Étiquette : Databreach

  • Audika victime d’une cyberattaque

    Audika victime d’une cyberattaque

    Les données personnelles des clients de l’audioprothésiste auraient subtilisé par des opérateurs. Les intrus ont pu, selon Cnet, s’emparer des informations de l’enseigne, y compris les numéros de téléphone des clients. L’entreprise créée en 1976 compte pratiquement 600 centres auditifs en France. L’attaque aurait eu lieu avant le 1er juillet 2022. Une enquête diligentée par la firme est en cours, après avoir notifié la CNIL comme l’impose le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).

    « Madame, Monsieur, nous vous informons que nous avons subi un incident de sécurité au cours duquel un tiers non autorisé a malheureusement accédé à vos données personnelles ». C’est par ce courriel envoyé par Michaël Tonnard, directeur général d’Audika, vendredi 1er juillet 2022 que l’entreprise informait l’ensemble de ses clients en métropole. Lors de l’attaque, le ou les opérateurs malveillants auraient, semble-t-il, pu accéder aux prénoms, noms, numéros de client, adresses postales comme électroniques, numéros de téléphone. Jusqu’aux dates de naissance des utilisateurs disposant d’un compte en ligne.

    Sur son site internet, la société dont l’expertise débute à la prise en charge des acouphènes, des troubles auditifs de l’enfant ou encore des implants, affirme traiter plus de 200 000 patients par an grâce à ses quelque 600 centres partout en France. (Crédits : Capture d’écran/Audika)

    Le site de la boutique en ligne est en maintenance, le temps d’effectuer le constat des dégâts qui auraient être occasionnés. La crainte est que les clients soient impactés par des tentatives d’hameçonnage ou phishing, car les cybercriminels seraient à même de contacter un à un les clients pour leur soutirer des informations supplémentaires, comme des numéros de cartes bancaires. C’est pour cela que la marque conseille fortement chaque client à changer de mot de passe.

  • Augmentation de 94 % des attaques par ransomwares dans le domaine de la santé

    Augmentation de 94 % des attaques par ransomwares dans le domaine de la santé

    La firme britannique de cybersécurité Sophos a publié son rapport 2022 concernant l’état de la menace « rançongiciel » dans le monde de la santé. Les résultats promulgués indiquent une augmentation de 94 % des attaques par rançongiciel ciblant les organismes de santé interrogés. En 2021, 66 % des établissements de santé avaient été touchés par ces attaques, contre 34 % en 2020. Ils ne sont pas visés au hasard, car ils se classent au premier rang, avec 61 % des organisations payant une rançon afin de récupérer les données chiffrées.

    Cette année, 5 600 professionnels de l’informatique, dont 381 dans le secteur de la santé, issus de 31 pays ont participé à l’étude de Sophos. Le secteur de la santé s’améliore grandement dans la restauration des données après une attaque informatique. Les ransomwares étant de plus en plus fréquentes et répandues, les organisations sont devenues plus aptes à gérer les conséquences. C’est pourquoi la quasi-totalité des organismes de santé (99 %) touchés par un ransomware en 2021 réapproprie une partie des informations chiffrées, soit une augmentation de 93 % par rapport à l’année dernière. Si certains usent des données de sauvegarde, près de deux tiers (61 %) ont déclaré avoir payé une rançon pour les restaurer et 33 % avoir utilisé d’autres moyens. Parallèlement, 44 % des entités de santé ayant subi une attaque au cours de 2021 ont mis une semaine pour se remettre de celle-ci, tandis que 25 % d’entre elles ont mis jusqu’à un mois pour récupérer leurs données, et plus encore pour le reste.

    Le coût approximatif suite aux impacts de la dernière attaque par ransomware (en prenant en compte les temps d’arrêt, le temps des personnes, coût des appareils, coût du réseau, perte d’opportunité, des ransomwares payés, etc.). 3 702 organisations de santé ont été touchées par un ransomware. (Crédits : Sophos)

    Le secteur de la santé est celui qui a acquitté au total la plus petite valeur de rançons, alors qu’il est en tête de liste pour le volume des paiements, il est en fait en bas pour le montant déboursé. Si l’on examine plus en détail les rançons versées par le secteur de la santé, explique Sophos « on constate que 60 % d’entre elles sont inférieures à 50 000 USD. Seuls trois répondants ont déclaré que leurs organisations ont déclaré que leur organisation avait payé 1 million de dollars US ou plus. » Dans l’ensemble, le montant réglé est le plus faible — environ 197 000 dollars — de tous les secteurs cités contre une moyenne mondiale de 812 000 dollars américains. Mais les dommages ne s’arrêtent pas au seul montant de la rançon. La moyenne mondiale du coût de remédiation d’un organisme de santé victime d’un rançongiciel s’élève à 1,85 million de dollars US.

  • Le ransomware Vice Society revendique l’attaque de l’Université de Medicale d’Innsbruck, et en diffuse les données

    Le ransomware Vice Society revendique l’attaque de l’Université de Medicale d’Innsbruck, et en diffuse les données

    Une cyberattaque se déroulait la semaine dernière contre l’université de médecine située à Innsbruck en Autriche. Le week-end du 18 au 19 juin 2022, la faculté ressentait d’importantes pannes. Les premiers symptômes d’une attaque informatique apparaissaient samedi matin vers 8 h. Puis peu de temps après le site était momentanément indisponible, indiquait-elle dans un communiqué en ligne. Le rétablissement des services est déjà en cours précisait-elle, en collaboration avec des experts externes et sous haute pression.

    Après le gouvernement de la région de Carinthie, c’est au tour de l’Université de médecine d’Innsbruck de se battre contre une attaque de rançongiciel. Le ransomware BlackCat chiffrait les systèmes d’information et demandait une rançon de 5 millions de dollars américains pour obtenir la clé de déchiffrement. Les opérateurs paralysaient également le tribunal administratif et la Cour des comptes. Quant à l’université, elle a entre-temps, pu rétablir une grande partie des systèmes perturbés. La distribution de nouveaux mots de passe pour 2 200 collaborateurs et environ 3 500 étudiants débutait lundi 20 juin.

    « Malgré nos mesures de sécurité étendues, il a été possible, grâce à un procédé criminel hautement professionnel et ciblé, de s’attaquer aux systèmes informatiques de l’Université de médecine d’Innsbruck et de chiffrer des données. Actuellement, il n’existe aucune preuve que des informations ont été volées. » (Crédits : MUI/Mair)

    Vice Society a ajouté l’université de médecine d’Innsbruck à son site de fuite, en dévoilant une liste non exhaustive de documents qui proviendraient de la cyberattaque de la semaine précédente. Un parcours des données divulguées montre que certains comportent le papier à en-tête de l’université, les signatures des professeurs et d’autres éléments, laissant penser qu’elles soient authentiques.

    L’offensive par ransomware à l’origine des perturbations passées n’a à priori débouché sur aucun versement, ou dans une impasse, d’une somme quelconque. Ce qui pourrait expliquer la divulgation en ligne des données. (Crédits : Capture d’écran)

    Au début du mois de juin, les opérateurs derrière le Ransomware-as-a-Service Vice Society avaient fait des ravages dans la ville italienne de Palerme, privant 1,3 million de personnes de la jouissance des services de la municipalité. Parmi les autres victimes répertoriées récemment par Vice Society figurent l’établissement scolaire « Carmel College » au Royaume-Uni, l’hôpital italien Macedonio Melloni, l’université du Michigan grand valley…

  • Attaque informatique contre l’hôpital Macedonio Melloni de Milan

    Attaque informatique contre l’hôpital Macedonio Melloni de Milan

    Le ransomware ViceSociety a encore frappé. De très nombreuses informations concernant le personnel hospitalier, mais également les patients sont diffusées sur le site de fuite. Les opérateurs menacent de publier les documents de l’établissement scolaire Pilton College basé à Barnstaple, en Angleterre, et parallèlement le constructeur de motos basé à Jakarta, en Indonésie, PT Astra Honda Motor (Il s’agit d’une coentreprise entre Honda et Astra International).

    L’Italie a vu dernièrement les attaques de l’université de Pise et la commune de Palerme. C’est à nouveau un hôpital qui fait les frais du Ransomware-a-as-Service Vice Society. La cible est l’établissement Macedonio Melloni. Il est composé de 4 unités hospitalières, mentionne Red Hot Cyber. Elles sont l’hôpital pour enfants Vitture Buzzi, l’hôpital Fatebenefratelli et ophtalmique, l’hôpital Luigi Sacco — centre universitaire et l’hôpital Macedonio Melloni. En mai 2022, deux incidents informatiques touchaient des établissements en Lombardie.

    Les informations diffusées sont des diagnostics des patients, cartes d’identité, données personnelles et contrats, formulaires d’évaluation des employés… (Crédits : capture d’écran)

    Les données sont disposées avec un classement alphabétique. Des dossiers de patients mineurs, où des tranches de vie intimes sont accessibles alors qu’elles devraient rester dans les dossiers frappés du secret médical. Les informations affichées sont :

    • Données de santé et diagnostics
    • Rapports d’invalidité
    • Demandes de soutien pour les mineurs
    • Procédure pour le Covid-19
    • Procédures internes
    • Échanges de courriels
    • Manuels d’informatique
  • Les ransomwares (re) partent en guerre

    Les ransomwares (re) partent en guerre

    La recrudescence des attaques par codes malveillants est légion sur les sites de fuites. Sur les deux derniers jours, 20 et 21 juin 2022, LockBit 2.0 affiche neuf nouvelles victimes après avoir diffusé entre autres des données de la direction générale des impôts du Mali. Clop en revendique plus de 130 avec la propagation des renseignements exfiltrés, dont le cabinet d’avocats Lafournerie Wolfrom comprenant 91 dossiers d’un total de 61 949 Mo d’informations sensibles compressées.

    De très nombreuses pièces de la direction générale des impôts du Mali, des listes de sociétés avec des comptes quant aux règlements effectués, des pénalités, des succursales de compagnies européennes avec leurs données, des fiches de déclarations, des manuels ou des procédures ont été exfiltrées et diffusé. Le continent africain est touché par la cyberattaque effectuée par les opérateurs derrière le ransoware LockBit 2.0, mais pas seulement. AvosLocker a ciblé l’entreprise CR2.

    AvasLocker produit, en preuve des courriels d’actionnaires, tous les utilisateurs de l’annuaire actif avec leurs noms, titres, numéros de téléphone et e-mails de CR2. L’Amérique du Sud semble être une cible particulière. (Crédits : capture d’écran)

    Elle est une société irlandaise de logiciels bancaires qui fournit des technologies de services financiers mobiles, Internet et ATM à plus de 100 institutions fiduciaires de détail en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Parmi ses clients figurent ANZ, Barclays, Standard Chartered, Botswana Savings Bank, Jordanian Bank al Etihad, la banque panafricaine Orabank, ainsi que Access Bank PLC et Diamond Bank au Nigeria.

    Alphv/BlackCat fait subir une cyberattaque au lycée public et américain Plainedge, à North Massapequa, État de New York. Des documents diffusés dévoilent des problèmes de santé, avec les prénoms et noms, mais aussi les civilités, téléphones privés, e-mail des différents personnels de l’établissement. (Crédits : Capture d’écran)

    LockBit 2.0 menace de diffuser les informations de la pharmacie Cirici située à Barcelone, avec peut-on imaginé des données inhérentes à la santé et les différents traitements de nombreux Espagnols. Au Pérou, à 300 kilomètres de Lima la capitale, la société Agricola Andrea est une victime au tableau de chasse. Elle emploie 3 145 personnes et exporte dans 32 pays, ce qui permet de collecter des renseignements de clients, pour effectuer des méfaits. Sigma Alimentos, entreprise mexicaine a subi une cyberattaque, dont plus d’1 TB serait diffusé. Elle propose des aliments réfrigérés dans plus de 18 États, et autant de clients. En Allemagne, la société de géothermie Build-It Construction. L’entreprise Rhenus qui offre des solutions de fret international répondant aux exigences de l’environnement de la chaîne d’approvisionnement sud-africaine, également touchée. Le complexe hôtelier situé à quelques kilomètres de Montpellier, Plage Palace à Palavas-les-Flots fait aussi partie des victimes.

  • Moses Staff s’attaque au réseau électrique israélien

    Moses Staff s’attaque au réseau électrique israélien

    Dans une vidéo de six minutes, les opérateurs derrière Moses affichent clairement la couleur, ils veulent plonger Israël dans le noir le plus complet, en s’attaquant au réseau électrique. Ils affirment s’être introduits dans le réseau, l’attaque aurait eu lieu mercredi 15 juin 2022. Le groupe a déclaré avoir ciblé l’Israel Electric Corporation, le plus grand fournisseur d’électricité dans les territoires occupés, ainsi que Dorad Energy Ltd, qui dessert des clients dans l’ensemble des régions, ainsi que le fournisseur de solutions techniques Reali Technologies Ltd.

    Le message publié à la fin de la vidéo ne souffre d’aucune ambiguïté : « we warned you that this is just the beginning … you will sink into the deep darkness very soon. We will strike you internally. Wait for our synthetics attacks ». Avec la vidéo est joint un fichier de 167,6 MB de données décompressées avec photos de construction et installation, plans détaillés… au total de 46 fichiers.

    « Nous allons vous punir. L’objectif est clair, défini et précis. Ce n’est qu’une petite partie de notre accès à votre réseau électrique », a-t-il ajouté.
    « Vous serez bientôt dans le noir », conclut le groupe. (Crédits : capture d’écran)

    Les opérateurs derrière Moses staff avaient exfiltrés et publié des documents classifiés, à savoir des informations confidentielles des militaires israéliens, des états financiers, etc. par des cyberattaques sur l’infrastructure du régime israélien. En novembre 2021, l’organisation diffusait de multiples fichiers contenant les coordonnées de centaines de membres de l’armée israélienne, ainsi que des photos personnelles de Benny Gantz, le ministre israélien de la Défense et vice-premier ministre. Le groupe avait infiltré des caméras de surveillance en circuit fermé israéliennes, ce dans les territoires palestiniens occupés et Rafael Advanced Defense Systems, une entreprise israélienne de « technologie de défense », explique le site presstv.

    « Nous vous surveillons depuis de nombreuses années, à chaque instant et à chaque étape. Ceci n’est qu’une partie de notre surveillance de vos activités grâce à l’accès aux caméras de vidéosurveillance du pays. Nous l’avions dit, nous allons vous frapper alors que vous n’auriez jamais imaginé… », martèle le groupe. (Crédits : capture d’écran)

    Ils ont également piraté les systèmes israéliens le 14 novembre et publié 22 To de cartes en 3D des territoires occupés avec une précision de 5 cm, ainsi que les profils de dizaines de membres de l’unité secrète 8200 des FDI, avec CV et photos.

  • Attention aux arnaques à la Canicule

    Attention aux arnaques à la Canicule

    Les tentatives d’arnaques par courriels, sur des crimes de pédophilie, à l’assurance, aux comptes bancaires, compte personnel de formation… sont de plus en plus fréquentes, mais pas seulement. Nous sommes des dizaines, des centaines voire plusieurs milliers en France à recevoir des SMS pour nous vanter, ceci ou cela… La plupart du temps, pour ne pas dire, à chaque instant, c’est une arnaque. Donc, ne cliquez pas sur un lien parce que vous l’avez tout simplement reçu sur votre smartphone, prenez un temps de réflexion.

    Alors que Météo France annonce le passage en vigilance rouge de 12 départements à savoir la Charente (16), Charente-Maritime (17), Deux-Sèvres (79), Gers (32), Gironde (33), Haute-Garonne (31), Landes (40), Lot-et-Garonne (47), Tarn (81), Tarn-et-Garonne (82), Vendée (85) et la Vienne (86), il existe une autre alerte à prendre en considération. Les messages que vous recevez sur votre précieux, celui qui ne vous quitte pas, même aux cabinets d’aisances, que sont les toilettes. Les nombreuses fuites (Facebook, Hôpitaux…) suites à des attaques de sites, qu’elles soient par DDoS, brute force, hameçonnage… affichent vos données personnelles sur le DarkWeb où elles peuvent être vendues. Le but faire tout simplement du profit et gagner de l’argent.

    Le lien joint au SMS pointe en définitive sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé. Avec des outils, vous pourriez décortiquer son trajet, ainsi voir s’il passe par un tiers, pour vous voler vos informations privées (lieu de bornage, répertoire, type d’appareil, opérateur…) par exemple. (Crédits : capture d’écran)

    Souvent, comme sur l’exemple ci-dessus, et selon des sources, « le lien pointe d’abord sur une régie publicitaire et par conséquent, le petit malin se rémunère au passage. » Pour preuve, il suffit de se renseigner sur le site officiel (en faisant attention), ou en sur les réseaux sociaux ou encore en téléphonant. Car il n’existe pas de communication officielle ou de messages sur les réseaux sociaux expliquant la mise en place d’éventuels envois de SMS aux citoyens.

    L’entité étatique possède un dispositif digital de ciblage à savoir « des messages géolocalisés — via les réseaux sociaux, et des SMS — envoyés aux personnes les plus vulnérables dès qu’un département passera en vigilance jaune. » Au préalable chaque mairie aura collecté les numéros de téléphone des personnes dites fragiles, pour envoyer des recommandations à ce sujet (s’hydrater, fermer les volets…). Les personnes qui reçoivent donc les SMS sont connues des municipalités et inscrites à leur demande. Comme le dirait le sage, qui sans cesse s’époumone et rabâche de ne pas « cliquer » sur des liens suspects, prenz un temps de réflexion. Comme lorsque vous devez prendre la parole vous prenez une gorgée d’eau avant de commencer, retenez un temps votre doigt avant de cliquer sans réfléchir.

    C’est impressionnant d’entendre la nouvelle personne en charge du ministère de la Santé et des Préventions, Mme Brigitte Bourguignon, sur un point conférence indiquer, avec une certaine hésitation, que ses services ont envoyé plus de dix millions de SMS, le jeudi 16 juin 2022, sans que quiconque ne soit averti. D’autant que règne une certaine opacité, sur le fonctionnement, les règles de communication, surtout après ce que soulignait Guillaume Poupard, directeur de l’ANSSI lors du forum international de la #cybersécurité : « La pire des menaces est celle dont on parle le moins : la pression d’un espionnage étatique d’un niveau incroyable ». Non sans redouter que le jour où cette capacité deviendra offensive, au sens de destruction massive. « Ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux »

  • Le milieu médical infecté par l’informatique

    Le milieu médical infecté par l’informatique

    Les hôpitaux font souvent dans les gros titres de la presse à travers le globe. En Amérique du Nord, deux faits corroborent cette situation, le premier à Boston aux USA, le second à Laval au Québec. La conclusion est qu’il existe une probabilité non nulle que de très nombreuses données sensibles soient potentiellement compromises. Elles représentent plusieurs millions d’informations, qui sont les civilités des patients, mais également les personnels soignants actuels ou passés.

    Une attaque informatique contre l’entreprise Shields Health Care Group basée au Massachusetts pourrait avoir compromis l’identité et les informations médicales d’environ 2 millions d’individus. Elles pourraient contenir les prénoms et noms, les numéros de sécurité sociale, dates de naissance, adresses, diagnostics, les données de facturation, les numéros d’assurance et du dossier médical et d’autres informations médicales ou de traitement. Shields a déclaré être en train d’examiner les données touchées. L’attaque a été signalé au ministère américain de la santé et des services sociaux que le 27 mai 2022. Le rapport initial faisait référence à un incident concernant un serveur de réseau, qui a compromis les informations de plus de 50 clients du prestataire. La déclaration fournie par les représentants de Shields indique un accès non autorisé sur une période de deux semaines en mars. L’opérateur a acquis des données, mais la société n’a confirmé le vol qu’après sa première alerte de sécurité à la mi-mars.

    Il serait temps de renforcer les systèmes d’information des personnels hospitaliers, pour qu’il ne soit concentré que sur les soins à apporter. (Crédits : David Mark/Pixabay)

    Quand les individus malveillants n’arrivent pas à conduire une attaque en ligne… ils viennent dérober directement les ordinateurs sur place, c’est ce qu’a vécu le CHU de Québec. Les malfaiteurs sont entrés par effraction dans la nuit du 5 au 6 juin 2022. Les services de Police ont déjà procédé à des arrestations. Une partie du matériel volé a été récupéré, cela dit l’établissement ne peut pas présumer que les informations contenues n’ont pas été transférées à un tiers. Cette fois, la patientèle ne serait pas impactée, mais les personnels hospitaliers passés comme présents, soit environ 10 000. Toutes personnes affectées par ce bris potentiel de confidentialité seront contactées, assure le CHU. Cela concerne tout individu ayant travaillé entre le 1er mars 1991 et le 14 mai 2022. Cette fois encore des données intéressantes pour toutes personnes désireuses de commettre des délits ou crimes :

    • Prénom et nom
    • Adresse personnelle
    • Numéro de téléphone privé
    • Courriel
    • Date de naissance
    • Numéro de sécurité sociale
    • CV
    • Impôts…

    « Jusqu’à maintenant, rien ne nous indique que les données contenues sur le matériel informatique volé auraient été utilisées à des fins malveillantes ou frauduleuses ni qu’elles auraient été vendues à des tiers. Nous demeurons en contact continu avec le service de police de la Ville de Québec afin de connaître le niveau de risque associé à l’utilisation malveillante ou à la vente de ces données. » Au début de l’année, le Réseau de santé de Scarborough (SHN) dit avoir été victime d’une cyberattaque à la fin de janvier, révèle Ici Radio Canada, le 26 mai dernier. La personne pourrait avoir eu accès aux civilités, adresses, carte d’assurance maladie… de certains patients. Le regroupement de trois hôpitaux (Birchmount, Centenary et General) précise que des activités inhabituelles ont été détectées dans ses systèmes le 25 janvier. La brèche a été colmatée le 1er février 2022 assure le SHN, néanmoins, il offre à ses patients un service gratuit de surveillance du dossier de crédit par le biais de la firme TransUnion, et ce, pendant deux ans, si la demande est effectuée avant le 30 septembre.


  • L’Informatique, arme de destruction massive ?

    L’Informatique, arme de destruction massive ?

    Georges W Bush, président des États-Unis cherchait des armes de destructions massives sous les tables, lors du diner des correspondants de la maison blanche, ils semblent qu’elles ne ressemblent pas à ce quoi nous nous attendions : informatique. Certaines opérations sont documentées, d’autres secrètes. Les attaques les plus connues sont WannaCry, NotPetya/ExPetr, Stuxnet, DarkHotel ou Mirai. Les attaques par déni de service sont fréquentes, comme celles par brute force.

    Cloudflare a révélé ce mardi 14 juin 2022 avoir bloqué la plus importante attaque, à ce jour, par déni de services (DDoS), avec 26 millions de requêtes par seconde. L’opération a été menée la semaine précédente contre l’un des clients de l’entreprise. « L’attaquant à l’origine de l’attaque a utilisé un botnet de 5 067 appareils relativement puissant puisque chaque machine a pu générer environ 5 200 requêtes par seconde au moment du pic ». Omer Yoachimik, Product Manager chez Cloudflare affirme que « pour contraster la taille de ce botnet, nous avons suivi un autre botnet beaucoup plus grand, mais moins puissant de plus de 730 000 appareils. » L’opération se distingue par le recours à des requêtes HTTPS.

    En moins de 30 secondes, ils ont lancé la bagatelle de 212 millions de requêtes. Elles provenaient de plus de 1 500 réseaux répartis dans un total de cent vingt-et-un États, principalement des États-Unis, du Brésil et de Russie. (Crédits : CloudFlare)

    Des pannes en Inde, qui ont été solutionnées, ont causé des problèmes de performance dans tout le pays. Ainsi Discord, l’assureur en ligne Acko, GitLab et la plateforme SaaS OSlash, comme des utilisateurs qui ont signalé des problèmes d’accès à Shopify, Udemy, Canva et Zerodha, rapporte DownDetector, un outil de surveillance du Web qui suit les rapports de panne. Le dysfonctionnement a été corrigé deux heures environ après son apparition. Un porte-parole de la société a déclaré que l’entreprise était confrontée à une panne dans « certaines parties de son réseau en Inde, en Indonésie et en Europe de l’Est », en précisant que la panne n’était pas imputable à une attaque. « La cause profonde du problème était une augmentation de la consommation de ressources due à la sortie d’un logiciel. Cloudflare a travaillé sur un correctif en quelques minutes, et le réseau fonctionne maintenant normalement », a-t-il ajouté.

    Les opérateurs usant le Ransomware-as-a-Service Vice Society revendiquent une attaque informatique à l’encontre du groupe Novelty qui affichait leur soutien à l’Ukraine, tout comme Agco. Une somme de 50 000 dollars avait été versée pour aider les communautés agricoles ukrainiennes concernées par le conflit armé avec la Russie. (Crédits : DR)

    Les différentes compagnies de production d’énergie comme Entega sont des cibles de choix par la pluralité des offres de services, donc de données. Les cyberattaques seraient-elles perpétrées au hasard ? Les opérateurs derrière les ransomwares sont des sociétés dont la finalité est de faire du profit. L’université de Pise en fait les frais, au vu du montant exigé par les opérateurs. D’autres émettent également un message politique, avec pour but de créer du chaos au sein des sociétés ciblées, quand il existe un espionnage étatique.

    Lors du Forum International de la #Cybersécurité, Guillaume Poupard, directeur de l’ANSSI pour quelques jours encore, expliquait que « si on devait se mettre des indicateurs, des ICP (Indicateur Clé de Performance), je ne suis pas sûr qu’on pourrait s’attribuer une très bonne note. Mais si on n’avait pas fait tout ce travail, ce serait encore pire. » Et de glisser une pointe d’humour dans un constat alarmant, en faisant référence au dernier rapport de l’ANSSI, « à lire si on n’est pas assez stressé ». Mais aussi à la situation du Costa Rica, en état d’urgence national depuis plus d’un mois « à cause d’un groupe criminel qui était censé avoir disparu suite à la crise en Ukraine », Conti pour ne pas le citer. « La pire des menaces est celle dont on parle le moins : la pression d’un espionnage étatique d’un niveau incroyable », poursuivait Guillaume Poupard. Non sans redouter que le jour où cette capacité deviendra offensive, au sens de destruction massive. « Ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux »

  • Attaque informatique contre l’allemand Entega

    Attaque informatique contre l’allemand Entega

    Le fournisseur d’énergie électrique, entre autre, situé à Darmstadt, en Allemagne est victime d’une cyberattaque. Elle se serait produite dimanche 12 juin 2022. Le lendemain après-midi, Jochen Partsch, maire de la commune, évoquait dans un communiqué qu’une « grave attaque de pirates informatiques » aurait affecté, outre Entega, l’entreprise immobilière de la ville, Bauverein AG, la compagnie de transport urbain Heag mobilo et Heag-Holding. L’enquête est en cours.

    Lors d’une conférence téléphonique lundi à l’heure du déjeuner, Jochen Partsch s’est entretenu avec les entreprises concernées sur la situation. Les cyberattaques font partie de l’actualité, avec une prégnance quotidienne quelque peu préoccupante. Après que la société de location de voitures Sixt ait été victime d’une attaque de pirates informatiques il y a quelques jours, c’est Entega qui en subit les conséquences. L’approvisionnement énergétique n’a pas été affecté, le contraire aurait pu être dramatique, car la firme fournit à ses consommateurs de l’eau, de l’électricité et du gaz.

    Le groupe d’élimination des déchets et de services de Francfort FES est un client de l’opérateur de centres de données de Darmstadt Count and Care, qui appartient lui-même à la société d’énergie Entega AG et est devenu la cible d’une attaque de pirates informatiques dimanche 12 juin 2022. (Crédits : kalhh/Pixabay)

    En effet avec ses plus de 30 filiales, l’entreprise est active dans les domaines de la production, commerce et distribution d’énergie, et de télécommunication ainsi que de l’approvisionnement en eau potable. Elle exploite des installations pour l’épuration des eaux usées, l’incinération des déchets et propose des services de mesure, de facturation et d’informatique pour le secteur de l’énergie, un objectif de choix pour des individus malveillants.

    Partsch ajoutait que « tout sera mis en œuvre pour que les services soient à nouveau pleinement disponibles pour les citoyennes et citoyens le plus rapidement possible ». Outre Entega, Count + Care et les services municipaux de Mayence, les sites Internet de Heag Mobilo, Heag Mobibus, Bauverein, le portail client de l’entreprise de gestion des déchets EAD ainsi que la société Digitalstadt sont toujours hors ligne ce mercredi 15 juin, seul Bauverein a recouvré sa visibilité.

    Le porte-parole de l’entreprise d’Entega, M Ortmanns ne s’est pas épanché sur une possible exfiltration, ou une utilisation des données de bénéficiaires. Il est resté évasif que les origines de l’attaque, renvoyant logiquement au secret de l’instruction, car l’enquête policière est en cours.

    Selon le porte-parole d’Entega, il faudra attendre plusieurs jours avant que tout soit à nouveau opérationnel. L’enquête ne serait pas seulement menée par l’Office fédéral et régional de la police criminelle, mais aussi par le Cyber Competence Center (Hessen3C) du ministère de l’Intérieur de la Hesse. Les spécialistes informatiques de l’entreprise sont au chevet du malade 24 heures sur 24 depuis dimanche. Selon son estimation, « des professionnels étaient à l’œuvre, qui ont agi de manière ciblée et avec beaucoup d’énergie criminelle ». Des groupes de hackers russes tels que Killnet avaient mis en garde contre de possibles attaques il y a quelques semaines à peine.