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  • Les cloches sonnent à 2 h11

    Les cloches sonnent à 2 h11

    Les habitants du 1er arrondissement de la capitale autrichienne ont eu la désagréable surprise d’être réveillés peu après deux heures du matin, le 16 mars 2022. Onze des treize cloches de la cathédrale Saint-Étienne retentissaient durant vingt longues minutes. La plus célèbre, la Pummerin, se trouve cependant dans la tour nord de 68,3 mètres de haut, indépendante informatiquement, n’a pas retenti. Le diocèse en charge de l’édifice religieux qui culmine à 136,44 mètres, s’est confondu en excuse.

    Un incident similaire s’était déjà produit il y a environ 20 ans à Vienne. À l’époque aussi, les cloches s’étaient mises à sonner pendant la nuit. Un jour, la foudre les avait également fait fonctionner. Si dans un premier temps, les responsables supposaient qu’il s’agissait d’une erreur informatique, l’enquête avérait qu’il s’agissait d’un piratage. L’information était confirmée par le prêtre de la cathédrale Toni Faber. La démarche fut de passer à travers le pare-feu en profitant du fait d’une connexion Internet avec l’entreprise de cloches d’Innsbruck. La sonnerie dite de fête dans la tour sud, puis la sonnerie baroque dans la tour nord des païens furent lancées. La « Pummerin », cloche de 20 tonnes n’étant pas connectées, ne s’est pas mise à sonner.

    C’est la deuxième plus grande cloche d’église en activité d’Europe. En France, la plus grosse cloche en service est la « Savoyarde » pesant 18, 8 tonnes pour 3, 06 m de diamètre. Elle trône dans le clocher du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris. (Crédits : DR)

    La cathédrale Saint-Étienne mesure 107, 2 mètres de long pour 34,2 de large. Elle possède quatre tours, dont la plus haute culmine à 136,44 mètres. Pour un point de vue imprenable sur Vienne, il vous faudra gravir les 343 marches pour accéder au Türmerstube. Selon Faber, les onze cloches de la cloche de fête de la tour sud de la cathédrale Saint-Étienne ont commencé à carillonner à 2 h 11 précises. Le prêtre officiant à la cathédrale a tenté d’arrêter la sonnerie en « entrant audacieusement dans la cathédrale », selon ses propres termes. Ce n’est qu’au bout de 20 minutes que tout prenait fin. « À 2 h 34, le cauchemar était terminé », raconte-t-il. Depuis, les cloches ont été déconnectées du réseau normal et une ligne VPN fixe a été installée. Du son côté du diocèse de Vienne demande pardon à tous ceux qui ont été réveillés de leur sommeil souhaitant « que cela ne se reproduise plus jamais ».

  • L’avenue des Champs Élysées ou le boulevard Haussman ?

    L’avenue des Champs Élysées ou le boulevard Haussman ?

    Choix difficile pour se promener, flâner, déambuler nonchalamment au gré des échoppes, boutiques, vendeurs ambulants, senteurs, effluves pâtissières ou celle du pain sortant du four, qui craquelle sa croûte blonde. Du boulevard Haussman, la rue Sainte-Catherine, l’avenue de Grammont, la rue des caillons, jusqu’à la célèbre des Champs-Élysées… chacune des ces voies de circulation vous rappellent des souvenirs, des faits plus ou moins historiques. Mais connaissez-vous la différence entre un boulevard, une avenue, une rue, une ruelle, un faubourg ?

    Mme Séki Kharéson et M. Sépa Phot profitent de la rentrée des classes toute proche pour quitter, le temps d’une journée, leur endroit de quiétude qu’est le village de Berd’huis. La fraîcheur du matin obligea Séki à se couvrir d’une écharpe, il faut dire que le thermomètre montrait péniblement 14 degrés Celsius, ce jeudi 26 août 2021. L’occasion était trop belle pour monsieur Phot, il sortit sa Renault dauphine Gordini de 1957, toute rouge, du garage.

    Le bolide de 630 kg était construit dans les usines de Flins. Au menu, une nouvelle culasse, l’augmentation du taux de compression, ainsi que l’utilisation d’un carburateur de 32 mm, donne à ce petit bijou la possibilité d’afficher 126 km/h au compteur, après le passage du « Sorcier », Amédée Gordini. (Crédits : Arnaud Clerget)

    Puis tous deux partirent en direction de la gare de Nogent-le-Rotrou pour prendre le TER. Le bolide avalait les six petits kilomètres en ronronnant de plaisir à travers ses 845 cm3 et ses 36 chevaux. Il faut dire qu’Amédée Gordini, portait à merveille son surnom de « Sorcier ». Il avait fait alors de petites préparations avec des modifications techniques, ainsi naissait la Dauphine Gordini (type R1091).

    La joie du TER

    L’église Saint-Hilaire sonnait 8 h 30, quand le moteur de la gordini se tut. Le train express régional n° 862466 de Nogent-le-Rotrou via Condé-sur-Huisne, La Loupe, Maintenon avant son terminus à Chartres, partait à 8 h 37 pile. Rapidement, ils entrèrent dans la gare, prirent place au sein de leur wagon, et s’assirent. Moins d’une heure après (53 minutes), les deux amoureux descendirent pour monter dans le TER n° 862418 en direction de Paris, fort heureusement sur le même quai. Ils eurent à loisir de contempler les paysages hauts en couleur et divers du parc naturel régional du Perche, de la forêt de Rambouillet et du parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse.

    La rue principale de Berd’huis (Route de Nogent, puis de Bellême) est emprunté par de nombreux véhicules, nuit et jour. Lorsque vous êtes juste à côté de l’église, le coucher de soleil vous procure une lumière et des couleurs sensationnelles. (Crédits : Mumu’s Pictures)

    Les personnels de la SNCF invitèrent les passagers à se préparer, quelques instants avant l’arrivée au terminus la gare de Montmartre, entre le boulevard Pasteur et l’avenue du Maine. C’est à ce moment qu’une interrogation tombait. Dans la file des voyageurs, juste devant eux, un jeune homme d’une vingtaine d’années posait une question à son oncle : « C’est quoi la différence entre avenue et boulevard ? »

    De la charmille au cours

    Interloqué, l’oncle se creusa la tête et lui répondit : « Je ne sais pas Mischa. » Le couple qui entendit se posait également la question. « Il me semble que c’est une histoire d’arbre, de rempart, mais je n’en suis pas sûr » claque le neveu. Toute la journée, les Berd’huisiens ne pouvaient enlever cette interrogation de leurs pensées. S’ils avaient attendu quelques instants, ils auraient su. Après des recherches fructueuses au tournant des pages d’un dictionnaire, le suspens prit fin. « Une avenue est une allée large, généralement rectiligne et plantée d’arbres, conduisant à une habitation, un bâtiment officiel, un lieu public. Le boulevard (du moyen néerlandais bolwerc, bastion) est une voie spacieuse établie dans les villes sur l’emplacement des anciens remparts, cette large voie de communication urbaine plantée d’arbres », définit Le Larousse.

    « Donc c’est pareil », interrogea Mischa

    « Tatillon, il faut-être. C’est pratiquement la même chose, c’est une question de linguistique »

    Nous sommes contraints prendre de plus vieux livres pour comprendre. Le nom boulevard est un vieux terme du Génie militaire qui se définit par le : « terre-plein d’un rempart, tout le terrain d’un bastion ou d’une courtine. Il se dit, par extension, d’une promenade plantée d’arbres qui fait le tour d’une ville et qui occupe ordinairement l’espace où étaient d’anciens remparts. Aujourd’hui, par généralisation, il se dit de toute rue large, plantée d’arbres, qui traverse une ville. » Tandis que l’avenue est le « chemin par lequel on arrive en quelque lieu, ou encore d’une allée plantée d’arbres qui conduit à une habitation, un château. » Après un bref silence, l’explication se ponctua d’un « Ah, d’accord ».

    Sur les restes de fortification de la ville de Poitiers, au lieu-dit de la « tour à l’oiseau », la vue est imprenable. Vous avez le loisir d’observer le boulevard sous Blossac, et d’entrapercevoir la promenade des cours (côté droit de la photo), au-delà de la rivière Le Clain. (Crédits : DR)

    Tout en continuant leur discussion, ils s’entichèrent de connaître les définitions des différentes voies d’une ville ou d’un village. Ainsi la ruelle est une rue étroite (ça semble logique). L’allée est une ruelle généralement encadrée par deux rangées d’arbres. tandis que la rue est caractérisée par une largeur relativement faible et par son absence de contre-allées. « D’ailleurs, sais-tu que la rue des caillons est la plus petite rue de Poitiers », questionna l’oncle. Quant au chemin, il est normalement une voie de terre aménagée, parfois goudronnée. Enfin, la route est une voie qui porte le nom du lieu où elle aboutit.

    Le retour aux pénates

    La journée se termine à Paris, tant pour les uns que pour les autres. Ainsi, par le plus grand des hasards, le couple retrouve le neveu et son oncle à la gare Montparnasse. La discussion s’engage immédiatement sur la question qui taraudent, depuis le matin, l’esprit des voyageurs ornais. Le neveu prit un malin plaisir à leur expliquer. À l’annonce du train à destination de Nogent-le-Rotrou, tous se séparèrent. Les Pictes-charentais quant à eux attendaient, à peine un petit quart d’heure, leur TGV de 18 h 19. Après une balade sans encombre, jusqu’à la capitale de la Vienne, ils rejoignent le parvis de la gare.

    Venant d’Angoulême, le passage par l’avenue de la Libération, la porte de la Tranchée (disparue depuis), était et reste l’un des axes privilégiés d’accès à la ville.

    En sortant, ils empruntent le boulevard Pont-Achard, où se trouvait l’ancienne caserne de Sapeurs-Pompiers du même nom, pour utiliser les escaliers du diable en direction du parc de Blossac. Les deux marcheurs déambulent au sein de ce poumon vert pour atteindre la Tour à l’Oiseau, puis observent le boulevard sous Blossac et la promenade des cours avec ses rangées d’arbres. Ces derniers, las de la journée, via l’avenue de la Libération, se rendaient au faubourg de Chilvert, qui n’est autre qu’un quartier d’une ville située en dehors de son enceinte.

  • Habillé aux parfums de Bretagne

    Habillé aux parfums de Bretagne

    Le chandail de ma grand-mère m’évoque des souvenirs. « Il fait frisquet, mets un chandail », me disait-elle. Cela doit évoquer des images pour certains, quand d’autres iront voir dans un dictionnaire, ou directement, via un moteur de recherche, sur l’Internet. Mais savez-vous d’où vient ce fameux chandail ? Pourquoi le portait-on ? Et surtout quelle est son histoire ? Tout comme la marinière célébrée par Jean-Paul Gaultier. Retour sur cet élément de la garde-robe d’un temps ancien.

    Le chandail vestige d’un temps incertain se trouve dans les armoires des grands-parents. L’un évoque les pêcheurs, l’autre conte les mousses de la Marine nationale. Mais derrière ces deux pièces, ces vêtements nous racontent l’histoire de la mode. Entre fragments d’une culture populaire et l’histoire de la Bretagne, jusqu’aux podiums des défilés parisiens.

    Du chandail à la marinière

    Remontons un siècle, voire deux en arrière, pour nous replonger dans « un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître », chantait Charles Aznavour. En effet, filons au XIXe siècle, dans un pays cher à Gwen, un ami journaliste, la Bretagne. Les maraîchers bretons qui vendaient l’ail aux Halles de Paris portaient de gros pulls tricotés en hiver. C’est donc de ces « marchands d’ail » que nous vient l’origine du terme de chandail.

    Halle, Paris, marché

    Il est un vêtement de dessus en tricot de laine généralement épais, à col roulé et manches longues, qui s’enfile par la tête et s’arrête à la taille ou aux hanches, définit le centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL). Pour saisir l’origine du mot chandail, il faut se plonger dans la langue française et ses subtilités. Ainsi une aphérèse consiste à enlever une lettre ou une syllabe au commencement d’un mot. Emprunté du latin aphaeresis, du grec aphairesis, proprement « action d’enlever » explique l’Académie française à travers son dictionnaire.

    Ainsi, l’artiste peintre, sculpteur et architecte Giotto a subi l’aphérèse de son prénom Ambrogiotto, tout comme Lino Ventura (1919-1987) dont le prénom était Angiolino. Acteur incontournable et père d’une enfant pas comme les autres, il est à l’origine de la fondation Perce-neige. Donc l’aphérèse appliquée au marchand d’ail, donnera « chand-ail », d’où le nom porté par le pull tricoté, qui gratte un peu, après l’avoir revêtu, pour la première fois. « J’ai l’impression qu’on vit comme quand grand-mère tricotait, une maille après l’autre, et ce n’est qu’après un long temps qu’on se rend compte que c’est un chandail », ajustait André Brink dans son œuvre « Le Mur de la peste »

    Les Halles de Paris en 1931 concentraient et représentaient la vie populaire (Crédits : DR)

    Du chandail à la marinière

    La marinière est indissociable de la vie des mousses et de la Marine nationale. C’est aujourd’hui, il y a 163 ans, le 27 mars 1858, que le bulletin officiel détaillait la liste des uniformes des matelots. « Les marins français sont fiers d’être reconnus du premier coup d’œil par leurs frères d’armes et leurs concitoyens, voire par les marins étrangers. […] Aussi, bien que pouvant être jugés d’un autre temps, le sabre, le veston croisé, la vareuse et son col bleu, le tricot rayé et le bonnet à houppette rouge ont encore un bel avenir devant eux », détaille Éric Schérer dans « Le marin et son uniforme. Une identité à affirmer ».

    Incontournable, cette pièce qui officiait en tant que sous-vêtement devait compter un nombre de lignes bien précises est devenue un classique de la mode. Soumise à des codes et dimensions strictes : « 21 raies blanches larges de 20 mm et 20 ou 21 raies bleues larges de 10mm. Pour les manches, le tricot doit comporter 15 raies blanches et 14 ou 15 raies bleues ».

    Elle était à manches trois quarts pour ne pas dépasser de la vareuse. « À bord d’un bateau, il faut éviter tout ce qui est coutures, boutons, pour éviter de se prendre dans les cordages. Comme le tricot descend jusqu’aux débuts des cuisses, c’est long, donc il y a plus de rayures, c’est tout », souligne Delphine Allanic.

    Deux femmes changeront, à tout jamais, le statut de la marinière. Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette (1873-1951), écrivaine et présidente de l’Académie Goncourt de 1949 à 1954, et, Gabrielle Chanel, dite Coco Chanel (1883-1971), créatrice de mode, modiste et grande couturière française. La première porte régulièrement la tunique dans les bals masqués à Paris vers la fin du XIXe siècle, relate Le Point.

    Cependant, il faut attendre XXe siècle pour que le tricot rayé passe à la forme que nous connaissons. Dans les années 1916-1917, Coco Chanel, va le vulgariser et le rendre plus fluide, à base de soie. Un grand pari pour l’époque, car elle propose aux femmes bourgeoises de porter un vêtement de travail… masculin ! (Crédits : DR)

    Le tricot rayé connaît une reconnaissance internationale à travers 7e art et la Nouvelle Vague française, le tout au travers d’un film culte : « Le Mépris » de Jean-Luc Godard. « Quand j’y réfléchis bien, outre l’histoire psychologique d’une femme qui méprise son mari, Le Mépris m’apparaît comme l’histoire de naufragés du monde occidental, des rescapés du naufrage de la modernité, qui abordent un jour, à l’image des héros de Verne et de Stevenson, sur une île déserte et mystérieuse, dont le mystère est inexorablement l’absence de mystère, c’est-à-dire la vérité », décrit le cinéaste. Mais c’est une autre icône de la mode, grand couturier au demeurant et idole d’une amie, Élodie, qui fera de la marinière une création mythique, un certain Jean-Paul Gaultier. « J’aime voir les choses sous un angle inhabituel, et remettre en question l’attendu ». Le toucher de l’artiste se découvre jusqu’aux flacons des parfums de sa marque en marinière, la boucle est bouclée…

  • Qui est le plus rapide entre l’escargot et la limace ?

    Qui est le plus rapide entre l’escargot et la limace ?

    Imaginons que vous deviez arrêter votre choix entre ces deux êtres pour faire une course en binôme. Qui désignerez-vous entre la limace avec son corps élancé, profilé, ou bien l’escargot qui porte sa « maison » sur le dos, donnant plus de prise au vent ? La réponse à la question est plus facile à donner qu’il n’y paraît de prime abord. Êtes-vous sûr de votre choix, totalement sûr ? Très bien, les jeux sont faits, rien ne va plus… Mettons-nous à la hauteur de ces deux spécimens, donc au ras du sol.

    Commençons par faire connaissance. Ils sont tous deux des mollusques gastéropodes. Mais, bien sûr ! Premièrement, un mollusque vient du latin mollusca, c’est un animal invertébré, à corps mou. Puis, le gastéropode est un mollusque aquatique ou terrestre muni d’un large pied ventral (servant à la reptation, parfois à la natation) et le plus souvent d’une coquille univalve hélicoïdale (généralement dextre). Les gastéropodes forment une classe importante, groupant actuellement plus de 7 000 genres, explique le Larousse.

    Limace, forêt, nature
    Ne pas juger un livre à sa couverture. (Crédits : Maxime Thibault/Pixabay)

    Une limace est le nom commun de certains mollusques gastéropodes pulmonés, terrestres ou marins, apparemment sans coquille. Les limaces sont des animaux polyphylétiques, explique le site aquaportail. Elles s’apparentent à des escargots dont la coquille a presque disparu, très réduits et quasiment invisibles. Elle conserve un reste de coquille, mais à l’intérieur de leur corps. Il sert de stockage pour les sels de calcium indispensables à la digestion.

    Une jeune limace est appelée limaçon

    Malgré leur réputation de nuisible, elle joue un rôle important dans l’écosystème, dont l’être humain fait partie intégrante. Elle est détritivores (elle se nourrit de débris animaux et végétaux) ou mycophage (champignon). Donc si elles mangent vos salades, c’est pour une bonne raison, le déséquilibre de la chaîne alimentaire, mais aussi parce qu’elles sont affamées. La solution, leur offrir une alternative avec une planche de bois au sol. Elles peuvent participer au compostage de vos déchets verts. De plus, elles sont à leur tour des mets de choix pour d’autres, « les hérissons, les serpents, les nématodes, les staphylins, les lézards ou les oiseaux ». De plus la science s’inspire de la nature, donc des limaces. Ainsi des chercheurs de Harvard ont développé un scotch qui pourrait révolutionner la chirurgie.

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    L’escargot est un équilibriste. Ils sont environ 60 000 à 75 000 espèces différentes connues dans le monde entier (Crédits : azeret33/Pixabay)

    Les escargots sont apparus sur terre, il y a 600 millions d’années, d’abord dans l’eau puis sur terre. Leurs « cornes » sont en fait des tentacules, les plus grandes sont les yeux, celles du dessous constituent un organe à la fois tactile et olfactif. Son plus grand atout n’est pas sa vue, mais les « cornes » inférieures lui permettant de se déplacer par le toucher. Son muscle reptateur ne lui confère pas de marche arrière. Le pied, qui est en fait un énorme muscle capable de se contracter et de s’allonger, n’autorise qu’un déplacement vers l’avant.

    Hermaphrodite comme sa cousine

    La plupart des escargots, comme les limaces, sont hermaphrodites. L’accouplement est toutefois nécessaire pour fertiliser les ovules de chaque individu. Ils ne sont pas comme Nemo, le désormais célèbre poisson-clown, hermaphrodite successif. C’est-à-dire qu’ils commencent leur vie mâle, pour la finir femelle, ou inversement. L’escargot possède une particularité. À la fois mâle et femelle, il possède des ovules et des spermatozoïdes, cependant les produits de reproduction mâle arrivent à maturité avant les produits de reproduction femelle. C’est pour cela qu’il doit s’accoupler avec un partenaire, pour une fécondation dite croisée.

    Carte, France, open map street
    Un véritable pèlerinage, d’un côté comme de l’autre. (Crédits : open street map)

    Un périple de 45 ans

    Mais revenons à votre choix pour la course, imaginez qu’elle se déroule entre Paris et Marseille, soit une distance de 794 kms. En qualité de binôme vous effectuez le retour : lequel des deux groupes sera le plus rapide ? Supposons que vous marchiez à la vitesse de cinq kilomètres par heure. Votre temps devrait être inférieur à 178 heures (177 h et 8 minutes pour être exact). Malgré la coquille apparente contenant ses viscères, l’escargot se déplace à la vitesse moyenne de 0, 005 km/h tandis que la limace prend plus son temps et file à la vitesse moyenne de 0, 002 km/h. Donc la limace effectuerait la distance de Paris à Marseille en 397 000 heures. Ce qui donne avec la calculatrice magique donne 45 ans 116 jours et 16 heures. L’escargot quant à lui prendrait 149 940 heures correspondant à 18 ans 46 jours et 16 heures. Bon courage !
    La conclusion est simple : ne vous fiez jamais aux apparences, elles sont parfois trompeuses.