Impressionnant, quand L’Homme libre explique, le 12 mai 1922 que la guerre des généraux reprendrait près de la grande muraille. L’opinion prévaut à Pékin, la publication du décret de destitution de Chang-Tso-Lin fait considérablement du bruit. La guerre ensanglante la Chine du nord. Pourquoi, les jeunes Chinois se battent-ils entre eux après avoir crée la Ligue de la jeunesse communiste chinoise (CYLC) ? Surtout lorsque Xi Jinping dans un discours-fleuve parlait le 10 mai 2022 de cette même jeunesse cent ans après. Quel est le leitmotiv poussant les jeunes à prendre les armes, il y a un siècle ?
Le rêve du peuple est selon les écrits de 1922, de rétablir un gouvernement central puissant qui serait capable de défendre les intérêts du pays, qu’ils soient à l’extérieur comme à l’intérieur, adopter le système fédératif pour la république, supprimer le système des Toukuins, les gouverneurs militaires cumulant la fonction des gouvernements civils, administrant les provinces sans contrôle du gouvernement. De plus le rêve était de licencier les armées dites non régulières, dont la solde, l’équipement et l’armement épuisaient les ressources du pays. Une élection du parlement national central et les provinciaux, une révision de la constitution, une réorganisation administrative, financière et technique, voici en quelques mots le programme du général Ou-Pei-Fou.
« Ce n’est qu’en visant haut qu’on peut regarder loin, […] . La jeunesse vigoureuse a besoin d’idéaux et de croyances fermes. Les jeunes Chinois de la nouvelle ère sont plus confiants, plus autonomes et plus riches dans l’esprit de réflexion et d’analyse. » (Crédits : capture d’écran/CCTV)
Est-ce que le discours a évolué depuis la fin de la guerre civile ?
La proclamation à Pékin du régime communiste chinois, le chef de l’État porte en premier lieu le titre officiel de « président du gouvernement populaire central de la République populaire de Chine » puis celui de « président de la République populaire de Chine », simple rhétorique. Xi Jinping, en poste depuis 2013, fêtait les 100 ans de la création de la CYLC, ce mardi 10 mai 2022. Elle fut créée une année après la fondation du Parti communiste chinois. En parlant de la jeunesse de son pays, la République démocratique de Chine, le président admettait qu’« avec l’influence de diverses pensées sociales, ils ont inévitablement quelques confusions dans des aspects tels que l’idéal et la réalité, les doctrines et les problèmes, l’égoïsme et l’altruisme, l’intérêt personnel et l’intérêt public, la nation et le monde. C’est pourquoi une éducation et une orientation approfondies et méticuleuses sont particulièrement nécessaires pour les aider à observer la société avec un regard vif, à penser à la vie avec un esprit clair et à créer l’avenir avec sagesse. »
La communication est plus aisée avec les moyens actuels. Alors à savoir si le fond comme la forme ont changés, évolué sûrement, tout dépend alors de votre façon de regarder. Existe-t-il des similitudes entre différents États ? Le crédit social chinois peut-il s’exporter en Europe, comme un État policier en France ? (Crédits : capture d’écran/CCTV)
Wu Peifu est Toukuin du Hounan et du Houpeï, est l’un des « derniers généraux lettrés de la vielle chine », mais il compte des adversaires tel le maréchal Tchang-So-Lin, et pour allié le général Tcheng-Tchouin-Ming, gouverneur civile et commandant en chef de l’armée du Canton, siège de l’armée du sud. Les deux entités réunies remportaient une victoire éclatante sur celles du maréchal Tchang-So-Lin. Ce dernier se réfugiait en Mandchourie et proclamait l’indépendance de ce son pays. Le gouvernement du Kuomintang, dirigé par Sun Yat-sen à Canton, revendique la souveraineté sur la République de Chine face au gouvernement des seigneurs de la guerre qui tient le nord du pays. Ce sont les prémices de la véritable guerre civile chinoise qui durera de 1927 à 1950.
Les faits divers s’affichent en première page, en ce mois de mai 1922. Il faut dire qu’après la saga du collier de Jane Marnac, la hausse du prix du pain, les voyages de Millerand et la conférence de Gênes, les lecteurs des différents canards ne varient que peu de sujets. C’est à nouveau le drame qui endeuille les lignes de la une. L’histoire d’un officier marié et père de trois enfants, qui était éperdument amoureux et entretenait une relation adultère avec la victime Charlotte Degred.
À défaut de garçonnière, l’officier louait une chambre au 12 de la rue Mégevand à Besançon pour recevoir son amie en toute discrétion. Tout se passait pour le mieux quand, ce qui devait arriver arriva, la jeune femme tomba enceinte. Le lieutenant affolé résolut de couper court à cette situation embarrassante. Chose incongrue, il loua à un de ses ouvriers de l’arsenal, une pièce du logement occupé par M Cètre, au numéro 24 rue de l’école. Le contrôleur militaire demanda une permission du 4 au 11 mai 1922. De son côté, la jeune et crédule amoureuse prévenait sa famille qu’elle devait s’absenter quelques jours pour un voyage en terre dijonnaise.
Entre deux tranches d’informations, le prix du pain n’augmentera pas cette année décidait le gouvernement. (Crédits : BnF/Gallicaà
Le soir du 8 mai 1922, Cètre rentrait en son domicile et trouvait le lieutenant en pleurs. Les seules explications furent que Charlotte Degred était morte dans l’après-midi. Ouvrier, mais loin d’être imbécile, l’homme comprit qu’un drame venait de se dérouler en sa demeure. Il priait l’officier d’enlever le corps de la défunte, faute de quoi il avertirait la police. Il commettait à nouveau un crime. Leherpeux décida, malgré lui de déplacer le cadavre dans la chambre qu’il louait au 12 rue Mégevand. Selon les sources proches de l’enquête, il le fit à 23 h, les voisins n’entendirent aucun bruit. Il tenta de cacher, semble-t-il, ses méfaits, au vu de la mise en scène.
Restés sur les lieux, le gendarme Le Bret et l’agent Briard remarquèrent un individu accompagné d’une femme et deux enfants. Ils filait et l’interpelait l’homme, avant d’être interrogé et mis en garde à vue. (Crédits : Chunleizhao/Pixabay)
Le corps de Charlotte Degred fut placé dans son lit, les vêtements soigneusement pliés, bottines et bas au pied de la couche, avec une bougie à moitié consumée, tout aurait pu laisser croire à une mort naturelle. Hormis un détail d’importance, il partit avec femme et enfants en direction de Rennes où habite sa famille, car l’honneur était en jeu. À la descente sur le quai, il est 14 h 54, lorsque le convoi en provenance de Besançon posait les pieds à Rennes. La police locale, gendarmerie et sûreté attendaient de pied ferme l’officier. Un homme accompagné de sa femme et de deux enfants semblait correspondre au signalement. Les services d’ordre lui demandèrent s’il était le lieutenant Leherpeux.
« Oui, oui ! » répondit-il. L’homme interpelé, femme et enfant poussaient des cris et pleuraient à chaudes larmes racontent le journaliste. À peine arrivé, le train à destination de Saint-Malo fut celui du retour en direction de Besançon. Mais le soi-disant officier protestait avec force. Les agents finirent par contrôler son identité, et s’aperçurent de la supercherie. C’était un cheminot qui se fit passer pour le lieutenant Leherpeux. Tandis que le vrai fut interpelé quelques instants plus tard, interrogé et mis en garde à vue.
Ce vendredi 13 mai 2022, l’établissement d’enseignement supérieur fermera ses portes de manière définitive après 157 années de bons et loyaux services, tous les employés seront licenciés à cette date. Le Lincoln College (LC), une institution privée à but non lucratif située dans le centre de l’Illinois, s’arrête dans trois jours. Il est invoqué une récente cyberattaque en décembre 2021 et des difficultés liées à une pandémie qui ont aggravé sa situation financière.
Le Lincoln College a survécu à de nombreuses périodes difficiles et éprouvantes, la crise économique de 1887, un incendie sur le campus en 1912, la grippe espagnole de 1918, la Grande Dépression de 1929, la Seconde Guerre mondiale, la crise financière mondiale de 2008… mais c’est l’attaque subie en décembre 2021 par le biais d’un ransomware, qui achevait, semble-t-il, l’institution, elle n’a d’ailleurs pu restaurer ses systèmes informatiques qu’en mars 2022.
Les tensions que l’ensemble des pays sur le globe terrestre subissent depuis deux ans ont mis à rude épreuve les trésoreries de multiples lieux d’enseignement supérieur aux États-Unis. Si certains s’en sortent, d’autres attendent que le bateau sombre faute de secours. Le cas du Bloomfield College, autre établissement privé à but non lucratif du New Jersey était en train de se noyer financièrement. Fort heureusement, la Montclair State University s’est engagée à le soutenir. Chose à préciser, les deux établissements étaient en négociation une fusion. Bloomfield est plus qu’une institution d’enseignement, il se présente comme le seul lieu d’éducation à prédominance noire, hispanique et minoritaire de l’État.
« Le Lincoln College accueille des étudiants du monde entier depuis plus de 157 ans », a déclaré David Gerlach, son président, dans un communiqué. « La perte de l’histoire, des carrières et d’une communauté d’étudiants et d’anciens élèves est immense ». (Crédits : DR)
Pour le Lincoln College, les prévisions laissaient entrevoir un manque cruel d’inscriptions, qui ne pourrait être comblé que par « un don ou un partenariat transformateur » pour maintenir l’institution à flot… leurs attentes fussent vaines. « Les charges économiques initiées par la pandémie ont nécessité d’importants investissements dans la technologie et les mesures de sécurité du campus, ainsi qu’une baisse significative des inscriptions avec des étudiants choisissant de reporter l’université ou de prendre un congé, ce qui a impacté la position financière de l’institution », lit-on sur le site Web de Lincoln.
Lynx un jour, Lynx toujours était la devise des étudiants du Lincoln College, basé dans l’Illinois aux États-Unis. (Crédits : DR)
Outre-Atlantique, plusieurs petites institutions dont leurs survies dépendent des frais de scolarité ont été contraintes de fermer leurs portes ou de fusionner avec d’autres institutions. Les raisons principales sont les difficultés financières exacerbées par la pandémie. Le Mills College en Californie, le Becker College dans le Massachusetts, le Concordia College de New York et le MacMurray College dans l’Illinois en sont des exemples notoires, malheureusement, le Lincoln College va rejoindre cette liste non close… la Lincoln Christian University, établissement privé situé à moins de 3 kilomètres, prend également des dispositions d’austérité. Elle met fin à la quasi-totalité de ses programmes de premier cycle et de ses activités sportives, pourrait réduire la taille de son campus et se concentre sur les programmes d’études supérieures et son séminaire.
Un dernier au revoir
Samedi 7 mai 2022, ils sont plus de 200 étudiants à avoir reçu leur diplôme, lors de l’ultime cérémonie. Les anciens élèves ont été invités à revenir le 30 avril dernier pour ressusciter les moments forts de leurs années. « Vous vous êtes tous battus pour empêcher cette institution de fermer. Je crois, si nous avions eu plus de temps, que nous aurions pu trouver quelqu’un, mais tout cela est hors de notre contrôle. Pendant ces deux semaines, les étudiants ont vécu une expérience incroyable d’apprentissage sur le leadership, la persévérance et la résilience », racontait AnnetteRoter sur le groupe Facebook « Save Lincoln College ».
ArianaTrotter envoie un baiser à la foule avant le début des cérémonies au Lincoln Center, samedi après la dernière remise des diplômes. (Crédits : Clay Jackson/Herald & Review)
La fermeture du LC est une source d’inquiétude pour la ville, car une maison de retraite, un centre de développement et d’autres sociétés ont déposé le bilan au cours des dernières années, explique Stacy Jackson au journal Herald & Review. Tous affichent pudiquement le même ressenti « je peux vous assurer que cette situation me brise le cœur. Je suis reconnaissant que le Lincoln College m’ait permis de grimper une échelle d’entreprise, me permettant d’être payé pour ma passion dans la technologie. Je suis reconnaissant pour l’expérience que j’ai acquise, les collègues que j’ai rencontrés, la faculté que j’ai aidée et les étudiants que j’ai servis », témoigne Lynn Allen sur le groupe Facebook Save Lincoln College.
Tandis qu’en 2022, le prix des matières premières tel le blé, le tournesol… préoccupe les marchés et surtout les consommateurs, la question de la hausse du coût du pain inquiétait chaque français le 10 mai 1922. Au point que le ministre de l’Agriculture se saisisse de cette affaire au combien délicate d’après l’histoire française, comme pouvait le constater Marie-Antoinette d’Autriche. Bataille rangée entre le gouvernement et me syndicat de la boulangerie à Paris.
Le dossier pris au sérieux fit réunion entre le préfet de la seine, M Autrand, le directeur des services de l’approvisionnement de Paris et le ministre de l’Agriculture M Chéron. Car la boulangerie souhaitait relever le prix au kilo à 1,10 francs. Les hommes avaient diligenté une enquête sur les conditions anormales de la flambée des tarifs des différents gruaux. Le 4 mai 1922, le syndicat des meuniers de Paris portait le cours des farines à 102 francs, or le blé coûtait entre 79 et 79, 50 francs.
Il faut dire que l’année 1920 vit la valeur du pain doublé, qui n’était que les prémices des suivantes avec l’explosion du prix. En Autriche, la population rencontrait cette hausse astronomique, passant de 75 à 316 couronnes le kilo, pour atteindre les 500 au mois d’avril. (Crédits : DR)
Fait stupéfiant pour l’époque, le prix de la farine sautait même à 104 francs, quand dans l’identique temps, le blé chutait à 78 francs. Le syndicat des boulangers souhaitait ardemment passer le prix du pain à 1, 10 francs des le 12 mai courant. Les gouvernants ne l’entendaient pas ainsi. mais cette réflexion ne teint que cette année 1922.
Le 9 mai 1922, Le Matin reparlait de l’affaire dudit collier de l’actrice Jane Marnac, aux prises à nouveau avec M Pierre Moch, courtier en bijoux. La première reprochait au second de ne pas avoir donné quoique ce soit en échange de la vente de son collier, pour a modique somme de 95 000 francs, hormis une hypothèque somme toute illusoire. L’enquête du commissaire aux délégations, M. Darru et l’instruction du juge M. Warain établissaient les faits. Les deux protagonistes se retrouvent devant la justice pour démêler le vrai du faux.
Il est établi que M Moch avait bien vendu ledit collier pour la somme susdite au sieur Tom, diamantaire, qui avait cédé l’objet à un de ses confrères M Bloch, pour le même prix. L’épilogue de cette affaire qui tenait en halène les Parisiens devait se clore ce mardi après-midi. « J’ai désintéressé M Tom, lequel a désintéressé M Bloch, affirmait le courtier en bijoux. Nous sommes convoqués ensemble dans le cabinet de M Warain. Celui-ci après examen de notre arrangement signera la levée du séquestre, Mlle Marnac rentrera en possession de son collier et retirera sa plaine ».
Alors qu’Alexandre Millerand revenait à Paris après une longue tournée présidentielle, l’affaire du collier de Jane Marnac trouvait son épilogue. (Crédits : Le Matin/BnF/Gallica)
Ce que confirma l’actrice belge en ajoutant « que j’ai bon espoir et que si la chose a lieu, je suis toute disposée à oublier mes griefs. Mais attendons les événements, avant de pardonner et de nous réjouir », souriait la gracieuse divette. Pierre Moch se confiait au journaliste que « j’ai toujours été fort optimiste sur l’issue de ce conflit. Et tenez, une cartomancienne me l’avait prédit, assurant que tout sera terminé avant le 14 de ce mois, avait-elle précisé… »
En Europe, et qui plus est en France il n’apparaît y avoir qu’une seule actualité depuis deux mois, hormis l’élection présidentielle et les législatives à venir. L’information est le déroulement de la catastrophique « guerre » qui se tient présentement entre la Russie et l’Ukraine. Les Français comme tous les citoyens européens semblent découvrir, à travers écrans interposés des faits et récits qui divergent selon les intervenants, les lieux de débats et le politiquement correct… les médias nous content ce conflit, mais est-ce l’unique sur Terre ?
Quel que soit le conflit, il est, et sera toujours regrettable de se rendre compte des atrocités que l’HomoSapiensSapiens est capable de commettre, ce sur les cinq continents, tant sur les morts, mutilés, tragédies humanitaire, victimes des bassesses de l’être humain. Si la communication est partie entière de la stratégie, que nous rencontrons avec l’affrontement situé sur le sol européen, elle est déjà traitée dans le précédent volet. Savez-vous, ou pouvez-vous imaginer le nombre de conflits qui se déroulent actuellement sur notre belle planète, qui est bleue comme une orange ? Pourquoi parle-t-on plus de celui-ci que des multiples autres ?
Les pays où des affrontements armés impliquant des forces étatiques comme des groupes rebelles sont en cours. (Crédits : Statistica)
Pour saisir la liste non exhaustive des conflits, guerre qui se sont déroulée hier, qui nous préoccupent aujourd’hui et nous terrifierons demain, il est nécessaire de porter un intérêt à la géopolitique. Ce terme qui peut être abscons, barbare est issu du grec gễ signifiant terre et de politikḗ pour politique. Elle est l’étude des rapports qui existent entre les données physiques, en particulier géographiques, et la politique des États. Plus simplement comment « ménager la chèvre et le chou ». C’est une méthode d’analyse de la politique étrangère pour comprendre, expliquer et prédire le comportement politique international à travers les variables dites géographiques. Maintenant, prenez comme paramètres d’ajustement des recherches sur le climat, la topographie, la démographie et les ressources naturelles.
Au jeu d’échecs, les pièces les plus insignifiantes possèdent une importance capitale. Roi et pion contre roi seul est une des finales élémentaires du jeu d’échecs. « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage », donne la fable du Lion et du rat de Jean de la Fontaine. (Crédits : Antoine-Louis de Prémonville/Revue Conflits)
La carte ci-dessus est extraite de l’article d’Antoine-Louis de Prémonville, écrit dans la revue Conflits, dont le titre est « La Nouvelle-Calédonie, un atout stratégique méconnu dans le Pacifique ». L’homme est diplômé des facultés de droit, sciences politiques et langues de l’université Jean Moulin-Lyon III. Titulaire d’un doctorat ès lettre, langues, linguistiques et arts. Il est officier de l’armée de terre, issu du 4e bataillon de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.
Ainsi, il est facile de comprendre, ou du moins dans saisir la moelle, que le territoire du bout du monde qu’est la Nouvelle-Calédonie, revêt une importance géopolitique. « Avec l’exacerbation des tensions liées à la rivalité économique sino-américaine et à la question de la souveraineté de Taiwan, le Pacifique est devenu le théâtre de confrontations à fleurets plus ou moins mouchetés entre les puissances. Le déplacement de l’arc des crises potentielles constitue indéniablement un défi pour la France », écrivait-il le 13 décembre 2021.
Des garçons marchent dans la vieille ville de Benghazi, en Libye. (Crédits : Giles Clarke/Unocha)
Les conflits
Si l’en est un qui est devenu si banal aux différents journaux télévisés, c’est bien le conflit armé birman qui commença en 1948, il y a 74 ans. En lisant Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, vos souvenirs remontent. Seize années plus tard, c’est en Colombie que la poudre faisait chanter les armes. Les FARC retirées de la liste des organisations terroristes aux États-Unis en 2021, le pays de l’OncleSam était le soutien de l’armée colombienne contre les FARC. L’accord de paix de 2016 a mis fin à plus de cinq décennies d’un conflit armé qui a fait plus de 260 000 morts et des millions de déplacés. Il y a 49 ans, commençait la révolte Oromo en Éthiopie.
Les estimations comprennent les pertes civiles et militaires, de la même manière que les décès indirects dus à la famine attachée au conflit, maladies et perturbations liées aux conflits, ainsi que les morts violentes. (Crédits : Political economy research institute/University of Massachusetts/ACLED/UN)
L’Afghanistan, magnifique pays, théâtre d’affrontement meurtrier depuis plus de quatre décennies en cinq actes. La première partie oppose, entre 1979 et 1989, les moudjahids, soutenus par les États-Unis, le Royaume-Uni et des pays de majorité musulmane au régime communiste afghan, soutenu par l’URSS. Cette guerre aboutit à la chute du mur de Berlin (1989), de l’URSS (1991) et du régime communiste en 1992. Puis, l’Alliance du Nord, groupe armé musulman afghan, dirigé par le commandant Massoud, échoue face à la prise de pouvoir des taliban en 1996. La guerre se poursuit entre les deux groupes jusqu’au 11 septembre 2001, date à laquelle sont perpétrés les attentats terroristes du World Trade Center.
Jeunes filles et leur famille déplacées par la violence à Kandahar, Afghanistan (Crédits : Charlotte Cans/Unocha)
Pour contrer ce fléau, la guerre reprend, menée par une coalition occidentale et l’Alliance du Nord contre les talibans, mais se solde par un retrait des troupes américaines en août 2021 laissant la capitale, Kaboul, aux mains du régime taliban. Les droits n’existent plus sur cette terre. En juin 2021 « on comptait 5 183 personnes tuées ou blessées depuis le début de l’année parmi la population civile, dont 2 409 femmes et enfants. Plus des deux tiers (68 %) de ces victimes étaient imputables aux talibans et à d’autres acteurs non étatiques et 25 % aux Forces nationales afghanes de défense et de sécurité (FNADS) et aux autres forces pro-gouvernementales », relate le rapport d’AmnestyInternational.
Le crime de guerre a été défini pour la première fois en 1945 par le tribunal de Nuremberg chargé de juger les criminels nazis, le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) les détaille dans son article 8. Comme tout crime pour être jugé, il faut des preuves irréfutables. (Crédits : Political economy research institute/University of Massachusetts/ACLED/UN)
Pourquoi ce conflit occupe-t-il autant les médias ?
C’est une excellente question. Il est a supposé qu’il se déroule sur la partie EST du continent européen, et que les habitants de la zone la plus large se sentent plus concernés, car il est à leur porte. De plus, chaque année, peut-on entendre que c’est la plus grande période sans guerre en Europe, de la part des dirigeants. Mais jean de la Fontaine, dans la fable le Corbeau et le Renard, tenait une réponse « Mon bon monsieur, apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Cette leçon vaut bien un fromage sans doute », soufflait le renard au corbeau.
Le nombre de veto utilisés par les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU depuis 1946. La Russie a opposé le sien à une résolution pour condamner « l’agression russe ». Le texte avait été co-rédigé par les États-Unis et l’Albanie, onze pays, dont la France, ont voté en faveur, la Chine, l’Inde et les Émiratsarabesunis se sont abstenus. (Crédits : DR)
Mais également, que la mémoire des individus est sélective, et que lorsque l’action se passe à plus de 50 kilomètres, elle est trop loin pour être impacté. Rappelez-vous du conflit basque 1959-2011 (1300 tués), conflit nord-irlandais 1968-1998 (3526 tués), la guerre en ex-Yougoslavie 1991-1999 (103 000 tués)… Aux portes de l’Ukraine, le conflit entre la Roumanie et la Moldavie du 2 mars au 21 juillet 1992 génère plus de 3 500 morts. La guerre en Tchétchénie causa entre 100 000 à 300 000 morts civils sur quasiment dix années de conflits. Comme les prémices du conflit qui nous occupe commencèrent en 2014, durant la révolte du 18 au 23 février. Elle met en opposition des forces pro-européennes et nationalistes ukrainiens, contre le gouvernement ukrainien (jusqu’à a sa chute) et des prorusses. Ce qui engendra l’annexion de la Crimée par la Russie, puis la guerre du Donbass qui fait suite aux cinq jours de février 2014. Le conflit oppose les Ukrainiens prorusses aux forces armées de l’Ukraine.
Dix mois après la prise d’armes par la guérilla des FARC qui a détruit près de 250 maisons et fait 5 morts parmi les policiers et 18 parmi les civils, la population, avec le soutien du gouvernement d’Antioquia, a organisé une marche de briques pour reconstruire son village. Grenade, octobre 2001. (Crédits : Jesús Abad Colorado)
« Maintenant nous avons besoin de décisions du Conseil de sécurité pour la paix en Ukraine. Si vous ne savez pas comment prendre cette décision, vous pouvez faire deux choses. Soit exclure la Russie en tant qu’agresseur et à l’origine de la guerre afin qu’elle ne bloque pas les décisions relatives à sa propre agression. Puis faire tout ce que nous pouvons pour mettre en place la paix. Ou l’autre option est de montrer que nous pouvons nous réformer ou changer (…). S’il n’y a pas d’alternative, la prochaine option serait de carrément vous dissoudre », a soutenu Volodymyr Zelensky. Pour qu’une résolution, quelle qu’elle soit, adopté il est nécessaire d’obtenir l’acceptation des cinq membres permanents de l’ONU, que sont la Chine, la Russie, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Ce qui est humainement étrange est de voir des personnes qui soutiennent Volodymyr Zelensky et d’autre Vladimir Poutine, comme chaque spectateur le ferait pour son candidat privilégié d’un télé-crochet, mais que savez-vous de l’histoire de ce pays ?
Il est alors préférable de saisir le contexte géopolitique, l’histoire des pays, de leurs voisins, de leurs constructions, de leurs présidents… mais prendre en considération un fait, que dans un conflit, il n’existe pas de bon ou de méchant comme dans les contes enfantins, mais au minimum deux belligérants.
Dans un dossier de produit stupéfiant, nous retrouvons Mlle Gaby de Naval, jeune vedette de cinéma, mais également JaneMarnac, connue précédemment pour l’affaire du collier de perles, et M. Moch qui encore une fois est au centre et fait partie intégrante de l’intrigue. Les deux femmes portaient plainte conjointement contre le sieur Moch. L’actrice qui jouait dans « la brèche d’enfer » en 1923, se trouvait à nouveau devant la justice, cette fois la cour d’appel la jugeait pour détentions de stupéfiants.
Le 8 mai 1922, la comédienne se retrouvait devant les tribunaux pour un évènement qui remontait à l’année 1916. Alors qu’elle séjournait dans une station thermale au sein de Basses-Pyrénées, nom des Pyrénées-Atlantiques jusqu’en 1969, une de ses lettres fut ouverte. C’était sur commission rogatoire qu’un courrier adressé à l’artiste fut saisi au bureau de poste. Ouverte, 50 centigrammes de cocaïne, soit un demi-gramme était contenu dans l’enveloppe. L’expéditeur identifié, une information judiciaire fut ouverte contre l’officier aviateur et Mlle de Naval.
Depuis le 1er septembre 2020, l’usage de stupéfiant peut être sanctionné par le paiement d’une amende forfaitaire de 200 €. Le paiement de cette amende met fin aux poursuites judiciaires (article L. 3421-1 du Code de la santé publique modifié par la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019). (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)
Le pilote bénéficia de la loi d’amnistie, mais en 1920, l’actrice fut condamnée à un mois d’emprisonnement par défaut. Puis six ans après l’affaire, la police judiciaire la menaçait d’incarcération. Sans son opposition au jugement, elle aurait effectué sa peine. En 1922, la 11e chambre correctionnelle la condamnait à huit jours de prison avec sursis. Ayant interjeté appel, elle comparaissait ce lundi 8 mai 1922, avec son conseil Me Claretie. L’avocat insista sur le fait que « sa cliente n’avait pas reçu ladite lettre qui lui était destinée et que des poursuites ne pouvaient être engagées ». La cour ne put qu’acquitter Gaby de Naval, en justifiant sa décision qu’« il n’était pas établi que l’accusée avait demandé de la cocaïne et que par conséquent aucune intention délictueuse ne pouvait être retenue à sa charge ».
Dans un communiqué de presse, la société AGCO, fabricant et distributeur mondial d’équipements agricoles, a annoncé que le 5 mai 2022, elle a fait l’objet d’une attaque par ransomware qui a affecté certaines de ses installations de production. L’usine française basée à Beauvais est à l’arrêt. Elle avait déjà subi un incident lorsque la pénurie de composants électroniques avait stoppé les lignes de réalisation en avril 2022. La compagnie fournira des mises à jour au fur et à mesure de l’évolution de la situation.
AGCO est un géant dans le domaine, avec un chiffre d’affaires de plus de 9 milliards de dollars, il emploie 21 000 personnes, et possédant des marques comme Fendt, Massey Ferguson, Challenger, Gleaner, et Valtra. Selon le communiqué de presse, « les serveurs informatiques de la multinationale Massey-Ferguson ont fait l’objet d’une infection par codes malveillants de type ransomware ». Les conséquences sont immédiates, plusieurs sites de production sont stoppés en Chine, aux États-Unis, en Allemagne et également en France. « Il est demandé à chaque collaborateur de se connecter au numéro vert […] à partir de 17 heures vendredi 6 mai afin de connaître nos possibilités de reprise lundi 9 mai », est-il écrit dans un mail transmis aux employés, relate le CourrierPicard. S’il est encore trop tôt pour établir un lien entre la cyberattaque et le conflit russo-ukrainien, toutes suppositions vont bon train.
« On était en poste, et soudain il y a eu des manipulations qu’on ne pouvait plus faire sur les lignes de production. On a attendu un peu et finalement la direction nous a demandé de rentrer chez nous », témoigne un salarié au quotidien le courrier Picard. (Crédits : FTV)
BleepingComputer mentionnait que « AGCO a annoncé qu’elle faisait don d’argent et de semences aux agriculteurs des zones touchées par la guerre en Ukraine, de sorte que le scénario selon lequel des hacktivistes russes la cibleraient pour cette prise de position n’est pas improbable. » Effectivement une somme de 50 000 dollars a été versée pour aider les communautés agricoles ukrainiennes concernées par le conflit armé avec la Russie, à l’initiative de BOSRCH. Le 21 mars 2022, le président JoeBiden avait mis en garde envers une augmentation des cybermenaces russes contre les entreprises américaines et la nécessité de préparer des défenses contre les attaques.
AGCO est toujours en train d’enquêter sur l’étendue de l’attaque, mais il est prévu que ses opérations commerciales soient affectées négativement pendant plusieurs jours et potentiellement plus longtemps pour reprendre complètement tous les services selon la rapidité avec laquelle la Société est capable de réparer ses systèmes. (Crédits : FBI)
« Cette attaque contre AGCO survient quelques semaines à peine après la publication par le FBI d’une mise en garde contre les attaques par ransomware visant le secteur agricole américain », explique CraigMcDonald, vice-président de la gestion des produits chez BackBox, société spécialisée dans les solutions d’automatisation, de sécurité et de gestion des réseaux. Le rapport indiquait que les attaques étaient potentiellement synchronisées. « Le FBI informe les partenaires du secteur de l’alimentation et de l’agriculture que les ransomwares pourraient être plus susceptibles d’attaquer les coopératives agricoles pendant les saisons critiques de plantation et de récolte, perturbant les opérations, causant des pertes financières et ayant un impact négatif sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire. »
Le FBI a noté des attaques par ransomware contre six coopératives céréalières pendant la récolte de l’automne 2021, et deux au début de 2022 pourraient avoir une répercussion sur la saison de plantation en bouleversant l’approvisionnement en semences et en engrais. (Crédits : DR)
En mars 2022, une firme céréalière de plusieurs États a essuyé une agression de Lockbit 2.0. Entre le 15 septembre et le 6 octobre 2021, six coopératives céréalières outre-Atlantique subissaient des cyberattaques par ransomware, notamment Conti, BlackMatter, Suncrypt, Sodinokibi et BlackByte. Certaines entités ciblées ont dû complètement arrêter leur production, tandis que d’autres ont perdu leurs fonctions administratives. En juillet 2021, une compagnie de logiciels de gestion d’entreprise a découvert une activité malveillante sur son réseau, qui a ensuite été identifiée comme étant HelloKitty/FiveHands ransomware. L’acteur de la menace a demandé une rançon de 30 millions de dollars américains.
Que ce soit la Direction nationale du renseignement péruvien, la municipalité de Quito, le Costa Rica ou la société française Delcourt infecté par LockBit 2.0, chaque entreprise est une potentielle victime, qui plus est lorsque l’architecture de leurs sites est un vrai gruyère, avec un manque cruel de sécurité élémentaire. (Crédits : capture d’écran)
Le constructeur de tracteurs subit de plein fouet la crise des composants et les problèmes d’approvisionnement consécutifs aux événements liés au SARS-CoV-2. Il y a une dizaine de jours, les lignes de production avaient été interrompues quarante-huit heures en raison de l’absence d’accumulateurs (batteries) qui équipent les machines agricoles et de la pénurie de pneus dont la fabrication est elle-même contrariée par l’insuffisance de constituants comme le noir de carbone.
Une affaire peu ordinaire comme recèle et pourrait conter la grande salle des Pas-Perdus des différents palais de justice, qu’il soit de France ou de Navarre. Imaginez-vous devant un miroir, votre sœur cadette, votre fille, votre cousine… qui du haut de ses quinze ans se regarde et s’amuse de cette mèche rebelle, et de son doigt malicieux fit tournoyer cet épi afin de l’accommoder avec son envie. Sauf que le 7 mai 1922, une mèche fut l’origine d’un drame familial sur fond d’ivresse.
Renée Bétounie, quinze printemps, assise devant son boudoir frisait une mèche indisciplinée. Quand tout à coup, le paternel, en état d’ivresse manifeste, se saisit d’une paire de ciseaux et coupa nette ladite guiche. Pourquoi ? Tout bonnement parce que René Jules Octave Bétounie père de la jeune Renée n’aime pas cela. Il ne s’arrêta pas au simple fait d’avoir commis le crime d’avoir sectionné des cheveux sans être coiffeur, non, il le signifia en termes crus, injurieux et orduriers à sa fille. Tétanisée, elle se retenait même de respirer, seule une larme coulait tant la tension était palpable.
La violence prend de nombreuses formes, mais celle qui laisse des traces profondes n’est pas forcement celle que l’on imagine. (Crédits : Ryan McGuire/Pixabay)
Le journaliste tentait d’apaiser la cruauté de la scène en imaginant qu’elle aurait pu être couchée sur la toile par Jean-Baptiste Greuze. L’artiste français (1725-1805) ajoutait aux couleurs claires et lumineuses, un réalisme d’influence néerlandaise dans la peinture de genre et le portrait français. Il capturait ainsi les détails des décors et des costumes, à travers ses œuvres, tel le portrait de Madame de Courcelles, le portrait de la Comtesse du Berry, ou de la jeune fille à la rose…
L’incident et sa violence ne plut aucunement à Mme Bétounie son épouse, lui reprochant son attitude et le paya de sa vie. Son mari saoul, jeta sa femme sur le lit, empoigna la paire de ciseaux, et lui enfonça « le long, pointu et aiguisé instrument de couturière dans le flanc », la tuant sur le lit conjugal, devant sa princesse de quinze ans. Le meurtrier présumé fut reconnu coupable, mais au vu de ses six enfants à charge, il fut condamné à quatre années de prison avec sursis.
Rien à voir entre les deux villes, l’une dans le centre de la France, l’autre dans la Galice en Espagne. Toutes deux ont au minimum un point en commun, avoir subi dernièrement une cyberattaque. La première abrite le siège social de l’office public d’habitat d’Indre (OPAC 36), et la mairie de Lugo capitale de la province du même nom. En France, l’organisme gère les données de 17 000 locataires et leurs familles, et la cité espagnole plus de 97 000 habitant.
Le conseil municipal de Lugo a été victime jeudi 5 mai 2022 d’une cyberattaque, relate La Voz de Galicia. Une enquête de la police nationale est en cours, un signalement a été effectué au Centre national de cryptologie. La commune souhaite aborder la question avec la plus grande prudence, néanmoins des sources proches des forces de l’ordre ont confirmé qu’il s’agit d’une arnaque téléphonique. L’escroquerie dite du phishing touche généralement de nombreuses entreprises, mais plus rarement une administration locale, comme dans ce cas.
« Il semble qu’il s’agisse d’une attaque spécifiquement dirigée contre l’institution locale, car elle a été menée en utilisant des données spécifiques comme appât et très étroitement liées à l’activité de l’administration », souligne Lara Méndez. (Crédits : EP)
L’Unité de lutte contre la criminalité spécialisée et violente (UDEV), la section de la police chargée des investigations, s’est déjà mise au travail, et elle fait des demandes pour obtenir plus d’informations afin de faire la lumière sur l’incident. Il ne s’agirait donc pas d’une intervention visant à recueillir des informations. Sauf, que cette cyberattaque intervient alors que, sur le plan national ibérique, l’affaire Pegasus d’espionnage des dirigeants indépendantistes catalans et le vol d’informations sur leurs téléphones portables par le président du gouvernement, Pedro Sánchez, et la ministre de la défense, Margarita Robles, font l’objet de discussions.
Une cyberattaque paralysait le système informatique du bailleur social Deux-Sèvres Habitat depuis le mardi 15 juin 2021. (Crédits : OPAC36)
À moins de 850 kilomètres à vol d’oiseau, la commune de Châteauroux. C’est par un message sur Facebook que l’OPAC36 informait, le vendredi 6 mai 2022 à 15 h 20, ses locataires que « le 4 mai 2022, nous avons été la cible d’une attaque informatique. Dès que nous en avons eu connaissance, nos équipes se sont immédiatement mobilisées pour gérer et répondre à cet incident. Nous avons par ailleurs engagé des experts en cybersécurité afin d’identifier et de sécuriser rapidement notre environnement de travail. » L’office indique la possibilité que certaines données personnelles aient été consultées. La politique de protection des données à caractère personnel donne un aperçu des informations que le bailleur social aurait potentiellement été amené à collecter :
Données d’identification : prénom, nom, numéro de carte d’identité et/ou passeport, nationalité, titre de séjour, lieu et date de naissance, signature, numéro unique d’enregistrement, etc.
Données de contact : adresse postale, adresse électronique, numéros de téléphone (domicile, portable, professionnel)
Situation familiale : état civil, situation maritale, situation parentale, lien de parenté, etc.
Données professionnelles : situation professionnelle, coordonnées de l’employeur, nature du contrat, etc.
…
« À ce stade, rien ne nous indique que des informations personnelles, quelles qu’elles soient, aient été utilisées à mauvais escient. Restez tout de même vigilants, si vous recevez des communications non sollicitées […] Nous tenons à nous excuser pour la gêne occasionnée et nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation. Merci de votre compréhension », concluait le bailleur.