Étiquette : Databreach

  • Cybersécurité: attaque et riposte en Espagne

    Cybersécurité: attaque et riposte en Espagne

    La mairie de catalane de Caldes de Montbui travaille à la restauration du système informatique municipal après la cyberattaque subie le week-end du 1er mai 2022. La commune expliquait dans un communiqué, avoir activé les protocoles et outils de protection de ses serveurs, étape essentielle avant le rétablissement de la gestion administrative locale. C’est alors que l’annonce du gouvernement approuvant un plan national de cybersécurité prévoyant un investissement de plus de 1,2 milliard tombe à point nommé.

    L’édile, Isidre Pineda, est apparu hier, 4 mai 2022 pour demander au public toute la patience et la coopération possibles dans cette « regrettable et grave situation exceptionnelle » et a assuré que « tous les protocoles sont rigoureusement suivis pour défendre l’intégrité télématique de la mairie de Caldes de Montbui ». Le conseil municipal est toujours en train d’évaluer les effets de l’infection et affirme que le rétablissement des services ne sera pas immédiat et sera progressif. Parallèlement, l’acte criminel a été signalé aux Mossos d’Esquadra et à l’Agence catalane de cybersécurité.

    Les institutions publiques basques ont été averties de la possibilité de recevoir une cyberattaque « de façon imminente ». La menace est là et, fin mars, le gouvernement espagnol a approuvé le plan national de cybersécurité, doté d’un budget de 1,2 milliard d’euros, soit 200 millions de plus que prévu initialement.

    L’approbation de la loi sur la cybersécurité 5G était prévue par le plan de redressement, de transformation et de résilience pour le second semestre de l’année, mais le conflit russo-ukrainien a accéléré le processus et la directive a été entérinée par décret. Pour faire face au choc géopolitique, le gouvernement a approuvé le 29 mars 2022 le Plan national de réponse à l’impact de la guerre, qui s’articule autour de huit objectifs. Ils sont de :

    • La baisse du prix du gaz, de l’électricité et des carburants.
    • Soutenir les secteurs et entreprises les plus touchés et les groupes les plus vulnérables
    • Renforcer la stabilité des prix
    • Sécuriser les approvisionnements
    • Protéger la stabilité financière
    • Accélérer le déploiement du plan de relance
    • Améliorer l’efficacité énergétique
    • Renforcer la cybersécurité

    Le plan mobilise jusqu’à 16 milliards d’euros d’aides directes, de réductions d’impôts et de mesures de liquidité, avec des actions choc jusqu’au 30 juin, ainsi que des mesures plus structurelles pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables, de l’autoconsommation et du stockage de l’énergie afin d’adapter le marché de l’électricité à un environnement de forte hausse du prix des technologies marginales.

    Le gouvernement valide un plan national de cybersécurité prévoyant un investissement de plus de 1,2 milliard. (Crédits : Alberto Ortega/El Periodico)

    Le Conseil des ministres a approuvé mardi 3 mai 2022 le Plan national de cybersécurité, qui sera finalement doté d’un investissement de plus de 1,2 milliard d’euros, contre un annoncé précédemment, comme l’a expliqué lors d’une conférence de presse la première vice-présidente et ministre de l’Économie, Nadia Calviño. Elle a souligné l’importance de la mise en œuvre de ce plan afin de pouvoir « répondre de manière appropriée à l’augmentation actuelle du risque géopolitique ». Ce nouveau programme comprend également 150 actions, dont la création du centre opérationnel de cybersécurité de l’administration générale de l’État, qui a été attribué en février à Indra et Telefónica.

  • Ransomware: attaques des hôpitaux en Lombardie

    Ransomware: attaques des hôpitaux en Lombardie

    Des établissements hospitaliers italiens basés à Milan en Lombardie ont été touchés par une infection informatique. C’est l’autorité sanitaire locale (ASST) milanaise qui dès 3 heures du matin du 1er mai, essuie de graves problèmes techniques dans l’infrastructure informatique. Ainsi le fonctionnement de tous les sites de l’entreprise, de Buzzi à Melloni, et impliquant un total de 33 différents sites locaux. Les urgences sont dirigées vers d’autres établissements.

    Quelques jours après l’hôpital Aoyama, à Osaka victime d’un ransomware, c’est l’Italie qui subit les foudres. Le problème concerne aussi bien les services hospitaliers que celui des urgences, ainsi que certains centres de vaccination, comme celui de Piazzale Accursio à Milan. L’une des premières mesures a été de détourner les urgences vers d’autres hôpitaux, tandis que les visites déjà programmées (ambulatoires et préhospitalisation) étaient garanties.

    Le directeur général de l’ASST Santi Paolo et Carlo de Milan, Matteo Stocco, déclarait le 2 mai 2022 que « nous sommes entrés en état d’alerte hier après-midi lorsque les premières informations sont arrivées. Nous avons alerté les systèmes informatiques pour vérifier les éventuelles intrusions. Jusqu’à présent, je croise les doigts, nous n’avons eu aucun problème. »

    Les services de sécurité informatique et la police ont été prévenus, envoyant leurs spécialistes sur site pour aider les techniciens. Les autorités affirment qu’une plainte sera déposée auprès des organismes compétents. (Crédits : ShenXin/Pixabay)

    L’attaque du ou des opérateurs a rapidement provoqué les réactions de l’opposition, à savoir le parti démocratique lombard, au sein du conseil régional : « le blocage des systèmes informatiques des ASST Fatebenefratelli est très grave, tant pour les dysfonctionnements qu’il a générés que pour les implications qu’il pourrait avoir, expliquent les conseillers Samuele Astuti et Pietro Bussolati. Nous devons clarifier immédiatement et comprendre l’origine et la nature de l’attaque du hacker, s’il s’agit d’une tentative d’extorsion, comme cela s’est produit dans le Latium, ou d’un simple sabotage ».

    Il s’agissait de l’attaque informatique « la plus grave jamais commise sur le territoire italien, selon le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti. Depuis le dimanche 1er août 2021, les services informatiques de la région où se situe Rome sont indisponibles en raison d’une cyberattaque. »

    Malgré les mesures de sécurité accrues mises en place au cours des derniers mois tous les spécialistes compétents travaillent pour essayer de restaurer les systèmes qui, cependant, en raison de l’ampleur, de la portée et de l’extension. (Crédits : Milano Pavia TV/YouTube)

    « Le fait est qu’en Lombardie, chaque hôpital a son propre logiciel de gestion, qui devrait mettre en œuvre de façon indépendante la sécurité, et cela n’a aucun sens, tant du point de vue économique de l’efficacité ». La Cour des comptes l’a également souligné, indiquant que la fragmentation des achats par les hôpitaux est un point de faiblesse et un gaspillage de l’argent public. La cybersécurité, aujourd’hui en particulier, doit être centralisée et renforcée.

  • La protection sociale en France

    La protection sociale en France

    Ah, notre très chère protection sociale que certains nous envient, mais savez-vous ce que c’est réellement ? Directement vous allez répondre la sécurité sociale, bonne réponse, quoiqu’incomplète. Elle est l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective qui permettent aux individus, aux ménages de faire face financièrement aux conséquences des risques sociaux que nous rencontrons chaque jour.

    Sous l’Empire romain, les compagnons d’esclavage se cotisaient pour aider la famille du défunt à supporter le risque du décès. L’Église en France prend en charge l’assistance aux plus démunis (vivre, habits…). À la fin du XIIe, Aliénor d’Aquitaine au crépuscule de sa vie fait rédiger des mesures pour la prévoyance des accidents et des morts de marins en service. Au XIIIe siècle, les Hôtels-Dieu sont les premiers établissements dédiés à l’accueil des indigents. Le 14 mai 1604, un fonds est créé pour la prise en charge des soins aux ouvriers mineurs blessés durant leur travail. Plus proche de nous, selon les écrits, à la date du 22 septembre 1673, par l’Édit de Nancy à l’initiative de Jean-Baptiste Colbert, secrétaire d’État à la Marine du roi Louis XIV en 1668. Il instaure ainsi une récompense et fidélise les meilleurs dans la Marine royale, et le lendemain une taxation de six deniers (monnaie française d’argent, créée à l’époque carolingienne et valant 1/12e de sous ou 1/240e de livre), l’équivalent de 2,5 % de la solde pour financer.

    En 1793, l’article 21 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen reconnaît le droit pour chaque citoyen à l’assistance et à la protection sociale.

    Au XIXe siècle, chez nos voisins allemands, Otto von Bismarck, chancelier de son état mets en place le premier système complet d’assurances sociales. Puis sous la présidence de Félix Faure, la loi promulguée le 9 avril 1898, sur les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail, tisse un peu plus le lien social. Pourtant, il fallut attendre encore près de cinquante ans, avec la fin de la seconde Guerre mondiale pour l’ordonnance du 4 octobre 1945. Il s’inspire des modèles allemand et anglais.

    Un dessin vaut plus que mille explications. (Crédits : Dessine-moi l’éco)

    L’article premier définit les dispositions générales : « Il est institué une organisation, de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptible de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent […] Des ordonnances ultérieures procéderont à l’harmonisation desdites législations et pourront étendre le champ d’application de l’organisation de la sécurité sociale à des catégories nouvelles de bénéficiaires et à des risques ou prestations non prévues par les textes en vigueur. »

    Un plafond journalier a été mis en place pour les actes paramédicaux et les transports sanitaires. On ne peut pas déduire, plus de 2 € par jour pour les actes paramédicaux et plus de 4 € par jour pour les transports sanitaires. Avec un plafond annuel, de 50 € pour l’ensemble des actes ou prestations concernés.


    L’article 11 du préambule de la constitution du 27 octobre 1946 pose les fondements de la sécurité sociale telle que nous al connaissons : « Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »

    Depuis, elle ne cesse d’évoluer comme change la société :

    • Le 21 août 1967, quatre ordonnances réorganisent le régime général de la Sécurité sociale. Elle garantit la séparation financière des risques dans trois « branches » distinctes (santé, vieillesse, famille). Cette séparation est consacrée par la réalisation de trois entités, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), la Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS), la caisse nationale des allocations familiales (CNAF). La gestion de la trésorerie des différentes branches est confiée à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS).
    • Le 25 octobre 1972, loi instituant la protection obligatoire des salariés agricoles contre les accidents du travail.
    • Le 1er décembre 1988, loi créant le Revenu minimum d’insertion (RMI), prestation financée par le budget de l’État mais versée par les caisses d’allocations familiales.
    • En 1997, mise en place la carte vitale, puis 2007 l’arrivée de la seconde génération de la carte vitale
    • Le 27 juillet 1999, promulgation de la loi créant la Couverture Maladie Universelle (CMU)
    • En 2016, la Protection Universelle Maladie (PUMA) est un dispositif garantissant à toute personne qui travaille ou réside en France de façon stable et régulière la prise en charge de ses frais de santé
    • En 2017, la loi de modernisation de notre système de santé tend à rendre notre système de santé plus juste et efficace
    Les médicaments remboursés à 15% correspondent à la prestation PH2, à 30% PH4 et 65% PH7. Le montant de la franchise est de 0,50 € par boîte de médicaments, 0,50 € par acte paramédical, 2 € par transport sanitaire.


    Depuis que je me souviens, j’ai toujours entendu parler du « trou de la sécu ». Puis de la mise en place de la CRDS, CSG, sans oublier la fameuse participation forfaitaire (FRT) d’un euro, elle est plafonnée à 50 € par an et par personne comme la franchise médicale. Si je suis sûr que vous avez déjà eu cette ligne sur les documents de remboursement. Regardez bien, les 0,5 € pris par boîte de médicaments, et 1 euros par visite chez votre médecin traitant.

    Évolution du solde du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 1999 à 2021. La période traversée due au SARS-CoV-2 et l’instauration de Mon Espace Santé sont une évolution de la société. (Crédits : DR)

    Revenons en arrière, en 1991, c’est l’année d’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, mais aussi la création de la contribution sociale généralisée ou CSG est un impôt destiné à participer au financement de la protection sociale. En 2017, elle rapporte quatre-vingt-dix-neuf milliards, les impôts quant à eux soixante- dix-sept milliards. Sa petite sœur, la CRDS naquit en 1996. Pour ses sept ans, un point de CSG rapportait, en 2013, 12,3 milliards d’euros, tandis qu’un point de CRDS en rapportait 13,3.Pour autant, il semblerait que le régime drastique porte ses fruits. En effet, la Tribune écrivait en juin 2018 : « Presque sortie du rouge, la Sécu reprend des couleurs. […] Du jamais-vu depuis 2001. » Pourquoi l’État français se priverait d’une telle manne financière, autant proroger et diversifier la CSG. Le rendement de la CSG brute s’est élevé à 121,7 Md€ en 2020 pour l’ensemble de ses attributaires (branches famille, autonomie et maladie du régime général, FSV, Cades et Unédic), indique le rapport en 2022.

  • 733 attaques informatiques en 2021 pour la Santé

    733 attaques informatiques en 2021 pour la Santé

    Le rapport du ministère des Solidarités et de la Santé vient de tomber sur les bureaux. Les quarante-deux pages du compte rendu annuel de l’observatoire des signalements d’incidents de sécurité des systèmes d’information pour le secteur santé dressent un tableau sans équivoque. Entre 2020, et l’année passée, le nombre d’incidents à tout simplement doublé, passant de 369 à 733. C’est aussi 582 établissements de santé qui ont été la cible d’une attaque.

    La croissance des évènements est conséquente, pour rappel en 2019 392 avaient été dénoncés. L’année 2021 a été marquée par de nombreux incidents majeurs liés à des attaques par ransomware (CH de Dax, Villefranche-sur-Saône ou Arles), mais aussi à l’exfiltration massive de données (AP-HP), et dernièrement le GHT. L’utilisation de courriels malveillants, autrement dit la technique dite de l’hameçonnage est très développée par les attaquants pour chercher à compromettre un système d’information.

    incidents déclarésstructures déclarantesdemandes d’aides par CERT santéInterventions d’appuiSuivi par le FSSISuivi par l’ANSSIInformation au CORRUSS (1)
    202036929090327144
    202173358218980173617
    En coordination avec le CERT Santé (Computer Emergency Response Team), l’ANSSI et le FSSI (Fonctionnaire de Sécurité des Systèmes d’Information) sont intervenus directement au profit de 37 structures de santé, dans le suivi de la gestion d’un incident ou l’appui à la réponse. (Crédits : Ministère des Solidarités et de la Santé)

    Les victimes de ces attaques les plus graves sont pour 36 d’entre eux des établissements de santé publics, dont 19 opérateurs de services essentiels (OSE). Ces incidents étaient liés à des attaques par rançongiciel, des compromissions par chevaux de Troie, de comptes (AD, VPN ou messagerie), la vente d’identifiants sur Internet, l’exploitation de vulnérabilités sur des équipements de sécurité ou encore des dysfonctionnements graves de systèmes critiques. Deux cliniques privées et un EHPAD visé par un , et dix prestataires fournisseurs de services spécifiques santé et médico-sociaux

    (Crédits : Ministère des Solidarités et de la Santé)

    Les 603 signalements ont été effectués pour la majorité en jours et heures ouvrés (82 %). Ensuite 74 l’ont été après 18 h, 19 avant 9 h en jours ouvrés, seuls 37 durant les week-ends et jours fériés. L’état des incidents informatiques varie. Ils ont été résolus pour 240 en 2021 (162 en 2020), 231 en cours d’investigation (98 en 2020), 190 en cours de résolution pour 73 l’an passé. Les régions pour lesquelles le nombre de signalements est le plus important sont l’Occitanie et l’Île-de-France avec respectivement 92 et 81 signalements.

    (1) : Centre opérationnel de réception et de régulation des urgences sanitaires et sociales

  • LV divulguent des données de la banque centrale du Brésil

    LV divulguent des données de la banque centrale du Brésil

    Un tsunami a peut-être eu lieu au pays du pain de sucre. Les opérateurs derrière le ransomware LV divulguent des renseignements appartenant au Centre de recherche et de développement des télécommunications brésilien (CPqD), avec semble-t-il tout ou partie de la base de données de reconnaissance faciale de la Banque centrale. Les attaquants revendiquent avoir volé 1,8 To, et ont divulgué des preuves ce lundi 2 mai 2022, à minuit heure locale.

    Le groupe cybercriminel a publié deux adresses, en guise de preuves, sur leur site de fuite domicilié sur le dark web. Les deux URL donnent accès à plusieurs répertoires. L’un contenant uniquement le sous-répertoire QA, où se retrouve des tests logiciels et processus, puis un autre comportant les sous-répertoires clients, procédures et projets de la banque centrale.

    La banque centrale du Brésil n’a pas encore communiqué sur le sujet. (Crédits : capture d’écran)

    Ils ont également effectué une capture d’écran de VSphere prétendument de CPqD, y compris la carte qui pointe vers toutes les machines virtuelles gérées par cette instance. L’un des écrans publiés montre le stockage d’informations de ladite machine supposée, dans le cas d’un poste de travail sur lequel se trouvent deux périphériques de stockage locaux : un disque de 1,03 To et un disque de 109 Go, en plus d’un stockage réseau de 349 Go.

    Les suppositions vont bon train outre-atlantique, mais l’enquête déterminera l’étendue des dégâts. (Crédits : capture d’écran)

    Selon Renan Peixoto, journaliste au GloboNews, le CPqD serait un système de données blockchain, chargé de stocker les informations d’identité numérique. Le Centre de recherche et de développement des télécommunications est chargé des projets d’identité numérique décentralisés, comme FinID, présenté en mars 2020. L’identité a été présentée à LIFT, un programme coordonné par Bacen, il y a deux ans.

  • L’hôpital Aoyama, à Osaka victime d’un ransomware

    L’hôpital Aoyama, à Osaka victime d’un ransomware

    Un hôpital japonais de Fujiidera a été frappé le 27 avril 2022 par une cyberattaque qui serait le résultat d’un ransomware. Le code malveillant informatique exige une rançon, et empêche les patients d » accéder a leurs dossiers médicaux (DME). L’établissement connu sous le nom d’Aoyama de la ville de Fujiidera, dans la préfecture d’Osaka, a vu un examen extérieur illégal et le personnel n’a pas pu consulter aux DME de dizaines de milliers de bénéficiaires stockés sur le serveur de l’hôpital.

    Selon un entretien avec le département de police d’Osaka et l’hôpital, aucune fuite d’informations n’a été confirmée, ni démentie. Les services de l’ordre ont consulté l’hôpital dans le cadre de l’enquête sur les circonstances de cette attaque. Selon l’hôpital, les imprimantes ont commencé à fonctionner toutes en même temps avant l’aube du 23 avril 2022, et une grande quantité de papier avec du texte en anglais a été imprimée. Les mots anglais « pay » et « ransom », qui suggèrent un virus de type rançon, sont également affichés sur l’écran de l’ordinateur.

    En réponse à cette situation, Shigeyuki Goto ministre de la Santé, du Travail et du Bien-être a révisé les directives relatives aux mesures de sécurité pour les établissements médicaux, qui citent les mesures contre les « ransomwares » comme un problème urgent. Ci-dessus, le quartier général de la police préfectorale d’Osaka. (Crédits : DR)

    À l’hôpital, les soins tels que la médecine interne, la chirurgie et la radiologie sont effectués, et comme il y a 87 lits, « nous poursuivons actuellement les soins médicaux en utilisant des données préliminaires, mais le temps d’attente pour les patients externes sera plus long ». En 2018, certains dossiers médicaux n’ont pas pu être consultés à l’hôpital municipal de la ville d’Uda, préfecture de Nara. Le Japon est malheureusement coutumier du fait. L’année dernière, à l’hôpital municipal de la ville de Tsurugi, préfecture de Tokushima, les dossiers médicaux électroniques et les systèmes comptables cryptés, et nous avons cessé d’accepter de nouveaux patients pendant approximativement deux mois, sauf pour les maternités. En janvier 2022, les hôpitaux de la ville de Kasugai, préfecture d’Aichi, subissait des dommages sensiblement identique, avec l’impossibilité d’accéder à environ 50 000 dossiers en ligne.

  • Conti copie les données du renseignement péruvien

    Conti copie les données du renseignement péruvien

    La menace des ransomwares lorsqu’elle est mise à exécution fait fuiter de nombreuses données sur le Darknet. Il arrive qu’elle soit sensible, voire très sensible, pour différentes raisons. Le Costa Rica en fait l’amère expérience. « Il faut environ 2 ou 3 jours pour télécharger le reste des informations, après quoi […] Nous voulons le dire une fois de plus : nous travaillons exclusivement pour les $$$. Nous ne poursuivons pas d’autres objectifs. » Les opérateurs sont passés un cran au-dessus en attaquant la Direction générale du renseignement péruvienne.

    Après avoir attaqué différentes organisations étatiques au Costa Rica, les opérateurs derrière Conti ont ajouté la Direction nationale du renseignement du Pérou à leur longue liste de victimes. Les assaillants affirment avoir volé des informations sensibles dans ses systèmes sans crypter les données. « Leur copie, un lien vers un chat secret dans le réseau TOR a été envoyé à cette adresse xxx, s’il vous plaît contactez-nous si vous ne voulez pas de telles conséquences qui se sont produites au Costa Rica […] Vous souffrirez très sérieusement si ces documents deviennent publics. La torture, l’intimidation et la surveillance, c’est ce qui fait la réputation du département du contre-espionnage. Presque tous les documents téléchargés sont classés secrets », affirment les opérateurs sur leur site de fuite.

    Des documents PDF classifiés ont également été publiés sur le site comme preuve de l’exfiltration des données. (Crédits : capture d’écran)

    Le quotidien El Financiero souligne que le site web du Ministère de la science, de l’innovation, de la technologie et des télécommunications (MICITT) a été modifié par Conti, en employant une plateforme obsolète par manque de ressources. Le ministère a assuré qu’il profitait de la situation pour en utiliser un nouveau afin de réhabiliter ses services en ligne. En plus de mettre en ligne chaque jour de nouveaux fichiers à télécharger (661,28 GB), les cybercriminels ont ajouté au fil des jours les noms d’autres agences gouvernementales du Costa Rica, divulguant ainsi les informations d’au moins cinq entités publiques, tels le ministère du Travail (MTSS), la caisse d’allocation familiale (FODESAF)…

    Les ministères costariciens mettent tout en œuvre pour rétablir les systèmes d’information. « Au même titre que les entités dont les systèmes n’ont pas été mis à niveau et d’autres systèmes anciens qui n’ont pas été remplacés en raison de problèmes budgétaires. » (Crédits : capture d’écran)
  • Ransomware: Lockbit attaque Rio de Janeiro

    Ransomware: Lockbit attaque Rio de Janeiro

    Le ransomware Lockbit 2.0 affiche une nouvelle victime à son tableau de chasse. Au Brésil les proies d’attaque informatique qu’elles soient par déni de service, phishing… sont légion. Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 décembre 2021, le site internet du ministère de la Santé brésilien a été victime d’un ransomware. Peu de temps avant, plus de 226 000 fichiers totalisants 10 GB de renseignements se retrouvaient sur la toile : prénom, nom, courriel, numéros de téléphone, genre, dates de naissance, adresses et codes postaux, numéros de CPF.

    Le secrétariat d’État aux finances de Rio de Janeiro confirmait vendredi 22 avril 2022 qu’il était confronté à une offensive par codes malveillants de type ransomware sur ses systèmes d’information. « Dans une menace émise jeudi, l’attaquant demande de l’argent en échange de la non-divulgation de données prétendument volées aux ordinateurs de Sefaz. Ces informations représentent à peine 0,05 % des données détenues par le Secrétariat », selon la porte-parole. Ainsi le Ransomware-as-a-Service divulgue 420 Go de données en tout genre, photos, dossiers immobilier, numéros de série de pompes à eau, de moteur d’ascenseur…

    La Banque Centrale du Brésil a été victime vendredi 13 août 2021 d’une infection par ransomware, c’était la seconde en l’espace de quelques mois. En novembre 2020, c’était la Cour Électorale Supérieure du Brésil qui était paralysée pendant plus de deux semaines par une attaque. (Crédits : capture d’écran)

    Un représentant du secrétaire d’État aux finances de Rio de Janeiro a déclaré à The Record qu’après avoir été menacés par un cybercriminel qui a pénétré dans leurs réseaux, ils ont alerté le gendarme brésilien qui a pour charge de faire respecter la loi sur les crimes numériques. La cité attire les malfaiteurs, car elle est l’un des cœurs financiers de l’Amérique du Sud, son économie se classant au 30e rang des villes du monde en termes de PIB. Elle a exporté pour 32,5 milliards de dollars de marchandises en 2021.

  • Des câbles de fibre optique sabotés

    Des câbles de fibre optique sabotés

    Un sabotage en bonne et due forme a eu lieu durant la nuit de mardi à mercredi 27 avril 2022. Des câbles internet « stratégiques » ont été coupés en région parisienne et dans l’est de la France. Les perturbations ont touché les connexions des particuliers ainsi que les liaisons interrégionales. Le sectionnement, et l’espacement entre chaque césure ne laissent que peu de doute, cependant l’enquête a été confiée à la DGSI, le renseignement intérieur, et à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

    Selon Le Parisien, « la fréquence des coupures nocturnes à 10 minutes d’intervalle avait de quoi interloquer ». Les connexions à l’Internet ont été fortement perturbées aujourd’hui, mercredi 27 avril 2022, dans plusieurs grandes villes de France à la suite de « coupures volontaires d’importants réseaux de fibre, notamment les infrastructures de SFR/Altice France qui irriguent l’Hexagone ».

    Toujours d’après Le Parisien, lesdits câbles souterrains ont été sectionnés dans les secteurs de Fresnes-en-Woëvre (Meuse), Meaux et entre Souppes-sur-Loing (Seine-et-Marne) et le secteur de Le Coudray-Montceaux (Essonne). Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire mercredi soir pour « détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », « entrave à un système de traitement automatisé de données » et « association de malfaiteurs ».

    Les câbles permettent de relier les grandes villes françaises entre elles, notamment pour des infrastructures critiques comme les centres de données.

    La Fédération Française des Télécoms a dénoncé « des actes de malveillance coordonnés et d’une ampleur sans précédent sur le réseau national ». « Nous coopérons avec les forces de police, de gendarmerie et de la justice pour poursuivre les auteurs de ces actes », précise l’association qui réunit les opérateurs. SFR a annoncé déposer plainte.

  • L’université américaine de Stratford attaquée

    L’université américaine de Stratford attaquée

    La ville de Stratford avait subi une attaque informatique, quasiment trois années jour pour jour. Les premiers problèmes survenaient le 14 avril 2019. La ville américaine avait choisi de payer 75 091 $ pour mettre fin à une récente cyberattaque. Cette fois c’est l’université qui vient d’être visée par le Ransomware Revil. Ils affirment détenir environ 60 Go de fichiers, passeports, rapports financiers et de nombreuses informations sur le personnel de l’établissement…

    La municipalité avait cédé devant les exigences de l’opérateur, trois jours après avoir été infecté. L’attaquant avait installé un logiciel malveillant sur six des serveurs physiques de la ville ainsi que sur deux de ses serveurs virtuels, puis avait crypté tous les systèmes afin que les membres du personnel ne puissent accéder à aucune donnée. Il réclamait un total de 10 bitcoins qui, à l’époque, étaient évalués à 7 509,13 dollars chacun. Quelques jours plus tard, le 25 avril, les clés de décryptage ont été reçues de l’attaquant, aucune donnée n’avait été compromise assurait les autorités.

    Les opérateurs derrière le ransomware Revil postent sur le site de fuite environ 60 Go. Sur la première partie se trouve l’accès aux budgets, finance, comptabilité confidentielle, des lettres de créance… (Crédits : Capture d’écran)