Malgré la déconvenue, le manque de place pour étendre ses jambes, son ultime nuit sur le siège passager n’aura pas été si terrible, bien au contraire. Il profite du Wi-Fi de son supermarché préféré, le New World, pour extérioriser son expérience de la veille. C’est aussi la recherche d’un magasin spécialisé pour une hypothétique récupération des photos et surtout une autre carte mémoire. Mais il doit restituer son véhicule de location avant de filer vers son dernier lieu de découverte : Tiritiri Matangi Island.
À deux jours de la Saint-Valentin, Flavien pense bien à autre chose. « La nuit n’a pas été si mauvaise que ça. » Le réveil du corps s’effectue à sept heures. Profitant du peu de monde à cette heure matinale, « je fais le plein de carburant. » C’est aussi l’occasion pour donner quelques nouvelles et expliquer ce qui lui est arrivé la veille au soir : « J’ai besoin d’extérioriser ».
Quand la technique vous lâche, une seconde fois
Comme tout un chacun, il parcourt l’internet à la recherche d’expérience dite utilisateur. « J’ai besoin de me rassurer. Je lis des lignes contenues dans des pages de sites web et blogs relatant mon problème et proposant des solutions : comment récupérer des photos sur une carte SD. » Cette recherche vaine, il change de siège pour sillonner les trois heures en direction de l’agence de location. « Je ne prends pas la portion de route payante aujourd’hui, j’ai du temps devant moi. » C’est à onze heures qu’il arrive.
« À l’agence, je range le bazar accumulé dans la voiture. » Si bien qu’une demi-heure s’égraine avant qu’il use du Wi-Fi pour réserver une auberge. « Aujourd’hui je change pour dénicher un endroit avec de meilleures douches. » Étant devenu piéton, il s’offre un périple de près de deux heures de bus pour rejoindre le centre-ville et son inédite demeure d’un soir : SilverFern Backpackers.
« Cet après-midi, je dois impérativement trouver une nouvelle carte mémoire… mais aussi un chargeur pour mes batteries d’appareil photo, car il m’a lui aussi lâché il y a deux jours. » Une seule est chargée sur les deux, ce qui ne suffira pas, bien que le voyage soit bientôt terminé. Flavien déniche un magasin en centre-ville où il dégote ce qu’il recherche, mais rien pour la carte SD, mis à part lui donner une adresse.
« Là-bas le gérant n’est pas très motivé et ne semble pas très compétent. Il essaye quand même de tester ma carte, mais me dit qu’il n’y a rien à faire, je n’insiste pas par peur qu’il efface tout. »
La deuxième partie de l’après-midi est consacrée à la lessive, qui s’effectue dans une laverie automatique. « Je passe au supermarché pour acheter mon repas de ce soir — riz au saumon — et de la nourriture pour les deux prochains jours sur l’incroyable île de Tiritiri. Elle a été recommandée par Fabrice Le Bouard ».
Autant mettre le temps à profit. « Je prends une douche, pendant que la machine fait son office. »
(Crédits : Eugene Golovesov/Pexels)
Les émotions de la fin d’un voyage font ressurgir des angoisses. Ainsi, un mélange de solitude et d’oppression vient habiter l’aventurier du bout du monde. Une chose qui, à quelques jours près, le touche en 2024 lorsqu’il était à Punta Arenas. La fatigue, l’inquiétude sur l’avenir de ces quelque 8000 photos jouent dans la balance des émotions. « Comme l’année dernière, au même nombre de jours je crois, je n’arrive pas à rester en place, dans la douche, par exemple, sans me sentir oppressé. » J’ai donc passé un appel téléphonique d’une heure, souffle à demi-mot Flavien. « Ça m’a fait du bien, j’ai pensé à autre chose l’espace d’un instant. » À suivre…
La journée s’annonce plus que chargée. L’aventurier, en ce mardi 11 février 2025, va vivre les sensations dignes de montagnes russes émotionnelles. Si le réveil somme toute programmé à 7 h, c’est à ce moment que Flavien prend la poudre d’escampette. Aujourd’hui, il part à la rencontre de la faune et de la flore. Les vers luisants emblématiques de Nouvelle-Zélande au cœur de la grotte de Waipū Caves. Ensuite il a rendez-vous avec le maître de la forêt Waipoua. L’un des plus grands de son espèce, avec quatorze mètres de circonférence pour cinquante de haut : le Tāne Mahuta.
« J’ai passé une journée bien remplie, mais je ne m’attendais pas à cette conclusion », se lamente Flavien. Elle commence tôt lorsqu’il décampe à sept heures, en se dirigeant vers Waipū Caves. Elle est une grotte où il est censé observer les fameux vers luisants emblématiques de Nouvelle-Zélande : Arachnocampa luminosa. Sans doute la plus connue est Waitomo Glowworm Caves. Elle affiche un prix d’entrée à 81 NZD, et elle est bondée de touristes, tout pour plaire à Flavien. « Celle-ci — Waipū Caves — est gratuite », sourit-il.
Un p’tit jeune de 2000 ans
Après une demi-heure de route et piste en bon état, il est en sécurité. « Arrivé là-bas, je croyais marcher deux kilomètres, mais finalement, l’entrée était à même pas cent mètres du parking. » Un nombre conséquent de vans y sont stationnés. « Je suis le premier de la journée à m’y rendre », affirme l’aventurier. Ce qui est parfait pour le réjouir. Tenue adéquate, frontale en place « je commence l’exploration de cette grande grotte ». Il parcourt l’entièreté à l’aveugle. « Je ne les trouve pas », se languit-il.
Pour poursuivre, il décide d’ôter ses chaussures. Donc, en marchant le long de la rivière souterraine, et après quelques minutes dans l’obscurité la plus totale, « je trouve enfin ce fameux plafond rempli de petites loupiotes créées par ces vers luisants, c’est incroyable ! »
C’est un vrai spectacle. « Je reste près d’une heure à tenter des photos en pause longue, ça rend super bien », s’exclame Flavien, la mine réjouie. Après s’être lavé les pieds pleins d’argile, il se rechausse et retourne à la voiture. « Il est 9 h », ajoute-t-il. Place à trois heures d’asphalte en direction de Tāne Mahuta, le plus gros arbre de Nouvelle-Zélande. Il n’est pas un inconnu pour le naturaliste qui a déjà compilé de nombreuses revues à son sujet.
Le Tāne Mahuta
« C’est un Agathis australis, une espèce sensible à un phytophthora qui décime ses populations. » Alors, avant d’emprunter le sentier aménagé pour se rendre à son pied, chaque visiteur a l’obligation de biosécuriser ses chaussures. « C’est avec des brosses et des appareils dignes de l’entrée d’une salle blanche que je nettoie les miennes. Ils ne rigolent pas avec les protocoles de biosécurité ici. »
L’heure de se restaurer s’affiche sur sa montre. Donc, avant de visiter ce cher Tāne Mahuta, « je mange mon pain et mon fromage frais sur une aire ménagée ». La marche est courte pour lui rendre visite. « Son tronc est impressionnant, bien plus que l’Alerce (Fitzroya cupressoides) vu l’année dernière en Patagonie. » Les passionnés et voyageurs s’amassent de plus en pus. Flavien se faufile, rebrousse chemin et part découvrir le deuxième plus gros après seulement un kilomètre en voiture. (Crédits : DR)
« Il se mérite un peu plus avec mille cinq cents mètres de marche. Qui plus est sur le sentier, on observe d’autres individus bien plus jeunes, mais déjà immenses. » Après avoir admiré ces géants, il reprend le chemin dans la forêt. « C’est sûrement la plus belle forêt dans laquelle j’ai roulé, des Kauri énormes sont dispersés de part et d’autre de l’asphalte. » Désormais c’est quatre nouvelles heures de route qui l’attendent pour se rendre au Cape Reinga. L’endroit le plus septentrional du pays clôture sa complète traversée de la Nouvelle-Zélande. « Sur le parcours, je prends une piste pendant de nombreux kilomètres, je ne suis pas serein ! Où va-t-elle me mener ? »
Vers l’inconnu et bien au-delà
« Finalement, j’ai eu raison de me faire confiance, car, à son extrémité, j’observe mes premières mangroves. Cela montre encore la diversité de la Nouvelle-Zélande. Combien de pays peuvent se vanter d’avoir des manchots et des mangroves sur le même territoire ? » La route est longue, longue… Avant d’arriver, le naturaliste remarque un panneau indiquant des dunes géantes à trois kilomètres sur la gauche. « J’ai le vague souvenir que quelqu’un m’en a parlé. » D’un geste de la main gauche, un bruit envahit l’habitacle. Le clignotant répète son tic-tac obstiné dans l’habitacle silencieux. Après avoir garé la voiture, « j’y vais pieds nus », lance-t-il.
« J’ai tellement l’impression d’être de retour en France, à la dune du Pilat, mais avec moins de personnes. » Le cœur se met en marche au fur et à mesure de la montée. Au sommet, le vent lance les grains de sable qui viennent fouetter l’aventurier du bout du monde. « Quel paysage ! Je reste une bonne demi-heure avant de faire demi-tour. » Sur le chemin du retour, une Française m’aborde, prétendant avoir pris une photo de moi au loin sur la dune, puis en demandant mon numéro WhatsApp pour m’envoyer l’image. »
Il est 18 h 30. C’est l’heure de se rendre à l’extrémité du cap et son célèbre phare. L’aficionado de coucher de soleil est ravi. Il s’annonce radieux, souffle-t-il doucement comme pour garder la magie de l’instant. Il fait de la place sur sa carte mémoire pour pouvoir croquer le phare… Et patatras !!!
(Crédits : Flavien Saboureau)
Ce que redoute tout photographe arrive. C’est un bouleversement qui change la suite du voyage, et pas que. « Ma carte mémoire crash. Le message m’indique qu’il faut la formater, comme avec l’autre en début de voyage. » Il lui est impossible de consulter les quelque 8000 photos… autant dire la quasi-totalité du voyage. « J’ai envie de chialer ! Tout ça pour rien ?!? » Flavien est assommé. Il retourne à la voiture, hagard. « Je n’ai même plus la force de profiter du moment, pourtant je sais que je ne reviendrais jamais ici. »
À partir de cet instant, rien n’atteint Flavien, ses pensées sont focalisées sur cette catastrophe numérique.
« Je suis obnubilé par ce qui vient de m’arriver. Je suis incapable de décrocher. Pourquoi ? Tout se passait tellement bien jusqu’à maintenant, ce voyage était parfait. »
Ce périple est un investissement. Les photos doivent me servir pour une future exposition et des projets de livre. « Mon seul espoir est de pouvoir les récupérer au retour grâce à un logiciel. »
(Crédits : Anna Tarazevich/Pexels)
Flavien reprend la route et observe le coucher de soleil au volant. Il est 19 h 30, remarque-t-il. Il lui reste huit heures de conduite avant de rendre le véhicule pour mercredi midi. « J’aimerais quand même me reposer un peu demain matin. » Après trois heures, il se stationne sur le parking du New World de Whangarei. Idéal pour avoir du Wi-Fi et faire le plein de la voiture. « Il est temps que je dorme pour une seconde et dernière nuit sur le siège passager.Quel rebondissement inattendu dans cette journée, certes chargée, mais inoubliable ! » À suivre…
Depuis le départ de sa nouvelle aventure en terre néo-zélandaise, Flavien n’a pas recouvré son quota de sommeil. Pour autant, une chose qui n’est pas la pluie va le miner. Le naturaliste est avide de photos. Il croque chaque fleur, plante, arbre, arbrisseau… sous toutes les coutures. Mais, alors que se passerait-il si votre carte mémoire ne voulait plus rien savoir ? Première expérience du voyage est-elle le lâcher prise ? Ce qui est sûr est que Flavien doit pallier le désagrément rapidement.
« Après plusieurs nuits ratées, je profite de celle-ci pour faire la grasse mat », dit-il en s’allongeant. Quand il s’éveille, il est 8 h 45. À voir sa mine reposée, la nuit a été agréable. Dans une heure, il doit libérer le lit. Alors direction la douche, car « la prochaine nuit se passera dans le bus. Pas moyen de me laver avant au moins deux jours ». Flavien frais et dispo se rend à la réception. Puis, il laisse ses affaires la journée, pour visiter la ville. Première surprise de la journée, c’est gratuit. En Patagonie il fallait payer un supplément, se remémore-t-il. « Ce n’est étonnamment pas le cas ici, alors que tout est plus cher qu’en Amérique du Sud. »
Voyage à la carte
Flavien voyage léger. Petit sac sur le dos, ciré, appareil photo et une gourde d’eau, le voici parti à l’assaut d’Auckland. Premier objectif, le mont Éden : le plus haut des 48 volcans qui constelle la ville. Les volcans sont disséminés sur le champ volcanique, qui s’étend du lac Pupuke et de l’île Rangitoto au nord jusqu’à Matukutūruru au sud. Puis du mont Albert à l’ouest jusqu’au Pigeon à l’est. « N’ayant pas souhaité prendre de carte SIM, comme précédemment en Patagonie, je me déplace grâce à des cartes hors ligne (Guru maps) », explique-t-il. Il arrive au sommet, à 198 mètres pour être précis, pour se rendre compte que les touristes sont aussi au rendez-vous. « Malgré tout, ça vaut le coup de se mélanger à la foule. La vue est grandiose. La visibilité s’étend à des kilomètres, d’un côté les gratte-ciels d’où je viens et de l’autre les zones pavillonnaires à perte de vue. »
Un bonheur n’arrivant jamais seul, la pluie se présente. Flavien décide de se mettre à l’abri, en prenant la direction du musée de la guerre, à quelques encablures de là. « La pluie redouble d’intensité », constate-t-il. Prévoyant, il teste pour la première fois son poncho de pluie. Deuxième surprise du jour : « Arrivé au musée je découvre que l’entrée n’est pas donnée (32 NZD). Vu la taille du bâtiment, ça doit valoir le coup », se rassure-t-il.
« L’intérieur est très beau », constate-t-il, sans forcément trouver le lien entre les différentes collections. Au premier étage, la culture maorie. Deuxièmement, les volcans et l’histoire naturelle de l’île. Au troisième les guerres dans lesquelles certains les néo-zélandais ont péri.
Quatre heures plus tard, Flavien file en direction du front de mer. La pluie « tropicale » refait son apparition, l’aventurier coupe court son périple pour se mettre à l’abri à l’auberge. (Crédits : Flavien Saboureau)
Pas le temps d’être oisif. « Je profite de la Wi-Fi pour réserver mon auberge du surlendemain et le ferry pour rallier l’île du sud dans deux jours. » La tocante affiche 17 h 45n quand Flavien repart en direction du front de mer, mais cette fois avec sur le dos son sac chargé à bloc. Il doit être à 18 h 45 à la gare routière pour prendre le bus de nuit pour Wellington. Arrivée à bon port « j’en profite pour manger des nuggets avant de prendre la route, puis je prends place dans le bus pour… 11 h 30 de route. »
Un sommeil haché
« Je réussis à m’endormir… mais chaque heure, l’annonce des arrêts au micro me réveille. » Flavien pensait que ce bus ne faisait pas d’arrêt. Difficile de dormir, déjà dans un bus, et surtout avec l’agitation survenant à chaque arrêt… « Il est 6 h du mat. Nous arrivons bientôt à Wellington, à l’extrême sud de l’île du nord. Finalement, le voyage qui ne devait durer que 11 h 30 en durera 12 h 30 », ironise Flavien. À 7 h 30, il se présente à l’auberge de jeunesse située juste à côté de la gare. La « Trek Global Backpackers » est un choix stratégique au demeurant.
« Je choisis celle-ci, car, prenant le bateau tôt demain matin, elle est proche du port, et pas chère. » Affichant le tarif de 13 €, elle rivalise avec les auberges sud-américaines. Elle propose même des chambres privées, des « Female Single Room ». Il laisse son sac à dos pour se promener dans la ville avec mon seul sac de transport, le plus petit. À tout juste 7 h 45, il déambule dans les rues de Windy Welly. Wellington doit son surnom aux fortes rafales de vent qui la balaie.
Perché au sommet
Le regard aguerrit, Flavien scrute la ville. Sympathique, mais avec le port « industriel » situé en pleine ville, le front de mer manque de charme, nous révèle-t-il. « L’ambiance reste cependant meilleure qu’à Auckland à mon avis et de ce que j’ai pu voir. » Comme pour Auckland et le mont Eden, l’aventurier du bout du monde trace vers le mont Victoria. « Il faut quand même monter 200 m de dénivelé. » Mais le jeu en vaut la chandelle, il offre une vue à 360 degrés sur la ville, le port et l’océan.
« Sur ces flancs quelques pseudos reliques de forêts recèlent les premières espèces que je trouve intéressantes. » Cela suffit à Flavien pour dégainer son appareil et photographier ses premières plantes du voyage. À cette heure matinale, peu de courageux. « Je profite seul du panorama ! » Après quelques instants de réflexion, il prend la direction de Zealandia à l’autre bout de la ville. Cinq kilomètres, Flavien découvre ce parc semi-naturel, entouré de barrières. Zealandia Te Māra a Tāne est le premier écosystème urbain entièrement clôturé au monde. Le but est de restaurer la forêt et les écosystèmes d’eau douce d’une vallée de Wellington aussi étroitement que possible à leur état pré-humain, expliquent-ils. (Crédits : Flavien Saboureau)
« C’est le cas du Sphénodon, l’un, si ce n’est le plus ancien, des représentants des reptiles », relate Flavien. Ne subsistant plus que sur quelques îles, cette réserve est la seule à l’accueillir sur le « main-land » explique-t-il. « Sur les conseils d’un guide/biologiste, je ne tarde pas trop à le trouver. » Oui, sauf que peu de temps à l’échelle d’un Flavien représente quand même 25 minutes. Un seul individu se montre, lézardant au soleil. « Le pied ! Cet animal m’a toujours fasciné, ne serait-ce que par son nom des plus préhistoriques. »
Quand la technique vous lâche
Il poursuit ses recherches des oiseaux les plus rares. À 13 h, Flavien prend sa pause repas pour recharger les batteries. Il revient sur ses traces matinales, car « j’espère faire de meilleures photos de ces espèces qui ne se laissent pas photographier facilement. » Il éprouve un réel plaisir quand il réussit une très belle photo du pigeon endémique de Nouvelle-Zélande : le carcophage ou kereru. « Ses couleurs sont incroyables, sa taille impressionnante, il fait facilement deux fois la taille des espèces européennes », décrit Flavien.
Passionné, le temps passe trop vite. « Je double mon intensité de marche si je veux être hors de la réserve avant 17 h. »
Puis, l’impensable se produit ! Sa carte SD ne veut plus rien savoir. L’appareil photo indique un problème de formatage. « Il ne manquait plus que ça, après les 500 photos d’espèces uniques photographiées aujourd’hui. »
« Je ronge mon frein quand de magnifiques espèces se posent devant moi. À l’image de ce martin-pêcheur que je n’ai jamais vu. » Désormais Flavien espère qu’une seule chose : « Vais-je pouvoir récupérer les photos du jour à mon retour ? » Puis, il pense à vois haute. Devrais-je revenir avant la fin de mon voyage ? Mais je devrais payer une autre entrée (26 NZD) et « perdre » une journée. « Bien entendu la carte SD que j’avais de rab était restée dans mon sac à dos à l’auberge », grommelle-t-il.
(Crédits : Flavien Saboureau)
Le temps du lâcher-prise est arrivé durant les quatre kilomètres pour rentrer à l’auberge. Au passage, la visite à la fameuse « cablecar » est vite oubliée. « Avec plus de 20 km dans les pattes aujourd’hui, je rentre à l’auberge », raisonne-t-il. Il réalise le check-in, prend une douche, lave son linge, réserve l’auberge pour demain, 14 décembre, et prend la direction du centre-ville pour tenter de trouver un magasin ouvert. Au menu ce soir, pâtes au pesto. Le baroudeur prépare son repas dans la cuisine de l’auberge. Il est 22 h quand Flavien se couche. « Demain matin, une fois n’est pas coutume, levée matinale pour prendre le ferry qui m’emmènera sur l’île du sud… », s’endort-il sans finir sa phrase. À suivre…