Il était à craindre que le chantage des cybercriminels usant du ransomware LockBit 2.0 soit mis à exécution. Le Département de l’Ardèche avait jusqu’à ce mardi pour verser une rançon à l’association d’opérateurs derrière le ransomware ayant revendiqué l’attaque informatique du Département de l’Ardèche. Le groupe menaçait de diffuser 40 000 fichiers subtilisés, le 12 avril 2022 à 23 h 59 ce fut chose faite. Ils sont ainsi exposés depuis le 13 avril sur leur site de fuite sur le Darknet.
La finalité de telles offensives est l’argent. Damien Bancal l’expliquait sur France Bleu Drôme Ardèche. « […] je vous vole des infos, et si vous ne souhaitez pas que je les diffuse, payez-moi ! ». L’équation est simple à comprendre. Alors, d’innombrables données sont retransmises, une arborescence décomposée en un ou plusieurs dossiers. Ils contiennent de multiples informations telles des identités, des billets de train, des plaques d’immatriculation, mais également des courriels avec les prénoms et noms des agents…
« Soyons honnêtes : le Département ne payera pas. Même si on est une entreprise ou un particulier, on ne paye pas. Parce qu’on a en face des criminels » déclarait Damien Bancal sur France Bleu Drôme Ardèche dans la journée du 12 avril 2022. (Crédits : capture d’écran)
Les coordonnées dérobées vont servir à d’autres opérateurs malveillants pour atteindre de nouvelles cibles. Les numéros de téléphone peuvent recevoir des SMS piégés, le phishing s’effectue par le biais de courriel, comme de nombreuses fraudes. Les mails peuvent contenir des lignes de codes dissimulées dans des images, logos… L’inconscient collectif imagine que du fait que seule la menue monnaie les intéresse, ils ne prennent que les coordonnées ou les cartes bancaires. La triple authentification fut mise en place, au départ, dans cette optique. Les renseignements ne sont que des outils pour parvenir à la finalité, l’argent.
Tandis que les opérateurs, derrière le ransomware Lockbit 2.0, revendiquaient l’attaque menée sur le Département de l’Ardèche, ils assument également celle effectuée sur le Collège ostéopathique de Bordeaux. Comme sur l’entreprise d’agencement, de décorations sur mesures pour les professionnels, Sadeco. Une partie des systèmes informatiques et téléphoniques du Département de l’Ardèche était impactée par une offensive informatique perpétrée dans la matinée du mercredi 6 avril 2022.
Le dimanche 10 avril 2022, LockBit 2.0 affiche de nouvelles victimes. Le Ransomware-as-a-Service est prolifique, au vu du nombre grandissant des victimes affichées sur leur site de fuite. Ils ne sont pas tendres quant aux commentaires en ce qui concerne les négociations et intervenants. « Cet idiot […] ne peut payer que 100 000 $ pour 200 gigaoctets de données classifiées d’une société qui gagne des milliards. Je me demande combien il veut obtenir pour lui-même en escroquant centuryaluminum.com ? Si ceci est lu par la direction qui a engagé cet idiot pour négocier, écrivez-moi une tox pendant que vous avez le temps de sauver vos actions NASDAQ », soulignent-ils.
« Nous n’avons pas crypté l’entreprise, nous avons juste identifié les faiblesses […] et pris 100 gigaoctets d’informations privées, comme un garant de payer pour notre humble et utile travail, nous ne voulons pas que les gens meurent de faim », écrivent-ils après l’attaque menée sur l’entreprise Scoular. (Crédits : capture d’écran)
Le Collège ostéopathique de Bordeaux affirme accueillir 12 000 patients chaque année, et autant de données. Quelles sont les informations copiées, encryptées que le RaaS à en sa possession ? De la même manière, l’entreprise Sadeco basée dans le Pas-de-Calais à Saint Martin Lez Tatinghem, spécialiste en agencement pour professionnels, fabrication sur mesure et décoration est également victime. Les deux sociétés ont été contactées par la rédaction, sans réponses à la parution, logiquement fermées le dimanche, qui plus est jour de scrutin présidentiel en France.
Une offensive visant les systèmes d’information du département de l’Ardèche est subie depuis mercredi 6 avril 2022. Les services ardéchois n’ont donc pas pu utiliser leurs outils numériques pour travailler, mais rassurent que les administrés qu’ils ne sont pas affectés par une fuite de leurs données. Le réseau informatique interne est bloqué, empêchant certaines tâches des institutions départementales, mais surtout évitant que le code malveillant puisse se propager plus qu’il ne l’aurait déjà fait.
« Le système informatique interne de la collectivité départementale est momentanément immobilisé », explique le Département de l’Ardèche. L’entité affirme que les « équipes informatiques sont pleinement mobilisées pour identifier la source des problèmes et les résoudre afin de rétablir au plus vite les systèmes d’information réseaux. » Pour éviter la propagation, les systèmes informatiques ont été verrouillés. Ils rouvrent progressivement service après service, après vérification. « On a focalisé sur les priorités du Département (les ressources humaines, services aux usagers), pour que tout ce qui est prestations sociales et accompagnement du public soit rapidement remis en route », stipule Sandrine Genest, la première vice-présidente de l’Ardèche. Le retour à la normale prendra plusieurs jours, voire plusieurs semaines ou mois en fonction des ravages potentiels, chaque poste de travail devant être contrôlé minutieusement. Une plainte a été déposée ce jeudi 7 avril 2022.
Marseille, la métropole d’Aix-en-Provence, La Rochelle, la ville d’Angers, la Communauté de communes de l’Est lyonnais… Durant la nuit du 3 au 4 mars 2022 l’EPCIRives de Moselle a été la victime d’un ransomware. « Y a-t-il des villes de France non encore touchées ? » (Crédits : Frank Meitzke/Pixabay)
« L’immobilisation des réseaux informatiques n’affecte pas les usagers. L’enquête que nous avons menée n’a constaté à date aucune fuite de données » complète le communiqué envoyé ce mercredi soir, « des mesures d’organisation ont été mises en place pour assurer la continuité du service public ». Le 22mars2022, c’était la commune d’Aix-les-Bains qui rejoignait le banc de nombreuses villes françaises, ayant fait l’objet d’attaque informatique. Depuis les services informatiques sont fortement perturbés. Le lendemain, c’est Saumur et l’agglo qui remettent, au fur et à mesure leurs outils en fonctionnement.
En février 2021, la communauté d’agglomération, le CCAS et la ville de Chalon-sur-Saône étaient les cibles d’une attaque par ransomware. En juillet de la même année, lors du conseil municipal l’édile donnait des éléments sur le coût de la remise en état de marche des systèmes informatiques, pour plus d’un demi million, 550 000 euros exactement. Sur cette somme astronomique, plusieurs embauches sont en cours, dont celle d’un responsable de la sécurité des services informatiques (RSSI) et la restauration du parc. « On en sort grandi », se félicitait le maire. Grandi sûrement, moins fourni pécuniairement et plus riche d’expériences, c’est une certitude.
Le site internet du ministère de la transition énergétique (MiTE) est hors service depuis le début de l’après-midi, ce 6 avril 2022. Alors que le conflit russo-ukrainien continu, l’agence Ansa émet l’hypothèse que l’attaque pourrait être attribuable à des groupes cybercriminels proches des Russes, le ministre Roberto Cingolani reste prudent à cette supposition. Il a déclaré qu’il s’agissait d’une mesure de vigilance après la détection de menaces extérieures sur le réseau. L’enquête pour connaître l’origine est en cours.
La manœuvre est dirigée par le ministère lui-même, sous la direction de son pensionnaire Roberto Cingolani, afin de freiner par précaution les « menaces externes détectées sur le réseau informatique », selon les termes mêmes du numéro un du ministère. Le ministre que « la sécurité est la priorité numéro un. Outre la sécurité énergétique, à l’heure où je vous parle, je peux vous dire que nous avons des menaces extérieures détectées sur le réseau informatique du ministère et que, par prudence, nous avons dû suspendre le fonctionnement de tous les systèmes informatiques du ministère ».
Pléthores d’interrogations surviennent. S’agit-il d’une attaque d’un acteur étatique compromis ou la conséquence d’une offensive d’un groupe d’opérateurs malveillants ? Il est intéressant de se questionner, mais il est trop tôt pour faire des suppositions affirmait, PierluigiPaganini (Crédits : DR)
Des sites transverses que gère MiTE pourrait souffrir de cette mise hors service. En effet, le département ministériel dirigé par Roberto Cingolani depuis le 13 février 2021 est responsable de la protection de la biodiversité, de l’énergie, de la lutte contre le changement climatique, des déchets, du développement durable, de l’eau et de la mer en Italie. Tel Sif (hxxs://sif-fitosanitari.mite.gov.it) qui informe sur les produits phytosanitaires utilisés pour « soutenir le choix des substances phytopharmaceutiques pour la défense des cultures agricoles », reste comme le site mère, hors ligne.
Au vu des attaques informatiques à travers le monde, qui depuis le début du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, se sont renforcées, la question d’une offensive par des opérateurs russes était posée lors de l’émission « Sportello Italia » de la RaiRadio1. « Impossible de répondre pour l’instant, les structures responsables sont en train de travailler, mais en ce moment, la sécurité doit être l’objectif de tous les Italiens », retoquait le ministre.
En Suisse, le Conseil d’État neuchâtelois expliquait qu’il avait progressé en matière de sécurité informatique, suite à l’infection de l’université le 18 février 2022. Mi-mars deux cabinets médicaux neuchâtelois sont la cible de hackers, qui ont publié sur le darknet les données de 43 651 fichiers médicaux, révèle une enquête du Temps. Ils avaient fixé un ultimatum pour le mardi 29 mars. Faute de percevoir une rançon, ils diffuseraient les renseignements. Ils sont passés à l’acte.
Cette nouvelle attaque informatique, et le partage des données font l’effet d’une claque. Les opérateurs qui usent, compilent des lignes de codes dans un but malveillant qui produisent des attaques ont la plupart du temps, plusieurs longueurs d’avance sur les personnes qui œuvrent à la protection, et s’adaptent aux mesures de sécurité. Après la cyberattaque à l’Université le 18 février 2022, le canton a réduit l’indisponibilité de l’infrastructure informatique et amélioré la capacité de résister à une offensive au niveau des systèmes centraux. « Selon le dernier audit, la défense informatique est bonne », a ajoutéCrystelGraf conseillère d’État. Le canton avait lancé le 7 mars 2022, pour une durée de dix mois une campagne de prévention.
Prévue pour le 8 avril 2022, la publication d’informations du site de prise de rendez-vous suisse a été reportée par les opérateurs derrière le ransomware Lockit 2.0. En Suisse OneDoc peut être assimilé à Doctolib en France. (Crédits : capture d’écran)
Les données exfiltrées suite à l’attaque de l’université s’avéraient plus sensibles que nous pouvions penser jusqu’à présent expliquait le journal Le Temps. Selon l’enquête, certains fichiers divulgués rapportent un conflit entre professeurs ou le licenciement d’un collaborateur, des courriels de la Police judiciaire neuchâteloise, des documents de justice… Sur la diffusion du 30 mars 2022, les pièces contenaient des listes de patients, leurs prénoms et noms, adresse, numéro de téléphone, fixe et portable, profession, date de naissance… Mais ce n’est pas tout, de nombreuses informations concernant pathologies, examens médicaux s’affichent sur le Darknet, comme savoir si un patient est séropositif, consomme de la drogue, etc. Ils ont été retirés le jour même suite au second ultimatum aux cabinets médicaux de payer la rançon.
Le chat et les souris
Remises en ligne, puis enlevées, puis… des échanges entre les opérateurs et les cabinets médicaux, auraient eu lieu, pour qu’un nouveau délai soit fixé au 8 avril, relate le journal Le Temps. Vendredi soir, un expert du darknet affirmait qu’« il est possible que les cabinets, voire les autorités politiques, négocient désormais avec les pirates pour payer une rançon. » Plusieurs faisceaux pourraient indiquer que l’un des cabinets aurait réglé une somme pour récupérer ses données dès le 22 mars, suppose Arcinfo. « Il faut un vrai électrochoc en Suisse, appuie David Billard, professeur associé à la Haute École de gestion de Genève (HÉS GE) et spécialisé en cybersécurité. Les organisations professionnelles (médecins et autres) devraient se prendre en main et commencer par faire un état des lieux de la capacité numérique de leurs adhérents (ou membres de leur organisation professionnelle). Lorsque l’on va voir un médecin ou un avocat, on s’attend à recevoir un avis médical ou un conseil juridique de qualité. De la même façon, on devrait avoir l’assurance que les informations que l’on échange soient traitées avec le même professionnalisme. »
Les Médecins communiquent
Le communiqué des médecins de Chaux-de-Fonds affirment qu’ils ont été la cible d’un ransomware, sans pour autant avoir fait preuve d’imprudence. Et non, ils ne s’acquitteront pas de la demande d’extorsion, se conformant ainsi aux recommandations des autorités et des spécialistes de cybersécurité. « Suivant le conseil des autorités, nous avons choisi de ne pas payer de rançon. Premièrement, il n’y a aucune garantie que cela aurait influencé le comportement des pirates informatiques et que les données ne seraient pas publiées, à un moment ou à un autre. Deuxièmement, le cabinet ne souhaitait pas financer le crime organisé et encourager ces actes de chantage », écrivent-ils.
Le cabinet touché par l’attaque regroupe les Drs Marjorie Cosandey Tissot, Monika Nobel, Julie Meyrat et Marco Salvi, Francine Glassey Perrenoud (avant 2021), André-Philippe Méan (avant 2013), Marc Pierrehumbert (avant 2013), Ivana Babic (avant 2013) et Robert Muenger (avant 2014) sont également concernés. (Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay)
Si, les données volées ne sont pas accessibles à tout un chacun, elles figurent sur le darknet. Le risque de voir des tiers s’en emparer, pour des tentatives d’usurpation d’identité, d’escroquerie… est réel. Il est donc nécessaire de changer ses mots de passe, et se méfier de toute demande urgente ou pressante, qu’elle soit effectuée par téléphone, courrier ou mail. En cas de doute, ne pas hésiter à contacter la police pour être conseillé, conclu le quotidien suisse Le Matin.
Le nombre de patients et d’employés touchés par l’attaque informatique des systèmes de santé de Terre-Neuve-et-Labrador l’année dernière continue d’augmenter. Elle avait eu lieu le 30 octobre 2021, à la suite de laquelle les systèmes de santé régionaux de la campagne canadienne Terre-Neuve-et-Labrador et Labrador ont fermé leurs réseaux et annulé des milliers de rendez-vous médicaux. Les conséquences d’une infection par codes malveillants de type ransomware peuvent durer plusieurs mois, voire plus…
Le ministre de la Santé, John Haggie déclarait le mardi 2 novembre 2021 qu’on ne pouvait pas encore déterminer précisément l’ampleur de l’arriéré qui serait créé par la cyberattaque présumée ni sur le temps qu’il faudrait pour reconstruire et restaurer les services. Elle avait conduit à la fermeture des réseaux des systèmes de santé régionaux, annulant ainsi des milliers de rendez-vous médicaux. Les conséquences visibles concernaient immédiatement les systèmes de santé en Central Health, Santé de l’Est, Western Health et les régies régionales de la santé Labrador-Grenfell, mais aussi les contribuables tant au niveau de leurs santés que des données de celle-ci.
« Nous comprenons maintenant plus que jamais l’importance d’une vigilance continue et la nécessité de renforcer nos systèmes pour prévenir de futures attaques », a également soutenu Haggie. Espérons qu’en France un maximum de protection entoure Mon espace santé. (Crédits : urformat/Pixabay)
Plus de cinq mois après, il existe désormais un aperçu, puisque le nombre de patients et d’employés touchés par cet événement ne cesse d’augmenter. Lors d’un appel aux journalistes mercredi 30 mars 2022, DavidDiamond, le directeur général du district sanitaire de l’Est de la province a affirmé que des dossiers avaient été copiés. « Plus de 200 000 fichiers ont été pris sur un lecteur réseau dans l’environnement informatique d’Eastern Health », a-t-il déclaré. Une partie de ces dossiers peut renfermer des renseignements sur les patients et les employés. Les différentes agences procèdent à un examen manuel pour déterminer le nombre exact de fichiers qui contenaient des informations personnelles ou de santé. « Ces informations peuvent inclure le diagnostic médical, le type de procédure, le numéro du MCP (Medical Care Plan) et les informations sur le fournisseur de soins de santé pour certains services de soins de santé qui sont fournis par la médecine de laboratoire, dans les programmes de chirurgie, de soins du cancer et de cardiologie, entre autres. Il peut également inclure des informations relatives aux ressources humaines et à l’administration. »
Le ministère des Finances de Cuba a dénoncé, à travers les réseaux sociaux, la cyberattaque qui a eu lieu contre son site officiel dans la nuit de dimanche 3 à lundi 4 avril 2022. La revendication ne s’est pas fait attendre, les opérateurs derrière le ransomwareCuba affichaient un message demandant à un changement de régime. Les auteurs du délit ont modifié le titre de l’article pour le remplacer par leur slogan. La publication avait pour but d’informer les Cubains sur le projet de loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique ou d’intérêt social.
C’est une attaque qui prend une tournure plus politique que les infections en général. Elle fait suite à la proposition de loi sur l’expropriation. Selon le site WEB Granma cette dernière serait un moyen d’action de l’État pour la satisfaction d’intérêts généraux, comme une forme d’acquisition de biens et de droits pour le patrimoine de l’État. Il soutient les règles établies dans la loi 118, sur les investissements étrangers, du 29 mars 2014, sur l’expropriation dans ce domaine, et renforce les garanties juridiques pour les investisseurs étrangers.
Los trabajadores del Ministerio de Finanzas y Precios denuncian enérgicamente el hackeo realizado hace unos minutos al sitio web del organismo. Reiteramos nuestro apoyo unánime al Primer Secretario del PCC y Presidente @DiazCanelB. Por #Cuba y su Revolución #VamosConTodo
— Ministerio de Finanzas y Precios Cuba (@finanzasprecios) April 4, 2022
« Díaz-Canel Singaooo. Démocratie. Des élections libres. À bas la dictature. La liberté des prisonniers politiques. SOS Cuba. Allons-y. La patrie et la vie. Somos anonymes Cuba (La résistance numérique) », peut-on lire dans le message.
La ministre MeisiBolaños a réagi à la cyberattaque sur les réseaux sociaux. « Nous dénonçons fermement le piratage du site web des Finances, montrant un contenu qui ne correspond pas aux principes et valeurs patriotiques et révolutionnaires de nos travailleurs. Nous ratifions notre soutien au Parti communiste de Cuba (PCC), à Miguel Díaz-Canel et à la Révolution », a déclaré Mme Bolaños. Le site est actuellement hors service.
Ce jeudi 31 mars 2022, l’Institut national de cybersécurité (Incibe) avertissait que la société I-DE Redes Eléctricas Inteligentes, distributeur d’électricité du groupe Iberdrola avait subi une cyberattaque. Les données de 1,3 million de clients étaient exposées, bien qu’elle ait été résolue le jour même, le 15 mars, où elle a eu lieu, explique Incibe. Ce n’est que le lendemain, une fois la brèche colmatée, que l’entreprise a détecté des offensives massives qui n’ont pas atteint leur objectif, indiquait la compagnie.
Dans le communiqué de presse, la multinationale ibérique de distribution d’électricité tente de rassurer ses abonnés en spécifiant que « nous vous informons que nous avons subi une cyberattaque de nos systèmes d’information. L’incident, qui a maintenant été rectifié, a entraîné l’accès aux données de certains de nos clients. Nous vous informons qu’en aucun cas ils n’ont eu accès aux données financières (compte courant ou carte de crédit) ou aux données de consommation électrique. » Seules les indications relatives au prénom, nom, le numéro d’identification, l’adresse de domicile, le téléphone et le courriel ont fuité. Ces seules données suffisent à établir des faux en écritures concernant les identités, mais aussi de pouvoir créer des contrats avec un nouveau fournisseur d’électricité. Une plainte auprès de la Brigade centrale d’investigation technologique de la police nationale et l’information de l’attaque pour l’Agence espagnole de protection des données ont été effectuées.
Des attaques auraient eu lieu à Cercanías, au Congrès des députés et dans d’autres institutions européennes. La société de IgnacioGalán est devenue jeudi 31 mars 2022 la première firme espagnole en valeur sur le marché boursier, et principal investisseur espagnol sur le sol américain pour les énergies renouvelables. (Crédits : capture d’écran)
Le quotidien El Mundo révèle qu’après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le gouvernement américain aurait avisé la compagnie ibérique, qu’elle faisait partie des groupes susceptibles de subir une cyberattaque russe de grande envergure. Iberdrola n’a rien dit à ce sujet, seule confirmation, elle admet avoir essuyé des tentatives de piratage de ses bases de données qui ont affecté 1,3 million de clients. « Nous avons été avertis par les autorités américaines », indiquaient les sources d’Iberdrola, qui expliquent que cette recommandation était liée à « la situation critique que nous vivons », en référence au conflit armé entre la Russie présidée par Vladimir Poutine, et l’Ukraine de Wolodymyr Selenskyy.
Elles sont deux banques à avoir informé leurs usagers de dysfonctionnement informatique ces derniers jours. La cyberattaque de la banque centrale de Tunisie, est revendiquée par le ransomwareConti, concernant celle de la République d’Haïti (BRH), qui affichait une anomalie encore le 30 mars 2022, aucune doléance à l’heure actuelle. Au sein du même pays, la banque de l’union haïtienne subissait depuis le début du mois de décembre 2021, du moins ses clients de fraudes à la carte bleue.
Conti revendique sur son site de fuite l’attaque de la banque centrale de Tunisie, qui eut lieu le 23 mars 2022. L’organisme bancaire annonçait hier 30 mars, que les premiers éléments de l’enquête ont confirmé que toutes les informations sont saines et sauves et que l’attaque a touché les serveurs de l’interface du site. Le serveur mail et le guide ont été la cible de piratage. « Cette attaque a été maîtrisée grâce aux efforts coordonnés entre les services de la BCT et ceux de l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI). Toutes les données du système d’information de la BCT sont intègres et intactes », soulignait-elle dans un communiqué.
Dans le fichier Hosts.csv est indiqué, sur 1560 lignes, les DNS Host names indispensables pour que les administrateurs des systèmes puissent identifier la machine sur laquelle ils doivent intervenir. De plus, sont stipulés les OS des systèmes d’information, dont certains sont encore sous Windows XP. (Crédits : capture d’écran)
« Le site de la banque centrale de Tunisie a été réactivé dans la soirée de dimanche 27 mars 2022 », renseignait Tuniscope. De l’autre côté de l’Océan Atlantique, non loin de Cuba, de la Floride, et de la République dominicaine, les banques de la République d’Haïti souffrent. Déjà en décembre 2021, plusieurs consommateurs de la Banque de l’Union haïtienne (BUH) témoignaient d’avoir été victimes de piratage sur leurs comptes bancaires, notamment via Mastercard. En janvier 2022, l’organisme cernait les problèmes. « Nous savons combien de clients ont été victimes ainsi que les montants en question (…), mais cette information est interne et confidentielle à la banque et ne peut être divulguée », explique ArielleTovarLévêque, du département de marketing et de communication de la BUH au journaliste JamesonFrancisque.
Les données exfiltrées par les opérateurs derrière le ransomware Conti fournissent de précieuses indications critiques sur les différents systèmes d’information de la banque centrale de Tunisie. Microsoft a mis fin au support le 8 avril 2014 pour XP. Entre autres, il n’y a plus de mises à jour et la base virale de WindowsDefender n’est plus gérée. (Crédits : capture d’écran)
En quelques secondes seulement, admettait la BUH, ce sont plus de 400 comptes ciblés. Ces transactions, comme c’est le cas pour John Ronard, ont eu lieu dans des pays lointains : Hong Kong, Nigeria, Singapour, Australie… Les informations volées ont été revendues sur le Darknet, ce qui a engendré d’autres attaques sur une même carte. Ainsi, en moins d’une minute, des centaines d’autorisations ont pu être obtenues par les hackers.
La peur envahit la République d’Haïti et ses habitants, déjà victimes de fraudes à carte bancaire en décembre 2021. Il y a 3 jours, « le site de la Banque de la République d’Haïti (BRH) n’est plus accessible depuis la matinée de ce lundi 28 mars », informait TripFoumiEnfo
« Chat échaudé craint l’eau froide », stipule l’adage. C’est en ce sens que TripFoumi avertissait que « le site de la BRH inaccessible, on craint qu’il ne s’agisse d’un piratage informatique […] TripFoumi Enfo a tenté à maintes reprises d’accéder au site de ladite banque. Peine perdue. Il semble avoir une panne technique. Notre rédaction a aussi vérifié les pages Twitter et Facebook de la BRH. Aucune information y relative n’a été communiquée. Du piratage ? On ne le sait pas. Mais cela est inquiétant, quand on sait qu’il s’agit de la Banque centrale du pays. » Même constat chez HaïtiStandard, « au moins une banque commerciale du pays était l’objet de piratage informatique, durant les jours passés. Ce qui avait provoqué une grogne chez des habitants de certaines communes situées dans le département de l’Ouest. La BRH serait-elle l’objet elle aussi de piratage? Une affaire à suivre… »
Le ransomware Vice society a été détecté sur le réseau informatique de l’hôpital dans la journée du lundi 28 mars 2022. L’hôpital de Castelluccio à Ajaccio subit une cyberattaque qui paralyse l’ensemble des systèmes d’information. Ce qui a entraîné une interruption, dès le lendemain mardi, des activités de radiothérapie et d’oncologie, avertit l’établissement. Arrêt pour garantir la qualité et la sécurité des prises en charge, car les « ordinateurs » ont un rôle primordial (dosages, ciblages…).
Lundi 28 mars, peu après 10 h, le centre hospitalier de Castellucio alertait les usagers, familles et professionnels d’un tweet mentionnant d’un dysfonctionnement informatique. Contacté à propos de cet incident, l’établissement n’a pas encore répondu. L’ensemble des acteurs mobilisés finalise la mise en place d’une organisation permettant d’assurer la continuité des soins urgents des patients. « Les patients ont été individuellement prévenus », souligne l’ARS Corse.
⚠️🚨 Le @CHCastelluccio subit actuellement une panne informatique, nos équipes mettent tout en œuvre pour rétablir dans les meilleurs délais, merci de votre compréhension🚨
— Centre Hospitalier de Castelluccio (@CHCastelluccio) March 28, 2022
Après avoir divulgué les informations du Sénat argentin, le Ransomware-as-a-Service, Vice Society s’en prend à une institution de santé en Corse, mettant en possible danger les personnes des services d’oncologie.