Blog

  • Avos Locker revendique des attaques informatiques d’universités aux États-Unis

    Avos Locker revendique des attaques informatiques d’universités aux États-Unis

    Tandis qu’Uber fait les gros titres de la presse suite à une cyberattaque du fait de l’ingénierie sociale, cinq universités américaines seront peut-être les victimes d’une divulgation de données très prochainement. Le ransomware Avos Locker a revendiqué une action contre Paul Smith College, Our Lady of the Lake University, Savannah College art and Design, Northwest University et Stratford University. Cette dernière a déjà fait l’objet de divulgation de la part de Snatch.

    La firme Uber bien connue à travers le globe excelle dans le domaine de la livraison avec Uber Eat et celle des VTC, mais également dans celle de subir des cyberattaques. Une attaque en octobre 2017 fut réalisée avec un simple vol d’identifiants d’un développeur. Une rançon avait été réglée, à hauteur de 100 000 $. Personne n’a su à l’époque si la personne volée avait ordonné le règlement ou au contraire sous couvert d’un Bug Bounty. Cela occasionnait des données pour près de 60 millions de personnes, cinquante millions de chauffeurs et sept millions de clients. La firme américaine semble coutumière du fait, ou semble il devrait avoir une véritable politique de cybersécurité.

    La personne revendiquant l’introduction chez Uber a fourni des captures d’écran des systèmes internes, a déclaré qu’il avait 18 ans et qu’il travaillait sur ses compétences en cybersécurité depuis plusieurs années, a écrit le New York Times. (Crédits : DR)

    Cette fois, jeudi 15 septembre 2022, un simple message via smartphone aurait déclenché une véritable fuite. La personne qui a revendiqué l’attaque informatique a déclaré au New York Times qu’elle avait envoyé un SMS à un employé d’Uber en prétendant être un responsable des technologies de l’information de l’entreprise. Le travailleur, en toute bonne foi, a été persuadé de remettre un mot de passe au responsable et non une personne tierce hors de l’entreprise. Cette technique est connue sous le nom d’ingénierie sociale.

    Tandis que Snatch affiche 53 GB de données compressées, Avos Locker a réussi à prendre au moins 69 000 fichiers.
    Ils contiennent des informations sur les étudiants, des dossiers personnels et commerciaux. (Crédits : capture d’écran/Snatch)

    Toujours aux États-Unis, cinq universités sont dans l’escarcelle d’opérateurs. Elles sont Paul Smith College, Our Lady of the Lake University, Northwest University, Savannah College of art and Design et Stratford University. Les deux dernières ont déjà fait l’objet de précédentes attaques. Avos Locker fournit un pack de preuves sur l’université de Stratford. Aucune information n’a été effectuée, à l’heure actuelle par l’université.

    « Grâce à la détection précoce et à la réponse rapide de l’université, l’incident n’a eu aucun impact opérationnel pour l’université, a déclaré un porte-parole. La SCAD a des raisons de croire qu’un nombre limité de fichiers contenant des informations personnelles de certains étudiants et employés actuels et anciens ont été consultés par l’acteur non autorisé responsable de l’incident. »

    Au total en cette année 2022, Savannah College of Art and Design serait la 24e université à être touchée par un ransomware. (Crédits : DR)

    Si l’année 2021 vingt-six incidents informatiques avaient eu lieu, en 2022 pas moins de vingt-quatre établissements scolaires et universitaires sont déjà identifiés. Des noms tels Ohlone College (20/01), Savannah State University, University of Detroit Mercy (04/02), Centralia College, Phillips Community College of the University of Arkansas, National University College, North Carolina A&T University, Florida International University (BlackCat) , Stratford University, College of the Desert (04/07), SCAD (08/22), Sierra College (20/08), Los Angeles Unified School District (04/09) sont victimes de cyberattaques.

  • Électricité, sobriété et véhicules électriques : le paradoxe

    Électricité, sobriété et véhicules électriques : le paradoxe

    Tout les médias indiquent, relatent, s’offusquent d’une hausse du prix de l’énergie électrique. Sujet sensible, car tout un chacun, chaque foyer est impacté, sauf ceux qui n’ont pas accès à la fée électricité chez eux. Que ce soit par choix, par manque de moyen financier, ou suite à une coupure de la fourniture d’énergie par le fournisseur. La Première ministre, Élisabeth Borne évoquait, en conférence de presse le 14 septembre 2022, que le coût de l’électricité allait croître de 15 % en février 2023, pour les ménages français.

    « Je ne comprends pas », s’étonne M Phot

    « Ah, quelle chose ne comprends-tu pas ? », interroge Mme Kharéson.

    « Tous les ministres jusqu’au président te disent qu’il va falloir te serrer la ceinture au niveau électrique. Que depuis 30 ans, il n’y a plus de construction de centrale nucléaire, qu’au contraire un programme les amène à en fermer la moitié. Qu’il faut passer à la transition énergétique, mais que les énergies renouvelables ne couvriront jamais les besoins en énergie. Mais ils persistent et signent sur le tout électrique, alors que nous allons manquer de production d’électricité, et que pour diverses raisons, le coût de production explose de façon exponentielle ».

    L’oubli est humain. Le jugement ne sert à rien si vous ne vous l’appliquez pas à vous même, dans le but d’être une meilleure version de vous même. (Crédits : DR)

    À Paris comme à Poitiers, les maires, ici deux femmes, Anne Hidlago et Léonore Moncond’Huy ont décidé de couper l’éclairage de certains lieux, monuments, rues et quartiers. Sur l’extinction des monuments parisiens à 22 h et la tour Eiffel à 23 h 45, Agnès Pannier-Runacher a commenté ce vendredi sur RMC-BFMTV : « La sobriété ce n’est pas arrêter de vivre, ce n’est pas arrêter de travailler, ce n’est pas arrêter de recevoir des touristes. La sobriété c’est de faire les économies qui ont le plus de sens en matière d’économie d’énergie. »

    « Quelqu’un leur a dit, sérieusement. Même notre voisin, qui n’est pas le pingouin qui glisse le plus loin, a compris. Alors eux… »

    Il est vrai que cela a de quoi interroger. Actuellement, tous semblent fonctionner grâce à l’électricité. Les vélos à assistance électrique, les trottinettes pour la majeure partie d’entre elles, les voitures électriques ou hybrides, les trains, votre cafetière, votre poêle à granulés (dont le combustible est introuvable ou hors de prix), les livres se déclament sur tablette, et cetera, et cetera. Même nos jouets privés, mesdames fonctionnent grâce à l’électricité, sur batterie portable nommée pile. Bref vous l’aurez compris, dans votre domicile, tous les appareils, mis à part votre moulin à café qui appartenait à votre arrière-grand-mère, fonctionnant à l’huile de coude.

    Faites la liste des appareils qui sont encore en fonctionnement dans votre foyer lorsque vous venez d’abaisser le bouton principal du disjoncteur. (Crédits : Artturi Mäntysaari/Pixabay)

    De plus, rapport du GIEC martèle qu’il faut baisser notre consommation qui produit les gaz à effets de serre comme le CO2 ou le Méthane. Elle évoquait la pertinence à devenir indépendant des énergies fossiles. « C’est ça le combat que l’on doit mener, sur les énergies renouvelables, la géothermie, la biomasse, l’éolien… ». Sauf que suite au conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, les approvisionnements de gaz sont moindres ou interrompus. Alors la France, bon gré mal gré fait venir du gaz américain issu du gaz de schiste. Dans la même interview sur RMC-BFMTV, elle répondait que « nous savons pertinemment que l’exploitation du gaz de schiste contribue à renforcer le réchauffement climatique ».

    « Voilà, je ne comprends pas que le gouvernement et le président de la République française nous poussent à nous équiper du tout électrique, et à continuer d’acheter des voitures électriques ». Le 11 septembre 2022, la ministre de la transition énergétique Agnès Pannier-Runacher s’exprimait au micro du Grand Jury chez RTL.

    Les voitures électriques dont certaines sont équipées d’un son pour indiquer leur présence. Un autre paradoxe pour une voiture qui lutte contre la pollution et qui se veut écologique. Tout n’est que paradoxe sur Terre. (Crédits : Stefan Schweihofer/Pixabay)

    « Est-ce qu’encore aujourd’hui, vous dites aux Français d’acheter des voitures électriques, alors que le prix de l’électricité explose ? », questionnait le journaliste.

    « Tout à fait. Le problème de production d’électricité se pose essentiellement au moment des pics de consommation, expliquait-elle. Ce que les gens ne savent peut-être pas c’est que précisément, d’avoir sa voiture électrique branchée sur le réseau, c’est une réserve d’électricité disponible pour ce réseau. Et vous avez un certain nombre de fournisseurs de batteries qui sont en capacité de renvoyer l’électricité vers le réseau dans les moments de tension ».

    La ministre évoque technologie et les véhicules V2G, très bien. Actuellement, la borne de recharge V2G by DREEV est compatible avec les voitures électriques de type Nissan Leaf, Nissan e-NV200, Mitsubishi iMiev, Mitsubishi Outlander PHEV, Peugeot iON et Citroën C0. Pour cela il faut faire installer les bornes dédiées. Selon la simulation, si votre entreprise est alimentée en monophasé, oubliez tout de suite. Quant au reste, Paris n’est pas la France.

  • Quand LockBit 3.0 revendique de nombreuses attaques informatiques en France

    Quand LockBit 3.0 revendique de nombreuses attaques informatiques en France

    Alors que le centre hospitalier de Longjumeau est une victime collatérale de la cyberattaque subie par le centre hospitalier Sud Francilien, LockBit 3.0 revendique pléthores d’attaque. Tapco Credit union, et Cambuilder côté américain, Cultivar Grup en Espagne, le coréen KC Green Holdings, le japonais Nakamura & Co ou encore le tchèque Defense and security services, les opérateurs affichent de nombreuses victimes françaises. Au nombre exact de treize, communes, entreprises, mandataire judiciaire, assurance…

    Le ransomware le plus célèbre LockBit 3.0 placarde sur son site de fuite treize sociétés et municipalités françaises. Comme usuellement, les opérateurs menacent de divulguer les informations dérobées à moins que les victimes n’octroient une somme plus ou moins grande pour recouvrer leurs données. Sans aucune certitude qu’elles seront utilisées ou non ultérieurement. La limite est fixée au jeudi 29 septembre 2022, peu après 6 h 30.

    De nombreux renseignements sur des consommateurs sont potentiellement des entrées sur d’autres sociétés. Elles se vendent également sur le Darkweb.
    Le cabinet de courtage « SaRa’ssure » indique avoir accompagné plus de 1 700 clients durant 17 années, et autant de données confidentielles. (Crédits : Capture d’écran/LockBit3.0)

    Ainsi les cybercriminels donnent un délai de moins de deux semaines, à l’heure actuelle pour se résoudre à satisfaire les demandes. Les transports Artdis spécialisé en affrètement sur l’hexagone et l’Europe, l’agence immobilière CMB Artimo basée à Paris, et sa sœur L’Agence 33 Transactions en Gironde, Euromodules à Faulquemont. Certains touchent des domaines sensibles tels Euromip. L’entreprise créée en 1990 connaît de nombreux partenaires non moins célèbre et prestigieux. Elle est fournisseur de solutions pour Rafale Dassault, Airbus A380, le compteur Linky, les chauffages hybrides Atlantic, les décodeurs Sagemcom, les satellites Galileo et Space Inspire Thales ou encore Space is the limit 2028.

    La société Quintal, la concession automobile en Avignon Land Rover, la « Maison Loisy », sont au tableau des victimes. Le comparateur de mutuelle santé Maleosante fait aussi partie de la pêche du ransomware LockBit. Les serveurs du mandataire judiciaire, « mj-donnais », sont en maintenance. (Crédits : Capture d’écran/LockBit3.0)

    La communauté de communes du Pays de Colombey Sud Toulois et la ville de Faulquemont sont de même épinglées. Le maire Bruno Bianchin aura fort à faire. Plus léger, mais non moins sérieux, le site de camgirls Camdomain risque de voir l’ensemble de ses données clients étalées à la lumière.

  • Cyberattaque : le torchon brûle entre l’Albanie et l’Iran

    Cyberattaque : le torchon brûle entre l’Albanie et l’Iran

    Ce vendredi 9 septembre 2022, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions envers l’Iran. Plus précisément le ministère du Renseignement et de la Sécurité. L’Albanie accuse l’Iran d’avoir fomenté la cyberattaque qui a paralysé ses services publics en juillet. Des données auraient même été dérobées, d’après l’Agence nationale de la société de l’information (AKSHI). L’agence informait le 17 juillet 2022 qu’elle avait été contrainte de fermer les systèmes gouvernementaux jusqu’à la neutralisation des attaques ennemies.

    Le gouvernement albanais avait conféré, mercredi 7 septembre 2022, 24 heures au personnel de l’ambassade pour quitter le pays. La raison évoquée une importante cyberattaque que Tirana impute à Téhéran. C’est par le biais d’une allocution télévisée que Edi Rama, Premier ministre albanais annonçait que son pays rompait ses relations diplomatiques avec l’Iran.

    L’action diligentée par le pouvoir est choix réfléchi et obligé, selon Rama. Une enquête démontrerait par des « preuves irréfutables » que, le 15 juillet 2022, Téhéran « a engagé quatre groupes pour monter une attaque contre l’Albanie » affirma-t-il.

    Le 8 septembre 2022, des membres de l’unité spéciale de la police entraient dans l’ambassade de la République islamique d’Iran, à Tirana, en Albanie. Tandis qu’au même moment l’Albanie coupait ses liens avec l’Iran et ordonnait aux diplomates de partir suite à la cyberattaque. (Crédits : Florion Goga/Reuters)

    Les ultimes personnels auraient délaissé l’ambassade ce jeudi 8 septembre. Les deux dernières voitures, contenant une dizaine de passagers, ont quitté l’enceinte jeudi aux alentours de midi. « Une enquête approfondie nous a fourni les preuves indiscutables » que l’attaque a été « orchestrée et parrainée » par Téhéran, a soutenu le chef du gouvernement albanais. De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti que l’Iran soit à l’origine de quelque cyberattaque que ce soit.

    L’OTAN a également exprimé son soutien total à l’Albanie et a condamné dans une déclaration « dans les termes les plus forts ces cyberactivités malveillantes conçues pour déstabiliser et porter atteinte à la sécurité d’un allié, et perturber la vie quotidienne des citoyens ». (Crédits : Florion Goga/Reuters)

    Les États-Unis ont annoncé vendredi 9 septembre 2022 des sanctions contre le ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité et son directeur, Esmail Khatib. Ils les accusent d’avoir conduit des cyberattaques contre les États-Unis et leurs alliés. Un groupe est cité tout particulièrement. Il s’agit de « MuddyWater ». Il mènerait des cyberattaques depuis 2018, profitant de la vulnérabilité de systèmes informatiques étrangers pour accaparer des données sensibles. « La cyberattaque de l’Iran contre l’Albanie ignore les normes de comportement responsable des États en temps de paix dans le cyberespace, qui comprennent une règle selon laquelle il faut s’abstenir d’endommager les infrastructures critiques qui fournissent des services au public », a déclaré Brian E. Nelson, sous-secrétaire au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier.

  • Cyberattaque : des documents portugais de l’OTAN classés « Secret et Confidentiel » en vente sur le Darknet

    Cyberattaque : des documents portugais de l’OTAN classés « Secret et Confidentiel » en vente sur le Darknet

    Une enquête est en cours pour déterminer l’étendue des dommages. Selon des sources, l’affaire classée comme étant d’une « extrême gravité », aurait été découverte par des cyberespions du renseignement américain. Ils ont détecté la vente sur le Darkweb de plusieurs centaines de documents envoyés par l’OTAN au Portugal, classés « Secret et Confidentiel ». D’après les premières avancées de l’enquête, des règles de sécurité auraient été enfreintes.

    Comme tout état-major des forces armées, il bénéficie de connexions sécurisées. Il s’agit d’un système intégré de communications militaires (SICOM), pour recevoir et transmettre des publications classifiés, mais « il semble que des lignes non sécurisées aient été utilisées », explique Valentina Marcelino pour le journal portugais Diário de Notícias. La cyberattaque aurait eu lieu précédemment la révélation du 8 septembre 2022. En effet, le gouvernement portugais n’en a eu connaissance qu’en août dernier, selon DN. Il a été informé par les services de renseignement américains, via l’ambassade à Lisbonne, dans une correspondance qui aurait été faite directement au Premier ministre António Costa.

    L’EMGFA est l’agence gouvernementale responsable du contrôle, de la planification et des opérations des forces armées du Portugal. À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été publiée par l’État portugais sur le sujet, mais la pression de l’opposition politique pour un briefing augmente suite aux révélations de DN. (Crédits : EMGFA)

    La porte-parole officielle de l’ambassade des États-Unis à Lisbonne n’a pas démenti l’information. Mais pour seule réponse aux pléthores de questions des journalistes, elle a distillé la phrase : « Nous ne faisons pas de commentaires sur les questions de renseignement ». L’EMGFA, commandé par le chef d’état-major, l’amiral Silva Ribeiro, a été la cible d’une « cyberattaque prolongée et sans précédent » qui a entraîné l’exfiltration de documents classifiés de l’OTAN, selon les sources de DN.

    Déjà en 2018, une affaire de fuite de données vers l’étranger, la Russie en l’état faisait les gros titres de la presse. Cette fuite de renseignements amenait au procès puis à la condamnation de l’ancien espion portugais du SIS, Carvalhão Gil. Il a écopé de 7 ans et 4 mois de prison après deux années d’enquête. (Crédits : DR)

    Selon plusieurs sources de la Défense portugaise, des experts du Cabinet de sécurité nationale (GNS), et du Centre national de cybersécurité ont rejoint les militaires du Centre national de cyberdéfense, situé à l’EMGFA. Ils ont procédé à un scan complet de l’ensemble des systèmes d’information interne de la Défense. Les ordinateurs principalement de l’état-major des forces armées, des services secrets militaires (CISMIL) et de la Direction générale des ressources de la défense nationale, à partir desquels les documents ont été exfiltrés ont pu être identifié.

  • La débâcle grecque lors de la Guerre d’indépendance turque

    La débâcle grecque lors de la Guerre d’indépendance turque

    Le conflit qui opposa la Grèce et la Turquie de 1919 à 1922 fit de très nombreux morts. Connue sous le nom de Guerre d’indépendance turque, elle prend fin le 11 octobre 1922 après la signature de l’armistice de Moudanya. Les accords seront mis en application un jour après la signature par les Grecs, soit le 15 octobre 1922. Au total, côté grecque 24 240 morts 48 880 blessés et 18 085 disparus, quant aux Turcs 20 540 morts et 10 000 blessés sont à déplorer.

    Selon le traité de Sèvres, signé le 10 août 1920, la Grèce obtient la ville de Smyrne et sa région dans l’ouest de l’Anatolie, la Thrace orientale, ainsi que les îles d’Imbros et Ténédos. Quelques mois avant cette signature, l’armée grecque débarquait le 15 mai 1919 à Izmir, traditionnellement nommée Smyrne. Par moins de 20 000 soldats grecs, de la 1re division y débarquaient. Ils prennent le contrôle de la ville et de ses environs grâce au soutien des marines britannique, française et hellène. Les forces en présence légitiment le débarquement selon le traité d’armistice de Moudros, en particulier l’article 7. « Les Alliés auront le droit d’occuper tous points stratégiques dans le cas où un état de choses menaçant pour la sécurité des Alliés viendrait à se produire. »

    Mustafa Kemal passe en revue les officiers de l’école militaire de Constantinople, le 9 novembre 1926. Le Premier ministre, Ismet Pacha, et le ministre de la Guerre, Redjeb Bey, l’accompagnent. Il obtient une révision complète du précédent traité par celui de Lausanne, le 24 juillet 1923. [Crédits : Bettmann/Getty)

    Les troupes de Mustafa Kemal ne l’entendaient pas de cette façon, et reprenaient l’offensive jusqu’à l’assaut final. Le général grec Tricoupis qui avait les pouvoirs conférés par le gouvernement d’Athènes est fait prisonnier le 2 septembre 1922 par les Turcs et Mustafa Kemal Pacha, il n’exerce plus aucun pouvoir. La bataille du 7 septembre 1922 sonne les prémices de la fin de la guerre, à partir de ce jour le Roi Constantin n’avait à ce jour plus d’armées. Dans cette bataille, il a perdu 50 000 hommes sur les 180 000 en présence durant les trois années du conflit. Située à 40 km de la ville de Smyrne, l’armée ottomane fera tomber le pont de l’Ionie dans les heures qui suivent. Les Grecs acculés, harassés, découragés « devront capituler pour éviter d’être jetés à l’eau », écrit le journaliste dans L’Ouest-Éclair.

    Un incendie se déclare dans le quartier Arménien et se propage dans l’ensemble de la ville. « La puanteur de la chair humaine brûlée était épouvantable et dans les rues s’empilaient les cadavres d’hommes, de femmes, d’enfants et de chiens ». (Crédits : DR)

    L’affrontement décisif qui eu lieu le 26 août 1922 scella le devenir de cette Guerre d’indépendance turque. Mustafa Kemal transperçait les lignes grecques et gagne à marche forcée Ymyrne (Izmir) où il entrait en vainqueur le 9 septembre 1922, les Britanniques ayant finalement renoncé à soutenir leurs alliés. Quatre jours plus tard, plusieurs foyers d’incendie se déclarent dans le quartier arménien. En quelques heures, plus des deux tiers de la ville est ravagé par le feu. Les troupes turques qui l’encerclent bloquent toute possibilité de sortie. Les ruines continuent à se consumer pendant plusieurs jours. On dénombre plus de 100 000 morts, en majorité grecs et arméniens. L’armistice est signé le 11 octobre.

  • Quand Poitiers se trouvait être détonante

    Quand Poitiers se trouvait être détonante

    En ce jour du 5 septembre 1922, une forte explosion était ressentie aux abords de la préfecture de la Vienne. L’explosion du parc de l’artillerie se trouvait à 300 mètres à vol d’oiseau, et à seulement 50 petits mètres de poudrières. Fort heureusement, les conséquences de la destruction de cet obus de 75 ne furent que matérielles. Les autorités de l’époque étaient surprises que cette dernière n’ait engendré que des dogats matériels. Par cause, conséquence ou stratégie, les autorités militaires faisaient édifier un site sur le polygone de Biard

    L’autorité militaire avait par mesure de prudence entassé les projectiles, et la fusée du côté du champ de tir. En bordure du champ un bâtiment où étaient entreposées les munitions nécessaires aux tirs d’entraînements quotidiens. Tout fut disposé que si un obus venait à exploser, la charge partirait en direction opposée à la ville. Tout proche d’un bâtiment où les munitions du 109e Régiment d’artillerie lourde étaient gardées, habitait Mousset adjudant au parc, avec son épouse et sa fille de 8 ans.

    L’obus, conçu dans le but de tuer, mutiler et détruire n’explose pas toujours et resurgit encore aujourd’hui, lors des travaux agricoles et d’infrastructures. Son poids total est de 5,315 kg, dont 740 d’explosif brisant. (Crédits : Musée de la Grande Guerre)

    Au bruit des premières détonations, Mme Mousset par instinct de protection et de survie se saisissait de sa fille malade. Elle enveloppa l’enfant d’une couverture puis s’enfui affolée en direction de la ville. Quelques secondes après que la mère eu quitté le domicile avec son enfant dans les bras, une explosion encore plus violente détonna. Celle-ci arrachait portes et fenêtres de l’habitation où elles se trouvaient quelques secondes plus tôt. Les meubles disposés dans la demeure furent complètement détruits. Le bâtiment dans lequel l’explosion de l’obus de 75 se produisit n’était plus qu’un amas de pierres, les cuisines du quartier de la Chauvinerie détruites, les vitres du quartier brisées. Un pilote passant au-dessus de Poitiers avait comparé cette explosion à celles de la Grande Guerre.

  • Cyberattaques revendiquées sur des écoles et district scolaire par Vice Society en Angleterre et aux États-Unis

    Cyberattaques revendiquées sur des écoles et district scolaire par Vice Society en Angleterre et aux États-Unis

    Deux écoles voient encore une fois leurs données exposées sur les réseaux du Darknet. Les deux entités sont situées sur le sol britannique, à Londres. La première FrancesKing school of english œuvre dans l’apprentissage de la langue de Shakespear depuis près d’un demi-siècle. La seconde est une institution londonienne qui enseigne à plus de 1 500 élèves âgés de 11 à 18 ans, dans l’ouest de Londres. De très nombreuses informations sur des mineurs, sur leurs hospitalisations, sur des faits de délinquance juvénile…

    Concernant FrancesKing trois dossiers sont présentés. Le département des finances, les passeports et un dernier nommé « HR ». Au sein du dossier passeport, plus d’une centaine de pièces d’identité appartenant aux personnes ayant eu recours au service de l’école. Ils sont issus du Liban, Arménie, Russie, du Royaume-Uni…

    Lampton School voit une arborescence s’afficher indiquant des dossiers sur les finances, les passeports des enfants, les rendez-vous d’entretien préalable, des centaines et centaines de data qui sont ainsi collectées, mais dans quel but, s’agissant d’école ? (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    Les contrats des employés, avec le salaire horaire, les informations confidentielles, des paiements de cartes bleues, des dossiers de données compressées affichant plus de 13 Go, les niveaux en anglais des élèves. De l’autre sont exposés les troubles alimentaires d’une jeune fille, comme les problèmes de délinquance d’un jeune garçon contenu dans un dossier intitulé « September 2022 », des informations sur le nombre d’élèves. Jusqu’au questionnaire posé aux parents sur le ressenti des enfants sur leur bien être en classe.

    Le vendredi 13 mai 2022, le Lincoln College a fermé définitivement, l’établissement d’enseignement supérieur victime d’une cyberattaque a clos ses portes de manière définitive après 157 années de bons et loyaux services, des suites de l’attaque informatique. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    Alors que les élèves retournaient en classe pour le premier jour d’école, le 24 août 2022, le Moon Area School District s’efforçait de se remettre d’une cyberattaque. La communication stipule que l’attaque par ransomware a provoqué une perturbation de certains systèmes et opérations en cours. Outre-Atlantique, le district scolaire de Moon Aera se remettait d’une cyberattaque avait expliqué le surintendant Barry Balaski. Or les opérateurs derrière le ransomware Vice Society menacent le district scolaire de Moon Aera de divulguer les informations glanées le 4 septembre 2022 à 10 h, heure de Londres.

  • Grave incident en Rhénanie : deux militaires belges assassinés par des Allemands

    Grave incident en Rhénanie : deux militaires belges assassinés par des Allemands

    La conférence de La Haye, précédée par celle de la Gênes, n’a laissé que ces œuvres inachevées et des rancœurs. C’est ainsi que les tensions en Europe sont exacerbées. Ce vendredi 1er septembre 1922, à trois heures et demie, un grave incident se déroulait à Oberkassel-sur-le-Rhin. Les mesures prises par l’État belge ont été une véritable chasse à l’Homme. Si les présumés coupables n’étaient pas appréhendés dans les six heures, les autorités allemandes auraient été mises en arrestation.

    Il faisait nuit en Allemagne près de Düsseldorf , lorsqu’une sentinelle était abattue à coups de revolver. Alerté par les détonations, le sergent de garde sortit de son baraquement pour porter secours à la sentinelle. Il fut également tué. Il fallut l’intervention d’une garde pour qu’elle puisse apercevoir plusieurs individus s’enfuir. En les poursuivant et pénétrant dans divers établissements encore ouverts, elle conduisit l’arrestation d’une douzaine de personnes.

    Le gouvernement belge ordonna au général Rucquoy de procéder à des perquisitions dans l’ensemble de la ville. Le pont du Rhin à Düsseldorf, reliant Oberkassel. Le ministre des Affaires étrangères Henri Jaspar avait fait mander Danosberg et lui formulait une protestation énergique contre ce nouvel incident. (Crédits : Agence Rol/Gallica/BnF)

    Le gouvernement belge indiqua au général Rucquoy d’alerter les autorités civiles et politiques des représailles, en cas de non-arrestation des présumés coupables. Les Belges déjà meurtris par l’assassinat du lieutenant belge Joseph Félicien Graff (1897-1922) à Hamborn, le 22 mars 1922. « L’impunité dont profitent les meurtriers pour agir et prendre la fuite tient là aussi au statut alambiqué de la région, où voisinent zones occupées et non occupées. Cette affaire secoue l’opinion publique belge, et les anciens combattants en particulier, qui réclame des sanctions sévères et des garanties pour la sécurité des troupes belges d’occupation déployées en Rhénanie », écrivent Wannes Devos et Kevin Gony dans « Guerre Occupation Libération ».

  • Les hôpitaux, EHPAD en France et au USA subissent des cyberattaques, comme le NHS 111 en Angleterre

    Les hôpitaux, EHPAD en France et au USA subissent des cyberattaques, comme le NHS 111 en Angleterre

    En France, le centre hospitalier sud-francilien situé à Corbeil-Essonnes a été victime d’une cyberattaque durant la nuit de samedi 20 à dimanche 21 août 2022. Le plan blanc a déclenché dimanche dernier pour assurer la continuité des soins. Une demande de rançon rédigée en anglais requiert la somme de 10 millions de dollars américains. L’AFP révèle que, selon une source proche de l’enquête, la piste du désormais célèbre ransomware LockBit 3.0, serait en passe de se confirmer.

    Si l’affaire du CHSF fait les gros titres de la presse en France, pléthore d’autres centres de soins sont la proie d’opérateurs malintentionnés. D’après Paris-Normandie, l’EHPAD des Franches Terres à Beuzeville serait victime d’une cyberattaque depuis le mercredi 24 août. Un seul système d’information serait inaccessible, des données sensibles seraient chiffrées. La seconde en un peu plus d’une semaine en Normandie, après celle de l’union nationale d’aide du Calvados le 15 août.

    L’attaque avait été repérée par Advanced le jeudi 4 août 2022 à 7 h. « Un problème de sécurité a […] entraîné une perte de service », a déclaré le patron d’Advanced, Simon Short. La confirmation d’une cyberattaque ne sait pas fait attendre. Par précaution, « nous avons immédiatement isolé tous nos environnements de santé et de soins. » (Crédits : PA Media)

    Au début du mois, une attaque informatique visait la société britannique Advanced. Elle fournit des logiciels à la NHS (National Health Services), l’aéroport de Londres-city et le département des retraites et du travail britannique. De très nombreux documents de deux établissements de santé texan, de la ville d’Amarillo voient leurs données exposées, avec la revendication de leurs attaques par le ransomware Vice Society.

    Deux entités américaines voit leurs données diffusées par le ransomware Vice Society. L’hospice BSA situé à Amarillo au Texas, avec également les centres de médecine familiale également dans la ville d’Amarillo, entre Albuquerque et Oklahoma City. (Crédits : capture ‘écran/Vice Society)

    « On Thursday 4 August 2022, Advanced experienced a disruption to our systems that we have since determined to be the result of a cybersecurity incident caused by ransomware. We immediately took action to mitigate any further risk and isolated all of our Health and Care environments, where the incident was detected », communique-t-elle. Parmi leurs clients, certains étaient touchés directement ou indirectement. Ils sont Adastra, Caresys, Odyssey, Carenotes, Crosscare, Staffplan et eFinancials.