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  • Ransomware: attaques des hôpitaux en Lombardie

    Ransomware: attaques des hôpitaux en Lombardie

    Des établissements hospitaliers italiens basés à Milan en Lombardie ont été touchés par une infection informatique. C’est l’autorité sanitaire locale (ASST) milanaise qui dès 3 heures du matin du 1er mai, essuie de graves problèmes techniques dans l’infrastructure informatique. Ainsi le fonctionnement de tous les sites de l’entreprise, de Buzzi à Melloni, et impliquant un total de 33 différents sites locaux. Les urgences sont dirigées vers d’autres établissements.

    Quelques jours après l’hôpital Aoyama, à Osaka victime d’un ransomware, c’est l’Italie qui subit les foudres. Le problème concerne aussi bien les services hospitaliers que celui des urgences, ainsi que certains centres de vaccination, comme celui de Piazzale Accursio à Milan. L’une des premières mesures a été de détourner les urgences vers d’autres hôpitaux, tandis que les visites déjà programmées (ambulatoires et préhospitalisation) étaient garanties.

    Le directeur général de l’ASST Santi Paolo et Carlo de Milan, Matteo Stocco, déclarait le 2 mai 2022 que « nous sommes entrés en état d’alerte hier après-midi lorsque les premières informations sont arrivées. Nous avons alerté les systèmes informatiques pour vérifier les éventuelles intrusions. Jusqu’à présent, je croise les doigts, nous n’avons eu aucun problème. »

    Les services de sécurité informatique et la police ont été prévenus, envoyant leurs spécialistes sur site pour aider les techniciens. Les autorités affirment qu’une plainte sera déposée auprès des organismes compétents. (Crédits : ShenXin/Pixabay)

    L’attaque du ou des opérateurs a rapidement provoqué les réactions de l’opposition, à savoir le parti démocratique lombard, au sein du conseil régional : « le blocage des systèmes informatiques des ASST Fatebenefratelli est très grave, tant pour les dysfonctionnements qu’il a générés que pour les implications qu’il pourrait avoir, expliquent les conseillers Samuele Astuti et Pietro Bussolati. Nous devons clarifier immédiatement et comprendre l’origine et la nature de l’attaque du hacker, s’il s’agit d’une tentative d’extorsion, comme cela s’est produit dans le Latium, ou d’un simple sabotage ».

    Il s’agissait de l’attaque informatique « la plus grave jamais commise sur le territoire italien, selon le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti. Depuis le dimanche 1er août 2021, les services informatiques de la région où se situe Rome sont indisponibles en raison d’une cyberattaque. »

    Malgré les mesures de sécurité accrues mises en place au cours des derniers mois tous les spécialistes compétents travaillent pour essayer de restaurer les systèmes qui, cependant, en raison de l’ampleur, de la portée et de l’extension. (Crédits : Milano Pavia TV/YouTube)

    « Le fait est qu’en Lombardie, chaque hôpital a son propre logiciel de gestion, qui devrait mettre en œuvre de façon indépendante la sécurité, et cela n’a aucun sens, tant du point de vue économique de l’efficacité ». La Cour des comptes l’a également souligné, indiquant que la fragmentation des achats par les hôpitaux est un point de faiblesse et un gaspillage de l’argent public. La cybersécurité, aujourd’hui en particulier, doit être centralisée et renforcée.

  • Il y a cent ans… le salut des bolcheviks au roi Victor-Emmanuel

    Il y a cent ans… le salut des bolcheviks au roi Victor-Emmanuel

    La conférence de Gênes focalise en ce mois d’avril 1922, toutes les attentions. Il faut souligner qu’elle avait pour but de rétablir l’ordre monétaire international, qui était complètement désorganisé par la Première Guerre mondiale. Lesdits accords de Gênes de mai 1922 sont issus du sommet du même nom, qui s’est tenu en Italie du 10 avril au 19 mai 1922. Elle regroupait des représentants de 34 pays. Alors la visite d’un roi, n’est pas grand-chose, quelques soldats dans la rue, un peu de musique, à peine plus imposante que la venue d’un ministre dans une préfecture française.

    Sauf, que le 22 avril 1922, en plus du cérémonial classique et usuel, un événement historique allait se dérouler, le salut de la délégation bolcheviste au Roi d’Italie, Victor-Emmanuel III. Les bolcheviks sont les membres d’une des deux factions du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, créé en 1903 sous la direction de Lénine. En 1918, le parti bolchevique prendra le nom de Parti communiste. La nervosité gagnait Leonid Krassine, Gueorgui Vassilievitch Tchitchérine et Maxime Maximovitch Litvinov, car peu habitués au protocole. Ces derniers étaient invités à bord du cuirassé Dante Alighieri par Sa Majesté.

    Victor-Emmanuel III passe en revue la garnison du château Saint-Ange, à Rome, en 1940. Il est accompagné du général Diaz (1861-1928) et de Pietro Badoglio (1871-1956), chef d’état-major général. (Crédits : General Photographic Agency/Hulton Royals Collection/Getty Images)

    Tchitchérine télégraphia au protocole à Rome, afin de ne pas commettre d’impair. À savoir s’il devait se présenter en jaquette ou redingote, en gants gris ou jaunes. L’honneur sauf, il fit part au Roi d’Italie de sa profonde admiration. Après avoir signé et dédicacé leur menu, ils les échangèrent, pendant que Krassine s’écriait qu’un Roi comme Victor-Emmanuel mériterait d’être président d’une république russe.

    Le banquet d’État donné par le roi Édouard VII au roi Victor-Emmanuel III et à la reine Hélène au château de Windsor le 18 novembre 1903.
    Photogravure d’après une peinture du banquet d’État. (Crédits Samuel Begg/Royal Collection Trust)

    À la suite de la victoire de la Première Guerre mondiale, il est appelé le « Roi soldat ». Victor-Emmanuel III fait partie de cette génération de monarques balayée par l’histoire entre la fin du XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale, tant par leurs propres manques que par l’émergence de nouvelles formes de vie politique dont le fascisme italien. Le Roi italien qui donna caution à Mussolini, puis à l’alignement de Rome sur l’Allemagne nazie, perdait peu à peu sa légitimité. Les têtes couronnées ne font pas rêver et la famille royale de Savoie n’a été autorisée à revenir en Italie qu’en 2002. « Il fut un honnête homme qui n’aurait jamais dû être Roi », écrit Frédéric Le Moal dans Victor-Emmanuel III, un roi face à Mussolini.

  • Ransomware: cyberattaques de société italienne

    Ransomware: cyberattaques de société italienne

    Si le calme du printemps apaise les tensions, sur la toile il n’y a pas de saisons. Les offensives informatiques ne s’arrêtent pas. Au sein de l’Italie, de multiples infections font étalage de données variées et diverses. Ainsi après celle perpétrée chez le groupe Ferrovie dello Stato, le ransomware Hive ayant infiltré l’infrastructure informatique de la grande entreprise italienne. Sans oublier la maison Armani et aujourd’hui 19 avril 2022, les renseignements de Martinelli Ginetto par le ransomware Conti.

    Le transport italien et les informations de ses passagers semblent intéresser de nombreux opérateurs. Le 23 mars 2022, un incident informatique avait lieu. Les pirates auraient d’abord introduit un cryptolocker dans les systèmes pour bloquer des données, puis ont exigé une rançon de 5 millions de dollars pour les déchiffrer, obligeant la société à « suspendre la vente de billets dans les gares de toute l’Italie ». Précaution afin d’éviter d’autres risques de compromission qui pourraient mettre en crise d’autres systèmes informatiques, y compris ceux qui gèrent l’infrastructure. Une somme demandée sous un délai de trois jours faute de quoi elle doublait.

    Capture d’écran de la discussion entre des individus et les opérateurs du ransomware Hive. « On ne sait pas qui a pris contact avec le cybergang […] puisque les identifiants pour accéder au backend ont été divulgués en ligne sur Twitch », souligne Redhotcyber. (Crédits : RHC)

    Redhotcyber révèle que l’entreprise publique, équivalente à la SNCF en France, Ferrovie dello Stato adressait elle-même un message pour les usagers de Trenitalia : « Bonjour, en raison de problèmes de sécurité du réseau de l’entreprise, veuillez éteindre les ordinateurs même s’ils sont présents en mode de travail intelligent. Merci. »

    Il semblerait que les cybercriminels auraient pénétré les infrastructures du groupe, à minima deux semaines auparavant, soulève Redhotcyber, mais le ransomware aurait été activé dans la nuit du 23 mars 2022. « Depuis ce matin, des éléments pouvant être liés à une infection par cryptolocker ont été détectés sur le réseau informatique de l’entreprise. Les activités de vérification sur le réseau sont en cours. Par mesure de précaution, certains utilisateurs des systèmes de vente physique de Trenitalia ont été désactivés. Par conséquent, il est temporairement impossible d’acheter des billets aux guichets et aux stations en libre-service, tandis que la vente en ligne est opérationnelle », communiquait la société.

    La création textile touchée

    Le 16 avril 2022, « il semble que la célèbre société de mode italienne Armani ait également été visée par les cybercriminels. L’attaque a été confirmée par la maison de mode milanaise », souligne Redhotcyber. Les systèmes d’information ont été placés hors d’usage par des cybercriminels mettant hors service certaines usines. Les spécialistes mandatés par la maison de couture auraient été occupés à repousser la menace, bien que limitée, qui a effectivement bloqué les systèmes informatiques du siège de Milan. Les usines de Mattarello-Trento et l’usine Antinea de Trissino, dans la vallée d’Agno, située dans la province de Vicence, ont rapidement repris leurs activités.

    De nombreuses indications telles les taxes, photos de l’intérieur de certains lieux, des plans, des photocopies de pièces d’identité sont publiés. (Crédits : capture d’écran)

    Le groupe de fabrication Martinelli Ginetto couvre la chaîne d’approvisionnement en textiles de maison haut de gamme et occupe une position de premier ordre au niveau mondial a été touché par le ransomware de Conti le 11 avril, et les opérateurs révèlent sur le site de fuite le 19 avril 2022 plus de 22 GB de données compressées. Le fichier Balazs contient 260 Mo d’informations et Pubblica Scan 163 Mo. Le dernier dispose de pièces d’identité, de factures dans douze dossiers différents classés par prénom. L’autre exemple affiche des plans de diverses usines, de photos, de cartes grises…

  • La police espagnole tacle le trafic de drogue chez elle

    La police espagnole tacle le trafic de drogue chez elle

    En deux jours la Guardia Civil annonce avoir arrêté trois personnes soupçonnées de cultiver sur 67 hectares de marijuana. Puis elle désarticule la logistique du trafic de drogue sur la Costa Dorada avec 51 individus détenus et plus de dix tonnes de haschisch et dix « narco bateaux » ont été saisis. Le matériel confisqué a une valeur d’environ 30 millions d’euros. Les opérations Maius et Drift ont permis le démantèlement de deux organisations criminelles dédiées a la contrebande sur la Costa Dorada.

    Le 13 avril 2022, la Guardia Civil, dans le cadre d’une opération conjointe avec la police régionale de Navarre, a détricoté la plus grande plantation en Europe de haschisch. L’opération a conduit à l’arrestation de trois personnes en Navarre quand une enquête est diligentée pour deux individus au Pays basque. Les chiffres sont à dimension industrielle, car 415 000 plants ont été détruits, dont la valeur marchande aurait pu être vendue pour 30 millions d’euros pour être transformée en CBD (cannabidiol) et autres dérivés. Puis, l’ensemble une fois transformé pouvait atteindre les 100 millions d’euros sur le marché.

    Un hectare équivaut à 10 000 m2, les proportions du terrain du Camp Nou sont de 105 m sur 68, une piscine olympique mesure 50 par 25 m. Soit pour le premier 7140 m2, et 1250 pour le bassin olympique. La comparaison est donc de près de 94 (93,84) terrains de football barcelonais et 536 bassin olympique. (Crédits : Guardia Civil)

    L’enquête débutait au milieu de l’année 2021, lorsqu’un agent émettait un doute sur la légalité d’une grande culture de chanvre. L’investissement économique que l’exploitant avait réalisé, ainsi que la destination de la Suisse ou l’Italie, pays connus pour leur transformation vers la fabrication de produits dérivés du CBD (interdit en Espagne) ont éveillé des soupçons. À ce moment-là, les deux entités policières commençaient les investigations dans les villes d’Artajona et d’Olite. Communes où elles ont trouvé onze plantations de chanvre avec quelque 415 000 plants pour une superficie de 67 hectares.

    Lors de la fouille de l’entrepôt, 23 000 autres plants, en train de sécher, ont été saisis. Le poids total mesuré est de 50 740 kilos, selon la Guardia Civil.

    Maius et Drift

    Le 14 avril 2022, la Guardia Civil, communiquait cette fois sur l’opération Maius qui a pris fin le 30 mars 2022. Le démantèlement d’organisations criminelles consacrées au trafic de drogue à Tarragone, qui fournissaient services, et logistique pour l’introduction de haschisch sur la Costa Dorada. La société de service œuvrait dans le delta de l’Ebre. Leur prestation faciliter la mise à l’eau de narco bateaux, et besoins aux institutions pour amener le produit sur la côte de Tarragone (carburant, de la nourriture, du stockage, logement aux équipages). Ils allaient également jusqu’à proposer un service de sécurité pour ne pas être repérés par les forces de police durant les travaux préparatoires ou lors des expéditions elles-mêmes.

    L’opération Drift s’est achevée mardi 12 avril avec l’arrestation de 30 personnes à Alicante, Tarragone, Barcelone, Murcie et aux Baléares et de deux en France. L’organisation a acquis ses bateaux en Galice et au Portugal. Après les avoir transportés en Catalogne, ils les ont élaborés dans leur propre atelier situé à Cambrils. (Crédits : Guardia Civil)

    L’intervention a permis la saisie de 5 bateaux d’une valeur de 900 000 euros et plus de 5 700 kg de haschisch, d’une valeur de plus de 19 millions d’euros, ont été confisqués. L’identité des auteurs d’autres confiscations de marijuana de près de quatre tonnes, qui avaient été effectuées précédemment à Vinaroz et en France, a été clarifiée, explique la Guardia Civil.

  • Il y a cent ans… 23 soldats mourraient pour la paix

    Il y a cent ans… 23 soldats mourraient pour la paix

    Un drame se déroulait à la conférence de Gênes, tout juste ouverte. Les accords dits de Gênes de mai 1922 sont issus du sommet qui s’est tenu en Italie du 10 avril au 19 mai 1922. Elle regroupait des représentants de 34 pays avec le but de rétablir l’ordre monétaire mondial, désorganisé par la Première Guerre mondiale. Cette conférence a eu lieu à l’initiative du Royaume-Uni et a réuni tous les États ayant participé au conflit sauf les États-Unis.

    La grandissime Conférence, comme d’aucuns l’intitulent, vient d’avoir un effroyable prélude, soulignait le journaliste de L’Écho d’Alger, le 11 avril 1922. Une déflagration tuait 23 officiers et soldats français, et en blessait dix grièvement. « La préméditation est surabondamment prouvée évidente : l’examen des lieux de l’explosion a permis de rétablir les conditions précises du guet-apens […] », écrivait Guy de Saint-Clair. Les militaires montaient la garde pour le compte de la Société des Nations, afin d’assurer la paix en Europe au sortir de la Grande Guerre.

    La livre sterling, au centre de la stabilité monétaire internationale, était directement affectée par les tractations. Pour pallier ces difficultés, le retour de l’étalon-or se proposait. Mais le Royaume-Uni s’y opposa, la conférence mit en place un système d’étalon de change-or. (Crédits : Agence Rol/BnF Gallica)

    Les rancœurs étaient tenaces, mais une lettre retenait toute l’attention, celle du pape Pie XI. Adressé à l’archevêque de la ville italienne, le geste était salué par la presse comme d’une fine habileté. Car dans une Europe, où la France venait de distinguer l’État de l’Église, la religion catholique était prégnante. La promulgation, le 9 décembre 1905, de la loi concernant la séparation des Églises et de l’État est « l’aboutissement d’un long processus de laïcisation et de sécularisation engagé depuis la Révolution française. »

    Concours d’Ego

    Le souverain pontife rappelait ainsi qu’en qualité de défenseur à la fois de la paix et du droit des peuples, il avait sa place autour de la table. Par ce coup politique, malgré son absence physique, il serait dans toutes les mémoires. Dans tout processus incorporant de nombreux représentants, chacun veut apporter son propos telle une pierre à l’édifice. Hormis les questions de procédure, la réunion préparatoire ne fut qu’une chaise musicale des discours. La délégation française souhaita que le président italien, Luigi Facta prenne seul la parole.

    Les délégués russes en terrasse lors de la conférence de Gênes, non loin du palais San-Giorgio où se déroulaient les débats. Vladimir Lénine, après la Révolution d’Octobre, refusait de se considérer obligé par lesdits « emprunts russes », car il ne les avait pas contractés, soit quelque 12 milliards de francs à 1,6 million de Français. (Crédits : Agence Rol/BnF Gallica)

    Mais c’était sans compter le britannique David Lloyd Georges qui en qualité de promoteur de la conférence, eu le dernier mot. Puis Louis Barthou, Walther Rathenau, Gueorgui Tchitchérine, des représentants de la Petite Entente se firent entendre. Des dissonances d’exclure les États de l’Europe Centrale comme les pays baltes, furent rapidement tues. Il y eut donc quatre commissions de 40 délégués chacune, puis quatre commissions divisées en quatre sous-commissions de dix. « […] attendons la suite, c’est-à-dire l’inauguration de cette solennelle Conférence qui s’annonce sous de biens singuliers auspices », concluait Guy de Saint-Clair.

  • Il y a cent ans… naissait l’indemnité de vie chère

    Il y a cent ans… naissait l’indemnité de vie chère

    Le coût de la vie préoccupait déjà la population et les gouvernants en 1922. La cherté de la vie pour les petits retraités et les retraites des petits cheminots était à l’ordre du jour au Sénat. C’est ainsi que le 7 avril 1922, le projet d’achèvement des maisons à bon marché commencées avant la Première Guerre mondiale, était adopté par la Chambre haute. Elle suivait l’approbation de la convention monétaire ente la Belgique, la France, l’Italie et la Suisse du 9 décembre 1921.

    Après avoir expliqué que le but fut de ramener à 12,5 % l’intérêt sur les marchandises transportées, il en venait la question des retraites des agents des chemins de fer d’intérêt local et des tramways, qui ne jouissaient précise L’Ouest-Éclair de régime de retraite unifié. Le montant touché serait selon le projet la moitié du traitement d’activité après trente années de bons et loyaux services. Le départ de l’âge à la retraite serait alors de 55 ou 60 ans, suivant que les agents appartenaient à un service actif ou sédentaire. La caisse de retraite sera alimentée par des montants de 5 % de cotisation sur les salaires, auxquels s’ajoutera une contribution étatique de 1 %.

    Dans le cas ou la compagnie ne le pourrait, l’État et les collectivités y pourvoiront dans la proportion de 3/5 pour le premier et les 2/5 restant pour les autres. (Crédits : TrainConsultant)
  • Le ministère italien de la Transition écologique Hors-Service

    Le ministère italien de la Transition écologique Hors-Service

    Le site internet du ministère de la transition énergétique (MiTE) est hors service depuis le début de l’après-midi, ce 6 avril 2022. Alors que le conflit russo-ukrainien continu, l’agence Ansa émet l’hypothèse que l’attaque pourrait être attribuable à des groupes cybercriminels proches des Russes, le ministre Roberto Cingolani reste prudent à cette supposition. Il a déclaré qu’il s’agissait d’une mesure de vigilance après la détection de menaces extérieures sur le réseau. L’enquête pour connaître l’origine est en cours.

    La manœuvre est dirigée par le ministère lui-même, sous la direction de son pensionnaire Roberto Cingolani, afin de freiner par précaution les « menaces externes détectées sur le réseau informatique », selon les termes mêmes du numéro un du ministère. Le ministre que « la sécurité est la priorité numéro un. Outre la sécurité énergétique, à l’heure où je vous parle, je peux vous dire que nous avons des menaces extérieures détectées sur le réseau informatique du ministère et que, par prudence, nous avons dû suspendre le fonctionnement de tous les systèmes informatiques du ministère ».

    Pléthores d’interrogations surviennent. S’agit-il d’une attaque d’un acteur étatique compromis ou la conséquence d’une offensive d’un groupe d’opérateurs malveillants ? Il est intéressant de se questionner, mais il est trop tôt pour faire des suppositions affirmait, Pierluigi Paganini (Crédits : DR)

    Des sites transverses que gère MiTE pourrait souffrir de cette mise hors service. En effet, le département ministériel dirigé par Roberto Cingolani depuis le 13 février 2021 est responsable de la protection de la biodiversité, de l’énergie, de la lutte contre le changement climatique, des déchets, du développement durable, de l’eau et de la mer en Italie. Tel Sif (hxxs://sif-fitosanitari.mite.gov.it) qui informe sur les produits phytosanitaires utilisés pour « soutenir le choix des substances phytopharmaceutiques pour la défense des cultures agricoles », reste comme le site mère, hors ligne.

    Au vu des attaques informatiques à travers le monde, qui depuis le début du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, se sont renforcées, la question d’une offensive par des opérateurs russes était posée lors de l’émission « Sportello Italia » de la Rai Radio1. « Impossible de répondre pour l’instant, les structures responsables sont en train de travailler, mais en ce moment, la sécurité doit être l’objectif de tous les Italiens », retoquait le ministre.

  • Il y a cent ans… un train-poste cambriolé

    Il y a cent ans… un train-poste cambriolé

    Trente sacs du courrier de l’Angleterre à l’Italie étaient dérobés dans un train, révèle le quotidien Le Matin. Le fourgon postal n° 17904 a été cambriolé stipulait le télégramme envoyé par le chef de la brigade mobile de Dijon au commissariat spécial de la gare du Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) à Paris. Il incitait les forces de l’ordre parisiennes à surveiller les voyageurs. L’énigme du train rapide 31 allant de Paris à Marseille tenait en haleine les lecteurs. Il avait quitté le terminal de Lyon à 20 h comme prévu.

    Juste avant le départ de la gare de Lyon pour la cité phocéenne, l’allège postale avait accroché au milieu du convoi, un grand wagon du modèle Di-D2. La trame du convoi se composait d’une locomotive, deux wagons de voyageurs, puis un wagon-poste à boggies. Puis le fameux fourgon n° 17904 qui devait être détaché à Dijon, pour être dirigé vers la Suisse et l’Italie via Frasne et Vallorbe. La physionomie du wagon disparu se compose de deux compartiments, disposés de part et d’autre d’un couloir transversal, fermés par des portes, au sommet un poste-vigie. Pour permettre le chargement, des grandes portes à glissières sur les côtés du fourgon. Le contenu comprenait un ensemble de sacs plombés de correspondances diverses, des plis recommandés, des paquets, bref du courrier. Le tout réparti dans les deux compartiments, dont les portes furent closes avec le verrou habituel de sûreté, puis plombées.

    Les différents types de courrier sont placés séparément dans des sacs scellés. Le cinéma à travers « The Brain » de Gérard Oury avec Jean-Paul Belmondo et Bourvil racontait le hold-up d’un wagon de l’OTAN en 1969. Toute ressemblance est pure fiction. (Crédits : People and the Post, Postal History from the Smithsonian’s/National Postal Museum)

    Arrivé en gare de Laroche-sur-Yonne, le train rapide devait s’arrêter six minutes. Les employés des chemins de fer français remarquèrent des races extrêmement visibles d’effraction sur les portes à glissières de l’un des compartiments. Ils entrèrent dans le wagon et constatèrent qu’une trentaine de sacs manquaient à l’appel. Les souvenirs d’un cambriolage du même type effectué 11 ans plus tôt, en septembre remontèrent. Les malfaiteurs seraient montés sur le toit en gare de Lyon, puis auraient pénétré dans le poste-vigie vide. Aucune valeur déclarée dans le courrier ne permettait aux policiers de connaître le mobile. Seule indication, les lettres et colis en provenance d’Angleterre étaient plus nombreux. L’enquête débutait le 6 avril 1922.

  • LockBit2.0 et le ministère de la Justice

    LockBit2.0 et le ministère de la Justice

    Un coup de pression si l’on en croit les journaux ici et là. Il semblerait au vu des données publiées sur le site de fuite que les opérateurs derrière le ransomware LockBit 2.0 ne jouent pas au poker menteur. Depuis ce matin 2 février 2022 des informations identifiant plus particulièrement le monde de la Justice dans le Calvados sont accessibles. Hormis le ministère de la Justice, la ville de Saint-Cloud est mentionnée comme cible d’une infection par codes malveillants, et susceptibles de voir ces documents sur le DarkWeb.

    L’information était prise très au sérieux dès la parution de l’annonce, le ministère indiquait s’être « immédiatement organisé pour procéder aux vérifications nécessaires, en lien avec les services compétents dans ce domaine ». Lockbit 2.0 est connu pour avoir ciblé d’autres organisations françaises, comme la société de sécurité Thales ou encore le site de Schneider Electric en décembre dernier. Mais pour l’expert, plusieurs zones d’ombre sont à éclaircir : « Pour l’instant, nous ne savons pas s’ils préparent une fuite massive de données ou s’il s’agit uniquement d’un coup de pression en lien avec le contexte politique », indiquait Guillaume Maguet, expert en cybersécurité chez Deep Instinct au Figaro. Ce n’est pas à proprement dit le ministère de la Justice française qui était la cible, mais un cabinet d’avocats, maillon essentiel de l’appareil judiciaire.

    Les contrats de travail des personnes, la liste des avocats présents en 2016, des factures de téléphone, des coordonnées internes du cabinet, de différentes chambres sont désormais diffusés sur le site de fuite des cyber-malfaiteurs. (Crédits : capture d’écran)

    Ce sont des données très sensibles qui sont disponibles sur le DarkWeb. Ne déplaise à personne, les personnes œuvrant dans l’ombre et la profondeur de l’internet ne bluffent, que dans les fictions et encore… Leur but est, purement et simplement de vous soutirer de la menue monnaie. D’autres parties prenantes de la Justice à travers le monde ont déjà fait les frais de ce genre d’attaque « informatique ». Le cabinet Jones Day, celui de Brandon Sua et Associés, Greenberg & Stein Avocats, tous trois basés aux États-Unis, et en France celui de Me Rémy Le Bonnois. Ces différents cabinets, pour ne citer qu’eux furent ciblés, infectés et les informations diffusées par l’équipe usant le ransomware Everest.

    Des dossiers de jugement mentionnant les patronymes des différentes parties amenées devant les tribunaux sont lisibles. (Crédits : capture d’écran)

    La société civile professionnelle DL2M, qui est le cabinet d’avocats Dorel Lecomte Marguerie est particulièrement mentionnée dans les dossiers mis en ligne par LockBit 2.0. Ainsi de très nombreuses pièces juridiques sont libres d’accès, à savoir des coordonnées de TGI, RIB, des noms, des employés, des actions et affaires judiciaires, mais pas seulement. Des dictées ou bobines dans le jargon sont disponibles. Ce sont des fichiers audio sur lesquels les avocats transmettent au personnel du secrétariat des courriers à rédiger. Quand il est indubitable que l’internet des objets (IoT) remplit de jour en jour les foyers français, et que les commandes vocales ont le vent en poupe, cela peut porter à préjudice. De plus, les coordonnées des intervenants du cabinet DL2M de messagerie fournies par l’opérateur Orange sont un des nombreux documents au format PDF. Datant de 2017, des griffonnages semblent afficher les identifiants et mots de passe, espérons qu’ils furent depuis changés, mais surtout que les professionnels du droit soient déjà en relation avec l’ANSSI.

  • 9 000 euros pour une chasse d’eau

    9 000 euros pour une chasse d’eau

    C’est une histoire italienne qui vaut son pesant de cacahuètes. Une affaire qui a commencé il y a près de vingt ans, en 2003. Imaginez que les murs de votre appartement ou maison soient mitoyens avec votre cher voisin. Il décide de retaper sa salle de bain, et encastre le réservoir d’eau de ses toilettes dans la cloison. Et cerise sur le gâteau, juste de l’autre côté se trouve votre chambre. Cela a suffi à un couple d’Italiens pour porter plainte invoquant l’article 8 de la Cour européenne des droits de l’homme.

    L’affaire a commencé lorsque le couple, qui vivait sur le même palier dans l’appartement voisin, a saisi le tribunal de La Spezia. Cela concernait une nouvelle salle de bains construite par les quatre frères et sœurs propriétaires, qui provoquait « un bruit intolérable au niveau des canalisations ». L’objet du crime se situe dans une station touristique du Golfo dei Poeti (Golfe des poètes). La sixième section civile de la Cour suprême, présidée par le juge Antonello Cosentino a rejeté l’appel appuyant sa décision sur « l’atteinte au droit au repos ». La chasse d’eau des toilettes qui avait été encastrée dans une fine cloison (22 cm), rendant l’utilisation trop bruyante, rapporte Il Giornale. Ils ont été condamnés le 16 janvier 2022 à verser une indemnisation de 500 euros par an depuis 2003, soit 9 000 euros.

    Atteinte au droit au repos

    Concrètement, le bruit constitue, selon les juges, une atteinte au « droit au respect de la vie privée et familiale », qui « est l’un des droits protégés par la Convention européenne des droits de l’homme ». Les quatre frères ont fait appel devant la Cour de cassation, celle-ci a estimé que le son était « nettement supérieur à trois décibels par rapport aux normes fixées par la législation spécifique ». À cette époque, il a également été constaté que le bruit de la chasse d’eau perturbait la quiétude du soir et du matin, « portant atteinte à la qualité de vie normale dans un lieu destiné au repos », ce qui était « aggravé par une utilisation nocturne fréquente ». Il s’agit donc « d’une atteinte au droit à l’expression libre et entière de ses habitudes de vie quotidienne, droit garanti par la Constitution et protégé par l’article 8 de la CEDH, la Convention européenne des droits de l’homme ».

    Un traité international signé en 1950, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, a été invoqué pour faire taire la fameuse chasse d’eau, stupéfiant. (Crédits : DR)

    La Cour suprême, se référant à la Convention européenne des droits de l’homme et, parmi ceux-ci, au respect de la vie privée et familiale, a remémoré que « la Cour de Strasbourg a appliqué ce principe à plusieurs reprises » et a confirmé la sentence de la Cour d’appel reconnaissant « l’atteinte au droit au repos ». Dans vos futurs travaux, faites attention aux normes acoustiques et aux voisins.