STM, fabricant taïwanais de composants électroniques, est victime du ransomware Cuba

La compagnie taïwanaise Sin Sheng Terminal & Machine est un fabricant et fournisseur de différents composants électroniques. Ils produisent des terminaux et des connecteurs SMT/DIP, couvrant les industries des moniteurs LCD et/ou LED, des panneaux, des téléviseurs, des assemblages de câbles d’automobiles/motos et des consommateurs électroniques. Les opérateurs derrière le ransomware Cuba revendiquent l’attaque et diffusent de très nombreux documents.

Les connecteurs sont le fer de lance de la société. Ainsi il est possible d’en trouver pour des rétroéclairages de panneaux LED, terminaux et boîtiers FASTON, connecteurs haute vitesse, pour l’électronique automobile et grand public, pour les produits industriels, de santé, pour les appareils ménagers intelligents (IoT), pour les produits de télécommunication, ordinateurs de bureau et portables, bref un peu partout. Le ransomware Cuba met à disposition sur la première page 13 fichiers compressés d’un total de 769,4 Go.

Le fichier « readme.txt », ci-dessus laissé par le ransomawre Cuba est omniprésent et ne laisse aucun doute sur l’attaque informatique subie par la firme taïwanaise. Aucun communiqué de la firme n’est encore sorti. (Crédits : capture d’écran/Cuba)

Puis, à travers les différents menus, pléthores de documents sont consultables. Ils sont financiers comme le business plan, des vidéos d’accidents mortels, de fichier avec nom de clients dans les îles Guernesey, Malouine et de l’Ascension. Mais également les fichiers des différents employés présents et passés, les personnes à contacter en cas d’urgence… Il existe même des indications que les habilitations provisoires sont à l’arrêt, évoquant même que les responsables de la sécurité d’un établissement devraient contacter l’Agence de contre-espionnage et de sécurité de la défense américaine (DCSA).

Des enquêtes, des documents classifiés, des indications sur le traitement des enquêtes de sécurités sont autant de documents sensibles exfiltrés. (Crédits : capture d’écran/Cuba)

Romuald Pena

Journaliste et curieux de nature, j’aime les mots et ce qu’ils chantent aux oreilles qui les entendent. « La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité », assurait Pablo Neruda. Ainsi j’apporte des faits, des faits, encore et toujours des faits, car : « Nous ne pouvons être condamnés à pire, à juger les autres, à être des juges. » (Le Testament d’Orphée, de Jean Cocteau)

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