enfuyait pour être rattrapé à quelques encablures par la marée chaussée. Les renforts arrivèrent rapidement pour interroger le suspect. Ainsi deux commissaires MM. Guillaume et Rafalicq, le juge d’instruction Tessier et Lescourvé, procureur de la République.
Alexandre Millerand, président de la République, n’est pas le seul à avoir été visé par un attentat, Jacques Chirac le 14 juillet 2002 en subissait un. (Crédits : DR)
Bouvet indiqua avoir voulu faire une démonstration : « J’appartiens au parti communiste. J’ai voulu tirer sur le président de la République. Mais ne sachant pas de quelle façon il était escorté, je me suis trompé ». C’est alors que la liste des témoins de la scène raconta ce qu’ils avaient vu. M Cottereau métreur menuisier se trouvait au rond-point, depuis 45 minutes. « Autour de moi, il n’y avait que des femmes ; un jeune homme vint se placer devant nous. » Puis l’intervention d’un gardien de la paix venait ponctuer l’instant. « Reculez, voilà les Marocains », s’exclama le policier.
Sans l’intervention du métreur menuisier, M Cottereau, il est fort à parier que Gustave Bouvet aurait atteint son dessein. Il avait repéré l’emplacement dès le matin 7 heures. Il se trouvait à une distance de 2, 5 m de la voiture au moment du coup de feu. (Crédits : anncapictures/Pixabay)
Cottereau expliqua qu’à ce moment « l’inconnu porta la main à la poche droite de son veston, sortit le revolver et allongea le bras ». Au moment où il allait faire feu, le menuisier donna un violent coup sur sa main déviant le premier tir. N’écoutant que son courage, il entoura de ses bras Bouvet qui fit feu une seconde fois. Les policiers tombèrent sur l’homme et renversèrent les deux individus. Gustave Bouvet s’enfuit, tandis que Cottereau le menuisier ramassait l’arme à feu, et se dirigeait faire sa déposition. Bouvet interrogé fut préalablement fouillé. Une seconde arme à feu avec 25 balles fut trouvée. Gustave Charles Joseph Bouvet était né à Angers le 4 décembre 1898, au 52 de la rue de Pressigny.
Militant anarchiste Gustave Bouvet dit « Juvenis » avait été élevé à Angers par ses tantes. Il fit un an de séminaire en Belgique avant de rejoindre ses parents à Paris à ses treize ans. Marié en 1944, il est mort à Lagny-sur-Marne en 1984. (Crédits : Ichigo121212/Pixabay)
Élevé par une tante, il avait eu une santé très précaire avec diverses maladies. Durant un séjour à la prison de la Santé, il avait contracté la fièvre typhoïde. Le jeune homme était défavorablement connu des services de la justice, car un mandat d’arrêt avait été prononcé quelque temps plus tout contre lui. En décembre 1921, il avait été condamné par la 11e chambre correctionnelle pour propagande anarchiste à six et huit mois de prison. La première peine achevée, il était sorti de prison au mois de mai 1922. Il sera condamné le 8 janvier 1923 à cinq années de travaux forcés et dix ans d’interdiction de séjour. Il s’écria « À bas la guerre ! Vive l’anarchie ! ». Il sera libéré en janvier 1925, dans un état de santé déplorable.
Ce 14 juillet 2022, la cyberattaque n’est pas encore revendiquée sur le DarkWeb. Durant le week-end du 9 et 10 juillet, la société suisse Cremo a été la cible d’une attaque informatique. L’entreprise basée à Fribourg a déclaré qu’elle est en mesure d’assurer la production sur l’ensemble de ses sites, à l’heure actuelle. Le numéro deux du lait en Helvétie emploie plus de 800 personnes dans cinq cantons. Une enquête en cours tente de quantifier l’ampleur des dégâts.
La Suisse était relativement épargnée depuis l’attaque de l’université de Neuchâtel en février. Des cabinets médicaux faisaient la désagréable expérience d’une attaque par codes malveillants. Ces derniers jours l’école de l’arc jurassien était la nouvelle victime. L’offensive se serait déroulée le 2 juillet 2022. Lundi 11 juillet, par un bref communiqué diffusé à 16 h 30 l’établissement expliquait aux médias que « la Haute École Arc est soumise à une attaque informatique. Elle a décidé de couper l’accès à tous ses serveurs et à sa messagerie, ceci afin de protéger son infrastructure et ses données. Les téléphones mobiles restent accessibles. »
« De plus amples investigations sont en cours […]. Nous ne disposons pour l’instant pas d’informations supplémentaires », précise la polie cantonale. (Crédits : HE-Arc)
À nouveau la Suisse est frappée par une cyberattaque. Cette fois il s’agit de l’institution de produits laitiers Cremo. « Nous avons été informés ce week-end d’un piratage informatique chez Cremo. Nous sommes en contact avec les responsables de l’entreprise afin de les aider dans leurs démarches. Une plainte pénale a été déposée et l’enquête est en cours », affirmait MartialPugin Chef du secteur communication et prévention de la police cantonale fribourgeoise. Au téléphone, le secrétaire général de Cremo, Thomas Zwald, semble pressé : « Rappelez-moi demain, il se passe beaucoup de choses, ici », raconte AlexandreBeney pour Arcinfo.
Par un message sur twitter, la société a révélé avoir subi une attaque informatique le 8 juillet 2022. La Fondation EdmundMach, anciennement Istituto Agrario di San Michele all’Adige (IASMA), est une institution agraire et une académie du vin située dans le Trentin, au nord-est de l’Italie. Il a aujourd’hui pour mission de dispenser un enseignement, une formation et des conseils dans le domaine de l’agriculture. Depuis la découverte de l’attaque, l’institut créé en 1874, met tout en œuvre en vue de rétablir l’ensemble de ses systèmes d’information.
La Fondation Edmund Mach, hormis dispenser un enseignement et des conseils dans le domaine de l’agriculture, il mène des recherches et des expérimentations dans le but de « promouvoir la croissance culturelle et socio-économique du secteur agricole ». Mais également de développer les systèmes forestiers et agroalimentaires, en portant une attention particulière à l’environnement et la sauvegarde du territoire de la région du Trentin.
Attacco informatico alla FEM che ha coinvolto i servizi informativi aziendali e le piattaforme tecnologiche. Sono in corso tutte le verifiche necessarie per valutare l'entità del danno e per ripristinare la piena operatività dei sistemi nel più breve tempo possibile. pic.twitter.com/MsTjmL3Bes
— Fondazione Edmund Mach (@fondazionemach) July 8, 2022
Au mois d’avril, le site internet du ministère de la transition énergétique (MiTE) était hors service. « On peut dire que l’attaque contre MiTe a été arrêtée à un moment où elle n’avait pas encore déployé toute sa capacité de destruction », déclarait Roberto Baldoni, PDG d’ACN. Pour le ministre Cingolani, cette attaque confirmait une fois encore « l’importance et l’urgence de disposer de structures informatiques dans l’administration publique qui respectent les principes de pointe en matière de cybersécurité ».
Le conseil départemental d’Indre-et-Loire à travers un communiqué révèle avoir été victime d’une cyberattaque. Elle aurait eu lieu durant la nuit du dimanche 10 au lundi 11 juillet 2022. Depuis les connexions internet et téléphonique ont été coupé hier lundi. Tandis que les attaques par ransomware ont augmenté de manière significative, avec Idex, Syredis ou encore dernièrement La Poste Mobile par le RaaS LockBit 3.0, dont des données ont été diffusées, peut-on s’attendre à d’autres attaques de ce genre ?
L’exemple d’une telle attaque informatique de masse est celle perpétrée contre la Mairie de Bondy. Cette dernière s’était déroulée en 2020 aura coûté environ 1,5 million d’euros aux contribuables, explique Le Parisien. Mais les conséquences ne s’arrêtent pas ici, elles devraient perturber le fonctionnement interne jusqu’au minimum le mois de juin 2023, les services de la commune de Seine–Saint-Denis. Juste un an avant les Jeux olympiques de Paris 2024.
« On a pensé, d’abord, à un dysfonctionnement classique, explicite le président, Jean-Gérard Paumier. Puis on s’est rendu compte que c’était une attaque d’ampleur ». Le site gouvernemental Cybermalveillance et la CNIL ont publié un guide sur les obligations et responsabilités des collectivités. (Crédits : Capture d’écran)
Il n’y a plus de téléphone ni messagerie interne, le conseil départemental n’est plus joignable de l’extérieur. Des interventions et investigations sont en cours. « On s’est mis en contact avec des agents du ministère de l’Intérieur spécialisés pour remettre un fonctionnement normal qui ne lèse ni les services ni les usagers du Département, martèle le président Jean-Gérard Paumier. Maintenant, il faut bien identifier la cause. C’est un problème qui malheureusement a déjà frappé nombre de grandes collectivités. » Il ne serait pas étonnant que les opérateurs malveillants derrière les attaques informatiques profitent des vacances en métropole, pour réitérer leurs méfaits sur d’autre entités.
La compagnie taïwanaise Sin Sheng Terminal & Machine est un fabricant et fournisseur de différents composants électroniques. Ils produisent des terminaux et des connecteurs SMT/DIP, couvrant les industries des moniteurs LCD et/ou LED, des panneaux, des téléviseurs, des assemblages de câbles d’automobiles/motos et des consommateurs électroniques. Les opérateurs derrière le ransomware Cuba revendiquent l’attaque et diffusent de très nombreux documents.
Les connecteurs sont le fer de lance de la société. Ainsi il est possible d’en trouver pour des rétroéclairages de panneaux LED, terminaux et boîtiers FASTON, connecteurs haute vitesse, pour l’électronique automobile et grand public, pour les produits industriels, de santé, pour les appareils ménagers intelligents (IoT), pour les produits de télécommunication, ordinateurs de bureau et portables, bref un peu partout. Le ransomware Cuba met à disposition sur la première page 13 fichiers compressés d’un total de 769,4 Go.
Le fichier « readme.txt », ci-dessus laissé par le ransomawre Cuba est omniprésent et ne laisse aucun doute sur l’attaque informatique subie par la firme taïwanaise. Aucun communiqué de la firme n’est encore sorti. (Crédits : capture d’écran/Cuba)
Puis, à travers les différents menus, pléthores de documents sont consultables. Ils sont financiers comme le business plan, des vidéos d’accidents mortels, de fichier avec nom de clients dans les îles Guernesey, Malouine et de l’Ascension. Mais également les fichiers des différents employés présents et passés, les personnes à contacter en cas d’urgence… Il existe même des indications que les habilitations provisoires sont à l’arrêt, évoquant même que les responsables de la sécurité d’un établissement devraient contacter l’Agence de contre-espionnage et de sécurité de la défense américaine (DCSA).
Des enquêtes, des documents classifiés, des indications sur le traitement des enquêtes de sécurités sont autant de documents sensibles exfiltrés. (Crédits : capture d’écran/Cuba)
Des faits-divers pas comme les autres, ce 10 juillet 1922. À Bordeaux, un gendre qui ne s’entendait pas avec son beau-père, voulait résoudre le problème. Selon lui, la meilleure façon était de le brûler, avec sa maison dans son sommeil. Un courtier en bijou à la langue bien pendue, prenait expérience. Voyageant en train de Paris à Londres, il conservait une modeste valise contenant 200 000 francs de joyaux. Charmé par deux inconnues durant son périple, il alla déjeuner avec l’une d’elles aux voitures-restaurants.
Jean Pelletier, 25 ans, mutilé de guerre, décoré de la Médaille militaire et de la croix de guerre, décida par un soir de juin 1922 de se débarrasser de ce qui le gênait. L’homme possédait des immeubles à Petit Palais, tout proche de Coutras, à quelques encablures au nord-est de Libourne, où il séjournait. Le gendre vouait de la haine à son beau-père et à son beau-frère. C’est ainsi qu’il échafauda un plan pour résoudre l’origine de son mal-être. Jean Pelletier qui vivait avec les deux individus pour des raisons d’intérêt décida de mettre le feu à ses biens, et de tout brûler, belle-famille comprise.
L’incendie allumé, il interdisait à son épouse de prévenir les secours, et son clan endormi. Elle ne l’écouta, appela au secours et put sauver ses parents d’une mort certaine. Jean Pelletier fit des aveux complets, il était écroué à la maison d’arrêt de Libourne en ce 10 juillet 1922.
L’histoire ne dit pas si le courtier avait réellement des pierres dans cette valise, ni si les femmes étaient complices de près ou de loin. (Crédits : DWilliam/Pixabay)
Un courtier en diamants prenait une leçon à 200 000 francs. Tandis qu’il débarquait dans la cité de Big Ben, il s’empressait de déclarer à ScotlandYard la disparition de sa précieuse cargaison. L’homme bien connu du quartier des diamantaires de HatonStreet expliquait avoir voyagé à bord du train au départ de Paris. Au sein de son compartiment, deux femmes siégeaient. Il engagea la parole. Sans être au fait, à priori, de la Fable de Jean de la Fontaine, « le corbeau et le renard ».
À l’heure du déjeuner, il se rendit accompagné des deux femmes aux voitures-restaurants, avec sa valise. Puis flatté de cette délicieuse compagnie, il regagna son compartiment avec l’une d’elles, l’autre étant restée assise sur place. Quelques minutes plus tard, le diamantaire se rendit compte de l’oubli de sa valise. Il revint donc au wagon-restaurant, et croisa la deuxième femme déambulant dans un couloir, les mains ballantes. Malheureusement, la valise et ses pierres ne furent pas retrouvées, malgré les fouilles minutieuses du train, et de l’interrogatoire des deux voyageuses.