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  • Le ransomware Vice Society revendique l’attaque de l’Université de Medicale d’Innsbruck, et en diffuse les données

    Le ransomware Vice Society revendique l’attaque de l’Université de Medicale d’Innsbruck, et en diffuse les données

    Une cyberattaque se déroulait la semaine dernière contre l’université de médecine située à Innsbruck en Autriche. Le week-end du 18 au 19 juin 2022, la faculté ressentait d’importantes pannes. Les premiers symptômes d’une attaque informatique apparaissaient samedi matin vers 8 h. Puis peu de temps après le site était momentanément indisponible, indiquait-elle dans un communiqué en ligne. Le rétablissement des services est déjà en cours précisait-elle, en collaboration avec des experts externes et sous haute pression.

    Après le gouvernement de la région de Carinthie, c’est au tour de l’Université de médecine d’Innsbruck de se battre contre une attaque de rançongiciel. Le ransomware BlackCat chiffrait les systèmes d’information et demandait une rançon de 5 millions de dollars américains pour obtenir la clé de déchiffrement. Les opérateurs paralysaient également le tribunal administratif et la Cour des comptes. Quant à l’université, elle a entre-temps, pu rétablir une grande partie des systèmes perturbés. La distribution de nouveaux mots de passe pour 2 200 collaborateurs et environ 3 500 étudiants débutait lundi 20 juin.

    « Malgré nos mesures de sécurité étendues, il a été possible, grâce à un procédé criminel hautement professionnel et ciblé, de s’attaquer aux systèmes informatiques de l’Université de médecine d’Innsbruck et de chiffrer des données. Actuellement, il n’existe aucune preuve que des informations ont été volées. » (Crédits : MUI/Mair)

    Vice Society a ajouté l’université de médecine d’Innsbruck à son site de fuite, en dévoilant une liste non exhaustive de documents qui proviendraient de la cyberattaque de la semaine précédente. Un parcours des données divulguées montre que certains comportent le papier à en-tête de l’université, les signatures des professeurs et d’autres éléments, laissant penser qu’elles soient authentiques.

    L’offensive par ransomware à l’origine des perturbations passées n’a à priori débouché sur aucun versement, ou dans une impasse, d’une somme quelconque. Ce qui pourrait expliquer la divulgation en ligne des données. (Crédits : Capture d’écran)

    Au début du mois de juin, les opérateurs derrière le Ransomware-as-a-Service Vice Society avaient fait des ravages dans la ville italienne de Palerme, privant 1,3 million de personnes de la jouissance des services de la municipalité. Parmi les autres victimes répertoriées récemment par Vice Society figurent l’établissement scolaire « Carmel College » au Royaume-Uni, l’hôpital italien Macedonio Melloni, l’université du Michigan grand valley…

  • Attaque informatique contre l’hôpital Macedonio Melloni de Milan

    Attaque informatique contre l’hôpital Macedonio Melloni de Milan

    Le ransomware ViceSociety a encore frappé. De très nombreuses informations concernant le personnel hospitalier, mais également les patients sont diffusées sur le site de fuite. Les opérateurs menacent de publier les documents de l’établissement scolaire Pilton College basé à Barnstaple, en Angleterre, et parallèlement le constructeur de motos basé à Jakarta, en Indonésie, PT Astra Honda Motor (Il s’agit d’une coentreprise entre Honda et Astra International).

    L’Italie a vu dernièrement les attaques de l’université de Pise et la commune de Palerme. C’est à nouveau un hôpital qui fait les frais du Ransomware-a-as-Service Vice Society. La cible est l’établissement Macedonio Melloni. Il est composé de 4 unités hospitalières, mentionne Red Hot Cyber. Elles sont l’hôpital pour enfants Vitture Buzzi, l’hôpital Fatebenefratelli et ophtalmique, l’hôpital Luigi Sacco — centre universitaire et l’hôpital Macedonio Melloni. En mai 2022, deux incidents informatiques touchaient des établissements en Lombardie.

    Les informations diffusées sont des diagnostics des patients, cartes d’identité, données personnelles et contrats, formulaires d’évaluation des employés… (Crédits : capture d’écran)

    Les données sont disposées avec un classement alphabétique. Des dossiers de patients mineurs, où des tranches de vie intimes sont accessibles alors qu’elles devraient rester dans les dossiers frappés du secret médical. Les informations affichées sont :

    • Données de santé et diagnostics
    • Rapports d’invalidité
    • Demandes de soutien pour les mineurs
    • Procédure pour le Covid-19
    • Procédures internes
    • Échanges de courriels
    • Manuels d’informatique
  • L’université de Pise attaque par le ransomware AlphV/BlackCat

    L’université de Pise attaque par le ransomware AlphV/BlackCat

    Les attaques informatiques en Italie se succèdent. Après Ferrovie dello Stato, Armani, Martinelli Ginetto, le ministère de la transition écologique et dernièrement la ville de Palerme, c’est l’université de Pise qui est la cible du Ransomware-as-a-Service APLPHV/BlackCat. Les opérateurs derrière cette cyberattaque ont d’ores et déjà commencé à diffuser les premiers échantillons d’informations. Ils auraient en leur possession des plaques d’immatriculation, numéro de téléphone…

    Ils laissent apparaître quelques indications sur le site de fuite. L’image capturée et diffusée d’un fichier montre ce qui semble être une table de base de données, « vraisemblablement un serveur SQL », explique à juste titre RedHotCyber. De nombreuses informations telles que les identifiants et les mots de passe associés sont diffusés et lisibles. De plus des numéros de téléphone, des identifiants accompagnés des tokens. Un token d’authentification est un dispositif matériel ou logiciel nécessaire à un utilisateur pour accéder à une application ou à un système réseau de manière « plus sécurisée ».

    Des fichiers CSV seraient en possession des opérateurs malveillants. « Lorsque nous mettons ces données dans notre blog, certaines personnes pourraient rencontrer des difficultés dans la vie », menacent-ils. (Crédits : capture d’écran)

    Ensuite il affiche une liste de fichier de type CSV. En anglais, comma separated values, est une base des données recueillies. Ainsi ils auraient exfiltré 307 KB de courriel, téléphone comme l’exemple ci-dessus, 15 KB de courriels… « Bonjour, l’Université de Pise. Jouons à “l’Université s’endort, la mafia se réveille” ? UPD : Nous avons 10 k plaques d’immatriculation — téléphone — pass — nom de membre – numéro fiscal – étudiants — professeurs données. Aussi, n’oubliez pas que votre réseau dort profondément », communique ALPHV-Blackcat.

    Comme indique la capture d’écran publiée par le chercheur en sécurité Dario Fadda sur le blog « (in)sicurezza digitale », la rançon exigée par le cybergang criminel ALPHV/BlackCat est de 4,5 millions de dollars. (Crédits : (in)sicurezza digitale)

    La nouvelle fait froid dans le dos. Les opérateurs seraient en possession de 54 GB de données. Cela représenterait 8 001 dossiers pour 89 273 documents. Mais c’est le montant de la rançon demandée qui est gigantesque : elle est de 4, 5 millions de dollars. Si l’université de Pise règle ce montant avant le 16 juin 2022, autrement il passera à 5 millions.

  • Palerme attaquée par le ransomware Vice Society

    Palerme attaquée par le ransomware Vice Society

    La ville italienne de Parleme est à l’arrêt depuis l’attaque revendiquée par les opérateurs derrière le Ransowmare-as-a-Service Vice Society. Cinquième ville la plus peuplée d’Italie, elle est visitée par 2,3 millions de touristes chaque année. Le compte à rebours laisse à la municipalité jusqu’à dimanche 12 juin 2022 peu après 14 h avant de diffuser les données que les individus auraient en leur possession. Ils sont à l’origine d’une agression menée fin avril 2022 contre l’association bancaire italienne (Abi).

    Les experts informatiques locaux tentent de rétablir les systèmes depuis l’attaque, tous les services, les sites Web publics et les différents portails restent hors ligne. Selon les médias locaux, les systèmes touchés sont la gestion de la vidéosurveillance publique, le centre des opérations de la police municipale et tous les services de la commune. Ce quelques jours avant des élections municipales dont le premier tour est le 12 juin 2022, le second deux semaines plus tard.

    Après une enquête plus poussée, il a été jugé dangereux d’activer l’environnement de récupération, et qu’un processus de redémarrage sur le cloud n’était pas envisageable en raison du temps requit par les opérateurs (Aruba, TIM…) pour l’activation des espaces nécessaires, explique le SIPSI.

    Le rapport montre que le 2 juin à 6 h 30, un responsable de Sistema Palermo Innovazione SpA (Sispi) confirmait que le centre de données de la municipalité de Palerme avait subi une cyberattaque de type Ransomware avec une potentielle exfiltration de données. L’attaque a touché l’ensemble de l’infrastructure télématique du centre de données, y compris tous les systèmes d’information de l’entreprise. Des postes de travail répartis dans les bureaux de la mairie de Palerme connectés à celui-ci, le rendant indisponible et provoquant l’interruption totale des services rendus.

    « L’attentat, comme le souligne la municipalité de Palerme, ne remet pas en cause la régularité du scrutin du 12 juin, puisque le service de délivrance des certificats électoraux a été rétabli et fonctionne régulièrement », mentionne CorCom.

    En ce qui concerne les données, l’administration indique qu’« à ce jour, aucun chiffrage, suppression ou altération des données n’a été détecté, ce qui explique pourquoi les données sont désormais intactes, accessibles et utilisables. Malgré cela, et compte tenu de l’évolution du contexte, des efforts sont déployés pour détecter les éventuels vols de données ».

  • Il y a cent ans… un tour d’Europe

    Il y a cent ans… un tour d’Europe

    La conférence de Gènes terminée, celle de La Haye pointe le bout de son nez. Le 4 juin 1922, les dissonances, rancœurs amertumes et tensions apparaissent ici et là. De la persécution religieuse en Russie, sept membres d’une même famille « pètent les plombs » en Italie, les fascistes de Mussolini sèment la pagaille, l’état de santé de Lénine préoccupe, l’organe gouvernemental russe en passe de s’effondrer, Poincaré chahuter dans la presse outre-Manche.

    La presse britannique étrille la France et son président. Le Sunday Times titrait « La France contre l’Europe », l’Observer écrivait que « M Poincaré désire que la réunion de La Haye soit une conférence en camisole de force ». Car selon le tabloïd « il se peut que nous prenions l’engagement de garantir la frontière française d’avant 1870, mais en ce qui concerne les questions commerciales et financières, il faut que nous devenions absolument libres de favoriser nos propres intérêts comme nous l’entendons ». L’Écho d’Alger expliquait que la France pensait que l’Allemagne n’était ni désarmée, ni résignée, ni soumise et qu’elle cherche par tous les moyens à esquiver ses paiements. Le Sunday Times avec le flegme britannique donnait une leçon que « le seul remède qui puisse guérir les maux de l’Europe, c’est l’annulation des dettes de guerres interalliées et la destruction de l’œuvre financière du traité de Versailles ».

    Toutes les caméras du monde sont dirigées vers le jubilé de platine de la reine Élisabeth II, qui accéda au trône britannique le 6 février 1952. En France, Louis XIV régna du 14 mai 1643 au 1er septembre 1715, soit 72 ans, 3 mois et 18 jours. (Crédits : Brigitte Werner/Pixabay)

    En Russie, le mal dont souffre Lénine inspire de sérieuses inquiétudes, il aurait eu une attaque d’apoplexie cérébrale. Ce qui est une suspension plus ou moins complète de l’activité cérébrale, souvent liée à une hémorragie cérébrale qui, selon l’académie de Médecine est un « saignement au sein du parenchyme cérébral par suite de la rupture d’un vaisseau, constituant un accident pathologique majeur, dont le pronostic est le plus souvent grave, sinon réservé. » Si son leader est au chevet des souffrants, le pays l’est également. Le manque de ressources force les Soviets à réduire les dépenses, et le nombre de cadres chez les fonctionnaires. La situation est telle que la Tchéka ramenait à 80 000 le nombre de policiers. Quatre mille d’entre eux se retrouvaient du jour au lendemain, de l’autre côté de la barrière en devenant bandit.

    Les tensions nationalistes œuvrent en Italie, en Espagne comme en Allemagne. (Crédits : Brigitte Werner/Pixabay)

    Les fascistes de Benito Mussolini quittaient Bologne après leur démonstration de force, incendiaient deux coopératives, celle de Gagnarols et de Luvoledo. Mais comme la maison du peuple de Granarolo, les chemises noires mettaient le feu au matériel et le mobilier dans les rues des communes. Dans le village de Sasso-Carvaro, proche de Pesaro, sept personnes devenaient hors de contrôle, et « folles » selon les journaux. Après avoir incendié plusieurs maisons, ils dansaient autour d’elles. Les carabiniers aidés de citoyens arrêtaient les déments, mais ils s’échappèrent après avoir changé des coups de feu. Une escouade de carabiniers réussissait à les déloger de leurs demeures, dans laquelle ils s’étaient barricadés.

  • Il y a cent ans… l’armée fasciste de Mussolini à Bologne

    Il y a cent ans… l’armée fasciste de Mussolini à Bologne

    Sous l’ordre de leur leader, le 2 juin 1922 les fascistes italiens se pressaient à Bologne. L’histoire raconte les prémisses d’une catastrophe annoncée. Ils arrivaient par bandes, à bicyclettes méthodiquement. Des escadrons venant de Parme, de Mantoue et de l’Apennin toscan s’ajoutaient à ceux de Ferrare et de Modène. Au cœur même de ce rassemblement, une opposition entre les socialistes et les organisations agricoles soutenues par les fascistes de Benito Mussolini.

    La difficulté de résolution était de prendre des mesures de répression, mais surtout d’éliminer les raisons du conflit, sans compromettre les intérêts de la production paysanne. À la suite de la Première Guerre mondiale, la vie est dure et compliquée en Italie comme partout ailleurs. Ainsi, les fascistes comptent dans leurs 300 000 hommes de nombreux jeunes de la classe dite moyenne que la guerre a privés de leurs moyens d’existence. Sans travail, le plus clair du temps, intégrer une telle organisation permettait de toucher la solde réglée aux organisations fascistes par les associations anti-travaillistes, donc de vivre ou survivre bon gré, mal gré.

    « Rome et l’Italie sont deux termes inséparables. […] Nous rêvons l’Italie romaine, c’est-à-dire sage et forte, disciplinée et impériale. […] ce qui fut l’esprit immortel de Rome resurgit dans le fascisme […] », paroles de Mussolini le 21 avril 1922. (Crédits : DEZALB/Pixabay)

    Aux portes de Bologne, les troupes mussoliniennes s’installaient en campement quasi militaire, avec des quartiers généraux, où les précieux soldats touchaient leurs soldes. Leurs transparences s’arrêtaient à ce point. La provenance des fonds et les organisateurs militaires étaient cachés au public, strictement. L’attroupement de Bologne est une action de répressions suite à l’action de la Chambre. Le vote du parlement invalidait les députés n’ayant pas atteint l’âge légal. Sauf que les députés visés appartiennent presque tous à la droite fasciste de Mussolini.

    Le 27 octobre 1922, vingt-six mille hommes en armes marchent sur Rome. Médiocre opération militaire, mais un puissant symbole politique. Car la « Ville éternelle », siège du pouvoir, incarne une grandeur, un mythe dont la légende fasciste veut s’emparer. (Crédits : Alex1965/Pixabay)

    La presse qui doit être critiquée chaque fois doit être le quatrième pouvoir d’une démocratie. Le leader des chemises noires l’avait compris. Le comité fasciste d’Imola, chef-lieu d’arrondissement de la province, établissait une surveillance des journaux arrivant dans la ville. Tous ceux qui avait ne serait-ce qu’une ligne défavorable était immédiatement confisquée et brûlée, piétinant la « Liberté de la Presse », car dans tous conflits, la communication reste le nerf de la guerre.

  • Il y a cent ans… l’horizon du 25 mai

    Il y a cent ans… l’horizon du 25 mai

    Que se passait-il sur Terre le jour de votre naissance ? Seuls les adultes présents et les coupures de journaux pourront vous l’apprendre. La période de l’entre-deux-guerres, en Europe, est source de tensions. La géopolitique saisit le pas sur les décisions. Que cela se déroule en Angleterre, en Autriche, en Italie, et même jusqu’en Russie, rien ne semble être paisible. Les attentions se cristallisaient, en cette date du 25 mai 1922 des six jours qui nous séparaient de l’ultimatum du 31.

    L’Angleterre contestait le droit de la France à prendre des sanctions militaires. En cause l’article 18 de l’annexe II de la partie VIII du traité de Versailles… car, c’est Lloyd George, Wilson, Orlando et Clemenceau qui menaient les débats. La tournure montrait que les vainqueurs de la Grande Guerre possèdent des visées différentes, voire opposées. Les termes du traité, signé le 28 juin 1919 sont si durs que le gouvernement allemand envisage un temps un soulèvement militaire.

    Ce « Diktat » ne fera qu’exacerber le sentiment nationaliste en Allemagne, qui sera largement exploité par les nazis. (Crédits : BnF/Gallica/La Liberté)

    Des échauffourées entre fascistes et communistes italiens se déroulaient à Rome. En cause les rassemblements qui tentaient à célébrer l’entrée en guerre de l’Italie. Une trentaine de manifestants étaient blessés, et les chiffres, bien qu’officieux, recensaient de nombreux morts. Les incidents qui se produisaient dans le quartier Saint-Laurent engendraient d’une grève générale.

    L’original du traité de Versailles à disparu. « Dans la nuit du 11 au 12 août 1940, le commando Künsberg, qui avait déjà opéré des vols d’archives diplomatiques en Belgique et aux Pays-Bas, vole le traité », raconte l’historien Vincent Laniol.

    L’insouciance, voire la méconnaissance des adultes n’était pas à démonter du côté de Saint-Étienne. En cette belle et chaude après-midi du 25 mai 1922, le garde Vigier, M Gaudiaux et les époux Chavalet prirent le chemin dune mine abandonnée, dans le but simple de la visiter. Elle était restée dans son jus depuis l’armistice. Les gaz délétères incommodèrent les visiteurs d’un jour. Mme Chavalet put remonter et prévenir les secours, son mari fut sauvé par des passants. Les sauveteurs arrivèrent, mais dans la précipitation M Rhône ne pris pas le temps de s’équiper d’un appareil respiratoire. Il fut ramené avec Vigier et Gaudiaux, tous trois morts.

    Un prêche à la mosquée Sainte-Sophie déclarait que le gouvernement d’Angora était en rébellion contre le sultan et la foi musulmane. L’accusé à travers son porte-parole informait les alliés que s’ils refusaient de rencontrer les représentants Kémalistes, il cesserait toute relation avec l’Europe. (Crédits : Hangela/Pixabay)

    Un incident faisant cinq morts et de nombreux blessés se produisait à la frontière italo-yougoslave. Des fascistes italiens, aux alentours de la ville de Kastav, pénétraient et attaquaient le poste-frontière. Ils furent repoussés. Deux heures passaient quand deux compagnies d’infanterie ouvraient le feu sur ledit poste. Les Yougoslaves reculaient sur trois cents mètres pour s’abriter et furent attaqués à la baïonnette. Une patrouille aidait le personnel du poste-frontière, tant et si bien que les Italiens rebroussaient chemin, laissant cinq défunts et plusieurs blessés.

    À Belfast, des ouvriers orangistes étaient attaqués par des membres du Sinn Féin. Les tramways les transportant se retrouvaient sous un feu nourri. La police usait de mitrailleuses, créant deux morts et vingt blessés, augmentant la triste liste des Irlandais décédés dans ce conflit. (Crédits : David Mark/Pixabay)

    Le 31 mai 1922 était la date butoir imposée à l’Allemagne pour respecter ses engagements. S’il était constaté qu’elle manquait volontairement à ses directives, la France appliquerait le fameux article 18 du traité de Versailles pour faire valoir ses droits. « La France loin de diminuer les garanties des créanciers de l’Allemagne, comme l’avait fait M Chamberlain par son action séparée, renforcerait ces garanties et prendrait des mesures conservatoires dans l’intérêt de toux ceux des alliés qui ont part aux réparations… », écrivait Jacques Bainville dans le quotidien La Liberté.

  • Il y a cent ans… se terminait la conférence de Gênes

    Il y a cent ans… se terminait la conférence de Gênes

    Du 9 avril au 19 mai 1922, les anciens belligérants, trente-quatre nations, se retrouvaient pour rétablir l’ordre monétaire planétaire, qui fut désorganisé par la Première Guerre mondiale. Cette réunion s’est clôturée sous une avalanche de fleurs en rhétorique, par soixante-quinze discours de neuf heures à une heure de l’après-midi. Lloyd Georges la comparait à une bouée de sauvetage lancée du rivage, ajoutant qu’aucun naufragé ne s’y était accroché.

    Cette conférence se déroulait alors que les brûlots de la Première Guerre mondiale fumaient encore. Les rancœurs, dettes, désillusions seront un terreau fertile au nationalisme exacerbé, qu’il soit Russe, Italien, Espagnol ou Allemand. D’autant que la Grande Guerre sonna le glas des empires allemand, austro-hongrois, russe et ottoman et créa une multitude de nouveaux États aux frontières « arbitraires ». Le traité de paix de Saint-Germain-en-Laye disloque la République d’Autriche Allemande, et interdit à l’Autriche tout rattachement à l’Allemagne. La disparition de l’Empire austro-hongrois entraîne une restructuration du monde danubo-balkanique. Des Autrichiens manifestèrent alors leur mécontentement en brûlant l’ambassade de France à Vienne, le 23 mai 1919.

    Les accords prévoient un découpage du Proche-Orient, ci-dessus. L’Empire russe participe aux délibérations et octroie son accord, comme l’Italie, aux termes du traité secret. (Crédits : Les accords de Sykes-Picot, 1916 de Flavien Bardet/Outre-Terre)

    Les accords Sykes-Picot furent le travail de deux hommes qui donnèrent leurs noms à ce traité, Sir Mark Sykes et François Georges-Picot. Ils furent signés secrètement en 1916 par la France et la Grande-Bretagne. Les changements géopolitiques, ainsi que le choix de la Turquie de se ranger aux côtés de l’Allemagne à la fin de l’année 1914, sont à l’origine de ceux-ci. La fin des possessions ottomanes de Syrie, Palestine et Arabie prévue au traité de Sèvres (1920) est confirmée, et les frontières de la Turquie sont revues (Armistice de Moudros, 1918, le traité de Lausanne, 1923). De nouveaux États apparaissent, tandis que la France et la Grande-Bretagne obtiennent des mandats en Syrie, au Liban et en Palestine. Les vainqueurs proposaient même la création d’États nationaux pour les Arméniens et les Kurdes.

    La conférence économique internationale de Gênes

    Les individus en haut de forme se congratulaient des six semaines écoulées où la montagne accouchait encore d’une souris. D’ailleurs, les puissances en présence acceptaient la prorogation de la conférence de Gênes, à La Haye le 15 juin 1922. Puis vint les discours où chaque convive se félicitait de l’avance historique, ne convainquant qu’eux-mêmes. Ainsi durant cinq heures, soixante-quinze allocutions s’enchaînaient « L’Europe n’est pas pour nous une simple expression géographique, une vague et mystique surpatrie, c’est une grande tradition du passé et une grande espérance d’avenir. L’Europe est traditionnellement fondée sur les traités. Attenter aux traités, c’est attenter à la vie de l’Europe », annonçait Maurice Colrat pour la France.

    L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. Car après l’acceptation du pacte de non-agression, chaque pays à travers le chef de délégation prit la parole. La Nouvelle-Zélande déclara qu’elle n’avait pas l’intention d’attaquer la Russie, le Canada, l’Afrique du Sud, les Indes, l’Australie emboîtèrent le pas sans difficulté, tout comme l’Islande, l’Albanie, le Portugal, l’Espagne… des traités étaient signés en coulisse. Ce découpage mit en couveuse les conflits de la mer Baltique au golfe Persique. Les vainqueurs européens — la France, l’Italie et la Grande-Bretagne — étaient financièrement et politiquement épuisés, le krach boursier de 1929, américain puis international terminait de tuer dans l’œuf les espoirs de paix pérenne.

    Le continent européen avant la Première Guerre mondiale qui durera du 28 juillet 1914 au 11 novembre 1918. Le Casus Belli est l’assassinat le dimanche 28 juin 1914, de l’archiduc François-Ferdinand, et de son épouse, Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg. Son successeur renonça au trône. (Crédits : Musée Canadien de la Guerre)

    La France ne put pas empêcher le pacte qui se nouait le 16 avril 1922 à Rapallo, un faubourg de Gênes. Il était signé par l’Allemagne et la République soviétique fédérative socialiste de Russie (RSFSR), qui donnera naissance à l’URSS le 30 décembre 1922. Il entérine deux accords principaux. Le premier est l’abandon des réparations de guerre. « L’Empire allemand et la R. S. F. S. R. renoncent réciproquement aux indemnités pour leurs dépenses de guerre ainsi qu’aux indemnités pour les dommages de guerre, c’est-à-dire pour les dommages résultant pour eux ou leurs ressortissants dans les zones de guerre de mesures militaires, y compris toutes réquisitions effectuées en territoire ennemi. Les deux Parties renoncent également aux indemnités pour dommages civils ayant été causés aux ressortissants d’une des Parties par les lois dites lois exceptionnelles de guerre ou par des mesures d’autorité prises par les organismes d’État de l’autre Partie », cite l’article 1er.

    Le second stipule que « les relations économiques entre les deux nations devaient être normalisées et les citoyens de l’un ou l’autre des États résidant sur le territoire de l’autre devaient se voir accorder la reconnaissance et certains droits ». Mais celui qui n’apparaît pas, car non enregistré est sans aucun doute le plus important historiquement. Une clause secrète, qui n’a pas été publiée, a établi une coopération militaire entre les deux États, jusqu’en 1933.

    Les pertes humaines de la Première Guerre mondiale s’élèvent à environ 18,6 millions de morts. Sans oublier les 20 à 100 millions de décès par la grippe dite espagnole. Mais le découpage du continent engendrera de nombreux conflits, comme celui qui oppose actuellement la Russie et l’Ukraine. (Crédits : Musée Canadien de la Guerre)

    Dettes et démocratie ne font pas bon ménage

    Au printemps 1922, la conférence internationale de Gênes rétablit la convertibilité des devises, en prenant le dollar ou la livre sterling comme monnaie de référence. Les années d’après-guerre extrêmement difficiles, surtout pour les belligérants d’Europe qui sortent du conflit affaibli et endettés, vis-à-vis des États-Unis. Le versement des réparations allemandes est fixé en 1920 à 132 milliards de marks-or, dont 52 % pour la France. Le ministre français des Finances, Louis-Lucien Klotz, avait déclaré le 3 septembre 1918 : « Il faut que l’Allemagne paie le coût de la guerre ».

    Le démantèlement et découpage des empires allemand, austro-hongrois, russe et ottoman refondent le continent européen, pour le meilleur et le pire. L’histoire dépeint le futur, car la démocratie est rapidement menacée en Italie ou en Allemagne, dans les années 1920. Les régimes autoritaires se multipliaient. Le totalitarisme apparaît comme des contestations violentes du système démocratique.

    L’Europe est un continent regroupant 46 pays répartis sur cinq régions géographiques, dont 27 appartiennent à l’Union européenne. L’histoire du continent découle des conflits précédents et apporte un éclairage aux actuels conflits armés. (Crédits : Atlas-monde)

    Le 1er décembre 1936, l’URSS se dote d’une nouvelle constitution à première vue démocratique, mais en réalité, Staline grâce au parti unique, le parti communiste, concentre les pouvoirs. Comme en République populaire de Chine. Mussolini, après sa marche sur Rome, obtient, lui aussi les pleins pouvoirs, le 25 novembre 1922. L’Italie plonge irrémédiablement dans un système totalitaire avec l’adoption des lois fascistissimes. Fortement affaiblie, l’économie allemande est touchée de plein fouet par la crise économique des années 1930. Usant de propagande et de la violence de rue qui tétanise ses adversaires politiques tout en brouillant le jeu démocratique, Hitler connaît une irrésistible ascension à partir de 1932. Le président Hindenburg le nommera à la chancellerie, le 29 janvier 1933.

  • Plus de 800 000 Américains touchés par une fuite de données

    Plus de 800 000 Américains touchés par une fuite de données

    Le Refuah Health Center avait découvert un accès non autorisé et affirmait avoir immédiatement lancé une enquête. Elle s’est achevée le 2 mars 2022, mais n’a pas expliqué l’écart d’un an entre l’identification et la déclaration. En effet, l’organisme de santé a commencé, le 29 avril 2022 à notifier 260 740 personnes d’un incident de cybersécurité survenu entre le 31 mai et le 1er juin 2021. En octobre 2021, c’est la société Adaptive Health Integrations, basée dans le Dakota du Nord, qui a été confrontée à un incident informatique, touchant plus de 510 000 individus.

    Les informations qui auraient pu être exfiltrées sont conséquentes. Elles comprennent potentiellement des prénoms, noms, numéros de sécurité sociale, de dossier médical, de permis de conduire, des dates de naissance, des informations sur les cartes de crédit comme de débit, sur les comptes bancaires, des numéros Medicare et Medicaid, des numéros de compte de patient, des informations sur les diagnostics et mêmes des numéros de police d’assurance maladie.

    « Veuillez accepter nos excuses pour cet incident. Nous nous engageons à préserver la confidentialité des informations personnelles et des informations de santé protégées en notre possession et nous avons pris de nombreuses précautions pour les protéger », indique le communiqué. (Crédits : capture d’écran/Refuah)

    « Nous évaluons et modifions continuellement nos pratiques et nos contrôles internes afin de renforcer la sécurité et la confidentialité des informations de santé personnelles et protégées. Depuis cet incident, nous avons installé un nouveau pare-feu et procédé à une évaluation de la vulnérabilité. » Par souci de prudence, « nous avons notifié par écrit cet incident à partir du 29 avril 2022 » à toutes les personnes potentiellement concernées, dans la mesure où nous avions une dernière adresse connue.

    Selon le rapport du Centre de coordination de la cybersécurité du secteur de la santé (HC3) aux États-Unis, les ransomwares à l’origine des attaques sont LockBit 2.0 pour 31 %, Conti au même ratio, SunCrypt pour 16 %, Alphv et Hive tous deux à 11 %. Ce pour le seul premier trimestre de l’année 2022. (Crédits : capture d’écran/OCR)

    Dans un domaine proche et en relation, Adaptive Health Integrations a été confrontée à un piratage qui a eu un impact sur 510 574 personnes, selon le portail de l’Office for Civil Rights (OCR). Omnicell, McKenzie Health et Vail Health Services dénonçaient récemment avoir subi des cyberattaques. Le premier fabrique des systèmes automatisés pour la gestion des médicaments. Sur la 30e page du document, la société stipule que « certains de ses systèmes informatiques étaient affectés par un ransomware ayant un impact sur certains systèmes internes » en date du 4 mai 2022. Les autorités policières compétentes ont été informées. Omnicell n’en est qu’aux premiers stades de son investigation et ne peut définir, à l’heure actuelle, l’ampleur de la répercussion de cet événement sur ses activités.

    L’évènement contre Adaptive Health Integrations est la troisième plus grande violation de données de santé signalée de 2022, au 14 mai. Derrière Morley Companies, Inc. avec 521 046 personnes concernées et North Broward Hospital District avec 1 351 431 d’individus. (Crédits : Darko Stojanovic/Pixabay)

    Vail Health Services révélait que 17 039 personnes étaient possiblement touchées. Établi dans le Colorado, le système de santé à but non lucratif déclarait « après avoir rencontré des problèmes avec nos systèmes de réseau, nous avons rapidement enquêté et le 5 avril 2022 nous avons déterminé qu’un tiers avait potentiellement consulté ces informations le 11 février 2022. »

    Enfin McKenzie Health System, basé dans le Michigan, identifiait le 11 mars 2022 qu’« un tiers non autorisé avait accédé à nos systèmes et a supprimé certains fichiers. Nous avons ensuite entrepris un examen et une analyse de ces fichiers afin de déterminer quelles informations ils contenaient. Le 10 mai 2022, nous avons commencé à envoyer des lettres de notification aux personnes dont les renseignements ont pu être impliqués dans un incident de sécurité qui a perturbé le fonctionnement de certains de nos systèmes informatiques. » McKenzie Health a défini qu’ils comportaient des civilités, des données démographiques, des coordonnées, des numéros de sécurité sociale, des informations sur les prescriptions, des numéros de dossiers médicaux, des noms de prestataires, des dates de service, des informations sur l’assurance maladie et des informations sur les diagnostics et les traitements de 25 318 personnes.

    Les fuites de data de santé ou autre domaine sensible se répètent de plus en plus, que cela soit aux États-Unis, en Suisse, au Canada, en Italie ou en France, ce qui soulève des problèmes de sécurité. Pour rappel, le CERT Santé publie deux fiches réflexes et un guide concernant les attaques par rançongiciel. (Crédits : Mandy Klein/Pixabay)

    « Pour les patients dont les informations peuvent avoir été impliquées dans l’incident, nous leur recommandons de revoir les relevés qu’ils reçoivent de leurs prestataires de soins de santé et de contacter immédiatement le prestataire concerné s’ils constatent des services qu’ils n’ont pas reçus », a déclaré McKenzie Health System avant d’ajouter que « pour les patients dont les numéros de sécurité sociale peuvent avoir été impliqués, nous offrons gratuitement des services de surveillance du crédit et de protection de l’identité par Experian. »

  • Il y a cent ans… Trotski devenait millionnaire

    Il y a cent ans… Trotski devenait millionnaire

    Deux poids, deux mesures en fonction du côté où vous vous trouvez en 1922. La première est celle du procès des défenseurs du modèle socialiste, qui sont traités en tant que suspects, de l’autre la révélation que Lev Davidovitch Bronstein, dit Trotski, commissaire pour la guerre s’est enrichi. Deux articles l’un dénonce le non-respect du partage des richesses de la part d’individus ayant choisi une égalité sociale, du moins la réduction des inégalités, et la richesse astronomique accumulée.

    Une audience judiciaire doit se tenir pour juger des socialistes révolutionnaires. Dans les faits, ce 13 mai 1922 « la deuxième internationale envoie aux socialistes révolutionnaires, ennemis avérés de la révolution prolétarienne, dix défenseurs, laquais de la bourgeoisie, pour lesquels elle réclame l’autorisation de se rendre en Russie ». Parmi ces dix personnes, un ancien ministre français, et trois russes, qui selon le quotidien Le Journal seraient « prêt à répondre de la trahison ou mieux de l’infamie de leurs camarades ».

    La conférence de Gènes, virtuellement terminée, pose de nombreuses questions aux différents pays concernés. (Crédits : Le Journal/BnF/Gallica)

    C’est une question qui divise les ouvriers et le patronat, dans un contexte particulier. L’après première Guerre mondiale, sous l’attente de la fin de la conférence de Gènes, oppose deux blocs rivaux, d’un côté la Triple Entente constituée du Royaume-Uni, de la France et de la Russie représentant le club des empires coloniaux. De l’autre, la Triple Alliance composée de l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie en sont quant à elles dépourvues. Les prolétaires, qui n’obtiennent de ressources que du fait de leur travail, sont inquiets. La question de la solidarité internationale des travailleurs s’est posée dès le milieu du XIXe siècle.

    La IIe Internationale

    Ainsi dès 1848, Karl Marx (1813-1883) et Friedrich Engels (1820-1895) dans le Manifeste du parti communiste appellent les prolétaires de tous pays à s’unir. Un premier pas est franchi en 1864 par la création de l’Association Internationale des Travailleurs, à l’initiative de militants ouvriers français et anglais. Elle ne survit pas à la défaite de la Commune de Paris, puis à la série de crises financières et économiques, et s’éteint en 1876. La IIe Internationale existe toujours, mais sa grande époque coïncide avec les années antérieures à la Première Guerre mondiale. Elle est née entre 1889 et 1891.

    Un billet de 25 000 Roubles avant le changement de valeur de la monnaie dans la fin de l’année 1922. (Crédits : DR)

    Dans le même temps, c’est le Commissaire du peuple pour l’Armée et les Affaires navales de la Russie, Léon Trotski, qui se retrouve sous les feux des projecteurs. Il fait partie du gouvernement provisoire après la révolution d’Octobre, du 25 octobre 1917. Le IIe congrès des Soviets est composé de bolcheviks et de socialistes-révolutionnaires de gauche, qui avant de se séparer, instaure un « gouvernement ouvrier et paysan provisoire », le Conseil des commissaires du peuple, gouverne le pays « jusqu’à la réunion de l’Assemblée constituante ». Son président n’est autre que Vladimir Ilitch Lénine. Sauf que dans ce laps de temps, grâce à l’agence estonienne, des révélations sont faites lors de la séance du comité central exécutif à Moscou. Scharikoff, après avoir analysé l’activité financière de Trotski, le commissaire du peuple s’était enrichi de plus de 30 millions de roubles or, une petite fortune, un gros scandale.