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  • Le professeur Luc Montagnier divise (dernière partie)

    Le professeur Luc Montagnier divise (dernière partie)

    Après avoir été encensé, la communauté scientifique à depuis dévoilé, voire pâlie son étoile et sa renommée internationale. Libération résume parfaitement les faits, car plusieurs désaveux lui ont été signifiés. L’affaire de la papaye fermentée comme traitement de la maladie de Parkinson. En 2009, un bon système immunitaire permet de se débarrasser du VIH « en quelques semaines »… Mais en avançant toutes ces théories, le professeur Luc Montagnier avait-il tort ou raison ?

    Pléthores de reproches lui sont faites, à partir de l’année 2000. De nombreux journaux qualifient de « dérive » les propos de cet éminent scientifique. En 2009, il soutenait l’idée selon laquelle l’ADN pourrait imprimer une empreinte électromagnétique aux molécules d’eau, propriété qu’il prétendra pouvoir être mis à profit pour des tests diagnostiques du sida, ou encore de la maladie de Lyme. Puis, il défendait que les troubles du spectre autistique soient d’origine bactérienne et puissent se traiter par antibiotiques. Durant d’une conférence à Paris en 2017 racontée par Libération. « Je voudrais alerter sur la mort subite du nourrisson. C’est quelque chose d’épouvantable, la cause est inconnue, mais il existe des faits scientifiques, montrant qu’un grand nombre de ces morts intervient après une vaccination », affirmait alors M. Montagnier.

    L’ultracrépidarianisme est en chaque être humain

    Un collectif de 106 académiciens de médecine et sciences lui avait alors reproché de « diffuser, hors du champ de ses compétences, des messages dangereux pour la santé, au mépris de l’éthique qui doit présider à la science et à la médecine ». Enfin, le dernier et pas des moindres, le SARS-CoV-2. Quiconque émet une pensée, une idée ou une théorie à contre-courant de la doxa politique d’un gouvernement, ici français est étiqueté « complotiste ». C’est ainsi qu’opposé à l’injection de solution, délivré par les laboratoires Pfizer-BioNtech, Jonhson-Jonhson, Moderna ou Jansen, qu’il jugeait dommageable, il fut à de nombreuses reprises invité par le site France Soir. L’ultracrépidarianisme est le fait de s’exprimer en dehors de son domaine de compétences, en donnant son avis sur un thème pour lequel on n’a pas ou trop peu d’expertises légitimes ou avérées. C’est aussi les points de vue qui font l’interaction sociale sur les zincs ou ailleurs. C’est souvent en approfondissant notre connaissance d’un sujet que nous prenons conscience de notre propre ignorance.

    Approche scientifique

    Les deux dernières années ont permis la mise en scène de la science sans parler de la Science. « On va être sur une courbe exponentielle », exprimait le mardi 5 janvier 2021, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran. Si le fond importe peu, pas la forme. Avez-vous vu, entendu, lu une personne durant ce laps de temps vous expliquer ce qu’est une courbe exponentielle ? Il ne faut pas confondre la fonction mathématique exponentielle de la croissance exponentielle. La première est utile aux calculs en série de Fourier, équation différentielle…La croissance exponentielle est un processus qui augmente une quantité au fil du temps, votre âge, et surtout le poids des années, en est un exemple. Décrite comme une fonction, une quantité subissant une croissance exponentielle est une fonction exponentielle du temps, c’est-à-dire que la variable représentant le temps est l’exposant.

    Voici la comparaison entre une croissance linéaire (en rouge), cubique (en bleu) et exponentielle (en vert). La croissance exponentielle est simple à comprendre. Soit la fonction F(x)=2x alors pour 2 le résultat est 4, 8 donne 256… donc pour 20, cela est 1 048 576, plus l’hypothèse x augmente, plus la valeur sera énorme, sans avoir à se mouiller. (Crédits : DR)

    Recherche Versus Science

    Il existe une confusion relayée par certain, quel qu’il soient, célèbre inconnu des réseaux sociaux, politiques, journalistes… La Science (du latin scientia, de scire, savoir) est l’ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d’objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales. « La terre est ronde, je ne suis pas dogmatique, cela peut être démontré, pas besoin de remettre en cause cette vérité scientifique », appuie Étienne Klein. La recherche possède un rapport étroit avec l’incertitude. L’amalgame journalistique admet la confusion entre Science et Recherche, alors l’idée même du doute est inhérente à la recherche, et vient coloniser sur les plateaux télévisuels la science. « On ne demande pas au chercheur d’avoir individuellement l’objectivité de la science, c’est-à-dire de se débarrasser de leurs préjugés, de leurs croyances, aucune personne n’est objective, on peut être soumis à des pressions […] On lui demande d’être honnête », souligne le philosophe des sciences. Un chercheur se pose des questions. Il cherche alors des réponses, qui ne sont pas forcément les « bonnes ».

    Existe-t-il une vie extraterrestre, on en sait rien, donc on fait des recherches !

    Étienne klein. France culture

    Vient le temps de la confrontation, où les résultats obtenus sont présentés à d’autres confrères dont les interrogations sont analogues, voire proches. Il ne reste plus qu’à en discuter, et de la manière dont ils sont recueillis (méthodologie scientifique, protocoles, essai randomisé…). Un propos primordial, ne pas confondre causalité et corrélation. La première est le lien qui unit la cause à l’effet, tandis que l’autre est la relation existant entre deux notions dont l’une ne peut être pensée sans l’autre, entre deux faits liés par une dépendance nécessaire. Tout comme le mensonge est lié à la perte définitive de la confiance, par exemple le fameux nuage de Tchernobyl qui ne serait jamais passé au dessus de la France…

    Publication d’Études

    Ne dit-on pas lorsque plusieurs réitérations d’un même processus, dans divers lieux, ambiances… donnent un identique résultat, il serait fort à propos de croire qu’une once de vérité se soit glissée dans les conclusions. Il faut raison garder, et douter, telle est la recherche. « Quand il y a une dizaine d’études qui disent quelque chose, c’est que c’est vrai », interroge Idrisse Aberkane, qualifié par différents individus de complotiste, car il se pose des questions. Martin Blachier, docteur en santé publique, répond : « c’est signifiant, c’est significatif en tout cas ». Puis Idrisse Aberkane rétorque « d’accord il y a 242 des études qui disent que l’hydroxyde chloroquine a un effet, c’est vrai aussi du coup ? » Nulle question de verser dans une théorie complotiste, ou son antonyme qui en langue française n’existe pas. Le professeur Luc Montagnier évoquait une possible création du SARS-CoV-2 par l’être humain, puis une hypothèse quant à la manipulation génétique, vivement décrié par ses pairs. « Cet article met en évidence une transformation de l’ARN du vaccin Pfizer en ADN dans des cultures de cellules hépatiques, posant la question de leur intégration dans le génome », twittait le professeur Raoult. Le sujet de l’article est « Intracellular Reverse Transcription of Pfizer BioNTech COVID-19 mRNA Vaccine BNT162b2 In Vitro in Human Liver Cell Line », un document de douze pages dont seules les personnes ayant compétence peuvent en saisir l’entièreté de la moelle.

    « Voici notre première photographie en microscopie électronique du SARS-COV-2 recombinant Delta-Omicron », annonçait Didier Raoult sur Twitter. (Crédits : DR)

    D’autres sont septiques « Aujourd’hui est sortie cette étude. Montrant la transcription inverse du vaccin Pfizer dans les cellules hépatiques humaines. J’ai plusieurs réserves sur leurs résultats », explique Nans Florens néphrologue et postdoctorant en biologie moléculaire au Cincinnati Children’s Hospital Medical Center. Cela quelque temps avant de répondre à des journalistes pour la revue Sciences et Avenir. Avec la Dr Nathalie Grandvaux, directrice du laboratoire de recherche sur les interactions hôte/virus au centre de Recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal et Mathieu Rebeaud, doctorant en biochimie des protéines à l’Université de Lausanne. Le titre de l’article est sans appel : « Covid-19 : non, le vaccin Pfizer ne peut pas s’intégrer dans notre génome ». Les chercheurs posent des questions, émettent des hypothèses, parfois abracadabrantes, auxquelles ils travaillent à apporter une réponse, eussent-ils raisons ou torts. Sujets de thèses étranges pour tout un chacun, Obélix pouvait-il s’intoxiquer ? La reconnaissance coloniale du couvain et du champignon chez la fourmi champignonniste, ou, la Spectroscopie tunnel à très basse température de graphène sur rhénium supraconducteur. L’idée de cette dernière est de comprendre ce qui se passe quand le rhénium rencontre le graphène, ce qui d’après l’auteur donne « des couples d’électrons schizophrènes ».

    Le procès de Galilée ou l’affaire Galilée est l’enquête, et condamnation du savant astronome Galilée par l’Inquisition pour avoir dénigré le géocentrisme et soutenu l’héliocentrisme. L’œuvre s’intitule Galilée devant le Saint-Office, une peinture de Joseph-Nicolas Robert-Fleury. (Crédits : DR)

    Galilée dans sa publication du « Dialogue sur les deux grands systèmes du monde » en 1632 entraîne son procès. Le savant est condamné en 1633 à un emprisonnement indéfini et demeure en résidence surveillée jusqu’à sa mort en 1642. Un certain « J’accuse » devenu célèbre porté par Émile Zola concernant l’affaire Dreyfus. « […] il faut apprendre à distinguer la science de la recherche. La science, c’est des connaissances établies, prouvées jusqu’à preuve du contraire, et il n’y a pas lieu de le remettre en cause tous les quatre matins temps. Vous n’avez pas besoin quand vous êtes un chercheur de reposer la question de la forme de la terre, c’est acquis, et sauf surprise incroyable c’est bon quoi, on a tranché la question. Alors que la recherche, c’est des questions dont nous connaissons pas les réponses. […] Dans les mêmes canaux circulent et se contaminent des connaissances, des croyances, des commentaires, des fake news, des bobards…», souligne Étienne Klein dans MatriochK.

    « Si je doute, ce doute ne vise pas tant les faits eux-mêmes que l’extrême degré de croyance qu’on a en eux. » Théodor Fontane / Le Stehlin (Crédits : John Hain/Pixabay)

    Le laps de temps de deux années a permis de voir beaucoup de chose et de comprendre en partie l’Humanité, comme l’avais écrit Gustave Le Bon dans « Psychologie des foules ». Car pendant la crise du covid-19, il a été demandé à la science de se ranger sous la coupe de l’opinion. Étienne Klein invité de David Pujadas sur LCI expliquait l’origine de « Le goût du vrai ». Le philosophe des sciences explique que « c’est un sondage paru le 5 avril (2020) dans Le Parisien, on demande aux français est-ce que tel médicament (hydroxychloroquine) est efficace ou non ? À un moment où aucune enquête épidémiologique n’avait conclu, autrement dit personne ne connaissait la réponse à cette question : 59 % des Français ont répondu oui, 20 % ont répondu non, et, seulement 21 % ont répondu je ne sais pas. Autrement dit, 79 % des Français connaissaient la réponse à une question dont personne ne connaissait la réponse. » Souvent les paroles dépassent la pensée, car la croyance en un Dieu ne veut en aucun cas dire que nous savons si ce Dieu existe ou non. Le professeur Luc Montagnier était un scientifique, mais avant tout un chercheur qui émettait sans cesse des hypothèses, qui chaque instant de sa vie s’est interrogé, questionné, remis en question, trompé, car c’est le propre de tout être humain, ou presque. Bertrand Russel se penchait philosophiquement sur le sujet et disait que « L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes. »



  • Universités ciblées en Ukraine, l’ENT en France

    Universités ciblées en Ukraine, l’ENT en France

    Selon l’équipe derrière Wordfence, une attaque massive contre des facultés ukrainiennes coïncide avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et a entraîné la compromission d’au moins 30 sites Web d’entre elles. Tout comme la région Île-de-France annonçait le 2 mars 2022, que l’espace numérique de travail (ENT) des lycées franciliens avait subi une agression informatique, ce malgré les mesures de sécurité engagées. Les différentes entités se placent et prennent position sur le conflit Russo-Ukrainien.

    Wordfence protège plus de 8 000 sites Web en Ukraine, hors mis trois cents universités, la société indique s’occuper de sites Web privés, gouvernementaux, militaires et policiers. « Nous avons identifié l’acteur de la menace à l’origine de l’attaque, qui fait partie d’un groupe appelé le groupe Monday, que les membres appellent “theMx0nday” », précisent-ils en s’appuyant sur des données, explications et images. Toujours selon le travail de Wordfence « la majorité des attaques ont transité par un fournisseur de services Internet appelé Njalla ». Cette société permettant l’anonymat, jusqu’à une certaine mesure, est l’œuvre de Peter Sunde. Il a été condamné dans le cadre du procès The Pirate Bay, et a depuis monté plusieurs projets, avec plus ou moins de succès.

    « Le groupe Monday a historiquement ciblé un grand nombre de sites brésiliens. Ils intègrent une vidéo de rap brésilien dans le code HTML des sites qu’ils dégradent », relate Wordfence. Ce qui a pour effet le conditionnement de Pavlov, avertissant d’un danger, ou d’une attaque lors de la prochaine écoute du morceau. (Crédits : Capture d’écran/Twitter)

    Trois pseudonymes (son1x, bky992 et xtdin66) associés à des comptes Twitter, dont les deux derniers sont définitivement clos, pourraient être les opérateurs derrière l’organisation « The MxOnday ». L’entité n’en est pas à son coup d’essai, fin 2021 des renseignements sensibles de la police indonésienne avaient été dérobés. De qui s’agissait-il ? « Un pirate brésilien nommé son1x a affirmé avoir réussi à s’introduire dans les données personnelles des policiers et des membres de leur famille la plus proche », écrivait le journal The Indonesia, le 22 novembre 2021. Environ 28 ko de données fournissaient le nom, le grade, le lieu et la date de naissance, l’unité de travail, l’état civil, le numéro de registre principal et plusieurs autres personnelles étaient en libre accès. De plus, il apparaîtrait que l’acteur de la menace est basé au Brésil.

    « The Mx0nday » a déclaré publiquement qu’il « soutenait » la Russie. Il ressort être identifié pour la première fois par Zone-H le 4 juillet 2019, suite à un incident. (Crédits : Zone-H)

    La nouvelle société de Peter Sunde propose à ses clients de réserver pour eux les noms de domaines qu’ils souhaitent acquérir, tout en leur laissant les droits d’utilisation. Cela leur procure un niveau d’anonymat supplémentaire, car le service Whois ne permet pas facilement de retrouver ledit détenteur. Njalla sera par conséquent bureau d’enregistrement, le client et détenteur du fameux nom de domaine, les bureaux ne disposeront pas d’information sur l’identité de l’utilisateur final. Le nom proviendrait d’une coutume du peuple Sami, qui a pour tradition de construire des huttes sur pilotis pour y conserver ses biens.

    Pic d’attaques

    Comme tout endroit sur Terre, des tentatives d’infections par diverses attaques (brute-force, DDoS…) se produisent à chaque instant. La majeure partie du mois a été marquée comme à l’accoutumée de quelques centaines d’attaques quotidiennes sur tous les sites de l’enseignement ukrainien (.EDU.UA). « À partir du 25 février, nous avons assisté à un pic de plus de 104 000 attaques en une seule journée visant ces sites universitaires », indique Wordfence. Tous sites confondus, le 25 février 2022, c’est un peu plus de 144 000 attaques. « Ce pic représente environ trois fois le nombre d’attaques quotidiennes du début du mois sur les sites ukrainiens que nous protégeons. »

    Sur les sites éducatifs, 479 attaques ont eu lieu le 24 février, 37 974 attaques le 25 février, 104 098 attaques le 26 février et 67 552 attaques le 27 février. (Crédits : Wordfence)

    Les lycées franciliens

    À moins de deux jours de la rentrée scolaire en Corse, Montpellier, Toulouse, et la région Île-de-France, la dernière annonçait mercredi 2 mars 2022 que l’espace numérique de travail (ENT) des lycées franciliens avait subi une cyberattaque. La collectivité territoriale, en lien avec les autorités académiques, « a immédiatement réagi et d’ores et déjà pris les mesures techniques et juridiques qui s’imposaient ». Le compte identifié comme étant à l’origine de l’accès frauduleux a été bloqué, une plainte a été déposée auprès du procureur de la République. « Un plan de protection a été mis en œuvre avec Orange Cyber Défense sur la base des recommandations de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) », alerte la région Île-de-France.

    « La maintenance sans cesse prolongée depuis trois jours de l’ENT île-de-France et donc le non accès à Pronote alors qu’on doit remplir les bulletins, c’est normal ? », questionnait une professeure d’Histoire et Géographie. (Crédits : capture d’écran)

    La région Île-de-France et les services du ministère de l’Éducation nationale ont informé les personnes concernées par cette cyberattaque, les invitant à modifier leurs mots de passe. Mais également de prendre des initiatives à prendre en cas d’utilisation illicite de données permettant de les identifier. Si les combats en Ukraine sont principalement conventionnels, rappelle l’ANSSI, elle constate l’usage de cyberattaques dans le cadre du conflit. Afin de réduire au maximum la probabilité de tels événements et d’en limiter les effets, l’agence incite les entreprises et les administrations à prendre les devants.

  • Panne générale à Taïwan

    Panne générale à Taïwan

    Durant une journée, celle du 3 mars 2022 (dû au décalage horaire) il n’y avait plus d’électricité à Taïwan. Au vu du contexte en Europe de l’Est, certains messages sur les réseaux sociaux taïwanais pensaient qu’une guerre avait commencé. Si Pékin se dit entendre les « préoccupations légitimes de la Russie sur les questions de sécurité », la capitale Taipei condamne l’intervention russe. Chinois et Taïwanais, quant à eux, rejettent toute similitude avec la situation ukrainienne, jusqu’à preuve du contraire.

    Comme dans Die Hard, une interruption complète de distribution d’énergie électrique coince plusieurs individus. Une panne causée par un problème dans une centrale dans le sud de Taïwan le 3 mars vers 9 h a entraîné des coupures de courant. Mais également une panique généralisée, avec des personnes bloquées dans des ascenseurs en divers endroits. Le décalage des fuseaux horaires fait que quand s’affiche midi à la gare du Nord à Paris, il est 19 h à Taïwan. Selon la compagnie d’électricité de Taïwan, Taiwan Power Company, ce matin, une centrale à Kaohsiung a connu une défaillance, provoquant un black-out dans 5,49 millions de foyers, soit environ un tiers de tous les ménages, y compris ceux du cœur et du nord du pays.

    Les feux de circulation dans les villes ont cessé de fonctionner, les trains se sont arrêtés d’urgence et un certain nombre de personnes ont été bloquées dans les ascenseurs des immeubles. La société productrice de Taïwan a annoncé que 5,5 millions de foyers avaient été temporairement touchés. (Crédits : DR)

    Wang Mei hua, le ministre de l’Économie et de l’Industrie, a déclaré qu’il s’agissait d’un « accident dans une centrale électrique » et a présenté ses excuses pour les « désagréments causés à toute la population ». L’objectif est de rétablir le courant le jour même. De nombreux feux de circulation ont cessé de fonctionner à différents endroits. Selon les autorités chargées de la lutte contre les incendies, plus de 200 ascenseurs à travers le pays ont été arrêtées et les opérations de sauvetage se poursuivent pour les personnes coincées. Les services de métro et de trains à grande vitesse n’ont pas été affectés de manière significative affirme le ministre de l’Économie et de l’Industrie. Quoi qu’il en soit, le trafic habituel réglé par les feux de signalisation a également été interrompue aux intersections de la route principale traversant le centre de Taipei, et des policiers étaient en faction pour contrôler le flux.

  • Pédophilie: 146 enfants protégés

    Pédophilie: 146 enfants protégés

    Europol a conclu, le 2 mars 2022 une vaste opération internationale contre la possession et la distribution de matériel pédophile en ligne, qui a été menée en parallèle dans 13 pays. Le processus lancé en octobre 2019 après qu’un fournisseur a appris qu’une plate-forme était utilisée pour partager en ligne des images d’abus sexuels sur des enfants a permis de détecter plus de 90 000 comptes en ligne et d’identifier plus de 100 suspects dans différents États de l’Union européenne. L’opération « Heketara » assure en outre, la protection de 146 enfants dans le monde.

    Europol a soutenu une enquête internationale portant sur des dizaines de milliers de comptes possédant, et partageant du matériel pédopornographique en ligne. L’opération, dirigée le département des affaires intérieures (Te Tari Taiwhenua en Maori), situé à Wellington en Nouvelle-Zélande a jusqu’à présent « impliqué les autorités répressives d’Australie, d’Autriche, du Canada, de Croatie, d’Espagne, de Grèce, de Hongrie, de Slovénie, de la République tchèque, du Royaume-Uni et des États-Unis ».

    Tout commençait après qu’un fournisseur de services en ligne tombait sur des visions insoutenables. Un grand nombre de délinquants utilisaient ladite plateforme en Cloud pour échanger des images d’abus d’enfants particulièrement dérangeantes. Notamment des images abominables montrant des actes sadiques d’abus sexuels sur des nourrissons et des enfants. « L’examen des informations a conduit à la découverte de 32 Go de fichiers, ce qui équivaut approximativement à 90 minutes de données de flux vidéo », appuie l’agence européenne. À ce jour, l’enquête internationale a conduit à l’ouverture de 836 dossiers au niveau international, à l’arrestation de 46 personnes en Nouvelle-Zélande, à l’identification de plus de 100 suspects dans l’Union Européenne et à la protection de 136 enfants dans le monde.

    Lorsque les agents néo-zélandais ont eu connaissance des faits, ils ont commencé leurs investigations et ont recoupé les renseignements. Ils ont immédiatement détecté que l’un des prévenus avait téléchargé une vidéo particulièrement dure dans laquelle ils torturaient un bébé de quelques mois seulement. (Crédits : capture d’écran/Policía Nacional/Europol)

    Dans deux des cas, en Autriche et en Hongrie, les suspects étaient des délinquants qui abusaient de leurs propres enfants, de six et huit ans. En Autriche, la distribution de pédopornographie est passible d’une peine de prison jusques et y compris dix ans, et l’acquisition comme la possession d’une condamnation de deux ans maximum. « Chaque production de pédopornographie est précédée par l’abus sexuel d’un enfant. Celui-ci est menacé d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à 15 ans », expliquait l’Office fédéral de la police criminelle autrichien.

    Trois arrestations en Espagne

    La police nationale espagnole a arrêté trois personnes, deux à Madrid et une à Tenerife. L’une des personnes arrêtées à Madrid, hors mis la possession de matériel pédopornographique conséquent, possédait des enregistrements vidéos de femmes dans des poses sexuelles, sans leur consentement. Il les aurait transmises à des tiers. Un autre des personnes interpellé a remis un téléphone portable cassé, comptant sur la crédulité des forces de l’ordre. Le second individu arrêté à Madrid avait déjà un casier pour des actes similaires en 2015 et 2016. Il avait été signalé pour avoir utilisé une application de messagerie instantanée pour diffuser de la pédopornographie.

    Les services de Police de différents pays et continents ont participé à la réussite de cette opération d’envergure internationale. (Crédits : capture d’écran/Policía Nacional/Europol)

    Le troisième essayait de détruite le terminal téléphonique, alors que les policiers entraient chez lui. De plus, l’individu dont le domicile a fait l’objet d’une perquisition a été mis en détention préventive. Les agents ont découvert des enregistrements d’inconnus dans la rue, ainsi que de voisins dans l’immeuble d’en face, sans leur consentement. Ils ont également trouvé des images dénudées d’une femme qui s’est avérée être son ex-partenaire, laquelle a déclaré par la suite qu’elle n’avait jamais su qu’elle avait été enregistrée. Un grand nombre d’enquêtes sont toujours en cours dans l’Union Européenne.

  • Aon touché par une attaque Cyber

    Aon touché par une attaque Cyber

    Vous connaissez sûrement le film des frères Lumière de 1895, l’arroseur arrosé, voici le sentiment que la multinationale Aon, le fournisseur britannico-américain d’assurance et d’administration des retraites, doit ressentir. En effet, il a fait appel à des spécialistes externes pour l’aider à sonder un cyberincident. Se voulant sécurisante la compagnie admettait avoir repéré ledit incident le vendredi 25 février 2022. Selon la firme, l’impact n’est pas significatif sur leurs opérations.

    Aon est une société britannique, acteur majeur dans les domaines de la gestion des risques, du courtage d’assurance et de réassurance… et depuis peu des options d’assurance contre les risques plus larges. C’est-à-dire qu’elle vend des polices d’assurance cybernétique et des solutions connexes à ses clients. Notamment le financement dans le monde « Cyber » des risques, de l’analyse des impacts, des tests de sécurité, entre autres. Dans un communiqué adressé aux investisseurs, l’entreprise londonienne a déclaré qu’elle avait repéré le problème le 25 février et qu’il avait « un impact sur un nombre limité de systèmes. »

    « […] nous avons lancé une enquête et fait appel aux services de conseillers tiers, de professionnels de la réponse aux incidents et de conseillers juridiques. Nous restons concentrés sur nos clients, et notre capacité à les servir n’a pas été affectée par cet événement », assure la firme. (Crédits : Loren Elliott/Reuters/File Photo)

    La compagnie britannico-américaine n’a pas donné plus de détails sur l’attaque dont elle a fait l’objet, ce qui n’est pas sans remémorer, en 2021, celles subies par AXA, ou encore CAN financial qui déboursait la coquette somme de 40 millions de dollars.

  • Connaissez-vous les scarabées ?

    Connaissez-vous les scarabées ?

    Vous n’êtes atteint de nyctalopie, c’est bien dommage, car vous verriez parfaitement dans la nuit la plus sombre, comme le bousier scarabaeus satyrus. Certains animaux et insectes se sont tout à fait adaptés à la vie nocturne, quand nous, être humain, avions des torches, lampes à huile et électriques… Le scarabée vénéré en Égypte est souvent décrié, il mange de la bouse, c’est un insecte, est-il nuisible ? Il est intéressant de se pencher au-dessus de nos jardins pour y regarder l’infiniment petit, sans y voir une invasion, car ils étaient là avant nous et nous survivrons.

    Il ressort régulièrement dans les films dont l’action se situe en Égypte, dans des livres, tel le Scarabée d’or (The Gold Bug) d’Edgar Allan Poe, parue en juin 1843 dans le journal de Philadelphie Dollar Newspaper, et au cœur de l’empire des pharaons. Il n’est pas rare depuis que les archéologues et les égyptologues recherchent reliques et de secrets anciens, qu’ils découvrent des tombes contenant des chats momifiés et de rares scarabées. Au cours de la momification, il a même fini par prendre la place du cœur du défunt, car il est devenu le Dieu Khépri, représenté par un homme à tête de scarabée, ou comme un scarabée poussant un disque solaire. Khépri est une entité de la mythologie égyptienne associée au soleil et symbole de la renaissance, sa tête, en forme de demi-disque rayonnant, tel un lever de soleil, évoquant l’éternel recommencement.

    Khépri est un des premiers dieux de l’Égypte ancienne, il serait apparu en -5000 avant notre ère. Il est la forme que Râ, Dieu créateur a prise pour concevoir le Soleil. (Crédits : Mythologica)

    En tous lieux de la planète, ou presque, ils sont représentés par 30 000 espèces, de formes variés. Au sein des plus connus, les hannetons, les cétoines et les scarabées proprement dits. Ils sont déterminée par leur classe, Hexapodes, leur ordre, Coléoptères, et leur super-famille, Scarabéoïdés.

    Qui est-il ?

    Sa taille est située autour de 1 cm ou plus, mais n’excède pas les 3 cm de long, il existe, comme toujours, des exceptions. Le scarabée Goliath, dont la larve pèse jusqu’à 115 g pour 115 mm de longueur, mais également le megasoma actaeon, appelé le scarabée éléphant peut atteindre près de 14 cm. Le lucane cerf-volant, Lucanus cervus, est quant à lui, avec ses 80 millimètres pour le mâle (mandibules comprises), le plus grand Coléoptère d’Europe. L’individu se nourrit, selon les espèces, de fruits, de racines ou d’excréments d’animaux et de matières en cours de décomposition. Il fabrique alors des boulettes qu’il stocke sous la terre dans des galeries creusées avec ses pattes. C’est au sein de ces dernières que la femelle pond ses œufs. Les larves se développeront dans un garde-manger à profusion. Sa durée de vie dépend de ses fréquentations, il peut atteindre les trois années sans qu’il ne croise la route de hérissons, lézards, fourmis, moineaux et mésanges.

    Le scarabée bousier conçoit ses petites boules de bouses et autres détritus. Il joue un rôle essentiel, car il contribue à l’accélération de la décomposition du bois mort, des moisissures et excréments des animaux. Fervent partisan de la nature, en enfouissant ces boulettes dans le sol, il concourt à fertiliser la terre. (Crédits : Baynham Goredema/Pixabay)

    Par contre, le hanneton commun (Melolontha melolontha) est lui un radicivore. Reconnaissable à ses élytres bruns, c’est un prédateur et particulièrement destructeur dans le potager et jardin d’ornement, car les larves se nourrissent que de racines. Les vers blancs affaiblissent ou anéantissent plantes et gazon. Elles sont cependant l’un des mets favoris d’oiseaux, hérissons et taupes. Jusqu’aux fourmis qui peuvent réguler leur population en s’alimentant des œufs. Chaque individu joue un rôle important, et devient indispensable à la biosphère, même l’Homme dans une certaine mesure.

    Spécimens atypiques

    Le bousier africain va chercher sa pitance, comme ses congénères, mais seulement lorsque la nuit est tombée. Quand vous déambulez en pleine obscurité, hormis muni d’une lampe électrique ou que vous soyez nyctalope, vous ne verrez pas grand-chose. Le scarabaeus satyrus, selon les chercheurs s’oriente différemment de l’être humain. Si nous arrivons à nous diriger à l’aide d’étoiles, ils en sont incapables, car trop peu d’intensité lumineuse émise. Marie Dacke, de l’Université de Lund, en Suède, et ses collègues ont montré que lors des nuits sans lune, un bousier sud-africain peut s’orienter grâce à la Voie lactée.

    « C’est son adaptation : il ne peut pas voler, donc il reste sur place et laisse son armure spécialement conçue pour subir l’assaut jusqu’à ce que le prédateur abandonne », David Kisailus, professeur à l’université de Californie. Inutile donc de tenter de le piétiner. (Crédits : David Kisailus/UCI)

    Le Nosoderma diabolicum, qui évolue dans les habitats désertiques du sud-ouest des États-Unis, développe des capacités peu ordinaires. Le scarabée cuirassé diabolique mérite fièrement son sobriquet. Alors qu’il mesure entre dix et vingt millimètres, il peut supporter des forces jusqu’à 39 000 plus importe que son poids. Rassurez-vous, ce n’est pas un bug informatique, cela correspondrait pour un individu de 90 kilogrammes à une charge de 3,5 millions de kg. Selon les chercheurs, il pourrait ainsi résister au passage d’une voiture et la force exercée par le pneu estimée à 100 newtons, impressionnant non ?

  • Ukraine : du Cyberespace à l’offensive terrestre

    Ukraine : du Cyberespace à l’offensive terrestre

    Les opérations militaires entreprises le 24 février 2022 par la Russie envers l’Ukraine, sont d’abord effectuées sur l’outil que tout un chacun utilise, les terminaux des systèmes d’information. Autrement dit nos smartphones, tablettes, ordinateurs, objets connectés, etc. Les activités et opérations cybernétiques sont utilisées dans le cadre de conflits géopolitiques et d’interventions stratégiques sur le globe terrestre à tout moment et en toute occasion. Qu’en est-il de l’Ukraine ? Dans quelle finalité ? A-t-elle été visée par des attaques dites informatiques ?

    En 2016, une semaine avant Noël, des perturbations très importantes, plonge le pays dans un black-out, l’Ukraine est victime de cyberattaques sur ses réseaux électriques. La finalité de tels attentats est d’affaiblir, désorienter, jeter l’opprobre, le discrédit, ou annihiler une organisation étatique. Il s’agit de déstabiliser les services essentiels tels que l’approvisionnement en eau, les soins de santé, les institutions financières, les transports… Cibler les infrastructures critiques et gouvernementales suscite immédiatement des inquiétudes. Le but rechercher en premier lieu, restreindre ou anéantir la capacité des entités visées à prendre des mesures défensives ou offensives. Ce qui amène et créer un sentiment de peur, provoquant un possible déplacement de personnes paniquées. D’où la méfiance, voire le discrédit total des institutions chargées de protéger et de servir la population. Enfin, l’impact de la communication est primordial, en limitant l’accès à des renseignements et en diffusant en masse des erronées, la désinformation nuit aux individus. Les conséquences sur la société pourraient être catastrophiques. Les exemples sont multiples, régulièrement usés à mauvais escient par les dictateurs par exemple.

    Un groupe de pirates informatiques a été arrêté à Kiev avec du matériel spécialisé destiné à truquer les résultats de l’élection présidentielle ukrainienne, selon Victor Yagun, chef adjoint du Service de sécurité de l’Ukraine (SBU). Le groupe CyberBerkut possède de nombreux faits comme l’attaque de l’OTAN en 2014. (Crédits : DR)

    Chronologie d’un désastre annoncé

    Remontons en 2014, lors de la dernière élection présidentielle ukrainienne. Une vague d’infections visant à les perturber et les manipuler a été décrite comme « parmi les cyberattaques les plus dangereuses jamais déployées pour saboter une élection nationale. » Elle s’est effectuée en trois étapes. L’infiltration des réseaux électoraux et la suppression de fichiers pour rendre le système inopérant. CyberBerkut a par la suite divulgué des courriels et des fichiers comme preuve. « Nous, les CyberBerkut, affirmons avoir accès au système de communication de la CEC à tout moment », revendiquaient-ils. Cet avant avoir publié les courriels des fonctionnaires régionaux et bloqué les téléphones portables de certains membres de la commission électorale, le jour de l’élection. Alors que l’attaque a échoué, Channel 1 Russia affichait ces résultats. Enfin, des attaques par déni de service distribué (DDoS) ont bloqué les résultats des élections et retardé le décompte final, qui fut attribué à CyberBerkut.

    « L’attaque est venue d’Internet, mais quelqu’un a partiellement désactivé le système de défense de l’intérieur », déclarait une source sous couvert d’anonymat. Volodymyr Zverev, chef de la sécurité de l’information, confirmait que le virus avait été introduit par une personne qui connaissait les mots de passe du système. (Crédits : KP)

    La dernière en date est celle du 23 février. L’agression a impliqué un logiciel malveillant d’effacement de données baptisé HermeticWiper. Le wiper a été détecté en Ukraine, en Lettonie et en Lituanie et les cibles comprennent, étonnamment des organisations financières et des entrepreneurs gouvernementaux. « L’analyse technique indique que le mécanisme d’attaque a été construit au moins six semaines avant l’attaque. »

    Du code à la matriochka

    Puis, le 23 décembre 2015, une cyberattaque a compromis les systèmes de trois sociétés de distribution d’énergie dans la région d’Ivano-Frankivsk, en Ukraine occidentale. C’est la première attaque réussie contre un réseau électrique. Pour faire les choses biens, les centres d’appels des fournisseurs sont mis hors service auparavant, par une opération DDoS. Elles furent attribuées à l’État Russe et à Sandworm Team. Un après, quasiment jour pour jour, le 17 décembre 2016, une interruption d’environ une heure imputée au malware Electrum à par Dragos. À minuit, une station de transmission électrique au nord de la ville de Kiev, mettant hors service, une partie de la capitale ukrainienne. Des chercheurs en cybersécurité ont trouvé des preuves troublantes que la panne n’était peut-être qu’une répétition générale.

    Une attaque le 27 juillet 2017 avec NotPetya, touchait 80 % des entités des secteurs public et privé en Ukraine. À travers un logiciel de déclaration d’impôts, l’infection se propageait. Les auteurs le concevaient pour ne pas être décryptés, de ce fait il n’y avait aucun moyen de récupérer les données une fois chiffrées. (Crédits : Schwoaze/Pixabay)

    L’attaque s’est répandue dans le monde entier et a contaminé, entre autres, le système de surveillance des radiations de Tchernobyl et des organismes de santé américains. Elle a été qualifiée de « cyberattaque la plus dévastatrice de l’histoire ». L’Europe prenait des sanctions en juillet 2020. Du 13 au 15 janvier 2022, des organisations attaquées et paralysées. Ce malware, surnommé WhisperGate est apparu pour la première fois sur des systèmes victimes en Ukraine le 13 janvier 2022 déclarait Microsoft. « On estime que le malware est conçu pour ressembler à un ransomware mais qu’il ne dispose pas d’un mécanisme de récupération de la rançon et qu’il est destiné à être destructeur, rendant les appareils ciblés inopérants, plutôt qu’à obtenir une rançon. Les victimes sont de multiples organisations gouvernementales, à but non lucratif et informatiques », explique Cyber Peace Institution. Majoritaire en Ukraine la religion orthodoxe célèbre son premier jour de l’année le 14 janvier 2022. Jour où plus de soixante-dix 70 sites Web du gouvernement sont modifiés, une déclaration en russe, en ukrainien et en polonais apparaissait, avant d’être temporairement fermés.

    We believe preliminarily that the group UNC1151 may be involved in this attack

    Serhiy Demedyuk, deputy secretary of the national security and defence council. Reuters

    Le 15 février 2022, une attaque par déni de service distribué (DDoS) utilise le malware Katana. La désinformation fait son apparition via des messages sur les téléphones mobiles. Des dysfonctionnements techniques de distributeur automatiques de billets, rapidement démenti par la Police. Le 23 février, une attaque DDoS cible et rend les sites Web de plusieurs banques, ainsi que ceux du ministère des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Intérieur, le Service de sécurité (SBU) et le Cabinet des ministres, inaccessibles. Si la majorité d’entre eux sont à nouveau opérationnels deux heures après, des latences et pannes se poursuivent le lendemain sur d’autres, 24 février 2022, début de l’offensive militaire russe sur le sol ukrainien.

  • Renforcement de la vigilance Cyber en France

    Renforcement de la vigilance Cyber en France

    Les tensions internationales actuelles, notamment entre la Russie et l’Ukraine, peuvent parfois s’accompagner d’effets dans le cyberespace qui doivent être anticipés, alerte l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). De manière prudente, l’entité rappelle que si aucune menace visant les organisations françaises, elle surveille la toile comme le lait sur le feu. Dans ce contexte, la mise en œuvre des mesures de cybersécurité et le renforcement du niveau de vigilance sont plus que nécessaires pour garantir la protection au bon niveau des organisations.

    Pour preuve les opérateurs derrière le ransomware Conti assurent qu’« en réponse au bellicisme occidental et aux menaces américaines d’utiliser la cyberguerre contre les citoyens de la Fédération de Russie, l’équipe Conti annonce officiellement que nous utiliserons toutes nos capacités pour prendre des mesures de rétorsion au cas où les bellicistes occidentaux tenteraient de cibler des infrastructures critiques en Russie ou dans toute région russophone du monde. »

    Pour autant, l’organisation rappelle qu’elle n’est alliée à aucun gouvernement et « condamne la guerre en cours ». Elle prévient qu’elle n’hésitera pas à utiliser « nos ressources pour riposter si le bien-être et la sécurité de citoyens pacifiques sont en jeu en raison de la cyber-agression américaine ». Car selon eux l’Occident est connu pour mener ses guerres principalement en ciblant des civils.

    Plus aujourd’hui mais autant demain, l’ANSSI recommande de s’assurer de la bonne mise en place des mesures essentielles présentées dans le guide d’hygiène informatique. Ce dernier s’adresse aux entités publiques et privées dotées d’une direction des systèmes d’information (DSI) ou de professionnels dont la mission est de veiller à leur sécurité. Sans jugement, et comme les Sapeurs-Pompiers, l’agence rappelle que la majeure partie des attaques informatiques ayant requis une intervention de l’agence aurait pu être évitée, si les mesures qui y sont édictées avaient été appliquées. À bon entendeur…

  • Attaque de la Russie contre l’Ukraine

    Attaque de la Russie contre l’Ukraine

    Le président Vladimir Poutine ignore la condamnation unanime, ainsi que les sanctions prononcées par les dirigeants. L’homme d’État russe s’est targué de manière déconcertante de l’arsenal nucléaire de son pays. Il a menacé tout pays tentant d’interférer de « conséquences que vous n’avez jamais vues ». Stupéfaction et sidération semblent être les maîtres mots de tout un chacun, alors que tout remonte à l’année 1991. Les diverses opérations militaires de la Russie en Ukraine comme ailleurs n’étonnent, semble-t-il, « que les ignorants ou ceux qui feignent de l’être ».

    À l’ère de l’internet 2.0, les cyberattaques ne seraient-elles pas des signes avant-coureurs d’une offensive classique ? La réponse semble sauter aux yeux, depuis le début de l’année. Le 15 janvier 2022, l’Ukraine affirmait avoir des « indices préliminaires » indiquant une possible implication de services secrets russes dans celle perpétrée la veille contre plusieurs de ses ministères. « Le service de sécurité ukrainien a obtenu des indices préliminaires suggérant que des groupes de pirates informatiques associés aux services secrets russes pourraient être à l’origine de la cyberattaque massive d’aujourd’hui », gazouillait Oleg Nikolenko, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères.

    Selon un communiqué du service de sécurité (SBU), les cyberattaques menées dans la nuit de jeudi 13 à vendredi 14 janvier 2022 visaient 70 sites web gouvernementaux. Dix d’entre eux ont fait l’objet de l’« ingérence non-autorisée », a ajouté le SBU, sans que ceux-ci ne soient victime de fuite de données personnelles n’a eu lieu. (Crédits : DR)

    L’attaque informatique concernant les infrastructures stratégiques ukrainiennes a pour finalité de désorganiser les autorités. Il est un des scénarios évoqués comme un signe avant-coureur probable d’une offensive militaire classique. L’Ukraine a plusieurs fois été la cible de cyberattaques prêtées ces dernières années à la Russie, notamment en 2017 contre plusieurs infrastructures critiques et en 2015 contre son réseau d’électricité, plongeant le pays dans un black-out.

    Un message explicite et menaçant avait été publié par les opérateurs en plusieurs langues. « Ukrainiens, prenez peur et préparez-vous au pire. Toutes vos données personnelles ont été téléchargées sur le Web », pouvait-on lire, selon un correspondant de l’AFP. Ce message était accompagné de plusieurs logos, dont un drapeau ukrainien barré. Cela, à un degré moindre, évoque l’affaire l’affaire dite « Olympics Games » avec le virus Stuxnet. Étrangement, mardi 15 février 2022, le site Web du ministère ukrainien de la Défense et des forces aéroportées ukrainiennes a été perturbé.

    Un point d’Histoire

    Le 8 décembre 1991, l’URSS, suite aux accords de Minsk, n’est plus. « Nous, la République de Biélorussie, la Fédération de Russie et la République d’Ukraine, en tant qu’États fondateurs de l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS), qui a signé le Traité de l’Union de 1922 […] a cessé d’exister en tant que sujet de droit international et réalité géopolitique. » S’en suivent plusieurs accords, le traité de Minsk en 1994 dans la bataille Haut-Karabagh (région du sud-ouest de l’Azerbaïdjan), qui est foulé avec la Guerre des 44 jours, ou le pays perd un tiers de son territoire.

    Une habitation brûle près de Kalbajar, cinq jours après le cessez-le-feu. Certains villageois préfèrent détruire leurs maisons et tous leurs biens, pour ne rien laisser aux belligérants de la guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, avant de fuir. (Crédits : Alexander Nemenov/AFP)

    Le traité de sécurité collective de 1995, signé à Minsk le 26 mai, entre la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Arménie et la Géorgie, sera prorogé de 5 ans en 1999 pour devenir l’Organisation du traité de sécurité collective, le 7 octobre 2002. Elle a la volonté de devenir analogue à l’OTAN et de s’assurer que ses alliés sont prêts à combattre contre un ennemi commun au nom des intérêts communs. Puis, le premier protocole de Minsk est un accord de paix le 5 septembre 2014 pour stopper la guerre en Ukraine orientale entre pro-Ukrainiens et pro-Russes.

    Enfin, « Minsk 2 », est conclu le 12 février 2015 en treize points entre le gouvernement de Kiev et deux chefs séparatistes pro-russes, pour mettre, en vain, fin à la guerre du Donbass. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’attaque horrifiante perpétrée par la Russie contre l’Ukraine, sans aucune justification et en l’absence totale de provocation. Nos pensées vont à toutes celles et à tous ceux qui ont perdu la vie ou ont été blessés, ainsi qu’au peuple ukrainien. Nous condamnons également le Bélarus pour avoir facilité cette attaque », s’insurge l’OTAN. La Russie en 2014 envahissait, puis annexait la péninsule ukrainienne de Crimée après une révolution pro-occidentale. Est-ce la reconquête de l’empire perdu, trente ans plus tôt ?

    Actions, réactions et sanctions

    Les marchés boursiers internationaux ont dégringolé et le baril dépassait les 100 $, en fond, les craintes d’augmentation des prix du chauffage et des denrées alimentaires. La Russie et l’Ukraine sont de grands producteurs non seulement de marchandises énergétiques, mais aussi de céréales et de diverses autres matières premières. Une guerre pourrait bouleverser les approvisionnements mondiaux, tout comme les sanctions imposées par les États-Unis et d’autres alliés.

    Les deux pays concernés fournissent quasiment autant de céréales que les États-Unis. Côté pétrole la Russie en 2020 représentait 12,6 % de la production derrière les USA (17,1 %) et devant l’Arabie Saoudite (12,5 %), la France est à 1,5 %. En gaz la Russie (16,6 %) est juste seconde suivant le pays de l’Oncle Sam (23,7 %), la France livre 1,1 %. (Crédits : Passion Céréales)

    Le ministère russe de la Défense a confirmé que ses forces terrestres avaient pénétré en Ukraine à partir de la Crimée et qu’elles avaient avancé vers la ville de Kherson, au nord-ouest. Avant d’ajouter que 83 installations militaires ukrainiennes avaient été détruites. Vladimir Poutine avait affirmé au préalable que « la Russie n’avait pas l’intention d’occuper l’Ukraine, mais prévoyait de la démilitariser. »

    L’action d’envahir un pays avec des forces armées définit le terme « Invasion » selon Le Larousse. Y-a-t-il une différence linguistique de mots entre l’Ukraine, la Russie ?

    L’attaque de Morphy ?

    Les dirigeants ukrainiens ont déclaré que l’Ukraine avait perdu le contrôle du site nucléaire de Tchernobyl, où les forces ukrainiennes ont livré une bataille acharnée aux troupes russes. De l’autre, le président russe avait-il prémédité les actions ? L’agence des douanes chinoise a approuvé jeudi 24 février 2022, les importations de blé en provenance de toutes les régions de Russie, une mesure qui pourrait contribuer à réduire l’impact d’éventuelles sanctions occidentales, APNews. « Toute guerre est fondée sur la tromperie », selon Sun Tzu. Dans une allocution télévisée au début de l’attaque, Vladimir Poutine affirmait qu’elle était nécessaire pour protéger les civils dans l’est de l’Ukraine, où les forces ukrainiennes et les séparatistes soutenus par la Russie se battent depuis près de huit ans. Biden et son administration avaient prédit que l’homme d’État russe envahirait lesdites régions convoitées par une fausse déclaration. Toute comme en 2003, le président américain, Georges W. Bush distillait son « Grand Mensonge » sur les armes de destruction massive, situées en Irak.

  • Attentat en France : Cinq arrestations en Espagne

    Attentat en France : Cinq arrestations en Espagne

    Dix-sept morts, vingt-deux blessés, soixante-cinq personnes en état de choc, ainsi que trois terroristes abattus par les forces de l’ordre sont les victimes des attentats 7 et 9 janvier 2015 en France. Un jour de deuil national est décrété le 8 janvier et les drapeaux sont en berne sur les bâtiments publics pour trois jours. Cinq années plus tard, un attentat au hachoir était perpétré dans les anciens locaux de Charlie Hebdo. Zaheer Hassan Mahmood passait aux aveux dès le lendemain, le 26 septembre 2020.

    La police nationale espagnole a interpelé, le 23 février 2022, cinq adeptes d’une organisation responsable d’attentats en France et au Pakistan en Catalogne et en Andalousie. Cinq citoyens pakistanais étaient appréhendés à Barcelone, Gérone, Úbeda (Jaén) et Grenade dans le cadre d’une opération coordonnée par l’Audience nationale contre les partisans d’un mouvement pakistanais considéré comme terroriste.

    Selon les forces de l’ordre, les arrestations ont été effectuées pour leur implication présumée dans les crimes de collaboration avec une organisation terroriste, d’apologie et d’incitation à commettre des actes terroristes. Le 24 février 2022, la justice ibérique a ordonné leurs placements en détention préventive immédiatement. (Crédits : capture d’écran/Policía Nacional)

    Il s’agit du même groupe auquel appartenait, Zaheer Hassan Mahmood, auteur de l’attentat au hachoir contre l’ancien local de Charlie Hebdo en France, le 25 septembre 2020. Selon des sources judiciaires, les hommes arrêtés sont de jeunes adeptes basés en Espagne du prédicateur radical pakistanais Khadim Hussain Rizvi. En plus de louer l’action criminelle perpétrée contre Charlie Hebdo, ils avaient également diffusé des slogans en faveur de l’auteur de la décapitation de l’enseignant français,Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020. Il apparaissait que Zaheer Hassan Mahmood était lié à un mouvement pakistanais qui prône le meurtre de toute personne qui blasphème contre le prophète ou l’islam.

    https://twitter.com/i/status/1496917341497663499

    L’opération, menée par la Brigade provinciale d’information de Barcelone et le Commissariat général d’information, a compté avec la collaboration des Brigades provinciales d’information de Gérone, Grenade, Jaén et Murcie, du Centre national d’intelligence (CNI) et de l’agence de police EUROPOL.