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  • Fuites de données personnelles, et après ?

    Fuites de données personnelles, et après ?

    L’affaire qui affecte les clients de l’opérateur français Free est malheureusement ordinaire. Une cyberattaque perpétrée par une ou plusieurs individus dont le but est de faire de l’argent. Les données de 19 millions d’abonnés sont dans la nature, à vendre au plus offrant. Après SFR en septembre, Free est victime d’une intrusion non autorisée avec accès à diverses informations confidentielles dont l’IBAN, avec l’aide d’un complice en interne. Existe-t-il un risque ? Que faire en cas d’usurpation ?

    Aucune entreprise n’est épargnée : Lumiplan par le ransomware Cactus, Cerp Bretagne Nord et European External Action Service (EEAS) par Hunters, le groupe Althays, Billaud et l’imprimerie Peau par Qilin, Schneider Electric par Hellcat et le groupe Fimar par Bluebox. Ses cyberattaques de type ransomware sont revendiquées depuis le début du mois de novembre 2024.

    Quid de vos données ?

    Après SFR, c’est au tour de Free d’être touché par une intrusion non autorisée. L’opérateur a révélé le samedi 26 octobre 2024 que les données de 19 millions de ses clients sont volées. Un courriel est parvenu à chaque abonné. L’ensemble de ces données est une goutte d’eau parmi les passées, futures et actuelles fuites. La différence est ici la présence de l’IBAN (International Bank Account Number). Mais quelles conséquences ?

    Comme l’explique Benoit Grunemwald, expert en cybersécurité chez ESET dans un article de Numerama « des sociétés peu scrupuleuses se livrent à des malversations pour faire souscrire à des abonnements frauduleux à partir de cet IBAN. »

    La méthode est simple. Zojo sur son compte X l’explique. Il suffit d’avoir accès, ici, à Stripe. Vous créez un produit lambda, pour certifier l’identité, vous vous servez des informations (prénom, nom, etc.)… Puis après le délai légal de paiement, vous êtes crédité.

    Heureusement, il existe des procédures et protections pour éviter d’être lésé. Pour se protéger, il suffit de se pencher régulièrement votre compte, et faire opposition si nécessaire. Contrôlez les créanciers autorisés, vous pouvez également émettre une liste blanche de prélèvements SEPA, interdire les actions en provenance de certains pays, vérifier les mentions décrivant ledit créancier. L’avantage est aussi d’examiner si vous avez stoppé tous les qui ne sont plus indispensables.

    (Crédits : capture d’écran/Free)

    Depuis Free et Free Mobile, dépose plainte, le 25 octobre 2024, auprès du procureur de la République. L’ordonnance est rendue le 12 novembre 2024. Elle exige « le numéro de téléphone de cette personne, la ou les adresses IP qui ont pu être recueillies lors de la création du compte Telegram et de l’envoi de ce message, ainsi que les ports-source desdites adresses IP, Toutes informations utiles à l’identification de la personne recherchée, telles que prévues par les dispositions des articles L. 34-1 et R. 10-13 du code des postes et communications électroniques, Toutes informations disponibles dans ce contexte légal, et qui pourraient se rapporter à tout autre nouveau compte ou fonctionnalité de messagerie Telegram qui seraient utilisés par le pirate. »

    Données personnelles données volontairement

    Les fuites de données sont toujours problématiques. Si comme tout opérateur ou fournisseur d’accès à l’Internet, les civilités semblent nécessaires, qu’en est-il pour les applications que tout un chacun utilise sur son ordiphone ? Sachant que peu de personnes consultent ces centaines de lignes, et que la grande majorité coche la case certifiant l’acceptation et lecture des conditions générales de vente (CGV), ou bien la politique de confidentialité. Prenons alors un exemple parmi tant d’autres (Meta, Tinder, la plateforme TikTok, qui est devenue incontournable, au même titre que le smartphone pour naviguer.

    Celle-ci est en vigueur depuis le 4 décembre 2024. « Nous recueillons vos informations de trois manières : les informations que vous fournissez, les informations recueillies automatiquement et les informations provenant d’autres sources. » D’ores et déjà, la firme chinoise annonce la couleur.

    Il collecte ainsi le contenu utilisateur, notamment « les photos, les vidéos, les enregistrements audio, les flux en direct (livestreams), les commentaires, les hashtags, les avis, les évaluations, ainsi que les métadonnées associées (telles que la date, le lieu et l’auteur(-rice) du contenu). » Sans oublier la teneur des messages envoyés et reçus.

    Mieux encore… imaginez que dans votre registre téléphonique, une ou plusieurs personnes n’utilisent pas les « réseaux sociaux », pour tout un tas de raisons valables. La plateforme recueille « les informations du répertoire de votre appareil, comme les noms, numéros de téléphone et adresses e-mail », si vous choisissez de synchroniser vos contacts, précisent-ils.

    Cerise sur le gâteau, « nous conservons les renseignements aussi longtemps que nécessaire pour alimenter la Plateforme et pour les autres fins énoncées dans la présente Politique de confidentialité. » Vous pouvez ainsi, à titre de curiosité récupérer l’ensemble des données de votre compte.

    Ce qui est intéressant est qu’outre-Atlantique, les différentes autorités souhaitent clore la plateforme, sans l’interdire, car l’utilisation d’une application ou des médias sociaux est une décision personnelle. François-Philippe Champagne, ministre de l’innovation, de la science et de l’industrie déclare que le gouvernement canadien agit « pour faire face aux risques spécifiques de sécurité nationale liés aux opérations de ByteDance Ltd au Canada ». (Crédits : Anna Shvets/Pexels)

    « Le gouvernement ne bloque pas l’accès des Canadiens à l’application TikTok ou leur capacité à créer du contenu. […] Il est important que les Canadiens adoptent de bonnes pratiques en matière de cybersécurité et évaluent les risques possibles de l’utilisation de plateformes et d’applications de médias sociaux. » L’exemple est applicable à toute application, logiciel, jeu-concours, carte de fidélité… il est donc nécessaire de prendre le temps de lire les conditions générales de vente, la politique de confidentialité avant de signer, de cocher.

  • Cinq hackers présumés arrêtés en Europe

    Cinq hackers présumés arrêtés en Europe

    Les jeux Olympiques de Paris 2024 mettent la capitale française sous les lumières des projecteurs. C’est l’événement sportif mondial attendu des dernières années. Il pourrait être aussi le plus exposé aux cyberattaques. Bien qu’il n’y ait pas besoin d’un tel événement pour que la France et ses entreprises soient ciblées. Des arrestations ont lieu en Espagne, avec trois personnes liées au groupe NoName057(16), un jeune de 17 ans qui échangeait données personnelles contre cryptomonnaie et au Royaume-Uni, un autre de 17 ans pour appartenance à Scattered Spider.

    Alors que les jeux Olympiques de Paris 2024 ont commencé, malgré la densité des forces de l’ordre sur la capitale française, ils œuvrent encore partout ailleurs. En Espagne, comme en Angleterre ont eu lieu des arrestations.

    Trois hacktivistes présumés de NoName057(16) arrêtés


    La Guardia Civil arrête trois personnes en Andalousie à Séville, Huelva et au sein des îles Baléares à Manacor. Leurs domiciles perquisitionnés, du matériel informatique et divers documents d’intérêt ont été saisis.

    Le trio d’individus est soupçonné d’avoir exercé des cyberattaques par déni de service distribué (DDoS). Les cibles sont des institutions stratégiques espagnoles, comme d’autres pays membres de l’OTAN.

    Depuis le début du conflit armé entre l’Ukraine et la Russie, le groupe admet qu’il « répondra de manière proportionnée aux actions hostiles et ouvertement anti-russes des russophobes occidentaux », relate le manifeste fondateur.

    L’entité mène des attaques DDoS contre des sites web d’organisations publiques comme privées. Ils visent notamment les secteurs gouvernementaux et infrastructures dites critiques. Tout ce qui est donc essentiel. (Crédits : interior.gob.es)


    Ils usent de leur propre conception, DDoSia, pour les cyberattaques effectuées par le groupe NoName057 (16). Ainsi cet hacktivisme est dirigé vers les différents pays adoptant une position pro-Ukrainienne dans le contexte de ce conflit armé. Malgré l’arrestation des trois affidés présumés, les cyberattaque et revendication ne s’interrompent pas. « Another of our friends hacked the Spanish website of the Spanish company MONTAJES COFIVENT and mined the data😈 ». Avec à la clé 21 fichiers téléchargeables, dont treize semblent vides de la société ibérique Cofivent..

    Les Mossos d’Esquadra arrêtent Alcasec à Madrid


    Les Mossos d’Esquadra avec la Guardia Civil détiennent Alcasec, l’auteur présumé de cyberattaque de la compagnie Hola Luz en 2022. Son arrestation date du 18 juin 2024. L’intrusion non autorisée a eu lieu les 26 et 27 octobre 2022.

    Le jeune homme est libéré il y a un an (2023), grâce à sa collaboration avec la justice. Il est l’auteur présumé du vol des données de 37 000 clients de l’entreprise Hola Luz. Données qu’il aurait ensuite vendues en échange de cryptomonnaies.

    José Luis Huertas, 20 ans connu sous le pseudonyme d’Alcasec, est une troisième fois arrêté depuis ses seize ans en 2020.

    Selon les forces de l’ordre, le suivi des paiements en cryptomonnaies a permis de découvrir son implication présumée dans la cyberattaque contre Hola Luz. Alcasec est d’ailleurs considéré comme un expert en cryptomonnaies. (Crédits : Mossos d’Esquadra)


    Mis à la disposition de la justice espagnole le 19 juin 2024, le jeune homme est en détention provisoire dans l’attente de son procès. Il est soupçonné d’être derrière le moteur de recherche Udyat, l’Oeil d’Horus. Il permet d’obtenir des données personnelles et sensibles,

    Scattered Spider, BlackCat et Quilin


    Il y a presque un an, les casinos Caesar Palace et MGM Resorts aux États-Unis subissaient une cyberattaque. L’enquête a permis d’arrêter un suspect, en Angleterre. La police des West Midlands en collaboration avec le FBI détient un adolescent de 17 ans. « […] les chercheurs pensent que le groupe de pirates est composé d’adolescents et de jeunes adultes anglophones âgés de 16 à 22 ans », écrivait très justement Bleeping Computer.

    « Nous avons arrêté un jeune homme de 17 ans originaire de Walsall en relation avec un groupe mondial de cybercriminalité en ligne, qui a ciblé de grandes organisations avec des ransomwares et a accédé à des réseaux informatiques », communique la police de West Midlands.

    Microsoft affirme que Scattered Spider use du ransomware Qilin dans ses cyberattaques. En premier lieu, ils auraient utilisé le ransomware BlackCat avant Qilin. Ce dernier émerge la première fois en août 2022, sous le nom d’Agenda, puis rebaptisé un mois plus tard.

    Le suspect a été placé en garde à vue. Il est soupçonné de chantage et d’infraction à la loi sur l’utilisation abusive de l’informatique (Computer Misuse Act). (Crédits : Linda78/Pixabay)


    Le groupe cybercriminel Scattered Spider a ajouté le ransomware Qilin à ses outils et en use lors de ses attaques. « Au cours du deuxième trimestre de 2024, acteur de la menace motivé par des raisons financières, Octo Tempest, notre acteur de la menace de rançongiciel le plus étroitement suivi, a ajouté RansomHub et Qilin à leurs charges utiles de rançongiciel dans des campagnes », déclare Microsoft lundi 15 juillet 2024.

  • Quelles sont les escroqueries les plus courantes sur le WEB ?

    Quelles sont les escroqueries les plus courantes sur le WEB ?

    Les fuites de données sont une manne financière en devenir pour les escrocs et cyberdélinquants. Les personnes malveillantes surfent sur les annonces des géants du WEB, mais pas seulement. Ils se servent de fausse loterie, du chantage à l’amour, des remboursements, des appels de sois disant votre banque. Ainsi la recrudescence d’arnaques ou tromperies fleurit. Mais quelles sont-elles ? Comment opèrent-ils ? Comment s’en prémunir ? Que faire lorsque vous avez innocemment ou sans prêter attention « cliqué » sur le lien ?

    « Vous avez gagné le gros lot » ou « Vous héritez de votre oncle Américain », ou etc. Toutes les possibilités pour vous arnaquer existent. Ils jouent avec vos sentiments, comme un commercial vous vend une cafetière sans vous parler du produit. Ils usent d’une ingénierie sociale, de l’OSINT à vos dépends, bref chaque année de nombreuses personnes en France sont victimes d’escroquerie par courrier électronique ou SMS.

    Le top 5 des escroqueries en France

    Plus les vecteurs d’attaques sont nombreux, plus la probabilité d’une réussite augmente. Les plus courantes sont l’arnaque à la carte vitale, la vignette Crit’Air, le faux procès-verbal via ANTAI, le vishing, les faux chèques de banque de France, qui peut engendrer une sixième : le « spearphishing ». Mais comme disait Albert Einstein, « il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue. » Les cyberdélinquants s’appuient sur la méconnaissance et la crédulité des utilisateurs.

    La carte vitale est un élément essentiel de chaque Français. Mais depuis la cyberattaque de #Viamedis et #Almerys, et la fuite de 33 millions de numéros de sécurité sociale uniques, la recrudescence des tentatives de fraudes est possible.

    Quid des tentatives de phishing ? Comme explique Damien Bancal sur Zataz « cela demanderait beaucoup de temps et d’énergie à un pirate que de regrouper d’autres données, via les réseaux sociaux par exemple. Pas sûr que l’opération soit rentable pour lui. » Donc l’usurpation d’identité semble plus accessible, il faut donc rester sur ses gardes, sans omettre une vigilance sur vos courriels, SMS et appels téléphoniques.

    (Crédits : Interpol)

    De très près suit la fameuse vignette Crit’Air. Parfois des prix exorbitants fleurissent. Alors que le tarif actuel est de 3,77 € en sus de l’affranchissement. Concernant le monde de l’automobile. Les tentatives d’arnaque aux faux PV sont nombreuses. Les délinquants se font passer pour l’agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) via SMS.

    Le monde de la banque touché

    Un nouveau mot est à inclure à votre lexique, le « Vishing ». Contraction de deux termes anglais Voice pour voix et phishing pour hameçonnage. Imaginez, il est 16 h 45, votre conseiller bancaire vous contacte. « Monsieur X, nous avons détecté des mouvements suspects ce matin. Un virement de 500 € en direction de la Côte d’Ivoire via Western Union ».

    Ledit conseiller vous confirme vos civilités pour vous conforter dans la véracité de l’échange. Une fois fait, il vous invite à vous rendre sur l’application de votre banque sur le smartphone. Il vous demande d’annuler le virement avec insistance.

    « Stop !!! C’est une arnaque ».

    Votre banquier n’a pas besoin de vous pour annuler une transaction. Il peut de son ordinateur, avec l’aval de sa hiérarchie l’effectuer. « L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiements (OSMP) a relevé une hausse de 9 % des fraudes aux virements en 2022 », explique Le Revenu.

    Ces fraudes constituent plus d’un quart des préjudices financiers, soit une somme totale de 1,19 milliard d’euros. Les principales victimes sont bien entendu, les particuliers et petites entreprises.

    Le Parisien apporte des chiffres précis. « Déjà, en 2022, le préjudice avait atteint 340 millions d’euros (+ 27 % en un an). Et au 1er semestre 2023, la facture grimpe déjà à 203 millions d’euros, selon la Banque de France. »

    (Crédits : Ralph Altrip Germany/Pixabay)

    Une conférence en ligne de Cybermalveillance en partenariat avec l’UFC-Que Choisir et l’Association française des correspondants à la protection des données à caractère personnel (AFCDP) traitait d’une conférence. Son titre : « Une fraude bancaire toutes les 4 secondes : et si demain, c’était vous la victime ? » Les vecteurs sont multiples : courriel et SMS frauduleux, fausses applications, usurpation d’identité, spoofing, fraude au conseiller bancaire…

    Les désormais « classiques »

    Les tentatives hameçonnage (ou phishing) concernent plusieurs milliers de Français chaque année. Ils usent de ruses. En se faisant passer pour des sites gouvernementaux, ou d’organisations ayant pignon sur rue, ils veulent vous voler.

    Vous les avez sûrement vues passées dans vos boîte aux lettres électroniques (BAL) dans les indésirables, spams… Un message bienveillant vous indique que votre Cloud est plein, que l’espace de Google Drive est épuisé. Vous êtes en retard pour payer votre contravention.

    Un commissaire de police belge vous envoie un courriel, dans votre BAL. Une invitation à vous rendre à l’Hôtel de police pour des affaires de pédophilies, de détention d’images pédopornographiques… ou vous pouvez payer une forte somme, pour éviter l’embarras.

    « Votre livraison de colis a échoué ! » Vous devez payer des frais supplémentaires pour recevoir le fameux colis. Aujourd’hui, nous regardons nos courriels de plus en plus sur notre smartphone, ou ordiphone, avec les risques que cela comprends.

    (Crédits : Anna/Pixabay)

    En cas de doute ne cliquez pas sur les liens contenus dans le courriel, ne scannez par le QR Code, accédez par le moteur de recherche de votre ordinateur ou de votre smartphone. Mieux, contactez directement votre banque, assurance… bref celui qui vous contacte, sans passer par le lien, SMS. Pour le reste la Task-Force nationale de lutte contre les arnaques se mobilise et publie un guide de prévention contre les arnaques au format PDF (Portable Document Format), et les conduites à tenir pour connaître vos droits « Ça n’arrive pas qu’aux autres ! »

  • Les clients d’Orange Espagne privés d’accès à internet durant quelques heures

    Les clients d’Orange Espagne privés d’accès à internet durant quelques heures

    Le fournisseur d’accès à l’Internet Orange Espagne a souffert d’une cyberattaque mercredi 3 janvier 2024. Si l’opérateur mentionne que l’installation était pratiquement revenue à la normale le jour même, la secousse du dysfonctionnement a bien été ressentie. La personne, dont le pseudo est « Snow » à l’origine de cette intrusion explique que le mot de passe n’était pas approprié. Des bots auraient été utilisés, mais une compromission par un infostealer semble plus que probable, comme le célèbre Raccoon stealer.

    La société Orange en Espagne a subi mercredi 3 janvier 2024 dans l’après-midi une cyberattaque. La conséquence fut la chute de l’accès à l’Internet pour l’ensemble de ses clients ibériques. Ce que confirme la société de téléphonie mobile via le réseau social X (ex-Twitter) : « Le compte d’Orange au Centre de coordination du réseau IP (RIPE) a subi un accès non autorisé qui a affecté la navigation. » Snow déplore sur le niveau de sécurité, indiquant même que le mot de passe serait « ripeadmin » et le manque d’authentification à double facteur (2FA).

    Les équipes de vx-underground ont dévoilé une capture d’écran relayée sur X (ex-Twitter) de la compromission d’Orange. Celle-ci démontre que l’enquête d’Hudson Rock indique le même mot de passe mentionné par Snow.

    Des informations indiquent que la famille d’info stealer est de type Raccoon, que la détection remonte au 4 septembre 2023 peu après 15 h 30. Le fait de prendre le contrôle d’un compte d’administration d’un opérateur tel qu’Orange, permet d’administrer vers des routes nouvelles. Donc d’attribuer des possibilités vers de nouvelles plages d’adresses IP.

    (Crédits : Hudson Rock)

    Le RIPE NCC se définit par « Réseaux IP Européens – Network Coordination Centre », elle est une organisation à but non lucratif. Son but la distribution des ressources internet, telles que les adresses IPv4, IPv6, les numéros d’Autonomous System (ASN) utilisés pour le routage entre opérateurs (avec l’utilisation du protocole BGP). Le RIPE dessert l’Europe, le Moyen-Orient et une partie de l’Asie.

    Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

    Internet est une toile, un réseau de réseaux. Deux ordinateurs connectés forment un réseau. Mais ils ont besoin de protocole pour échanger. C’est à ce moment qu’intervient l’AS. L’Autonomous System est un très grand réseau ou groupe de réseaux ayant une politique de routage interne cohérente. « Chaque AS se voit attribuer un ASN unique, qui est un numéro permettant d’identifier l’AS ».

    Chaque AS contrôle un certain nombre d’adresses IP. « En général, chaque AS est exploité par une seule grande organisation, par exemple un fournisseur d’accès à Internet, une grande entreprise technologique, une université ou une agence gouvernementale », explique Cloudflare.

    Le BGP (Border Gateway Protocol) est un protocole d’échange de route externe, issu de l’EGP (exterior gateway protocol), utilisé sur le réseau Internet. En 1966, aux États-Unis, le premier réseau à transfert de paquets de données est conçu par la DARPA (Defense advanced research Projects Agency). Il est connu comme l’ancêtre de notre Internet, le fameux réseau ARPAnet.

    (Crédits : RÜŞTÜ BOZKUŞ/Pixabay)

    Chaque AS utilise ce protocole pour indiquer les adresses IP de direction pour la distribution des paquets. L’Internet Protocol (IP) est utilisé pour le routage. Sans lui ils rebondissent sur l’internet sans trouver la destination. Le BGP est un élément fondateur de l’Internet. Boris Rogier écrit sur Kadiska que « comme elle doit être configurée manuellement, elle est sujette aux erreurs humaines ainsi qu’aux attaques de sécurité. Dans un contexte de services numériques mondiaux, la surveillance du comportement de BGP en termes de découverte de chemins, de surveillance des performances, ainsi que de changements de chemins, devient critique ! »

    Le voleur de mots de passe : Raccoon stealer

    Le mot de passe est partout. Par manque de culture « informatique », utopisme ou fainéantise, tout un chacun use du même : un vrai bonheur pour les cybercriminels. D’autant que depuis avril 2019, le plus populaire des infostealer est né : Raccoon. Le 14 août 2023, le raton laveur annonçait son retour. L’information était partagée sur le compte X (ex-twitter) de vx-underground.

    Mark Sokolovsky à la genèse du Raccoon infostealer est en prison depuis le mois d’octobre 2022. Sauf qu’à chaque fois qu’un individu, ou un groupe est arrêté, son code demeure. Dans l’acte d’accusation du FBI, plus de 50 millions d’identifiants (courriels, comptes bancaires, numéros de cartes de crédit, sites WEB…) avaient été volés via cet outil en 2022.

    « Après la perte de notre coéquipier, nous avons pris la décision de ne pas abandonner notre projet et de continuer notre travail en son honneur. Raccoon Stealer 2.0 a été entièrement codé depuis le début. Nouveau back-end, nouveau front-end, absolument nouveau logiciel de vol », affirme le collectif.

    (Crédits : 3export)

    Ce logiciel se déploie classiquement. Une fois votre terminal compromis, le cybercriminel peut dérober les données d’environ 60 applications différentes. Le tableau de configuration du Raccoon v1 ci-dessus permet de nombreuses possibilités. « Notre équipe a travaillé sans relâche pour vous apporter nos derniers développements qui enrichiront votre expérience avec le stealer. Nous sommes fiers de vous présenter la mise à jour avec la version numéro 2.3.0. Les changements ont été implémentés sur la base du feedback et de l’analyse des besoins de nos clients et des tendances du marché. »

  • Le Département de l’Ardèche attaqué

    Le Département de l’Ardèche attaqué

    Une offensive visant les systèmes d’information du département de l’Ardèche est subie depuis mercredi 6 avril 2022. Les services ardéchois n’ont donc pas pu utiliser leurs outils numériques pour travailler, mais rassurent que les administrés qu’ils ne sont pas affectés par une fuite de leurs données. Le réseau informatique interne est bloqué, empêchant certaines tâches des institutions départementales, mais surtout évitant que le code malveillant puisse se propager plus qu’il ne l’aurait déjà fait.

    « Le système informatique interne de la collectivité départementale est momentanément immobilisé », explique le Département de l’Ardèche. L’entité affirme que les « équipes informatiques sont pleinement mobilisées pour identifier la source des problèmes et les résoudre afin de rétablir au plus vite les systèmes d’information réseaux. » Pour éviter la propagation, les systèmes informatiques ont été verrouillés. Ils rouvrent progressivement service après service, après vérification. « On a focalisé sur les priorités du Département (les ressources humaines, services aux usagers), pour que tout ce qui est prestations sociales et accompagnement du public soit rapidement remis en route », stipule Sandrine Genest, la première vice-présidente de l’Ardèche. Le retour à la normale prendra plusieurs jours, voire plusieurs semaines ou mois en fonction des ravages potentiels, chaque poste de travail devant être contrôlé minutieusement. Une plainte a été déposée ce jeudi 7 avril 2022.

    Marseille, la métropole d’Aix-en-Provence, La Rochelle, la ville d’Angers, la Communauté de communes de l’Est lyonnais… Durant la nuit du 3 au 4 mars 2022 l’EPCI Rives de Moselle
    a été la victime d’un ransomware. « Y a-t-il des villes de France non encore touchées ? » (Crédits : Frank Meitzke/Pixabay)

    « L’immobilisation des réseaux informatiques n’affecte pas les usagers. L’enquête que nous avons menée n’a constaté à date aucune fuite de données » complète le communiqué envoyé ce mercredi soir, « des mesures d’organisation ont été mises en place pour assurer la continuité du service public ». Le 22 mars 2022, c’était la commune d’Aix-les-Bains qui rejoignait le banc de nombreuses villes françaises, ayant fait l’objet d’attaque informatique. Depuis les services informatiques sont fortement perturbés. Le lendemain, c’est Saumur et l’agglo qui remettent, au fur et à mesure leurs outils en fonctionnement.

    En février 2021, la communauté d’agglomération, le CCAS et la ville de Chalon-sur-Saône étaient les cibles d’une attaque par ransomware. En juillet de la même année, lors du conseil municipal l’édile donnait des éléments sur le coût de la remise en état de marche des systèmes informatiques, pour plus d’un demi million, 550 000 euros exactement. Sur cette somme astronomique, plusieurs embauches sont en cours, dont celle d’un responsable de la sécurité des services informatiques (RSSI) et la restauration du parc. « On en sort grandi », se félicitait le maire. Grandi sûrement, moins fourni pécuniairement et plus riche d’expériences, c’est une certitude.

  • Ne pas confondre vitesse et précipitation

    Ne pas confondre vitesse et précipitation

    En Suisse, le Conseil d’État neuchâtelois expliquait qu’il avait progressé en matière de sécurité informatique, suite à l’infection de l’université le 18 février 2022. Mi-mars deux cabinets médicaux neuchâtelois sont la cible de hackers, qui ont publié sur le darknet les données de 43 651 fichiers médicaux, révèle une enquête du Temps. Ils avaient fixé un ultimatum pour le mardi 29 mars. Faute de percevoir une rançon, ils diffuseraient les renseignements. Ils sont passés à l’acte.

    Cette nouvelle attaque informatique, et le partage des données font l’effet d’une claque. Les opérateurs qui usent, compilent des lignes de codes dans un but malveillant qui produisent des attaques ont la plupart du temps, plusieurs longueurs d’avance sur les personnes qui œuvrent à la protection, et s’adaptent aux mesures de sécurité. Après la cyberattaque à l’Université le 18 février 2022, le canton a réduit l’indisponibilité de l’infrastructure informatique et amélioré la capacité de résister à une offensive au niveau des systèmes centraux. « Selon le dernier audit, la défense informatique est bonne », a ajouté Crystel Graf conseillère d’État. Le canton avait lancé le 7 mars 2022, pour une durée de dix mois une campagne de prévention.

    Prévue pour le 8 avril 2022, la publication d’informations du site de prise de rendez-vous suisse a été reportée par les opérateurs derrière le ransomware Lockit 2.0. En Suisse OneDoc peut être assimilé à Doctolib en France. (Crédits : capture d’écran)

    Les données exfiltrées suite à l’attaque de l’université s’avéraient plus sensibles que nous pouvions penser jusqu’à présent expliquait le journal Le Temps. Selon l’enquête, certains fichiers divulgués rapportent un conflit entre professeurs ou le licenciement d’un collaborateur, des courriels de la Police judiciaire neuchâteloise, des documents de justice… Sur la diffusion du 30 mars 2022, les pièces contenaient des listes de patients, leurs prénoms et noms, adresse, numéro de téléphone, fixe et portable, profession, date de naissance… Mais ce n’est pas tout, de nombreuses informations concernant pathologies, examens médicaux s’affichent sur le Darknet, comme savoir si un patient est séropositif, consomme de la drogue, etc. Ils ont été retirés le jour même suite au second ultimatum aux cabinets médicaux de payer la rançon.

    Le chat et les souris

    Remises en ligne, puis enlevées, puis… des échanges entre les opérateurs et les cabinets médicaux, auraient eu lieu, pour qu’un nouveau délai soit fixé au 8 avril, relate le journal Le Temps. Vendredi soir, un expert du darknet affirmait qu’« il est possible que les cabinets, voire les autorités politiques, négocient désormais avec les pirates pour payer une rançon. » Plusieurs faisceaux pourraient indiquer que l’un des cabinets aurait réglé une somme pour récupérer ses données dès le 22 mars, suppose Arcinfo. « Il faut un vrai électrochoc en Suisse, appuie David Billard, professeur associé à la Haute École de gestion de Genève (HÉS GE) et spécialisé en cybersécurité. Les organisations professionnelles (médecins et autres) devraient se prendre en main et commencer par faire un état des lieux de la capacité numérique de leurs adhérents (ou membres de leur organisation professionnelle). Lorsque l’on va voir un médecin ou un avocat, on s’attend à recevoir un avis médical ou un conseil juridique de qualité. De la même façon, on devrait avoir l’assurance que les informations que l’on échange soient traitées avec le même professionnalisme. »

    Les Médecins communiquent

    Le communiqué des médecins de Chaux-de-Fonds affirment qu’ils ont été la cible d’un ransomware, sans pour autant avoir fait preuve d’imprudence. Et non, ils ne s’acquitteront pas de la demande d’extorsion, se conformant ainsi aux recommandations des autorités et des spécialistes de cybersécurité. « Suivant le conseil des autorités, nous avons choisi de ne pas payer de rançon. Premièrement, il n’y a aucune garantie que cela aurait influencé le comportement des pirates informatiques et que les données ne seraient pas publiées, à un moment ou à un autre. Deuxièmement, le cabinet ne souhaitait pas financer le crime organisé et encourager ces actes de chantage », écrivent-ils.

    Le cabinet touché par l’attaque regroupe les Drs Marjorie Cosandey Tissot, Monika Nobel, Julie Meyrat et Marco Salvi, Francine Glassey Perrenoud (avant 2021), André-Philippe Méan (avant 2013), Marc Pierrehumbert (avant 2013), Ivana Babic (avant 2013) et Robert Muenger (avant 2014) sont également concernés. (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)

    Si, les données volées ne sont pas accessibles à tout un chacun, elles figurent sur le darknet. Le risque de voir des tiers s’en emparer, pour des tentatives d’usurpation d’identité, d’escroquerie… est réel. Il est donc nécessaire de changer ses mots de passe, et se méfier de toute demande urgente ou pressante, qu’elle soit effectuée par téléphone, courrier ou mail. En cas de doute, ne pas hésiter à contacter la police pour être conseillé, conclu le quotidien suisse Le Matin.

  • Ransomware: 200 000 dossiers de patients et employés copiés

    Ransomware: 200 000 dossiers de patients et employés copiés

    Le nombre de patients et d’employés touchés par l’attaque informatique des systèmes de santé de Terre-Neuve-et-Labrador l’année dernière continue d’augmenter. Elle avait eu lieu le 30 octobre 2021, à la suite de laquelle les systèmes de santé régionaux de la campagne canadienne Terre-Neuve-et-Labrador et Labrador ont fermé leurs réseaux et annulé des milliers de rendez-vous médicaux. Les conséquences d’une infection par codes malveillants de type ransomware peuvent durer plusieurs mois, voire plus…

    Le ministre de la Santé, John Haggie déclarait le mardi 2 novembre 2021 qu’on ne pouvait pas encore déterminer précisément l’ampleur de l’arriéré qui serait créé par la cyberattaque présumée ni sur le temps qu’il faudrait pour reconstruire et restaurer les services. Elle avait conduit à la fermeture des réseaux des systèmes de santé régionaux, annulant ainsi des milliers de rendez-vous médicaux. Les conséquences visibles concernaient immédiatement les systèmes de santé en Central Health, Santé de l’Est, Western Health et les régies régionales de la santé Labrador-Grenfell, mais aussi les contribuables tant au niveau de leurs santés que des données de celle-ci.

    « Nous comprenons maintenant plus que jamais l’importance d’une vigilance continue et la nécessité de renforcer nos systèmes pour prévenir de futures attaques », a également soutenu Haggie. Espérons qu’en France un maximum de protection entoure Mon espace santé. (Crédits : urformat/Pixabay)

    Plus de cinq mois après, il existe désormais un aperçu, puisque le nombre de patients et d’employés touchés par cet événement ne cesse d’augmenter. Lors d’un appel aux journalistes mercredi 30 mars 2022, David Diamond, le directeur général du district sanitaire de l’Est de la province a affirmé que des dossiers avaient été copiés. « Plus de 200 000 fichiers ont été pris sur un lecteur réseau dans l’environnement informatique d’Eastern Health », a-t-il déclaré. Une partie de ces dossiers peut renfermer des renseignements sur les patients et les employés. Les différentes agences procèdent à un examen manuel pour déterminer le nombre exact de fichiers qui contenaient des informations personnelles ou de santé. « Ces informations peuvent inclure le diagnostic médical, le type de procédure, le numéro du MCP (Medical Care Plan) et les informations sur le fournisseur de soins de santé pour certains services de soins de santé qui sont fournis par la médecine de laboratoire, dans les programmes de chirurgie, de soins du cancer et de cardiologie, entre autres. Il peut également inclure des informations relatives aux ressources humaines et à l’administration. »

  • Le ministère des Finances Cubain victime de ransomware

    Le ministère des Finances Cubain victime de ransomware

    Le ministère des Finances de Cuba a dénoncé, à travers les réseaux sociaux, la cyberattaque qui a eu lieu contre son site officiel dans la nuit de dimanche 3 à lundi 4 avril 2022. La revendication ne s’est pas fait attendre, les opérateurs derrière le ransomware Cuba affichaient un message demandant à un changement de régime. Les auteurs du délit ont modifié le titre de l’article pour le remplacer par leur slogan. La publication avait pour but d’informer les Cubains sur le projet de loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique ou d’intérêt social.

    C’est une attaque qui prend une tournure plus politique que les infections en général. Elle fait suite à la proposition de loi sur l’expropriation. Selon le site WEB Granma cette dernière serait un moyen d’action de l’État pour la satisfaction d’intérêts généraux, comme une forme d’acquisition de biens et de droits pour le patrimoine de l’État. Il soutient les règles établies dans la loi 118, sur les investissements étrangers, du 29 mars 2014, sur l’expropriation dans ce domaine, et renforce les garanties juridiques pour les investisseurs étrangers.

    « Díaz-Canel Singaooo. Démocratie. Des élections libres. À bas la dictature. La liberté des prisonniers politiques. SOS Cuba. Allons-y. La patrie et la vie. Somos anonymes Cuba (La résistance numérique) », peut-on lire dans le message.

    La ministre Meisi Bolaños a réagi à la cyberattaque sur les réseaux sociaux. « Nous dénonçons fermement le piratage du site web des Finances, montrant un contenu qui ne correspond pas aux principes et valeurs patriotiques et révolutionnaires de nos travailleurs. Nous ratifions notre soutien au Parti communiste de Cuba (PCC), à Miguel Díaz-Canel et à la Révolution », a déclaré Mme Bolaños. Le site est actuellement hors service.

  • Iberdrola, distributeur d’électricité ibérique attaqué

    Iberdrola, distributeur d’électricité ibérique attaqué

    Ce jeudi 31 mars 2022, l’Institut national de cybersécurité (Incibe) avertissait que la société I-DE Redes Eléctricas Inteligentes, distributeur d’électricité du groupe Iberdrola avait subi une cyberattaque. Les données de 1,3 million de clients étaient exposées, bien qu’elle ait été résolue le jour même, le 15 mars, où elle a eu lieu, explique Incibe. Ce n’est que le lendemain, une fois la brèche colmatée, que l’entreprise a détecté des offensives massives qui n’ont pas atteint leur objectif, indiquait la compagnie.

    Dans le communiqué de presse, la multinationale ibérique de distribution d’électricité tente de rassurer ses abonnés en spécifiant que « nous vous informons que nous avons subi une cyberattaque de nos systèmes d’information. L’incident, qui a maintenant été rectifié, a entraîné l’accès aux données de certains de nos clients. Nous vous informons qu’en aucun cas ils n’ont eu accès aux données financières (compte courant ou carte de crédit) ou aux données de consommation électrique. » Seules les indications relatives au prénom, nom, le numéro d’identification, l’adresse de domicile, le téléphone et le courriel ont fuité. Ces seules données suffisent à établir des faux en écritures concernant les identités, mais aussi de pouvoir créer des contrats avec un nouveau fournisseur d’électricité. Une plainte auprès de la Brigade centrale d’investigation technologique de la police nationale et l’information de l’attaque pour l’Agence espagnole de protection des données ont été effectuées.

    Des attaques auraient eu lieu à Cercanías, au Congrès des députés et dans d’autres institutions européennes. La société de Ignacio Galán est devenue jeudi 31 mars 2022 la première firme espagnole en valeur sur le marché boursier, et principal investisseur espagnol sur le sol américain pour les énergies renouvelables. (Crédits : capture d’écran)

    Le quotidien El Mundo révèle qu’après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le gouvernement américain aurait avisé la compagnie ibérique, qu’elle faisait partie des groupes susceptibles de subir une cyberattaque russe de grande envergure. Iberdrola n’a rien dit à ce sujet, seule confirmation, elle admet avoir essuyé des tentatives de piratage de ses bases de données qui ont affecté 1,3 million de clients. « Nous avons été avertis par les autorités américaines », indiquaient les sources d’Iberdrola, qui expliquent que cette recommandation était liée à « la situation critique que nous vivons », en référence au conflit armé entre la Russie présidée par Vladimir Poutine, et l’Ukraine de Wolodymyr Selenskyy.

  • USA: une fraude à près de 600 milliards de dollars

    USA: une fraude à près de 600 milliards de dollars

    Impressionnant, monumental, incroyable… les superlatifs manquent tellement la fraude, révélée, qui émeut les États-Unis est gigantesque. Le plan d’aide du au SARS-CoV-2 sur le sol américain connu sous l’acronyme PPP a été détourné de sa vocation, épauler les personnes en maintenant leurs rémunérations, sauf que… pourquoi uniquement les Américains auraient été victimes de ce genre de malversation, pourquoi elle n’aurait touché que le seul sol américain, et pourquoi pas les autres pays que compte notre globe terrestre.

    À défaut de jouer à la loterie nationale, il est plus facile, semble-t-il, de dérober, l’argent destiné à la survie financière des individus que de tenter régulièrement sa chance. Le fonctionnaire en charge de l’aide dite « Covid » déclarait à Lester Holt de NBC News, que les programmes comme le « PPP » (Programme de protection des salaires) étaient structurés d’une manière qui était « une invitation » aux fraudeurs, mis en place par le gouvernement du président Biden. Que penseriez-vous, d’une personne qui passant devant un achalandage de commerçant en fruits et légumes prendrait une pomme, parce que l’étal n’est pas surveillé, est-ce une invitation ? Que penseriez-vous, d’une personne qui voyant une jeune femme en jupe, balayée pudiquement pas le vent d’été se permettrait une agression sexuelle au prétexte que sa tenue serait une invitation ? Que penseriez-vous, d’une personne qui… bref vous avez compris.

    « Faites une demande, signez et dites-nous que vous avez vraiment droit à l’argent, indiquait Michael Horowitz, président du Comité de responsabilité de la réponse à la pandémie. Et, bien sûr, pour les fraudeurs, c’est une invitation. … Ce qui n’a pas été fait, c’est qu’il n’y a pas eu de contrôles minimaux pour s’assurer que l’argent parvenait aux bonnes personnes au bon moment. »

    « Les procureurs ont déclaré que Mustafa Qadiri, 38 ans, d’Irvine, en Californie, a utilisé le fonds du programme de protection des salaires pour acheter trois voitures coûtant six chiffres chacune, dont cette Ferrari 458 Italia 2011. » (Crédits : Bureau du procureur des États-Unis, Los Angeles)

    Les procureurs outre-Atlantique s’offusquent de ce qu’ils désignent comme la plus grande fraude de toute l’histoire des États-Unis. Kevin Chambers, qui a été nommé procureur en chef, a affirmé qu’il mettait en place des équipes pour analyser « une quantité presque choquante de données ». « Les gens ont acheté des maisons de vacances, des Bentley et des Rolex. Il se peut que nous ne récupérions pas tout l’argent, mais ce n’est pas le seul intérêt d’intenter ces procès », poursuivait-il. Sans oublier des manoirs, des vols en jet privé, des vacances de luxe…

    L’escroquerie épique a été effectuée, d’après les procureurs, par des criminels individuels ou des groupes organisés utilisant des identités volées pour réclamer des allocations de chômage aux agences de main-d’œuvre des États qui versent les fonds fédéraux. « Chaque identité peut valoir jusqu’à 30 000 dollars de prestations », selon Horowitz.

    Un exemple parmi tant d’autre passé comme à venir, le ministère de la Justice accusait une star de la télé-réalité d’Atlanta de fraude bancaire après avoir obtenu un prêt PPP de 3,7 millions de dollars. Elle aurait utilisé le produit de ce prêt pour acheter 85 000 dollars de bijoux (une montre Rolex présidentielle, un bracelet en diamants et une bague en diamants de 5,73 carats), pour louer une Rolls-Royce Wraith 2019, pour effectuer des paiements de prêt et pour payer 40 000 $ de pension alimentaire pour enfants. Au final, Maurice Fayne écope de 17,5 ans de prison.

    Maurice Fayne, qui a joué dans Love & Hip Hop, a été condamné par la justice de son pays à 17 années de réclusion criminelle pour conspiration et fraude électronique, fraude bancaire et fausse déclaration dans le cadre du fameux programme de protection des salaires (PPP). (Crédits : Gettyimages)

    Une spoliation de l’aide aux personnes dans un besoin vital de survie dans un lieu où le rêve peut se transformer en cauchemar américain, et sans, à priori, aucun scrupule, jusqu’à preuve du contraire. Certains, indiquent les médias au pays de l’oncle Sam, auraient acquis leur richesse en participant à ce que les experts considèrent comme un vol de 80 milliards de dollars. Le montant présumé du préjudice, tant qu’un jugement ne déclare pas les prévenus coupables des crimes dont ils seraient accusés, s’ajouterait aux 90 à 400 milliards de dollars supplémentaires. Pour rappel la somme complète du PPP était de 900 milliards de dollars du programme d’aide. L’escroquerie totale, même si les estimations sont gonflées, pourrait rivaliser avec les 579 milliards de dollars. À ce jour, 178 ont été condamnées à dans des affaires dites de fraude au PPP, de nombreuses enquête sont encore en cours.