Étiquette : Databreach

  • Fuite au ministère des Finances du Congo

    Fuite au ministère des Finances du Congo

    LockBit vient de publier, le jeudi 24 mars 2022 une première partie des données du ministère des Finances et du Budget de la République du Congo. Coutumiers du fait, ils avaient affiché des informations du groupe français J. Richard, comme celles du cabinet d’avocats caennais. Ils promettent, sans aucune action de la part des sociétés, soit payer une rançon à travers le monde, de divulguer tous les renseignements en leur possession. Dans le mur de leurs exactions, l’entreprise Avidoc est désormais placardée avec un décompte de moins de six jours et onze heures.

    Le continent africain est touché comme tous les autres par les menaces cyber. Le Ransomware-as-a-Service (RaaS) LockBit 2.0 est redoutable et prolifique d’attaque. Sur le site de fuite, les opérateurs disséminent ainsi des informations, plus ou moins importantes, de la procédure, des rapports à imprimer jusqu’au budget 2022, et des documents confidentiels de la banque des États de l’Afrique centrale, dont Rigobert Roger Andely ministre des Finances et du Budget de la République du Congo, fut le vice-gouverneur. Si certains affichent une date récente de l’année en cours, la plupart sont des fichiers des années précédentes.

    « Nous observons en Afrique un développement des attaques de type malware et notamment ransomware », remarque Emmanuel Cheriet, directeur général d’Orange Cyberdéfense pour le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. « Il devient urgent que les États africains investissent dans la sécurité informatique […] » (Crédits : capture d’écran)

    Le rapport d’Interpol sur l’évaluation 2021 des cybermenaces en Afrique est sans appel. « La menace des rançongiciels se répand sur le continent africain. Au cours de la seule année 2020, plus de 61 % des entreprises de la région auraient subi des attaques par rançongiciel. »

    En France, après le cabinet d’avocats caennais, c’est la société Avidoc établie dans le Languedoc-Roussillon à Vendres qui est cyberattaquée par le ransomware LockBit 2.0.
    La compagnie vend des produits surgelés pour les professionnels. (Crédits : capture d’écran)

    African Manager publie ce jeudi 24 mars 2022 un article pour prévenir contre une nouvelle variante du RaaS en Afrique. Elle touche aussi bien les machines sous Windows ainsi que celle sous Linux. « Baptisé AvosLocker, ce malware se propage en exploitant les vulnérabilités ProxyShell de Microsoft Exchange : CVE-2021-34473, CVE-2021-31206, CVE-2021-34523 et CVE-2021-31207 », met en garde l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI). D’autant que Microsoft est une des dernières victimes du groupe Lapsus$.

  • Lapsus$ s’attaque à Okta après Samsung et NVidia

    Lapsus$ s’attaque à Okta après Samsung et NVidia

    Le groupe aurait fait son apparition au mois de décembre 2021. Ils ont commencé par cibler principalement des victimes de langue portugaise, telles que l’entreprise de médias Impresa et aussi le ministère de la Santé du Brésil. Mais il s’est fait remarquer par le vol de données chez de grandes compagnies que sont Nvidia, Samsung, Ubisoft, ou encore Microsoft. Dernier en date, Okta. L’entreprise a nié avoir été compromis et enquête sur les revendications d’une violation de données supposée.

    Comme l’organisation de Ransomware-as-a-Service, LockBit 2.0, le groupe #Lapsus$ est prolifique. Il semble cependant se concentrer exclusivement sur le vol de données et l’extorsion. Okta Inc, dont les services d’authentification sont exploités par de nombreuses sociétés telles Fedex Corp, Moody’s Corp, Ymeris, Engie, Unify… pour donner accès à leurs réseaux, a déclaré mardi 22 mars 2022 qu’elle avait été attaquée par des « pirates informatiques » et que certains clients avaient pu être affectés.

    En février 2022, Lapsus$ a volé 1 To de données à Nvidia, notamment des renseignements sensibles, du code source, des noms d’utilisateur et des mots de passe. Quelques jours plus tard, ils ont annoncé avoir volé 190 gigaoctets à Samsung, des informations sur le système d’authentification biométrique du smartphone Galaxy. (Crédits : capture d’écran)

    Mardi 22 mars 2022, à 4 h 9, Lapsus$ revendiquait sur son canal Telegram, une cyberattaque contre Okta. Dans son message, le groupe précise ne pas avoir accédé à des bases de données de l’éditeur ni en avoir subtilisé, leur « intérêt s’est uniquement porté sur les clients d’Okta ». La firme américaine a publié sur son site Web qu’une « tentative infructueuse de compromission du compte d’un ingénieur de support client travaillant pour un prestataire tiers » s’était produite. Mais assure qu’il n’y a pas eu de brèche, que ses services « restent pleinement opérationnels », sans qu’aucune action corrective ne soit nécessaire du côté de ses clients. « Pour un service qui alimente les systèmes d’authentification de nombreuses grandes entreprises (et approuvé par FEDRAMP), je pense que ces mesures de sécurité sont plutôt médiocres […] », revendiquait Lapsus$.

    Le 10 mars 2022, Ubisoft a publié une déclaration confirmant qu’elle avait subi une violation de ses systèmes. Quant à la firme américaine, elle indique « poursuivre l’investigation », notamment pour « identifier et contacter les clients qui pourraient avoir été contactés ». (Crédits : capture d’écran)

    L’ampleur du méfait n’est pas connue, mais un piratage d’Okta pourrait avoir des conséquences majeures. En effet des milliers d’entreprises comptent sur cette société pour gérer l’accès à leurs propres réseaux et applications, comme en France, Foncia, Renault, Kiwi, BazarVoice… Okta a déclaré que la violation pourrait être liée à un incident antérieur survenu en janvier. David Bradbury, responsable de la sécurité chez Okta, confirmait par un billet que des assaillants ont bien eu la main sur l’ordinateur portable d’un ingénieur, entre les 16 et 21 janvier 2022. Mais que « l’impact potentiel sur les clients d’Okta est limité à l’accès dont disposent les ingénieurs de support. »

  • Fraude à l’élection présidentielle française

    Fraude à l’élection présidentielle française

    Quel serait votre état d’esprit, si au lendemain de la proclamation de la personne élue au poste de président de la République française, celle-ci était entachée d’une fraude avérée ? Qui plus est lorsqu’elle est fortement suspectée en fonction du ressenti de chaque électeur. Oui, l’être humain fonctionne à l’émotion plus qu’à l’information. Existe-t-il un précédent ? Est-ce possible en France ? Puisque toute rumeur distillée par « radio moquette » est susceptible de voir le jour, quelles sont les conduites à tenir ? Que disposent les lois du Code électoral en ce sens ?

    La fraude dite électorale désigne toutes irrégularités pouvant se dérouler pendant un scrutin. Elle peut concerner les opérations électorales elles-mêmes, des manœuvres constatées pendant la durée de la campagne, et même après les résultats officiels. Alors que plus de 30 % des collectivités locales ont subi une infection par codes malveillants de type ransomware, que risque l’élection présidentielle française ? En ce qui concerne les machines à voter, 63 communes françaises de plus de 3 500 habitants en sont équipées, représentant 1,3 million d’électeurs. « Un seul modèle de machine à voter est utilisé en France, le modèle ESF1 de la société néerlandaise NEDAP commercialisé par la société France Élections qui n’a aucun lien avec la société Dominion », affirment les services du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin. Pour autant trois arrêtés, selon les sources dudit ministère de l’intérieur semblent indiquer le contraire :

    L’article L118-3 dispose trois cas où l’élu de la République peut être destitué, comme le fut Al Capone pour fraude fiscale. « Lorsqu’il relève une volonté de fraude ou un manquement d’une particulière gravité aux règles de financement des campagnes électorales, le juge de l’élection, saisi par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques », alors peut être déclaré inéligible :

    • Le candidat qui n’a pas déposé son compte de campagne dans les conditions et le délai prescrits à l’article L. 52-12
    • Le candidat dont le compte de campagne, le cas échéant après réformation, fait apparaître un dépassement du plafond des dépenses électorales
    • Le candidat dont le compte de campagne a été rejeté à bon droit

    L’inéligibilité est prononcée pour une durée maximale de trois ans et s’applique à tous les scrutins. Toutes sauf sur les mandats acquis antérieurement à la date de la décision. « Si le juge de l’élection a prononcé l’inéligibilité d’un candidat ou des membres d’un binôme proclamé élu, il annule son élection ou, si l’élection n’a pas été contestée, déclare le candidat ou les membres du binôme démissionnaires d’office. » Le Conseil constitutionnel est saisi, pour les présidentielles, par les préfets, par les candidats ou par lui-même, notamment après une réclamation des électeurs portée sur le procès-verbal de dépouillement établi à l’issue du décompte des voix dans chaque bureau de vote.

    Le scandale Cambrige Analytica

    Facebook avait estimé à environ 87 millions le nombre de ses utilisateurs « piégés » au Royaume-Uni pour favoriser le Brexit, mais aussi aux États-Unis afin de faciliter l’accession de Donald Trump à la Maison-Blanche en 2016. « De nouveaux documents révèlent que la Malaisie, le Kenya, le Brésil et plus de 60 autres pays pourraient être également concernés par les manipulations de l’entreprise britannique », écrivait La Croix. Cambridge Analytica est une société spécialisée dans l’analyse comportementale. L’objectif est de récolter des informations sur les individus pour connaître leurs biais d’influence. La firme met ses bases de données au service de ceux qui veulent optimiser l’efficacité de campagnes de communication.

    Ce n’est pas illégal, amoral selon vos convictions, mais pas illégal. Cette méthode permet numériquement de faire apparaître plus souvent dans votre champ de vision le sujet.
    Un film sorti en 2015 illustre ces propos, « Focus » avec Will Smith et Margot Robbie.

    Un meilleur ciblage de l’audience se targue Cambridge Analytica : « Le big data a révolutionné la façon dont les organisations identifient et localisent leurs meilleurs prospects. […] Cambridge Analytica construit un avenir […] en montrant aux organisations non seulement où se trouvent les gens, mais aussi ce qui les intéresse vraiment et ce qui motive leur comportement. […] nous utilisons la modélisation des données et le profilage psychographique pour développer les audiences, identifier les influenceurs clés et entrer en contact avec les gens de manière à les inciter à agir. »

    La guerre de la communication

    Vol de données, prise de contrôle d’un site Web, intrusion dans la sphère numérique d’un candidat, désinformation… tous les moyens sont bons. Aux États-Unis en 2016 des milliers de mails d’Hillary Clinton sont publiées. En 2017, environ 70 663 mails et documents, soit 15 Go, sont divulgués. En 2020, des hackers ont ciblé les équipes de campagne du président républicain Donald Trump et du candidat démocrate Joe Biden. En septembre 2021, lors des dernières élections législatives, la Commission électorale russe a dénoncé trois cyberattaques d’origine étrangère visant son site internet. Les actions effectuées par des opérateurs peuvent être le fait des propres partis en lice, comme leurs adversaires ou encore des États qui auraient plus de conciliation et d’intérêts financiers avec un prétendant plus qu’un autre.

    La Croix titre « Covid, guerre en Ukraine : le poids de l’émotion pèse sur la campagne électorale ». Car « la foule ne régit pas à la raison, mais à l’émotion. » écrivait la journaliste canadienne Naomi Klein, en 2007 dans son essai « The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism ». (Crédits : DR)

    Concernant le ouï-dire qu’il soit prononcé le coude sur le zinc, en terrasse, entre deux bouchées des ortolans farcis tant attendus… il suffit de prendre quelques minutes de votre vie pour vérifier avec un minimum de trois sources différentes. Quant à savoir si cela est possible en France, « impossible n’est pas Français » dit l’adage. D’autant que si truquer directement l’élection proprement dite s’avère difficile, influencer les 47 947 555 inscrits sur les listes au 24 mai 2021 (Source : INSEE) est plus simple, et déjà effectuée dans de nombreux pays. C’est en ce sens que le ministre Alexandre de Moraes, du STF (Cour suprême brésilienne), a décidé que l’application de messagerie Telegram serait bloquée au Brésil, outil favori de propagande du président Jair Bolsonaro. Avant de révoquer sa décision, deux jours plus tard. Il existe pléthores façons d’influencer une élection. « Selon nos analyses, les cibles principales sont les partis politiques et les candidats » , confie Gérôme Billois, Expert en cybersécurité au cabinet de conseil Wavestone.

    Le jour de l’élection, les scores de chaque candidat seront transmis par les mairies aux préfectures, puis ces dernières les feront remonter jusqu’au ministère de l’Intérieur, en utilisant les réseaux informatiques dudit ministère. (Crédits : Alexa Fotos/Pixabay)

    « Il y a une vraie problématique, car chaque équipe de campagne doit assurer elle-même sa propre protection informatique, et en période d’élection, leur activité se démultiplie », constate-t-il. Une armée de bénévoles viennent renforcer les rangs, usant d’adresses mail privées (non chiffrées) et téléphones personnels pour échanger rapidement, une véritable caverne d’Ali-Baba pour des individus malintentionnés. Dans ce contexte, les attaques peuvent être multiples et variées. « Le piratage informatique pourrait agir comme le fioul jeté sur le feu de la désinformation ». Il peut s’agir de vol de données, d’une intrusion dans la boîte mail d’un candidat ou dans celles de l’équipe de campagne, d’une paralysie ou d’une perturbation de leur système informatique, ou encore d’une prise de contrôle du site internet du parti.

  • Des données du chef du Mossad diffusées

    Des données du chef du Mossad diffusées

    Les attaques prennent une saveur particulière en ces temps de tensions internationales. Le conflit armé entre l’Ukraine et la Russie exacerbe chaque prise de position, et action. Une vidéo publiée affirme que les documents et images présentés sont le produit d’une vaste campagne de surveillance visant le chef du Mossad, David Barnea. Des fichiers personnels et des photos du chef du Mossad et de sa famille ont été divulgués par un groupe sur le canal Telegram « Open Hands », il serait lié à l’Iran.

    L’actualité est sous tension. Deux Irano-Britanniques, Nazanin Zaghari-Ratcliffe et Anousheh Ashouri, détenus en Iran depuis 2016 pour la première et 2019 pour le second, ont été libérés par Téhéran, hier mercredi 16 mars 2022. Coïncidence du calendrier, peu de temps après cette annonce, le gouvernement britannique dévoilait avoir soldé avec Téhéran une dette de près de 400 millions de livres.

    L’Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été libérée par l’Iran le 16 mars 2022. « Elle était un pion diplomatique retenu en otage par les autorités iraniennes pour faire pression sur Londres », écrit la BBC. (Crédits : Reuters)

    Lundi, une cyberattaque contre l’État israélien met hors service des sites web gouvernementaux. Le Jerusalem Post a rapporté qu’un groupe de pirates informatiques prétendument affilié à l’Iran avait revendiqué la responsabilité de cette attaque apparente. Les ministères de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que le bureau du Premier ministre, ont tous été, au moins brièvement, hors service. « Au cours des dernières heures, une attaque par déni de service contre un fournisseur de communications a été identifiée », publiait le National Cyber Directorate, l’autorité cyberisraélienne, dans la soirée du 14 mars 2022.

    « Le Mossad aurait tenté d’attaquer le site clé d’enrichissement nucléaire de Fordow de la République islamique d’Iran, ont affirmé les médias iraniens lundi soir », relate le Jerusalem Post. Le site de Fordow est d’importance, car deuxième lieu le plus considérable en termes de volume de centrifugeuses, après celui de Natanz. Les Iraniens ont déjà subi une telle opération, Olympics Games avec le ver StuxNet en 2010. Pour autant, il n’y a à l’heure actuelle, aucune possibilité d’affirmer ou de confirmer ladite information.

    Une image de David Barnea, chez du Mossad tirée des documents qui ont fuité du téléphone de sa femme et qui ont été distribués via Telegram. (Crédits : capture d’écran)

    La vidéo publiée affirme que les documents présentés sont le produit d’une vaste campagne de surveillance visant Barnea. Selon les auteurs de la fuite, cette campagne aurait commencé en 2014, lorsque Barnea était à la tête du département Tzomet du Mossad, responsable de l’activation du réseau international d’agents du Mossad. Des représailles habituelles d’un côté comme de l’autre, 4 décembre 2020 l’Iran aurait piraté des installations de gestion des eaux usées. Un mois plus tard, Israël est soupçonné d’avoir piraté le système informatique d’un port iranien.

    Refael Franco, ancien haut responsable de l’INCD et fondateur de Code Blue, a déclaré que « Black Shadow, qui serait affilié à l’Iran, était à l’origine des cyberattaques menées contre la bourse des diamants au cours du week-end, potentiellement en représailles à d’autres événements liés au conflit israélo-iranien en cours. » (Crédits : capture d’écran)

    Certains des fichiers présentés sont des photos intimes de Barnea avec sa famille, des billets d’avion achetés, des documents fiscaux et une image satellite de ce qui est censé être sa maison, située dans une ville du centre d’Israël. Cependant, le bureau du Premier ministre a répondu, dans une déclaration au nom du Mossad que « le matériel montré est ancien et ne provient pas du téléphone personnel du directeur du Mossad. »

  • De l’Ukraine à l’Algérie

    De l’Ukraine à l’Algérie

    Le torchon brûle entre l’Algérie et le Maroc. En cause, une accusation de piratage d’un compte officiel #Twitter, celui du ministère algérien de la Justice. Tandis que le conflit armé perdure entre l’Ukraine et la Russie, la guerre de la communication fait rage. Le gouvernement algérien accable des pirates informatiques marocains d’avoir pris le contrôle de son compte officiel #Twitter « @Mjustice_gov_dz ». Le vendredi 11 mars 2022, ledit compte avait relayé des messages soutenant l’opération militaire russe en #Ukraine.

    Mais, plus encore, ces gazouillis accusaient le président ukrainien Volodymyr Zelensky de « nazisme et du meurtre de ses propres citoyens ». Le même jour, le parquet de la République enjoignait l’ouverture d’une enquête préliminaire. « Suite au piratage du compte Twitter du ministère de la Justice, vendredi 11 mars 2022 et en application des dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale, le Parquet général de la cour d’Alger tient à informer l’opinion publique que le parquet de la République près le tribunal de Bir Mourad Rais a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire pour investiguer sur cet incident. » Puis ajoutait, que ces « publications, attribuées à l’Algérie, portent atteinte à nos positions internationales »

    Il est fort à parier que l’enquête menée actuellement désignera un coupable. Il ressort des relents datant de moins d’une année, une autre enquête mondiale révélait l’affaire Pegasus. Le scandale du nom du logiciel édité par l’entreprise israélienne NSO Group, dépassait l’entendement. L’Express DZ, journal électronique algérien expliquait le 26 décembre 2020 que « le Maroc cherche à gagner sa guerre médiatique par tous les moyens. […] Mais depuis la normalisation avec Israël, il est passé à la vitesse supérieure. Désormais, il bénéficie des réseaux hyper dangereux des geeks de Tsahal. […] l’Unité 8200 a développé depuis deux décennies une expertise de très haut niveau en matière de cyberattaques. »

    Aura-t-on une révélation, sur l’affaire dite du piratage d’un compte Twitter, il faut en douter. Dans le dossier Olympics Games, tous possédaient de fortes présomptions sur l’instigateur qui seraient la NSA en collaboration avec la fameuse unité 8200 pour s’attaquer aux centrifugeuses iraniennes d’enrichissement d’uranium en 2010. (Crédits : DR)

    Dans le cadre de l’enquête, onze États ont été pointés du doigt, dont le Mexique, l’Arabie saoudite, l’Inde, l’Indonésie, les Émirats arabes unis, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, le Togo, le Rwanda et le Maroc. L’Unité 8200, service d’élite du renseignement israélien et fournisseur officiel de hackers, aurait une succursale au pays du couchant lointain. Propager des fake news ou infox, désinformer, noyauter, écouter, infiltrer… sont devenues autant d’armes entre les mains des plus offrants, surtout en cas de conflits, que ce soit entre l’Ukraine et la Russie, en Syrie, au Yémen… Si l’affaire Pegasus incrimine onze États, il ne faut pas oublier que « tout le monde attaque et espionne tout le monde. » Alors le piratage du compte officiel du ministère de la Justice algérienne est-ce un nouveau ver, groupe d’opérateurs à la solde d’un gouvernement, réminiscence ou descendance de Pegasus ?

  • Les données du Sénat argentin en ligne

    Les données du Sénat argentin en ligne

    Le 14 janvier 2022, le Sénat argentin indiquait avoir subi, deux jours plus tôt, une attaque informatique aux premières heures du matin. Dans une série de tweets, les membres de l’assemblée précisaient qu’il s’agissait d’une infection par codes malveillants qui s’avérerait être le ransomware Vice Society. Le but consiste à utiliser un programme informatique pour bloquer l’accès aux données, les chiffrant et à demander le paiement d’une rançon pour les libérer. Il semble qu’ils n’ont pas dû régler tout ou partie de la somme requise par les opérateurs, car les données sont en ligne.

    La chambre haute argentine a été victime d’une attaque par ransomware. Selon les médias locaux de l’époque, les malfaiteurs avaient crypté les renseignements, mais « toutes les informations volées sont publiques et sont disponibles pour tout le monde sur notre site de transparence », relatait la communication du Sénat argentin. Des sources proches de la présidence du Sénat déclaraient travailler au retour à la normale, et insistaient que les données soustraites n’étaient en aucun cas sensibles et qu’au moment des confidences qu’« il n’y a pas eu de demande de rançon et s’il y en a une, rien ne sera payé ».

    En 2020, REvil avait dérobé 50 Go de données à l’autorité nationale des routes, Netwalker lui ciblait l’organisme des migrations, en fin d’année 2021, Everest publiait une offre d’achat pour les accès aux systèmes gouvernementaux en Argentine. (Crédits : Twitter)

    « Dès l’attaque, notre équipe de sécurité informatique s’est mise au travail. Jusqu’à présent, nous avons réussi à récupérer la plupart des informations pertinentes et à isoler les équipements sensibles, ce qui nous permettra de reprendre nos activités dès que possible », assurait le Sénat. La plainte avait été déposée le lundi suivant l’attaque. En octobre 2021, le Registre national des personnes avait été victime de criminels volant des millions de données pour exiger une rançon.

    Le 11 mars 2022, Vice Society a annoncé la divulgation des données volées au Sénat argentin, incluant un lien vers lesdits documents. (Crédits : capture d’écran)

    Les numéros des pièces d’identité (DNI), le CUIL qui n’est autre que notre numéro de sécurité sociale français et de procédure apparaissent, les photocopies des rectos et versos des cartes, mais aussi les permis de conduire, signature à main levée… seul bémol les empreintes digitales. « Les chercheurs Sol González et Martina López d’ESET s’accordent à dire que, bien que l’exploitation de ces informations soit plus complexe d’un point de vue technique, cela ne signifie pas qu’elles ne peuvent pas être exploitées par les cybercriminels et, si elles sont utilisées, elles peuvent être très dangereuses, car il ne s’agit pas d’un mot de passe que l’utilisateur peut modifier », relate le site welivesecurity.

  • Des données du groupe français J. Richard fuitent

    Des données du groupe français J. Richard fuitent

    Les entreprises françaises et étrangères sont toujours les proies des personnes malveillantes usant de ransomware. La dernière victime de fuite d’informations par les opérateurs derrière LockBit 2.0 est le groupe français J. Richard. Ce spécialiste de l’aménagement paysager en région Centre-Val de Loire voit ses archives depuis les années 2013 jusqu’à 2022, en libre accès sur le Darknet. Si certaines comme les jours d’anniversaire de quelques salariés, ne présente que peu de risques, d’autres telles les coordonnées bancaires, ou les machines-outils employées le sont plus.

    Les systèmes d’information sont vulnérables surtout si elles utilisent des systèmes d’exploitation qui ne sont plus mis à jour par le développeur, tel Windows XP. Microsoft a mis fin au support le 8 avril 2014, et il n’y a plus de mises à jour de la part du géant américain ni de gestion de la base virale de Windows Defender. Les opérateurs derrière LockBit 2.0 ont publié de multiples renseignements du groupe français J. Richard, le 11 mars 2022.

    Nombreuses sont les informations qui peuvent permettre des attaques de diverses entreprises et collectivités. Comme tout un chacun, des données sensibles sont conservées sans protection au sein des ordinateurs que l’on croit inviolable, jusqu’à ce que l’impensable se produise. (Crédits : capture d’écran)

    C’est une victime de plus que compte la France par Ransomware-as-a-Service. L’entité LockBit 2.0 émet une partie de données exfiltrées du groupe orléanais. Elles sont un extrait du Kbis, l’attestation décennale pour l’année 2022, des factures nominatives, des coordonnées bancaires, les mots de passe pour la messagerie, mais aussi le rapport détaillé des informations système d’un certain Poste numéro 2 et plus encore… LockBit indique que les données affichées ne sont que la première portion, sans en préciser la quantité restante.

    Il est primordial de rappeler qu’au regard des tensions internationales « l’ANSSI constate l’usage de cyberattaques dans le cadre du conflit. Dans un espace numérique sans frontières, ces cyberattaques peuvent affecter des entités françaises et il convient sans céder à la panique de l’anticiper et de s’y préparer ». Autrement dit, les entreprises si elles sont dotées de personnels dédiés à la sécurité des systèmes d’information de veiller aux différentes mises à jour, et en cas d’attaques de contacter les organismes compétents (Gendarmerie, ANSSI, CNIL…). Comme l’avait effectué la communauté de communes de Rives de Moselle, suite à l’attaque du 3 au 4 mars 2022.

  • Devenez un espion !

    Devenez un espion !

    Qui n’a jamais espéré être celui ou celle qui casse un code inviolable, de trouver la combinaison d’un coffre rempli de pièces d’or, ou d’intercepter un message entre deux personnes, sans avoir été repéré. Ce rêve est accessible à tous, ou presque. Le CryptoChallenge 2022 commencera le 14 mars pour se clôturer le 14 juin 2022. Cette discipline est présente et utilisée chaque jour, l’affaire la plus célèbre du grand public est Enigma. Alan Turing fracassa le code qui permit de gagner un temps précieux, et de sauver de nombreuses vies en écourtant la 2e Guerre mondiale.

    Si vous êtes une personne intéressée, ou plus simplement curieuse, avec une véritable envie de vous creuser la tête, le CryptoChallenge est fait pour vous. Il se déroule du 14 mars au 14 mai 2022. Le site est à l’adresse suivante. Il est ouvert à tout public, cependant une fonctionnalité spécifique dédiée aux enseignants pour l’usage en classe (collège, lycée) existe. L’utilisation peut être faite en présentiel ou à distance. Cette année, il faut découvrir la personne « qui a volé les plans d’Ada Lovelace ». L’histoire fait évoluer les mœurs, passant de la sténographie à la cryptographie. Vers 600 avant notre ère, Nabuchodonosor II employait des crânes rasés, pas de panique, je vous explique. Il pensa à raser ses esclaves, tatouer le communiqué sur leur tête, et quand les cheveux avaient repoussé, il envoyait le « messager » pour être à nouveau rasé par le destinataire. Les spartiates utilisaient des scytales, qui n’étaient que des bâtons sur lesquels on enroulait en spirale une lanière de parchemin. Le texte, écrit préalablement ne pouvait être lu que par une personne possédant un bâton de même diamètre, en enroulant la bandelette de cuir.

    Ada Lovelace, de son nom complet Augusta Ada King, comtesse de Lovelace, est une pionnière de la science informatique. Elle est principalement connue pour avoir réalisé le premier véritable programme, lors de son travail sur la machine analytique de Charles Babbage. (Crédits : joliesmaths.fr)

    En 1586 apparaît le chiffre de Vigenère, qui est un système de cryptage par substitution polyalphabétique. Ce procédé a été percé par le major prussien Friedrich Kasiski qui a publié sa méthode en 1863. Depuis, il n’offre plus aucune sécurité. La cryptographie est l’étude des algorithmes et protocoles utilisés pour préserver la confidentialité de l’information et garantir son intégrité. L’ouvre-boite moderne est la cryptanalyse, mais qu’est-ce c’est ?

    La cryptanalyse est la technique qui consiste à déduire un texte en clair d’un texte chiffré sans en posséder la clé. Ce serait trop simple, si l’affaire s’arrêtait là, forcément. Le processus par lequel on tente de comprendre un message en particulier est appelé une attaque. Comme partout, il existe plusieurs familles :

    • L’analyse fréquentielle
    • L’indice de coïncidence
    • L’attaque par mot probable
    • L’attaque par dictionnaire
    • L’attaque par force brute
    • Attaque par paradoxe des anniversaires

    Depuis que le monde est monde diraient les anciens, découvrir les secrets des autres est de rigueur. L’analyse fréquentielle est utilisée à de nombreux endroits, sans que vous puissiez le penser. L’une des toutes premières est un jeu se trouvant chez vos grands-parents, le Scrabble. En fonction de votre langue, les lettres rapportant plus ou moins de points en fonction de leur fréquence d’utilisation (A1, E1, J8, X10…). Elle a été découverte au IXe siècle par Abū Yūsuf Yaʿqūb ibn Isḥāq al-Kindī, connu sous Al-Kindi, surnommé « le philosophe des Arabes ». Un concours de cryptographie porte d’ailleurs son nom latinisé.

    La valeur n’attends pas le nombres des années, surtout quand le monde ou la société ne sont que chiffrement (banque, téléphone, ransomware…). (Crédits : Leeanne Burnworth/Pixabay)

    L’attaque par mot probable consiste à supposer l’existence d’un mot dans le message chiffré. Ce type d’attaque a été mené contre la machine Enigma durant la Seconde Guerre mondiale. Saviez-vous que Marian Rejewski est à l’origine de la première attaque cryptanalytique sur la machine de chiffrement Enigma au début des années 1930 ? Aujourd’hui, l’attaque par brute-force est entendue dans les médias. Cette attaque consiste à tester toutes les solutions possibles de mots de passe ou de clés, souvent couplés par l’attaque de dictionnaire. Les différentes méthodes sont utilisées par des flibustiers ou des pirates pour connaître votre mot de passe, ne mettez plus le nom de votre animal de compagnie, ou votre date de naissance…

    Maintenant, le domaine de la cryptanalyse est passé dans un autre monde depuis les années 1970. Elles portent des noms souvent abracadabrantesques. Jugez par vous-même :

    • Cryptanalyse linéaire
    • Cryptanalyse différentielle
    • Cryptanalyse différentielle-linéaire
    • Cryptanalyse χ²
    • Cryptanalyse quadratique
    • Cryptanalyse modulo n
    • Attaques par canal auxiliaire

    Bref, qui au passage ne veut strictement pas dire « Bon, revenons-en au fait », vous l’aurez compris, la cryptanalyse est partout. Vous l’utilisez à chaque instant sans le savoir. Dans des périodes comme nous vivons, il est intéressant de regarder autrement, de voir autre chose et de s’amuser, seul ou en famille. Le CryptoChallenge s’engage le 14 mars au 14 mai 2022. Celui de l’année passée est disponible pour vous entraîner…

    « Bonjour, votre mission, si toutefois vous l’acceptez, consiste à retrouver, qui a volé les plans d’Ada Lovelace, cela commence ici. »

  • La « Com Com » Rives de Moselle attaquée

    La « Com Com » Rives de Moselle attaquée

    Durant la nuit du 3 au 4 mars 2022 la Communauté de Communes Rives de Moselle a été la victime d’une cyberattaque, qui a paralysé l’activité des services. L’ensemble des données semble avoir subi un chiffrage, ce à travers des lignes de code infectant la totalité des systèmes d’information. L’entité assure que depuis ce matin, mardi 8 mars 2022, ses différents pôles sont à nouveau joignables par téléphone. Elle espère restaurer l’ensemble de son « parc informatique » dans les meilleurs délais possibles.

    Un dysfonctionnement conséquent aboutissait à la paralysie complète des systèmes d’information de l’EPCI Rives de Moselle. Il a été constaté, le vendredi 4 mars 2022 aux alentours de 5 heures, indiquait Julien Freyburger, président de la communauté de communes au Républicain Lorrain. Ce qui ressemble en tout point à une infection par codes malveillants de type ransomware. En effet « […] cette cyberattaque est massive et bien organisée. Elle s’est répandue dans toutes les dimensions informatiques de Rives de Moselle, sur l’ensemble des postes et des serveurs. […] Toutes les données informatiques sauvegardées sont cryptées », s’offusquait Julien Freyburger. En janvier 2022, Cœur de Maurienne Arvan subissait ce même désagrément.

    La nouvelle Communauté de Communes « Rives de Moselle » est née le 1er janvier 2014. Elle compte 50 146 habitants qui sont présentement privés de toute démarche sur le site WEB, néanmoins, il est possible depuis ce matin 8 mars 2022 de contacter l’entité par téléphone. (Crédits : CCRM/Facebook)

    « Les liaisons numériques avec les services de la collectivité sont actuellement indisponibles. Le site internet de la Communauté de Communes reste accessible, mais, à ce stade, les formulaires de services en ligne ne peuvent être traités compte tenu de l’attaque informatique subie. » Les accueils physiques demeurent ouverts au public, mais les démarches sont largement perturbées. Une plainte a été déposée à la Gendarmerie de Maizières-lès-Metz, et les signalements nécessaires réalisés auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI). pour « faire la lumière sur cette attaque massive et établir des responsabilités. » Il est indispensable de rappeler au regard des tensions internationales « l’ANSSI constate l’usage de cyberattaques dans le cadre du conflit. Dans un espace numérique sans frontières, ces cyberattaques peuvent affecter des entités françaises et il convient sans céder à la panique de l’anticiper et de s’y préparer »

  • Faille de sécurité chez CarPostal

    Faille de sécurité chez CarPostal

    Les documents de passagers après un contrôle étaient accessibles en ligne et pouvaient être téléchargés sur le portail clients de CarPostal, depuis la faille a été résolue. La compagnie exploite près de 900 lignes de bus et d’autocars à travers la Suisse, dont une trentaine de réseaux urbains. L’entreprise estime que 1 776 données n’ont pas été protégées entre mai 2021 et janvier de cette année. La firme cherche à déterminer si des données ont été obtenues de manière frauduleuse.

    Historiquement liée aux PTT puis à La Poste suisse, elle est depuis 2006 distincte juridiquement bien qu’appartenant toujours à la Poste. Une faille de sécurité a été mise au jour sur le portail clients de CarPostal, « ticketcontrol.ch », selon la Schweizer Radio und Fernsehen (SRF). Les documents de passagers après un contrôle étaient accessibles en ligne et pouvaient être téléchargés. Aux yeux de CarPostal, la brèche a été résolue.

    « Ticketcontrol.ch » est un guichet en ligne sur lequel les usagers peuvent, après une vérification de leur titre de transport, poser des questions au service d’encaissement, demander un délai ou présenter le billet ultérieurement qu’ils n’avaient pas sur eux. La faille de sécurité concernait le fameux formulaire de contact sur le site internet. (Crédits : capture d’écran)

    Les premières analyses montrent qu’il y a eu 745 accès aux dites informations, « il s’agit d’accès automatisés », précise la compagnie. Selon le rapport des responsables de la protection des données de CarPostal, l’incident est dû d’une part à un manque de précautions techniques et d’autre part à une gestion insuffisante des données. « Nous regrettons énormément cet incident et allons en tirer les leçons pour éviter qu’une telle erreur ne se reproduise », martèlent-ils.

    Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance et des relations qu’elle établit par la poste et les télécommunications. Toute personne a le droit d’être protégée contre l’emploi abusif des données qui la concernent.

    Art. 13 Protection de la sphère privée. Constitution fédérale de la Confédération suisse

    Le préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) Adrian Lobsiger a jugé le cas « sérieux ». Le fichier contenait des informations sur les resquilleurs, qui n’était certes pas directement disponibles, mais chaque renseignement personnel nécessite une sécurité accrue, ajuste-t-il. « Le fait que l’accès à ces données ait été possible sans compétences spécifiques élevées montre que les données concernées n’étaient pas protégées dans la mesure exigée par la loi sur la protection des données. »

    Incidents en cascade

    Au début de la semaine, les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) et Alliance Swisspass annonçaient une fuite sur la plateforme de ventes de billets pour les transports publics Nova. La révélation s’est faite grâce à un spécialiste externe en informatique. « Il aurait réussi à consulter environ un million de données en quelques jours », relate 24Heures. Elles contenaient des informations sur les billets achetés, ainsi que sur la durée de validité des abonnements. Le 18 janvier 2022 Le Temps révélait qu’Adrian Lobsiger avait ouvert une enquête contre la fondation Swisstransplant concernant des lacunes en matière de sécurité et de protection des données. Car, selon l’émission Kassensturz de la télévision alémanique SRF, il serait possible de faire d’une personne un donneur d’organes à son insu.