Tandis que la politique américaine fait chuter les bourses mondiales, un pays qui a souffert voit ses habitants pousser à nouveau un cri de désespoir. La crise du logement en Espagne est telle que dans 40 villes de la péninsule ibérique des milliers de manifestants défilent ce samedi 5 avril 2025. Leurs volontés sont toutes simples : vivre ! Si à Paris les logements vides sont nombreux, rien de comparable à l’Espagne. Des dizaines de milliers de manifestants déambulent dans les rues de Madrid, Valence, Séville, Malaga, Las Palmas de Gran Canaria…
Qui ne rêve pas de louer un appartement cosy, bien situé. Qui ne rêve pas de fonder une faille et d’acquérir sa maison, avec un jardin pour les enfants. Qui ne rêve pas de dormir au chaud, dans un lit sous un toit. Tandis qu’en France certains dorment dehors le long de la verrière de la gare Saint-Jean, à Bordeaux. Tous ou presque. Sauf qu’en Espagne, des milliers et des milliers de personnes ont défilé ce samedi 5 avril 2025.
Au bord de l’agonie
Les Espagnols descendent une fois de plus dans la rue. Ils expriment leurs désarrois face à la crise du logement qui traverse la péninsule. Emplis de colères, de peurs, ils manifestent, car le loyer engloutit la majeure partie du pouvoir d’achat, s’il en reste. Car un projet de vie passe inéluctablement par l’obtention d’un toit. Sans un domicile, pas de projet, pas de sécurité, pas d’autonomie…
Le pays est passé, en construction de logements de 600 000 à 90 000. Depuis la crise de 2008, les constructions de maisons s’effectuent au compte-gouttes. Si bien, que les nouveaux ménages ne peuvent s’envoler, car l’offre et la demande occasionnent la flambée des prix de vente et de location.
Ici, les manifestants protestent contre les prix du logement à Málaga. Des relents de la cohabitation dans une même maison à étages, parents, grands-parents et petits enfants sous le même toit. « Il n’existe aucun pays économiquement avancé […] dans lequel le système de marché produit des logements que les pauvres peuvent se permettre », a écrit l’économiste John Kenneth Galbraith. L’avertissement de la crise de 1992 en Espagne apparaît fin de l’année 2024 comme une prophétie réalisée. (Crédits : García-Santos/El País)
Le même économiste explique à 86 ans que « si vous baissez les salaires, vous augmenterez le chômage ». Les vases communicants entre l’accession à la propriété et la location sont liés. Si le premier se complique, la pénurie atteint le second. « Les données générales ne sont pas très encourageantes : 5,5 millions de foyers sont confrontés à l’exclusion résidentielle », déclare le porte-parole de Provivienda.
Celui qui avait subi une cyberattaque le 5 mars 2023 voit quatre mois plus tard tout ou partie de ses données en libre accès sur le DarkWeb. Suite à cette offensive cybernétique et à la propagation des informations, l’entité de santé alerte sur les possibles tentatives de malversations. « Il est conseillé à chacun d’être attentif au risque de faire l’objet de tentatives de fraude ou d’usurpation d’identité ou de fraude ». Les données diffusées représentent plus de 4, 5 Térabytes, soit 4500 GB.
Les cybercriminels usant du ransomware « Ramsom House » qui ont mené la cyberattaque contre l’hôpital le 5 mars dernier, ont publié toutes les données qu’ils ont dérobées selon l’hôpital, qui a confirmé que la publication ou l’utilisation de ces données constituait un délit.
Cinq jours après l’attaque, une demande de rançon de 4,5 millions de dollars était formulée. Le but était de restituer les données, contre menue monnaie. La Generalitat s’y refusait. La réponse des opérateurs derrière Ransom House ne se faisait pas attendre. Le 30 mars, le groupe publiait entre trois et quatre gigaoctets des informations volées. Le 16 avril, les pirates ont à nouveau livré des données volées.
Des lignes et des lignes de données se suivent, des dossiers de protocoles, des informations sur des biopsies… sans parler des informations concernant le personnel, rien n’échappe à cette fuite massive d’informations. (Crédits : capture d’écran/Ransom House)
Dans le communiqué du 5 juillet 2023, l’établissement de santé met en garde « tous ceux qui pourraient accéder, intentionnellement ou non, aux données confidentielles volées illégalement, qu’ils pourraient commettre un délit de divulgation de secrets prévu par le Code pénal, et que le corps des Mossos d’Esquadra pourrait les poursuivre dans le cadre des procédures policières et judiciaires correspondantes ».
La société espagnole Hiberus victime d’une cyberattaque. L’entreprise a détecté il y a quelques jours qu’un groupe de cybercriminels avait infiltré via une cyberattaque une partie du réseau de l’entreprise. Cette attaque des systèmes d’information a été contenue et l’entreprise fonctionne désormais normalement, relate l’entreprise. De l’autre côté, l’université publique Pompeu Fabra a alerté les Mossos et l’agence catalane de cybersécurité suite l’incident informatique de ce mardi 13 juin 2023.
En octobre 2021, l’université de Barcelone, l’UAB ne répondait plus, totalement déconnecté de l’Internet. Mais hier, c’est l’université Pompeu Fabra de Barcelone qui réussissait à rétablir la connexion au réseau internet après plusieurs heures. L’établissement avait établi un plan de mesures préventives pour éviter un incident informatique qu’elle a pu détecter. En attendant la résolution de l’incident, l’équipe informatique décidait de préserver les données de l’université en coupant la connectivité avec le monde extérieur.
La UPF activa un pla de mesures preventives per evitar un incident informàtic pic.twitter.com/EhJPjX3QbP
« Les mesures prises visent à assurer le bon fonctionnement de l’infrastructure informatique de l’université. En ce sens, la collaboration de l’ensemble de la communauté universitaire est sollicitée afin de minimiser les risques éventuels et de garantir le développement normal de la vie universitaire », assure le communiqué.
Diplômes universitaires falsifiés
La police nationale ibérique annonçait sur Twitter avoir arrêté 20 personnes qui ont acquis des diplômes universitaires falsifiés. Une organisation proposait moyennant finance de faux documents avec les cachets de plus de 30 universités.
🔹 Detenidas 20 personas por adquirir títulos universitarios #falsificados a través de #Internet
Una organización criminal extranjera ofrecía a españoles documentos falsos con sellos troquelados de más de 30 universidades 🇪🇸
L’entreprise de conseil en technologie Hiberus atteste avoir subi une attaque, qui a affecté ses systèmes d’information. Des documents relatifs aux contrats de travail et aux fiches de paies semblent être exfiltrés relate Escudo Digital. Ce que confirme la firme dans son communiqué. Les conséquences pourraient être la divulgation des données volées.
Selon le désir, la somme a débourser allait de 300 à 1000 euros. Les exfiltrations de données peuvent servir à créer de faux diplômes, pièces d’identités… L’administration suisse était ciblée par des cyberattaques de type déni de services, chaque offensive dépeint une volonté de nuire. (Crédits : Policia Nacional)
Selon Hiberus, la cyberattaque a été maîtrisée et, dès qu’elle en a eu connaissance, elle a activé toutes les mesures de réponse immédiate, « y compris nos équipes d’experts en cybersécurité et des collaborateurs externes pour garantir la sécurité de nos systèmes ». Elle indique avoir procédé à la révision et à la mise à jour de ses systèmes antivirus et que des mesures « correctives » qu’elle a mises en œuvre consiste à notifier l’incident à l’Agence espagnole de protection des données et à la police nationale. « Dans le cadre des mesures préventives de l’entreprise, nous travaillons déjà à l’amélioration et à l’évolution de nos systèmes de sécurité. »
En Espagne, depuis le dimanche 5 mars 2023, l’hôpital Clínic de Barcelone est confronté à une attaque cybernétique. Le retour s’opère au bistouri. Selon les informations, l’hôpital Saint-Pierre dans le centre de Bruxelles a dévié les appels d’urgences (112) vers d’autres établissements. Les urgences ont été provisoirement fermées. En France, c’est le CHU de Brest qui a subi une attaque cybernétique le 10 mars. « Un fonctionnement en mode dégradé est en place », a ajouté l’ARS.
Selon les informations communiquées par l’ARS de Bretagne l’hôpital aurait effectué le nécessaire dès la découverte de l’incident. Une cellule de crise est activé. L’ANSSI effectuent des opérations de renforcement au niveau de la sécurité. Les consignes ont été données à l’ensemble des personnels. « Nous avons interdiction absolue de nous connecter à internet ou d’envoyer des mails », relate une salariée au journal Ouest-France. Le 8 février dernier, le CERT santé faisait état de 588 déclarations d’incidents de cybersécurité en 2022, dont 27 par ransomware.
Au sein de l’hôpital barcelonais, le personnel est de retour au papier crayon, sans avoir accès au dossier des patients informatisés. Comme c’est le cas dans chaque établissement de santé victime d’une attaque cybernétique, avec une mise à l’isolement de son réseau et des systèmes d’information. (Crédits : Francisco Àvia/Hospital Clínic)
Deux jours avant la déclaration du CERT, le CHU de la Réunion est victime d’une cyberattaque. La direction communiquait qu’elle était « contenue ». De l’autre côté, le groupement hospitalier de territoire Nord-Ardenne (GHT) revient petit à petit à la normale cinq mois après la tentative échouée d’un ransomware. « La réouverture du système d’information du GHT sur l’extérieur se fera progressivement […] »
Retour à la normale en Belgique
Samedi 11 mars, dès les premières heures, une panne généralisée rendait inaccessibles de nombreuses applications, dont les dossiers des patients. Si tout semble être revenu à la « normale », les responsables de l’hôpital se disent prudents sur l’évolution possible. Selon le journal belge La Libre l’hôpital n’a pas eu à subir, au stade actuel de l’enquête, ni fuite ni vol de données. Le site internet n’était pas accessible le 15 mars 2023, il est de retour en ligne dès le lendemain.
« Pour l’heure nous n’avons pas constaté de vol ou de fuite de données médicales […] les investigations sont toujours en cours », assure le CEO. Les autorités n’ont pas communiqué sur l’origine, l’objectif, ni si une demande de rançon a été réclamée. Lundi matin, toutes les activités de consultations et d’hospitalisations programmées seront assurées normalement.
L’hôpital de Barcelone panse ses plaies
L’Hôpital Clínic de Barcelona se remet lentement de la cyberattaque dont il a été victime la semaine dernière. Le ransomware à l’origine est RamsonHouse, menace de publier et de revendre les données volées s’il ne payait pas 4,5 millions de dollars. Le gouvernement catalan a déjà prévenu qu’il ne paierait pas un cent. Des informations sensibles dont des essais cliniques sur le cancer et les maladies auto-immunes, domaines dans lesquels l’hôpital est à l’avant-garde seraient susceptibles d’être diffusées.
Une femme observe un écran avec le message d’erreur de non-accessibilité du site WEB dans l’un des couloirs du Clínic, lors de la cyberattaque. (Crédits : Manu Mitru/ElPeriodico)
Pour l’instant, seuls 30 % des serveurs sont remis en ligne. L’ensemble est en train d’être analysé pour s’assurer qu’il n’y a aucune trace persistante, ni de code endormi pour une octroyer une backdoor ou autre danger. Ce travail est effectué conjointement par la Direcció de Sistemes d’Informació et de l’Agència de Ciberseguretat de Catalunya.
Une attaque informatique rendait inopérants les différents services de centre de santé espagnols. Au sein des treize établissements, trois hôpitaux Moisès Broggi, Dos de Maig et Creu Roja de L’Hospitalet. L’incident se produisait aux premières heures de vendredi 7 octobre 2022. L’ensemble fait partie intégrante du Consorci Sanitari Integral (CSI). Selon le ministère de la Santé, les professionnels hospitaliers de chaque centre concerné continuent à s’occuper des urgences, et de l’ensemble des tâches qu’ils peuvent effectuer sans ordinateur, en attendant que l’incident soit résolu.
Le consortium public CSI compte l’hôpital barcelonais Dos de Maig, Moisès Broggi situé à Sant Joan Despí et l’hôpital général de L’Hospitalet. Toutes les interventions comme l’accès aux dossiers médicaux, l’envoi de courriels, la saisie de données n’ont pu être effectuées. Tant et si bien que de nombreuses visites ont été purement et simplement reportées.
En décembre 2021, la Generalitat subissait l’une des cyberattaques les plus importantes contre ses systèmes d’information, causant, entre autres, des problèmes dans le système informatique La Meva Salut, qui permet l’accès numérique au système de santé. (Crédits : DR)
Le ministre espagnol de la Santé, Josep Maria Argimon i Pallàs, admettait, lors d’une visite, la gravité de l’incident. « C’est une attaque qui est importante, mais nous travaillons et nous espérons inverser la tendance le plus rapidement possible pour continuer à fournir des soins », a-t-il déclaré.
Está garantizada la atención urgente y los profesionales también pueden pasar visita, aunque sin ordenadores
Portavoces del CSI
Les Mossos enquêtent auprès des trois hôpitaux dont les conséquences subies seraient causées par un ransomware, sans en dévoiler davantage. « Nous sommes en train d’évaluer les effets, bien que les soins urgents soient garantis et que les professionnels puissent également s’y rendre, mais sans pouvoir utiliser les ordinateurs pour quoi que ce soit », a déclaré le CSI. Les techniciens informatiques du Consortium et les professionnels de l’Agence catalane de cybersécurité conjointement avec l’ANSSI espagnole sont à pied d’œuvre.
L’hôpital Moisès Broggi avait déjà été touché en septembre 2020 par une cyberattaque visant à l’extorsion, qui avait affecté des systèmes tels que la téléphonie, la messagerie et la radiologie. (Crédits : TVE)
Outre les trois hôpitaux, l’attaque a également touché trois centres de soins primaires. Le CAP Sagrada Família à Barcelone, le CAP Torrassa et le CAP Collblanc, à L’Hospitalet de Llobregat. Sans oublier le centre de soins spécialisés Cornellà de Llobregat, le CAE Sant Feliu de Llobregat, l’hôpital Sociosanitari de l’Hospitalet, le CAE Ronda la Torrassa, et la résidence Francisco Padilla sont également concernés. Rien qu’en 2020, la Generalitat a subi, selon les informations fournies par l’administration espagnole au quotidien El País « 800 millions de cyberattaques et 1 000 incidents ayant entraîné l’intervention de l’Agence catalane de cybersécurité ».
Dix-sept morts, vingt-deux blessés, soixante-cinq personnes en état de choc, ainsi que trois terroristes abattus par les forces de l’ordre sont les victimes des attentats 7 et 9 janvier 2015 en France. Un jour de deuil national est décrété le 8 janvier et les drapeaux sont en berne sur les bâtiments publics pour trois jours. Cinq années plus tard, un attentat au hachoir était perpétré dans les anciens locaux de Charlie Hebdo. Zaheer Hassan Mahmood passait aux aveux dès le lendemain, le 26 septembre 2020.
La police nationale espagnole a interpelé, le 23 février 2022, cinq adeptes d’une organisation responsable d’attentats en France et au Pakistan en Catalogne et en Andalousie. Cinq citoyens pakistanais étaient appréhendés à Barcelone, Gérone, Úbeda (Jaén) et Grenade dans le cadre d’une opération coordonnée par l’Audience nationale contre les partisans d’un mouvement pakistanais considéré comme terroriste.
Selon les forces de l’ordre, les arrestations ont été effectuées pour leur implication présumée dans les crimes de collaboration avec une organisation terroriste, d’apologie et d’incitation à commettre des actes terroristes. Le 24 février 2022, la justice ibérique a ordonné leurs placements en détention préventive immédiatement. (Crédits : capture d’écran/Policía Nacional)
Il s’agit du même groupe auquel appartenait, Zaheer Hassan Mahmood, auteur de l’attentat au hachoir contre l’ancien local de Charlie Hebdo en France, le 25 septembre 2020. Selon des sources judiciaires, les hommes arrêtés sont de jeunes adeptes basés en Espagne du prédicateur radical pakistanais Khadim Hussain Rizvi. En plus de louer l’action criminelle perpétrée contre CharlieHebdo, ils avaient également diffusé des slogans en faveur de l’auteur de la décapitation de l’enseignant français,Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020. Il apparaissait que Zaheer Hassan Mahmood était lié à un mouvement pakistanais qui prône le meurtre de toute personne qui blasphème contre le prophète ou l’islam.
https://twitter.com/i/status/1496917341497663499
L’opération, menée par la Brigade provinciale d’information de Barcelone et le Commissariat général d’information, a compté avec la collaboration des Brigades provinciales d’information de Gérone, Grenade, Jaén et Murcie, du Centre national d’intelligence (CNI) et de l’agence de police EUROPOL.
Les jours se suivent, et semblent se ressembler. Un hôpital israélien victime d’une attaque par ransomware, l’université de Sunderland fortement perturbée, la chaîne Meliá Hotels International affectée début octobre par un code malveillant, Olympus leader américain dans le domaine des technologies médicales est au chevet des experts, Banco Pichincha plus grande banque privée d’Équateur est hors service… jusqu’à l’utilisation du presse-papiers pour dérober 24 millions de dollars en cryptomonnaies.
L’institution de cyberveille du gouvernement français alertait que FIN12 visait différents secteurs, dont l’éducation, la santé, la finance, la manufacture, et l’ingénierie. « FIN12 est un groupe cybercriminel particulièrement “agressif”. Ses proies sont essentiellement localisées en Amérique du Nord, en Asie Pacifique, ainsi qu’en Europe, l’agence. Auparavant, ce groupe était identifié sous le nom UNC1878. Il est réputé pour ses attaques envers les acteurs du domaine de la santé. »
« L’hôpital utilise actuellement des systèmes alternatifs pour traiter ses patients. Les traitements médicaux se poursuivent comme d’habitude, à l’exception des procédures électives non urgentes. L’incident a été immédiatement signalé au ministère de la Santé et à Cyberpro, et pris en charge », explique l’institut. (Crédits : capture d’écran)
L’investigation des services israéliens déterminera s’il y a un lien avec ledit groupe. Le centre médical Hillel Yaffe, situé dans la ville d’Hadera affirme pouvoir continuer à fonctionner, à l’exception des procédures non urgentes, en passant à des systèmes alternatifs. « Le ministère de la Santé et la direction nationale de la cybernétique ont été informés des détails de l’incident et coopèrent à l’enquête et au traitement de l’incident », a déclaré le ministère. En ajoutant que des avertissements avaient été envoyés à titre préventif à d’autres hôpitaux. En septembre, la société israélienne de cybersécurité Check Point a indiqué que les institutions de l’État étaient l’objectif de deux fois plus de cyberattaques que la moyenne des divers pays du monde, y compris le secteur de la santé, qui subit en proportion 1 443 attaques par semaine. Le rapport a révélé qu’en moyenne, une organisation ou entreprise israélienne sur 60 est ciblée chaque semaine par des attaques de ransomware, soit une augmentation de 30 % par rapport au taux de 2020, selon The Times of Israel.
Le flegme britannique éprouvé
L’alerte fut donné par un gazouillis des pontes de l’université de Sunderland. Ils ont confirmé qu’un certain nombre de systèmes informatiques restaient hors service et que les cours en ligne restent suspendus. « Les étudiants sont encouragés à se rendre sur tous les campus de l’université où l’enseignement en face à face se poursuit, et des bureaux d’information seront disponibles pour offrir des conseils et un soutien. Pour ceux qui étudient à l’étranger, des plans ont été mis en place pour s’assurer qu’ils puissent continuer à le faire, avec un minimum de perturbations », explique un porte-parole de l’université.
S’il s’agit d’une opération informatique par code malveillant de type ransomware, comme l’avaient subit les facultés de Northumbria et Newcastle en 2020, l’affichage sur les réseaux sociaux d’une adresse mail n’est peut-être pas la meilleure idée (phishing). (Crédits : Facebook Sunderland)
Le site Internet de l’institut demeure également fermé pour maintenance. « L’Université continue de subir des perturbations informatiques importantes qui pourraient avoir été causées par une cyberattaque. L’université travaille actuellement avec plusieurs organismes, dont la police, pour déterminer ce qui s’est passé exactement et l’étendue des problèmes. » Elle ajoute que ces lignes téléphoniques, leur site web et systèmes informatiques sont toujours hors service, mais le campus reste ouvert, il n’y aura pas de vacances anticipées.
Plusieurs hôtels du groupe Meliá touchés
« Aux premières heures du 4 octobre 2021, une attaque informatique a été détectée qui a affecté plusieurs hôtels du Groupe, après quoi la société a activé ses protocoles de réponse et ses travaux de confinement, convoquant le Comité de crise, qui a déployé les plans de continuité des activités », indiquait le communiqué. Depuis l’accès dans divers hôtels de la multinationale, dont le Meliá Barcelona Sky, est rétabli.
Le groupe avait déjà subi ce même genre de désagrément en septembre 2021. Cette fois, c’est son réseau européen, moyen-oriental et africain qui était visé. La demande de rançon émanait des opérateurs derrière BlackMatter. (Crédits : DR)
Olympus, leader dans le domaine des technologies médicales enquête à l’heure actuelle sur un incident potentiel de cybersécurité décelé le 10 octobre 2021. Ce dernier perturbe ses systèmes aux États-Unis, Canada et Amérique latine. « Dès la détection d’une activité suspecte, nous avons immédiatement mobilisé une équipe d’intervention spécialisée comprenant des experts en criminalistique, et nous travaillons actuellement avec la plus haute priorité pour résoudre ce problème », indique Olympus dans un communiqué publié deux jours après l’attaque. Dans le cadre de l’enquête « nous avons suspendu les systèmes affectés et avons informé les partenaires externes concernés », communique sur son site mardi 12 octobre 2021. Les résultats récents de l’analyse suggèrent que l’incident a été contenu dans les Amériques sans impact connu sur d’autres régions.
La banque privée d’Équateur Banco Pichincha hors service
La plus grande banque privée d’Équateur a vu ses systèmes d’information attaqués. Durant le week-end du 9 et 10 octobre, les opérations, les guichets automatiques ainsi que son portail sur l’internet ont été perturbés. « Au cours des dernières heures, nous avons identifié un incident de cybersécurité sur nos systèmes informatiques qui a partiellement désactivé nos services. Nous avons pris des mesures immédiates pour isoler les systèmes potentiellement affectés du reste de notre réseau et avons mis en place des experts en cybersécurité pour aider à l’enquête », stipule l’organisme fiduciaire sur sa page Facebook, information partagée plus de 7 000 fois depuis sa publication le lundi 11 octobre 2021. Depuis, le statu quo demeure, c’est pourquoi mercredi matin, les files d’attente sont légion, les retraits et les paiements par carte ne pouvaient être réalisés que dans les agences.
Un employé de banque a poliment précisé aux consommateurs qu’il n’était pas possible d’effectuer des règlements au Service des impôts (SRI) ou à l’Institut équatorien de sécurité sociale (IESS), explique le journal équatorien El Universo. (Crédits : El Universo)
Cette attaque n’est pas s’en rappeler celle encourue en début d’année par la même banque et le ministère des finances en Équateur, déjà fragilisé par la crise du SARS-CoV-2 et ses conséquences. Le groupe « Hotarus Corp » revendiquait l’attaque et le vol de « 31 636 026 millions d’enregistrements de clients et 58 456 enregistrements de systèmes sensibles », y compris des numéros de cartes de crédit. Les opérateurs derrières le ransomware avait déclaré à BleepingComputer qu’elle avait dérobé « des informations sensibles du ministère, des courriels, des informations sur les employés, des contrats. » La Commission de développement économique de l’Assemblée équatorienne avait (mercredi 13 octobre 2021) convoqué plusieurs autorités que sont le ministre des Télécommunications, la présidente du conseil judiciaire, les surintendants des banques, des sociétés et des assurances, et le représentant des organismes établissements de crédit. Pour faire la lumière sur les causes et conséquences de cette mise hors service des prestations de Banco Pichincha et la souffrance ressentie par les citoyens, survenue deux fois en une seule année.
Le presse-papiers comme entrée
Une ou plusieurs personnes ont développé un malware pour s’emparer des mots de passe et identifiant, conservés dans le presse-papiers des victimes. C’est un outil qu’utilise tout un chacun, le fameux « copier-coller ». L’affluence des cryptomonnaies provoque des envies auprès d’individus mal intentionnées. C’est pourquoi de nombreuses malversations consacrées au cambriolage de cryptomonnaies (fausses clefs USB, applications Android frauduleuses) font les gros titres. Cette fois-ci, c’est 24, 7 millions de dollars subtilisés en Bitcoin, Ethereum et Dogecoin. L’analyse d’Avast a permis de découvrir plus de 1 300 nouvelles adresses de portefeuilles qui ont été utilisées pour transférer ses fonds. Les chercheurs en cybersécurité de la firme attribuent cette opération au module de vol de presse-papiers du botnet « MyKings », en s’appuyant sur les travaux réalisés par les spécialistes de SophosLabs. Il est un botnet implacable de longue date qui est actif depuis au moins 2016.
À l’heure des piratages, des fuites de données ici et là, il est parfois nécessaire de prévenir une fois de plus, avant la catastrophe. (Crédits : Uwe Baumann/Pixabay)
Il apparaît plus que nécessaire, dorénavant, de vider son presse-papiers. Depuis la mise à jour 1809 d’Octobre, Windows 10 peut conserver trace de tout ce que vous y copiez grâce à la fonctionnalité historique. Pour l’effacer, une manière simple est de créer un raccourci, sur votre bureau pour le nettoyer à chaque instant comme explique PCAstuces. Mais également pour ceux sous OS Androïd, il suffit d’appuyer longuement sur la touche personnalisable de votre clavier. Ensuite, choisissez « Presse-papiers » pour afficher le contenu du presse-papiers sur Android avec succès. N’oubliez pas les applications (Facebook Messenger, WhatsApp…), un homme averti en vaut deux. Pour les aficionados de la pomme, le presse-papiers ne se vide qu’au redémarrage du téléphone, à priori. Concernant, les Macintosh, choisissez de vous rendre sur Finder, puis Edition et vous accédez au presse-papiers. À vous de jouer !
Depuis ce lundi 11 octobre 2021, c’est le black-out total sur le campus de la capitale catalane. Une attaque par code malveillant donne un avant-goût de ce pourrait-être un monde sans informatique. « L’Universitat Autònoma de Barcelona a subi une attaque informatique d’origine inconnue », gazouille l’UAB. L’offensive a essentiellement touché le système de virtualisation hébergeant une grande partie des services. Il n’est plus possible de les utiliser, ni les applications.
Quatorze minutes sont passées de six heures ce matin quand un avis général est tweeté « La plupart des applications ne sont pas accessibles. » Cinq heures plus tard, c’est la suspension purement et simplement des cours. À 11 h la Faculté de sciences de la communication et l’université autonome de Barcelone d’un gazouillis commun annonce que « Le @FccUab de l’@UABBarcelone annule tous les cours, tant théoriques que pratiques, le lundi 11 octobre en raison de l’impossibilité de faire fonctionner le matériel et les logiciels, ce qui affecte l’enseignement. Nous sommes désolés pour le désagrément que cela cause à toute la communauté. » Les étudiants, les professeurs et le personnel administratif ont vu leur journée interrompue par une anomalie sur l’intranet de l’UAB. Plus personne n’avait accès à des outils essentiels tels que le Campus virtuel, le courrier électronique ou encore le réseau wifi de la faculté.
L’agence de cybersécurité de l’État a été informée, une déconnexion complète des systèmes centraux a été effectuée pour isoler les machines affectées et des mesures préventives ont été appliquées pour éviter la propagation aux systèmes non affectés. (Crédits : Twitter)
Une attaque ciblée a rendu les services informatiques de l’UAB inutilisable. Les services des systèmes ont détecté l’attaque dans la nuit de dimanche à lundi, et appliquaient le protocole à la lettre. Tous prirent la direction du centre névralgique du campus pour déconnecter complètement tous les services centraux préventivement. Dès aujourd’hui, lundi 11 octobre 2021, les différents portails de l’université ne fonctionnent plus, les classes virtuelles ont été suspendues, sur le campus ou comme hors de ce dernier. « L’UAB a suspendu toute activité avec un ordinateur personnel. Toute activité en face à face qui ne nécessite pas l’utilisation d’un ordinateur peut être réalisée », explique Jordi Hernandez, commissaire du recteur de l’université pour la technologie de l’information
Le campus de l’UAB va désormais vivre pendant une semaine au minimum sans internet. (Crédits : DR)
Des sources internes évoquent la possible attaque par ransomware, mais M Hernandez ne confirme pas cette indiscrétion, mais reconnaît que jamais une attaque de cette ampleur ne s’était déroulée à l’UAB. Un état d’urgence a été décrété sur tout le campus, une quarantaine numérique. Jusqu’à nouvel ordre, personne ne peut se connecter à internet depuis les installations de l’université, pas même depuis son ordinateur ou autre terminal. Les services informatiques de l’université ont activé le protocole de déconnexion totale, tout en soulignant que, heureusement, les bases de données des étudiants n’ont pas été affectées.
Les explications comme les conduites à tenir de l’UAB doivent être appliquées à la lettre afin d’éviter la propagation de l’infection. (Crédits : Twitter)
Le commissaire du recteur déclare que « les bases de données de l’UAB n’ont pas été compromises ». Comme il s’agit d’un jour ouvrable qui fait partie d’un long week-end et que demain est un jour férié (le 12 octobre est la fête nationale de l’Espagne), cela pourrait atténuer certains des problèmes que la panne informatique pourrait causer dans l’activité du campus. « Quand le problème sera-t-il résolu ? Ça prend trop de temps. ! !!!!!!!!!! », gazouille une docteure en droit, et professeure d’université à LaSalle.
Chaque chose en son temps
L’UAB a recommandé via ses réseaux sociaux à chaque utilisateur de déconnecter tous les services liés à son système, y compris ceux connectés au cloud, afin d’éviter la propagation de l’infection. Les services compétents signalent que « si l’un de ses utilisateurs a reçu un fichier appelé ” http:///readme.READ ” et d’autres se terminant par ” .uab ” téléchargés sur son bureau, il doit déconnecter son ordinateur et en informer le service informatique. »
Le campus de l’université autonome de Barcelone sera une zone sans internet, ni cours virtuel, ni échanges de courriel, un retour à la communication verbale et réelle. (Crédits : DR)
Le protocole établi a été suivi, d’une part, en isolant les machines infectées, et d’autre part, en appliquant des mesures préventives pour éviter la propagation aux systèmes non affectés. Une fois que les mécanismes de cette attaque auront été déterminés en détail, l’université procédera à la restauration du système de manière progressive, en garantissant l’intégrité des services en cours de récupération. « Pendant cette semaine, nous travaillerons sans l’utilisation d’ordinateurs connectés au réseau. Cela touchera tous les domaines d’activité : enseignement, recherche et administration. Ce ne sera pas une semaine normale à l’Université autonome ».