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  • Électricité, sobriété et véhicules électriques : le paradoxe

    Électricité, sobriété et véhicules électriques : le paradoxe

    Tout les médias indiquent, relatent, s’offusquent d’une hausse du prix de l’énergie électrique. Sujet sensible, car tout un chacun, chaque foyer est impacté, sauf ceux qui n’ont pas accès à la fée électricité chez eux. Que ce soit par choix, par manque de moyen financier, ou suite à une coupure de la fourniture d’énergie par le fournisseur. La Première ministre, Élisabeth Borne évoquait, en conférence de presse le 14 septembre 2022, que le coût de l’électricité allait croître de 15 % en février 2023, pour les ménages français.

    « Je ne comprends pas », s’étonne M Phot

    « Ah, quelle chose ne comprends-tu pas ? », interroge Mme Kharéson.

    « Tous les ministres jusqu’au président te disent qu’il va falloir te serrer la ceinture au niveau électrique. Que depuis 30 ans, il n’y a plus de construction de centrale nucléaire, qu’au contraire un programme les amène à en fermer la moitié. Qu’il faut passer à la transition énergétique, mais que les énergies renouvelables ne couvriront jamais les besoins en énergie. Mais ils persistent et signent sur le tout électrique, alors que nous allons manquer de production d’électricité, et que pour diverses raisons, le coût de production explose de façon exponentielle ».

    L’oubli est humain. Le jugement ne sert à rien si vous ne vous l’appliquez pas à vous même, dans le but d’être une meilleure version de vous même. (Crédits : DR)

    À Paris comme à Poitiers, les maires, ici deux femmes, Anne Hidlago et Léonore Moncond’Huy ont décidé de couper l’éclairage de certains lieux, monuments, rues et quartiers. Sur l’extinction des monuments parisiens à 22 h et la tour Eiffel à 23 h 45, Agnès Pannier-Runacher a commenté ce vendredi sur RMC-BFMTV : « La sobriété ce n’est pas arrêter de vivre, ce n’est pas arrêter de travailler, ce n’est pas arrêter de recevoir des touristes. La sobriété c’est de faire les économies qui ont le plus de sens en matière d’économie d’énergie. »

    « Quelqu’un leur a dit, sérieusement. Même notre voisin, qui n’est pas le pingouin qui glisse le plus loin, a compris. Alors eux… »

    Il est vrai que cela a de quoi interroger. Actuellement, tous semblent fonctionner grâce à l’électricité. Les vélos à assistance électrique, les trottinettes pour la majeure partie d’entre elles, les voitures électriques ou hybrides, les trains, votre cafetière, votre poêle à granulés (dont le combustible est introuvable ou hors de prix), les livres se déclament sur tablette, et cetera, et cetera. Même nos jouets privés, mesdames fonctionnent grâce à l’électricité, sur batterie portable nommée pile. Bref vous l’aurez compris, dans votre domicile, tous les appareils, mis à part votre moulin à café qui appartenait à votre arrière-grand-mère, fonctionnant à l’huile de coude.

    Faites la liste des appareils qui sont encore en fonctionnement dans votre foyer lorsque vous venez d’abaisser le bouton principal du disjoncteur. (Crédits : Artturi Mäntysaari/Pixabay)

    De plus, rapport du GIEC martèle qu’il faut baisser notre consommation qui produit les gaz à effets de serre comme le CO2 ou le Méthane. Elle évoquait la pertinence à devenir indépendant des énergies fossiles. « C’est ça le combat que l’on doit mener, sur les énergies renouvelables, la géothermie, la biomasse, l’éolien… ». Sauf que suite au conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, les approvisionnements de gaz sont moindres ou interrompus. Alors la France, bon gré mal gré fait venir du gaz américain issu du gaz de schiste. Dans la même interview sur RMC-BFMTV, elle répondait que « nous savons pertinemment que l’exploitation du gaz de schiste contribue à renforcer le réchauffement climatique ».

    « Voilà, je ne comprends pas que le gouvernement et le président de la République française nous poussent à nous équiper du tout électrique, et à continuer d’acheter des voitures électriques ». Le 11 septembre 2022, la ministre de la transition énergétique Agnès Pannier-Runacher s’exprimait au micro du Grand Jury chez RTL.

    Les voitures électriques dont certaines sont équipées d’un son pour indiquer leur présence. Un autre paradoxe pour une voiture qui lutte contre la pollution et qui se veut écologique. Tout n’est que paradoxe sur Terre. (Crédits : Stefan Schweihofer/Pixabay)

    « Est-ce qu’encore aujourd’hui, vous dites aux Français d’acheter des voitures électriques, alors que le prix de l’électricité explose ? », questionnait le journaliste.

    « Tout à fait. Le problème de production d’électricité se pose essentiellement au moment des pics de consommation, expliquait-elle. Ce que les gens ne savent peut-être pas c’est que précisément, d’avoir sa voiture électrique branchée sur le réseau, c’est une réserve d’électricité disponible pour ce réseau. Et vous avez un certain nombre de fournisseurs de batteries qui sont en capacité de renvoyer l’électricité vers le réseau dans les moments de tension ».

    La ministre évoque technologie et les véhicules V2G, très bien. Actuellement, la borne de recharge V2G by DREEV est compatible avec les voitures électriques de type Nissan Leaf, Nissan e-NV200, Mitsubishi iMiev, Mitsubishi Outlander PHEV, Peugeot iON et Citroën C0. Pour cela il faut faire installer les bornes dédiées. Selon la simulation, si votre entreprise est alimentée en monophasé, oubliez tout de suite. Quant au reste, Paris n’est pas la France.

  • Les attaques par ransomware se multiplient

    Les attaques par ransomware se multiplient

    Le site du ministère de la Santé israélien a récupéré ses fonctions rapidement. Les compagnies derrière les ransomware tels que Clop, BlackCat, LockBit 3.0, Everest, Ragnar, Industrial Spy pour ne citer qu’elles revendiquent de très nombreuses attaques par ransomwares. En France, la poste mobile, les bureaux de l’Épargne, les cabinets PLR Avocats, et Bosco-Avocats ont vu la menace de divulgation des données volées mise à exécution par les opérateurs derrière le rançongiciel LockBit 3.0.

    Sur le site de fuite, les opérateurs indiquent détenir 73.5 GB de données compressées sensibles et confidentielles du cabinet d’avocats parisiens PLR. Concernant le second cabinet, ils affirment avoir en leur possession 101 GB de documents tout aussi sensible et confidentiel. La compagnie Les bureaux de l’épargne situés dans le 1er arrondissement de Paris aurait plus de 57 GB de données compressées volées.

    Le gang LockBit 3.0 revendique les attaques contre le cabinet médical américain Cristiana Spine Center, le fabricant de charcuterie italienne Rovagnati, le Chinois Cpic qui manufacture et vend des produits en fibre de verre ou encore l’entreprise pétrolière nationale indonésienne, MedcoEnergi. (Crédits : capture d’écran/LockBit)

    Les opérateurs derrière les ransomwares monnayent leurs vols de données, en proposant d’acheter les renseignements, ou carrément de les détruire concernant les données sensibles voire critique. Pour la société Genuspic, productrice ce viande de porc en Angleterre, les données sont directement téléchargeables.

  • La crise du logement à Paris

    La crise du logement à Paris

    Titre contemporain, car le 17 juillet 1922, la ville de Paris se déterminait à construire 1 830 logements à bon marché, mais les demandes comptées émanant de personnes sans logis atteignait 18 000. Si le nom de HLM (habitat à loyer modéré) n’évoquait rien il y a cent ans, l’Office municipal des habitations à bon marché de la ville de Paris, non plus. Sauf que le problème n’est à priori toujours pas solutionné. La loi du 23 décembre 1912 réglementait l’attribution desdits appartements.

    Le taux de naissance était en baisse en 1922, la natalité se devait de repeupler la France, meurtri par ses morts de la Première Guerre mondiale. La fête des Mères allait en ce sens. C’est pourquoi la loi prévoyait que deux tiers des logements édifiés par l’office se devaient d’être réservés aux familles d’au moins quatre enfants de moins de seize ans. Les loyers de ces appartements croissaient de manière primitive de 600 à 1 100 francs. Les ménages visés en rapport à la loi pouvaient bénéficier de dégrèvement jusqu’à la moitié du loyer.

    Les logements HLM ont depuis évolué, ils ne sont plus affectés au nombre d’enfants, mais à un plafond de ressources pour leurs attributions. Le loyer est alors modelé en fonction des revenus perçus, et peut être ajusté au réel prix du marché privé. (Crédits : Ludovic Celle/Pixabay)

    La publicité conduite par l’Office de Paris vit les demandes arrivées en nombres, dix-huit mille au total. La chance d’en obtenir un était d’à peine 7 %. Cela dit l’envolée littéraire pour les dénommés était, quant à elle, sans limites. Il y aurait le logis du type Henry Becque, puis celui de type Émile Zola. Le premier établissait un gîte comprenant une salle à manger, une cuisine et une grande pièce divisible par une cloison basse. Le nec plus ultra était celui à l’origine du titre historique « J’accuse… ! » dans L’Aurore le 13 janvier 1898. Le logement allait de deux à trois pièces, avec une cuisine, mais surtout l’eau courante, le gaz et l’électricité, et w.c. privatifs au sein du logement.

    La salle de bain personnelle au sein de l’appartement n’est apparue que bien plus tard. La toilette se faisait à l’aide d’une vasque et de son broc. En 1954, la moitié des habitations françaises ont accès à l’eau courante, mais seul un quart d’entre eux possèdent une salle de bain, même en ville. (Crédits : DR)

    L’office parisien construisait en 1922 de nouveaux immeubles dans les 12e, 13e, 14e, 15e, 18e et 19e arrondissements. Entre le 1er août 1922 et le 31 juillet 1923, il y aura 1 830 logements promettait l’office. La bonne nouvelle déclenchait de nombreuses demandes, 18 000 au total. Seule une famille sur Petitval, journaliste au quotidien L’Homme Libre ironisait sur l’assurance de la ville de Paris et de l’État à faire crédit de quatre-vingt-dix-huit millions à un taux « bon marché » : « On ne saurait trop encourager toutes luttes désintéressées contre la crise angoissant du logement ».

  • Ransomwares : cyberattaques multiples en France

    Ransomwares : cyberattaques multiples en France

    Le mois de juillet commence à peine que les attaques informatiques pleuvent. L’été s’annonce d’ores et déjà brûlant. Si le nombre de compagnies françaises atteintes par un ransomware au mois de juin atteignait la dizaine, en moins d’une semaine, neuf entreprises sont épinglées. Dans le lot des victimes, il faut recenser une société de gestion d’actifs parisienne, deux cabinets d’avocats, un cabinet d’ingénierie, Idex, ou encore le prestataire de services informatiques Syredis.

    La refonte du site de fuite du ransomware Lockbit 3.0 annonce la couleur. « Les bureaux de l’épargne » est un cabinet de courtage familial et indépendant, présidé par Constance Coillard. Les cybercriminels indiquent détenir 57,2 Gb de données compressées, telles que les conseillers issus de la France entière, les mots de passe, pièces d’identité… Le cabinet d’avocats PLR, qui semble avoir plusieurs compétences juridiques telles la data protection – RGPD —, situé à Paris est également placardé avec 73,5 Gb d’informations sensibles. Un second cabinet d’avocats, Bosco, est aussi sous le coup de la divulgation de 101 Gb, prévue le 16 juillet 2022 à 20 h 38.

    Les demandes de rançon sont élevées, de 40 000 dollars à 15 millions pour la société Diode de développement de logiciels & projet de sauvetage. (Crédits : Capture d’écran)

    Mais il y a également les entreprises françaises #Idex ou #Syredis. La première attaque est revendiquée par Industrial Spy, où quelque 30 Mo de données, en guise de preuve, s’affichent. Sept dossiers distincts semblent indiquer que selon les opérateurs auraient des documents ayant un rapport au ministère de la Défense (convention-cadre pour l’exploitation et la maintenance des installations de la base navale de Toulon, attestation de visite de l’établissement de la préfecture de la zone de défense et de sécurité et accord de confidentialité, document relatif à la construction d’un nouveau commissariat de police…), du ministère de l’Intérieur, du département de l’Ardèche et de la préfecture de Valence.

    L’attaque semble avoir eu lieu le 29 juin 2022, contre le Leader indépendant des projets d’infrastructures énergétiques & services de valorisation des énergies pour entreprises & collectivités. Industrial Spy détiendrait 215,8 GB compressées, la rançon demandée à l’heure actuelle est de 9 millions de dollars américains, soit plus de 442 BTC.

    Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés indique l’adage. La compagnie affiche que « toutes vos données sont sécurisées et tous vos serveurs sont hébergés sur le territoire national ». Les compétences de la société sont l’infrastructure réseau, virtualisation, sécurité et vidéo protection. (Crédits : capture d’écran)

    Les opérateurs derrière le ransomware #RedAlert se targuent d’avoir aisément infiltré et « piraté » le site de Syredis, puis télécharger plus de 300 GB de données sensibles, notamment des données clients, contrats, identifiants des appareils locaux et distants des réseaux des clients de cette société. Sans oublier des documents financiers, fiches de paie, relevés bancaires… De son côté, la caisse centrale de réassurance (#CCR) dont l’attaque a été révélée par #LeMagIT est en prise avec un autre rançongiciel Lilith.

  • Il y a cent ans… un mari cocu et condamné

    Il y a cent ans… un mari cocu et condamné

    Un père de famille de sept enfants, journalier et honnête pensait connaître son épouse. Or, elle semblait n’être comblée par son époux Émile Jeanblanc. Durant plusieurs jours voire des semaines entières, l’épouse et mère de famille ne passait un kopeck de son temps au domicile conjugal. Lassé des absences de sa femme, il partit la chercher par monts et par vaux. Et se retrouva le 27 juin 1922 à comparaître devant la 14e chambre correctionnelle pour violation de domicile.

    En ce mois d’avril 1922, M. Jeanblanc se résolut à mettre un frein aux joies de l’adultère de sa femme, qui « oubliait ses devoirs de mère et d’épouse ». Il décida de la prendre la main dans le sac, en flagrant délit. Le 25 d’avril, Mme Jeanblanc sortait sous prétexte d’aller faire des provisions. Son mari, suspicieux, suivie sa dulcinée, l’épia et la vit entre subrepticement chez un ses bons amis. Plutôt que de retourner nourrir sa fratrie, à l’heure où ses enfants attendaient impatiemment leur mère pour se mettre à table, exaspéré il franchit le seuil de l’immeuble. Mais il fut stoppé dans son élan par le concierge, manu militari. Furieux, il déclara en faisant mine de se retirer : « je sais où elle est, maintenant, et je les aurai tous les deux ».

    Ne pouvant passer par l’escalier, il emprunta une échelle, pour atteindre le lieu de l’adultère. (Crédits : DR/Pixabay)

    Le concierge le crut parti. Quelques instants après, le mari cocu revenait avec une échelle, et à l’insu du gardien, il appliqua l’échelle sur la façade de l’immeuble pour s’introduire par une fenêtre du premier étage, en la brisant. Les deux amants surpris se réfugièrent dans une pièce voisine où ils s’enfermèrent à clef, mais leur dépit précipité ils oublièrent leurs vêtements. Le mari trompé s’en saisit. Pensant se retirer par le même chemin, le concierge réapparaissait. Mais M Jeanblanc avait descendu quasiment l’ensemble des échelons en brandissant de manière triomphale les vêtements de son rival, que le concierge criait « Au voleur ! »

    La condamnation fut à l’époque fonction de la violation de domicile. Son but est d’amener la preuve du délit, du crime par tous les moyens, ce qui est légal, mais dangereux. Car la Justice peut condamner ladite personne du crime ou délit effectué pour apporter ladite preuve. (Crédits : Gerd Altmann/Pixabay)

    Le désarroi, les protestations et le déshonneur du mari furent complets lorsqu’il se faisait attraper par des gardiens de la paix. « Je les ai pris en flagrant délit », s’écria-t-il. Devant la 14e chambre correctionnelle, l’homme s’écriait que « je faisais mon constat d’adultère ». « Mais vous n’aviez pas la qualité pour remplacer le commissaire de police », dit le président. Après la plaidoirie de son conseil Me Pierre Lœwel, le tribunal infligea pour le principe une amende de cinquante francs d’amende, pour ne pas avoir fait appel à la police et son commissaire. L’histoire ne dit pas ce qui se passa par la suite entre les époux…

  • Il y a cent ans… la communication sans fil existait

    Il y a cent ans… la communication sans fil existait

    Nous avons toutes et tous des smartphones, qui ne sont reliés à un fil que pour les recharger, et encore… Imaginiez-vous que le 23 juin 1922, le conseil des ministres par un communiqué assurait que trois fois par jour, nous aurions les prévisions météorologiques ? L’Écho de Paris se faisait le relais de cette information. La conséquence somme toute logique que si la population souhaitait entendre le bulletin météo, il fallait se munir d’un récepteur, pour capter les ondes en partance de la tour Eiffel.

    La communication ministérielle évoquait que les communes ambitionnant de se procurer le précieux appareil, le poste de réception de téléphonie sans fil, le pourrait pour un prix maximum de 200 francs. Elles allaient tomber des nues, avec les engagements des politiques. En fonction de l’endroit où vous situez, la somme demandée varie énormément, en fait de 600 à 3 000 francs. Il parait évident que si vous êtes sur la promenade des Anglais à Nice ou sur le parvis de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, vous ne paierez pas le même prix. Tout ceci est dû aux composants et à la longueur d’onde, en effet, le signal partait du sommet de la tour Eiffel.

    Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il fasse un « cagnard » ou bien qu’il gèle à pierre fendre, les agriculteurs travaillent dans les champs, et sont régulièrement plus à même de pronostiquer la météo qu’il va faire, car ils sont en contact permanent avec la nature. (Crédits : Sandra M H/Pixabay)

    Par ailleurs, il état proposé un kit pour construire soi-même un excellent appareil de réception, sur la capitale, « il faut dans les communes des appareils non amateurs, mais bien et solidement construits » insinuait le journaliste. Le progrès était pour les agriculteurs, qui si les nouvelles dispositions que le gouvernement venait de décider, pour prédire les intempéries dont ils sont s’y souvent les victimes impuissantes, cela n’empêche pas qu’elles se produisent, l’être humain étant incapable, à priori, d’influer sur Dame nature.

  • Il y a cent ans… les premiers dispositifs de circulation à Paris

    Il y a cent ans… les premiers dispositifs de circulation à Paris

    Alors que le Code de la route faisait son apparition quelques jours auparavant, la préfecture de Paris déployait des mesures rendues « nécessaires » par le développement intense de la circulation dans la capitale. Les prémisses des feux tricolores pour canaliser le flux de voitures voyaient le jour ce 18 juin 1922. Ils étaient placés aux principaux carrefours où un disque indiquait l’arrêt ou la libre circulation aux automobiles. Le balbutiement donnait quelques fils à tordre à tout usager.

    Ainsi qu’un terre-plein central, un policier actionnait le dispositif pour alerter les administrés que le sens de circulation était libre avec « Passez » ou au contraire que vous deviez stopper en voyant le disque s’exprimer d’un « Halte ». Le chemin fut long explique C. d’Avron journaliste du quotidien Excelsior. En premier lieu, le docteur Goupil, de surcroît conseiller municipal, construisait un kiosque pour améliorer la circulation.

    En 1912, un exemplaire de ce « kiosque-signal » est placé à titre expérimental au carrefour situé à l’angle des rues Montmartre et du Faubourg-Montmartre. L’expérimentation n’étant pas satisfaisante, elle était jugée plus divertissante qu’utile, il sera démonté 20 jours plus tard. (Crédits : DR)

    Les ordonnances se suivent. La première le 10 juillet 1900 établit en quelque sorte une charte de la circulation. Les écrits du 10 février 1909, et du 28 juillet 1910 précède la quatrième du 24 juillet 1913 qui stipulait que les voitures devraient ralentir at s’arrêter aux points d’arrêts des omnibus et tramways, ou trolley, pour laisser les pétions descendre et traverser la chaussée sans risque de se faire écraser. Les 25 et 27 décembre 1921, les deux dernières rendaient obligatoire le sens unique de certaines voies, notamment pour les ancêtres des poids lourds.

    Surnommé « bâton Lépine », le bâton blanc est l’emblème des agents de circulation. En mars 1965, avec la réorganisation de la police, qui devient nationale, deux attributs disparaissent avec de l’équipement : la pèlerine et… le bâton blanc. Mais il apparaît à la main de Michel Galabru dans le film de Claude Zidi « Les Sous-doués ». (Crédits : DR)

    Louis Lépine au retour d’un voyage en Angleterre ramena comme souvenir le fameux bâton blanc qu’usaient les personnels des gardiens de la paix. La simplicité et surtout l’efficacité de l’homme et du matériel encourageaient la préfecture à en déployer davantage. Plus les jours effilochaient, plus la présence de véhicules était prégnante. Si bien, que chaque agent fut muni d’un bâton en noyer encaustiqué « à peu près aussi visible que le bâton passé au ripolin blanc ».

    Les premiers dispositifs pour aider les piétons à traverser des voies n’apparaissent qu’au début des années 1930. Le passant « n’aura qu’à appuyer sur un bouton, une lampe rouge s’allumera et les voitures devront stopper pour permettre à l’isolé de circuler ». Le tout accompagné d’une sonnerie, comme certains passages à niveau. (Crédits : DR)

    La catégorie qui deviendra reine, fut au départ des signaux de phares à feu clignotant de couleur blanche puis jaune, « placés comme guides de circulation ou régulateurs placés à un croisement » il faudra attendre l’année 1938 pour que les feux tricolores « rouge, jaune, vert » apparaissent.

  • Il y a cent ans… le Métropolitain de Paris tardait à s’achever

    Il y a cent ans… le Métropolitain de Paris tardait à s’achever

    Les Parisiens pensaient à fêter les noces d’argent du Métro, car cela faisait bientôt vingt-cinq années que fut mise en exploitation la première ligne. Celle qui transporte de la porte Maillot à celle de Vincennes était logiquement baptisée no1. M Bienvenüe ingénieur en charge des travaux, annonçait l’ouverture des prochaines lignes, entre autres Trocadéro-Porte-de-Saint-Cloud, enfin juste les quatre premiers kilomètres, jusqu’à la station du boulevard Exelmans.

    C’est en grande pompe que d’ici l’année 1925 devrait être achevé les 135 kilomètres de voies du Métropolitain de Paris. Saviez-vous que M Fulgence Marie Auguste Bienvenüe, inspecteur général des ponts et chaussées, était chargé des services techniques et de l’éclairage, et du Métropolitain ? Son bureau était situé au 48 de la rue de Rivoli. L’homme né le 27 janvier 1852 à Uzel dans les Côtes-du-Nord (elles deviendront les Côtes-d’Armor en 1990) arborait cheveux et barbe de neige, contait le journaliste René Barjean. « Il a toujours ses sourcils épais, restés blonds, et ses yeux bleus ce Celte, brillant d’un feu vif, comme juvénile, et son sourire est toujours doux et aussi bon que naguère ». Suite aux études, le plan d’exécution de cette œuvre gigantesque lui fut confié. C’est en 1896, que les hautes instances décidément de créer comme à Londres, son métropolitain. La première ligne fut ouverte le 19 juillet 1900.

    Surnommé « Le père du métro », l’homme y consacrera trente années. Ce sont en moyenne près de 48 personnes qui prennent le Métro chaque seconde à Paris et en Île-de-France ; cela représente 1,479 milliard de voyages par an dans le Métro. Autrement dit 4,1 millions de passagers transitent dans le métro parisien chaque jour. (Crédits : DR)

    Le 13 juin 1922, il y avait 87 kilomètres de voies ferrées exploitées. « On est en train d’équiper treize kilomètres et cinq et dei sont en cours de construction », expliquait l’ingénieur. La somme dépensée à l’époque était astronomique, et jusqu’ici elle était de 600 millions de Francs, mais avait transporté 540 millions d’individus en une seule année. Sa famille est apparentée au Maréchal Foch, ayant épousé Julie Bienvenüe le 5 novembre 1883. En 1932, âgé de 80 ans, il fait valoir ses droits à la retraite, laissant derrière lui un réseau de douze lignes et près de 130 km, dont 115 km édifiés sous sa direction. Il meurt à Paris le 3 août 1936, à l’âge de 84 ans. Il comporte maintenant 226,9 kilomètres et 308 stations.

  • Il y a cent ans… des restrictions d’eau

    Il y a cent ans… des restrictions d’eau

    La distribution de l’eau est interrompue de minuit à 6 heures dès vendredi 26 mai 1922. Le préfet de la Seine avertissait par affiche que les Parisiens n’auraient pas accès à l’or bleu. En cause, les réserves des bassins de Montsouris, Saint-Cloud et Ménilmontant étaient sous étroite surveillance, pour éviter qu’elles s’épuisent. Les fortes chaleurs du début de la semaine les faisaient passer de 450 000 m3 à 275 000, ce jeudi 25 mai.

    Déjà les vagues de chaleur connues en France en ce mois de mai 2022, se retrouvait en Une des quotidiens il y a cent ans… La température fléchissait, et les réserves remontaient à 333 000 m3. Le service des eaux de Paris constatait qu’en comparaison à l’utilisation moyenne, comprise entre 400 000 en période normale et 450 000 lors de l’été 1921 particulièrement sec, les citadins avaient consommé 530 000 m3. La météorologie nationale relate que du 23 mai au 6 juin 1922 existait une vague de chaleur exceptionnelle. « Des records sont pulvérisés avec 34° à Valenciennes, Tours et Chartres, 35°à Rouen, 35 à 36° à Paris, 36° à Nancy, Charleville Mézières, Épinal et 37° à Chaumont. Dans la soirée du 2 juin, un très violent orage éclate à Paris ». Tout était mis en place pour assurer l’alimentation en eau du service de lutte contre les incendies. Mais c’est le thermomètre qui donnait la tendance. Il ne marquait plus « hier à une heure de l’après-midi que 22 degrés à l’ombre et l’on estimait que le maximum de la journée ne dépasserait pas 25 », expliquait le quotidien Le Petit Parisien.

    L’eau potable est un bien de consommation qui manque à certains humains. Les restrictions comme les coupures d’alimentation sont désormais courantes en fonction des infrastructures, de leurs vétustés. Une panne d’électricité a privé d’eau l’île de Saint-Martin le 19 mai 2022. (Crédits : Nicola Giordano/Pixabay)

    Mais à quoi répondait donc l’arrêt partiel de distribution ? On fera difficilement admettre aux usagers que, sans causes exceptionnelles, Paris puisse manquer d’eau après trois jours de chaleur. Il faut rappeler que l’année 1922 est exceptionnellement sèche après un hiver sans pluie. Le conseiller municipal et député Georges Robaglia admettait au détour d’un couloir, qu’une conduite d’eau de sources s’était rompu à 100 kilomètres de Paris. « Pourquoi ne pas avouer tout simplement, questionnait Elie-Berthet, journaliste à L’Écho de Paris. Si les questions aboutissaient plus vite à l’Hôtel de Ville, si le moindre projet n’exigeait pas dix ans d’études et de palabres avant de voir le jour, nous ne serions pas à la merci de trois journées torrides. » Il faudra attendre le 2 juin 1922, pour que la sécheresse et la chaleur qui sévissaient sur la France entière, cesse. Un violent orage commençait à 2 heures, provoquant une pluie incessante durant près de trois heures. La foudre tombait boulevard Saint-Michel, arrachant quelques pavés à la chaussée.

  • Il y a cent ans… 34 °C s’affichait au thermomètre

    Il y a cent ans… 34 °C s’affichait au thermomètre

    Une température de saison est annoncée dès aujourd’hui 24 mai 2022 indiquait une journaliste et présentatrice du bulletin de prévision météorologique. Après les fortes vagues de chaleur vécues ces dernières heures. Sauf qu’il y a un siècle, cela arrivait déjà. Ainsi le 24 mai 1922, le quotidien L’Intransigeant reflétait la situation par une phrase : « Ce n’est pas pour me vanter, mais il fait chaud ! », soupirait le héros d’Eugène Labiche.

    Comme dans n’importe quel endroit de la terre, avoir chaud est agréable, mais le sentiment d’avoir trop chaud ne l’est pas. Imaginez-vous que la personne rédigeant l’article dépeignait les rues de Paris. « Les Parisiens obligés de sortir se traînent dans les rues, du côté de l’ombre, le chapeau à la main, le font ruisselant. Les marchands de vin et de bière font recette. » Il faut dire que cela ne s’était pas vu au mois de mai depuis… 1806. Selon météo France, les normales mensuelles de température du cinquième moi de l’année oscillent entre 10,9 et 19,6 °C, les précipitations à 63,2 mm et 193,8 h d’ensoleillement à Paris-Montsouris.

    Pour se rafraîchir, rien de mieux qu’une promenade au fil de l’eau dans un bateau, avec une personne pour ramer bien sûr. De plus, la musique adoucie les mœurs, mais en 1922, il était préférable d’avoir de la place pour emporter un poste TSF avec soi. (Crédits : BnF/Gallica/L’Intransigeant)

    La locution latine « lasciate ogni speranza », issue de la Divine Comédie de Dante, était utilisée par la personne rédactrice pour traduire le sentiment de l’Office Nationale Météorologique, aucune fraîcheur n’était à attendre. D’ailleurs les températures du jour affolaient le mercure. Au Bourget 34 °C à 15 h, pour 13,8 °C à 4 heures, 14 °C à 3 heures et 32,6 °C à 13 h 20 pour Saint-Maure. L’expert expliquait que tout ceci était dû à l’absence de nébulosité. « Il faut remonter à l’année 1806 pour retrouver au mois de mai une température semblable. Les observations prises à l’observatoire de Paris jusqu’en 1872, puis à Montsouris et à Saint-Maure n’enregistrent que 33,3 °C en mai 1841. »