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  • Verisure fait face à une fuite de données

    Verisure fait face à une fuite de données

    Une filiale suédoise du géant de la sécurité connectée Verisure a été victime d’un accès non autorisé. L’incident a été révélé le vendredi 17 octobre 2025, par un communiqué. C’est également la date où Dairy Farmers of America confirme que la cyberattaque du mois de juin a causé la fuite de données personnelles. Outre manche, la facture est très salée pour Jaguar-Land Rover et l’industrie britannique, qui affiche la somme astronomique de 2,5 milliards d’euros. Ces trois événements font écho aux cyberattaques toujours aussi nombreuses et dévastatrices.

    Le ransomware Play est l’un des plus prolifiques depuis la « mise en sommeil » de LockBit. Il placarde, depuis sa première découverte 1052 victimes. Le groupe cible en particulier les États-Unis. Ils procéderaient, selon le CISA, par l’achat probable de véritables comptes ainsi que l’exploitation des données.

    Fuite de données en Suède pour Verisure

    Sur un communiqué officiel daté du 17 octobre, Verisure indique avoir détecté « un accès non autorisé d’un tiers » concernant des données liées à sa filiale suédoise Alert Alarm, stockées sur le système d’un prestataire externe de facturation. L’entreprise n’a pas fait plus de communication.

    Selon l’enquête diligentée par la société, les informations compromises contiennent des prénoms, noms, adresses postales, adresses e-mail ainsi que des numéros de sécurité sociale (personnummer) d’environ 35 000 clients actuels et anciens de Alert Alarm. La firme suédoise dessert moins de 6 000 clients actifs à l’heure actuelle.

    Verisure affirme qu’à ce stade « aucune preuve d’intrusion dans son propre réseau ou système » n’a été relevée.

    Dairy Farmers of America

    C’est au mois de juin que le ransomware Play revendique l’attaque contre l’entreprise DFA. Sur leur site de fuite, 74 fichiers compressés de 500 Mo et un de 345,5 Mo sont affichés. Soit plus de 45 Gb de données confidentielles.

    C’est à nouveau des fuites de renseignements de 4546 personnes qui se retrouvent sous les feux des projecteurs. Les informations volées sont les prénoms, les noms, les numéros de sécurité sociale, le permis de conduire ou les numéros d’identification délivrés par l’État, les dates de naissance, les numéros de compte bancaire et les numéros Medicare ou Medicaid.

    Dans la lettre adressée aux autorités compétentes, la société confirme la détection de l’intrusion non autorisée en date du 13 juin, commencée le 11 par une campagne d’ingénierie sociale. Cela touche l’ensemble des succursales de l’Iowa à l’Oregon, du Nouveau-Mexique, Columbia, Maryland, New York, Caroline du Nord et Rhode Island (Crédits : Mike N/Pexels)


    L’enquête aboutie le 15 septembre dernier. Il s’avère que deux jours avant la détection les cybercriminels étaient déjà au cœur de l’entreprise. Les risques à venir sont réels : les données exposées que sont les identifiants, les adresses, les numéros personnels, etc. peuvent être réutilisées pour du phishing ciblé, du vishing ou encore du vol d’identité. Alors, les victimes bénéficient de deux ans de services de protection de l’identité.

  • Ransomware. AlphV/BlackCat Versus FBI, le chat et la souris ?

    Ransomware. AlphV/BlackCat Versus FBI, le chat et la souris ?

    Il y a quelques jours, le FBI indiquait détenir le site du ransomware bien connu BlackCat. Depuis le Département de la Justice explique offrir un outil de déchiffrement à plus de 500 victimes dans le monde. De ce fait, cette opération aurait privé le ransomware et ses affiliés de 68 millions de dollars. « En perturbant le groupe de ransomware BlackCat, le ministère de la Justice a une fois de plus piraté les pirates », a déclaré la procureure générale adjointe Lisa O. Monaco. Sauf que…

    L’un, AlphV/BlackCat est dans l’illégalité. Il vole des infos, chiffre les systèmes d’information à travers le monde contre des rançons. L’autre, le FBI chasse les cybercriminels, pour les arrêter, les condamner et permettre aux entreprises victimes de déchiffrer les données : le jeu du chat et de la souris. « Au cours des 18 derniers mois, ALPHV/Blackcat est devenu la deuxième variante de ransomware en tant que service le plus prolifique au monde, basé sur les centaines de millions de dollars de rançons payés par les victimes dans le monde entier », relate le Département de Justice américain (DOJ).

    Ragnar Locker, REvil, AlphV/BlackCat…

    Les sites de REvil, puis Ragnar Locker démantelés, celui de BlackCat saisi… puis après plus d’une semaine, la première page change de couleur et de message.

    Le titre sur le site vitrine de la franchise est sans équivoque : « This website has been unseized ». Est-ce une provocation ?

    Les opérateurs derrière BlackCat expliquent qu’à la suite de l’intervention du FBI, les règles changent et le ton semble se durcir de part et d’autre.

    « Grâce à leurs actions, nous introduisons de nouvelles règles, ou plutôt, nous supprimons TOUTES les règles, sauf une, vous ne pouvez pas toucher à la CEI, vous pouvez désormais bloquer les hôpitaux, les centrales nucléaires, n’importe quoi, n’importe où. »

    Sur le nouveau site vitrine, le gang derrière le ransomware affiche sur son site vitrine sept victimes. Advantage group international (Canadien), Tipalti (Californie, USA), E & J Gallo Winery (Californie, USA), le cabinet d’avocats Eckell Sparks (USA), PriceSmart (Californie, USA), Viking Therapeutics (Californie, USA) et Navigation Financial Group (Texas, USA). Les entreprises affichées sont toutes issues de l’Amérique du Nord.

    (Crédits : capture d’écran/Alphv/BlackCat)

    L’opération conjointe des forces de l’ordre des États-Unis, d’Europol, du Danemark, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de l’Australie, de l’Espagne et de l’Autriche a permis la saisie du site. Le 7 décembre 2023, le site vitrine cessait tout fonctionnement rappelle BleepingComputer, jusqu’au mardi 19 décembre.

    Une action de Police conjointe, une action en justice

    Dans un document de 20 pages, l’acte juridique de la Cour américaine sont relatées les opérations suite à la saisie du site.

    Jusqu’ici tout allait bien… Mardi dans l’après-midi, le site du ransomware avait changé d’image, passant du rouge au vert.

    « Au cours de cette enquête, les forces de l’ordre ont pu se familiariser avec le réseau du Blackcat Ransomware Group. Le FBI a ainsi identifié et collecté 946 paires de clés publiques/privées pour des sites Tor que le Blackcat Ransomware Group utilisait pour héberger des sites de communication avec les victimes, des sites de fuites et des panneaux d’affiliation comme ceux décrits ci-dessus. Le FBI a enregistré ces paires de clés publiques/privées sur la clé USB. »

    (Crédits : capture d’écran/AlphV/BlackCat)

    Le ransomware s’est fait un nom en raison de l’ampleur de ses attaques, mais aussi de l’aspect dévastateur souligne Zataz. Le secteur des soins de santé n’était pas épargné, comme de très nombreuses autres entreprises. L’alerte Flash du FBI expliquait que BlackCat est « est le premier groupe de ransomware à le faire avec succès en utilisant RUST, considéré comme un langage de programmation plus sûr qui offre de meilleures performances et un traitement simultané fiable. Les acteurs de la menace affiliés à BlackCat demandent généralement des paiements de rançon de plusieurs millions de dollars en bitcoin et en monero, mais ils ont accepté des paiements inférieurs au montant initial de la demande de rançon. »

    Les sites tombent, le code demeure

    Si LockBit avait proposé aux affiliés de BlackCat de les rejoindre cela semble désormais plus d’actualité. Lorsqu’un site tombe le code est réutilisé par d’autres cybercriminels. Ils usent de codes et les améliorent sans cesse.

    « Comme vous le savez tous, le FBI a reçu les clés de notre blog, nous allons maintenant vous raconter comment tout cela s’est passé. Premièrement, comment tout cela s’est passé, après avoir étudié leurs documents, nous comprenons qu’ils ont eu accès à l’un des DC, puisque tous les autres DC n’ont pas été touchés, il s’avère qu’ils ont piraté d’une manière ou d’une autre l’un de nos hébergeurs, peut-être qu’il les a même aidés », explique AlphV.

    (Les DC sont des Contrôleurs de Domaines, NDLR)

    « Le maximum dont ils disposent est celui des clés depuis un mois et demi, soit environ 400 entreprises, mais maintenant, à cause d’elles, plus de 3 000 entreprises ne recevront jamais leurs clés. »

    (Crédits : capture d’écran/AlphV/BlackCat)

    « Nous n’accordons aucune remise aux entreprises […] Merci pour votre expérience, nous prendrons en compte nos erreurs et travaillerons encore plus dur […]. » Quoi qu’il en soit, aucun des belligérants ne s’avouera vaincu, jusqu’à preuve du contraire. De son côté le FBI n’accordera, semble-t-il, aucune pitié. « Le FBI continuera de poursuivre énergiquement ces acteurs criminels partout où ils tenteront de se cacher et de veiller à ce qu’ils soient traduits en justice et tenus responsables par la loi », a déclaré Paul Abbate, directeur adjoint du FBI, comme les États-Unis poursuivent le ransomware Play.

  • Où se trouvent les bitcoins dans le monde ?

    Où se trouvent les bitcoins dans le monde ?

    Les pays qui possèdent le plus de bitcoins sont ceux qui font l’actualité. Selon Elementus, une société d’analyse de la blockchain, 11 États se partagent plus de deux milliards de dollars en cryptomonnaie. Mais c’est également sans compter les dix plus gros porteurs. Cette dizaine de personnes pèse entre 38.9 et 43,4 milliards de dollars. Mais il existe de nombreux sujets ont pour point commun la Cryptomonnaie : Blanchiment, conflit, guerre, cyberattaques… En février 2022, l’Ukraine a reçu plus de 100 millions d’euros de dons grâce aux cryptomonnaies.

    Certains pays ont délibérément choisi cette cryptomonnaie pour leur monnaie officielle dans leur pays. C’est le cas du Salvador situé en Amérique Centrale. Il est le premier dans cette partie du monde à opter pour le bitcoin, en plus du dollar américain. C’était en septembre 2021. Seulement 14 % des commerces l’ont déjà utilisé, 74 % de la population la boudé. « Au Salvador, l’échec du bitcoin comme monnaie nationale » titre le quotidien La Croix.

    Le petit pays qu’est le Salvador est le cœur de très nombreuses cyberattaques, comme le Costa Rica, la Colombie ou le Venezuela. Il est aussi celui qui possède le plus de bitcoin, sans parler des différentes cryptomonnaies existantes. (Crédits : Google Map)

    Le gouvernement présidé par Nayib Bukele misait sur la cryptomonnaie en vogue. À cet égard, il lançait Chivo Wallet, son propre portefeuille électronique. Ils sont un peu plus de deux millions de Salvadoriens à avoir installé et configuré leur Chivo Wallet, mais seuls 20 % d’entre eux ont continué à l’utiliser au-delà des 30 dollars fournis par le gouvernement. Cette somme représente près de quatre jours de salaire minimum. Plusieurs raisons ont motivé cette mesure gouvernementale rappelle le quotidien Xataka :

    • Ne plus dépendre du dollar américain
    • Corriger le pourcentage de la population non bancarisée
    • Devenir un centre d’innovation technologique (Volcano Energy)
    • Permettre aux émigrés d’envoyer plus facilement de l’argent à leur famille depuis l’étranger
    Le pays achetait 2381 bitcoins au prix de 43 300 dollars, puis en juin 2022, 80 de plus. Puis le Président annonçait en 2022 qu’il en achèterait un par jour. Selon Elementus, Le Salvador aurait l’équivalent de 63, 93 millions de dollars américains en BTC. Ainsi il est de deuxième pays derrière les États-Unis en nombre de bitcoins.

    Le projet Volcano Energy a pris forme au Salvador, un partenariat public-privé doté d’un budget initial de 250 millions de dollars, pour atteindre le milliard pour la création de cette infrastructure. Son but est de miner la cryptomonnaie.

    PaysFlux entrantFlux sortantBalanceValeur en dollars américains
    États-Unis259112189472696402 048 084 544,0
    Salvador24730247372 729 940,8
    Ukraine642064218 878 973,0
    Bhoutan131041248262118 261 436,5
    Venezuela3651252407 058 412,0
    Finlande850852 499 603,5
    Australie261492614900
    Brésil303000
    Allemagne3533353300
    Pays-Bas2010201000
    Russie171700
    Total307520233817737012 167 512 909.8 $
    La valeur du bitcoin au samedi 12 août 2023 est de 29 407,1 dollars américains, soit 26 817,81 €. « Mais cela ne signifie pas que c’est le seul bitcoin qui est entre les mains de ces gouvernements. Cela ne signifie pas non plus que d’autres gouvernements n’utilisent pas le bitcoin », explique Max Galka, PDG d’Elementus. (Sources : Forbes, Sachin Jaitly)

    Qui sont les dix « crypto-personnalités » les plus riches ?

    Pour les non-initiés les noms de ces milliardaires ne vont pas vous dire grand-chose. Il s’agit de Anthony Di Iorio, Matthew Roszak, Matthew Mellon et Joseph Lubin qui possèdent chacun près d’un milliard de dollars. Quoique pour le dernier, la fourchette haute affiche 5 milliards. Michael Novogratz et Brian Armstrong affichent 2,1 milliards chacun. Ameron et Tyler Winklevoss, les jumeaux devenus célèbres grâce ou à cause de Mark Zuckerberg et de Facebook, 3 milliards.

    Plusieurs cryptomonnaies ont vu le jour depuis l’avènement du Bitcoin, mais attention le bitcoin est limité à 21 millions d’exemplaires. Régulièrement, les ransomwares Lockbit, Play, Akira… exigent un versement de la rançon en cryptomonnaie, Bitcoin, Ethereum… (Crédits : MichaelWuensch/Pixabay)

    Dans le trio de tête, Chris Larsen près de 8 milliards, Brad Garlinghouse 10 milliards et Changpeng Zhao, dit CZ a une fortune personnelle de 10,2 milliards de dollars. Mais c’est la légende et créateur de la cryptomonnaie, derrière le pseudonyme de Satoshi Nakamoto qui détient le plus de bitcoins, avec 1,12 million de BTC (1 125 150 exactement). Ce dernier aurait au cours du samedi 12 août 2023, plus de 33 milliards de dollars.

  • Le ransomware Play revendique la cyberattaque contre la Fédération Française de Rugby

    Le ransomware Play revendique la cyberattaque contre la Fédération Française de Rugby

    La finale du championnat de France vient juste de couronner Toulouse face à La Rochelle, qu’un coup de tonnerre tombe sur l’ovalie, à moins de 78 jours de la coupe du monde. Mais le groupe revendique et affiche ce mercredi 21 juin 2023 d’autres victimes françaises. Le groupe Pacte novation basée à Issy-les-Moulineaux. Le premier est spécialisé en ingénierie informatique, mais comprend Novasys Inégénierie et Assigraph International. Puis le groupe Salins, l’un des principaux saliniers européens.

    C’est par un post de l’Union Sportive Néracaise qui annonçait que la Fédération française de Rugby avait subi une « cyberattaque majeure » le 12 juin dernier que l’information apparaissait. Le 21 juin 2023, la fédération n’avait pas donné de nouvelle suite à la mise en place d’une cellule de crise. Le groupe criminel Play indique laisser un délai avant la publication des données le 27 juin.

    Le communique de presse a été publié ce jeudi 22 juin.
    « La Fédération Française de Rugby tient à rappeler que la protection des données du réseau fédéral reste une de ses plus grandes priorités.. » (Crédits: Capture d’écran/FFR)

    La fédération à depuis publié un communiqué indiquant que l’attaque serait survenue entre le 7 et le 8 juin. « Dès que l’attaque a été identifiée, le 8 juin à midi, les équipes de la FFR ont rapidement pris des mesures », explique l’entité. Cette attaque a principalement affecté les serveurs de messagerie. C’est également le cas pour les groupes Salins et PacteNovation. Le site du dernier n’est plus accessible en ligne.

    Le groupe de cyberdélinquants Play affiche 19 victimes de leurs attaques dans le même jour de la fête de la musique. LeMagIT informait de cette mise en ligne et revendication de la cyberattaques. (Crédits : capture écran/Play)

    La firme usant du ransomware a également mis en ligne les entreprises Luis Simoes dans la logistique et le transport au Portugal, Allpro Consulting Group au Texas, PWI Engineering dans le New Jersey, Omnipol en Tchéquie… Tout autant d’entreprises qui risquent de voir leurs données accessibles à tout un chacun sur le dark web.

  • Cyberattaques contre l’administration suisse

    Cyberattaques contre l’administration suisse

    L’administration suisse a fait les frais de plusieurs attaques par déni de services (DDoS). Les allocutions du président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, à l’étranger sont souvent suivies d’une cyberattaque. Ainsi le conflit armé se trouve d’un côté, le conflit cybernétique de l’autre. Plusieurs entités de l’administration suisse étaient inaccessibles le lundi 12 juin 2023. La raison en est une attaque DDoS contre les systèmes de l’administration fédérale. Les sites WEB en question sont à nouveau accessibles.

    À trois jours de l’allocution du président ukrainien par vidéo, au parlement suisse ce jeudi 15 juin à 14h, la chambre subissait une attaque DDoS. Le groupement NoName057(16) a revendiqué en ligne cette attaque. Ce groupe était également à l’origine de l’attaque sur parlament.ch rendue publique la semaine dernière.

    En effet jeudi 8 juin 2023, le président du Conseil national, Martin Candinas, alertait ses collègues de l’accessibilité intermittente du site du parlement helvétique. Peu de temps après les autorités affirmaient que « La cause en était des attaques contre l’infrastructure du site web, qui ont pu être neutralisées par des mesures appropriées. Aucun système interne ni aucune donnée n’ont été touchés ».

    Hasard du calendrier ou non, l’attaque contre l’État suisse s’est produite le 12 juin, « Jour de la Russie ». C’est un jour férié qui marque la proclamation, en 1990, de la souveraineté de la Fédération de Russie vis-à-vis de l’URSS, explique Le Matin. (Crédits : Le Matin)

    Le Temps révélait la cyberattaque contre la société de solution informatique allemande Xplain. « Compte tenu des informations actuelles, l’attaque par rançongiciel contre l’entreprise Xplain, dans le cadre de laquelle une partie des données volées a été publiée sur le darknet, pourrait également concerner des données opérationnelles de l’administration fédérale. Des analyses approfondies sont en cours », affirme le Centre national pour la cybersécurité. Ce qui est sûr, le groupe russophone NoName057(16) n’est pas un inconnu outre Rhin. Des attaques DDoS avaient visé l’Assemblée nationale française.

    Six fichiers compressés de plus de 2.5 GB de données sont accessibles sur le site de fuite du ransomware Play. (Crédits : capture d’écran/Play)

    Le 31 mai dernier, une attaque contre le stationnement payant était-elle une coïncidence à la venue du président français à Bratislava ? Quoi qu’il en soit le stationnement payant était en dysfonctionnement toute la journée.

    Les membres du groupe CyberTriad revendiquaient l’origine de la cyberattaque.

    La ville confirmait ceci sur les réseaux sociaux : « En raison d’une panne de service informatique, le paiement des frais de stationnement dans les parcmètres et les applications mobiles ne fonctionne pas actuellement. Ainsi, le paiement des frais de stationnement dans les zones réglementées par le PAAS ne sera pas vérifié aujourd’hui jusqu’à 12h00. Nous travaillons à la réparation de la panne, merci de votre compréhension ». Un autre post apparaissait à 16h, le problème n’étant pas encore réglé.

  • Ransomware : cyberattaques d’hôpitaux, industries pharmaceutiques, universités…

    Ransomware : cyberattaques d’hôpitaux, industries pharmaceutiques, universités…

    Peu importe le continent ou le pays, les cyberattaques continuent. Des noms des groupes tels que BlackCat, Clop, LockBit, Vice Society… pour ne citer qu’eux. Les cybergroupes criminels affichent de très nombreuses victimes. De nombreuses personnes voient donc leurs données jetées en pâture. Quelles personnes sont à condamner ? Il serait facile de dire que la faute incombe à l’être placé entre le bureau et la chaise. La difficulté semble être multiple, où chacun porte une part de responsabilité.

    Si de nombreuses attaques cybernétiques sont revendiquées, combien ne le sont pas ? Le plus inquiétant est sans doute ces dernières. Le vol de données pour des raisons étatiques, d’espionnage industriel, purement crapuleuses, ou pour de la surveillance de nos amis, de nos ennemis, faites vos jeux. Depuis le début de l’année les attaques vont crescendo.

    Selon Kron Briefing, 117 cyberattaques ont eu lieu en janvier 2023, 124 en février et 149 en mars dans le monde. En avril, elles seraient de 86. De janvier à mars 2023, le trio de tête est composé des États-Unis, de l’Allemagne et de la France. Au 27 avril, l’Allemagne afficherait 18 attaques subies, le Canada 11, Israël 10, les États-Unis 8 et la France 6. L’hôpital Pembina aux États-Unis (Pembina County Memorial Hospital) voit plus de 200 Mo de données sensibles diffusées par Avos Locker en guise de preuve. Le reste des données est à vendre.

    Le ransomware BlackCat revendique les attaques contre la firme suisse Bernina qui fabrique des machines à coudre et à broder, l’Indien Sun Pharma, le Brésilien Fundação Carlos Chagas, l’Américain Transformative Healthcare qui fournit des solutions de soins à divers hôpitaux. Les opérateurs revendiquent avoir exfiltré plus d’un TB de données (Rapports médicaux, rapports du personnel paramédical, détails sensibles sur les patients, factures, contacts, informations sur les partenaires…).

    Chez Vice Society, l’armateur grec Neptune Lines, les universités Lakeland et Lewis et Clark avec bien sûr de très nombreux documents confidentiels. Des groupes français sont affichés. Le ransomware Play indique rendre publiques prochainement les données d’entités françaises : un groupe de Commissaires de Justice à Bordeaux, le groupe Gambetta. De son côté, Lockbit menace l’entreprise BG2i en formation professionnelle en Pays de Loire… La liste s’implémente à chaque instant.

  • Le ransomware Play n’a pas touché BMW-Mini France, mais un concessionnaire

    Le ransomware Play n’a pas touché BMW-Mini France, mais un concessionnaire

    Le 28 mars 2023, le ransomware Play revendiquait une attaque cybernétique contre BMW en France. Dans un communiqué la marque allemande assure accompagner et supporter « le concessionnaire et son équipe tout au long des étapes à venir et dans les démarches nécessaires ». En 2019, les marques de constructeur BMW et Hyundai avaient subi des attaques informatiques liées au groupe Ocean Lotus (APT32). Il y a quatre ans, en avril 2019 une fuite de données impactait 3,1 millions de clients des marques Toyota et Lexus.

    Pourquoi s’en prendre à des constructeurs automobiles ? Adoptons comme point de référence la France. Selon Statistica, pour le trajet domicile-travail la voiture personnelle reste utilisée majoritairement : « 69 % des Français interrogés, contre 23 % pour les transports en commun et 14 % le vélo personnel ». Il faut ajouter 8 % d’individus qui usent un véhicule partagé.

    L’automobile est le moyen de déplacement plébiscité à travers le monde. Plus de trois quarts des personnes interrogées vivant en France sont donc propriétaires ou locataires de leurs voitures. En leasing comme en achat, de nombreuses informations se révèlent être des mines d’or pour des opérations malveillantes.

    Les experts informatiques « ont pu localiser une brèche dans le système informatique d’un concessionnaire local, qui est une entité juridique indépendante de BMW France », relate LeMagIT. Ferrari en mars 2023, Tesla en janvier 2022 subissaient des cyberattaques, (Crédits : Adrian Maur/Pixabay)

    La menace de publication de « données confidentielles privées et personnelles, des documents clients, des contrats, des informations financières, etc. » avait été mise à exécution le 9 avril 2023. Le ransomware Play a divulgué douze fichiers de 500 MB et un de 334 MB, soit 6,2 GB de renseignements compressés.

    Ce qui représente 7,9 GB une fois décompressées. Tout les documents sont datés de la période de 2020 à 2022 évaluations des stocks en neufs et occasions, bon de commande, brochure interne, programmes informatiques, fiche avec type, couleur et numéro d’immatriculation de voiture avec prénom, nom du client, des suivis de garantie…

    Les entreprises organisent des compétitions pour éprouver leurs sécurités. En 2023, c’est Synacktiv qui remporte le Graal. Lors de compétition internationale de piratage Pwn2Own 2023 à Vancouver. Leur victoire s’est déroulée en infiltrant une Tesla Model 3 en moins de deux minutes…

  • BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    Lundi 27 mars 2023, le site de l’Assemblée nationale a été mis hors ligne quelques heures. Une attaque par déni de service distribué (DDoS) est à l’origine du dysfonctionnement. L’attaque cybernétique serait l’œuvre du groupe #NoName057 (16). L’entité qui se revendique prorusse affiche sur le réseau Telegram ses attaques. La réforme des retraites engagée par le gouvernement français, n’est en rien l’élément déclencheur. Le soutien de la France à l’Ukraine serait le grief.

    Durant la majeure partie de la journée de lundi, le site WEB de l’Assemblée nationale affichait « Le site est actuellement en maintenance ». L’attaque serait due au soutien de la France à l’Ukraine. Ce, dans le conflit qui l’oppose à la Russie depuis plus d’un an. Le groupe pro-Kremlin est à l’origine d’une série d’attaques DDoS au cours des derniers mois. Ses victimes sont notamment des aéroports polonais et des sites WEB administratifs après que Varsovie ait livré des chars Leopard à l’Ukraine. Des cibles existent au Danemark, en République tchèque, Finlande et en Lituanie relate Politico.

    Le message affiché par le site de l’Assemblée nationale à la suite de l’attaque DDoS revendiquée par le collectif NoName057 (16), ce lundi 27 mars 2023. (Crédits : Capture d’écran)

    L’accès au site de la chambre basse a été rétabli aux alentours de 17 heures, le 27 mars. L’attaque « est restée circonscrite à l’accès au site et n’a pas eu de conséquences sur son fonctionnement […] ni sur les données des parlementaires et des agents », relate l’Assemblée dans un communiqué de presse.

    Le groupe d’opérateurs derrière NoName057 (16) ciblait plusieurs banques danoises lors d’une attaque par DDoS mardi 10 janvier 2023. Parmi elles figuraient certaines des plus grandes institutions financières, dont la Jyske Bank et la Sydbank. (Crédits : Johan Wessman/CC BY 3.0)

    Selon le dernier rapport publié par l’ENISA, la crise russo-ukrainienne définit une nouvelle ère pour la cyberguerre et l’hacktivisme. « Le paysage des attaques DDoS, à l’instar de ce qui s’est passé pour COVID-19 après 2019, a été affecté par les changements géopolitiques introduits par la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a débuté le 24 février 2022 lorsqu’une série d’attaques coordonnées a été lancée contre le gouvernement ukrainien et les institutions financières. »

    Le ransomware Play News revendique l’attaque de BMW France. Selon toute vraisemblance, les opérateurs laissent jusqu’au 9 avril 2023 à l’entité pour négocier. Passé ce délai, les données seront probablement publiées comme c’est le cas pour La Cave Beblenheim ou le cabinet d’expertise comptable Paillet & associés par LockBit 3.0. (Crédits : capture d’écran)

    Lundi 27 mars 2023, c’est également le système informatique de l’entreprise Séché Environnement qui était victime d’une cyberattaque. L’origine de cette attaque n’est pas encore identifiée, mais Séché Environnement a déposé plainte explique France Bleu.

  • Le ransomware Play affiche de nombreuses victimes dont la Cave de Beblenheim en France

    Le ransomware Play affiche de nombreuses victimes dont la Cave de Beblenheim en France

    La firme outre-Atlantique A10 Networks est victime du ransomware Play. Le 7 février 2023, elle prévenait le gendarme américain des marchés boursiers qu’un « incident de cybersécurité dans son infrastructure IT corporate » s’était déroulé. La quantité de données dérobées n’est pas connue, seul un volume d’environ 4,3 Go d’informations compressées est affiché. L’Allemand InPro Electric, le Suisse Energie Pool Scheiwz, l’Italien Microgame SpA et l’Américain ACSCM accompagnent les autres victimes.

    Si l’attaque contre l’équipementier A10 Networks avait été identifiée le 23 janvier 2023, elle est ajoutée sur le site de fuite que le 9 février. La divulgation d’une partie, ou de la totalité des données exfiltrées a eu lieu le 14. Contrairement à certains, rien n’indique une diffusion complète comme ce fut le cas pour la compagnie Argentine Cetrogar ou le Français ITS Group.

    Les dernières victimes du ransomware sont plus dans l’ingénierie, les énergies ou dans le domaine de l’IT, contrairement à la Cave de Beblenheim. (Crédits : capture d’écran/Play)

    Ce dernier est à la fois « une ESN française qui a développé une expertise unique dans les infrastructures et les opérations IT, mais également un groupe d’experts qui vous accompagne dans l’ensemble de vos projets couvrant le spectre informatique. » Pour l’Écossais Arnold Clark, c’est actuellement 467 GB revendiqués en deux parties. La première compte 32 dossiers pour 15,4 Gb et la seconde se compose de 55 fichiers pour 27,4 GB compressés.

    Le français Cave de Beblenheim voit afficher 7 fichiers de données compressés. Six sont de 500 Mo et le dernier de 412,2 Mo, soit 3,3 Gb. Une fois décompressé, c’est un total de 7419 éléments pour un total de 4,9 GB. Ainsi au fil de la découverte des fichiers, de nombreux d’information clients s’étalent, et même des photos personnelles. Comme toutes industries, des magasins partenaires en France et à l’international, des factures, des listings de ventes… sont ainsi à la vue de tous.

  • La justice argentine aux prises avec le ransomware Play

    La justice argentine aux prises avec le ransomware Play

    Depuis le samedi 13 août 2022, le système judiciaire argentin est paralysé. Le pouvoir juridique est victime d’un groupe d’opérateurs derrière le ransomware « Play ». Une huitaine après, rien n’est revenu à la normale. La justice a préféré mettre hors service ses systèmes informatiques à la suite de la cyberattaque. L’enquête est en cours pour déterminer les auteurs à la base de cette attaque informatique. Un « plan d’urgence » pour faire face à la situation. Il y a eu un « congé judiciaire » la semaine passée pour toutes les affaires traitées par voie électronique.

    « Toutes les mesures nécessaires sont prises pour pouvoir identifier les personnes à l’origine de cette manœuvre », a annoncé le procureur Franco Pilnik. Ce qui est sur c’est que les fichiers numériques ne peuvent toujours pas être lus ni consultés. Le président du barreau de Río Cuarto, Esteban Marrero, a déclaré jeudi 18 août qu’en raison du piratage du système judiciaire, plus de 80 % des procédures sont stoppées.

    Le traitement des affaires en cours d’audience est suspendu. Le système judiciaire est dans un état de semi-paralysie parce que les femmes et hommes de loi ne peuvent pas travailler comme il se doit, ce depuis la cyberattaque qui s’est produite il y a maintenant dix jours. « Nous ne sommes pas en mesure de fournir des services sûrs, comme je le disais, nous ne sommes pas en mesure d’accéder aux systèmes d’administration des dossiers. […] Aujourd’hui pratiquement 100 % des procédures judiciaires sont numériques. Elles sont virtuelles et incapables de fonctionner en raison de la cyberattaque », expliquait lors de la conférence de presse Ignacio Segura, le président du collège des avocats de Córdoba, en Argentine.

    Lors de la conférence de presse Ignacio Segura, président du collège des avocats de Córdoba, en Argentine, commentait durant plus de dix minutes la situation et les contre-mesures mises en place. Le pouvoir judiciaire se remet peu à peu, en pansant les plaies les plus urgentes. (Crédits : YouTube)

    Un retour progressif du système implique, selon Ignacio Segura, tout d’abord l’ouverture de l’intranet. « C’est-à-dire que le système pour les utilisateurs internes, fonctionnaires et employés, a été ouvert aujourd’hui à 9 heures (le 22 août 2022) avec quelques restrictions. Le travail du système judiciaire est ralenti, beaucoup de choses doivent être faites à la main alors qu’elles étaient faites par ordinateur, on ne peut pas accéder aux données, dans le cas des procès, on ne peut pas accéder à la documentation, mais les preuves n’ont pas été endommagées. »

    Selon Bleeping Computer, une liste d’adresses e-mail d’employés aurait été divulguée dans le cadre de l’attaque informatique de Globant en mars dernier. Elle était diligentée par Lapsus$. Ce qui aurait peut-être permis aux opérateurs de mener une opération de phishing pour usurper des informations d’identification.

    Ce n’est pas la première fois qu’une agence gouvernementale en Argentine subit une attaque de ransomware. En septembre 2020, le ransomware Netwalker avait attaqué la direction nationale d’immigration, en exigeant une rançon de 4 millions de dollars.

    Les opérations de phishing permettent de coordonner de plus grandes attaques à des fins malveillantes dont le but est l’argent. Le Sénat argentin avait subit une attaque plus tôt dans l’année, mais des accès étaient mis en vente par Everest. (Crédits : Infobae)

    Le jeudi 27 août 2020, le ransomware NetWalker compromettait les données de la Direction nationale de l’immigration. Un message d’extorsion indiquait que s’ils ne payaient pas pour récupérer les informations exfiltrées, les opérateurs divulgueraient les données. En jeu, 22 dossiers avec des informations d’ambassades, dont celle des États-Unis, des rapports d’Interpol et de l’AFI (Federal Intelligence Agency), entre autres.