Deux Bulgares ont été interpellés en flagrant délit alors qu’ils tentaient de forcer un distributeur automatique de billets dans une institution financière de Villa Los Almácigos, province de Santiago Rodriguez. Les prévenus Danail Kohctahtnhob et Nicolay Haratyunyan âgés de 58 et 54 ans ont été arrêtés mercredi 11 mai 2022. Ils sont accusés de conspiration en vue de commettre des crimes de haute technologie.
Selon le communiqué de presse, le bureau du procureur a expliqué que les prévenus s’étaient engagés dans le vol de données bancaires contenues dans les moyens de retraits et de paiements. Ils se servaient de dispositif de clonage à partir de distributeurs automatiques de billets, puis dans l’usage de ces données pour réaliser des achats et d’autres transactions. La police nationale en charge de la prévention et des enquêtes criminelles, avec le ministère public, ont saisi vendredi 13 plusieurs appareils électroniques utilisés pour dupliquer de cartes bancaires. Les outils ont été trouvés lors d’une descente effectuée dans un studio isolé, rue Lucas de Peña, à El Millón.
« Avant d’être appréhendé, on a détecté dans le distributeur automatique de billets des dispositifs magnétiques qui permettent de cloner des cartes bancaires et qui sont présumés être leur propriété. Nous cherchons à savoir s’il s’agit d’un réseau criminel », expliquent les enquêteurs. (Crédits : DR)
Selon le rapport, les services d’ordre ont saisi l’attirail du parfait petit cambrioleur : un ordinateur avec deux mémoires externes, un chargeur, deux connecteurs USB, un testeur d’électricité, deux pièces métalliques avec des installations de batteries, des caméras, des puces, un casque sans fil, un petit appareil électronique QS7 SLIN, plusieurs pinces coupantes, un mètre ruban, un scalpel, un rouleau d’étain pour souder des pièces électroniques, deux téléphones portables Apple, plusieurs cartes bancaires et un passeport émis par la République de Bulgarie au nom de Danail Damov Konstantinov.
Selon la Police, la sécurité de l’organisme fiduciaire remarquait que les deux hommes avaient installé le dispositif externe sur un DAB. Le personnel de la banque est allé l’enlever, puis a guetté le retour des prévenus. Ils ont alerté la police qui les a immédiatement pris en flagrant délit. (Crédits : DR)
Lors de leur arrestation, les accusés étaient en possession de cartes bancaires, de 7 000 pesos dominicains et 75 levs. Tous deux se déplaçaient dans une voiture Kia, modèle K5 qui était garée juste devant le DAB où, lors d’une fouille, plusieurs éléments de preuve supplémentaires ont été saisis.
L’équipement saisi est utilisé pour capter le signal lors de l’introduction des cartes bancaires des utilisateurs dans les guichets automatiques. (Crédits : DR)
Les agents ont saisi une bande magnétique, une spatule, un morceau de papier de verre, 10 cartes (neuf internationales et une nationale). Danail Kohctahtnhob et Nicolay Haratyunyan ont été entendus jeudi matin, par la Direction des enquêtes criminelles (DICRIM), afin de prolonger les interrogatoires, compte tenu des versions selon lesquelles ils auraient volé de l’argent à d’autres entités bancaires. Le ministère public accuse les deux hommes de violation des articles 59, 60, 265, 266 et 379 du code pénal dominicain, ainsi que de la loi 53-07 sur les crimes et délits de haute technologie, qui punit, entre autres, le clonage de dispositifs d’accès, l’accès illicite, l’utilisation de données par accès illicite, les dispositifs frauduleux, ainsi que le vol par utilisation de la haute technologie.
Vivalia, intercommunale de soins de santé au Luxembourg est actuellement retournée au papier crayon. Dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 mai 2022, à 3 h 29 précisément, les systèmes de surveillance envoient des alertes tous azimuts indiquant que le système informatique était agressé. Une cyberattaque confirmée à 3 h 42, et qui aurait débuté vers 1 h 30 du matin. Elle a entraîné le blocage de 200 serveurs et 1 500 ordinateurs des hôpitaux et maisons de repos de cette structure active en province de Luxembourg.
C’est au duché du Luxembourg que cette fois-ci un hôpital est victime d’opérateurs malveillants. Aux alentours de 3 h 30 une attaque informatique de « grande ampleur » est détectée, des mesures d’urgence sont immédiatement prises pour empêcher la propagation de l’infection. « Dans ce genre de situation, la ligne de conduite est bien claire. Il faut empêcher la propagation du virus en interne, identifier la faille de sécurité pour la corriger, neutraliser le virus, et enfin restaurer les systèmes pour revenir à un fonctionnement normal », mentionne Yves-Henri Serckx, directeur informatique de Vivalia. L’entité regroupe six sites hospitaliers, une polyclinique, quatre maisons de repos et maisons de repos et de soins, une maison de soins psychiatriques et trois crèches, situés en province de Luxembourg.
Une cellule de crise fédérale spécialisée en cybersécurité apporte son expertise et est venue renforcer les équipes IT de Vivalia, de même que la Police judiciaire, avec le soutien de l’ensemble des autorités provinciales. Dès la mise en alerte des systèmes, les serveurs, les ordinateurs et la connexion de Vivalia avec l’extérieur ont été mis à l’arrêt pour les protéger au maximum.
Vivalia
L’attaque informatique semble analogue à celle qu’ont subie d’autres hôpitaux en Belgique et à l’étranger que ce soit au Japon, en France ou en Italie. Vivalia n’aurait reçu jusqu’à présent aucune demande de rançon. Une cellule de crise composée des forces vives de Vivalia et d’experts fédéraux en cybersécurité s’est réunie.
Le plan d’urgence hospitalier a été déclenché « compte tenu de l’ampleur de l’attaque sur nos services », a déclaré Yves Bernard, le directeur général samedi après-midi, lors d’une conférence de presse.
Plusieurs hôpitaux wallons ont été victimes de cyberattaque, comme le Centre hospitalier de Wallonie picarde de Tournai (ChWapi), début 2021, ou la clinique André Renard à Herstal, en 2019, explique RTL. (Crédits : capture d’écran/TvLux)
Depuis samedi matin, les services de Vivalia vivent au ralenti, « renouant avec des méthodes du passé », ajoute Yves Bernard. Rien n’indique actuellement que des données personnelles de patients, comme de résidents ont été dérobées, confirme l’hôpital
Une cellule d’urgence a été convoquée dans la foulée et l’intercommunale a rapidement reçu le soutien du gouverneur de la province de Luxembourg et de la Police judiciaire fédérale ainsi que d’experts en cybersécurité de la police. « Nous sommes actuellement dans la deuxième phase. Nous essayons d’identifier l’origine de l’attaque pour boucher la faille de sécurité avant de relancer, voire de restaurer, nos systèmes informatiques », relatait Yves-Henri Serckx lors de la conférence de presse, samedi après-midi.
Le retour du papier et du stylo-bille. Un retour 20 à 30 ans en arrière pour certains services. L’essentiel étant préservé : les soins et la sécurité du patient. L’objectif affiché est l’identification du virus et la faille informatique, avant de restaurer les serveurs. Le tout devrait prendre plusieurs jours. (Crédits : capture d’écran/TvLux)
« Toutes nos équipes sont sur le pont depuis cette nuit : informatique, technique, médicale, infirmière… chacun fait le maximum pour rétablir la situation et il est prématuré de pouvoir fixer une échéance pour un retour à la normale. |…] Nous demandons au public de n’appeler nos hôpitaux qu’en cas de réelle nécessité et pour des cas urgents ! Merci de votre compréhension », précise Vivalia
Le Refuah Health Center avait découvert un accès non autorisé et affirmait avoir immédiatement lancé une enquête. Elle s’est achevée le 2 mars 2022, mais n’a pas expliqué l’écart d’un an entre l’identification et la déclaration. En effet, l’organisme de santé a commencé, le 29 avril 2022 à notifier 260 740 personnes d’un incident de cybersécurité survenu entre le 31 mai et le 1er juin 2021. En octobre 2021, c’est la société Adaptive Health Integrations, basée dans le Dakota du Nord, qui a été confrontée à un incident informatique, touchant plus de 510 000 individus.
Les informations qui auraient pu être exfiltrées sont conséquentes. Elles comprennent potentiellement des prénoms, noms, numéros de sécurité sociale, de dossier médical, de permis de conduire, des dates de naissance, des informations sur les cartes de crédit comme de débit, sur les comptes bancaires, des numéros Medicare et Medicaid, des numéros de compte de patient, des informations sur les diagnostics et mêmes des numéros de police d’assurance maladie.
« Veuillez accepter nos excuses pour cet incident. Nous nous engageons à préserver la confidentialité des informations personnelles et des informations de santé protégées en notre possession et nous avons pris de nombreuses précautions pour les protéger », indique le communiqué. (Crédits : capture d’écran/Refuah)
« Nous évaluons et modifions continuellement nos pratiques et nos contrôles internes afin de renforcer la sécurité et la confidentialité des informations de santé personnelles et protégées. Depuis cet incident, nous avons installé un nouveau pare-feu et procédé à une évaluation de la vulnérabilité. » Par souci de prudence, « nous avons notifié par écrit cet incident à partir du 29 avril 2022 » à toutes les personnes potentiellement concernées, dans la mesure où nous avions une dernière adresse connue.
Selon le rapport du Centre de coordination de la cybersécurité du secteur de la santé (HC3) aux États-Unis, les ransomwares à l’origine des attaques sont LockBit 2.0 pour 31 %, Conti au même ratio, SunCrypt pour 16 %, Alphv et Hive tous deux à 11 %. Ce pour le seul premier trimestre de l’année 2022. (Crédits : capture d’écran/OCR)
Dans un domaine proche et en relation, AdaptiveHealthIntegrations a été confrontée à un piratage qui a eu un impact sur 510 574 personnes, selon le portail de l’Office for Civil Rights (OCR). Omnicell, McKenzieHealth et VailHealthServices dénonçaient récemment avoir subi des cyberattaques. Le premier fabrique des systèmes automatisés pour la gestion des médicaments. Sur la 30e page du document, la société stipule que « certains de ses systèmes informatiques étaient affectés par un ransomware ayant un impact sur certains systèmes internes » en date du 4 mai 2022. Les autorités policières compétentes ont été informées. Omnicell n’en est qu’aux premiers stades de son investigation et ne peut définir, à l’heure actuelle, l’ampleur de la répercussion de cet événement sur ses activités.
L’évènement contre Adaptive Health Integrations est la troisième plus grande violation de données de santé signalée de 2022, au 14 mai. Derrière Morley Companies, Inc. avec 521 046 personnes concernées et North Broward Hospital District avec 1 351 431 d’individus. (Crédits : Darko Stojanovic/Pixabay)
Vail Health Services révélait que 17 039 personnes étaient possiblement touchées. Établi dans le Colorado, le système de santé à but non lucratif déclarait « après avoir rencontré des problèmes avec nos systèmes de réseau, nous avons rapidement enquêté et le 5 avril 2022 nous avons déterminé qu’un tiers avait potentiellement consulté ces informations le 11 février 2022. »
Enfin McKenzie Health System, basé dans le Michigan, identifiait le 11 mars 2022 qu’« un tiers non autorisé avait accédé à nos systèmes et a supprimé certains fichiers. Nous avons ensuite entrepris un examen et une analyse de ces fichiers afin de déterminer quelles informations ils contenaient. Le 10 mai 2022, nous avons commencé à envoyer des lettres de notification aux personnes dont les renseignements ont pu être impliqués dans un incident de sécurité qui a perturbé le fonctionnement de certains de nos systèmes informatiques. » McKenzie Health a défini qu’ils comportaient des civilités, des données démographiques, des coordonnées, des numéros de sécurité sociale, des informations sur les prescriptions, des numéros de dossiers médicaux, des noms de prestataires, des dates de service, des informations sur l’assurance maladie et des informations sur les diagnostics et les traitements de 25 318 personnes.
Les fuites de data de santé ou autre domaine sensible se répètent de plus en plus, que cela soit aux États-Unis, en Suisse, au Canada, en Italie ou en France, ce qui soulève des problèmes de sécurité. Pour rappel, le CERTSanté publie deux fiches réflexes et un guide concernant les attaques par rançongiciel. (Crédits : Mandy Klein/Pixabay)
« Pour les patients dont les informations peuvent avoir été impliquées dans l’incident, nous leur recommandons de revoir les relevés qu’ils reçoivent de leurs prestataires de soins de santé et de contacter immédiatement le prestataire concerné s’ils constatent des services qu’ils n’ont pas reçus », a déclaré McKenzie Health System avant d’ajouter que « pour les patients dont les numéros de sécurité sociale peuvent avoir été impliqués, nous offrons gratuitement des services de surveillance du crédit et de protection de l’identité par Experian. »
Le gang de hacker Lockbit 2.0 affirme avoir volé 44 Go d’information qui appartiendrait à Top Aces, et menace de les divulguer le 16 mai 2022 à minuit. Top Aces, fondée en 2000 par d’anciens pilotes militaires, offre des services d’entraînement au combat aériens. L’entreprise dit détenir la plus importante flotte privée d’avions de chasse. L’entreprise québecoise multiplie les contrats d’entraînement au combat avec les armées canadienne, américaine et allemande, et plusieurs centaines de millions de dollars.
La firme serait, selon les révélations du journal canadien La Presse toujours à la recherche des traces de l’intrusion. « On fait affaire avec une firme externe qui nous aide avec ça », dit la porte-parole ErinBlack. Elle précisait qu’aucune demande de rançon n’avait été encore trouvée. En 2017, Top Aces décrochait un contrat de 480 millions avec la Défense nationale canadienne pour des services d’entraînement au combat. Le contrat, renouvelable, pourrait atteindre d’ici 2031 la valeur totale de 1,4 milliard. « Nous venons d’obtenir le même type de contrat, à plus petite échelle, en Allemagne. Et on vise d’autres partenariats en Europe, avec les Britanniques », expliquait en 2021 le directeur de la base de Saguenay, François Laroche.
En 2019, l’US Air Force a accordé à Top Aces une partie d’un contrat de 6,4 milliards US pour entraîner ses pilotes au combat dans douze bases. Pour ces exercices, qui incluent des simulations d’opérations contre l’armée russe, la société a acheté une flotte de 29 avions F-16 usagés d’Israël.
Dans une déclaration en février dernier, des pirates de LockBit expliquaient que « la plupart » de ses membres étaient des citoyens d’anciens pays de l’URSS, « comme des Russes et des Ukrainiens ». Ajoutant que ses programmeurs proviennent de Chine, des États-Unis, du Canada et de la Suisse. (Crédits : capture d’écran)
Les Forces canadiennes sont incapables de déterminer l’effet que pourrait avoir cette cyberattaque sur la sécurité de leurs données et de leurs opérations, comme tout un chacun. « Nous ne sommes pas sûrs s’il y a un impact et si la fuite contient des informations qui nous appartiennent, dit le porte-parole de l’armée, Daniel Le Bouthillier. » Les conséquences de toute entité ayant subie une cyberattaque, ne sont connues qu’après rétablissement des infrastructures, et le calcul des sommes dépensées, régulièrement conséquentes.
Rien à voir entre les deux villes, l’une dans le centre de la France, l’autre dans la Galice en Espagne. Toutes deux ont au minimum un point en commun, avoir subi dernièrement une cyberattaque. La première abrite le siège social de l’office public d’habitat d’Indre (OPAC 36), et la mairie de Lugo capitale de la province du même nom. En France, l’organisme gère les données de 17 000 locataires et leurs familles, et la cité espagnole plus de 97 000 habitant.
Le conseil municipal de Lugo a été victime jeudi 5 mai 2022 d’une cyberattaque, relate La Voz de Galicia. Une enquête de la police nationale est en cours, un signalement a été effectué au Centre national de cryptologie. La commune souhaite aborder la question avec la plus grande prudence, néanmoins des sources proches des forces de l’ordre ont confirmé qu’il s’agit d’une arnaque téléphonique. L’escroquerie dite du phishing touche généralement de nombreuses entreprises, mais plus rarement une administration locale, comme dans ce cas.
« Il semble qu’il s’agisse d’une attaque spécifiquement dirigée contre l’institution locale, car elle a été menée en utilisant des données spécifiques comme appât et très étroitement liées à l’activité de l’administration », souligne Lara Méndez. (Crédits : EP)
L’Unité de lutte contre la criminalité spécialisée et violente (UDEV), la section de la police chargée des investigations, s’est déjà mise au travail, et elle fait des demandes pour obtenir plus d’informations afin de faire la lumière sur l’incident. Il ne s’agirait donc pas d’une intervention visant à recueillir des informations. Sauf, que cette cyberattaque intervient alors que, sur le plan national ibérique, l’affaire Pegasus d’espionnage des dirigeants indépendantistes catalans et le vol d’informations sur leurs téléphones portables par le président du gouvernement, Pedro Sánchez, et la ministre de la défense, Margarita Robles, font l’objet de discussions.
Une cyberattaque paralysait le système informatique du bailleur social Deux-Sèvres Habitat depuis le mardi 15 juin 2021. (Crédits : OPAC36)
À moins de 850 kilomètres à vol d’oiseau, la commune de Châteauroux. C’est par un message sur Facebook que l’OPAC36 informait, le vendredi 6 mai 2022 à 15 h 20, ses locataires que « le 4 mai 2022, nous avons été la cible d’une attaque informatique. Dès que nous en avons eu connaissance, nos équipes se sont immédiatement mobilisées pour gérer et répondre à cet incident. Nous avons par ailleurs engagé des experts en cybersécurité afin d’identifier et de sécuriser rapidement notre environnement de travail. » L’office indique la possibilité que certaines données personnelles aient été consultées. La politique de protection des données à caractère personnel donne un aperçu des informations que le bailleur social aurait potentiellement été amené à collecter :
Données d’identification : prénom, nom, numéro de carte d’identité et/ou passeport, nationalité, titre de séjour, lieu et date de naissance, signature, numéro unique d’enregistrement, etc.
Données de contact : adresse postale, adresse électronique, numéros de téléphone (domicile, portable, professionnel)
Situation familiale : état civil, situation maritale, situation parentale, lien de parenté, etc.
Données professionnelles : situation professionnelle, coordonnées de l’employeur, nature du contrat, etc.
…
« À ce stade, rien ne nous indique que des informations personnelles, quelles qu’elles soient, aient été utilisées à mauvais escient. Restez tout de même vigilants, si vous recevez des communications non sollicitées […] Nous tenons à nous excuser pour la gêne occasionnée et nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation. Merci de votre compréhension », concluait le bailleur.
La mairie de catalane de Caldes de Montbui travaille à la restauration du système informatique municipal après la cyberattaque subie le week-end du 1er mai 2022. La commune expliquait dans un communiqué, avoir activé les protocoles et outils de protection de ses serveurs, étape essentielle avant le rétablissement de la gestion administrative locale. C’est alors que l’annonce du gouvernement approuvant un plan national de cybersécurité prévoyant un investissement de plus de 1,2 milliard tombe à point nommé.
L’édile, Isidre Pineda, est apparu hier, 4 mai 2022 pour demander au public toute la patience et la coopération possibles dans cette « regrettable et grave situation exceptionnelle » et a assuré que « tous les protocoles sont rigoureusement suivis pour défendre l’intégrité télématique de la mairie de Caldes de Montbui ». Le conseil municipal est toujours en train d’évaluer les effets de l’infection et affirme que le rétablissement des services ne sera pas immédiat et sera progressif. Parallèlement, l’acte criminel a été signalé aux Mossosd’Esquadra et à l’Agence catalane de cybersécurité.
Les institutions publiques basques ont été averties de la possibilité de recevoir une cyberattaque « de façon imminente ». La menace est là et, fin mars, le gouvernement espagnol a approuvé le plan national de cybersécurité, doté d’un budget de 1,2 milliard d’euros, soit 200 millions de plus que prévu initialement.
L’approbation de la loi sur la cybersécurité 5G était prévue par le plan de redressement, de transformation et de résilience pour le second semestre de l’année, mais le conflit russo-ukrainien a accéléré le processus et la directive a été entérinée par décret. Pour faire face au choc géopolitique, le gouvernement a approuvé le 29 mars 2022 le Plan national de réponse à l’impact de la guerre, qui s’articule autour de huit objectifs. Ils sont de :
La baisse du prix du gaz, de l’électricité et des carburants.
Soutenir les secteurs et entreprises les plus touchés et les groupes les plus vulnérables
Renforcer la stabilité des prix
Sécuriser les approvisionnements
Protéger la stabilité financière
Accélérer le déploiement du plan de relance
Améliorer l’efficacité énergétique
Renforcer la cybersécurité
Le plan mobilise jusqu’à 16 milliards d’euros d’aides directes, de réductions d’impôts et de mesures de liquidité, avec des actions choc jusqu’au 30 juin, ainsi que des mesures plus structurelles pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables, de l’autoconsommation et du stockage de l’énergie afin d’adapter le marché de l’électricité à un environnement de forte hausse du prix des technologies marginales.
Le gouvernement valide un plan national de cybersécurité prévoyant un investissement de plus de 1,2 milliard. (Crédits : Alberto Ortega/El Periodico)
Le Conseil des ministres a approuvé mardi 3 mai 2022 le Plan national de cybersécurité, qui sera finalement doté d’un investissement de plus de 1,2 milliard d’euros, contre un annoncé précédemment, comme l’a expliqué lors d’une conférence de presse la première vice-présidente et ministre de l’Économie, Nadia Calviño. Elle a souligné l’importance de la mise en œuvre de ce plan afin de pouvoir « répondre de manière appropriée à l’augmentation actuelle du risque géopolitique ». Ce nouveau programme comprend également 150 actions, dont la création du centre opérationnel de cybersécurité de l’administration générale de l’État, qui a été attribué en février à Indra et Telefónica.
Des établissements hospitaliers italiens basés à Milan en Lombardie ont été touchés par une infection informatique. C’est l’autorité sanitaire locale (ASST) milanaise qui dès 3 heures du matin du 1er mai, essuie de graves problèmes techniques dans l’infrastructure informatique. Ainsi le fonctionnement de tous les sites de l’entreprise, de Buzzi à Melloni, et impliquant un total de 33 différents sites locaux. Les urgences sont dirigées vers d’autres établissements.
Quelques jours après l’hôpital Aoyama, à Osaka victime d’un ransomware, c’est l’Italie qui subit les foudres. Le problème concerne aussi bien les services hospitaliers que celui des urgences, ainsi que certains centres de vaccination, comme celui de Piazzale Accursio à Milan. L’une des premières mesures a été de détourner les urgences vers d’autres hôpitaux, tandis que les visites déjà programmées (ambulatoires et préhospitalisation) étaient garanties.
Le directeur général de l’ASST Santi Paolo et Carlo de Milan, Matteo Stocco, déclarait le 2 mai 2022 que « nous sommes entrés en état d’alerte hier après-midi lorsque les premières informations sont arrivées. Nous avons alerté les systèmes informatiques pour vérifier les éventuelles intrusions. Jusqu’à présent, je croise les doigts, nous n’avons eu aucun problème. »
Les services de sécurité informatique et la police ont été prévenus, envoyant leurs spécialistes sur site pour aider les techniciens. Les autorités affirment qu’une plainte sera déposée auprès des organismes compétents. (Crédits : ShenXin/Pixabay)
L’attaque du ou des opérateurs a rapidement provoqué les réactions de l’opposition, à savoir le parti démocratique lombard, au sein du conseil régional : « le blocage des systèmes informatiques des ASST Fatebenefratelli est très grave, tant pour les dysfonctionnements qu’il a générés que pour les implications qu’il pourrait avoir, expliquent les conseillers Samuele Astuti et Pietro Bussolati. Nous devons clarifier immédiatement et comprendre l’origine et la nature de l’attaque du hacker, s’il s’agit d’une tentative d’extorsion, comme cela s’est produit dans le Latium, ou d’un simple sabotage ».
Il s’agissait de l’attaque informatique « la plus grave jamais commise sur le territoire italien, selon le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti. Depuis le dimanche 1er août 2021, les services informatiques de la région où se situe Rome sont indisponibles en raison d’une cyberattaque. »
Malgré les mesures de sécurité accrues mises en place au cours des derniers mois tous les spécialistes compétents travaillent pour essayer de restaurer les systèmes qui, cependant, en raison de l’ampleur, de la portée et de l’extension. (Crédits : Milano Pavia TV/YouTube)
« Le fait est qu’en Lombardie, chaque hôpital a son propre logiciel de gestion, qui devrait mettre en œuvre de façon indépendante la sécurité, et cela n’a aucun sens, tant du point de vue économique de l’efficacité ». La Cour des comptes l’a également souligné, indiquant que la fragmentation des achats par les hôpitaux est un point de faiblesse et un gaspillage de l’argent public. La cybersécurité, aujourd’hui en particulier, doit être centralisée et renforcée.
Ah, notre très chère protection sociale que certains nous envient, mais savez-vous ce que c’est réellement ? Directement vous allez répondre la sécurité sociale, bonne réponse, quoiqu’incomplète. Elle est l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective qui permettent aux individus, aux ménages de faire face financièrement aux conséquences des risques sociaux que nous rencontrons chaque jour.
Sous l’Empire romain, les compagnons d’esclavage se cotisaient pour aider la famille du défunt à supporter le risque du décès. L’Église en France prend en charge l’assistance aux plus démunis (vivre, habits…). À la fin du XIIe, Aliénor d’Aquitaine au crépuscule de sa vie fait rédiger des mesures pour la prévoyance des accidents et des morts de marins en service. Au XIIIe siècle, les Hôtels-Dieu sont les premiers établissements dédiés à l’accueil des indigents. Le 14 mai 1604, un fonds est créé pour la prise en charge des soins aux ouvriers mineurs blessés durant leur travail. Plus proche de nous, selon les écrits, à la date du 22 septembre 1673, par l’Édit de Nancy à l’initiative de Jean-Baptiste Colbert, secrétaire d’État à la Marine du roi Louis XIV en 1668. Il instaure ainsi une récompense et fidélise les meilleurs dans la Marine royale, et le lendemain une taxation de six deniers (monnaie française d’argent, créée à l’époque carolingienne et valant 1/12e de sous ou 1/240e de livre), l’équivalent de 2,5 % de la solde pour financer.
En 1793, l’article 21 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen reconnaît le droit pour chaque citoyen à l’assistance et à la protection sociale.
Au XIXe siècle, chez nos voisins allemands, Otto von Bismarck, chancelier de son état mets en place le premier système complet d’assurances sociales. Puis sous la présidence de Félix Faure, la loi promulguée le 9 avril 1898, sur les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, tisse un peu plus le lien social. Pourtant, il fallut attendre encore près de cinquante ans, avec la fin de la seconde Guerre mondiale pour l’ordonnance du 4 octobre 1945. Il s’inspire des modèles allemand et anglais.
Un dessin vaut plus que mille explications. (Crédits : Dessine-moi l’éco)
L’article premier définit les dispositions générales : « Il est institué une organisation, de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptible de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent […] Des ordonnances ultérieures procéderont à l’harmonisation desdites législations et pourront étendre le champ d’application de l’organisation de la sécurité sociale à des catégories nouvelles de bénéficiaires et à des risques ou prestations non prévues par les textes en vigueur. »
Un plafond journalier a été mis en place pour les actes paramédicaux et les transports sanitaires. On ne peut pas déduire, plus de 2 € par jour pour les actes paramédicaux et plus de 4 € par jour pour les transports sanitaires. Avec un plafond annuel, de 50 € pour l’ensemble des actes ou prestations concernés.
L’article 11 du préambule de la constitution du 27 octobre 1946 pose les fondements de la sécurité sociale telle que nous al connaissons : « Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »
Depuis, elle ne cesse d’évoluer comme change la société :
Le 21 août 1967, quatre ordonnances réorganisent le régime général de la Sécurité sociale. Elle garantit la séparation financière des risques dans trois « branches » distinctes (santé, vieillesse, famille). Cette séparation est consacrée par la réalisation de trois entités, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), la Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS), la caisse nationale des allocations familiales (CNAF). La gestion de la trésorerie des différentes branches est confiée à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS).
Le 25 octobre 1972, loi instituant la protection obligatoire des salariés agricoles contre les accidents du travail.
Le 1er décembre 1988, loi créant le Revenu minimum d’insertion (RMI), prestation financée par le budget de l’État mais versée par les caisses d’allocations familiales.
En 1997, mise en place la carte vitale, puis 2007 l’arrivée de la seconde génération de la carte vitale
Le 27 juillet 1999, promulgation de la loi créant la Couverture Maladie Universelle (CMU)
En 2016, la Protection Universelle Maladie (PUMA) est un dispositif garantissant à toute personne qui travaille ou réside en France de façon stable et régulière la prise en charge de ses frais de santé
En 2017, la loi de modernisation de notre système de santé tend à rendre notre système de santé plus juste et efficace
Les médicaments remboursés à 15% correspondent à la prestation PH2, à 30% PH4 et 65% PH7. Le montant de la franchise est de 0,50 € par boîte de médicaments, 0,50 € par acte paramédical, 2 € par transport sanitaire.
Depuis que je me souviens, j’ai toujours entendu parler du « trou de la sécu ». Puis de la mise en place de la CRDS, CSG, sans oublier la fameuse participation forfaitaire (FRT) d’un euro, elle est plafonnée à 50 € par an et par personne comme la franchise médicale. Si je suis sûr que vous avez déjà eu cette ligne sur les documents de remboursement. Regardez bien, les 0,5 € pris par boîte de médicaments, et 1 euros par visite chez votre médecin traitant.
Évolution du solde du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 1999 à 2021. La période traversée due au SARS-CoV-2 et l’instauration de Mon Espace Santé sont une évolution de la société. (Crédits : DR)
Revenons en arrière, en 1991, c’est l’année d’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, mais aussi la création de la contribution sociale généralisée ou CSG est un impôt destiné à participer au financement de la protection sociale. En 2017, elle rapporte quatre-vingt-dix-neuf milliards, les impôts quant à eux soixante- dix-sept milliards. Sa petite sœur, la CRDS naquit en 1996. Pour ses sept ans, un point de CSG rapportait, en 2013, 12,3 milliards d’euros, tandis qu’un point de CRDS en rapportait 13,3.Pour autant, il semblerait que le régime drastique porte ses fruits. En effet, la Tribune écrivait en juin 2018 : « Presque sortie du rouge, la Sécu reprend des couleurs. […] Du jamais-vu depuis 2001. » Pourquoi l’État français se priverait d’une telle manne financière, autant proroger et diversifier la CSG. Le rendement de la CSG brute s’est élevé à 121,7 Md€ en 2020 pour l’ensemble de ses attributaires (branches famille, autonomie et maladie du régime général, FSV, Cades et Unédic), indique le rapport en 2022.
Le rapport du ministère des Solidarités et de la Santé vient de tomber sur les bureaux. Les quarante-deux pages du compte rendu annuel de l’observatoire des signalements d’incidents de sécurité des systèmes d’information pour le secteur santé dressent un tableau sans équivoque. Entre 2020, et l’année passée, le nombre d’incidents à tout simplement doublé, passant de 369 à 733. C’est aussi 582 établissements de santé qui ont été la cible d’une attaque.
La croissance des évènements est conséquente, pour rappel en 2019 392 avaient été dénoncés. L’année 2021 a été marquée par de nombreux incidents majeurs liés à des attaques par ransomware (CH de Dax, Villefranche-sur-Saône ou Arles), mais aussi à l’exfiltration massive de données (AP-HP), et dernièrement le GHT. L’utilisation de courriels malveillants, autrement dit la technique dite de l’hameçonnage est très développée par les attaquants pour chercher à compromettre un système d’information.
incidents déclarés
structures déclarantes
demandes d’aides par CERT santé
Interventions d’appui
Suivi par le FSSI
Suivi par l’ANSSI
Information au CORRUSS (1)
2020
369
290
90
32
7
14
4
2021
733
582
189
80
17
36
17
En coordination avec le CERT Santé (Computer Emergency Response Team), l’ANSSI et le FSSI (Fonctionnaire de Sécurité des Systèmes d’Information) sont intervenus directement au profit de 37 structures de santé, dans le suivi de la gestion d’un incident ou l’appui à la réponse. (Crédits : Ministère des Solidarités et de la Santé)
Les victimes de ces attaques les plus graves sont pour 36 d’entre eux des établissements de santé publics, dont 19 opérateurs de services essentiels (OSE). Ces incidents étaient liés à des attaques par rançongiciel, des compromissions par chevaux de Troie, de comptes (AD, VPN ou messagerie), la vente d’identifiants sur Internet, l’exploitation de vulnérabilités sur des équipements de sécurité ou encore des dysfonctionnements graves de systèmes critiques. Deux cliniques privées et un EHPAD visé par un , et dix prestataires fournisseurs de services spécifiques santé et médico-sociaux
(Crédits : Ministère des Solidarités et de la Santé)
Les 603 signalements ont été effectués pour la majorité en jours et heures ouvrés (82 %). Ensuite 74 l’ont été après 18 h, 19 avant 9 h en jours ouvrés, seuls 37 durant les week-ends et jours fériés. L’état des incidents informatiques varie. Ils ont été résolus pour 240 en 2021 (162 en 2020), 231 en cours d’investigation (98 en 2020), 190 en cours de résolution pour 73 l’an passé. Les régions pour lesquelles le nombre de signalements est le plus important sont l’Occitanie et l’Île-de-France avec respectivement 92 et 81 signalements.
(1) : Centre opérationnel de réception et de régulation des urgences sanitaires et sociales
Un tsunami a peut-être eu lieu au pays du pain de sucre. Les opérateurs derrière le ransomwareLV divulguent des renseignements appartenant au Centre de recherche et de développement des télécommunications brésilien (CPqD), avec semble-t-il tout ou partie de la base de données de reconnaissance faciale de la Banque centrale. Les attaquants revendiquent avoir volé 1,8 To, et ont divulgué des preuves ce lundi 2 mai 2022, à minuit heure locale.
Le groupe cybercriminel a publié deux adresses, en guise de preuves, sur leur site de fuite domicilié sur le dark web. Les deux URL donnent accès à plusieurs répertoires. L’un contenant uniquement le sous-répertoire QA, où se retrouve des tests logiciels et processus, puis un autre comportant les sous-répertoires clients, procédures et projets de la banque centrale.
La banque centrale du Brésil n’a pas encore communiqué sur le sujet. (Crédits : capture d’écran)
Ils ont également effectué une capture d’écran de VSphere prétendument de CPqD, y compris la carte qui pointe vers toutes les machines virtuelles gérées par cette instance. L’un des écrans publiés montre le stockage d’informations de ladite machine supposée, dans le cas d’un poste de travail sur lequel se trouvent deux périphériques de stockage locaux : un disque de 1,03 To et un disque de 109 Go, en plus d’un stockage réseau de 349 Go.
Les suppositions vont bon train outre-atlantique, mais l’enquête déterminera l’étendue des dégâts. (Crédits : capture d’écran)
Selon Renan Peixoto, journaliste au GloboNews, le CPqD serait un système de données blockchain, chargé de stocker les informations d’identité numérique. Le Centre de recherche et de développement des télécommunications est chargé des projets d’identité numérique décentralisés, comme FinID, présenté en mars 2020. L’identité a été présentée à LIFT, un programme coordonné par Bacen, il y a deux ans.