Si votre entreprise emploie Kronos, sur les semaines à venir, il se peut que vous ne puissiez pas l’utiliser pour pointer vos entrées et sorties de travail. La compagnie de gestion des ressources humaines Ultimate Kronos Group a été la cible d’une infection par ransomware. Il entrave l’accès de ses clients au traitement de la paie, à la gestion des feuilles de temps, mais également à elle de leur personnel. La période de fêtes de Noël risque d’être entachée des conséquences de cette attaque.
Parmi les clients de renom qui exploitent les systèmes de la firme figurent Tesla, Puma et le YMCA, pour ne citer qu’eux. L’attaque a également touché KronosWorkforceCentral, qui contient une suite de solutions de gestion de la main-d’œuvre. Celle-ci est utile pour administrer le temps et les présences, les absences, la planification et bien plus encore.
Dans un premier communiqué samedi 11 décembre 2021, la direction affirmait qu’elle avait pris acte d’une activité inhabituelle impactant les solutions UKG utilisant Kronos Private Cloud, et qu’un ransomware avait ciblé ce dernier. « Pour l’instant, nous n’avons pas connaissance d’un impact sur UKG Pro, UKG Ready, UKG Dimensions ou tout autre produit ou solution UKG, qui sont hébergés dans des environnements séparés et non dans le Kronos Private Cloud », a écrit Bob Hughes, vice-président exécutif de Kronos. C’est la mise à jour de Kronos Private Cloud qui aurait été frappée par une attaque de ransomware.
De nombreuses entreprises mais également des administrations sont touchées, comme la ville de Cleveland, dans l’Ohio, dont on voit le marché, ci-dessus. (Crédits : Fuji Nakama/Pixabay)
Les produits de chronométrage de Kronos sont utilisés par des entreprises au Royaume-Uni, notamment la chaîne de supermarchés Sainsburys, Boots the Chemist et Jaguar Land Rover, mais pas seulement. Outre-Atlantique l’université de Clemson en Caroline du Sud, l’hôpital universitaire de Winthrop à Long Island, ainsi que par des administrations locales et d’État comme le comté de Santa Clara, ou la ville de Cleveland. Par l’envoi de courriels, aux entreprises clientes, la firme confirme que l’entreprise a mis hors ligne ses services de cloud privé suite à une attaque de ransomware. Elle conseille de déployer des « protocoles alternatifs de continuité de l’activité », ce qui pourrait avoir des conséquences sur les salaires de Noël des Britanniques, souligne The Register. En effet, le service de chronométrage est en relation avec les systèmes de paie des sociétés, permettant de régler chaque membre du personnel en fonction du temps travaillé.
Plusieurs semaines
Le message de la victime est sans surprise, le rétablissement du service complet prendra « plusieurs semaines ». Cela dit, l’expectative est la plus totale, pour savoir si la vulnérabilité Log4j d’exécution de code à distance a été le moyen d’accès des attaquants. Valéry Rieß-Marchive, Rédacteur en chef de LeMagIT, explique que toutes les conversations de la planète cybersécurité ne tournent qu’autour d’un seul sujet : la vulnérabilité dite Log4Shell, référencée CVE-2021-44228. Il suffit de lire que le patch est un correctif d’urgence pour combler une faille critique d’exécution de code sans authentification dans un utilitaire de journalisation largement utilisé, pour attraper une sueur froide.
Gareth Corfield prophétisait en préambule par « préparez-vous à passer un week-end très chargé en atténuation et en correctifs », dans son article. (Crédits : capture d’écran/UKG)
La direction d’UKG s’accordait sur l’ampleur de l’incident et déclare que « […] nous avons alerté nos clients concernés et informés les autorités, et nous travaillons avec des experts en cybersécurité de premier plan. Nous reconnaissons la gravité du problème et avons mobilisé toutes les ressources disponibles pour soutenir nos clients et travaillons avec diligence pour restaurer les services affectés. »
Il existe dans la mémoire collective des Français des réminiscences de braquages spectaculaires. Celui des 16 et 17 juillet 1976, qui après avoir creusé un tunnel de huit mètres de long, accédait à plus de 300 coffres de la Société Générale de Nice. Le gang des égoutiers dévalisait pour un montant de 46 millions de francs. En 1992, c’est la banque de France à Toulon qui se fait délester de 146 millions de francs (22 millions d’euros). La police ne parviendra qu’à arrêter la moitié des voleurs, ainsi qu’une toute petite partie du butin. Maintenant, ils font du « jackpotting ».
Le braquage avec armes est celui le plus fantasmé au cinéma. Plusieurs noms d’œuvres du septième art surviennent, « Reservoir Dogs », « Inside Man », « Le Clan des Siciliens », « Point Break », « … et pour quelques dollars de plus », « Le Cerveau », sans oublier « La Casa de Papel ». Mais, selon le ministère de l’Intérieur les vols avec armes, c’est-à-dire armes à feu, armes blanches ou par destination, ont diminué sur le territoire, en 2018 et 2019 7 500 sont constatés, pour 6 900 en 2020. Mais l’image d’une personne portant un collant sur le visage, n’est plus. Désormais, celui qui arrache un distributeur de billets (DAB) à l’aide d’une voiture bélier est de l’histoire ancienne.
Une photo du tunnel creusé pour accéder à la salle des coffres de la Société Générale à Nice par le gang des égoutiers, qui cambriola la banque, en juillet 1976, avec à leur tête Albert Spaggiari. Avant d’être un criminel, il s’engagea à 17 ans chez les parachutistes, et part pour l’Indochine française. Il y est blessé deux fois et décoré. (Crédits : STF/AFP)
L’attaque par boîte noire d’un DAB, en anglais « ATM black box attack », est également appelée jackpotting. Cette opération consiste à percer un trou pour accéder à son infrastructure intérieure. Les malfaiteurs déconnectent ensuite le DAB et le relient à un équipement électronique externe, nommé boîte noire. Celle-ci utilise les commandes natives du DAB pour que la machine délivre des billets sans qu’une carte ou une autorisation de transaction soit nécessaire. C’est ce que le distributeur la Banque postale de Simorre, dans le Gers à subit. « Le 2 novembre dernier à 3 heures du matin, deux hommes filmés par la caméra qui surplombe le DAB ont découpé au chalumeau la façade de l’appareil avant d’en prendre le contrôle à distance. La gendarmerie la plus proche étant à une quinzaine de kilomètres et la route départementale traversant Simorre très peu fréquentée la nuit, les hommes cagoulés ont pris tout leur temps pour dévaliser le distributeur », relate Vincent Gautronneau dans Le Parisien. La commune gersoise n’est pas un cas isolé. Les Policiers et gendarmes en ont relevé pas moins de 34 au cours des six derniers mois. « Depuis le début de l’année, 21 enquêtes concernant des attaques par jackpotting ont été ouvertes », spécifie le parquet de Paris.
Le 16 novembre 2021, une tentative de jackpotting a eu lieu dans une succursale d’Argenta à Dessel (province d’Anvers). « Lors d’un jackpotting, des criminels tentent de manipuler l’ordinateur du distributeur automatique de billets pour qu’il libère tout l’argent », a précisé Christine Vermylen, porte-parole d’Argenta. (Crédits : Liese Demeulenaere/HLN)
Déjà en juin 2014, les attaques de type « cash out » ou « jackpotting » survenaient. Europol expliquait que les premiers incidents reliés aux logiciels malveillants de guichet automatique bancaire (GAB) se signalaient en Europe occidentale. Selon les statistiques de l’EAST (Association européenne pour les transactions sécurisées), 51 évènements de ce type avaient été notifiés en 2014. D’après le rapport de European ATM Security, les attaques de boites noires augmentaient en 2016. Europol arrêtait en 2017, 27 individus liés à des attaques dites de boites noires de guichet automatique à travers toute l’Europe. Elles ont eu lieu en République tchèque, en Estonie, en France, aux Pays-Bas, en Roumanie, en Espagne et en Norvège. Les auteurs impliqués proviennent principalement de pays tels que la Roumanie, la Moldavie, la Russie et l’Ukraine.
La mallette du parfait cambrioleur. L’opération conjointe des services de Police de Pologne, d’Allemagne, d’Autriche, de Suisse, de République Tchèque, et Slovaquie ont permis l’arrestation de deux criminels en juillet 2021. (Crédits : Europol)
En France, durant l’année 2020, après un mois de traque, la police judiciaire et la gendarmerie interpellaient simultanément à Colombes, Laval et Nice, plusieurs cybercambrioleurs originaires d’Europe de l’Est. Deux d’entre eux étaient mis en examen et placés en détention provisoire, attendant le procès. Conformément à l’enquête, une filière internationale procédant sur l’ensemble de l’Europe « ciblait des DAB qu’elle dégradait de nuit pour y connecter un dispositif numérique. Elle laissait à un hacker agissant depuis l’étranger la prise de contrôle du logiciel de distribution de billets », précisait le procureur de Paris, Rémy Heitz. Les attaques qui ont eu lieu en Allemagne ainsi que dans d’autres pays à travers l’Europe semblent être produites « par le biais d’un logiciel russe appelé Cutlet Maker », qui, selon Motherboard, peut être acheté pour 1000 dollars (USD). Aux États-Unis, un programme dénommé Ploutus. D serait plus populaire, explique Trust My Science. Une vidéo, réalisée par l’entreprise de sécurité informatique Kaspersky, montre comment s’effectue un jackpotting sur un DAB standard. La chaine You Tube « Tomorrow Unlockeb », by Kasperky propose un documentaire sur ce fléau, avec en vedette Barnaby Jack.
À distance, grâce à des lignes de code, les criminels prennent le contrôle du DAB. Le reste de l’équipe attend devant que ce dernier s’ouvre, et déverse son contenu, sans se vider entièrement, pour ne pas déclencher l’alarme. Une capture d’écran du panneau de commande du logiciel Cutlet Maker. (Crédits : Cryptoinsane/Twitter)
En plein été 2021, les autorités polonaises interpelaient deux individus qui commettaient des attaques de type « boîte noire » contre des DAB. Les malfaiteurs connectaient des appareils électroniques à un distributeur et le forçaient à distance à cracher tout son argent. Les deux suspects, tous deux de nationalité biélorusse, ont été arrêtés à Varsovie le 17 juillet. Les criminels ciblaient en général l’identique marque et le même modèle de DAB. Leurs méthodes étaient toujours la même. Ils accédaient aux fils du DAB en perçant des trous, ou en faisant fondre des parties de celui-ci. Cela leur permettait de connecter la machine à un ordinateur portable qui était ensuite utilisé pour envoyer des commandes de relais qui faisaient que la machine distribuait tout son argent. L’enquête a révélé des dizaines d’attaques dans au moins sept pays européens, pour un montant estimé à 230 000 euros en espèces.
Un évènement judiciaire va ébranler la France, il y a quarante-trois ans. Le procès d’Aix-en-Provence en 1978, qui fut électrique et symbolique à bien des égards, a marqué l’Histoire en ouvrant la réflexion, plus que nécessaire sur une nouvelle définition du viol. Alors que les actrices contemporaines de ce monde ont déferlé avec les mouvements #Metoo et #Metootinceste, les affaires #Weinstein comme #Epstein, ne cessent de révéler de sombres chapitres supplémentaires.
C’est l’histoire de deux jeunes femmes qui changea à jamais le regard de la société française. Imaginez-vous, au mois d’août 1974, vous, de la même manière que beaucoup de personnes, filez affichant le sourire de circonstance vers le soleil et le sable fin des plages. Le choix de la destination est le vôtre, comme le fut celui d’Anne Tonglet et de sa compagne Aracelli Castellano. Ce couple de touristes belges souhaite rejoindre un camp naturiste de Sugiton, mais le mauvais temps les oblige à bivouaquer dans sur la calanque de Sormiou, près du port de Morgiou dans les Bouches-du-Rhône. C’est alors qu’un jeune homme les interpelle, elles l’éconduisent fermement, il recommencera le lendemain, pour le même résultat. Accompagné d’Albert Mouglalis, ouvrier de 24 ans, et Guy Roger, maçon de 29 ans, père de cinq enfants, Serge Petrilli, serveur âgé de 22 ans reviendra dans la nuit du 21 au 22 août 1974, une fois la soirée terminée au bar le Nautic. Avec la ferme intention de se venger dira-t-il aux gendarmes.
J’ai essuyé un refus blessant. Cela était intolérable et je m’étais promis de me venger
Le procès des trois auteurs présumés commençait, le mardi matin 2 mai 1978, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, présidée par M. Marcel Fourgeaud. Les trois hommes, représentés par Mes François Tubiana, Gilbert Collard et Jean-Claude Simoni, plaidaient non coupables en face d’un jury composé de sept hommes et deux femmes. Les deux femmes affirmaient, quant à elles, avoir été violées. Les avocats de la partie civile étaient la défenseure des droits des femmes Gisèle Halimi et Agnès Fichot.
Josyane Savigneau, journaliste couvrait le procès pour Le Monde : « Je n’avais plus l’énergie de réagir, indique Anne ; aucun son ne sortait de ma bouche […] Mais nous avons dû “subir”, contrairement à ce que semble nous faire dire le procès-verbal de nos déclarations au juge d’instruction. […] Aracelli Castellano, enceinte après les faits de cette nuit-là, avortera quelques semaines plus tard ».
« C’était extrêmement violent. Il y avait des crachats, on recevait des insultes, Gisèle Halimi a été giflée. C’était inouï », se rappelait Anne Tonglet dans L’Express. Propos que relatait le journaliste Claude Sérillon au micro de France 2. « C’étaient, à l’entrée comme à la sortie de l’audience les mèmes scènes. » (Crédits : capture d’écran INA)
Malgré des débats extrêmement houleux, une ambiance nauséabonde à l’extérieur, les trois prévenus seront condamnés. Serge Petrilli à six ans de réclusion criminelle pour viol, Guy Roger et Albert Mouglalis n’écoperont que de quatre ans chacun pour « tentative de viol ». La circonstance aggravante de viol en réunion ne sera pas retenue, mais le regard juridique sur ce crime vient (enfin) de changer en France.
Une femme violée est une femme cassée, c’est une femme éclatée, une femme qui, à mon sens, ne s’en remettra jamais
En 1975, il y aurait eu 22 000 viols en France, mais seules 1 600 femmes ont porté plainte. « Les femmes ne veulent plus se taire, les femmes veulent crier qu’elles en ont marre, elles en ont marre d’être violées, elles en ont marre d’être battues ». Il faudra attendre 1980 et la proposition de loi de la sénatrice Brigitte Gros, pour qu’il soit puni de 15 ans de réclusion criminelle. « Pour la première fois, a honte a changé de camp, devant tout le monde », martelait Anne Tonglet.
Le verdict fait un effet domino, il incite de nouvelles femmes à prendre publiquement la parole, dans les jours et semaines qui suivirent le procès, pour témoigner de leur propre viol. « Avant ce procès, personne n’en parlait. C’était tabou, explique Jacqueline Rémy, une toute jeune femme lorsque le procès commence. Il ne fallait pas se plaindre. Même les familles des victimes refusaient de l’entendre. Et si on allait au commissariat, les policiers ricanaient, le plus souvent. »
Depuis 2020, Harvey Weinstein purge une peine de 23 ans de prison à New York. Accusé par 90 femmes au total, il encourt jusqu’à 140 années supplémentaires derrière les barreaux. L’ancien producteur lors d’une audience préliminaire à son procès au tribunal de Los Angeles, le 29 juillet 2021. (Crédits : Étienne Laurent-POOL-AFP)
Les deux textes sont fusionnés et longuement débattus au Sénat puis à l’Assemblée nationale. Il faudra finalement attendre le 23 décembre 1980 pour que la loi soit promulguée. Elle établit le viol comme : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte ou surprise » dans l’article 222-23 du Code pénal. Cette nouvelle définition élargit donc le viol à tous les cas de pénétration sexuelle, et le réprime plus fortement par quinze ans de réclusion criminelle contre cinq auparavant. D’autres dispositions sont aussi adoptées : le huis clos n’est plus obligatoire, les associations peuvent se porter parties civiles et le nom des victimes ne doit pas apparaître sans leur accord. Des avancées comme autant de victoires pour ce « procès du viol » devenu historique.
Libération de la parole
Les plaintes pour violences sexuelles recueillies en 2019 croissent de 240 % depuis 2010 (2,6 fois quand la victime est majeure, 2,2 fois lorsqu’elle est mineure). Ce sont 56 000 victimes de violences sexuelles enregistrées en 2019, dont 55 % de mineures. L’augmentation, plus marquée depuis 2018, peut être liée avec l’évolution du dépôt de plainte, ce dans le contexte de l’affaire Weinstein et des différents mouvements, tel #MeToo, favorisant la libération de la parole.
2010-2012
2013-2015
2016-2018
Nombre de victimes déclarées
Violences sexuelles Violences physiques dont dans le ménage
183 000 961 000 328 000
208 000 982 000 311 000
307 000 862 000 268 000
Taux de prévalence (en %)
Violences sexuelles Violences physiques dont dans le ménage
0,4 2,2 0,8
0,5 2,2 0,7
0,7 1,9 0,6
Taux de plainte (en %)
Violences sexuelles Violences physiques dont dans le ménage
5,7 22,4 10,3
8,2 20,5 7,7
20,3 19,4 9,0
Le tableau relate les déclarations et les plaintes des personnes âgées de 18 à 75 ans victimes de violences physiques et sexuelles déclarées. Il est mis en ligne le 9 décembre 2021. (Crédits : Gouv.fr)
La hausse des violences sexuelles enregistrées devant les services de sécurité résulte d’un double mouvement : les personnes déclarant avoir subi de telles atteintes sont plus considérables et elles portent plus fréquemment plainte. Ainsi, le nombre d’individus de 18 à 75 ans s’affirmant victimes de violences sexuelles augmente de 13,7 % entre les périodes 2010‐2012 et 2013‐2015, puis de 47,6 % entre 2013‐2015 et 2016‐2018, dans le contexte particulier de l’affaire Weinstein et du mouvement #MeToo. Sur le même laps de temps, le taux de plainte pour violences sexuelles a quasiment quadruplé entre 2010-2012 et 2016-2018. Il en résulte que quatre victimes sur cinq ne se sont pas rendues auprès des institutions de sécurité, dont les motivations sont effrayantes.
Les justifications de non-déplacement glacent le sang. Surtout lorsque plus de 65 % des victimes indiquent que « cela n’aurait servi à rien », ou bien pire « ce n’était pas grave » pour 40 %. (Crédits : Gouv.fr)
De plus, les victimes de violences sexuelles sont en très grande majorité… des femmes. Sur la période de 2010-2012 et 2016-2018, près de quatre d’entre elles sur cinq sont de la gent féminine, quant à celle comprise en 2013 et 2015, le taux bondit à plus de 85 %.
La formule pourrait être cocasse, si ce n’est qu’en ces temps particuliers, où le SARS-CoV-2 est l’une, voire la principale information depuis bientôt deux années. Alors le Brésil souffre dans ses institutions. Alors que vendredi 10 décembre 2021 le pays du mont du Pain de Sucre enregistre le plus petit nombre de cas de Covid-19, selon les autorités (7 916 enregistrements par jour), c’est le ministère de la Santé et son système d’information qui est infecté par un virus, mais informatique celui-ci.
Vendredi matin, les vecteurs d’information du ministère de la Santé viennent de subir une attaque d’opérateurs, et sont désormais hors ligne. L’infection se serait produite, selon les dires, vers 1 h. Le ministère concerné ne s’est pas encore positionné sur les impacts possibles. Lorsqu’on essaie d’accéder aux sites web, comme aux applications concernées, un message revendiqué par le groupe « Lapsus $ » stipule que « les données internes des systèmes ont été copiées et effacées » et conseille de contacter les secours. Ils affirment détenir 50 téraoctets d’informations, et déclarent également qu’ils étaient prêts à échanger ces données avec le paiement d’une rançon en cryptomonnaie.
Le réseau interne du Secrétariat national du Trésor a été la cible d’une attaque par ransomware en août dernier. À l’époque, le ministère de l’économie avait informé que l’action n’avait pas causé de dommages aux systèmes ni aux bons du Trésor. (Crédits : capture d’écran)
« Le ministère de la Santé rapporte que dans les premières heures de vendredi (10) a subi un incident qui a temporairement compromis certains systèmes de dossier, comme e-SUS Notifica, Système d’information du programme national de vaccination (SI-PNI), ConecteSUS […]. Le Cabinet de sécurité institutionnelle (GSI) et la police fédérale ont déjà été appelés à soutenir les enquêtes. Le département d’informatique du SUS (Datasus) agit avec un maximum d’agilité pour rétablir les plateformes », indique le communiqué. Le cabinet de sécurité institutionnelle et la police fédérale ont déjà été déclenchés pour soutenir le ministère de la Santé dans les enquêtes. Il ne donne aucune prévision à ce stade quant au retour à la normale des services et des sites web.
Le Brésil, comme Cuba, la Biélorussie, l’Île Maurice sont en « rouge », car « une circulation active du virus est observée avec une présence de variants préoccupants ». Le Canada, l’Australie, Hong-kong sont en vert, alors que l’Afrique du Sud est en écarlate, grâce à « Omicron », en date du 4 décembre 2021. (Crédits : capture d’écran/Gouv.fr)
Les Brésiliens dans le dur. L’émission du certificat, et de la carte nationale numérique de vaccination Covid-19, sont indisponibles pour le moment. Le Gouvernement français émet des différences en fonction d’« une classification des pays a été définie sur la base des indicateurs sanitaires. |…] sont adaptées selon les évolutions de leur situation épidémique. » Du vert, au rouge écarlate en passant par l’orange. Sans cette preuve vaccinale, les Brésiliens qui se dirigent vers la France se verront notifier une « quarantaine obligatoire de 10 jours contrôlée par les forces de sécurité ». C’est ce même gouvernement français et ses représentants, après s’être fait prendre en vidéo, au congrès des maires, sans respecter les gestes barrières, et port du masque, n’apparaissent désormais nulle part sans ce que dernier, soit ostensiblement visible. Ils ont contribué à l’essor de la culture et du film français des frères Lumière, « L’arroseur arrosé »… en invectivant tout un chacun par des recommandations de tenue et de savoir-vivre à leurs administrés, mais sans les respecter, ni les appliquer à eux-mêmes.
C’est par un communiqué de presse du lundi 29 novembre 2021 que le groupe LDLC relatait avoir « détecté un incident de cybersécurité dans ses systèmes informatiques, ayant entraîné un accès non autorisé aux données de l’entreprise », mais « n’a pas eu d’impact sur les opérations commerciales du Groupe ». Les opérateurs derrière Ragnar_Locker ont publié un échantillon de renseignements dérobés sur le système d’information de la firme, ainsi que plusieurs captures d’écran.
Les assaillants derrière le ransomware sont clairs dans le message « Si le Groupe LDLC souhaite arrêter le processus de fuite et éviter d’autres publications, il en a déjà été informé et sait comment nous contacter ». Ils ajoutent avec une pointe sarcastique « n’oubliez pas de vérifier vos e-mails ». « Aujourd’hui, nous publions le premier lot de données, mais si le Groupe LDLC ne nous contacte pas, nous continuerons à télécharger des données jusqu’à ce que toutes les informations soient divulguées », préviennent-ils, depuis les premiers dévoilements sur le site de fuites.
Les opérateurs par cette preuve de fuite montrent qu’ils étaient en mesure de suivre les échanges de l’équipe de réponse à incident. Les cyberdélinquants démontrent qu’ils ont encore un plus large accès à son système d’information, ainsi qu’à ses postes de travail. Par cette preuve, la compromission est possiblement. (Crédits : capture d’écran)
LDLC précisait néanmoins que les données clients n’étaient pas concernées et que ses équipes de sécurité s’affairaient à une « analyse approfondie » afin de renforcer les mesures de protection mises en œuvre. Comme rappelle Le MagIT ce que soulignait Jérôme Saiz, du cabinet Opfor Intelligence : « dans une crise cyber, il faut considérer que l’on n’a plus confiance en ses moyens de communication ».
Outre les captures d’écran, Ragnar_Locker relaie également deux archives en téléchargement. Elles sont respectivement pour l’une de 8,5 Go et pour l’autre de 21Go compressées, que le groupe affirme avoir volées. Le groupe indique avoir « notifié » le groupe LDLC de l’attaque et du vol de données, mais n’avoir reçu aucune réponse de sa part, ce qui l’a poussé à commencer la diffusion de ces dernières.
Des investigations se poursuivent. « Même si certaines données à caractère personnel ont pu être consultées, cela ne concerne en aucun cas les informations sensibles relatives aux clients des sites internet marchands du Groupe », assure LDLC. (Crédits : capture d’écran)
Ce qui doit être lu entre les lignes est que LDLC refuse de payer la rançon réclamée par le groupe d’assaillants, d’autres fichiers seront répandus. Ragnar Locker est connu pour lancer des attaques de codes malveillants de type ransomware, doublé souvent d’un chantage à la diffusion de datas volées sur leur site dédié. Ragnar_Locker a également publié trois captures d’écran suggérant que le groupe s’est intéressé de près à l’infrastructure virtualisée de LDLC.
Ragnar_Locker serait actif depuis au moins avril 2020. Il avait notamment visé l’avionneur Dassault Falcon Jet, avec près de 87 Go d’informations compressées, ou encore l’éditeur de jeu vidéo Capcom lors du mois d’août 2020 pour un total de 196, 58 Go de données compressées.
« L’attaque pourrait d’ailleurs avoir commencé avec l’exploitation de la vulnérabilité CVE-2021-21985 », informe Le MagIT. En effet, cette faille permet à attaquant non authentifié d’exécuter du code arbitraire à distance, avec qui plus est un haut niveau de privilèges. De plus, des codes d’attaques sont disponibles publiquement pour la vulnérabilité CVE-2021-21985 et le CERT-FR a connaissance d’exploitations actives de celle-ci. Cette dernière est connue pour être exploitée dans le cadre de cyberattaques avec déploiement de ransomware. Cette vulnérabilité état documentée par l’ANSSI le 7 juin 2021, avec des recommandations de sécurité pour les architectures basées sur VMware vSphere ESXI.
Ceux qui œuvre au sein de la Royal National Lifeboat Institution (RNLI) naviguent désormais comme dans le fog londonien sur le web, à vue. Depuis le 4 décembre 2021, le site a été mis hors service par précaution. Selon le Mail Online, cette infection par codes malveillants serait attribuée à des groupes dits anti-migrants après que des bateaux ont sorti 100 migrants, dont des bébés, d’une mer agitée au petit matin. Les sauveteurs avaient signalé à la police britannique avoir reçu des courriels menaçants.
« Le site Web de la RNLI a fait l’objet d’une activité suspecte aujourd’hui, vendredi 3 décembre 2021 », déclarait un porte-parole de la RNLI. La vitrine de l’organisation caritative est depuis hors ligne, après que l’incident fut découvert et que son personnel ait reçu environ 3 000 courriels d’intimidation. « D’éminents activistes soupçonnent des groupes d’extrême droite d’être à l’origine de l’incident après que Britain First a exhorté ses partisans à envoyer des courriels de plainte à l’organisation caritative », relate le Mail Online. Le mouvement politique Britain First, à travers son leader Paul Golding a « nié toute implication », déclarant au Mail Online qu’il « n’a pas lacapacité de pirater des sites web et quiconque suggère que nous pourrions le faire répand de fausses nouvelles ».
Toute personne se rendant sur le site de l’association est dirigée vers une page d’accueil indiquant que « la requête est bloquée ». (Crédits : capture d’écran)
La Royal National Lifeboat Institution, colle dans la volonté de sauver des vies à notre Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). Elle est la plus grande organisation caritative qui sauve des vies en mer autour des côtes du Royaume-Uni, de la République d’Irlande, des îles Anglo-Normandes et de l’île de Man, ainsi que sur certaines voies navigables intérieures. « Nous nous concentrons sur notre objectif principal, qui est de sauver des vies en mer, et notre service de sauvetage 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 reste pleinement opérationnel », ajuste le porte-parole en rappelant à son personnel et ses bénévoles de rester vigilants afin d’assurer leur propre sécurité et celle de leurs collègues.
La RNLI qui est une organisation caritative au Royaume-Uni et en République d’Irlande, est visée par une infection malveillante. (Crédits : UKNewsPictures)
Le groupe a déclaré sur son compte Telegram, car banni de tous les réseaux sociaux : « Britain First a lancé une campagne de plaintes à l’encontre de la RNLI pour faire pression sur elle afin qu’elle abandonne son soutien à l’immigration illégale et au trafic d’êtres humains et qu’elle se concentre plutôt sur le sauvetage des vies britanniques le long de nos zones côtières ». La semaine dernière, alors que la tempête Arwen s’abattait sur la Grande-Bretagne avec des vents de force coups de vent dépassant les 50 kilomètres par heure, la RNLI a mis quatre marins en sécurité au large des côtes du Pays de Galles. La semaine précédente, l’équipe de sauvetage dans le nord de l’Angleterre a affronté des vagues de six mètres pour sauver six pêcheurs, sur leur bateau de 14 mètres après que son moteur soit tombé en panne. Des interventions comme celles-ci, l’organisme de bienfaisance entièrement bénévole qui existe depuis 200 ans en effectue régulièrement, sans jugement ni préférence, à toute personne en difficulté en mer. Samedi 4 décembre 2021, les mauvaises conditions météorologiques entravaient opérations de secours, notamment en raison du brouillard.
Tandis que la tension provoquée par les déclarations du groupe politique Britain First envers la RNLI battait son plein, c’est cet actuel drame qui occulte cette campagne de dénigrement. Vingt-sept personnes, dont sept femmes, dont l’une était enceinte, et trois enfants, ont péri lorsque leur bateau a chaviré mercredi 24 novembre 2021, dans le détroit du Pas-de-Calais. « La Manche, nouveau cimetière à ciel ouvert […] C’est l’événement le plus meurtrier depuis 2018 […] », s’indignait France Bleu.
Une migrante et sa progéniture après avoir été aidés à débarquer d’un bateau de sauvetage de la RNLI sur une plage de Dungeness, sur la côte sud-est de l’Angleterre, le mois dernier. « Nous ne pouvons pas oublier que l’interminable débat sur l’immigration […] est un débat sur le droit des gens à vivre », a déclaré Rosie Carter, de HOPEnotHate. (Crédits : AFP)
Consécutif aux 27 décès et aux opérations des forces de l’ordre, cinq personnes ont été arrêtées en France, dont un homme interpellé pendant la nuit au volant d’un véhicule immatriculé en Allemagne, rempli de bateau gonflable, type « zodiac ». Bien qu’il n’y ait « aucun lien prouvé » avec le naufrage, selon les procureurs, bien que le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin insistait sur le fait que tous étaient « directement liés » aux noyades. L’enquête est en cours. « La RNLI est fière du travail humanitaire de ses équipages bénévoles de bateaux de sauvetage dans la Manche et nous sommes reconnaissants de l’élan de soutien que nous avons récemment reçu », ajoutait le porte-parole. Les événements tragiques « nous rappellent tristement à quel point il est dangereux de prendre la mer dans l’une des voies de navigation les plus fréquentées du monde à bord d’embarcations non adaptées» à la traversée, surtout à l’approche de l’hiver ou la mer forcit.
Les chercheurs en sécurité informatique de NordVPN ont découvert que plus de 4 millions de cartes bancaires sont en vente sur le dark web, le tout à des prix dérisoires. Si les États-Unis sont les plus touchés, la France n’est pas en reste avec plus de 150 000 unités concernées. Une fois n’est pas coutume, mais la population de l’hexagone ne tiendra rigueur de pas être les premiers. Les Françaises et Français ne sont pas les plus à plaindre, pour autant il est nécessaire de suivre les mouvements sur son compte bancaire.
Malgré l’apparition des cartes « antifraudes » depuis 2018, et la mise en place de l’authentification forte en France depuis le 15 mai 2021, la revente de coordonnées bancaires ne tarit pas d’offres sur l’Internet. Habituellement, les opérateurs obtiennent les informations en attaquant de gigantesques bases de données issues d’e-commerce, ou par hameçonnage comme en septembre 2021, pour les clients le Crédit Agricole relatait Le Parisien. En 2020, « la fraude aux transactions scripturales atteint un montant global de 1,28 milliard d’euros pour près de 7,8 millions de transactions frauduleuses, ce qui représente une hausse sur un an de 8,4 % en valeur et de 4,2 % en volume. Cette progression des montants fraudés est portée principalement par le virement et dans une moindre mesure par les paiements par carte », stipule le rapport annuel de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement 2020.
Sur le sol français, le nombre de cartes a évolué de 60, 6 à 72, 7 millions en moins de dix années. (Crédits : Pete Linforth/Pixabay)
Les chercheurs en cybersécurité de NordVPN relatent que des pirates ont déniché un autre moyen de trouver des numéros de cartes bancaires, et sans avoir à pénétrer dans lesdites bases. Il s’avère que les individus malveillants procèdent à des attaques par force brute pour deviner les numéros des cartes bleues. Cette technique consiste à tester chaque combinaison possible d’un mot de passe, d’une clé, d’un identifiant ou ici des numéros d’une carte bleue, pour en prendre le contrôle. Ils y parviennent grâce à la norme de ces cartes. Les chiffres suivent un modèle prédéfini, facilement déductible. Par exemple, les deux premiers indiquent le fournisseur du service financier, tels que VISA ou Mastercard, tandis que le dernier chiffre est une somme de vérification.
Les six premiers chiffres désignent l’émetteur de la carte. Cette suite commence par un 4 pour Visa, 5 pour Mastercard et 3 pour American Express. Les neuf suivants sont ceux identifiant la carte. Ils représentent jusqu’à 1 milliard de combinaisons. Le dernier chiffre est celui appelé « le code d’authenticité ». (Crédits : Kevin Phillips/Pixabay)
Le dernier chiffre, et pas le moindre est « obtenu en appliquant une équation aux 15 premiers chiffres, et, il est uniquement utilisé pour déterminer si des erreurs ont été commises lors de la saisie du numéro de la carte bancaire », détaillent les chercheurs dans un schéma. Quand au code CCV, ou cryptogramme visuel, celui qui se trouve à l’arrière de votre carte bleue, il n’est composé que de trois chiffres. Les personnes les plus expérimentées sont capables de réduire drastiquement le nombre de chiffres qu’ils doivent deviner, puis vérifier pour trouver votre numéro. Des chercheurs de l’université de Newcastle précisent « qu’une attaque par force brute pourrait ne prendre que six secondes pour trouver la bonne combinaison ».
Depuis près de six mois, pour régler ses achats en ligne, et la plupart du temps, vous êtes soumis à une authentification forte. (Crédits : Kredite/Pixabay)
Les chercheurs ont découvert à minima 4 481 379 de cartes bancaires en vente sur le dark web, à un prix moyen de 17 dollars chacune. En analysant les données disponibles, NordVPN ajuste que sur les cartes volées, les États-Unis arrivent premier, avec 1 561 739 unités. Les anciens membres de l’Union européenne ne comptent que 134 607 cartes pour des résidents britanniques. Les Français ne sont pas en reste avec 154 016 cartes bancaires devinées proposées à la vente. Ces dernières sont pour 78 441 d’entre elles des Visa, 49 549 des Mastercard, et 2 353 des American Express. « Les utilisateurs ne peuvent pas faire grand-chose pour se protéger de cette menace, à moins de s’abstenir complètement d’utiliser leur carte », stipulent les chercheurs, qui suggèrent aux usages d’avoir l’œil sur les mouvements suspects dans leurs relevés.
Au commencement, le Bucket Amazon S3 de WSpot, mal configuré, a été laissé en accès libre. Il fournit une solution de gestion Wi-Fi qui permet aux entreprises de contrôler diverses fonctions de leur réseau et de leur routeur sur site. La violation des infos de WSpot a compromis plus de 226 000 fichiers totalisants 10 GB de données. Parmi les journaux de ces fichiers de journalisation figure un ensemble d’indications sensibles et personnelles relatives aux clients de WSpot et à leurs visiteurs.
L’incident est révélé par Safety Detectives. Amazon n’administre pas le serveur de WSpot et n’est pas responsable de sa configuration. L’entreprise fournit uniquement la plateforme pour le stockage des données et le serveur Amazon S3 Bucket a été laissé sans aucune procédure d’authentification en place. « Nous avons découvert deux types de fichiers différents exposés sur la base de données ouverte — les journaux SMS et les rapports des invités. Il peut y avoir plus d’informations exposées qui n’étaient pas visibles dans notre échantillon de données », assure Safety Detectives. Ainsi, 84 Mo de documents contenant des journaux de SMS ont été trouvés. L’estimation octroie un nombre total d’entrées de ce type à 280 000.
WSpot est basé à Campinas, au Brésil, et compte quelques clients de renom, dont Sicredi, Unimed et Pizza Hut. (Crédits : Safety Detectives)
Un minimum de 550 Mo de rapports au format « .csv » a également été exposé lors de cette violation de données, indique le site. Ce qui représenterait un total estimé à 2,5 millions d’entrées de journal. Les rapports des visiteurs exhibés révèlent plusieurs types différents de DPI des visiteurs. Les informations contiennent des renseignements telles que :
L’équipement incriminé était actif, et en cours de mise à jour au moment de la découverte. L’équipe de SafetyDetectives avait trouvé le serveur le 2 septembre 2021. Après avoir découvert la base de données de WSpot, une divulgation responsable de la violation de données leur a été envoyée cinq jours plus tard. Une réponse de l’organisme renseignait de la sécurisation de la violation le 8 septembre 2021. Là où le bat blesse est que la base de données a laissé échapper les adresses électroniques et les numéros de téléphone de Brésiliens. Des acteurs malveillants pourraient contacter des personnes pour les cibler avec des escroqueries et des fraudes. Les attaquants pourraient lancer des malversations populaires en utilisant les informations glanées pour paraître dignes de confiance.
WSpot conteste les informations révélées
Dans une note officielle, la société reconnaît la fuite, mais affirme qu’il a affecté une petite partie des utilisateurs de réseaux Wi-Fi. Le groupe conteste les informations sur la fuite de données. Tout d’abord, il est expliqué que l’entreprise ne saisit pas les données relatives aux mouvements financiers. Il précise également qu’aucun mot de passe d’enregistrement, aucune carte de crédit ou autre renseignement de paiement n’étaient non protégés, de même que l’accès à des plateformes tierces et l’utilisation personnelle.
« Il convient de noter que le problème n’a touché que 5 % de notre clientèle totale, dont aucune information commerciale et/ou sensible n’a été compromise », relate WSpot dans SempreUpdate. (Crédits : Safety Detectives)
WSpot informe qu’il est conscient et reconnaît l’existence d’un incident d’exposition irrégulière des données d’enregistrement d’une petite partie des utilisateurs des réseaux Wi-Fi de certains de nos clients. La finalisation des processus de correction ayant eu lieu le 18 novembre, WSpot a engagé des spécialistes de la sécurité de l’information spécialement pour une enquête complète sur les données. En outre, « il n’a pas été confirmé que celles-ci données exposées ont, en fait, atteint le domaine des personnes et des groupes malveillants, ajuste la firme. […] les serveurs de WSpot restent intacts et n’ont pas été piratés par des agents tiers malveillants. En ce sens, notre plateforme reste conforme aux normes de sécurité les plus strictes. » Plus simplement, s’agissant d’une fuite et non d’une intrusion les serveurs de la plateforme WSpot restent, par conséquent en conformité aux normes de sécurité les plus strictes.
Comme au Brésil, chaque entreprise a l’obligation de respecter les normes en vigueur dans le pays, en faisant notamment référence à la Loi générale de protection des données personnelles (RGPD en France), ainsi que le devoir de transparence envers nos clients et nos partenaires. (Crédits : LhcCoutinho/Pixabay)
Piqûre de rappel
Il est des réflexes que tout un chacun devrait respecter :
Ne fournissez pas vos informations personnelles à tout va. Votre jardin secret doit le rester, même si vous êtes un personnage public
Attention à votre surf, même si le site affiche HTTPS comme le symbole de verrou fermé
Soyez méfiant lorsque vous recevez un courriel vous demandant de fournir des informations personnelles (numéro de sécurité sociale, CNI, etc.). Le services des impôts ont déjà vos coordonnées. Il ne vous enverra pas de courriel pour soit disant vous rembourser. Il le fera, un point c’est tout.
Créez des passphrases uniques (ex : J’aime_les-5Licornes+lait-£), et mettez les à jour régulièrement. Un mot de passe par site, comme une brosse à dents par personne (logique, non ?!?). Le gestionnaire de mots de passe peut vous aider
Ne cliquez pas aveuglément sur des liens dans des courriels, SMS comme n’importe où sur Internet. Une modification malveillante de police de caractère, sur un site, peut faire passer un «i» pour un « l », par exemple.
Modifiez les paramètres de confidentialité de vos médias sociaux, comme celui de vos espaces numériques, et de configurez vos logiciels. Les outils, comme les smartphones, consoles de jeu… sont bavards. Personne n’est obligé de connaître votre secret, à savoir que vous adorez les licornes bleues
Attention au Wi-Fi public, comme son nom l’indique il n’est pas privé. Aucune authentification nécessaire pour établir une connexion réseau. Les pirates informatiques peuvent utiliser une connexion wifi non sécurisée pour diffuser des programmes malveillants. Ils ont aussi la possibilité de se placer entre vous et le point de connexion. Au lieu de communiquer directement avec le point d’accès, vous envoyez vos informations (e-mails importants, données de carte bancaire, voire données d’identification permettant d’accéder à votre réseau d’entreprise) aux pirates, qui, ensuite, les relaient. Une fois que les pirates disposent de ces renseignements, ils peuvent, à leur gré, accéder à vos systèmes en votre nom.
Informez-vous sur la protection des données et les mesures à prendre pour éviter les attaques de phishing et logiciels malveillants, comme ici
Ils ne reculent devant rien, et ne connaissent que peu de repos. En France, plusieurs habitants de Haute-Garonne ont reçu un mail leur proposant une mutuelle à des tarifs plus qu’alléchants. Non loin de là, tout près de la citée chère à Louis Nicollin. L’entreprise spécialisée dans la vente de produits de puériculture a subi une infection pas codes malveillants de type ransomware. Une rançon serait demandée. Chez nos amis belges, de faux courriels camouflent du phishing.
La banque belge Argenta mise au banc par ses clients. Alors que les tentatives sont pléthores, une trentaine de victimes de phishing ont déposé leurs dossiers contre l’organe fiduciaire, qu’ils accusent de ne pas avoir été suffisamment réactif. Pour parvenir à piéger des proies potentielles, tant sur les données que l’argent, les copies fallacieuses de sites deviennent de plus en plus crédibles et efficaces. Le groupe ayant perdu plus de 600 000 €, au cumul, réclame des indemnités à leur banque.
KBC condamnée, fais appel
Ils reprochent à l’institution de ne pas avoir réglé correctement et suffisamment rapidement les problèmes d’escroquerie en ligne. Les plaignants affirment qu’ils ont suivi toutes les étapes diligentées par l’organisme, pour introduire une plainte. Mais que la banque les a ignorés à de multiples reprises et qu’elle aurait toujours répondu qu’il s’agissait de la responsabilité des clients. Les clients touchés s’appuient aussi sur un rapport du médiateur des finances Ombudsfin, qui résout notamment les conflits entre particuliers et banques.
La banque KBC a été condamnée, en juin 2021, dans deux affaires à rembourser en tout 32 000 euros à des clients victimes de fraude en ligne. Cela crée un précédent juridique pour les pertes d’argent en cas de fraudes dites de hameçonnage ou phishing. La banque KBC a fait appel de cette décision. (Crédits : DR)
Ce dernier stipule qu’Argenta réagissait trop lentement aux signalements de phishing, et, était difficile à joindre en dehors des heures de bureau, rapporte le site Geeko. Dorénavant le service client de la banque est désormais ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour les signalements de phishing et de fraude. « Toutes les institutions financières, dont Argenta, attirent l’attention sur ce problème dans toutes ses composantes. Argenta prend constamment des mesures techniques en vue de prévenir le phishing », ajuste-t-elle.
Au sein de la ville frontière de Mons, non loin de Valenciennes, le CHU Ambroise-Paré appelle à la vigilance. L’institut montois exhorte d’être attentif aux courriels émanant de l’adresse chuambroiseinfo@gmail.com ou de toute autre relativement similaire comme suspecte : « […] un patient qui nous a envoyé une capture d’écran pour vérifier que le mail venait bien de nous. Il a eu le bon réflexe pour nous permettre de réagir au plus vite, car ça a tout l’air d’une tentative de phishing, explique la porte-parole du CHU. Le mail comporte apparemment un acte de décès. Il demande sans doute de cliquer sur un lien ou d’envoyer des informations. Il ne faut évidemment pas le faire et supprimer le mail immédiatement. » Les services de l’hôpital contactent exclusivement leurs patients par téléphone ou par voie postale. La direction a joint la Cellule de cybersécurité fédérale et Google, car le faux courriel est une adresse Gmail.
Attention, arnaque à la mutuelle
Le conseil de Haute-Garonne « met en garde les habitantes et les habitants de Haute-Garonne sur une démarche abusive menée actuellement par voie de messagerie électronique. Le Département n’est pas l’émetteur de ce mail et ne propose pas de complémentaire santé », relate France TV le jeudi 25 novembre 2021. Il faut dire que la suggestion est plus qu’attrayante avec des tarifs jusqu’à 55 % moins chers. Quand l’offre est trop alléchante, attention. Rappelez-vous qu’un assureur couvre le risque, mais ne le prend jamais.
Le courriel reçu par plusieurs administrés ci-dessus. Selon le département, le procureur de la République a été saisi de cette affaire, une enquête est en cours. (Crédits : FranceTV)
Le groupe Orchestra a subi ce mercredi 24 novembre une infection par codes malveillants de type ransomware. Le siège social est implanté à Saint-Aunès, entre Montpellier et Baillargues. Les hackers réclament une rançon, somme toute de plusieurs millions d’euros est demandée, Actu Occitanie. Conséquence de cette attaque, les transactions bancaires des terminaux de paiement électroniques (TPE) étaient bloquées.
L’IoT attaqué
Plus cocasse, les clefs électroniques de vos véhicules sont l’objet de toutes les attentions. Utilisées sur de nombreuses automobiles, leurs infections permettent de les voler sans avoir à les abîmer. Comme romance le film « Gone in 60 Seconds » avec Nicolas Cage et Angelina Jolie, la bande de malfrats achetait frauduleusement des clefs auprès d’un complice et copiait les fréquences d’ouvertures de portes de garage. Aujourd’hui, la réalité rattrape la fiction. Dans le nord de la France, à Lille, un homme s’est fait voler sa voiture, d’une valeur de 30 000 euros.
« On n’a rien entendu. J’ai su qu’elle a été volée à 5h56 du matin puisqu’on a eu les images sur la vidéosurveillance de la ville », précise la victime, Denis Van Kemmel. (Crédits : Karolina Grabowska/Pixabay)
« D’après les autorités, près de 75% des véhicules volés le sont à travers une technique de piratage », explique France TV. Les clefs électroniques comme les objets connectés communiquent tout le temps avec l’automobile. Il suffit de trouver la fréquence et le tour est joué. Autour de 120 000 unités sont subtilisées chaque année en France. Depuis 2008, leur nombre est passé de 211 500 à 119 700 l’an dernier, selon les données du ministère de l’Intérieur.
La somme est peu compréhensible. Imaginer que l’on vient de remporter à la loterie nationale le premier gain, correspondant à plusieurs dizaines de millions d’euros pour franchir la centaine, n’est pas quantifiable pour le commun des mortels. Alors parler d’un montant de 6 000 milliards de dollars dépasse l’entendement. Si le réchauffement climatique engendre des modifications des territoires et du mode de vie de la population mondiale, les cyberattaques semblent plus préoccupantes, car des secrets peuvent être révélés.
C’est pourtant une estimation qui, selon le Club des Juristes, le think thank juridique français, ne baissera pas dans le proche futur, d’ici à 2025. Le rapport, piloté par Bernard Spitz, président du pôle Europe et international du Medef, et Valérie Lafarge-Sarkozy, associée du cabinet Altana, émettent dix préconisations pour renforcer la protection des institutions, des entreprises et des citoyens. « Le scénario d’une cybercriminalité coûtant 10 500 milliards de dollars par an à l’horizon 2025 appelle un changement de posture et des investissements d’ampleur », indique le think tank. Le compte rendu de 90 pages tire un portrait au couteau de la situation.
Avant de poursuivre, voici quelques conversions pour vous aider à la compréhension des montants, en composant avec comme unité les secondes :
Une journée de 24 heures représente 86 400 secondes
Un millier de secondes équivaut à seize minutes et quarante secondes
Un million de secondes produisent 277, 78 heures, soit 11 jours et demi
Un milliard représente 31, 68 années
Six mille milliards permettent de vivre 190 128 années, 6 mois, 1 semaine 22 heures, 59 minutes, 13 secondes et 920 millisecondes
Dix mille cinq cents milliards offrent près de 333 siècles (332 724, 92 années)
Le rapport sur l’ « évaluation des menaces liées à la criminalité organisée sur Internet » d’Europol (IOCTA) fournit, sur 72 pages, une vue d’ensemble des menaces et des tendances des crimes commis, comme facilités en ligne. Le rapport met également en évidence les nombreux défis associés à la lutte contre la cybercriminalité, tant du point de vue des services répressifs que, le cas échéant, du secteur privé. « L’augmentation de la cybermenace est en effet particulièrement inquiétante puisque le nombre d’attaques par rançongiciel traitées par l’ANSSI a été multiplié par 4 entre 2019 et 2020, passant de 54 à 192. Depuis le début de l’année 2021, cette courbe n’a pas fléchi et nous apportons sans cesse une assistance à près d’une quarantaine de victimes simultanées. Des victimes d’importance en termes de sécurité nationale, économique ou sanitaire… », explique Guillaume Poupard directeur de l’ANSSI.
Les différentes et principales manières de subir une infection sont en premier les ransomwares (WannaCry, Maze, Bad Rabbit…), les attaques par déni de service, ou DDoS, le cryptojacking, la fraude au faux support informatique, le phishing ou hameçonnage, l’espionnage économique, le sabotage (NotPetya, …), et le hacking de logiciel (Solarwinds…)
Quelques chiffres :
600 milliards de dollars de coût global et mondial en 2017
+ 667 % d’attaques par phishing en France en 2020, entre le 1er et le 23 mars
Par comparaison, le poids économique que représente le coût de la cybercriminalité fait d’elle la troisième organisation mondiale derrière les États-Unis et la Chine. Si le SARS-CoV-2, vulgairement nommé Covid-19, change les habitudes de travail, il permet de mettre en exergue les insuffisances en matière de sécurité sur les différents systèmes d’information. Car le télétravail est devenu la source d’un cas sur cinq des incidents, tout en accélérant et facilitant les infections.
Au cours de l’année, entre février et mars 2020, les attaques par ransomwares ont augmenté de 148 %, selon le rapport de VMare Carbon Black. Ce qui à l’échelle de la planète représente une offensive toutes les 14 secondes. (Crédits : capture d’écran)
Différentes actions de fraude possibles
De plus en plus d’escroqueries ou de tentatives existent. Le Typosquatting est la création d’un nom de domaine approchant pour tromper la victime. Par exemple, le remplacement d’un tiret par un point (amendes-gouv.fr et amendes.gouv.fr), l’incitant à venir payer en ligne. Le Phishing, ou l’envoi de mails frauduleux à des fins publicitaires, de cessions de produits prohibés, de recueil délictueux de codes et coordonnées bancaires, mais pas seulement. Cela peut permettre, par infection d’un code malveillant, pour contrôler le système et commettre des escroqueries. Fréquemment le piratage de votre numéro de carte bleue est revendu sur les sites plus profonds de l’internet, le carding.
Il faut prêter attention à chaque courriel. Le simple fait de passer virtuellement le pointeur du mulot sur les différentes parties de ce dernier vous éclairera. Comme l’exemple ci-dessus, ou la grossièreté des logos démontre la fausseté du document, qui émanerait soi-disant d’Europol. (Crédits : capture d’écran)
Le Skimming est la récupération des coordonnées de votre carte bancaire par lecture de la piste dans des distributeurs automatiques de billets (DAB). Tout autant les escroqueries au logement, la location, etc.
Se donner les moyens de lutter à armes égales
« La nature même du cyberespace impose de faire coopérer public et privé, aussi le rapport préconise d’étoffer les services de la justice […] en créant une filière de cybermagistrats, en renforçant les moyens d’enquête et en incitant les entreprises à déposer plainte rapidement à chaque attaque cyber pour permettre la remontée et le démantèlement des filières […] », souligne le Club des juristes. La spécificité de la cybercriminalité, la technicité des modes opératoires des opérateurs ont nécessité la création de services d’enquête dédiés, ainsi qu’une spécialisation progressive de l’institution judiciaire.
En France, plusieurs entités se distinguent :
La sous-direction de lutte contre la cybercriminalité (SLDC)
L’office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC)
La Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BLCC), anciennement Brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information (BEFTI)
La Brigade de protection des mineurs (affaires de pédopornographies, grooming)
La brigade de répression de la délinquance envers la personne traite des affaires de diffamation, d’apologie du terrorisme, du droit pénal du travail via internet
Le centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N)
Les douanes, en particulier la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED)
Basé à Pontoise (Val-d’Oise), le C3N est une unité de pointe de la gendarmerie dans la lutte contre la cybercriminalité. Ce service s’est illustré dans l’opération EMMA95, ou encore avec le botnet Retadup à l’été 2019, est dirigé par la colonelle Fabienne Lopez. Quand d’autres proposent leurs services. (Crédits : capture d’écran)
Pour autant, sans plainte pas de poursuite, ni condamnation et réparation, si tant est que cela soit possible. La majorité des infractions liées à des cyberattaques étant des délits, le dépôt de plainte, pour être recevable, doit l’être dans un laps maximum de 6 ans à compter de la date de commission des faits. Il va de soi qu’elle doit être déposée dans les délais les plus brefs, il est essentiel d’aller vite et d’être réactif. « Pour déposer requête devant des forces de l’ordre, il suffit de se rendre au service de police ou de gendarmerie le plus proche de l’entreprise ou du lieu de constatation des faits. Pour rappel, les officiers et agents de police judiciaire ou gendarmes sont obligés de recevoir les plaintes, même si les faits ne relèvent pas de leur zone géographique de compétence. La plainte ne sera qu’exceptionnellement déposée auprès d’un service spécialisé adapté à la cyberattaque », stipule le rapport.
Les opérateurs proposent des données sensibles contre menue monnaie. En droit pénal, la preuve vise à montrer qu’une infraction a bien été commise : c’est donc à celui qui accuse un autre d’avoir commis cette infraction de la prouver et celui à qui s’applique la présomption d’innocence d’y répondre. (Crédits : capture d’écran)
Les informations à produire peuvent être :
le descriptif précis de l’incident
les coordonnées de la totalité des intervenants ou prestataires susceptibles d’apporter des informations aux enquêteurs
l’ensemble des éléments techniques qui ont pu être collecté : traces informatiques de l’attaque (exemple : logs de connexion), l’adresse précise de la ou des machines attaquées (préciser s’il s’agit d’un poste de travail professionnel, d’un mobile ou encore d’une attaque du site internet, du serveur hébergé auprès d’un fournisseur d’accès internet)
Les mails en lien avec l’infraction, l’organigramme de la société, la liste du personnel, les coordonnées des différents prestataires (hébergeur, société de sécurité)
Faire de la lutte contre la cybercriminalité une cause nationale pour 2022
Promouvoir la spécialisation des magistrats du siège et du parquet et leur formation continue
Renforcer la coopération public/privé, et, orienter l’investissement public comme privé vers l’émergence d’une filière française et européenne d’excellence en cybertechnologie
Étoffer les services de la justice en matière de lutte contre la cybercriminalité
Simplifier les procédures d’enquête sous pseudonyme dans le « darknet »
Adoption d’un régime européen de conservation des données permettant de répondre aux besoins opérationnels des services répressifs et judiciaires
Inciter les États sanctuaires à mettre fin à l’impunité des groupes cybercriminels
Signature de protocoles avec l’ensemble des agences et autorités administratives indépendantes concernées
Investir dans la prévention contre les cyberattaques
En cas de cyberattaque, déposer immédiatement plainte
La difficulté serait d’inciter à la fin de l’impunité des groupes criminels, dans divers pays. Car, il arriverait, selon les ouï-dire, que des attaques puissent être fomentées par des États contre d’autres (StuxNet, SolarWinds…), ce pour diverses raisons.