Le site du ministère israélien de la Santé a fait l’objet d’une attaque informatique ce dimanche 17 juillet 2022, revendiquée par le groupe pro-Iraniens, Altahrea Team. Elle est la dernière d’une série d’attaques contre des infrastructures cruciales dans le pays. Un mois après celles perpétrées contre Israel Electric Corporation, plus grand fournisseur d’électricité dans les territoires occupés, Dorad Energy Ltd, qui distribue l’énergie, et le fournisseur de solutions techniques Reali Technologies ltd. Ces trois derniers par les opérateurs derrière Moses.
Après plusieurs heures de perturbation, « le site web a retrouvé sa pleine activité », indiquait le ministère lundi 18 juillet. L’attaque revendiquée par Altahrea Team découlerait des frappes de Tsahal dans la bande de Gaza ce week-end et du soutien israélien aux sanctions contre l’Iran, explique Times of Israël. La cyberattaque serait du type DDoS selon les informations de J-Wire.
La semaine dernière, Altahrea Team affirmait avoir attaqué jeudi 14 juillet 2022, le site Web de la municipalité de Jérusalem ainsi que celui de l’entreprise de défense Rafael Advanced Defense Systems Ltd. Altahrea Team a revendiqué une attaque lundi contre le site Web de la commune de Tel-Aviv. (Crédits : capture d’écran)
Les suppositions de l’origine de l’attaque restent des supputations. Les griefs du groupe pro-iraniens seraient d’une part les sanctions contre l’Iran qui selon les opérateurs « tuent des milliers de personnes en bloquant l’arrivée de médicaments et de vaccins COVID-19 », et d’autre part le soutien à l’Ukraine dans le conflit armé russo-ukrainien. « Vous êtes désormais dans notre ligne de mire », écrivait l’organisation. Le ransomware Moses lors de l’attaque informatique contre Israeli Power Companies laissait le même genre de message : « Nous vous surveillons depuis de nombreuses années, à chaque instant et à chaque étape. Ceci n’est qu’une partie de notre surveillance de vos activités grâce à l’accès aux caméras de vidéosurveillance du pays. Nous l’avions dit, nous allons vous frapper alors que vous n’auriez jamais imaginé… »
Tandis que les SMS concernant Ameli continuent d’être envoyés partout sur l’hexagone, une nouvelle menace débarque : le QR code. Depuis les deux années où le SARS-CoV-2 a tenu le haut de l’affiche, ces petits carrés bizarres sont en tous lieux. Sur les tables de restaurant, la devanture d’un magasin, en bas de page de publicité… il est désormais omniprésent sans s’en rendre compte. Machinalement nous voyons ce petit carré ressemblant de manière capillotracté au jeu de Pacman, et nous dégainons le smartphone. Mais que savez-vous de lui ?
Avant d’effrayer le lecteur, remontons de quelques années en arrière, en 1994. Année du début de l’ère Aimé Jacquet, menant la France à sa première victoire en coupe du monde de football en 1998. Les bleues, quant à elles disputent actuellement l’Euro et sont en quarts de finale, refermons l’aparté. Donc, les codes QR ont été créés en 1994. Une filiale de Toyota, Denso Wave, a développé ce code pour faciliter le processus de fabrication, le suivi des véhicules et des pièces. Il a été conçu pour permettre des vitesses de décodage rapides, son nom est devenu logiquement « code Quick Response ». S’ils possèdent une notoriété digne d’une rock star, leur existence est due au développement et succès des codes à barres. Depuis ils sont extrêmement populaires, et c’est là où le bât blesse.
Les codes QR peuvent stocker jusqu’à 7 089 caractères numériques, 4 296 caractères alphanumériques, bien au-delà de la capacité du code-barres (une douzaine de caractères). Des lignes de codes pour exécuter une action, par exemple en Bash, n’ont pas besoin d’autant, 1 500 sont amplement suffisante, voire moins, beaucoup moins.
Que s’est-il passé ? Cet instrument pratique se retrouvait même dans les bibliothèques municipales, et plein d’autres endroits. Le nombre de chiffres dans les codes a donc été augmenté, générant une modification. Leurs tailles, et l’espace d’impression multipliaient les coûts d’impression. En outre, ces évolutions ont entraîné des complications occasionnelles lors de la lecture/du balayage des nouveaux codes. De la poudre de perlimpinpin, beaucoup de recherche et de travail, ont donné naissance aux codes QR 2D (bidimensionnels). Depuis leur avènement, ils ont vu leur population augmenter, les développements de la technologie pour améliorer la capacité de stockage et la fonctionnalité…
La taille accrue du QR code en fait une arme redoutable. Avec le langage de programmation Python, il est simple d’envoyer un e-mail sans fioriture. Le FBI avertissait ses concitoyens en début d’année 2022 : « ne scannez pas un code QR trouvé au hasard ». Les escrocs utilisent de faux codes QR pour voler vos mots de passe et votre argent.
Des individus malintentionnés les utilisent dorénavant pour voler des données personnelles ou compromettre un terminal, selon Le Parisien. Les escrocs ont toujours un coup d’avance ! Il suffit désormais de flasher le code avec son appareil photo pour être dirigé vers une URL. Elle peut permettre de lire un menu, télécharger une application ou montrer « patte blanche » dans l’application mise en place par le gouvernement « Tousanticovid ». Il n’est nullement question des RGPD. « Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un “smartphone” à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins de 2 mètres pendant au moins 5 minutes », explique le site dédié.
Dans un article du quotidien Le Parisien, un « expert » précise que « la cyberattaque passe par l’appareil photo et contourne ainsi les antivirus et les filtres de sécurité ». Vous pouvez en quelques secondes créer le vôtre. « Il est tout aussi facile de modifier une application avec un code malveillant qui transforme le téléphone en mouchard ou siphonne les données », ajoute-il.
Pour effectuer une attaque ou un vol de données, il suffit de faire « Man-in-the-middle ». Pour cela ils peuvent remplacer un QR Code par le leur en apposant un autocollant. En le scannant, les utilisateurs sont renvoyés vers une copie ou l’original du site, avec exfiltration de leurs données, sans s’en apercevoir. (Crédits : Panda Security)
Selon des sources bien informées « le QR est une belle invention qui ne représente que peu de “menace” ». Les problèmes indiqués se situent que dans les différents traitements associés, pas dans le code QR, lui-même. L’usage des outils « informatiques » par tout un chacun « facilite » la vie quotidienne. « Les entreprises utilisent légitimement les codes QR pour fournir un accès sans contact pratique et les ont utilisés plus fréquemment pendant la pandémie de COVID-19. Cependant, les cybercriminels tirent parti de cette technologie en dirigeant les scans de codes QR vers des sites malveillants pour voler les données des victimes, en intégrant des logiciels malveillants pour accéder à l’appareil de la victime et en redirigeant le paiement à des fins cybercriminelles », expliquait le FBI dans son alerte. Pour toutes les questions sur les possibles fraudes , un site Cybermalveillance.
Qu’est-ce qui va différencier un « vrai » d’un « faux » QR code ? Humainement, c’est très compliqué.
Ars Technica rapportait que des malfaiteurs avaient placé des autocollants de codes QR frauduleux sur des parcmètres, dans les grandes villes du Texas. Ces autocollants visaient à inciter les gens à payer leur stationnement, mais sur un site Web frauduleux. Les agents de stationnement avaient trouvé des autocollants avec des codes QR frauduleux sur les bornes de paiement à Austin, Houston et San Antonio. Les autorités avaient dans un communiqué de presse, que des fraudes sur des parcmètres étaient constatées. Au final 29 des 900 avaient un autocollant recouvrant le code QR. En cas de doute, rapprochez-vous des forces de l’ordre, de votre banque et du site Cybermalveillance.
Une campagne de SMS frauduleux se répand comme une traînée de poudre en France. Des témoignages sur les différents réseaux sociaux indiquent que des individus sont dubitatifs. Ainsi, elles expliquent vouloir appeler leurs propres caisses d’assurance maladie pour en avoir le cœur net. Ces tentatives apparaissent dans différents domaines au même degré que pour le compte personnel de formation. Elle peut exister également par tout autre moyen électronique de communication.
La dépendance à l’ultra-communication tant à montrer des limites, celles des êtres humains ayant accès à cette technologie. Rien à voir avec l’intelligence, les diplômes, mais avec l’incrédulité et la naïveté des individus.
« Quoi ? C’est qui cette Amélie ? », s’étonna Mme Kharéson
« Tu sais l’assurance maladie en ligne, Améli quoi ! »
« Ah », rougit-elle
« Elle me demande de remplir ce formulaire pour renouveler mes droits sur ma carte vitale »
« Quel gros bêta tu fais ! Tu es capable de me coller sur des faits historiques, mais sur un smartphone… », s’esclaffa sa tendre épouse, sans terminer sa pensée pour ne pas froisser le pauvre hère.
« Je t’explique », renchérit-elle.
Les liens peuvent afficher de nombreuses combinaisons avec en vedette « assurance maladie ». Ne cliquez pas dessus ! (Crédits : DR)
Suite aux fuites des différentes attaques informatiques, les opérateurs malveillants usent et abusent des renseignements volés. Ayant accès aux e-mails, adresses, numéros de téléphone… ils envoient des milliers, des centaines de milliers voire des millions de SMS comme celui-ci. Ils comptent sur la probabilité qu’un certain pourcentage de personnes clique sur l’hyperlien et remplisse naïvement leurs données. Ils peuvent aussi le faire par courriel.
J'ai reçu le même SMS, il y a 48 heures . Je vais appeler la sécu demain, car rien d'indiqué sur le site Ameli .
La personne a le bon réflexe, celui de joindre au plus vite l’organisme pour confirmer, et informer le cas échéant l’assurance maladie.
Jamais l’assurance maladie en ligne, la fameuse Ameli, ne te contactera directement par SMS. Tu pourras recevoir une notification t’invitant à te connecter à ton compte par courriel sur l’adresse e-mail que tu as complétée dans le formulaire de contact. Mais sans afficher un hyperlien.
Il existe de nombreuses méthodes et façons de gagner de l’argent. Le vol de données en est une, fraude au compte personnel de formation (ci-dessus) la création de vrai faux papier d’identité, de carte d’assurance maladie, de permis de conduire, sont autant de moyens pour des personnes malveillantes d’amasser illégalement de l’argent, à vos dépens. (Crédits : DR)
Les banques, les mutuelles, en fait tous les organismes qui ont un accès à vos données n’ont aucunement besoin de vous contacter par SMS, par courriel, pour que vous puissiez confirmer votre code de carte bancaire, votre mot de passe, etc. Toutes ces choses doivent rester secrètes.
Ce 14 juillet 2022, la cyberattaque n’est pas encore revendiquée sur le DarkWeb. Durant le week-end du 9 et 10 juillet, la société suisse Cremo a été la cible d’une attaque informatique. L’entreprise basée à Fribourg a déclaré qu’elle est en mesure d’assurer la production sur l’ensemble de ses sites, à l’heure actuelle. Le numéro deux du lait en Helvétie emploie plus de 800 personnes dans cinq cantons. Une enquête en cours tente de quantifier l’ampleur des dégâts.
La Suisse était relativement épargnée depuis l’attaque de l’université de Neuchâtel en février. Des cabinets médicaux faisaient la désagréable expérience d’une attaque par codes malveillants. Ces derniers jours l’école de l’arc jurassien était la nouvelle victime. L’offensive se serait déroulée le 2 juillet 2022. Lundi 11 juillet, par un bref communiqué diffusé à 16 h 30 l’établissement expliquait aux médias que « la Haute École Arc est soumise à une attaque informatique. Elle a décidé de couper l’accès à tous ses serveurs et à sa messagerie, ceci afin de protéger son infrastructure et ses données. Les téléphones mobiles restent accessibles. »
« De plus amples investigations sont en cours […]. Nous ne disposons pour l’instant pas d’informations supplémentaires », précise la polie cantonale. (Crédits : HE-Arc)
À nouveau la Suisse est frappée par une cyberattaque. Cette fois il s’agit de l’institution de produits laitiers Cremo. « Nous avons été informés ce week-end d’un piratage informatique chez Cremo. Nous sommes en contact avec les responsables de l’entreprise afin de les aider dans leurs démarches. Une plainte pénale a été déposée et l’enquête est en cours », affirmait MartialPugin Chef du secteur communication et prévention de la police cantonale fribourgeoise. Au téléphone, le secrétaire général de Cremo, Thomas Zwald, semble pressé : « Rappelez-moi demain, il se passe beaucoup de choses, ici », raconte AlexandreBeney pour Arcinfo.
Par un message sur twitter, la société a révélé avoir subi une attaque informatique le 8 juillet 2022. La Fondation EdmundMach, anciennement Istituto Agrario di San Michele all’Adige (IASMA), est une institution agraire et une académie du vin située dans le Trentin, au nord-est de l’Italie. Il a aujourd’hui pour mission de dispenser un enseignement, une formation et des conseils dans le domaine de l’agriculture. Depuis la découverte de l’attaque, l’institut créé en 1874, met tout en œuvre en vue de rétablir l’ensemble de ses systèmes d’information.
La Fondation Edmund Mach, hormis dispenser un enseignement et des conseils dans le domaine de l’agriculture, il mène des recherches et des expérimentations dans le but de « promouvoir la croissance culturelle et socio-économique du secteur agricole ». Mais également de développer les systèmes forestiers et agroalimentaires, en portant une attention particulière à l’environnement et la sauvegarde du territoire de la région du Trentin.
Attacco informatico alla FEM che ha coinvolto i servizi informativi aziendali e le piattaforme tecnologiche. Sono in corso tutte le verifiche necessarie per valutare l'entità del danno e per ripristinare la piena operatività dei sistemi nel più breve tempo possibile. pic.twitter.com/MsTjmL3Bes
— Fondazione Edmund Mach (@fondazionemach) July 8, 2022
Au mois d’avril, le site internet du ministère de la transition énergétique (MiTE) était hors service. « On peut dire que l’attaque contre MiTe a été arrêtée à un moment où elle n’avait pas encore déployé toute sa capacité de destruction », déclarait Roberto Baldoni, PDG d’ACN. Pour le ministre Cingolani, cette attaque confirmait une fois encore « l’importance et l’urgence de disposer de structures informatiques dans l’administration publique qui respectent les principes de pointe en matière de cybersécurité ».
Le conseil départemental d’Indre-et-Loire à travers un communiqué révèle avoir été victime d’une cyberattaque. Elle aurait eu lieu durant la nuit du dimanche 10 au lundi 11 juillet 2022. Depuis les connexions internet et téléphonique ont été coupé hier lundi. Tandis que les attaques par ransomware ont augmenté de manière significative, avec Idex, Syredis ou encore dernièrement La Poste Mobile par le RaaS LockBit 3.0, dont des données ont été diffusées, peut-on s’attendre à d’autres attaques de ce genre ?
L’exemple d’une telle attaque informatique de masse est celle perpétrée contre la Mairie de Bondy. Cette dernière s’était déroulée en 2020 aura coûté environ 1,5 million d’euros aux contribuables, explique Le Parisien. Mais les conséquences ne s’arrêtent pas ici, elles devraient perturber le fonctionnement interne jusqu’au minimum le mois de juin 2023, les services de la commune de Seine–Saint-Denis. Juste un an avant les Jeux olympiques de Paris 2024.
« On a pensé, d’abord, à un dysfonctionnement classique, explicite le président, Jean-Gérard Paumier. Puis on s’est rendu compte que c’était une attaque d’ampleur ». Le site gouvernemental Cybermalveillance et la CNIL ont publié un guide sur les obligations et responsabilités des collectivités. (Crédits : Capture d’écran)
Il n’y a plus de téléphone ni messagerie interne, le conseil départemental n’est plus joignable de l’extérieur. Des interventions et investigations sont en cours. « On s’est mis en contact avec des agents du ministère de l’Intérieur spécialisés pour remettre un fonctionnement normal qui ne lèse ni les services ni les usagers du Département, martèle le président Jean-Gérard Paumier. Maintenant, il faut bien identifier la cause. C’est un problème qui malheureusement a déjà frappé nombre de grandes collectivités. » Il ne serait pas étonnant que les opérateurs malveillants derrière les attaques informatiques profitent des vacances en métropole, pour réitérer leurs méfaits sur d’autre entités.
La compagnie taïwanaise Sin Sheng Terminal & Machine est un fabricant et fournisseur de différents composants électroniques. Ils produisent des terminaux et des connecteurs SMT/DIP, couvrant les industries des moniteurs LCD et/ou LED, des panneaux, des téléviseurs, des assemblages de câbles d’automobiles/motos et des consommateurs électroniques. Les opérateurs derrière le ransomware Cuba revendiquent l’attaque et diffusent de très nombreux documents.
Les connecteurs sont le fer de lance de la société. Ainsi il est possible d’en trouver pour des rétroéclairages de panneaux LED, terminaux et boîtiers FASTON, connecteurs haute vitesse, pour l’électronique automobile et grand public, pour les produits industriels, de santé, pour les appareils ménagers intelligents (IoT), pour les produits de télécommunication, ordinateurs de bureau et portables, bref un peu partout. Le ransomware Cuba met à disposition sur la première page 13 fichiers compressés d’un total de 769,4 Go.
Le fichier « readme.txt », ci-dessus laissé par le ransomawre Cuba est omniprésent et ne laisse aucun doute sur l’attaque informatique subie par la firme taïwanaise. Aucun communiqué de la firme n’est encore sorti. (Crédits : capture d’écran/Cuba)
Puis, à travers les différents menus, pléthores de documents sont consultables. Ils sont financiers comme le business plan, des vidéos d’accidents mortels, de fichier avec nom de clients dans les îles Guernesey, Malouine et de l’Ascension. Mais également les fichiers des différents employés présents et passés, les personnes à contacter en cas d’urgence… Il existe même des indications que les habilitations provisoires sont à l’arrêt, évoquant même que les responsables de la sécurité d’un établissement devraient contacter l’Agence de contre-espionnage et de sécurité de la défense américaine (DCSA).
Des enquêtes, des documents classifiés, des indications sur le traitement des enquêtes de sécurités sont autant de documents sensibles exfiltrés. (Crédits : capture d’écran/Cuba)
Les opérateurs derrière le Ransomware-as-a-Service multiplient les cyberattaques. Après des poids lourds, tels Idex, Syredis, ou « Les bureaux de l’épargne », c’est au tour de l’opérateur de téléphonie La Poste Mobile d’en faire les frais. L’entité appartenant au groupe La Poste et à SFR, annonçait le 8 juillet que « ses services administratifs et de gestion » ont été victimes d’un ransomware le lundi 4 juillet 2022. C’est l’organisation LockBit 3.0 qui a revendiqué l’attaque sur son mur de fuite.
La période est extrêmement sensible aux différentes sortes d’attaques informatiques. Qu’elles soient par ransomware, phishing, DDoS, Brute-force… elles sont légions. La dernière victime en date sur le sol français est l’opérateur mobile « La Poste Mobile ». Les opérateurs derrière le ransomware LockBit promettent au groupe la publication des données exfiltrées lundi 11 juillet 2022 à 19 h 18. Le but se faire verser une somme pouvant atteindre plusieurs millions de dollars américains en fonction des ressources à disposition.
La Poste Mobile a été victime, ce lundi 4 juillet, d’une attaque informatique par codes malveillants de type ransomware. « Dès que nous avons eu connaissance de cet incident, nous avons pris les mesures de protection nécessaires en suspendant immédiatement les systèmes informatiques concernés. » (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)
Sur le site, l’opérateur assure que « nos équipes informatiques procèdent actuellement au diagnostic de la situation. Nos premières analyses établissent que nos serveurs essentiels au fonctionnement de votre ligne mobile ont bien été protégés. En revanche, il est possible que des fichiers présents dans des ordinateurs de salariés de La Poste Mobile aient été affectés. Certains d’entre eux pourraient contenir des données à caractère personnel. » C’est en effet la vérité, d’après les preuves présentées par LockBit 3.0.
Une remarque à juste titre, c’est pour cela qu’il est préférable de changer l’intégralité des mots de passe par mesure de sécurité, pour les personnes susceptibles d’être impactées.
Trois captures d’écran à disposition fournissent prénom, nom, adresse postale complète, numéros de téléphone portable et fixe, ainsi que les adresses de courriel. « La Poste Mobile invite ses clients à être vigilants, notamment en surveillant toute tentative de phishing et/ou d’usurpation d’identité, et les tiendra bien évidemment informés des enseignements apportés par les expertises en cours », poursuit le groupe.
Sur les captures d’écran mises à disposition, des informations laissent à croire que des coordonnées bancaires soient aussi dans le lot. (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)
Suite à la cyberattaque le service client de La Poste Telecom est joignable à l’adresse suivante : mesdonneespersonnelles@lapostemobile.fr, mais également par téléphone 904 (905 pour les clients professionnels) depuis votre ligne « La Poste Mobile » ou au 0 970 808 660 (prix d’un appel local). Le site gouvernemental français luttant contre la cybermalveillance publie à l’attention des élus locaux et agents territoriaux un guide sur les obligations et responsabilités des collectivités locales et de leurs établissements publics en matière de cybersécurité.
Le mois de juillet commence à peine que les attaques informatiques pleuvent. L’été s’annonce d’ores et déjà brûlant. Si le nombre de compagnies françaises atteintes par un ransomware au mois de juin atteignait la dizaine, en moins d’une semaine, neuf entreprises sont épinglées. Dans le lot des victimes, il faut recenser une société de gestion d’actifs parisienne, deux cabinets d’avocats, un cabinet d’ingénierie, Idex, ou encore le prestataire de services informatiques Syredis.
La refonte du site de fuite du ransomwareLockbit 3.0 annonce la couleur. « Les bureaux de l’épargne » est un cabinet de courtage familial et indépendant, présidé par Constance Coillard. Les cybercriminels indiquent détenir 57,2 Gb de données compressées, telles que les conseillers issus de la France entière, les mots de passe, pièces d’identité… Le cabinet d’avocats PLR, qui semble avoir plusieurs compétences juridiques telles la data protection – RGPD —, situé à Paris est également placardé avec 73,5 Gb d’informations sensibles. Un second cabinet d’avocats, Bosco, est aussi sous le coup de la divulgation de 101 Gb, prévue le 16 juillet 2022 à 20 h 38.
Les demandes de rançon sont élevées, de 40 000 dollars à 15 millions pour la société Diode de développement de logiciels & projet de sauvetage. (Crédits : Capture d’écran)
Mais il y a également les entreprises françaises #Idex ou #Syredis. La première attaque est revendiquée par Industrial Spy, où quelque 30 Mo de données, en guise de preuve, s’affichent. Sept dossiers distincts semblent indiquer que selon les opérateurs auraient des documents ayant un rapport au ministère de la Défense (convention-cadre pour l’exploitation et la maintenance des installations de la base navale de Toulon, attestation de visite de l’établissement de la préfecture de la zone de défense et de sécurité et accord de confidentialité, document relatif à la construction d’un nouveau commissariat de police…), du ministère de l’Intérieur, du département de l’Ardèche et de la préfecture de Valence.
L’attaque semble avoir eu lieu le 29 juin 2022, contre le Leader indépendant des projets d’infrastructures énergétiques & services de valorisation des énergies pour entreprises & collectivités. Industrial Spy détiendrait 215,8 GB compressées, la rançon demandée à l’heure actuelle est de 9 millions de dollars américains, soit plus de 442 BTC.
Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés indique l’adage. La compagnie affiche que « toutes vos données sont sécurisées et tous vos serveurs sont hébergés sur le territoire national ». Les compétences de la société sont l’infrastructure réseau, virtualisation, sécurité et vidéo protection. (Crédits : capture d’écran)
Les opérateurs derrière le ransomware #RedAlert se targuent d’avoir aisément infiltré et « piraté » le site de Syredis, puis télécharger plus de 300 GB de données sensibles, notamment des données clients, contrats, identifiants des appareils locaux et distants des réseaux des clients de cette société. Sans oublier des documents financiers, fiches de paie, relevés bancaires… De son côté, la caisse centrale de réassurance (#CCR) dont l’attaque a été révélée par #LeMagIT est en prise avec un autre rançongiciel Lilith.
L’entité Caisse Centrale de Réassurance (CCR) semble, semble, en ce lundi 4 juillet, avoir arrêté plusieurs services produits par son système d’information, à commencer par son site Web. Selon « plusieurs sources concordantes » explique LeMagIt, l’organisation serait confrontée à une attaque informatique dans lequel est impliqué un logiciel malveillant de chiffrement. Ce qui laisserait penser à une attaque par codes malveillants de type ransomware. Le groupe n’a effectué aucune communication à ce sujet.
Le site internet de la caisse centrale de réassurance n’est plus accessible depuis hier, il semble être mis en quarantaine. Selon LeMagIt, l’incident informatique aurait eu lieu au sein d’un système d’information, avec le déclenchement d’un maliciel dont le but est le chiffrement des données. Le groupe CCR est un réassureur public offrant une couverture contre les catastrophes naturelles depuis 1982. Il est classé parmi les 25 premiers réassureurs au monde.
Impossible d’accéder au site WEB. Le groupe n’a publié qu’un seul tweet le 4 juillet 2022, annonçant que jeudi de 14 h à 15 h 30, ThierryCohignac, directeur adjoint des réassurances et fonds publics chez CCR, participera à une conférence lors de l’événement « Les assises du #NewSpace » qui se déroulera les 7 et 8 juillet 2022 à STATION F.
Crée en 1946, la caisse centrale de réassurance (CCR) est une entreprise publique détenue intégralement par l’État français. La mission consiste à réassurer ce qui ne l’est pas par le marché. C’est-à-dire les risques de guerre, risques nucléaires, catastrophes naturelles, les dommages matériels dus à des attentats et actes de terrorisme. Depuis 1992, elle est une société anonyme. Ce fait assure à « garantir à ses partenaires des collaborations pérennes et solides ». En 2007, le groupe a créé la filiale CCR Re dédiée aux activités de réassurance de marché.