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  • La justice argentine aux prises avec le ransomware Play

    La justice argentine aux prises avec le ransomware Play

    Depuis le samedi 13 août 2022, le système judiciaire argentin est paralysé. Le pouvoir juridique est victime d’un groupe d’opérateurs derrière le ransomware « Play ». Une huitaine après, rien n’est revenu à la normale. La justice a préféré mettre hors service ses systèmes informatiques à la suite de la cyberattaque. L’enquête est en cours pour déterminer les auteurs à la base de cette attaque informatique. Un « plan d’urgence » pour faire face à la situation. Il y a eu un « congé judiciaire » la semaine passée pour toutes les affaires traitées par voie électronique.

    « Toutes les mesures nécessaires sont prises pour pouvoir identifier les personnes à l’origine de cette manœuvre », a annoncé le procureur Franco Pilnik. Ce qui est sur c’est que les fichiers numériques ne peuvent toujours pas être lus ni consultés. Le président du barreau de Río Cuarto, Esteban Marrero, a déclaré jeudi 18 août qu’en raison du piratage du système judiciaire, plus de 80 % des procédures sont stoppées.

    Le traitement des affaires en cours d’audience est suspendu. Le système judiciaire est dans un état de semi-paralysie parce que les femmes et hommes de loi ne peuvent pas travailler comme il se doit, ce depuis la cyberattaque qui s’est produite il y a maintenant dix jours. « Nous ne sommes pas en mesure de fournir des services sûrs, comme je le disais, nous ne sommes pas en mesure d’accéder aux systèmes d’administration des dossiers. […] Aujourd’hui pratiquement 100 % des procédures judiciaires sont numériques. Elles sont virtuelles et incapables de fonctionner en raison de la cyberattaque », expliquait lors de la conférence de presse Ignacio Segura, le président du collège des avocats de Córdoba, en Argentine.

    Lors de la conférence de presse Ignacio Segura, président du collège des avocats de Córdoba, en Argentine, commentait durant plus de dix minutes la situation et les contre-mesures mises en place. Le pouvoir judiciaire se remet peu à peu, en pansant les plaies les plus urgentes. (Crédits : YouTube)

    Un retour progressif du système implique, selon Ignacio Segura, tout d’abord l’ouverture de l’intranet. « C’est-à-dire que le système pour les utilisateurs internes, fonctionnaires et employés, a été ouvert aujourd’hui à 9 heures (le 22 août 2022) avec quelques restrictions. Le travail du système judiciaire est ralenti, beaucoup de choses doivent être faites à la main alors qu’elles étaient faites par ordinateur, on ne peut pas accéder aux données, dans le cas des procès, on ne peut pas accéder à la documentation, mais les preuves n’ont pas été endommagées. »

    Selon Bleeping Computer, une liste d’adresses e-mail d’employés aurait été divulguée dans le cadre de l’attaque informatique de Globant en mars dernier. Elle était diligentée par Lapsus$. Ce qui aurait peut-être permis aux opérateurs de mener une opération de phishing pour usurper des informations d’identification.

    Ce n’est pas la première fois qu’une agence gouvernementale en Argentine subit une attaque de ransomware. En septembre 2020, le ransomware Netwalker avait attaqué la direction nationale d’immigration, en exigeant une rançon de 4 millions de dollars.

    Les opérations de phishing permettent de coordonner de plus grandes attaques à des fins malveillantes dont le but est l’argent. Le Sénat argentin avait subit une attaque plus tôt dans l’année, mais des accès étaient mis en vente par Everest. (Crédits : Infobae)

    Le jeudi 27 août 2020, le ransomware NetWalker compromettait les données de la Direction nationale de l’immigration. Un message d’extorsion indiquait que s’ils ne payaient pas pour récupérer les informations exfiltrées, les opérateurs divulgueraient les données. En jeu, 22 dossiers avec des informations d’ambassades, dont celle des États-Unis, des rapports d’Interpol et de l’AFI (Federal Intelligence Agency), entre autres.

  • Le conflit Russo-ukrainien se déroule aussi sur la toile

    Le conflit Russo-ukrainien se déroule aussi sur la toile

    Le conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine est quasiment entrée dans son sixième mois. Les informations d’un côté comme de l’autre doivent être prises avec intelligence pour ne pas céder à la propagande, quelles qu’elles soient. À ce jeu, un homme de 48 ans vient d’être mis en arrêt par la police ukrainienne. L’opération a été rendue publique vendredi peu avant 13 h. Un développeur d’un site affichant des ressources pros russes risque jusqu’à 10 années de prison. La procédure de justice pourrait amener d’autres chefs d’accusation.

    C’est le bureau du procureur de la ville de Khmelnytsky qui est en charge de la procédure. Un homme de 48 ans, dont l’identité n’a pas été révélée due au secret de l’instruction, a installé à son domicile un équipement sur lequel il administrait les ressources web qu’il aurait créées. Le volume total dudit contenu de propagande s’élevait à plus de 100 téraoctets, explique la police ukrainienne.

    Nombreuses photos et des vidéos sur des formations militaires, la promotion des idées de création de la soi-disant « Novorossiya », et de fédéralisation ainsi que la popularisation du « monde russe ». La guerre de la communication fait rage.(Crédits : Cyberpolice ukrainienne)

    Le flux du site était visité par plus de 350 000 utilisateurs par jour. Les différents sites de propagande ont été mis hors services et hors ligne par les forces de l’ordre. Une procédure pénale a été ouverte en vertu de l’article 436-1 (production et distribution de symboles communistes et nazis et propagande des régimes totalitaires communistes et nationaux-socialistes [nazis]) du Code pénal ukrainien. Le suspect risque jusqu’à neuf ans d’emprisonnement pour ce chef d’accusation.

  • Le ransomware Vice society revendique l’attaque perpétrée en juillet contre le département de la Touraine

    Le ransomware Vice society revendique l’attaque perpétrée en juillet contre le département de la Touraine

    Sur leur site de fuite, les opérateurs derrière le ransomware Vice Society ont revendiqué l’attaque contre le département d’Indre-et-Loire. La cyberattaque serait survenue dans la nuit du 10 au 11 juillet 2022. Le département affichait son désarroi par un communiqué de presse le 12 juillet 2022. « L’ANSSI accompagnée de la cellule de cybercriminalité du ministère de l’Intérieur poursuivent les investigations approfondies sur les causes de l’attaque qui a corrompu les trois quarts de ses installations informatiques (environ 250 serveurs informatiques bloqués). »

    Une plainte avait été déposée auprès du Commissariat central de Police de Tours et de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), indiquait le Conseil général dans son communiqué du 12 juillet 2022. Dans le même document, la « Touraine » se targuait d’avoir fin d’année 2021 demandée un audit, semble-t-il, à l’Agence Nationale de la sécurité des systèmes d’information pour un coût de 50 000 €. « L’audit a démontré que la sécurité informatique n’était pas sans faille, mais que le niveau de protection de l’Indre-et-Loire était au-dessus de la moyenne des départements et a fait des préconisations d’amélioration qui ont commencé à être suivies. »

    Sur leur page Facebook, les services publics du département communiquaient sur l’attaque informatique dont ils venaient d’être la victime. L’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, nommée la « Sécurité Informatique » œuvrait sur place. (Crédits : Département de la Touraine/Facebook)

    Le communiqué indique avoir un audit au-dessus de la moyenne des départements. Le point important n’est pas la note obtenue, mais si le niveau de sécurité des systèmes d’information. Est-il de nature à retarder, voire décourager les opérateurs malveillants ? Si vous avez une note supérieure à la moyenne de la classe et que celle-ci est à 18/20, le niveau de sécurité et la culture informatique sont excellents. Dans l’hypothèse où la moyenne est à 4/20, être au-dessus c’est bien, mais quand vous obtenez, par exemple 8/20 ? « Le Département prendra toutes les mesures nécessaires afin de protéger les données personnelles placées sous sa responsabilité », ajustait l’entité.

    « Dans la mesure du possible, veuillez signaler en temps réel les anomalies ou les cas suspects en lien avec le Département », expliquait le département. Une adresse e-mail était créée à cet effet, sur la poste.fr. Quelques mois auparavant des dysfonctionnement apparaissaient sur les services de messageries de La Poste. (Crédits : capture d’écran/ViceSociety)

    La Nouvelle République du Centre-Ouest expliquait début août, selon les informations en leurs possessions que « si aucun vol de données n’a été détecté, la cyberattaque survenue dans de la nuit du 10 au 11 juillet 2022, a paralysé de nombreux services au conseil départemental d’Indre-et-Loire. » Or, ce jeudi 18 août à 3 h 19, des données du Conseil général d’Indre-et-Loire sont divulguées. Le ransomware Vice Society les diffuse sous la forme de cinq dossiers principaux. Intitulé General, Direction, DGAT Direction générale, DGAT Pole Coordination et Form. Puis une arborescence propre à chaque dossier. Ainsi des bulletins de paye, des inventaires de masque durant la période, des changes de courriels notamment sur la sécurité informatique et le télétravail sont exposés. Comme le sont les huit communes italiennes, avec plus de 2 TB d’informations jetées en pâture.

  • Damart dans l’œil d’une cyberattaque

    Damart dans l’œil d’une cyberattaque

    Après la cyberattaque de la société Helios à la fin du mois de juillet 2022, revendiqué par la franchise LockBit 3.0, et Vygon en Espagne, c’est le groupe français Damart qui affiche désormais le désarroi d’une attaque informatique. Le site montrait hier soir aux alentours de 20 h le message « nous sommes désolés pour la gêne occasionnée, mais nous effectuons une maintenance en ce moment ». L’information est maintenant affirmée. Les serveurs de la compagnie ont fait l’objet d’une tentative d’intrusion.

    « Nos équipes ont réagi immédiatement pour prévenir toute attaque, mais les protocoles de sécurité mis en place affectent néanmoins temporairement certains de nos services, y compris notre site et les livraisons. À ce jour, aucune fuite de données n’a été détectée », peut-on lire sur le site de Damart. LeMagIT indique avoir sollicité par téléphone la marque. « Un porte-parole du groupe explique que Damart est effectivement confronté à une cyberattaque et qu’une intrusion a pu être détectée avant que ne soit déclenché le chiffrement de systèmes dans son environnement IT ».

    Hier soir, la marque semblait déjà être aux prises de la cyberattaque, rien n’a transpiré de l’enquête en cours. Pour le moment il ne sers à rien de fantasmer le type d’attaque, encore moins d’indiquer qu’il s’agit d’une attaque par codes malveillants de type ransomware. (Crédits : capture d’écran/Damart)

    De nombreux applicatifs sont mise à l’arrêt afin d’éviter des dégâts supplémentaires. Les services de livraison et le site sont actuellement en pause. L’enseigne espère un retour à la normale pour la semaine prochaine. L’enquête est en cours. « À ce jour, aucune fuite de données n’a été détectée. Notre mobilisation demeure pleine et entière pour rétablir l’ensemble de nos services dans les meilleurs délais », communique la marque.

  • Le ransomware Vice Society publie des données de l’entreprise française Vygon sur le sol ibérique

    Le ransomware Vice Society publie des données de l’entreprise française Vygon sur le sol ibérique

    Les opérateurs derrière le rançongiciel Vice Society viennent de publier des données de l’entreprise internationale Vygon. Elle conçoit, produit et commercialise des dispositifs médicaux. Comme l’explique le groupe, Vygon est une société familiale créée en 1962 et basée à Ecouen en Île-de-France. L’entreprise emploie 2 387 collaborateurs à travers le monde. En 2020, son chiffre d’affaires s’est élevé à 344 millions d’euros, dont 83 % à l’international. Les données exposées sont rédigées en espagnol.

    De nombreuses données de clients, d’hôpitaux, de factures, de budgets sont ainsi exfiltrées. Des photos personnelles exposées. Des archives de conversations d’e-mails pour un total de 16 Go au format PST. Des photos personnelles, d’autres prises lors de réunions ou colloques. La porte d’entrée semble être les systèmes d’informations de la compagnie basée à Valence en Espagne.

    De très nombreux documents de stratégie sont ainsi livrés, avec pléthores de détails permettant de pousser plus loin vers d’autres entités potentiellement les futures cibles des opérateurs malintentionnés. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    Un organigramme détaillé du directoire et des différentes directions. Une partie des fichiers exposés affiche un lien avec la tête dirigeante située à Ecouen. Pour l’instant, la succursale espagnole n’a pas communiqué sur cette fuite de données ni sa maison mère. Dernièrement le ransomware Ransom House est à l’origine de la diffusion de 2, 1 TB de données appartenant à huit communes italiennes.

    Nombreux documents affichant la civilité des personnes à contacter en cas de factures… La compagnie contactée n’a pas encore donné suite. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)
  • Nouvelles attaques informatiques par ransomware

    Nouvelles attaques informatiques par ransomware

    La nouvelle franchise RedAlert revendique la cyberattaque contre le plus grand fournisseur de services aux personnes handicapées aux États-Unis, COARC. La compagnie américaine Tri-Ko par Hive, Industrial Spy met en vente les données de Burnettefoods pour 1,3 million de dollars. Et LockBit 3.0 affiche comme actuelles victimes Fosun, VS associates et Pinnick. Sans oublier LV Blog qui affirme détenir 20 GB de données sensibles de la firme Eledondati.

    Si les entreprises comme La Poste Mobile ne paye pas la rançon exigée, il n’en est pas moins que les opérateurs derrière les ransomware accumulent pléthore de données et informations sensibles. Jouent-ils une partie d’échecs au niveau mondial ? Avancent-ils leurs pions avant de placer réellement leurs attaques ? Après les cyberattaques contres les compagnies productrices d’électricité en Israël, au Luxembourg, Creos, Dusa, Enovo. Des entreprises sensibles telles Beesense, MBDA ou huit villes italiennes aussi attaquées. Ce qui est certain, est que les différentes franchises de ransomware accumulent de plus en plus de données à travers le monde.

    Industrial Spy revendique l’attaque informatique contre l’industrie agroalimentaire. Ils réclament une rançon de près de 54 bitcoins. Burnette Foods est un distributeur de fruits et légumes d’origine locale et nationale avec des installations de production dans tout l’État du Michigan. (Crédits : capture d’écran/Industrial Spy)

    Deux entités aux services des personnes souffrant de troubles physiques ou psychiques viennent de subir une probable attaque informatique par Ransomware-as-a-Service. Cela pourrait engendrer les fuites de données sensibles de santé d’individus, mais pas que. Les entreprises concernées sont toutes deux américaines. La première Tri-Ko visée par le ransomware Hive, l’autre Coarc par RedAlert. Ce dernier affirme avoir téléchargé des informations sur les employés (numéro de sécurité sociale, permis de conduire…), comme les bénéficiaires (contrats, données personnelles…), mais également les documents financiers des l’établissement.

    La nouvelle franchise affiche à chaque fois les mêmes types d’informations. (Crédits : capture d’écran/RedAlert)

    La firme chinoise Fonsun, fondée en 1992 est victime du ransomware LockBit 3.0. Elle emploie 96 000 personnes à travers le monde. Elle concourt à prodiguer des services dans les domaines de la « santé, bonheur, richesse et intelligence ». Les opérateurs laissent jusqu’au 20 août 2022 à 13 h 39, avant de diffuser les informations. « Apparemment les négociations sont au point mort. Nous sommes obligés de publier plus tôt parce que la compagnie avec les revenus de 22 milliards de dollars ne peut pas payer 500 000 dollars », justifient-ils.

    Comme La Poste Mobile auparavant, les entreprises semblent refuser d’acquitter la note. (Crédits : capture d’écran/Fosun)

    VS associates basée à l’ouest de Los Angeles aux États-Unis s’occupe de faire fructifier les finances pour la retraite de ses affiliés. La compagnie travaille avec entre autres avec AIG, AXA, Allianz… Comme preuve de son exfiltration de données, les opérateurs diffusent des tableaux de noms. Ils affirment détenir 155 GB à travers 182 021 fichiers. Chacun est établi par liste alphabétique commençant par le nom, prénom suivi d’un identifiant. Ainsi que leurs adresses, numéros de téléphone, e-mail, et même l’encours des comptes détenus.

    Chacun des dossiers est élaboré par liste alphabétique. Ils débutent par le nom, prénom suivi d’un identifiant.
    Puis en détail, leurs adresses, numéros de téléphone, e-mail, et même le montant des comptes détenus. (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)

    La société britannique Pinnick Lewis créée en 1950 apporte des services aux entreprises. Elle fournit des services traditionnels de fiscalité, de comptabilité et de conformité, tant au niveau local que national. « Nos clients vont des start-ups et des indépendants aux entreprises gérées par leur propriétaire, des PME et des grandes entreprises », explique l’entreprise. LockBit affirme avoir en sa possession 103 GB de données sensibles. Elefondati, entreprise italienne spécialisée dans la conception, construction de systèmes de communication, transmission de données et de sécurité est la victime ce 15 août 2022 du ransomware LV Blog. Est-ce les suites de l’attaque du géant Cisco Systems, avec lequel Elefondati collabore ?

  • Quand la fiction de « La Casa de Papel » rejoint la réalité en Espagne

    Quand la fiction de « La Casa de Papel » rejoint la réalité en Espagne

    La série « La Casa de Papel » d’abord pur produit ibérique de la chaîne Antena 3, avant de migrer vie Netflix, à connu un engouement mondial tonitruant. Celle qui sur cinq saisons lie drame, suspense, thriller et braquage, a sans doute fait naître ou du moins évoquer des pensées d’un côté comme de l’autre. Le braquage de la banque d’Espagne remémore les casses les plus retentissants du siècle dernier. Notamment, en France, celui de la Société Générale de Nice voyait ses coffres se vider du 16 au 18 juillet 1976.

    Depuis la naissance des organismes fiduciaires, les coffres-forts sont une obsession des banques. La série « La Casa de Papel » aurait-elle poussé la banque d’Espagne à revoir sa politique de sécurité ? Tous les fantasmes sont permis ou presque. Le premier appel à candidature date de juillet 2016. Quoiqu’il en soit, l’organisme fiduciaire a acheté quatre coffres-forts, ainsi qu’une armoire dite de sécurité. Ces systèmes de protection seront installés dans la nouvelle imprimerie de billets de banque. Le coût est de plus de 78 millions d’euros. Située sur l’avenue de Daroca, dans le quartier Vicálvaro de Madrid, l’imprimerie des billets de banque de la Banque d’Espagne (IMBISA) s’est offert quatre coffres-forts et une armoire de sécurité, mais pas seulement.

    Les travaux ont été attribués à l’entreprise de construction Dragados pour 78 055 366 euros. Débutés en mars 2020, achevés en mai 2022, ils devraient être opérationnels en 2023. La nouvelle Casa de Papel occupera un terrain de 65 735 m2, et une surface au sol de 28 684 m2 répartie sur plusieurs bâtiments (Crédits : capture d’écran/IMBISA).

    Le contrat prévoyait la fourniture de coffres-forts et d’armoires de sécurité pour le stockage d’armes. Ainsi que leur installation dans l’édifice destiné au détachement de la Guardia Civil. Les documents d’appel d’offres ajoutaient la pose de deux coffres-forts. Pour entreposer 20 mitraillettes, soit dix MP5 et dix G36 KV. Puis, deux autres coffres-forts pour le stockage de 60 armes légères, réparties équitablement ont également été convenus.

    Selon les documents de l’appel d’offres, les coffres-forts devaient avoir une épaisseur de blindage d’au moins 8 cm. Ils devaient parallèlement disposer d’une protection anti-perçage pour les zones sensibles et de systèmes de re verrouillage en cas d’attaque. (Crédits : DR)

    Le site industriel, situé dans le quartier de Vicálvaro à Madrid « présente un design unique et moderne qui s’intègre naturellement à son environnement » souligne IMBISA. L’endroit choisi et le site auraient été conçus pour « combiner les exigences de sécurité les plus strictes avec une protection maximale de l’environnement, en intégrant les principes suivants et une protection maximale de l’environnement, en intégrant les principes de l’innovation technologique et des processus de production efficaces ».

    Ils sont réalisés en « matériaux de haute performance avec renfort d’acier et de fibres » qui sont « hautement résistants aux attaques mécaniques et thermiques ». Leurs portes ont une épaisseur de 15 cm. Ils sont équipés d’une protection anti-perçage dans les zones sensibles des mécanismes, des loquets, des boulons et des serrures. (Crédits : DR)

    Les services de la banque d’Espagne ont donc voulu un système de serrure plus perfectionné. « Leurs serrures seraient de deux types, une serrure à clé et une serrure à combinaison électronique. Les serrures électroniques des coffres-forts sont également préparées pour être actionnées par télécommande. » Les documents d’appel d’offres fournissent de nombreuses données. Est-ce que le cerveau présumé du casse de la Société Générale en 1976, à Nice en France, Albert Spaggiari avait eu autant d’informations ? L’affaire dite Spaggiari avait vu s’envoler 46 millions de francs, l’équivalent d’environ 29 millions d’euros actuels.

  • Une panne massive d’électricité touche le centre-ville de Toronto

    Une panne massive d’électricité touche le centre-ville de Toronto

    Ce jeudi 11 août 2022, peu après 12 h 30, la ville de Toronto se retrouvait pour une partie sans électricité. Plusieurs pâtés de maisons dans le secteur des rues Yonge et Dundas, y compris le Yonge-Dundas Square sont touchés. Les publicités massives sur les écrans géants ont laissé place à la noirceur. D’autres quartiers ont été impactés. L’origine de la panne selon les médias canadiens serait due à une grue qui aurait malencontreusement arraché des câbles à haute tension.

    Selon Hydro One, la panne de courant massive qui a privé une grande partie du centre-ville de Toronto pourrait avoir été causée par une grue. Cette dernière aurait été transportée sur une barge et aurait accroché lesdits câbles. Elle aurait arraché des câbles à haute tension dans le quartier Port Lands. Les pompiers seraient sur place pour sécuriser les câbles tombés à terre, non loin des rues Bouchette et Commissioners.

    La carte des pannes de Toronto Hydro montre l’impact d’une panne de courant massive dans le centre-ville de la ville, le jeudi 11 août 2022. (Crédits : Toronto Hydro)

    La carte des pannes recenses de Toronto Hydro, détermine une zone comprise approximativement par la rue College jusqu’au bord de l’eau, puis entre le Don Valley Parkway et l’avenue University. « Les lumières, les caméras et les entreprises sont toutes privées d’électricité », a indiqué Toronto Transportation Services.

    Plus de 10 000 clients étaient privés d’électricité selon CP24. Les usagers ds transports en commune doivent s’armer de patience. Des dommages collatéraux engendrent de nombreux et conséquent retards sur les différents trajets. (Crédits : CP24/YouTube)

    La panne généralisée a également touché plusieurs bâtiments, dont le Centre Eaton et le quartier général de la police de Toronto, ainsi que plusieurs tours du Financial District. Les nombreux grands écrans publicitaires de la place Yonge-Dundas sont également tombés dans le noir.

    https://twitter.com/braino_drano/status/1557775966168002561
    La vidéo semble montrer l’origine de cette panne. Une grue transportées par une barge aurait accidentellement accroché les câbles à haute tension.

    Les ascenseurs de la zone sont également touchés. Dans un tweet publié ce jeudi après-midi, Sean Fraser, ministre de l’Immigration déclarait être coincé dans la cage d’ascenseur d’un immeuble du centre-ville de Toronto.

    Selon les informations de la compagnie Toronto Hydro, l’électricité dans cette zone pourrait être coupée jusqu’à au moins 22 h 40 ce soir.

  • Huit communes italiennes, Casa en Belgique, un hôtel au Portugal et le géant Cisco Systems attaqués par un ransomware

    Huit communes italiennes, Casa en Belgique, un hôtel au Portugal et le géant Cisco Systems attaqués par un ransomware

    Les attaques informatiques sont fleuves cet été. La dernière en date est de taille, il s’agit de la firme Cisco Systems. Les opérateurs derrière les Ransomware-as-a-Service tel que LV Blog pour Valverde Hotel, RansomHouse pour les communes de San Godenzo, Londa, Pelago, Pontassieve, Regello, Rufina et l’union de Valdarno et Valdisieve en Italie. Les systèmes d’information sont mis à rudes épreuves. Même au Canada, l’union des producteurs agricoles est attaquée.

    Il ne passe pas une semaine sans que les gros titres de la presse, « print et WEB » ne mentionne une cyberattaque, un ralentissement informatique… La plupart du temps, la faille intervient entre l’ordinateur et le fauteuil. Au Canada, l’union des producteurs agricoles est paralysée depuis le 6 août 2022. Les fichiers partagés sur le réseau interne, le service de paie, et d’autres entités nécessaires à l’UPA sont indisponibles. Les fédérations régionales sont touchées par ricochet. « Ce qu’on ne sait pas présentement, c’est si les pirates ont volé de l’information, c’est ce qu’il faut être en mesure d’évaluer », affirme le directeur général Charles-Félix Ross. Les équipes travaillent à rétablir l’ensemble des systèmes exempt de tout code malveillant.

    Les opérateurs derrière le ransomware « RansomHouse » mettent à disposition plus de 2 téraoctets de données sur leur site de fuite. LockBit 3.0, BlackCat, LVBlog, CL0P, Quantum… les cyberattaques sont extrêmement fréquentes. (Crédits capture d’écran/Ransom House)

    Ils indiquent d’ailleurs leur stupéfaction : « une nouvelle pandémie fait rage dans les structures gouvernementales italiennes ! Le principal symptôme est le fait d’avoir des mots de passe comme 12345678 pour les ressources critiques qui stockent des données sensibles, ce qui entraîne des conséquences assez prévisibles et menace les gens ordinaires. »

    Comme pour CASA en Belgique, les communes italiennes voient des renseignements confidentiels et privés diffusés. En Belgique, les prénoms, noms, adresse électronique, numéros de téléphone peuvent utilisés à mauvais escient. (Crédits : Capture d’écran)

    Si aucune communication n’est encore avérée pour l’établissement portugais, Valverde Hotel basé à Lisbonne, l’enseigne CASA quant à elle renseigne et invite chaque client à une surveillance accrue pour pallier un possible phishing. « Le 1er août 2022, CASA a été victime d’une attaque par ransomware menée par un groupe de pirates informatiques. Nos systèmes de sécurité l’ont détecté à court terme. Nous n’avons pas pu empêcher le cryptage de nos systèmes informatiques et la fuite de certaines données personnelles », explique la compagnie.

    Pour l’instant seule une arborescence des systèmes est divulguée. Selon Bleeping Computer, 2,8 GB de données seraient volées. Il y a bien eu intrusion non autorisée, mais pas de déploiement de ransomware. (Crédits : capture d’écran/Yanlouwang)

    « Cisco a connu un incident de sécurité sur notre réseau d’entreprise fin mai 2022 », mentionne un porte-parole de Cisco. La société aurait immédiatement pris des mesures pour contenir et éradiquer les menaces. Ce n’est que dernièrement, le 10 août 2022 que les opérateurs, revendiquant appartenir à l’entité « Yanlouwang », affirment avoir dérobé des informations. Entre temps, LeMagIT explique que les attaques même sophistiquées n’auraient pas été concluantes. En effet « les équipes de Cisco assurent n’avoir pas trouvé d’indication d’un éventuel accès à des systèmes critiques […] ».

  • Maldegem commune belge, victime du ransomware LockBit 3.0

    Maldegem commune belge, victime du ransomware LockBit 3.0

    Les victimes s’enchaînent sur le site de fuite, pour celles qui sont revendiquées et affichées. Depuis la nouvelle mouture du rançongiciel LockBit 3.0, pas moins de 79 victimes sont ainsi aux proies des opérateurs au 9 août 2022. Tout type d’industries, de pays, de continents sont ainsi touchés. Sommes nous assez préparés ? Les systèmes d’information sont ils assez protégés ? Les opérateurs derrière le ransomware LockBit 3.0 sont-ils trop forts ? Ce qui est sur, c’est qu’ils sont virulents.

    Ils ne sont pas les seuls à œuvrer au sein du darknet. CL0P, Quantum, RansomEXX, Ragnar_Locker, Hive, BlackCat… La cyberattaque de la commune belge de Maldegem aurait été découverte le 28 juillet 2022. Située en Flandre orientale, la menace de divulgation de données du CPAS entre autres. Les informations promises à la divulgation semblent-être sensibles, voire confidentielles. Le service propose aux personnes démunies une aide financière, un logement, une aide médicale, psychologique… soit tout un chacun.

    Comme preuve de leurs méfaits, les opérateurs derrière le Ransoware-as-a-Service LockBit 3.0 diffusent cinq captures affichant prénoms, noms de bénéficiaires. Ils réclament comme rançon la somme de 200 000 dollars américains en cryptomonnaie. (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)

    L’intercommunal de santé Vivalia avait subi les foudres d’une cyberattaque en mai 2022, le barreau de Charleroi également cette fois en octobre 2021. L’ultimatum est fixé au mercredi 10 août 2022 quatre secondes avant midi. La teneur des informations de personnes lambdas n’a pas empêché, et n’empêchera pas les opérateurs derrières quelques ransomwares que ce soit, de les rendre publiques. Quant à savoir si nous sommes préparés, la cybersécurité est une éducation à avoir, à appliquer, de la part de tous, de la même manière que vous n’allez pas traverser une autoroute les yeux bandés, tout ne pas pas être effectué en entreprise et ailleurs. Non sans redouter que le jour où la capacité d’espionnage étatique deviendra offensive, au sens de destruction massive, « ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux », expliquait Guillaume Poupard lors du Forum International de la #Cybersécurité, en juin 2022.