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  • Il y a cent ans… le monde perdait la boule

    Il y a cent ans… le monde perdait la boule

    Le 31 mars 1922, veille du premier avril, Étienne Grosclaude accuse l’Allemagne d’avoir inventé la machine à détraquer le monde, dit la « Maboulite ». Dont la fabrication activement poussée au sein des établissements de M. Stinnes. Elle aurait été, selon les dires de M. Grosclaude, journaliste dirigée sur la commission des réparations suite à la 1re Guerre mondiale, sur la conférence des ambassadeurs puis celle de Washington. L’homme publie à l’époque un livre dont le titre est « La machine ronde a perdu la boule ».

    « On n’est pas sans inquiétude pour la Société des Nations », écrivit L’Action Française. D’ailleurs les divisions entre la France, l’Angleterre et l’Amérique qui ne s’entendaient pas, renforçaient le sentiment de folie ambiante. Tous en sortie de la Première Guerre mondiale et de l’épidémie de peste de 1918, ne pensaient qu’à une chose, reconstruire, alors qu’ils « rapetassaient ». Subtilité de la langue française où ce terme pourrait encore être utilisé aujourd’hui pour définir les actions de certains. Le Littré détermine tel que le fait de « raccommoder grossièrement de vieilles hardes, de vieux meubles, en y mettant des pièces prises de côté et d’autre ».

    Frédéric, Étienne Grosclaude, né le 2 juin 1858 à Paris et mort le 7 janvier 1932 à Paris avenue Kléber, était journaliste, chroniqueur et humoriste français. Il était promoteur de la colonisation dans la deuxième partie de sa vie. (Crédits : diaan11/Pixabay)

    La cocasserie de l’instant était soulevée. Car la mission de rebâtir l’Europe était dévolue à des individus qui devaient se rencontrer à Gènes si « Lénine vit jusque-là, et si Lloyd George ne change pas d’avis une fois de plus. » Les divergences entre le premier ministre du Royaume-Uni et le président du conseil des commissaires du peuple de l’URSS étaient fréquentes, une guerre de communication. Ironiquement, le journal concluait que la maboulite dérangeait alors les cerveaux d’hommes d’État. « Folie universelle, tel serait donc l’aboutissement du règne de la démocratie qui, à son aurore, mettait sur les autels la déesse Raison… »

  • La Guerre, késako ? (1re partie)

    La Guerre, késako ? (1re partie)

    Le conflit qui oppose la Russie et l’Ukraine est partie prenante de nos vies, que nous soyons indifférents, partisans d’un pays ou de l’autre, tout un chacun possède une conviction, un ressenti. Mais qu’est-ce que c’est une guerre ? La population journalistique, ainsi que les invitées des programmes télévisuels, radiophoniques, et écrits, émettent leurs opinions sur l’atrocité de la Guerre. Alors Vladimir Poutine serait le méchant, et Volodymyr Zelensky le gentil, mais est-ce aussi simple ? Existent-ils d’autres conflits ou guerres sur Terre ?

    Débutons par le plus facile, la définition du terme en langue française. La guerre est selon Le Larousse une « lutte armée entre États. La guerre entraîne l’application de règles particulières dans l’ensemble des rapports mutuels entre États ; elle commence par une déclaration de guerre ou un ultimatum et se termine par un armistice et, en principe, par un traité de paix qui met fin à l’état de guerre. » Comme souvent, une action est rythmée et codifiée par le droit international.

    « Si vis pacem, para bellum » est une locution latine, qui se traduit par « Si tu veux la paix, prépare la guerre ». Elle représente le concept de paix armée. (Crédits : Amber Clay /Pixabay)

    La guerre est une querelle qui prend des proportions démesurées, elle existe par conséquent depuis que la planète Terre compte à minima deux individus. C’est un moyen de régler un différend, quand la méthode pacifique échoue. « La guerre en Ukraine nous horrifie tout particulièrement parce qu’elle est aux portes de l’Union européenne. » Ce qui n’est donc pas le cas des conflits ou guerres à travers le globe terrestre. Car l’Europe ne connaît plus la guerre, dite classique, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945. Elle fut réveillée brutalement le 24 février 2022 par l’invasion directe d’un État, l’Ukraine par un autre État, la Russie.

    Guerre et paix

    Le vieux continent se targuait, il y a encore quelques temps de ne pas connaître la guerre depuis plus de 70 ans. L’alternance de la paix et de la guerre était autrefois « normale ». Le droit de la guerre est un droit international. Il procède d’usages militaires devenus coutumes. Elles sont codifiées par des conventions négociées, signées, ratifiées par des États, réunies ou non en Organisations. « Avant 1945, les manuels de droit international avaient deux parties (comme tout livre de droit) : le droit du temps de paix, le droit du temps de guerre. Depuis la Charte des Nations Unies, succédant au Pacte de la Société des Nations, la compétence de guerre des États a été restreinte à la légitime défense (individuelle ou coalisée) face à l’agression, et, hors légitime défense, elle a été transférée au Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) », explique David Cumin, maître de conférences (HDR) à la Faculté de droit de l’Université Jean Moulin Lyon 3 à la Marina Brillié-Champaux, responsable de pôle éditorial chez Dalloz.

    La charte des Nations Unies stipule en préambule que « nous, peuples des nations unies résolues à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances. » (Crédits : konferenzadhs/Pixabay)

    Le CSNU est l’organe exécutif de l’Organisation des Nations unies (ONU), il ne dispose pas de forces armées. L’ONU est une organisation internationale regroupant actuellement 193 États membres. Elle a été instituée le 24 octobre 1945 par la ratification de la Charte des Nations unies signée le 26 juin 1945 par les représentants de 51 États. Elle remplace alors la Société des Nations.

    Au sein du CNSU, cinq membres permanents :

    Un État attaqué répondra militairement par l’exercice de son droit à la légitime défense, comme ses alliés. Le Conseil de sécurité des Nations Unies peut condamner et sanctionner l’État « recourant à tort à la force armée ou autoriser les États tiers volontaires à recourir à la force armée contre l’État agresseur ou ayant rompu la paix ».

    Guerre légale et illégale

    Le plus ancien texte évoquant la licéité ou non d’une guerre est le Code de Hammurabi. Ce texte juridique babylonien daté d’environ 1750 av. J.-C., reste à ce jour le plus complet des codes de lois connus de la Mésopotamie antique. En droit international, il n’y a pas de légalité au sens strict d’une guerre. Il y a des guerres licites ou illicites, en jus ad bellum et/ou en jus in bello.

    « Le droit international humanitaire a pour but d’assurer la protection des victimes de la guerre et de leurs droits fondamentaux, ce à quelque partie qu’elles appartiennent. C’est la raison pour laquelle le jus in bello doit rester indépendant du jus ad bellum », explique le comité international de la croix rouge (CICR). (Crédits : WikiImages/Pixabay)

    Le premier, Le Jus ad bellum est le droit à la guerre en latin. Il désigne l’ensemble de critères justifiant l’engagement dans une guerre. jus in bello est la façon de la faire. Le droit international autorise une entité politique à prendre les armes dans trois cas :

    • La légitime défense, lorsque cet État est victime d’une agression de la part d’un autre État (art. 51 de la Charte des Nations Unies)
    • L’assistance aux Nations Unies (art. 2, § 5 et 42 à 47), qui vise à rétablir la paix face à une menace pesant sur l’ensemble de la communauté internationale
    • La lutte armée pour la libération nationale dans le cadre du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, impliquant la lutte contre les régimes racistes.

    Les Nations Unies à travers le CSNU peuvent en théorie intervenir. Pour cela la résolution doit être adoptée par neuf voix sur quinze, sans le veto exprès de l’un des cinq membres permanents, qu’est la Russie. Le CSNU est paralysé en cas de conflit mettant aux prises l’un des membres permanents usant du veto. En jus in bello, elle est licite lorsque d’une part, elle est ordonnée par un État, une Organisation intergouvernementale compétente militairement, un MLN, une organisation armée reconnue (par le belligérant adverse, des États tiers ou le CSNU), d’autre part, « celle livrée pour la défense du pays face à une agression ou livrée avec l’autorisation du CSNU ou livrée pour l’autodétermination d’un peuple face au colonialisme ».

    « Le droit international humanitaire a pour but de limiter les souffrances causées par la guerre en assurant, autant que possible, protection et assistance aux victimes. Il traite donc de la réalité d’un conflit sans considération des motifs ou de la légalité d’un recours à la force », indique le CICR. (Crédits : Fathromi Ramdlon/Pixabay)

    Les principes généraux ont valeur coutumière. Parmi les plus importants, figure le principe de distinction des combattants et des non-combattants, des objectifs militaires et des objectifs non militaires. Il est ainsi interdit de viser délibérément les civils, mais pour autant « il n’est pas interdit de les toucher si les dommages collatéraux ne sont pas inutiles ou excessifs par rapport à l’avantage militaire direct et concret attendu », écrivent Christian Nadeau, Julie Saada dans « Guerre juste, guerre injuste ». Si des civils participent directement aux hostilités, il devient donc licite de les attaquer, comme s’ils participent indirectement ou s’ils sont suspects d’une participation, alors « il est licite de les surveiller, évacuer ou interner. » À suivre…

  • Il y a cent ans… l’impôt sur les salaires révisé

    Il y a cent ans… l’impôt sur les salaires révisé

    Suite à la mobilisation des lithographes pour sauver l’un des leurs d’une saisie de meuble, afin de recouvrer l’impôt sur le salaire de 1919, d’une somme de 29,75 Anciens francs. Le ministre des Finances prenait une décision dans la journée, fait historique, qui est à marquer d’une pierre blanche. Les poursuites contre le lithographe mutilé et chargé de famille étaient suspendues. Mais surtout, il déposait un projet de loi visant à modifier le calcul de cet impôt. « De sages mesures », titrait L’Homme Libre.

    Déjà le 30 mars 1922, les informations de la Presse écrite parisienne indiquaient que « l’impôt sur les salaires, du fait de la hausse du prix de la vie, est devenu il faut le reconnaître, très lourd pour certaines catégories de travailleurs. » La différence entre les Francs d’avant 1914 et de 1922 est conséquente. « Trois ou quatre mille francs d’à présent ne représentent guère plus de douze à quinze cents francs d’avant 1914 ».

    Le traitement des impôts posait précédemment question. À ce sujet, le jeu des déductions subissait une réduction drastique, qui « normal autrefois, est aujourd’hui dérisoire ». La révision du taux de l’impôt porté par le ministre demandait au parlement d’en tenir compte. (Crédits : L’Homme Libre/BnF Gallica)

    C’est le président français Raymond Poincaré, qui en 1914, avec l’imminence de la guerre, fait voter un impôt sur le revenu. En effet, la loi de 1914 établissait une taxation de 2 % sur les revenus des chefs de famille, mais aussi toute personne vivant sous leur toit. Puis, la loi du 31 juillet 1917, se superposent à cet impôt, six taxes proportionnelles cédulaires, c’est-à-dire par catégorie de revenu, à savoir :

    • l’impôt foncier sur les propriétés bâties et non bâties (5 %)
    • l’impôt sur les valeurs mobilières (6 %)
    • l’impôt sur les bénéfices des exploitations agricoles (3,75 %)
    • sur les bénéfices industriels et commerciaux (4,5 %)
    • sur les bénéfices des professions non commerciales (3,75 %)
    • l’impôt sur les traitements et salaires (3,75 %).
  • L’hôpital de Castellucio ciblé par un ransomware

    L’hôpital de Castellucio ciblé par un ransomware

    Le ransomware Vice society a été détecté sur le réseau informatique de l’hôpital dans la journée du lundi 28 mars 2022. L’hôpital de Castelluccio à Ajaccio subit une cyberattaque qui paralyse l’ensemble des systèmes d’information. Ce qui a entraîné une interruption, dès le lendemain mardi, des activités de radiothérapie et d’oncologie, avertit l’établissement. Arrêt pour garantir la qualité et la sécurité des prises en charge, car les « ordinateurs » ont un rôle primordial (dosages, ciblages…).

    Lundi 28 mars, peu après 10 h, le centre hospitalier de Castellucio alertait les usagers, familles et professionnels d’un tweet mentionnant d’un dysfonctionnement informatique. Contacté à propos de cet incident, l’établissement n’a pas encore répondu. L’ensemble des acteurs mobilisés finalise la mise en place d’une organisation permettant d’assurer la continuité des soins urgents des patients. « Les patients ont été individuellement prévenus », souligne l’ARS Corse.

    Après avoir divulgué les informations du Sénat argentin, le Ransomware-as-a-Service, Vice Society s’en prend à une institution de santé en Corse, mettant en possible danger les personnes des services d’oncologie.

  • Il y a cent ans… une manifestation contre l’impôt sur les salaires

    Il y a cent ans… une manifestation contre l’impôt sur les salaires

    Anecdotique, sur le fait, depuis que le prélèvement est perçu à la source. L’initiative de la campagne de l’Union des syndicats de la Seine était ardente contre cet impôt. Les adhérents renvoyaient en masse leur feuille d’imposition à leurs groupements respectifs. Cette manifestation du 29 mars 1922 avait également pour but de s’opposer à la circulaire du ministre des Finances, Charles de Lasteyrie du Saillant contre son recouvrement. La publication mentionne que les fonctionnaires ont les pouvoirs légaux de procéder.

    Un mouvement de foule entourait M. Julien Beaumont, raconte le quotidien Le Petit Parisien. Ce dernier, lithographe de profession, marié à une veuve de guerre, père d’un bébé de seize mois, ayant sa mère à charge, mutilé et pensionné de guerre à 40 %, n’a pas répondu aux sommations du percepteur. Les faits qui lui étaient reprochés, ne pas avoir liquidé ses impôts sur salaire de l’année 1919, soit 29,75 francs (4023.24 euros en 2021, selon l’INSEE). Il se vit signifier la saisie d’une armoire pour le solde de ses impôts.

    Las d’attendre, les lithographes organisèrent un meeting sur le terrain de manœuvres, avenue Gambetta. (Crédits : Le Petit Parisien/BnF Gallica)

    Forts des 1 300 membres du syndicat, ils faisaient cause commune, et décidèrent pour une durée de 24 heures de faire une grève générale des lithographes. Aussitôt dit, aussitôt fait, dès l’aube autobus, tramways, métros déversaient à la porte des Lilas un nombre grossissant à vue d’œil près du domicile de Julien Beaumont. Tandis que certains montaient la garde à l’intérieur du logement, d’autres s’installaient tout autour de la place des Tourelles dans les cafés, prêts à intervenir.

    L’union faisant la force, le ministre des Finances, Charles de Lasteyrie du Saillant et personnalités politiques attiraient l’attention sur le cas Beaumont. Le percepteur du s’enquérir de renseignements détaillés sur la situation exacte dudit contribuable. Le Conseil national de la fédération des fonctionnaires avait voté un ordre du jour contre l’impôt sur les traitements :

    • Abaissement du taux de la cédule sur les traitements et salaires à 4 %
    • Le relèvement de 2 000 Anciens francs des taux d’exonération à la base
    • Application de a cédule sur les traitements et salaires de tous les abattements pour situation et charges de famille
  • Suncrypt s’attaque à la clinique amérindienne d’Oklahoma City

    Suncrypt s’attaque à la clinique amérindienne d’Oklahoma City

    La société américaine à but non lucratif, OKCIC est victime du ransomware Suncrypt. Elle se consacre à la fourniture de soins de santé pour les personnes qui ont souvent du mal à les obtenir, tant culturellement qu’en raison de l’absence d’assurance, du manque de prestataires dans certaines régions et de l’engorgement des salles d’urgence. De plus que ce soit le renouvellement des médicaments ou les services de vente par correspondance sont indisponible pour une durée inconnue.

    La Clinique amérindienne d’Oklahoma City qui évoquait des « problèmes technologiques » a subi une infection de type ransomware. Suncrypt affirme avoir acquis plus de 350 Go de fichiers, notamment des bases de données de dossiers médicaux électroniques et des documents financiers. Les opérateurs proposent sur leur site de fuite 27 Mo compressés de preuves, soit 232,5 Mo au total.

    L’Oklahoma City Indian Clinic (OKCIC) prend en charge 20 000 patients issus de plus de 200 tribus amérindiennes. Une indication sur leur site Web et leur compte Twitter s’excuse actuellement des problèmes technologiques rencontrés par les utilisateurs. (Crédits : capture d’écran)

    La cyberattaque des opérateurs derrière le ransomware Suncrypt contre OKCIC « contredit directement une déclaration qu’ils ont faite à ce site en septembre 2020 et que ce site a rapporté à l’époque ». Après avoir initialement attaqué un organisme médical, « ils avaient retiré l’entité de leur site de fuite et déclaré à DataBreaches.net qu’ils avaient soigneusement évité de verrouiller les systèmes de survie ou d’interférer avec les opérations hospitalières. »

  • Il y a cent ans… eut lieu le crime de la gare Saint-Lazare

    Il y a cent ans… eut lieu le crime de la gare Saint-Lazare

    Les homicides volontaires de femme qualifiées de féminicides atteignent le nombre de 25, au 28 mars 2022. Malheureusement, ils faisaient déjà la une des journaux depuis plusieurs décennies, car ces assassinats existaient déjà… il y a cent ans. L’affaire du crime dit de la gare Saint-Lazare s’étalait sur la première page du quotidien Le Petit Parisien. Daniel-Alexandre Andrieux, 23 ans comparaissait devant les Assisses de la Seine sous l’inculpation de faux, usage de faux et assassinat de Leila Bausse âgée de 22 ans.

    L’affaire connue sous le crime de la gare Saint-Lazare, mis un terme à deux vies, celle de la victime Mlle Leila Bausse 22 ans et son meurtrier Daniel-Alexandre Andrieux 23 ans. Le fils d’un considérable minotier du Maroc, semblait selon le journal L’Humanité du 28 mars 1922, manquait d’un certain équilibre mental. Né en Russie, il appartenait à une famille des plus honorables. Son père dirigeait une importante minoterie au Maroc, alors que son grand-père était membre de la chambre de commerce de Casablanca. Mineur, il suivait ses parents du Maroc aux États-Unis que la presse surnommait les Amériques. Le jeune homme à tout juste 18 ans s’engagea. Après être démobilisé, il travailla comme dactylographe au sein de la société de constructions civiles et industrielles. Son employeur n’est autre que son oncle, M. Nicolas Perpignani, administrateur délégué de la compagnie, constituée le 24 juillet 1919.

    Compte tenu de l’érosion monétaire due à l’inflation, le pouvoir d’achat de 15 000 Anciens francs en 1922 correspond à 17 387,35 Euros aujourd’hui. (Crédits : Alexas Fotos/Pixabay)

    L’assassin, Daniel-Alexandre Andrieux, que les renseignements de police qualifiaient de violent et paresseux, était arrivé de Casablanca en novembre 1920. Il faisait connaissance de celle qui allait devenir sa petite-amie. L’homme possessif piquait des crises, si bien qu’au cours de l’une d’entre elles, il la frappa dans le bureau de son employeur. La jeune femme paya double, voire triplement la crise de jalousie de son amant. M. Perpignani mis les deux amants à la porte, mais versa régulièrement des sommes d’argent à son neveu. Éconduit, l’homme blessé se faisait de plus en plus pressant et présent, en harcelant la jeune femme. La compréhension, comme l’assimilation de la fin d’une relation semblait étrangère à Andrieux. Il usurpa la signature de son nouveau patron pour parapher un chèque de 6 400 francs pour fuir à l’étranger. Il la supplia, arguant avoir volé 100 000 francs et encourir une peine de 20 ans de travaux forcés, pour qu’elle le suivre… en vain.

    Profitant de l’affolement général provoqué par son geste criminel, il réussit à se frayer un passage parmi la foule nombreuse. Tout en tirant sur ses poursuivants, il gagna le souterrain du Métropolitain, qu’il traversa avant de ressortir rue du Havre. (Crédits : cocoparisienne/Pixabay)

    Depuis environ quinze jours, la jeune femme avait recouvré un emploi dans une minuscule boutique. Cette dernière installée cours du Havre sous le péristyle d’entrée d’accès à la salle des Pas-Perdus portait le nom de Teminus Dactyl. Le 28 avril 1921, il insista une nouvelle fois pour qu’elle s’enfuie avec lui, une fois de plus elle répondit négativement. Sur le seuil d’un magasin proche de la gare, il sortit un revolver et la tua. Fuyant la scène du crime, une chasse à l’homme commença. Il s’engouffra dans la bouche de métropolitain, éloigna ses deux poursuivants, l’agent Baco et un employé de la gare, M. Paul Enfer en faisant feu à deux reprises, sans les toucher. Il en ressortit par la rue du Havre, puis emprunta la rue de l’Isly, entra au numéro 7. Il se mêla à la foule des ouvriers sortant, pour ensuite grimper dans le Printania, avant de redescendre dans la cave d’une maison voisine. Il s’y cacha une bonne partie de la nuit. Rebroussant chemin et se croyant en sûreté, il chercha à s’enfuir vers 2 h. Le veilleur de nuit le vit et l’arrêta. Le procès d’Assises le condamna aux travaux forcés à perpétuité et 15 000 Anciens francs de dommages et intérêts.

  • Il y a cent ans… deux histoires parisiennes d’automobiles

    Il y a cent ans… deux histoires parisiennes d’automobiles

    Deux histoires d’automobiles, contées dans l’Écho de Paris le 27 mars 1922, transformaient la vie de Gaston Valentin, Jean Le Gall et Pierre Sebié. Les voitures ne sont pas celles que nous connaissons aujourd’hui. La sécurité, le confort de conduite et autres améliorations ne vinrent qu’avec le temps, accidents, et prises de conscience de la dangerosité de l’être humain. Déjà les constructeurs, ou géniaux inventeurs, composèrent des véhicules terrestres à moteur avec, et sans permis, les dernières ont conservé le nom de voiturette.

    Gaston Valentin est un amoureux de la belle mécanique dirait-on. Passionné par les voiturettes automobiles, qui peuvent se conduire sans posséder le permis, il n’hésite pas à emprunter celle d’autrui. Ainsi l’homme déambulait, à La Celle-Saint-Cloud lorsqu’il vit une voiturette arrêtée sur la bordure. Ce terme était utilisé pour la première fois par le constructeur automobile français Léon Bollée. Il s’en servait pour désigner un tricycle de son invention. Il en déposa le nom, et ce mot, comme le frigo (qui est une marque) à la place du réfrigérateur, est au fil du temps passé dans le langage usuel. N’écoutant que son désir, il mit le moteur en marche, pris se aises en s’installant au volant puis démarra.

    Les voiturettes se pilotaient sans permis, ni carrosserie. Inventée par Léon Bollée en 1895, elle est connue sous le nom de « tricar » au Royaume-Uni. (Crédits : Joost J. Bakker)

    Sortant d’une boutique, le propriétaire courut derrière son véhicule et le voleur. Entendant des cris, Gaston Valentin se retourna, perdit la tête et fonça volontairement dans un arbre. Interrogé par le juge d’instruction, il avoua s’être emparé de l’automobile, car il la trouvait « très jolie ». Le magistrat chargea un médecin légiste de procéder à l’examen mental du prévenu, dans la mesure où il ne semblait pas jouir totalement de ses facultés.

    Rupture de direction

    Non loin de là, près de la Porte de Trappes, une issue moins heureuse se déroulait. Une automobile faisait une terrible embardée. Elle était pilotée par le mécanicien Jean Le Gall, âgé de 35 ans, avec à ses côtés son ami Pierre Sebié. Selon les témoins de la scène, le véhicule roulait, subjectivement, à vive allure. La rupture de la colonne de direction les envoya brutalement dans le décor. « Les deux hommes furent grièvement blessés et ne tardèrent pas à expirer », écrivait le journal L’Écho de Paris.

  • 510 000 Français touchés par une fuite de données de l’Assurance Maladie

    510 000 Français touchés par une fuite de données de l’Assurance Maladie

    Plus d’un demi-million de Françaises et Français affectées. Après la divulgation détectée en Bretagne, il y a quelques mois de cela, c’est encore une fois une fuite des données de santé qui potentiellement se retrouve sur la toile. Le secteur de la santé reste une cible de choix pour les cybercriminels, à l’instar de Lapsus$ et l’attaque du ministère de la Santé brésilienne, en 2021. Hasard du calendrier, quand en France, le gouvernement vient de lancer sa campagne pour « Mon espace santé », et que les premiers mails et courriers parviennent aux assurés de l’hexagone.

    L’organisme annonce dans un communiqué avoir détecté une fuite de données affectant 510 000 de ses affiliés. Elle spécifie également que parmi les données dérobées se trouvaient « des données d’identités (nom, prénom, date de naissance, sexe) ainsi que des données relatives aux droits (déclaration d’un médecin traitant, attribution de la complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale d’État, éventuelle prise en charge à 100 %) ».

    En l’état des investigations, qui se poursuivent, 510 000 assurés sont concernés par cette fuite de données. Ceux-ci seront informés individuellement de cet incident et sensibilisés au risque accru d’hameçonnage dont ils pourraient faire l’objet. (Crédits : capture d’écran/Assurance maladie)

    L’Assurance Maladie précise avoir détecté le phénomène aux alentours du 11 mars 2022, et explique que les adresses IP utilisées pour réaliser cette collecte d’informations ont été immédiatement bannies et les comptes compromis réinitialisés. Il ressort des premières analyses que les opérateurs ont pu se connecter à 19 comptes de professionnels de santé dont les adresses e-mail avaient été compromises. Elle indique que les personnes concernées par cette fuite de données seront prévenues individuellement et « sensibilisées au risque accru d’hameçonnage dont ils pourraient faire l’objet ». L’Assurance Maladie a adressé une notification à la CNIL le 16 mars 2022 et dépose ce jour une plainte pénale.

    Mon espace Santé

    Hasard du calendrier, les premier courriels concernant « Mon espace santé » sont arrivés sur les boites mail cette semaine, en fonction de l’échéancier préétabli. Il contient « un Dossier médical partagé (DMP), ou espace de stockage et de partage d’informations médicales, une messagerie sécurisée, un agenda ainsi qu’un catalogue de services numériques de santé. » Selon le Ségur du numérique en santé, son ambition affichée est de « généraliser le partage fluide et sécurisé de données de santé entre professionnels et usagers pour mieux soigner et accompagner. » À l’instant même où des comptes de professionnels de santé viennent d’être « piratés ». Sera-t-il protégé à 100 % ? Rien de plus simple, la réponse est non. Je suis catégorique, car, je me suis amusée à effectuer le MOOC l’ANSSI. Vous y trouverez l’ensemble des informations pour « vous initier à la cybersécurité, approfondir vos connaissances, et ainsi agir efficacement sur la protection de vos outils numériques. Ce dispositif est accessible gratuitement. Le suivi intégral de ce dispositif vous fera bénéficier d’une attestation de réussite. » Il n’a pas vocation à déterminer votre choix sur « Mon espace santé », mais de voir plus clair sur ce qu’est l’Internet.

    La fuite ne concernerait pas « les coordonnées de contact (e-mail, adresse, téléphone) et coordonnées bancaires, ainsi que les données relatives aux éventuelles pathologies/maladies et à la consommation de soins, ne sont pas concernées », assure l’organisme. (Crédits : capture d’écran/Assurance Maladie)

    Deux points de vue vont alors s’affronter. Le premier est l’individu ultra connecté, qui ne peut pas faire un pas sans son ordiphone, ou smartphone. « Plus besoin de s’embêter à tout apporter à chaque visite médicale. Quand on a des enfants, c’est pratique. Dès que c’est opérationnel, je le ferais », explique une personne interrogée. De l’autre, des voix, comme la Quadrature du Net s’alarme. « Nous avons passé en revue les fonctionnalités de Mon Espace Santé et force est de constater qu’elles présentent des insuffisances alarmantes en matière de respect du consentement et de gestion des données de santé. » Vous avez le choix d’accepter la création, ou de vous y opposer. À défaut de choix, votre espace sera crée automatiquement. Si vous faites machine arrière, et que vous souhaitiez clôturer votre espace santé « vos données seront conservées 10 ans. Vous pouvez demander la suppression de toutes vos données, de celles de votre enfant ou de la personne majeure dont vous assurez la représentation lors de la clôture de Mon espace santé. » Votre choix sera le bon, car il est celui qui vous convient le plus.

  • Oca Global cyberattaqué par Conti

    Oca Global cyberattaqué par Conti

    Une société espagnole est la cible du ransomware Conti. Le 26 mars 2022, les opérateurs ont diffusé une partie non négligeable de données, soit 31,96 GB compressés. OCA Global est un groupe d’entreprises privées, dont le siège est en Espagne, qui se consacre aux activités d’inspection, de contrôle de la qualité, de certification, d’essais, de conseil et de formation. La multinationale ibérique offre ses services dans plus de 60 pays à travers le monde.

    La compagnie emploie actuellement plus de 3 000 personnes dans des bureaux répartis dans plusieurs États à savoir l’Espagne, Andorre, Chili, Pérou, Mexique, Colombie, Bolivie, Maroc, Égypte, Afrique du Sud, Émirats, Arabie Saoudite, Inde, Portugal et Ukraine. Les renseignements en ligne, tel le document intitulé Madrid compressé exhibe 245 MB pour en fait délivrer 1,4 GB. L’archive contient des données de contrats anciens et de l’année 2022. Ces derniers affichent les coordonnées bancaires, adresse, lieu de l’entreprise, le nombre d’employés, l’activité… La direction de la qualité fournit dans le fichier de 188,18 MB les numéros de clients, leurs adresses, mais surtout ceux qui sont conformes à la législation suite aux différents contrôles, et ceux qui ne le sont pas.

    La divulgation est régulièrement la conséquence d’un refus de paiement de la rançon exigée. L’entreprise AON s’était résolu à payer 40 millions de dollars. (Crédits : capture d’écran)

    OCA Global compte huit divisions commerciales mondiales : Inspection statutaire, contrôle de la qualité et assistance technique, essais, inspection maritime et des marchandises, certification, conseil et avis technique, formation et inspection technique des véhicules. D’autant plus de domaines qui intéressent les cybercriminels à divers titres.