Le site du ministère israélien de la Santé a fait l’objet d’une attaque informatique ce dimanche 17 juillet 2022, revendiquée par le groupe pro-Iraniens, Altahrea Team. Elle est la dernière d’une série d’attaques contre des infrastructures cruciales dans le pays. Un mois après celles perpétrées contre Israel Electric Corporation, plus grand fournisseur d’électricité dans les territoires occupés, Dorad Energy Ltd, qui distribue l’énergie, et le fournisseur de solutions techniques Reali Technologies ltd. Ces trois derniers par les opérateurs derrière Moses.
Après plusieurs heures de perturbation, « le site web a retrouvé sa pleine activité », indiquait le ministère lundi 18 juillet. L’attaque revendiquée par Altahrea Team découlerait des frappes de Tsahal dans la bande de Gaza ce week-end et du soutien israélien aux sanctions contre l’Iran, explique Times of Israël. La cyberattaque serait du type DDoS selon les informations de J-Wire.
La semaine dernière, Altahrea Team affirmait avoir attaqué jeudi 14 juillet 2022, le site Web de la municipalité de Jérusalem ainsi que celui de l’entreprise de défense Rafael Advanced Defense Systems Ltd. Altahrea Team a revendiqué une attaque lundi contre le site Web de la commune de Tel-Aviv. (Crédits : capture d’écran)
Les suppositions de l’origine de l’attaque restent des supputations. Les griefs du groupe pro-iraniens seraient d’une part les sanctions contre l’Iran qui selon les opérateurs « tuent des milliers de personnes en bloquant l’arrivée de médicaments et de vaccins COVID-19 », et d’autre part le soutien à l’Ukraine dans le conflit armé russo-ukrainien. « Vous êtes désormais dans notre ligne de mire », écrivait l’organisation. Le ransomware Moses lors de l’attaque informatique contre Israeli Power Companies laissait le même genre de message : « Nous vous surveillons depuis de nombreuses années, à chaque instant et à chaque étape. Ceci n’est qu’une partie de notre surveillance de vos activités grâce à l’accès aux caméras de vidéosurveillance du pays. Nous l’avions dit, nous allons vous frapper alors que vous n’auriez jamais imaginé… »
Les attaques prennent une saveur particulière en ces temps de tensions internationales. Le conflit armé entre l’Ukraine et la Russie exacerbe chaque prise de position, et action. Une vidéo publiée affirme que les documents et images présentés sont le produit d’une vaste campagne de surveillance visant le chef du Mossad, DavidBarnea. Des fichiers personnels et des photos du chef du Mossad et de sa famille ont été divulgués par un groupe sur le canal Telegram « Open Hands », il serait lié à l’Iran.
L’actualité est sous tension. Deux Irano-Britanniques, Nazanin Zaghari-Ratcliffe et Anousheh Ashouri, détenus en Iran depuis 2016 pour la première et 2019 pour le second, ont été libérés par Téhéran, hier mercredi 16 mars 2022. Coïncidence du calendrier, peu de temps après cette annonce, le gouvernement britannique dévoilait avoir soldé avec Téhéran une dette de près de 400 millions de livres.
L’Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été libérée par l’Iran le 16 mars 2022. « Elle était un pion diplomatique retenu en otage par les autorités iraniennes pour faire pression sur Londres », écrit la BBC. (Crédits : Reuters)
Lundi, une cyberattaque contre l’État israélien met hors service des sites web gouvernementaux. Le JerusalemPost a rapporté qu’un groupe de pirates informatiques prétendument affilié à l’Iran avait revendiqué la responsabilité de cette attaque apparente. Les ministères de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que le bureau du Premier ministre, ont tous été, au moins brièvement, hors service. « Au cours des dernières heures, une attaque par déni de service contre un fournisseur de communications a été identifiée », publiait le National Cyber Directorate, l’autorité cyberisraélienne, dans la soirée du 14 mars 2022.
מרשות התקשוב ומערך הסייבר הלאומי נמסר: בשעות האחרונות זוהתה מתקפת מניעת שירות על ספקית תקשורת אשר כתוצאה ממנה, נמנעה לזמן קצר הגישה למספר אתרים, ביניהם אתרי ממשלה. נכון לשעה זו כלל האתרים שבו לפעילות.
« Le Mossad aurait tenté d’attaquer le site clé d’enrichissement nucléaire de Fordow de la République islamique d’Iran, ont affirmé les médias iraniens lundi soir », relate le Jerusalem Post. Le site de Fordow est d’importance, car deuxième lieu le plus considérable en termes de volume de centrifugeuses, après celui de Natanz. Les Iraniens ont déjà subi une telle opération, OlympicsGames avec le ver StuxNet en 2010. Pour autant, il n’y a à l’heure actuelle, aucune possibilité d’affirmer ou de confirmer ladite information.
Une image de David Barnea, chez du Mossad tirée des documents qui ont fuité du téléphone de sa femme et qui ont été distribués via Telegram. (Crédits : capture d’écran)
La vidéo publiée affirme que les documents présentés sont le produit d’une vaste campagne de surveillance visant Barnea. Selon les auteurs de la fuite, cette campagne aurait commencé en 2014, lorsque Barnea était à la tête du département Tzomet du Mossad, responsable de l’activation du réseau international d’agents du Mossad. Des représailles habituelles d’un côté comme de l’autre, 4 décembre 2020 l’Iran aurait piraté des installations de gestion des eaux usées. Un mois plus tard, Israël est soupçonné d’avoir piraté le système informatique d’un port iranien.
Refael Franco, ancien haut responsable de l’INCD et fondateur de Code Blue, a déclaré que « Black Shadow, qui serait affilié à l’Iran, était à l’origine des cyberattaques menées contre la bourse des diamants au cours du week-end, potentiellement en représailles à d’autres événements liés au conflit israélo-iranien en cours. » (Crédits : capture d’écran)
Certains des fichiers présentés sont des photos intimes de Barnea avec sa famille, des billets d’avion achetés, des documents fiscaux et une image satellite de ce qui est censé être sa maison, située dans une ville du centre d’Israël. Cependant, le bureau du Premier ministre a répondu, dans une déclaration au nom du Mossad que « le matériel montréest ancien et ne provient pas du téléphone personnel du directeur du Mossad. »
Selon le Jérusalem Post, le piratage informatique, dont l’origine est inconnue à ce stade, a duré quelques heures. À la place de la première page du journal, les opérateurs ont mis une image du Centre de recherche nucléaire du Néguev, une installation de développement du plutonium située près de la ville israélienne de Dimona, accompagnée d’un texte disant « Nous sommes près de vous, là où vous ne pensez pas » écrit en anglais et en hébreu. L’opération Stuxnet laisse des traces indélébiles.
Les auteurs de ce nouvel acte de « piratage » n’ont pas encore été identifiés. Aucune organisation n’en a revendiqué la responsabilité. Cependant, si le principal suspect semble l’Iran, il ne faut jamais tirer de conclusion hâtive. D’ailleurs, le JerusalemPost affirme qu’« il n’est pas clair si les pirates informatiques venaient d’Iran, de partisans iraniens en dehors du pays ou s’ils étaient parrainés par l’État ». Le site internet en anglais du journal, ainsi que le compte Twitter en hébreu du quotidien Maariv affichaient lundi 3 janvier 2022 à 2 heures l’image d’un poing tirant un obus. Celui-ci s’extirpait depuis une bague au doigt exhibant une pierre rouge vers un dôme explosé.
L’ancien général de division iranien et commandant de la Force Al-Qods, Qasem Soleimani, arborait souvent une bague ornée d’une pierre rouge. À l’époque, les États-Unis avaient déclaré qu’il préparait une action imminente contre le personnel américain en Irak. (Crédits : DR)
Les théories de la cyberattaque divergent. Cependant, elle opère à la date du deuxième anniversaire de l’assassinat du chef de la Force Al-Qods des gardiens de la révolution iranienne, QasemSoleimani, par un drone américain à l’aéroport de Bagdad. L’intervention, à laquelle Israël avait reconnu avoir participé en décembre dernier. Selon différentes sources, l’attaque du journal pourrait faire partie d’une vaste opération de renseignement cherchant à influencer les négociations pour la reprise de l’accord nucléaire à Vienne. Le ver informatique Stuxnet découvert en 2010, aurait été conçu pour cibler les centrifugeuses d’enrichissement d’uranium, afin d’en ralentir le programme, connu sous le nom de l’opération « OlympicsGames »
L’image, ainsi que la légende ne laissent que peu de doutes quand la teneur des orientations des responsables de la cyberattaque. (Crédits : capture d’écran)
C’est la version du président de la société de cyberespionnage Toka et ancien chef du cyberespace des FDI, le général de brigade YaronRosen. Selon Rosen l’opération à des fins particulières. « Toute partie des médias en Israël, qu’il s’agisse de la presse, d’internet ou de la télévision, fait partie du mégaphone médiatique qui s’adresse au public israélien… et nous sommes au milieu dediscussions nucléaires », ajoutait-il.
Lors du passage à la nouvelle lune, dimanche 19 décembre 2021, plusieurs offensives par codes malveillants se sont produites, comme chaque jour sur Terre. Au cours de ce week-end, c’est une attaque majeure qui ciblait le ministère de la défense belge. Les pirates ont exploité une vulnérabilité dans un logiciel appelé Log4j, qui a été découverte plus tôt en décembre, a déclaré un porte-parole aux médias locaux. Le ministère l’a repéré il y une semaine, jeudi 16 décembre 2021.
Les responsables de la cybersécurité du monde entier se sont empressés de corriger la vulnérabilité de Log4j au cours de la huitaine écoulée. C’est sur l’ensemble de la planète que le problème sévit. Il touche une longue liste de sociétés de logiciels, dont Amazon et Microsoft pour ne citer qu’elles. La compagnie de gestion des ressources humaines Ultimate Kronos Group a été la cible d’une infection par ransomware. Tous n’ont pas eu le temps nécessaire, semble-t-il. Des allégations de chercheurs avertissaient que des groupes de pirates soutenus par des États, notamment ceux liés à la Chine, à l’Iran, à la CoréeduNord et à la Turquie, auraient commencé à utiliser cette vulnérabilité pour pirater les réseaux de leurs adversaires. Le ministère de la Défense « a détecté ce jeudi une attaque sur son réseau informatique avec accès internet. Rapidement, des mesures de quarantaine ont été mises en place afin de circonscrire les éléments infectés. La priorité est donnée à l’opérationnalité du réseau de la Défense », indiquait un porte-parole.
Depuis la découverte de l’agression, « nos équipes ont été mobilisées […] Un monitoring continuera à être assuré », ajoutait dimanche soir le porte-parole, le commandant OlivierSéverin. (Crédits : capture d’écran/CERT.be)
Depuis la publicité faite de la vulnérabilité dans la bibliothèque de journalisation Log4jd’Apache, il ne se passe pas une journée sans que les médias en parlent. Les opérateurs malveillants se sont très vite emparés du sujet en multipliant les exploits (botnet, ransomware …) et en arrosant à tout va. Mardi 21 décembre 2021, le ministère annonçait officiellement avoir été victime d’une attaque reposant sur la vulnérabilité Log4Shell, sans révéler le ou les auteurs de cette attaque.
Face au feu nourri, les autorités décuplent les alertes (ANSSI, CISA, CERT, DGSSI…) pour corriger au plus vite les systèmes sensibles. Plusieurs patchs ont été nécessaires. (Crédits : capture d’écran/DGSSI)
Dans certaines versions de Log4j, un logiciel repris dans de très nombreux utilisateurs, notamment par Amazon, Apple, Cloudflare, Tesla, Minecraft et Twitter, permet de s’emparer du contrôle de la machine qui l’héberge, et d’élever ainsi ses privilèges. Le pirate peut alors commencer à circuler dans le réseau informatique de la victime pour y déployer rançongiciels, comme outils d’espionnage. L’ANSSI détermine dans son alerte les systèmes affectés :
Apache Log4j versions 2.16.0 et 2.12.2 (java 7)
Apache Log4j version 2.15.0
Apache Log4j versions 2.0 à 2.14.1
Apache Log4j versions 1.x (versions obsolètes) sous réserve d’une configuration particulière
Les produits utilisant une version vulnérable de Apache Log4j : les CERT nationaux européens tiennent à jour une liste complète des produits et de leur statut vis-à-vis de la vulnérabilité (ici)
Il est fort à parier que d’autres organisations useront criminellement de la faille contre différentes sociétés, comme le stipule l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information : « Cette vulnérabilité permet à un attaquant de provoquer une exécution de code arbitraire à distance s’il a la capacité de soumettre une donnée à une application qui utilise la bibliothèque log4j pour journaliser l’évènement. Cette attaque peut être réalisée sans être authentifiée, par exemple en tirant parti d’une page d’authentification qui journalise les erreurs d’authentification. Des preuves de concept ont déjà été publiées. Cette vulnérabilité fait désormais l’objet d’une exploitation active. » À vos mises à jour…
Voilà une question qui parait simple de prime abord, savez-vous ce qu’est un calendrier ? Bien sûr, vous avez les souvenirs des Sapeurs-pompiers ou du facteur qui venait sonner à la porte, il y a encore quelques années. Le démarchage à domicile étant interdit par la loi, pour les 2010 et inférieurs cela reste une légende. L’être humain nécessite des repères comme ledit calendrier. Quel est le plus vieux trouvé actuellement ? En existe-t-il plusieurs sortes ?
Aujourd’hui, 30 octobre 2021, le soleil se lève timidement, sous la couverture de nuage sur Berd’huis et partout en France, avec le paradoxe dut à la distance entre l’Est et l’Ouest. Hors mis le décalage du aux fuseaux horaires, les départements et territoires d’outre-mer, comme les terres australes, la date est commune à tout un chacun.
« Chéri », entonna M Phot de bon matin.
« Oui », répondit Mme Kharéson, le nez dans les effluves du petit déjeuner.
« Si nous sommes le jeudi 4 octobre 1582, quel jour serons-nous demain», questionne-t-il sa dulcinée d’un œil malicieux.
Après un silence marquant l’incrédulité d’une telle interrogation, surtout de si bon matin… Séki prenait le temps de terminer son breuvage nécessaire pour un réveil en douceur… Voyant l’air amusé du gamin qu’il était, elle ne fit plus languir.
« Quelle date as-tu mentionnée ? », souffla-t-elle.
« Le 4 octobre 1582 », souffle-t-il impatient.
« Après toutes ses années ensemble je sais que la réponse ne sera pas logique, surtout vu ta mine enjouée… le 5 octobre », affirma-t-elle dubitativement.
« Tu me connais quetrop bien. En fait le lendemain du 4 octobre 1582 fut le 15 octobre de la même année. J’ai lu ce … »
Elle comprit qu’elle avait eu la réponse et que l’explication allait chantonner à ses oreilles… bien qu’elle aurait préféré le silence jusqu’à ce que son mug de café au lait, sucré du miel de sa ruche, et ses tartines grillées ne soit engloutis.
« … matin que c’est le pape Grégoire XV qui a tout organisé. Il avait choisi cette date pour migrer du calendrier Julien au Grégorien, avec un décalage de dix jours, donc les Romains se réveillèrent le 15 octobre 1582. Complètement dingue, non ? »
Elle n’eut pas le loisir de s’exprimer que …
« Donc le 5 octobre 1582 n’a jamais existé, et en une nuit ils sont passés du 4 au 15 octobre 1582. D’après qu’ils prenaient du retard par rapport aux saisons, le journaliste parle d’année astronomique, sans l’expliquer. Ces journalistes… », conclut-il.
Alors satisfait de son effet, il marqua un silence. Séki en profita pour lui poser une devinette, qui se transforma en colle.
« Toi qui semble tout maîtriser, de quand date le plus vieux calendrier », se réjouit-elle.
« Je n’en sais fichtre rien », s’exclama-t-il en adoptant sa moue caractéristique.
« Vous avez quatre heures », explosa-t-elle de rire. Elle allait avoir la paix jusqu’au repas de treize heures, et le sacro-saint journal télévisé.
Mouché, il débarrassa la table, après s’être resservi un thé à l’orange… avant de se pencher sur le sujet. La notion de temps, au même degré que le calendrier, fut inventée par l’homme pour diviser et orchestrer l’instant sur de longues durées. Les bases furent, le retour des saisons, le cycle lunaire, ou encore le déplacement de l’ombre du à l’astre de feu, pour organiser la vie agricole, sociale et religieuse des différents peuples. Le mot calendrier provient du latin calendarium signifiant livre de comptes qui lui-même dérive de calendae considéré comme le premier jour du mois chez les Romains.
Ci-dessus, une illustration du fonctionnement des fosses. « L’alignement de la fosse correspond également au lever du soleil du milieu de l’hiver, ce qui permettait aux chasseurs-cueilleurs de bénéficier d’une “correction astronomique” annuelle afin de mieux suivre le passage du temps et le changement des saisons. » (Crédits : BBC)
Le plus vieux calendrier date de 10 000 ans, bien avant l’écriture cunéiforme. Il fut identifié en 2013, non sur le continent africain comme pourrions-nous croire, car berceau de la vie, mais en Écosse. Des archéologues pensent avoir découvert le plus ancien « calendrier » sélène du monde dans un champ de l’Aberdeenshire. Appartenant au Mésolithique, il consiste en un ensemble de fosses organisées de manière à correspondre aux phases lunaires. Déjà à cette époque, un cycle calendaire entier était divisé en douze parties.
Une grande inscription cunéiforme a été trouvée sur le côté sud de la colline du château de Van, à quatre kilomètres à l’ouest de l’actuelle ville de Van, dans l’est de la Turquie. Elle mesure plusieurs mètres de haut et de large, a 25 siècles et le message vient du roi perse Xerxès. (Crédits : DR)
Cette découverte surprit la communauté scientifique. Les Hommes vivant à cette époque étaient plus intelligents qu’elle ne le croyait. En effet, c’est au Néolithique, vers 7 000 av. J.-C., que débutent l’agriculture et l’élevage en Europe. « Les preuves suggèrent que les sociétés de chasseurs-cueilleurs en Écosse avaient à la fois le besoin et la sophistication de suivre le temps au fil des années, de corriger la dérive saisonnière de l’année lunaire et que cela s’est produit près de 5 000 ans avant les premiers calendriers officiels connus au Proche-Orient », affirme Vince Gaffney, professeur d’archéologie du paysage à Birmingham.
Différents types
Les principales sources desdits calendriers sont la Lune et le Soleil. Les lunaires, basés sur les phases de notre satellite, les solaires établis sur le cycle annuel de notre astre, les luni-solaires, fondés sur les deux. Ils existent cependant de nouveaux types motivés sur d’autres étapes. Avec l’invention de l’écriture cunéiforme vint le calendrier sumérien. Celui-ci vit le jour environ 3 000 ans av. J.-C. en Mésopotamie, l’actuel Moyen-Orient. En ces temps immémoriaux, l’année solaire a été scindée en deux périodes, l’« été » incluant la moisson des céréales, entre mai et juin, et l’« hiver » qui correspondait au nôtre. « Trois saisons en Assyrie et quatre en Anatolie ont été comptées, mais en Mésopotamie la bipartition de l’année a semblé normale.»
La course autour du chrono est la principale source de discorde. Il suffit d’imaginer que vous arriverez à l’endroit choisi en temps et en heure, pour ne plus être en retard. Ce n’est pas la peine de se prendre pour un pilote de rallye sur route ouverte, puisque le temps de vie perdu ne se rattrape pas. (Crédits : Karolina Grabowska/Pixabay)
Au fil des siècles, de nombreux calendriers virent le jour aux quatre coins du monde, chacun possédant ses propres spécificités. Le calendrier nilotique de l’Égypte antique se basait sur le Nil. Le chinois quant à lui utilise la lune et le soleil et ses cycles ne se renouvellent pas en même temps que le calendrier Grégorien. Si bien, que si ce dernier est usité en Chine, le Nouvel An chinois est encore actuellement célébré selon le calendrier chinois pour des raisons traditionnelles. L’hégirien ou islamique est un calendrier lunaire synodique non solaire, fondé sur une année de 12 mois de 29 à 30 jours chacun. Une année hégirienne compte entre 354 et 355 jours. Elle est donc plus courte que l’année solaire d’environ 11 jours. C’est pour cela que la période du Ramadan n’est jamais la même d’année en année. Le calendrier hébraïque est luni-solaire composé d’années solaires, de mois lunaires, et de semaines de sept jours commençant le dimanche et se terminant le samedi, jour du Shabbat… Chaque mois débute avec la nouvelle lune.
N’oubliez pas que durant cette nuit, avant celle d’Halloween, à trois heures du matin, il sera deux heures. (Crédits : Gerd Altmann/Pixabay)
Celui menstruel qui affecte la moitié de la population planétaire est habituellement compris entre 21 à 35 jours, avec une moyenne de 28 jours. Le calendrier solaire utilisé sur Terre est qualifié de « Grégorien » car institué par le pape Grégoire XIII au XVIe siècle. Appliqué uniquement dans les pays catholiques en raison de son origine, il s’est depuis étendu à la quasi-totalité des États du monde, tous sauf l’Afghanistan, l’Éthiopie, l’Iran, le Népal et le Vietnam. Ainsi, alors qu’il parait aujourd’hui parfaitement normal d’en accrocher un rigolo dans sa cuisine, ou d’en imprimer un annuel, ou celui de votre smartphone. À l’avenir, vous connaîtrez l’histoire et les péripéties de ce simple élément du quotidien considéré comme acquis par beaucoup.
Ne jamais considérer un livre sur sa couverture, comme une personne selon son allure, bien que cela soit légion et monnaie courante. Qui est devenu docteur en astrophysique après une carrière pleine et entière en tant que musicien ? Qui a écrit des œuvres érotiques avant d’enseigner la morale religieuse et chasteté ? Le cas échéant, veiller au grain, que représentent ces expressions ? Est-ce respectueux de montre du doigt, ou du pied ? Les acronymes ne sont pas toujours heureux, dans certains cas dérangeants, provoquant un comique de situation occasionnellement.
Le jugement est un sentiment humain. Il est grand, il est gros, elle est maigre, elle est petite… parfois, l’envolée lyrique de nos pensées, de nos paroles ou de notre gestuelle est blessante, alors qu’elle ne traduit que nos ignorances. Sans connaître ladite personne, nous préjugeons, nous jugeons, nous mettons au banc de la société, parce qu’elle ne mérite pas de… sérieusement ? La différence est une force, la remise en question doit être permanente, car nécessaire. En quoi le fait qu’il soit enveloppé vous incommode, en quoi le fait qu’il aime une personne du même sexe vous trouble, en quoi le fait qu’un individu soit plus riche que vous, en quoi le fait qu’une femme soit plus intelligente qu’un homme (et vice-versa) vous dérange. « Il y a plusieurs siècles, l’idée que les femmes étaient intellectuellement inférieures aux hommes était considérée comme une réalité. La science a longtemps cherché à trouver les différences qui sous-tendaient cette hypothèse. Peu à peu, de nombreuses études ont démenti bon nombre de ces différences, mais notre monde reste obstinément sexué », écrit Melissa Hogenboom.
Queen est l’un des plus grands groupes de rock britannique de l’histoire. Il a vendu plus de 300 millions d’albums à l’échelle internationale en 2009, dont 32,5 millions aux États-Unis. (Crédits : Queenonline)
Remontons dans la « DeLorean DMC-12 » de « Retour vers le futur », en 1970 aux alentours de Picadilly Circus. Au sein de The Old Smoke (surnom de Londres après la catastrophe de 1952), un astrophysicien, un biologiste et un électronicien se rencontrent. Ils forment un groupe qui restera et demeurera célèbre.John Deacon, bassiste, débarque à Londres en 1969 pour suivre des cours d’électronique. Il obtiendra un diplôme dit « First-class honours » récompensant les apprenants ayant la meilleure moyenne, ou major de promotion. Roger Taylor, le futur batteur après avoir commencé des études de médecine pour devenir dentiste, s’orientera vers la biologie. Il décroche le « Bachelor of Sciences », équivalent de la licence en France, avec trois années supérieures. Puis Brian May est le plus capé. Il est diplômé de sciences physiques à l’« Imperial College » de Londres, ou il débute une thèse de doctorat en astrophysique. Alors que le quatuor a déjà enregistré deux albums, il la met en sommeil (dans son grenier) pour se consacrer au groupe. Il s’y penche de nouveau en 2006 après trois décennies. Il soutient celle-ci le 23 août 2007, et devient docteur en astrophysique. Ces trois personnes, qui ont fait de brillantes études, sont connues de tous. Avec le Chanteur Freddie Mercury, ils formaient le légendaire, l’un des plus grands groupes de rock, Queen.
Épicurien et lecture érotique
Un autre hère dont l’habit ne fait pas le moine, est Enea Silvio Piccolomini. Si ce nom ne vous évoque pas le moindre soubresaut de mémoire, rassurez-vous, vous le connaîtrez sûrement sous sous l’appellation de Pie II. De la même manière que tout un chacun, avant sa fonction pontificale, il eut une vie remplie. Chargé de nombreuses missions, comme auprès de l’empereur Frédéric III, il voyage à travers l’Europe et joue un rôle en vue dans l’assemblée des évêques, agissant à la limitation des pouvoirs du Saint-Père, un camouflet en soi. Son Libellus dialogorum de Concilii auctoritate (1440) fait de lui un des tenants des théories conciliaires.
Ne jugez pas le coureur à son allure, il vient peut-être de parcourir un marathon. Le pape Pie II était épicurien avant d’être le chef de l’église catholique. (Crédits : détail de la fresque Le couronnement de Pie II peinte par Pinturicchio, 1504. Scènes de la vie de Pie II de la Libreria Piccolomini. Cathédrale de Sienne.)
Cette première partie de son existence le montre sous les traits d’un mondain épicurien, auteur de poésies érotiques, de comédies très libres et d’un roman d’amour profane, « L’Histoire de deux amants » en 1444. Il est écrivain prolifique de 245 œuvres textuelles, de cinq manuscrits et archives et de 45 livres. Enea Silvio Piccolomini (1405 – 1464) fut atteint d’une grave affection (Goutte) qui l’amena à corriger sa vie licencieuse, en 1445. Il prit les ordres l’année suivante, et débuta une grande carrière de diplomate. En 1458, il fut élu pape sous le nom de Pie II. Après cinq années, onze mois et vingt-six jours, il meurt d’épuisement, dû à sa maladie, le 15 août 1464.
Veiller au grain
Les expressions françaises sont quelquefois des faux-amis. Ainsi « Veiller au grain » est une métaphore marine datant du début du XIXe siècle. Cela n’a rien à voir avec le jardinier qui surveille si ses graines semées poussent. Issue du monde maritime où le grain est une rafale aussi brutale que soudaine. Le plus souvent accompagné de grêle ou de neige. À cet instant, le matelot se devait de réduire la surface de la voile pour s’adapter à la force du vent. « Tu peux te brosser Magalie » est un syntagme indiquant à la personne citée, ici Magalie qu’elle n’aura pas ce qu’elle désire. Charles-Louis d’Hautel dans son livre « Dictionnaire du bas-langage ou des Manières de parler usitées parmi le peuple » mentionne à la page 136 de son livre : « Ça fait brosse : Locution baroque et très usitée parmi le peuple pour faire entendre à quelqu’un qu’on ne veut pas lui accorder ce qu’il demande ; qu’il est venu trop tard pour avoir part à quelque chose dont on faisoit la distribution. »
Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages !
Les us et coutumes d’un pays à l’autre sont parfois sujets à discordes. En France, depuis notre tendre enfance, ce n’est pas poli de montrer quelqu’un du doigt. Cette recommandation surprenante s’applique dans de nombreux pays, ou presque. En Thaïlande, il est interdit de pointer son pied vers un individu ou vers un temple, car nos petits petons sont considérés comme impurs, de la même manière, vous ne pouvez pas sortir sans porter de sous-vêtements. En Iran, ne pas s’aviser de lever le pouce pour faire de l’auto-stop. Car si en France, c’est autorisé et bénéficie d’une connotation positive, en Iran il s’agit d’une grave insulte (à l’image du majeur tendu). Le geste des plongeurs pour signifier que tout va bien est commun dans l’hexagone, au Brésil c’est comme insulter quelqu’un de trou du c**. Au Royaume-Uni, attention à votre signe de victoire lors d’un match de football. Le signe « V » accompli avec l’index et le majeur équivaut au doigt d’honneur. Si on vous demande combien de personnes mangeront au restaurant, fait un « deux » avec la paume dirigée vers la personne vous questionnant, non l’inverse. En Grèce, ne mimez pas le chiffre cinq, main ouverte. Ce geste a pour but de lui porter malheur, vous venez (selon les us) de lui jeter une malédiction.
La politesse est un équilibre des usages sociaux régissant les comportements des gens, les uns envers les autres. (Crédits : Myriams-Fotos/Pixabay)
Lorsque vous vous restaurez au Japon, ne plantez jamais vos baguettes à la verticale dans votre nourriture pour faire une pause. C’est une coutume effectuée uniquement en cas de deuil. Comme en France, quand vous portez un toast pour une personne disparue, vous servez un verre comme s’il était présent. Ne le buvez pas, c’est irrespectueux pour certains. La gestuelle occidentale diffère de l’orient. Ainsi, avec l’expression « Je croise les doigts », ne joignez pas l’image au Vietnam, c’est un comportement obscène mimant un vagin. « Il faut aussi savoir que si à votre arrivée un vietnamien vous offre un cadeau, il est interdit de l’ouvrir en sa présence. C’est considéré comme un comportement très impoli.»
Des acronymes maladroits
Tout dépend de votre degré d’humour, d’attention et d’ironie. Le premier fut le nom précédent du RER A. Le métro express régional Défense-Étoile, situé en Île-de-France n’était pas adapté à l’acronyme (M.E.R.D.E). L’Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce crée en 1958 et dissoute un demi-siècle plus tard, faisait les anglophones (ASSÉDIC) sur la phonétique de l’acronyme. La fédération internationale de Taekwondo a décidé de changé le sien en le raccourcissant « WT », car en anglais World Taekwondo Federation donnait « WTF » usité comme « What the fuck ». D’autres sont capillotractés, OMG correspond à « organismes modifiés génétiquement », tout comme « Oh My God, oh mon Dieu », IRL pour « indice de référence des loyers » équivaut à « In real life, dans la vie réelle ». Lorsque vous faites la bise à une personne, c’est également le « Bulletin d’Information en Santé Environnementale ».
Des documents classifiés, qui proviendraient d’Iran, révèlent des recherches secrètes sur la manière dont une cyberattaque pourrait être utilisée pour couler un cargo ou faire sauter une pompe à essence dans une station-service. Les fichiers internes, obtenus par Sky News, comprennent également des informations sur les dispositifs de communication par satellite employés par l’industrie maritime mondiale, ainsi qu’un système informatique qui contrôle des éléments, tels que les lumières, le chauffage et la ventilation dans les bâtiments dits « intelligents » du monde entier.
Les documents semblent révéler un intérêt particulier pour la recherche d’entreprises et d’activités dans les pays occidentaux, notamment le Royaume-Uni, la France et les États-Unis. Une source de sécurité ayant connaissance de la liasse de 57 pages, composée en cinq rapports, a déclaré qu’elle avait été compilée par une unité cybernétique offensive secrète, appelée « Shahid Kaveh ».
Attaques ciblées d’une précision chirurgicale
Celle-ci fait partie du commandement cybernétique d’élite du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) de l’Iran. Les opérations seraient dirigées par un individu qu’il nomme Hamid Reza Lashgarian. Sky News, relate la source qui a confié les documents, sous couvert d’anonymat, croit que Téhéran récolte ces informations pour identifier les objectifs d’éventuelles cyberattaques. « Ils créent une banque de cible à utiliser au moment opportun ». L’ambassade d’Iran à Londres n’a pas répondu à une demande de commentaire sur ces allégations, souligne la télévision britannique.
Sur la plupart des dossiers figure une citation qui semble être celle du Guide suprême iranien, Ali Khamenei. Elle se lit comme suit : « La République islamique d’Iran doit devenir l’un des pays les plus puissants du monde dans le domaine de la cybernétique. », explique Deborah Haynes.
De plus la mention « Hautement confidentiel» trône en tête de chaque rapport. « Ils sont censés être plutôt clandestins. Ils travaillent sur des cyberopérations offensives à l’échelle mondiale », déclarait la source. (Crédits : capture d’écran YouTube)
Seules deux des pièces comportent une date d’achèvement. L’un, qui porte sur ce que l’on nomme un système de gestion de bâtiment — qui contrôle des choses les lumières, le chauffage et la ventilation dans les bâtiments intelligents — est du 19 novembre 2020. Les premières inspections et compilations des données sembleraient authentifier les documents.
L’autre, porte sur une entreprise allemande, WAGO qui produit des composants électriques, est daté du 19 avril 2020. Or, le 8 juin 2021, Eduard Kovacs relate, sur securityweek, « deux vulnérabilités découvertes dans des contrôleurs industriels fabriqués par WAGO, une compagnie allemande spécialisée dans les solutions de connexion électrique et d’automatisation, peuvent être exploitées pour perturber les processus technologiques, ce qui, dans certains cas, pourrait entraîner des accidents industriels, selon la société russe de cybersécurité positive Technologies. »
Le message transmis semble clair, la République Islamique d’Iran veut peser dans le cyberespace. (Crédits : capture d’écran YouTube)
Les vulnérabilités ont été repérées dans l’automate programmable (PLC) WAGO PFC200 et ont été corrigées par le fournisseur. L’une des failles, identifiée comme CVE-2021-21001 (classée critique), a été décrite comme un problème de traversée de chemin lié à un composant CODESYS utilisé par l’appareil. Elle permet à un attaquant authentifié, ayant une entrée réseau au dispositif ciblé, d’accéder à son système de fichiers avec des privilèges élevés, ce, en envoyant des paquets spécialement conçus.
« En exploitant cette vulnérabilité, les attaquants peuvent accéder au système de fichiers de l’automate avec des droits de lecture et d’écriture. Les modifications du système de fichiers de l’automate peuvent entraîner une perturbation des processus technologiques et même conduire à des accidents industriels », explique Vladimir Nazarov, responsable de la sécurité ICS chez Positive Technologies. Le second problème, identifié comme CVE-2021-21000, affecte l’organisme iocheckd de WAGO. Il est conçu pour vérifier les entrées/sorties de l’API et afficher la configuration de l’API. Un attaquant non authentifié ayant un accès réseau à l’appareil peut tirer parti de cette faille pour provoquer une condition de déni de service. Les lignes indiquent de nombreuses informations sur les tankers, ainsi que les pompes à essence. (Crédits : capture d’écran YouTube)
Deux études, l’une sur les pompes à carburant dans les stations-service et l’autre sur les communications maritimes, comportent des captures d’écran d’analyses (prises sur l’Internet) datant de l’année précédente. Les auteurs semblent s’appuyer sur des recherches de sources ouvertes plutôt que sur des informations privilégiées. Par diagramme les rapports illustrent un navire stable dans l’eau, un autre un bateau incliné sur un côté, un dernier montrait comment des commandes pouvaient être envoyées à distance depuis un centre de contrôle à terre via une liaison satellite. Le rapport stipule que : « Ces pompes sont utilisées pour amener l’eau dans les réservoirs […]. Tout problème pourrait entraîner le naufrage du navire ».
Le mat du couloir
Le plus récent des documents porte sur les dispositifs de gestion des édifices. Ceux-ci reflètent les systèmes informatiques qui contrôlent l’éclairage, la ventilation, le chauffage, les alarmes de sécurité et de diverses fonctions dans un bâtiment dit « intelligent ». Les feuillets énumèrent les entreprises qui assurent ces services. Parmi elles, Honeywell aux États-Unis, le groupe français d’équipement électrique Schneider Electric, le géant allemand Siemens et KMC Controls. Le rapport le plus long (22 pages) portait sur des équipements électriques fabriqués par la société allemande WAGO, mais pas seulement. Le premier, Seagull 5000i, fournit des services de téléphone, de télécopie et d’autres données via une liaison satellite.
Le système d’intérêt suivant est appelé Sealink CIR. Le majeur objectif de ce dossier n’était qu’une recherche de documentation sur deux dispositifs, annoté d’un tableau de résultat grâce à des « Google dork ». Suite à ces révélations, la journaliste Déborah Haynes interrogeait le général Sir Patrick Sanders, principal officier militaire chargé de superviser les cyberopérations britanniques, sur l’ampleur de la menace que représente l’Iran dans le cyberespace. « Ils font partie des cyberacteurs les plus avancés. Nous prenons leurs capacités au sérieux. Nous ne les surestimons pas. C’est un acteur sérieux et il s’est comporté de manière vraiment irresponsable dans le passé », répondait-il.
Comme un joueur d’échecs, placer ses pièces possède une importance stratégique. Il serait manqué de discernement en pensant que les opérateurs des différents pays ne choisissent pas leurs finalités. L’Iran avait subi l’une des premières cyberattaques connues, avec le ver informatique Stuxnet. (Crédits : DR)
Les soupçons d’organisation de l’opération « Olympics Games » se portent vers les Israéliens et les Américains. Le but fut l’attaque des centrifugeuses d’enrichissement d’uranium, à Natanz en 2010. Des opérateurs informatiques liés à l’Iran sont soupçonnés d’avoir ciblé le parlement britannique en 2017, le résultat est que des milliers de comptes de messagerie, y compris ceux de députés, avaient été affectés.
En mai 2020, les ordinateurs du terminal portuaire iranien de Shahid Rajee ont « planté », provoquant l’arrêt du trafic, à la suite d’une cyberattaque qui semblerait provenir d’Israël. Celle-ci aurait été menée en représailles à une tentative iranienne de piratage des systèmes d’approvisionnement en eau d’Israël. Ainsi, chaque pays entreprend, ce, pour diverses raisons, de connaître les tenants et aboutissants des projets des ennemis, des alliés… Outre l’intervention iranienne, d’autres cyberattaques comptent. L’offensive massive de Solarwinds, qui a téléchargé un virus sur des milliers d’appareils informatiques du gouvernement américain, et l’infection par ransomware, sur Colonial Pipeline. Le dernier évènement est celui dit « Pégasus », qui révèle que le Maroc aurait utilisé un produit de la firme israélienne NSO, ce que condamne l’Algérie. Seraient-ce les seuls à effectuer de genre d’opérations ? (Crédits : DR)
Non ! Depuis que les systèmes d’information envahirent l’espace public, comme privé, des personnes bien, comme malintentionnées, testaient leurs vulnérabilités. Ainsi, il y a près de 30 ans en France, une affaire atypique défraie la chronique au début des années 1990. Dans le service des soins intensifs, d’un hôpital parisien, une femme se trouve entre la vie et la mort. Ses fonctions vitales sont gérées informatiquement. La femme décédera sans qu’aucune alarme n’ait retenti. Après des mois d’enquête, l’époux de la victime est arrêté, soupçonné d’avoir éteint l’alarme… à distance par ordinateur. L’histoire digne d’un film d’espionnage est pourtant bien réelle et paraît tirée d’un film de série Z en 2021. Dans leur rapport, les policiers parlaient « d’une modification criminelle des seuils d’alarme d’une centrale informatique dans un hôpital ». Cet acte intentionnel a même entraîné la mort d’une seconde personne, le voisin de chambre de la victime. Un cas alors inédit en France.