Le conseil départemental d’Indre-et-Loire à travers un communiqué révèle avoir été victime d’une cyberattaque. Elle aurait eu lieu durant la nuit du dimanche 10 au lundi 11 juillet 2022. Depuis les connexions internet et téléphonique ont été coupé hier lundi. Tandis que les attaques par ransomware ont augmenté de manière significative, avec Idex, Syredis ou encore dernièrement La Poste Mobile par le RaaS LockBit 3.0, dont des données ont été diffusées, peut-on s’attendre à d’autres attaques de ce genre ?
L’exemple d’une telle attaque informatique de masse est celle perpétrée contre la Mairie de Bondy. Cette dernière s’était déroulée en 2020 aura coûté environ 1,5 million d’euros aux contribuables, explique Le Parisien. Mais les conséquences ne s’arrêtent pas ici, elles devraient perturber le fonctionnement interne jusqu’au minimum le mois de juin 2023, les services de la commune de Seine–Saint-Denis. Juste un an avant les Jeux olympiques de Paris 2024.
« On a pensé, d’abord, à un dysfonctionnement classique, explicite le président, Jean-Gérard Paumier. Puis on s’est rendu compte que c’était une attaque d’ampleur ». Le site gouvernemental Cybermalveillance et la CNIL ont publié un guide sur les obligations et responsabilités des collectivités. (Crédits : Capture d’écran)
Il n’y a plus de téléphone ni messagerie interne, le conseil départemental n’est plus joignable de l’extérieur. Des interventions et investigations sont en cours. « On s’est mis en contact avec des agents du ministère de l’Intérieur spécialisés pour remettre un fonctionnement normal qui ne lèse ni les services ni les usagers du Département, martèle le président Jean-Gérard Paumier. Maintenant, il faut bien identifier la cause. C’est un problème qui malheureusement a déjà frappé nombre de grandes collectivités. » Il ne serait pas étonnant que les opérateurs malveillants derrière les attaques informatiques profitent des vacances en métropole, pour réitérer leurs méfaits sur d’autre entités.
La compagnie taïwanaise Sin Sheng Terminal & Machine est un fabricant et fournisseur de différents composants électroniques. Ils produisent des terminaux et des connecteurs SMT/DIP, couvrant les industries des moniteurs LCD et/ou LED, des panneaux, des téléviseurs, des assemblages de câbles d’automobiles/motos et des consommateurs électroniques. Les opérateurs derrière le ransomware Cuba revendiquent l’attaque et diffusent de très nombreux documents.
Les connecteurs sont le fer de lance de la société. Ainsi il est possible d’en trouver pour des rétroéclairages de panneaux LED, terminaux et boîtiers FASTON, connecteurs haute vitesse, pour l’électronique automobile et grand public, pour les produits industriels, de santé, pour les appareils ménagers intelligents (IoT), pour les produits de télécommunication, ordinateurs de bureau et portables, bref un peu partout. Le ransomware Cuba met à disposition sur la première page 13 fichiers compressés d’un total de 769,4 Go.
Le fichier « readme.txt », ci-dessus laissé par le ransomawre Cuba est omniprésent et ne laisse aucun doute sur l’attaque informatique subie par la firme taïwanaise. Aucun communiqué de la firme n’est encore sorti. (Crédits : capture d’écran/Cuba)
Puis, à travers les différents menus, pléthores de documents sont consultables. Ils sont financiers comme le business plan, des vidéos d’accidents mortels, de fichier avec nom de clients dans les îles Guernesey, Malouine et de l’Ascension. Mais également les fichiers des différents employés présents et passés, les personnes à contacter en cas d’urgence… Il existe même des indications que les habilitations provisoires sont à l’arrêt, évoquant même que les responsables de la sécurité d’un établissement devraient contacter l’Agence de contre-espionnage et de sécurité de la défense américaine (DCSA).
Des enquêtes, des documents classifiés, des indications sur le traitement des enquêtes de sécurités sont autant de documents sensibles exfiltrés. (Crédits : capture d’écran/Cuba)
Les opérateurs derrière le Ransomware-as-a-Service multiplient les cyberattaques. Après des poids lourds, tels Idex, Syredis, ou « Les bureaux de l’épargne », c’est au tour de l’opérateur de téléphonie La Poste Mobile d’en faire les frais. L’entité appartenant au groupe La Poste et à SFR, annonçait le 8 juillet que « ses services administratifs et de gestion » ont été victimes d’un ransomware le lundi 4 juillet 2022. C’est l’organisation LockBit 3.0 qui a revendiqué l’attaque sur son mur de fuite.
La période est extrêmement sensible aux différentes sortes d’attaques informatiques. Qu’elles soient par ransomware, phishing, DDoS, Brute-force… elles sont légions. La dernière victime en date sur le sol français est l’opérateur mobile « La Poste Mobile ». Les opérateurs derrière le ransomware LockBit promettent au groupe la publication des données exfiltrées lundi 11 juillet 2022 à 19 h 18. Le but se faire verser une somme pouvant atteindre plusieurs millions de dollars américains en fonction des ressources à disposition.
La Poste Mobile a été victime, ce lundi 4 juillet, d’une attaque informatique par codes malveillants de type ransomware. « Dès que nous avons eu connaissance de cet incident, nous avons pris les mesures de protection nécessaires en suspendant immédiatement les systèmes informatiques concernés. » (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)
Sur le site, l’opérateur assure que « nos équipes informatiques procèdent actuellement au diagnostic de la situation. Nos premières analyses établissent que nos serveurs essentiels au fonctionnement de votre ligne mobile ont bien été protégés. En revanche, il est possible que des fichiers présents dans des ordinateurs de salariés de La Poste Mobile aient été affectés. Certains d’entre eux pourraient contenir des données à caractère personnel. » C’est en effet la vérité, d’après les preuves présentées par LockBit 3.0.
Une remarque à juste titre, c’est pour cela qu’il est préférable de changer l’intégralité des mots de passe par mesure de sécurité, pour les personnes susceptibles d’être impactées.
Trois captures d’écran à disposition fournissent prénom, nom, adresse postale complète, numéros de téléphone portable et fixe, ainsi que les adresses de courriel. « La Poste Mobile invite ses clients à être vigilants, notamment en surveillant toute tentative de phishing et/ou d’usurpation d’identité, et les tiendra bien évidemment informés des enseignements apportés par les expertises en cours », poursuit le groupe.
Sur les captures d’écran mises à disposition, des informations laissent à croire que des coordonnées bancaires soient aussi dans le lot. (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)
Suite à la cyberattaque le service client de La Poste Telecom est joignable à l’adresse suivante : mesdonneespersonnelles@lapostemobile.fr, mais également par téléphone 904 (905 pour les clients professionnels) depuis votre ligne « La Poste Mobile » ou au 0 970 808 660 (prix d’un appel local). Le site gouvernemental français luttant contre la cybermalveillance publie à l’attention des élus locaux et agents territoriaux un guide sur les obligations et responsabilités des collectivités locales et de leurs établissements publics en matière de cybersécurité.
Le ransomware ViceSociety a encore frappé. De très nombreuses informations concernant le personnel hospitalier, mais également les patients sont diffusées sur le site de fuite. Les opérateurs menacent de publier les documents de l’établissement scolaire Pilton College basé à Barnstaple, en Angleterre, et parallèlement le constructeur de motos basé à Jakarta, en Indonésie, PT Astra Honda Motor (Il s’agit d’une coentreprise entre Honda et Astra International).
L’Italie a vu dernièrement les attaques de l’université de Pise et la commune de Palerme. C’est à nouveau un hôpital qui fait les frais du Ransomware-a-as-Service Vice Society. La cible est l’établissement Macedonio Melloni. Il est composé de 4 unités hospitalières, mentionne Red Hot Cyber. Elles sont l’hôpital pour enfants Vitture Buzzi, l’hôpital Fatebenefratelli et ophtalmique, l’hôpital Luigi Sacco — centre universitaire et l’hôpital Macedonio Melloni. En mai 2022, deux incidents informatiques touchaient des établissements en Lombardie.
Les informations diffusées sont des diagnostics des patients, cartes d’identité, données personnelles et contrats, formulaires d’évaluation des employés… (Crédits : capture d’écran)
Les données sont disposées avec un classement alphabétique. Des dossiers de patients mineurs, où des tranches de vie intimes sont accessibles alors qu’elles devraient rester dans les dossiers frappés du secret médical. Les informations affichées sont :
La compagnie aérienne à bas prix SpiceJet se dit victime d’une attaque par code malveillant de type ransomware. Le siège est situé en Inde, à Gurgaon. Elle est la deuxième entreprise indienne par le nombre de passagers transportés au sein du pays. Elle dispose de 630 vols quotidiens vers 65 destinations, dont 56 indiennes et 9 internationales. L’attaque s’est déroulée dans la nuit de mardi à mercredi 25 mai 2022.
La compagnie aérienne indienne SpiceJet a déclaré que ses systèmes ont fait face à une « tentative d’attaque par ransomware » mardi 24 mai 2022. Ce qui a occasionné des retards de vols et laissés de nombreuses personnes bloquées dans les aéroports. La compagnie annonçait le 25 mai 2022 à 11 h 30 sur Twitter que les systèmes informatiques « ont fait l’objet d’une tentative d’attaque par ransomware la nuit dernière qui a eu un impact sur nos opérations aériennes. Bien que notre équipe informatique ait, dans une large mesure, maîtrisé et rectifié la situation, cela a eu un effet en cascade sur nos vols, entraînant des retards. »
#ImportantUpdate: Certain SpiceJet systems faced an attempted ransomware attack last night that impacted and slowed down morning flight departures today. Our IT team has contained and rectified the situation and flights are operating normally now.
« Notre équipe informatique a maîtrisé et corrigé la situation et les vols fonctionnent désormais normalement », a-t-elle tweeté à 5 heures. (Crédits : Twitter)
Les conséquences pour l’organisation d’une compagnie, qu’elle soit ferroviaire ou aérienne est catastrophique. Elle est un ballet millimétré où un seul grain de sable fait dérailler la machine. Plusieurs vols ont été retardés ou annulés aujourd’hui mercredi 25 mai 2022, les passagers se plaignant du manque de service.
Operating normally?? We are stuck here since 3 hrs and 45 mins? Neither cancelling nor operating, sitting in the flight not even the airport. No breakfast, no response! pic.twitter.com/dAfdIjzVzH
Un passager de la compagnie, MuditShejwar, se plaignait sur Twitter de n’avoir aucune réponse à son attente, et ses questions ni de quoi se restaurer durant presque quatre heures. Le communiqué reçu à bord, selon les gazouillis est qu’ « un serveur est en panne ». (Crédits : Twitter)
La compagnie aérienne indienne rassurait ses clients et communiquait sur le fait que « certains vols vers des aéroports où il existe des restrictions sur les opérations de nuit ont été annulés. SpiceJet est en contact avec des experts et des autorités de cybercriminalité sur la question. Nous regrettons tout désagrément. Parfois, en raison d’un flux important, il est possible que notre exécutif ne soit pas en mesure de s’occuper de vous en priorité. Vous pouvez essayer après un certain temps. Notre équipe vous assistera en conséquence. »
Depuis plus de deux semaines, les services de Santé au Groenland sont « sévèrement limités », suite à l’attaque informatique les visant indique le Naalakkersuisut. Le service de santé doit redémarrer tous les systèmes et serveurs informatiques aujourd’hui, ce qui signifie, entre autres, que le personnel ne peut pas accéder aux dossiers des patients. Mais lorsque vous vous trouvez sur une île, cela prend une proportion toute différente.
Tout a commencé, aux alentours du 9 mai 2022, lorsque le gouvernement annonçait qu’une « panne de système » informatique avait entraîné la mise hors service de « Doktor.gl ». Ce portail en ligne est utilisé par les citoyens du Groenland pour leurs rendez-vous médicaux, et renouvellement des ordonnances. Le 18 mai, une notification indique qu’« il est maintenant clair que la panne de système récente a été causée par des cyberattaques ». Depuis le communiqué, les patients sont informés qu’ils doivent s’attendre à des temps d’attente plus longs que d’habitude et que certains rendez-vous devront peut-être être annulés. L’entité conseille aux personnes de contacter le service de santé par téléphone plutôt que par courriel.
À ce stade, les analyses techniques montrent qu’aucun dommage n’aurait été occasionné aux données des Groenlandais ni qu’elles ont été copiées. Pour autant les enquêteurs demeurent prudents. Les investigations sur l’ampleur de la cyberattaque sont toujours en cours. (Crédits : naalakkersuisut)
Le 25 mars dernier, une autre attaque a contraint le Parlement du pays à annuler toutes ses réunions pendant une huitaine. Ses systèmes numériques ont été paralysés, et le gouvernement n’a pas été en mesure de distribuer à temps les prestations sociales à ses citoyens. La majorité des services avaient été rétablis dans la semaine qui a suivi. « Par coïncidence, les attaques contre le service de santé du Groenland sont survenues presque exactement cinq ans après que le ransomwareWannaCry a frappé le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni, faisant les gros titres dans le monde entier », rappelle Graham Cluley.
Le gouvernement a demandé à ses administrés de se rendre au centre de santé de la reine Ingrid à Nuuk, pour renouveler leurs ordonnances. « Le service de santé continue de rencontrer des difficultés informatiques après la cyberattaque », selon la dernière notification du gouvernement. (Crédits : DR)
Tous les systèmes informatiques et les serveurs associés aux services de santé ont dû être redémarrés, coupant l’accès aux dossiers des patients. IreneJeppson, porte-parole du gouvernement, a déclaré au journal Sermitsiaq : « Ce que nous savons, c’est qu’il s’agit très probablement des mêmes pirates qui ont attaqué le réseau de l’administration centrale il y a quelques mois. On peut en retrouver la trace dans la procédure et les empreintes techniques laissées sur le réseau. L’administration centrale et le service de santé [cependant] n’ont pas le même fournisseur d’exploitation et donc, rien n’indique que l’attaque est liée aux fournisseurs d’exploitation. »
Les attaques par ransomware ou tout autre moyen, occasionnent des dégâts sur les systèmes d’information, mais aussi sur la vie privée à travers les infos exfiltrées. Concernant le collège de Montmorency, situé à Laval au Québec dont « certains renseignements personnels » relatifs aux étudiants et aux employés de l’établissement « ont potentiellement été compromis ». L’Arnprior Regional Health dont la cyberattaque de décembre 2021 compromet des données datant de plusieurs décennies.
Depuis le 11 mai 2022, le réseau interne du collège Montmorency est paralysé précisait le communiqué. « Des informations nous poussent à croire que l’intégrité de nos infrastructures informatiques semble avoir été compromise », avait indiqué la direction. Le collège d’enseignement général et professionnel (cégep) public de Laval est victime d’une attaque informatique. Selon les premières constations l’établissement a juger que la situation nécessitait l’intervention de différentes entités, le centre opérationnel de cyberdéfense de Québec, du ministère de la Cybersécurité et du Numérique, mais d’une entité externe à savoir KPMG, spécialisée en cybersécurité.
Le Collège Montmorency offre 5 programmes de formation préuniversitaire, 23 en technique, dont 19 en alternance. Il accueille plus de 7000 étudiants et étudiantes à l’enseignement régulier, donc un nombre conséquent de data. (Crédits : DR)
L’enquête lancée à la suite de l’attaque admet que certains renseignements personnels se trouvant sur les serveurs informatiques de l’établissement d’enseignement pourraient être tombés dans les mains de gens malintentionnés. « Actuellement, selon l’information que nous détenons, une partie seulement des systèmes informatiques du Collège semble avoir fait l’objet d’exfiltration de données, et ce, pour une période limitée, ce qui explique que nous n’avons aucune preuve qui confirme que les informations relatives aux étudiantes et aux étudiants sont mises en cause », a précisé la direction.
L’entité médicale Arnprior Regional Health attaquée
L’ARH, situé à Arnprior dans l’Ontario au Canada, est constitué d’un hôpital, d’un établissement de soins de longue durée et d’autres services de santé. Le 21 décembre 2021, déclarait sur son site Web avoir été averti en décembre 2021 « d’un accès non autorisé à notre système informatique. Notre enquête a confirmé que les informations personnelles de certains de nos patients ont été consultées. » Malheureusement, le 1er avril 2022, les enquêtes en cours ont révélé que certaines données de l’ADFHT avaient, en fait, été compromises. La cyberattaque détectée a compromis un large éventail de données, dont certaines remontent à 1996 (coloscopies, les vaccinations contre le COVID-19 et la grippe, les enquêtes de satisfaction des services d’urgence et des patients hospitalisés, et les patients sur les listes d’attente).
Les données personnelles et de santé potentiellement compromises comportaient le nom, la date de naissance, le numéro de santé, l’heure de la visite, la procédure et le diagnostic, et des indications démographiques. (Crédits : DR)
« Tant que les établissements de santé ne regardent pas au-delà des systèmes de production actuels et ne comprennent pas tous les endroits [où les données des patients] sont stockées, conservées, traitées ou transmises au sein de leur organisation – et n’appliquent pas les contrôles de sécurité appropriés à tous les niveaux – il n’est pas surprenant que des violations de cette ampleur se produisent. », déclarait Cathie Brown, vice-présidente des services de conseil chez Clearwater.
L’utilisation de nos données peut être à des fins criminelles, mais elles peuvent servir dans une manipulation à des fins commerciales ou politiques, comme le fut Facebook/CambridgeAnalytica. Mais elle n’est pas la seule, une invasive en France, celle avec le Compte Personnel Formation (CPF). (Crédits : Roma1880/Pixabay)
En France, La Quadrature du Net lutte pour qu’elles ne soient pas considérées comme des marchandises, mais pas seulement. Elle met tout en œuvre « pour qu’aucune entreprise ne puisse surveiller nos comportements et nous manipuler à des fins commerciales ou politiques, notamment en sélectionnant la publicité et les informations que nous recevons. Elle lutte pour qu’aucune décision sur nos vies (emploi, crédit, études, etc.) ne soit prise automatiquement sur la base de ces données. »
La compagnie mexicaine Sysol a subi une attaque informatique de ses systèmes vers le 15 mai 2022 selon la date des documents publiés en ligne sur le site de fuite du ransomware. L’absence de culture de la prévention, la proximité des États-Unis et le laxisme des lois font du pays une cible privilégiée des cybercriminels, avertissent les experts, écrivait Excelsior le 14 mai 2022. L’entreprise propose ses services en surveillance vidéo, en détection incendie…
Elle indique sur son site se consacrer à fournir des solutions « pour vos besoins actuels et futurs en matière de réseaux, de sécurité et d’informatique, en utilisant des produits à la pointe de la technologie et en fournissant des services de haute qualité. Actuellement, nous nous concentrons sur des domaines spécialisés pour servir différents marchés, offrant une solution intégrée pour répondre à vos exigences particulières, assurant le succès de votre projet. » Elle intervient dans diverses lieux du Mexique, sur des systèmes de contrôle d’accès et d’identification, entre autre et possèdent des bureaux dans les villes de Ciudad Juárez, Chihuahua, Reynosa, Hermosillo et Monterrey
Les attaques informatiques permettent, en cascade de cibler d’autres entreprises à travers les données récupérées. (Crédits : capture d’écran)
Les données du Threat Intelligence Lab de Fortinet précisent que le Mexique a enregistré 80 millions de tentatives d’attaque informatique au cours du premier trimestre 2022, soit 65 % de l’ensemble en Amérique latine au cours de cette période. Les cybercriminels ciblent les particuliers, les entreprises et les institutions au Mexique. La raison est l’absence de « culture de la prévention, de la situation géographique du pays, de la faiblesse de la réglementation et de l’absence de politique nationale contre les cyberattaques. »
Selon l’étude récente de Sophos, The State of Ransomware 2022, 74 % des sociétés mexicaines ont été frappées par des ransomwares l’année dernière, soit une augmentation significative par rapport aux 25 % de 2020. La France est juste derrière avec 73 % de sociétés affectées. (Crédits : LeMagIT)
« Parmi les 74 % d’entreprises qui ont subi une attaque par ransomware, 57 % ont vu leurs données chiffrées et ont pris différentes mesures pour les récupérer. Les secteurs les plus touchés sont les médias, l’énergie, le pétrole et le gaz, l’éducation et la santé », a déclaré Juan Aguirre, responsable de l’ingénierie commerciale de Sophos pour l’Amérique latine.
8 Go de renseignements, des schémas électroniques d’implantations, les numéros de série des boîtiers numériques changés, mais également les listes de composants informatiques d’ordinateurs, factures, RIB, QR code… ou des photos avec les chemins d’accès sous Windows XP. (Crédits : capture d’écran)
La startup mexicaine de cybersécurité Silikn, basée à Querétaro, déclenchait l’alerte le 10 mai 2022 suite aux attaques menées par les opérateurs derrière le ransomware Conti contre des agences gouvernementales au Costa Rica et au Pérou. De plus, elle mettait l’accent sur la possibilité qu’en raison du profil de Conti et des vulnérabilités détectées, les institutions gouvernementales du Mexique que sont Instituto Mexicano del Seguro Social, Secretaría de Salud, Secretaría de Hacienda y Crédito Público, Petróleos Mexicanos, Banco de México, Secretaría de Bienestar et Fondo Nacional de la Vivienda para los Trabajadores, pourraient être attaquées au cours des deux prochaines semaines.
Dans un acte d’accusation de vingt pages, le cardiologue Moises Luis Zagala, âgé de 55 ans vivant à Ciudad Bolivar au Venezuela, est soupçonné d’être le créateur de deux ransomwares, Jigsaw v.2 et Thanos par la justice américaine. L’homme possédait plusieurs surnoms en ligne, à savoir « Aesculapius », « Nosophoros » et « Nebuchadnezzar ». Le FBI indique que son implication au sein des « réseaux clandestins » remonterait aux alentours de l’année 1977.
Le bureau du procureur américain accuse un cardiologue de 55 ans d’avoir créé, et vendu au moins un ransomware. De plus d’avoir profité de revenu selon des accords passés avec d’autres malfaiteurs. La plainte N° 21-M-276 déposée le 16 mai 2022 devant le tribunal de district des États-Unis, district Est de New York, allègue que Moises Luis Zagala Gonzalez a créé un générateur de rançongiciel connu sous le nom de « Thanos » et un ransomware nommé « Jigsaw v. 2 ». Le premier chef d’inculpation est la tentative d’intrusion informatique, au sein de laquelle il aurait sciemment « tenté de provoquer la transmission d’un programme, d’informations, de codes et de commandes et, en conséquence de ce comportement, a intentionnellement causer des dommages sans autorisation à un ordinateur protégé, entraînant des pertes de plus de 5 000 $ et des dommages affectant dix ou douze personnes. » Le second chef d’accusation est un complot en vue de commettre des intrusions informatiques.
La menace était de perdre sous 48h et à jamais ses fichiers, mais l’opérateur était magnanime : je vous traiterai bien si vous me traitez bien aussi. (Crédits : Unit42)
Il aurait fait la publicité du ransomware au sein du darknet, puis l’aurait cédé sous licence pour un loyer de 500 dollars par mois, écrit TheRegister. Il « proposait l’outil pour 500 dollars et le code source sous-jacent pour 3 000 dollars », explique le ministère de la Justice. Thanos avait été observé les 6 et 9 juillet 2020 par Unit 42 : « nous avons observé des fichiers associés à une attaque contre deux organisations étatiques du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui ont fini par installer et exécuter une variante du ransomware Thanos. » Le code malveillant créait un fichier affichant la demande de rançon de 20 000 $ dans un portefeuille Bitcoin. Pour les besoins des investigations, « le 14 septembre 2020, j’ai acheté une licence du logiciel Thanos à ZAGALA. J’ai téléchargé Thanos sur un ordinateur situé dans le District Est de New York », explique l’enquêteur.
Jigsaw v. 2 permettait de surveiller le nombre de fois où les victimes tentaient de supprimer le ransomware. Le ministère de la Justice déclarait qu’en conséquence, le logiciel tâchait d’effacer l’ensemble du disque dur. Emsisoft a publié un décrypteur pour Jigsaw v.2 en 2019. (Crédits : DoJ)
Les responsables du ministère de la Justice accusent Zagala d’avoir mis sur pied « une entreprise cybercriminelle élaborée, dans laquelle il avait un intérêt économique et réputationnel direct à ce que son logiciel soit utilisé dans des piratages réussit ». Le cas soulevé ici est inhabituel au vu de la moyenne d’âge du cybercriminel typique. Il ne semble pas coller au stéréotype des opérateurs usant de ransomware originaires d’Europe de l’Est et de Russie. « Nous pensons que Zagala a non seulement créé et vendu des ransomwares à des pirates informatiques, mais qu’il les a également formés à leur utilisation », a déclaré Michael Driscoll, assistant-directeur responsable du bureau local du FBI à New York. CNN pense que « les chances que Zagala soit appréhendé et extradé vers les États-Unis sont incertaines », malgré l’accord signé en 1923. Les gouvernements américain et vénézuélien sont en désaccord complet depuis de nombreuses années.
En premier lieu, c’est l’hôpitalMisericórdia de Vila Verde qui au cours du premier week-end de mai était la cible d’une cyberattaque. Puis la société d’électricité AED (Eletricidade dos Açores) est visée par une attaque informatique le 16 mai 2022. La veille l’agence de presse Lusa augmentait la longue liste des compagnies infectées pas codes malveillants. Pendant qu’en Suisse plus de 200 entreprises recevaient des lettres recommandées, car certaines failles de sécurité de MS Exchange n’ont toujours pas été comblées.
Dans un communiqué, la Misericórdia de Vila Verde a déclaré qu’« un rapport de la cyberattaque est en cours de préparation auprès des autorités, à savoir la police judiciaire et les services du ministère de la Santé », ajoutant qu’« il s’agit d’une attaque par ransomware, dans laquelle les pirates cryptent les données informatiques pour ensuite demander de l’argent pour les restituer. » La paralysie des logiciels a entraîné des contraintes dans la programmation des examens et des rendez-vous, « mais nous ne cessons jamais de nous soucier de la santé de nos patients ».
« La demande de rançon a été faite aux responsables du système informatique de l’hôpital Misericórdia de Vila Verde qui ont maintenu le contact avec les pirates informatiques », confie l’institution sans en révéler le montant. (Crédits : Paulo Jorge Magalhães/O MINHO)
Misericórdia expliquait que la cyberattaque avait affecté la fonctionnalité de plusieurs secteurs, mais les consultations prévues avaient lieu, et seul manquait l’accès à la facturation et les paiements était compromis. « Sans avancer les conséquences pratiques de cette attaque, nous soulignons que nous faisons tout notre possible pour minimiser l’impact de cette attaque et résoudre la situation dès que possible, et de plus nous avançons que toute activité clinique a été maintenue », affirmait l’organisme de santé.
Francisco Pedro Balsemão, qui s’exprimait lors du 31e congrès de l’Association portugaise pour le développement des communications (APDC), a aussi déclaré qu’il s’agissait d’un « problème pour tout le monde, les groupes de médias, le commerce de détail, la santé, les banques… » (Crédits : Alexa Fotos/Pixabay)
Il y a trois jours, l’agence de presse Lusa a été la cible d’une cyberattaque, provoquant une « instabilité continue du service », déclarait l’entreprise. L’incident « a déjà été signalé aux autorités compétentes », pouvait-on lire dans la dépêche de l’agence, déplorant « le désagrément causé » aux travailleurs, clients et utilisateurs des services de Lusa. Depuis le début de l’année, des attaques contre le groupe Cofina, le Parlement, les laboratoires Germano de Sousa, l’hôpital d’Almada et la presse portugaise ont été signalées.
Le site de la compagnie d’électricité des Açores affiche, le mercredi 18 mai 2022 des problèmes de sécurité. (Crédits: capture d’écran)
Le 17 mai 2022, c’est l’entreprise d’Électricité des Açores (EDA), qui affirme dans un communiqué que « malgré cet incident », toutes les conditions inhérentes à la fourniture normale d’électricité dans la région sont assurées. La compagnie a également annoncé que l’incident a été « notifié en temps utile aux autorités compétentes » et qu’elle regrette « tous les désagréments que cette situation peut causer », notamment « au niveau du service commercial ». Eletricidade dos Açores, et les autres membres du groupe ont été la cible d’une cyberattaque, dont « les causes et les impacts sont encore en cours d’analyse », a déclaré la société.