Si tout va bien, les nageurs en eau libre pourront s’affronter dans le fleuve dénommé La Seine. Mais ce fleuve mythique à bien des égards sera l’objet de toutes les attentions. La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de 2024 se veut fastueuse. Imaginez une célébration qui prend lieu et place sur le cours d’eau qui ponctue la vie de Paris. C’est en tout cas leurs volontés. Mais une fois terminée, de quelle manière pourra se diriger le public. Comment savoir quel numéro se trouve ? Comment se repérer ? Dans quel arrondissement ? Ah, la vie parisienne…
Le soleil de la rentrée enchante les parents, tandis que les élèves regagnent le chemin de l’école. Partout en France, même à Berd’huis. Mais une question lunaire se pose au petit déjeuner.
« As-tu envie d’assister à la cérémonie d’ouverture », marmonne Sépa.
« Quoi ? Quelle cérémonie d’ouverture ? » retoque Séki.
« Alors pourquoi pas, mais Paris c’est grand, je vais me perdre, entre les arrondissements, les rues, la foule… »
« Je vais t’expliquer comment fonctionnent les numéros et les arrondissements, pour la foule je reste à tes côtés »
La méthode est la même pour les cours d’eau en France. Pour qu’un ruisseau, rivière, cours d’eau soit l’affluent d’un autre, il faut que son débit soit inférieur. (Crédits : silkabel/Pixabay)
« Briser les codes, révolutionner les Jeux, et être accessible au plus grand nombre », explique l’organisation de l’olympiade de 2024. L’attente des spectateurs et téléspectateurs peut être énorme au vu d’un tel message. Mais saviez-vous qu’en fait le fleuve qui coule à Paris, n’est pas vraiment La Seine, mais hydrauliquement l’Yonne. C’est Lorànt Deutsch qui lors de la chronique matinale de RTL jette un pavé dans la mare, dans l’Yonne, pardon dans La Seine. Ce féru d’Histoire explique à qui veut l’entendre le pourquoi du comment.
Prenons un exemple, la rivière La Vienne. Elle est l’un des affluents principaux du fleuve La Loire. La Loire qui possède un débit moyen de 931 m3/s tandis que La Vienne affiche 210 m3/s. Elle se jette en aval à Candes-Saint-Martin. La Loire est un fleuve dont l’affluent La Vienne est une rivière.
Pour La Seine et l’Yonne, leur débit est respectivement de 80 et 93 m3/s. Donc le fleuve traversant Paris devrait se nommer l’Yonne. Mais, l’une des raisons, explique-t-il, est que « dans l’Antiquité, la Seine était considérée comme une déesse gauloise, “Sequana”, alors que l’Yonne voulait simplement dire le “cours d’eau”. »
De quel côté se trouve le numéro 10 ?
Une fois le convoi olympique arrivé à destination au pont d’Iéna, vous souhaitez retrouver votre bande d’amis au 7 de l’avenue de Suffren dans le 7e aujourd’hui. C’est plus évident qu’il n’y parait. Un décret de 1805 met en place la la numérotation alternée et croissante est adopté, la numérotation séquentielle. Impair à gauche, pair à droite, vous n’êtes pas plus aidé. Pas de panique !
Paris avec ses douze arrondissements avant le grand changement du Baron Haussman en 1860. (Crédits : BnF/Gallica)
Il suffit de tourner le dos à La Seine, ainsi les chiffres et nombres impairs sont sur votre gauche, et les pairs à droite. Sauf que si vous vous trouvez dans une rue parallèle au fleuve, ça se complique. Il faut pouvoir se projeter dans vos cours de géographie, et avoir en tête un plan de la France. Prenons comme cas la rue de Rivoli. Comment savoir où sont les numéros pairs ? C’est l’extrémité la plus proche de la source du fleuve qui le détermine. Donc lorsque vous déambulez rue de Rivoli en longeant le jardin des tuileries, vous êtes du côté impair.
Un escargot à Paris
Les arrondissements de Paris sont disposés en « escargot ». Il faut savoir qu’entre 1795 et 1860, il existe seulement douze arrondissements. Neuf se situaient sur la rive droite, et « les trois derniers forcément sur la gauche », réfléchit Sépa. C’est l’arrivée d’un nouveau préfet de la Seine, s’inquiétant en 1853 des bouchons formés par les voitures et les cavaliers décidait de tout changer : le Baron Haussman. « C’est pour ça que certains parlent du style haussmannien, je comprends mieux » s’esclaffa Séki.
Une plaque commémorative sur le passage de douze à vingt arrondissements avec l’attribution et création du 16e avec Passy et Auteuil. (Crédits : Remi Jouan/Wikipedia)
Être marié au treizième arrondissement : se disait, lorsque Paris ne comptait que douze arrondissements, pour vivre maritalement, sans être marié. « Le marquis ne fut blâmé par personne de se marier au treizième arrondissement, avec une Béatrix d’occasion », écrivait Honoré de Balzac dans son roman Béatrix. Selon les écrits, le découpage de Paris en « escargot » serait en partie pour l’attribution des numéros dû à l’histoire de l’expression « se marier à la mairie du 13e arrondissement ». L’expression populaire mentionnait les ménages hors mariages, en concubinage. Cela concernait le 16e actuel qui aurait du se revêtir du numéro 13, un véritable camouflet pour ses habitants. C’est à partir de cela que le découpage des 12 arrondissements de la rive droite et les derniers sur la rive gauche se dessinait dans le sens des aiguilles d’une montre, pour obtenir les 20 arrondissements de Paris.
Le dessin animé « BobSponge SquarePants », connu en France sous le nom de Bob l’éponge regorge de personnages tels que Patrick l’étoile de mer, Carlo Tentacule, Gary l’escargot ou encore Bernard l’Hermite. Au quotidien, Bernard est la star des plages, malgré lui. Pourtant, il est plutôt discret, s’il traîne sur la plage, il mène une existence assez sobre, loin des tumultes des châteaux de sable. Connaissez-vous la vie d’une éponge, d’un Bernard l’Hermite ou d’une pieuvre ?
Qui n’a pas rêvé de ramener, de la plage un Bernard l’Hermite chez soi, pour le plus grand plaisir des parents. Il est un crustacé aquatique ou terrestre que l’on retrouve partout dans le monde. Les Bernard-l’Ermite (on peut l’écrire sans le H) ou Pagures sont des crustacés décapodes qui appartiennent à la super-famille des Paguroidea. Il a par conséquent dix pattes, quatre pour se déplacer, autant pour nettoyer et tenir sa coquille, et deux pour transporter sa nourriture ou se défendre. Les dernières dont celle de gauche est plus importante peuvent vous avoir laissé un souvenir mémorable… aux doigts.
Le Bernard l’Hermite commun, connu sous le nom de pagure, possède un abdomen mou dépourvu de carapace. Il est donc obligé de le cacher dans une coquille. Ne pouvant en fabriquer, il choisit celles qui traînent et correspondent à sa morphologie. (Crédits : Tanja Roy/Pixabay)
Sa grosse pince sert à sa protection en cas de danger, pour boucher l’entrée de son armure après s’y être mise à l’abri. De plus il se déplace généralement en groupe de cinq individus, qui dans les familles nombreuses se transmettent les vêtements. Donc, ils partent à la recherche d’une coquille qui sied au plus gros. Il abandonnera sa vieille, devenue trop étroite pour enfiler passer la nouvelle et offre l’ancienne à son voisin, qui donnera la sienne au suivant, jusqu’au dernier. Il est comme toutes espèces vivantes sur terre indispensable aux autres, jusqu’à preuve du contraire. Il est omnivore, et détritivore, car se nourrissant généralement de matières en décomposition ou d’animaux morts.
La pieuvre ou Carlo Tentacule
A contrario de la série, elle est une extrêmement intelligente, comme la pieuvre mimétique. Découverte en 1998 dans les eaux chaudes du Pacifique, elle est seule représentante connue à ce jour du genre Thaumoctopus. Elle possède des capacités imitatives stupéfiantes qui lui permettent d’échapper à ses prédateurs. Elle a la peau rayée de brun et de blanc, peut atteindre 60 cm, elle peut singer à la perfection une quinzaine d’individus.
Tout comme les autres pieuvres, elle est dotée de trois cœurs, et de huit tentacules qui mesurent environ 25 cm. (Crédits : Rickard Zerpe/Flickr)
Au menu des transformations, l’anémone et le serpent de mer, la rascasse, la sole… pour la dernière elle rassemble ses tentacules, et s’écrase pour ressemble trait pour trait au poisson.
Bob l’éponge
Le héros de l’histoire, et personnage emblématique, mais que savez-vous réellement de l’éponge ? Elle se trouve dans différentes pièces de votre habitation. Elle fait reluire votre vaisselle, vous frotte sous la douche… celles qui sont utilisées aujourd’hui sont fabriquées industriellement. Pour la marque Spontex, cela s’effectue en France à Beauvais, mais saviez-vous que l’éponge de mer était un animal ? Bob l’éponge travaille comme cuisinier dans le restaurant au « Crabe Croustillant », où il est reconnu « employé du mois » de très nombreuses fois, il travaille avec CarloTentacule, le caissier. Communément, les spongiaires forment un groupe atteignant 10 000 espèces. Elles vivent au rythme des courants qu’elles filtrent.
Une éponge de mer grandit en excrétant un squelette qui peut être en silice. Les éponges que nous utilisons dans la salle de bain ne sont molles qu’après avoir subi un traitement spécial : acide ou piétinement pour éliminer le squelette. (Crédits : Manfred Richter/Pixabay)
Elles sont l’un voire le plus vieil animal apparu sur terre. Ce qui est cocasse est son utilité au vu de sa morphologie. Dépourvu d’organes, donc d’appareil respiratoire, de bouche, d’anus ou d’appareil génital, son système nerveux est on ne peut plus primaire. Mais elle se nourrit de matières organiques contenues dans l’eau, à savoir, bactéries, débris, algues microscopiques… Les trous qui criblent son squelette permettent la filtration de l’eau. La simplicité cache une complexité. Les substances organiques qui y passent sont capturées et digérées tandis que celles ne présentent aucun intérêt sont expulsées par des pores exhalant. Leurs lieux de vie, l’eau, salée comme douce, entre 6 et 20 mètres et certaines demeurent à plus de 8 000 mètres de profondeur. Elles possèdent un record de longévité. Plus le milieu est froid, plus son rythme de croissance est lent, donc elle peut ainsi atteindre un âge plus que vénérable… jusqu’à 15 000 ans.
Après avoir été encensé, la communauté scientifique à depuis dévoilé, voire pâlie son étoile et sa renommée internationale. Libération résume parfaitement les faits, car plusieurs désaveux lui ont été signifiés. L’affaire de la papaye fermentée comme traitement de la maladie de Parkinson. En 2009, un bon système immunitaire permet de se débarrasser du VIH « en quelques semaines »… Mais en avançant toutes ces théories, le professeur Luc Montagnier avait-il tort ou raison ?
Pléthores de reproches lui sont faites, à partir de l’année 2000. De nombreux journaux qualifient de « dérive » les propos de cet éminent scientifique. En 2009, il soutenait l’idée selon laquelle l’ADN pourrait imprimer une empreinte électromagnétique aux molécules d’eau, propriété qu’il prétendra pouvoir être mis à profit pour des tests diagnostiques du sida, ou encore de la maladie de Lyme. Puis, il défendait que les troubles du spectre autistique soient d’origine bactérienne et puissent se traiter par antibiotiques. Durant d’une conférence à Paris en 2017 racontée par Libération. « Je voudrais alerter sur la mort subite du nourrisson. C’est quelque chose d’épouvantable, la cause est inconnue, mais il existe des faits scientifiques, montrant qu’un grand nombre de ces morts intervient après une vaccination », affirmait alors M. Montagnier.
L’ultracrépidarianisme est en chaque être humain
Un collectif de 106 académiciens de médecine et sciences lui avait alors reproché de « diffuser, hors du champ de ses compétences, des messages dangereux pour la santé, au mépris de l’éthique qui doit présider à la science et à la médecine ». Enfin, le dernier et pas des moindres, le SARS-CoV-2. Quiconque émet une pensée, une idée ou une théorie à contre-courant de la doxa politique d’un gouvernement, ici français est étiqueté « complotiste ». C’est ainsi qu’opposé à l’injection de solution, délivré par les laboratoires Pfizer-BioNtech, Jonhson-Jonhson, Moderna ou Jansen, qu’il jugeait dommageable, il fut à de nombreuses reprises invité par le site France Soir. L’ultracrépidarianisme est le fait de s’exprimer en dehors de son domaine de compétences, en donnant son avis sur un thème pour lequel on n’a pas ou trop peu d’expertises légitimes ou avérées. C’est aussi les points de vue qui font l’interaction sociale sur les zincs ou ailleurs. C’est souvent en approfondissant notre connaissance d’un sujet que nous prenons conscience de notre propre ignorance.
Approche scientifique
Les deux dernières années ont permis la mise en scène de la science sans parler de la Science. « On va être sur une courbe exponentielle », exprimait le mardi 5 janvier 2021, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran. Si le fond importe peu, pas la forme. Avez-vous vu, entendu, lu une personne durant ce laps de temps vous expliquer ce qu’est une courbe exponentielle ? Il ne faut pas confondre la fonction mathématique exponentielle de la croissance exponentielle. La première est utile aux calculs en série de Fourier, équation différentielle…La croissance exponentielle est un processus qui augmente une quantité au fil du temps, votre âge, et surtout le poids des années, en est un exemple. Décrite comme une fonction, une quantité subissant une croissance exponentielle est une fonction exponentielle du temps, c’est-à-dire que la variable représentant le temps est l’exposant.
Voici la comparaison entre une croissance linéaire (en rouge), cubique (en bleu) et exponentielle (en vert). La croissance exponentielle est simple à comprendre. Soit la fonction F(x)=2x alors pour 2 le résultat est 4, 8 donne 256… donc pour 20, cela est 1 048 576, plus l’hypothèse x augmente, plus la valeur sera énorme, sans avoir à se mouiller. (Crédits : DR)
Recherche Versus Science
Il existe une confusion relayée par certain, quel qu’il soient, célèbre inconnu des réseaux sociaux, politiques, journalistes… La Science (du latin scientia, de scire, savoir) est l’ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d’objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales. « La terre est ronde, je ne suis pas dogmatique, cela peut être démontré, pas besoin de remettre en cause cette vérité scientifique », appuie ÉtienneKlein. La recherche possède un rapport étroit avec l’incertitude. L’amalgame journalistique admet la confusion entre Science et Recherche, alors l’idée même du doute est inhérente à la recherche, et vient coloniser sur les plateaux télévisuels la science. « On ne demande pas au chercheur d’avoir individuellement l’objectivité de la science, c’est-à-dire de se débarrasser de leurs préjugés, de leurs croyances, aucune personne n’est objective, on peut être soumis à des pressions […] On lui demande d’être honnête », souligne le philosophe des sciences. Un chercheur se pose des questions. Il cherche alors des réponses, qui ne sont pas forcément les « bonnes ».
Existe-t-il une vie extraterrestre, on en sait rien, donc on fait des recherches !
Vient le temps de la confrontation, où les résultats obtenus sont présentés à d’autres confrères dont les interrogations sont analogues, voire proches. Il ne reste plus qu’à en discuter, et de la manière dont ils sont recueillis (méthodologie scientifique, protocoles, essai randomisé…). Un propos primordial, ne pas confondre causalité et corrélation. La première est le lien qui unit la cause à l’effet, tandis que l’autre est la relation existant entre deux notions dont l’une ne peut être pensée sans l’autre, entre deux faits liés par une dépendance nécessaire. Tout comme le mensonge est lié à la perte définitive de la confiance, par exemple le fameux nuage de Tchernobyl qui ne serait jamais passé au dessus de la France…
Publication d’Études
Ne dit-on pas lorsque plusieurs réitérations d’un même processus, dans divers lieux, ambiances… donnent un identique résultat, il serait fort à propos de croire qu’une once de vérité se soit glissée dans les conclusions. Il faut raison garder, et douter, telle est la recherche. « Quand il y a une dizaine d’études qui disent quelque chose, c’est que c’est vrai », interroge IdrisseAberkane, qualifié par différents individus de complotiste, car il se pose des questions. MartinBlachier, docteur en santé publique, répond : « c’est signifiant, c’est significatif en tout cas ». Puis Idrisse Aberkane rétorque « d’accord il y a 242 des études qui disent que l’hydroxyde chloroquine a un effet, c’est vrai aussi du coup ? » Nulle question de verser dans une théorie complotiste, ou son antonyme qui en langue française n’existe pas. Le professeur LucMontagnier évoquait une possible création du SARS-CoV-2 par l’être humain, puis une hypothèse quant à la manipulation génétique, vivement décrié par ses pairs. « Cet article met en évidence une transformation de l’ARN du vaccin Pfizer en ADN dans des cultures de cellules hépatiques, posant la question de leur intégration dans le génome », twittait le professeur Raoult. Le sujet de l’article est « Intracellular Reverse Transcription of Pfizer BioNTech COVID-19 mRNA Vaccine BNT162b2 In Vitro in Human Liver Cell Line », un document de douze pages dont seules les personnes ayant compétence peuvent en saisir l’entièreté de la moelle.
« Voici notre première photographie en microscopie électronique du SARS-COV-2 recombinant Delta-Omicron », annonçait DidierRaoult sur Twitter. (Crédits : DR)
D’autres sont septiques « Aujourd’hui est sortie cette étude. Montrant la transcription inverse du vaccin Pfizer dans les cellules hépatiques humaines. J’ai plusieurs réserves sur leurs résultats », explique NansFlorens néphrologue et postdoctorant en biologie moléculaire au Cincinnati Children’s Hospital Medical Center. Cela quelque temps avant de répondre à des journalistes pour la revue Sciences et Avenir. Avec la Dr Nathalie Grandvaux, directrice du laboratoire de recherche sur les interactions hôte/virus au centre de Recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal et MathieuRebeaud, doctorant en biochimie des protéines à l’Université de Lausanne. Le titre de l’article est sans appel : « Covid-19 : non, le vaccin Pfizer ne peut pas s’intégrer dans notre génome ». Les chercheurs posent des questions, émettent des hypothèses, parfois abracadabrantes, auxquelles ils travaillent à apporter une réponse, eussent-ils raisons ou torts. Sujets de thèses étranges pour tout un chacun, Obélix pouvait-il s’intoxiquer ? La reconnaissance coloniale du couvain et du champignon chez la fourmi champignonniste, ou, la Spectroscopie tunnel à très basse température de graphène sur rhénium supraconducteur. L’idée de cette dernière est de comprendre ce qui se passe quand le rhénium rencontre le graphène, ce qui d’après l’auteur donne « des couples d’électrons schizophrènes ».
Le procès de Galilée ou l’affaire Galilée est l’enquête, et condamnation du savant astronome Galilée par l’Inquisition pour avoir dénigré le géocentrisme et soutenu l’héliocentrisme. L’œuvre s’intitule Galilée devant le Saint-Office, une peinture de Joseph-Nicolas Robert-Fleury. (Crédits : DR)
Galilée dans sa publication du « Dialogue sur les deux grands systèmes du monde » en 1632 entraîne son procès. Le savant est condamné en 1633 à un emprisonnement indéfini et demeure en résidence surveillée jusqu’à sa mort en 1642. Un certain « J’accuse » devenu célèbre porté par ÉmileZola concernant l’affaire Dreyfus. « […] il faut apprendre à distinguer la science de la recherche. La science, c’est des connaissances établies, prouvées jusqu’à preuve du contraire, et il n’y a pas lieu de le remettre en cause tous les quatre matins temps. Vous n’avez pas besoin quand vous êtes un chercheur de reposer la question de la forme de la terre, c’est acquis, et sauf surprise incroyable c’est bon quoi, on a tranché la question. Alors que la recherche, c’est des questions dont nous connaissons pas les réponses. […] Dans les mêmes canaux circulent et se contaminent des connaissances, des croyances, des commentaires, des fake news, des bobards…», souligne Étienne Klein dans MatriochK.
« Si je doute, ce doute ne vise pas tant les faits eux-mêmes que l’extrême degré de croyance qu’on a en eux. » ThéodorFontane / LeStehlin (Crédits : John Hain/Pixabay)
Le laps de temps de deux années a permis de voir beaucoup de chose et de comprendre en partie l’Humanité, comme l’avais écrit Gustave Le Bon dans « Psychologie des foules ». Car pendant la crise du covid-19, il a été demandé à la science de se ranger sous la coupe de l’opinion. ÉtienneKlein invité de DavidPujadas sur LCI expliquait l’origine de « Le goût du vrai ». Le philosophe des sciences explique que « c’est un sondage paru le 5 avril (2020) dans Le Parisien, on demande aux français est-ce que tel médicament (hydroxychloroquine) est efficace ou non ? À un moment où aucune enquête épidémiologique n’avait conclu, autrement dit personne ne connaissait la réponse à cette question : 59 % des Français ont répondu oui, 20 % ont répondu non, et, seulement 21 % ont répondu je ne sais pas. Autrement dit, 79 % des Français connaissaient la réponse à une question dont personne ne connaissait la réponse. » Souvent les paroles dépassent la pensée, car la croyance en un Dieu ne veut en aucun cas dire que nous savons si ce Dieu existe ou non. Le professeur Luc Montagnier était un scientifique, mais avant tout un chercheur qui émettait sans cesse des hypothèses, qui chaque instant de sa vie s’est interrogé, questionné, remis en question, trompé, car c’est le propre de tout être humain, ou presque. BertrandRussel se penchait philosophiquement sur le sujet et disait que « L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes. »
Tous les voisins de M. Sépa Phot portent une casquette, un chapeau ou un béret. Mais pour lui, le choix s’est porté naturellement, ou presque, sur une casquette gavroche. « Ça revient à la mode », soufflait avec persuasion Mme Kharéson quelques jours plus tôt. Il faut dire qu’avec le mouchodrome se formant sur l’os pariétal, plus précisément les golfes temporaux et le vertex, les fortes bises rafraîchissent les idées de son conjoint. Pas besoin de s’arracher les cheveux.
Ah, l’alopécie ou quand la nature appuie sur le bouton « suppression » au sommet du crâne. Ce mot savant désigne une réalité capillaire moins poétique : la perte des cheveux. Pas ceux qui tombent en automne pour mieux repousser au printemps — non ! Ceux qui font leurs valises sans laisser d’adresse et toujours sans remords. C’est le genre de surprise qui commence souvent par un « Papa, on voit ton crâne briller ! » Merci, mon cœur, nous répondons.
L’alopécie, c’est capillotracté
La perte des cheveux est naturelle. Mais quand elle prend plus de place, alors nous parlons de calvitie, pelade… Elle commence souvent par une diminution sur l’os frontal pour s’étendre sur l’arrière de la tête, ou l’os pariétal. C’est à cet instant que certains préfèrent avoir la boule à zéro. Inquiet M. Phot, après plusieurs mois d’attente, rencontrait son dermatologue. Après plusieurs minutes, le docteur renseigne le verdict : « M. Phot, j’ai une bonne nouvelle, vous êtes atteint d’alopécie androgénétique masculine sur les golfes temporaux et le vertex, tout va bien ! »
La chute des cheveux est différente selon le sexe, l’âge, et les gênes (Crédits : Ryan McGuire/Pixabay)
Les yeux écarquillés, il ne comprend pas un seul mot du docteur. « Pardon », s’interroge-t-il. « C’est simplement de la calvitie », claque l’homme en blouse blanche. M. Phot acquiesça sans dire un mot en attente d’explications fournies du spécialiste. « L’alopécie androgénétique masculine ou calvitie est une évolution normale, banale et fréquente de la vie des cheveux, ce n’est pas une maladie. Elle est cependant plus fréquente aux alentours des 40 ans. Elle touche environ 15 % des hommes à l’âge de 20 ans, puis 30 % à 30 ans et la moitié des hommes de plus de cinquante ans, assure-t-il. Vous êtes dans la moyenne haute »
Légende autour des cheveux
« Tu vois bien, tu n’es pas chauve, tu souffres d’alopécie », s’amuse Mme Kharéson. De par le regard jeté vers sa femme, le docteur ajoute « que la chute des cheveux ne connaît pas de genre. Les cheveux des femmes ne tombent pas de manière régulière sur une année, ils chutent plus particulièrement au printemps et en automne ». En partant du cabinet médical, le professionnel tend une brochure complète sur les cheveux au couple.
Samson et Dalila, de Paul Rubens. Son épouse Dalila soudoyée par les Philistins, obtient le secret de la force contenue dans sa chevelure de Nazir.
Permettant de savoir, que le cuir chevelu comporte en moyenne 150 000 cheveux, qu’ils poussent de 0,35 cm chaque jour, soit 1 cm par mois. Qu’un renouvellement de 50 à 80 cheveux est effectué de manière physiologique, et qu’au-delà de 100 précieux cheveux, cela est pathologique. Les légendes autour de la virilité ont défrayé les croyances. La chevelure a une connotation incontestable de séduction chez la femme, mais aussi chez l’homme. Ainsi, dans la Bible existe la légende des cheveux de Samson, dont ils tireraient toute sa force. Texte que l’on trouve dans le chapitre XIV du Livre des Juges de la Bible hébraïque. Des légendes urbaines et contemporaines indiquent que les hommes chauves sont les plus virils, en raison d’une quantité d’hormones masculines supérieure à la normale.