Étiquette : Databreach

  • Quand LockBit 3.0 revendique de nombreuses attaques informatiques en France

    Quand LockBit 3.0 revendique de nombreuses attaques informatiques en France

    Alors que le centre hospitalier de Longjumeau est une victime collatérale de la cyberattaque subie par le centre hospitalier Sud Francilien, LockBit 3.0 revendique pléthores d’attaque. Tapco Credit union, et Cambuilder côté américain, Cultivar Grup en Espagne, le coréen KC Green Holdings, le japonais Nakamura & Co ou encore le tchèque Defense and security services, les opérateurs affichent de nombreuses victimes françaises. Au nombre exact de treize, communes, entreprises, mandataire judiciaire, assurance…

    Le ransomware le plus célèbre LockBit 3.0 placarde sur son site de fuite treize sociétés et municipalités françaises. Comme usuellement, les opérateurs menacent de divulguer les informations dérobées à moins que les victimes n’octroient une somme plus ou moins grande pour recouvrer leurs données. Sans aucune certitude qu’elles seront utilisées ou non ultérieurement. La limite est fixée au jeudi 29 septembre 2022, peu après 6 h 30.

    De nombreux renseignements sur des consommateurs sont potentiellement des entrées sur d’autres sociétés. Elles se vendent également sur le Darkweb.
    Le cabinet de courtage « SaRa’ssure » indique avoir accompagné plus de 1 700 clients durant 17 années, et autant de données confidentielles. (Crédits : Capture d’écran/LockBit3.0)

    Ainsi les cybercriminels donnent un délai de moins de deux semaines, à l’heure actuelle pour se résoudre à satisfaire les demandes. Les transports Artdis spécialisé en affrètement sur l’hexagone et l’Europe, l’agence immobilière CMB Artimo basée à Paris, et sa sœur L’Agence 33 Transactions en Gironde, Euromodules à Faulquemont. Certains touchent des domaines sensibles tels Euromip. L’entreprise créée en 1990 connaît de nombreux partenaires non moins célèbre et prestigieux. Elle est fournisseur de solutions pour Rafale Dassault, Airbus A380, le compteur Linky, les chauffages hybrides Atlantic, les décodeurs Sagemcom, les satellites Galileo et Space Inspire Thales ou encore Space is the limit 2028.

    La société Quintal, la concession automobile en Avignon Land Rover, la « Maison Loisy », sont au tableau des victimes. Le comparateur de mutuelle santé Maleosante fait aussi partie de la pêche du ransomware LockBit. Les serveurs du mandataire judiciaire, « mj-donnais », sont en maintenance. (Crédits : Capture d’écran/LockBit3.0)

    La communauté de communes du Pays de Colombey Sud Toulois et la ville de Faulquemont sont de même épinglées. Le maire Bruno Bianchin aura fort à faire. Plus léger, mais non moins sérieux, le site de camgirls Camdomain risque de voir l’ensemble de ses données clients étalées à la lumière.

  • Cyberattaque : des documents portugais de l’OTAN classés « Secret et Confidentiel » en vente sur le Darknet

    Cyberattaque : des documents portugais de l’OTAN classés « Secret et Confidentiel » en vente sur le Darknet

    Une enquête est en cours pour déterminer l’étendue des dommages. Selon des sources, l’affaire classée comme étant d’une « extrême gravité », aurait été découverte par des cyberespions du renseignement américain. Ils ont détecté la vente sur le Darkweb de plusieurs centaines de documents envoyés par l’OTAN au Portugal, classés « Secret et Confidentiel ». D’après les premières avancées de l’enquête, des règles de sécurité auraient été enfreintes.

    Comme tout état-major des forces armées, il bénéficie de connexions sécurisées. Il s’agit d’un système intégré de communications militaires (SICOM), pour recevoir et transmettre des publications classifiés, mais « il semble que des lignes non sécurisées aient été utilisées », explique Valentina Marcelino pour le journal portugais Diário de Notícias. La cyberattaque aurait eu lieu précédemment la révélation du 8 septembre 2022. En effet, le gouvernement portugais n’en a eu connaissance qu’en août dernier, selon DN. Il a été informé par les services de renseignement américains, via l’ambassade à Lisbonne, dans une correspondance qui aurait été faite directement au Premier ministre António Costa.

    L’EMGFA est l’agence gouvernementale responsable du contrôle, de la planification et des opérations des forces armées du Portugal. À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été publiée par l’État portugais sur le sujet, mais la pression de l’opposition politique pour un briefing augmente suite aux révélations de DN. (Crédits : EMGFA)

    La porte-parole officielle de l’ambassade des États-Unis à Lisbonne n’a pas démenti l’information. Mais pour seule réponse aux pléthores de questions des journalistes, elle a distillé la phrase : « Nous ne faisons pas de commentaires sur les questions de renseignement ». L’EMGFA, commandé par le chef d’état-major, l’amiral Silva Ribeiro, a été la cible d’une « cyberattaque prolongée et sans précédent » qui a entraîné l’exfiltration de documents classifiés de l’OTAN, selon les sources de DN.

    Déjà en 2018, une affaire de fuite de données vers l’étranger, la Russie en l’état faisait les gros titres de la presse. Cette fuite de renseignements amenait au procès puis à la condamnation de l’ancien espion portugais du SIS, Carvalhão Gil. Il a écopé de 7 ans et 4 mois de prison après deux années d’enquête. (Crédits : DR)

    Selon plusieurs sources de la Défense portugaise, des experts du Cabinet de sécurité nationale (GNS), et du Centre national de cybersécurité ont rejoint les militaires du Centre national de cyberdéfense, situé à l’EMGFA. Ils ont procédé à un scan complet de l’ensemble des systèmes d’information interne de la Défense. Les ordinateurs principalement de l’état-major des forces armées, des services secrets militaires (CISMIL) et de la Direction générale des ressources de la défense nationale, à partir desquels les documents ont été exfiltrés ont pu être identifié.

  • Cyberattaques revendiquées sur des écoles et district scolaire par Vice Society en Angleterre et aux États-Unis

    Cyberattaques revendiquées sur des écoles et district scolaire par Vice Society en Angleterre et aux États-Unis

    Deux écoles voient encore une fois leurs données exposées sur les réseaux du Darknet. Les deux entités sont situées sur le sol britannique, à Londres. La première FrancesKing school of english œuvre dans l’apprentissage de la langue de Shakespear depuis près d’un demi-siècle. La seconde est une institution londonienne qui enseigne à plus de 1 500 élèves âgés de 11 à 18 ans, dans l’ouest de Londres. De très nombreuses informations sur des mineurs, sur leurs hospitalisations, sur des faits de délinquance juvénile…

    Concernant FrancesKing trois dossiers sont présentés. Le département des finances, les passeports et un dernier nommé « HR ». Au sein du dossier passeport, plus d’une centaine de pièces d’identité appartenant aux personnes ayant eu recours au service de l’école. Ils sont issus du Liban, Arménie, Russie, du Royaume-Uni…

    Lampton School voit une arborescence s’afficher indiquant des dossiers sur les finances, les passeports des enfants, les rendez-vous d’entretien préalable, des centaines et centaines de data qui sont ainsi collectées, mais dans quel but, s’agissant d’école ? (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    Les contrats des employés, avec le salaire horaire, les informations confidentielles, des paiements de cartes bleues, des dossiers de données compressées affichant plus de 13 Go, les niveaux en anglais des élèves. De l’autre sont exposés les troubles alimentaires d’une jeune fille, comme les problèmes de délinquance d’un jeune garçon contenu dans un dossier intitulé « September 2022 », des informations sur le nombre d’élèves. Jusqu’au questionnaire posé aux parents sur le ressenti des enfants sur leur bien être en classe.

    Le vendredi 13 mai 2022, le Lincoln College a fermé définitivement, l’établissement d’enseignement supérieur victime d’une cyberattaque a clos ses portes de manière définitive après 157 années de bons et loyaux services, des suites de l’attaque informatique. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    Alors que les élèves retournaient en classe pour le premier jour d’école, le 24 août 2022, le Moon Area School District s’efforçait de se remettre d’une cyberattaque. La communication stipule que l’attaque par ransomware a provoqué une perturbation de certains systèmes et opérations en cours. Outre-Atlantique, le district scolaire de Moon Aera se remettait d’une cyberattaque avait expliqué le surintendant Barry Balaski. Or les opérateurs derrière le ransomware Vice Society menacent le district scolaire de Moon Aera de divulguer les informations glanées le 4 septembre 2022 à 10 h, heure de Londres.

  • Les hôpitaux, EHPAD en France et au USA subissent des cyberattaques, comme le NHS 111 en Angleterre

    Les hôpitaux, EHPAD en France et au USA subissent des cyberattaques, comme le NHS 111 en Angleterre

    En France, le centre hospitalier sud-francilien situé à Corbeil-Essonnes a été victime d’une cyberattaque durant la nuit de samedi 20 à dimanche 21 août 2022. Le plan blanc a déclenché dimanche dernier pour assurer la continuité des soins. Une demande de rançon rédigée en anglais requiert la somme de 10 millions de dollars américains. L’AFP révèle que, selon une source proche de l’enquête, la piste du désormais célèbre ransomware LockBit 3.0, serait en passe de se confirmer.

    Si l’affaire du CHSF fait les gros titres de la presse en France, pléthore d’autres centres de soins sont la proie d’opérateurs malintentionnés. D’après Paris-Normandie, l’EHPAD des Franches Terres à Beuzeville serait victime d’une cyberattaque depuis le mercredi 24 août. Un seul système d’information serait inaccessible, des données sensibles seraient chiffrées. La seconde en un peu plus d’une semaine en Normandie, après celle de l’union nationale d’aide du Calvados le 15 août.

    L’attaque avait été repérée par Advanced le jeudi 4 août 2022 à 7 h. « Un problème de sécurité a […] entraîné une perte de service », a déclaré le patron d’Advanced, Simon Short. La confirmation d’une cyberattaque ne sait pas fait attendre. Par précaution, « nous avons immédiatement isolé tous nos environnements de santé et de soins. » (Crédits : PA Media)

    Au début du mois, une attaque informatique visait la société britannique Advanced. Elle fournit des logiciels à la NHS (National Health Services), l’aéroport de Londres-city et le département des retraites et du travail britannique. De très nombreux documents de deux établissements de santé texan, de la ville d’Amarillo voient leurs données exposées, avec la revendication de leurs attaques par le ransomware Vice Society.

    Deux entités américaines voit leurs données diffusées par le ransomware Vice Society. L’hospice BSA situé à Amarillo au Texas, avec également les centres de médecine familiale également dans la ville d’Amarillo, entre Albuquerque et Oklahoma City. (Crédits : capture ‘écran/Vice Society)

    « On Thursday 4 August 2022, Advanced experienced a disruption to our systems that we have since determined to be the result of a cybersecurity incident caused by ransomware. We immediately took action to mitigate any further risk and isolated all of our Health and Care environments, where the incident was detected », communique-t-elle. Parmi leurs clients, certains étaient touchés directement ou indirectement. Ils sont Adastra, Caresys, Odyssey, Carenotes, Crosscare, Staffplan et eFinancials.

  • La justice argentine aux prises avec le ransomware Play

    La justice argentine aux prises avec le ransomware Play

    Depuis le samedi 13 août 2022, le système judiciaire argentin est paralysé. Le pouvoir juridique est victime d’un groupe d’opérateurs derrière le ransomware « Play ». Une huitaine après, rien n’est revenu à la normale. La justice a préféré mettre hors service ses systèmes informatiques à la suite de la cyberattaque. L’enquête est en cours pour déterminer les auteurs à la base de cette attaque informatique. Un « plan d’urgence » pour faire face à la situation. Il y a eu un « congé judiciaire » la semaine passée pour toutes les affaires traitées par voie électronique.

    « Toutes les mesures nécessaires sont prises pour pouvoir identifier les personnes à l’origine de cette manœuvre », a annoncé le procureur Franco Pilnik. Ce qui est sur c’est que les fichiers numériques ne peuvent toujours pas être lus ni consultés. Le président du barreau de Río Cuarto, Esteban Marrero, a déclaré jeudi 18 août qu’en raison du piratage du système judiciaire, plus de 80 % des procédures sont stoppées.

    Le traitement des affaires en cours d’audience est suspendu. Le système judiciaire est dans un état de semi-paralysie parce que les femmes et hommes de loi ne peuvent pas travailler comme il se doit, ce depuis la cyberattaque qui s’est produite il y a maintenant dix jours. « Nous ne sommes pas en mesure de fournir des services sûrs, comme je le disais, nous ne sommes pas en mesure d’accéder aux systèmes d’administration des dossiers. […] Aujourd’hui pratiquement 100 % des procédures judiciaires sont numériques. Elles sont virtuelles et incapables de fonctionner en raison de la cyberattaque », expliquait lors de la conférence de presse Ignacio Segura, le président du collège des avocats de Córdoba, en Argentine.

    Lors de la conférence de presse Ignacio Segura, président du collège des avocats de Córdoba, en Argentine, commentait durant plus de dix minutes la situation et les contre-mesures mises en place. Le pouvoir judiciaire se remet peu à peu, en pansant les plaies les plus urgentes. (Crédits : YouTube)

    Un retour progressif du système implique, selon Ignacio Segura, tout d’abord l’ouverture de l’intranet. « C’est-à-dire que le système pour les utilisateurs internes, fonctionnaires et employés, a été ouvert aujourd’hui à 9 heures (le 22 août 2022) avec quelques restrictions. Le travail du système judiciaire est ralenti, beaucoup de choses doivent être faites à la main alors qu’elles étaient faites par ordinateur, on ne peut pas accéder aux données, dans le cas des procès, on ne peut pas accéder à la documentation, mais les preuves n’ont pas été endommagées. »

    Selon Bleeping Computer, une liste d’adresses e-mail d’employés aurait été divulguée dans le cadre de l’attaque informatique de Globant en mars dernier. Elle était diligentée par Lapsus$. Ce qui aurait peut-être permis aux opérateurs de mener une opération de phishing pour usurper des informations d’identification.

    Ce n’est pas la première fois qu’une agence gouvernementale en Argentine subit une attaque de ransomware. En septembre 2020, le ransomware Netwalker avait attaqué la direction nationale d’immigration, en exigeant une rançon de 4 millions de dollars.

    Les opérations de phishing permettent de coordonner de plus grandes attaques à des fins malveillantes dont le but est l’argent. Le Sénat argentin avait subit une attaque plus tôt dans l’année, mais des accès étaient mis en vente par Everest. (Crédits : Infobae)

    Le jeudi 27 août 2020, le ransomware NetWalker compromettait les données de la Direction nationale de l’immigration. Un message d’extorsion indiquait que s’ils ne payaient pas pour récupérer les informations exfiltrées, les opérateurs divulgueraient les données. En jeu, 22 dossiers avec des informations d’ambassades, dont celle des États-Unis, des rapports d’Interpol et de l’AFI (Federal Intelligence Agency), entre autres.

  • Le ransomware Vice society revendique l’attaque perpétrée en juillet contre le département de la Touraine

    Le ransomware Vice society revendique l’attaque perpétrée en juillet contre le département de la Touraine

    Sur leur site de fuite, les opérateurs derrière le ransomware Vice Society ont revendiqué l’attaque contre le département d’Indre-et-Loire. La cyberattaque serait survenue dans la nuit du 10 au 11 juillet 2022. Le département affichait son désarroi par un communiqué de presse le 12 juillet 2022. « L’ANSSI accompagnée de la cellule de cybercriminalité du ministère de l’Intérieur poursuivent les investigations approfondies sur les causes de l’attaque qui a corrompu les trois quarts de ses installations informatiques (environ 250 serveurs informatiques bloqués). »

    Une plainte avait été déposée auprès du Commissariat central de Police de Tours et de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), indiquait le Conseil général dans son communiqué du 12 juillet 2022. Dans le même document, la « Touraine » se targuait d’avoir fin d’année 2021 demandée un audit, semble-t-il, à l’Agence Nationale de la sécurité des systèmes d’information pour un coût de 50 000 €. « L’audit a démontré que la sécurité informatique n’était pas sans faille, mais que le niveau de protection de l’Indre-et-Loire était au-dessus de la moyenne des départements et a fait des préconisations d’amélioration qui ont commencé à être suivies. »

    Sur leur page Facebook, les services publics du département communiquaient sur l’attaque informatique dont ils venaient d’être la victime. L’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, nommée la « Sécurité Informatique » œuvrait sur place. (Crédits : Département de la Touraine/Facebook)

    Le communiqué indique avoir un audit au-dessus de la moyenne des départements. Le point important n’est pas la note obtenue, mais si le niveau de sécurité des systèmes d’information. Est-il de nature à retarder, voire décourager les opérateurs malveillants ? Si vous avez une note supérieure à la moyenne de la classe et que celle-ci est à 18/20, le niveau de sécurité et la culture informatique sont excellents. Dans l’hypothèse où la moyenne est à 4/20, être au-dessus c’est bien, mais quand vous obtenez, par exemple 8/20 ? « Le Département prendra toutes les mesures nécessaires afin de protéger les données personnelles placées sous sa responsabilité », ajustait l’entité.

    « Dans la mesure du possible, veuillez signaler en temps réel les anomalies ou les cas suspects en lien avec le Département », expliquait le département. Une adresse e-mail était créée à cet effet, sur la poste.fr. Quelques mois auparavant des dysfonctionnement apparaissaient sur les services de messageries de La Poste. (Crédits : capture d’écran/ViceSociety)

    La Nouvelle République du Centre-Ouest expliquait début août, selon les informations en leurs possessions que « si aucun vol de données n’a été détecté, la cyberattaque survenue dans de la nuit du 10 au 11 juillet 2022, a paralysé de nombreux services au conseil départemental d’Indre-et-Loire. » Or, ce jeudi 18 août à 3 h 19, des données du Conseil général d’Indre-et-Loire sont divulguées. Le ransomware Vice Society les diffuse sous la forme de cinq dossiers principaux. Intitulé General, Direction, DGAT Direction générale, DGAT Pole Coordination et Form. Puis une arborescence propre à chaque dossier. Ainsi des bulletins de paye, des inventaires de masque durant la période, des changes de courriels notamment sur la sécurité informatique et le télétravail sont exposés. Comme le sont les huit communes italiennes, avec plus de 2 TB d’informations jetées en pâture.

  • Damart dans l’œil d’une cyberattaque

    Damart dans l’œil d’une cyberattaque

    Après la cyberattaque de la société Helios à la fin du mois de juillet 2022, revendiqué par la franchise LockBit 3.0, et Vygon en Espagne, c’est le groupe français Damart qui affiche désormais le désarroi d’une attaque informatique. Le site montrait hier soir aux alentours de 20 h le message « nous sommes désolés pour la gêne occasionnée, mais nous effectuons une maintenance en ce moment ». L’information est maintenant affirmée. Les serveurs de la compagnie ont fait l’objet d’une tentative d’intrusion.

    « Nos équipes ont réagi immédiatement pour prévenir toute attaque, mais les protocoles de sécurité mis en place affectent néanmoins temporairement certains de nos services, y compris notre site et les livraisons. À ce jour, aucune fuite de données n’a été détectée », peut-on lire sur le site de Damart. LeMagIT indique avoir sollicité par téléphone la marque. « Un porte-parole du groupe explique que Damart est effectivement confronté à une cyberattaque et qu’une intrusion a pu être détectée avant que ne soit déclenché le chiffrement de systèmes dans son environnement IT ».

    Hier soir, la marque semblait déjà être aux prises de la cyberattaque, rien n’a transpiré de l’enquête en cours. Pour le moment il ne sers à rien de fantasmer le type d’attaque, encore moins d’indiquer qu’il s’agit d’une attaque par codes malveillants de type ransomware. (Crédits : capture d’écran/Damart)

    De nombreux applicatifs sont mise à l’arrêt afin d’éviter des dégâts supplémentaires. Les services de livraison et le site sont actuellement en pause. L’enseigne espère un retour à la normale pour la semaine prochaine. L’enquête est en cours. « À ce jour, aucune fuite de données n’a été détectée. Notre mobilisation demeure pleine et entière pour rétablir l’ensemble de nos services dans les meilleurs délais », communique la marque.

  • Le ransomware Vice Society publie des données de l’entreprise française Vygon sur le sol ibérique

    Le ransomware Vice Society publie des données de l’entreprise française Vygon sur le sol ibérique

    Les opérateurs derrière le rançongiciel Vice Society viennent de publier des données de l’entreprise internationale Vygon. Elle conçoit, produit et commercialise des dispositifs médicaux. Comme l’explique le groupe, Vygon est une société familiale créée en 1962 et basée à Ecouen en Île-de-France. L’entreprise emploie 2 387 collaborateurs à travers le monde. En 2020, son chiffre d’affaires s’est élevé à 344 millions d’euros, dont 83 % à l’international. Les données exposées sont rédigées en espagnol.

    De nombreuses données de clients, d’hôpitaux, de factures, de budgets sont ainsi exfiltrées. Des photos personnelles exposées. Des archives de conversations d’e-mails pour un total de 16 Go au format PST. Des photos personnelles, d’autres prises lors de réunions ou colloques. La porte d’entrée semble être les systèmes d’informations de la compagnie basée à Valence en Espagne.

    De très nombreux documents de stratégie sont ainsi livrés, avec pléthores de détails permettant de pousser plus loin vers d’autres entités potentiellement les futures cibles des opérateurs malintentionnés. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    Un organigramme détaillé du directoire et des différentes directions. Une partie des fichiers exposés affiche un lien avec la tête dirigeante située à Ecouen. Pour l’instant, la succursale espagnole n’a pas communiqué sur cette fuite de données ni sa maison mère. Dernièrement le ransomware Ransom House est à l’origine de la diffusion de 2, 1 TB de données appartenant à huit communes italiennes.

    Nombreux documents affichant la civilité des personnes à contacter en cas de factures… La compagnie contactée n’a pas encore donné suite. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)
  • Nouvelles attaques informatiques par ransomware

    Nouvelles attaques informatiques par ransomware

    La nouvelle franchise RedAlert revendique la cyberattaque contre le plus grand fournisseur de services aux personnes handicapées aux États-Unis, COARC. La compagnie américaine Tri-Ko par Hive, Industrial Spy met en vente les données de Burnettefoods pour 1,3 million de dollars. Et LockBit 3.0 affiche comme actuelles victimes Fosun, VS associates et Pinnick. Sans oublier LV Blog qui affirme détenir 20 GB de données sensibles de la firme Eledondati.

    Si les entreprises comme La Poste Mobile ne paye pas la rançon exigée, il n’en est pas moins que les opérateurs derrière les ransomware accumulent pléthore de données et informations sensibles. Jouent-ils une partie d’échecs au niveau mondial ? Avancent-ils leurs pions avant de placer réellement leurs attaques ? Après les cyberattaques contres les compagnies productrices d’électricité en Israël, au Luxembourg, Creos, Dusa, Enovo. Des entreprises sensibles telles Beesense, MBDA ou huit villes italiennes aussi attaquées. Ce qui est certain, est que les différentes franchises de ransomware accumulent de plus en plus de données à travers le monde.

    Industrial Spy revendique l’attaque informatique contre l’industrie agroalimentaire. Ils réclament une rançon de près de 54 bitcoins. Burnette Foods est un distributeur de fruits et légumes d’origine locale et nationale avec des installations de production dans tout l’État du Michigan. (Crédits : capture d’écran/Industrial Spy)

    Deux entités aux services des personnes souffrant de troubles physiques ou psychiques viennent de subir une probable attaque informatique par Ransomware-as-a-Service. Cela pourrait engendrer les fuites de données sensibles de santé d’individus, mais pas que. Les entreprises concernées sont toutes deux américaines. La première Tri-Ko visée par le ransomware Hive, l’autre Coarc par RedAlert. Ce dernier affirme avoir téléchargé des informations sur les employés (numéro de sécurité sociale, permis de conduire…), comme les bénéficiaires (contrats, données personnelles…), mais également les documents financiers des l’établissement.

    La nouvelle franchise affiche à chaque fois les mêmes types d’informations. (Crédits : capture d’écran/RedAlert)

    La firme chinoise Fonsun, fondée en 1992 est victime du ransomware LockBit 3.0. Elle emploie 96 000 personnes à travers le monde. Elle concourt à prodiguer des services dans les domaines de la « santé, bonheur, richesse et intelligence ». Les opérateurs laissent jusqu’au 20 août 2022 à 13 h 39, avant de diffuser les informations. « Apparemment les négociations sont au point mort. Nous sommes obligés de publier plus tôt parce que la compagnie avec les revenus de 22 milliards de dollars ne peut pas payer 500 000 dollars », justifient-ils.

    Comme La Poste Mobile auparavant, les entreprises semblent refuser d’acquitter la note. (Crédits : capture d’écran/Fosun)

    VS associates basée à l’ouest de Los Angeles aux États-Unis s’occupe de faire fructifier les finances pour la retraite de ses affiliés. La compagnie travaille avec entre autres avec AIG, AXA, Allianz… Comme preuve de son exfiltration de données, les opérateurs diffusent des tableaux de noms. Ils affirment détenir 155 GB à travers 182 021 fichiers. Chacun est établi par liste alphabétique commençant par le nom, prénom suivi d’un identifiant. Ainsi que leurs adresses, numéros de téléphone, e-mail, et même l’encours des comptes détenus.

    Chacun des dossiers est élaboré par liste alphabétique. Ils débutent par le nom, prénom suivi d’un identifiant.
    Puis en détail, leurs adresses, numéros de téléphone, e-mail, et même le montant des comptes détenus. (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)

    La société britannique Pinnick Lewis créée en 1950 apporte des services aux entreprises. Elle fournit des services traditionnels de fiscalité, de comptabilité et de conformité, tant au niveau local que national. « Nos clients vont des start-ups et des indépendants aux entreprises gérées par leur propriétaire, des PME et des grandes entreprises », explique l’entreprise. LockBit affirme avoir en sa possession 103 GB de données sensibles. Elefondati, entreprise italienne spécialisée dans la conception, construction de systèmes de communication, transmission de données et de sécurité est la victime ce 15 août 2022 du ransomware LV Blog. Est-ce les suites de l’attaque du géant Cisco Systems, avec lequel Elefondati collabore ?

  • Huit communes italiennes, Casa en Belgique, un hôtel au Portugal et le géant Cisco Systems attaqués par un ransomware

    Huit communes italiennes, Casa en Belgique, un hôtel au Portugal et le géant Cisco Systems attaqués par un ransomware

    Les attaques informatiques sont fleuves cet été. La dernière en date est de taille, il s’agit de la firme Cisco Systems. Les opérateurs derrière les Ransomware-as-a-Service tel que LV Blog pour Valverde Hotel, RansomHouse pour les communes de San Godenzo, Londa, Pelago, Pontassieve, Regello, Rufina et l’union de Valdarno et Valdisieve en Italie. Les systèmes d’information sont mis à rudes épreuves. Même au Canada, l’union des producteurs agricoles est attaquée.

    Il ne passe pas une semaine sans que les gros titres de la presse, « print et WEB » ne mentionne une cyberattaque, un ralentissement informatique… La plupart du temps, la faille intervient entre l’ordinateur et le fauteuil. Au Canada, l’union des producteurs agricoles est paralysée depuis le 6 août 2022. Les fichiers partagés sur le réseau interne, le service de paie, et d’autres entités nécessaires à l’UPA sont indisponibles. Les fédérations régionales sont touchées par ricochet. « Ce qu’on ne sait pas présentement, c’est si les pirates ont volé de l’information, c’est ce qu’il faut être en mesure d’évaluer », affirme le directeur général Charles-Félix Ross. Les équipes travaillent à rétablir l’ensemble des systèmes exempt de tout code malveillant.

    Les opérateurs derrière le ransomware « RansomHouse » mettent à disposition plus de 2 téraoctets de données sur leur site de fuite. LockBit 3.0, BlackCat, LVBlog, CL0P, Quantum… les cyberattaques sont extrêmement fréquentes. (Crédits capture d’écran/Ransom House)

    Ils indiquent d’ailleurs leur stupéfaction : « une nouvelle pandémie fait rage dans les structures gouvernementales italiennes ! Le principal symptôme est le fait d’avoir des mots de passe comme 12345678 pour les ressources critiques qui stockent des données sensibles, ce qui entraîne des conséquences assez prévisibles et menace les gens ordinaires. »

    Comme pour CASA en Belgique, les communes italiennes voient des renseignements confidentiels et privés diffusés. En Belgique, les prénoms, noms, adresse électronique, numéros de téléphone peuvent utilisés à mauvais escient. (Crédits : Capture d’écran)

    Si aucune communication n’est encore avérée pour l’établissement portugais, Valverde Hotel basé à Lisbonne, l’enseigne CASA quant à elle renseigne et invite chaque client à une surveillance accrue pour pallier un possible phishing. « Le 1er août 2022, CASA a été victime d’une attaque par ransomware menée par un groupe de pirates informatiques. Nos systèmes de sécurité l’ont détecté à court terme. Nous n’avons pas pu empêcher le cryptage de nos systèmes informatiques et la fuite de certaines données personnelles », explique la compagnie.

    Pour l’instant seule une arborescence des systèmes est divulguée. Selon Bleeping Computer, 2,8 GB de données seraient volées. Il y a bien eu intrusion non autorisée, mais pas de déploiement de ransomware. (Crédits : capture d’écran/Yanlouwang)

    « Cisco a connu un incident de sécurité sur notre réseau d’entreprise fin mai 2022 », mentionne un porte-parole de Cisco. La société aurait immédiatement pris des mesures pour contenir et éradiquer les menaces. Ce n’est que dernièrement, le 10 août 2022 que les opérateurs, revendiquant appartenir à l’entité « Yanlouwang », affirment avoir dérobé des informations. Entre temps, LeMagIT explique que les attaques même sophistiquées n’auraient pas été concluantes. En effet « les équipes de Cisco assurent n’avoir pas trouvé d’indication d’un éventuel accès à des systèmes critiques […] ».