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  • Internet : suspendu à un câble… de cuivre !

    Internet : suspendu à un câble… de cuivre !

    La mésaventure des habitants des Hauts de France, plus précisément à Douai dure depuis le 22 juin 2023. Trois cents foyers de la commune située entre Lens, Valenciennes et Lille, sont coupés du monde numérique, ou presque. Une rupture du réseau de l’ADSL affiche presque deux mois d’existence. Deux mois durant lesquels téléalarmes, lignes fixes, commerces, etc. ne fonctionnent plus, seul résiste le réseau mobile. Ils ne sont pas un cas isolé en France, les vols s’enchaînent sur l’hexagone.

    À l’origine du dysfonctionnement, un vol de câbles en cuivre. Sauf que les communes de Douai, Waziers et Masny ont vu le délai de réparation se rallonger. Elle était prévue pour le 21 juillet, puis fin juillet pour avoir une retour à la normale le 18 août 2023. « Il y a eu encore d’autres vols, car le cours du cuivre a explosé », déplore le service communication d’Orange à la Voix du Nord. Les vols perpétrés dans les Hauts de France, le fournisseur historique admet en compter 220 depuis le début de l’année 2023.

    À Bazancourt, trois câbles de 300 mètres de 448 paires et un câble de 200 mètres de 224 paires ont été endommagés. Le cours du cuivre grimpe, la disponibilité des câbles pour rétablir la connexion semble être en tension. (Crédits : G.Garitan/Wikipedia)

    Ce n’est pas un cas isolé, dans la nuit de dimanche à lundi dernier, c’est dans la Marne que les voleurs sévissaient. Des individus ont tenté de dérober des câbles, sans pouvoir y parvenir. Mais le dommage est réel pour les habitants de Bazancourt, les connexions sont coupées. Les internautes qui n’ont pas basculé sur le réseau fibre sont touchés. Ce qui représente entre 400 et 500 clients d’Orange. La vie est perturbée, des commerces jusqu’à la pharmacie qui ne peut pas effectuer ses commandes de médicaments explique Matti Faye pour France 3 Grand Est. Mais c’est aussi le cas en juillet dans l’Yonne, à Flesselles, à Champlay, à Lorient, Villetelle

    Perturbations sur l’Île Maurice

    Cette fois ce ne sont pas des câbles de cuivre, mais de la fibre optique qui est en défaut. Sur lexpress, la journaliste, Olivia Edouard mentionne que « pour les experts, ces perturbations au réseau démontrent une absence de back-up en termes de câbles et la fragilité de l’infrastructure d’internet à Maurice ». Ainsi c’est l’ensemble de la vie quotidienne qui est régi par un « simple » câble. Que ce soit pour une soirée détente devant la télévision, dans le monde professionnel, ou éducatif. L’origine des perturbations serait due à un éboulement dans le Canyon du Congo.

    Le navire câblier Léon Thévenin a été mobilisé pour des réparations en eaux profondes, il faudra passablement attendre un mois avant que WACS et SAT-3 ne soient réparés. « Selon une source industrielle, le temps de réparation du WACS est estimé au 8 septembre, sous réserve des conditions météorologiques », révèle Mybroadband. (Crédits : manypossibilities.net)

    Mais il n’y a pas que Maurice qui subit les conséquences suite à « un éboulement dans le canyon du Congo a provoqué une rupture des câbles sous-marins à fibres optiques WACS et SAT-3 », rapporte Mybroadband. L’incident qui s’est produit dimanche 6 août 2023 touche le continent africain. Le West Africa Cable System (WACS) représentait près de 40 % de la fibre optique sous-marine qui atterrit en Afrique du Sud. « Ce qui est curieux dans cette série de ruptures de câbles sous-marins de la côte ouest, c’est que le WACS n’est plus la liaison à plus haute capacité entre l’Afrique du Sud et l’Europe », interroge Jan Vermeulen pour Mybroadband.

  • L’année 1923 débutait sur les chapeaux de roue

    L’année 1923 débutait sur les chapeaux de roue

    Alors que tous se remémorent l’année écoulée en se jurant que la nouvelle débutée ce matin ne pourra être pire que la précédente. Rappelez-vous qu’ « Hier est derrière, demain est mystère, et aujourd’hui est un cadeau, c’est pour cela qu’on l’appelle le présent », expliquait le sage Maître Oogway dans Kung-Fu Panda. C’est une référence qui chante aux oreilles des enfants que tout adulte est encore au fond de lui. Un premier janvier 1923 sous les feux des projecteurs.

    Les faits-divers sont généralement nombreux en cette date, mais en cette nouvelle année, les auteurs se donnaient beaucoup de mal pour exister. Ainsi un cambriolage à Marseille, dans la rue la plus commerçante, un sujet britannique, capitaine de surcroît doublé d’un véritable escroc, et le conseiller municipal qui se servait directement dans la caisse, ont entamé l’année 1923, il y a un siècle.

    Le cambriolage de la bijouterie Bel

    La bijouterie Bel située au coin des rues de la Cannebière et Saint-Ferréol à Marseille victime d’un cambriolage. L’affaire se déroulait en plein jour, aux alentours d’une heure et demie de l’après-midi. Menacé par un malfaiteur le fils Bel ne répondait pas au cri « Haut les mains ! ». Si bien qu’un coup de revolver partait sans atteindre le fils. La riposte ne se faisait pas attendre.

    Les colliers attirent tous les regards sur celles et ceux qui les portent, ceux qui les vendent et ceux qui les convoitent. (Crédits : Rick/Pixabay)

    L’émoi produit profitait au complice du malfaiteur qui s’emparait de deux colliers d’une valeur de 100 000 francs chacun. Les deux complices disparaissaient au volant d’une automobile.

    Capitaine anglais doublé d’un escroc

    Le parquet de Marseille était à la recherche d’Arthur Grove âgé de 34 ans. La raison était multiple, comme le nombre de plaintes de déposé à son encontre. Des poursuites pour vols perpétrés dans plusieurs hôtels phocéens et de la Côte d’Azur ont conduit à son arrestation place de la liberté à Toulon. Les forces de l’ordre l’interpellaient tandis qu’il était accompagné d’une élégante femme.

    L’usurpation d’identité aux deux sens du terme est souvent l’apanage de grandes personnes ou de légendes. (Crédits : Jo Wiggijo/Pixabay)

    Cueilli à la descente d’un taxi-auto, l’homme avait 6 francs dans ses poches. Des papiers permettaient d’établir que l’ancien officier s’était rendu coupable de faits graves qui avaient conduit son renvoi à la vie civile. Avant son transfert à Marseille, il a été écroué à Toulon.

    Un conseiller municipal volait la caisse d’épargne

    C’est à la suite d’une enquête approfondie et menée par le parquet de Strasbourg que l’ancien conseiller était appréhendé. Le mandat d’amener avait été édité à l’encontre de M. Albert Cienmann, puis l’homme fut écroué. Il avait la gestion de la Caisse d’épargne pour la commune de Reichstett au nord de Strasbourg. Ayant procuration il retirait des sommes rondelettes qu’il employait à des fins personnelles.

    Les vols et extorsions ont changé de processus en un siècle. Le papier monnaie ne se trouve guère que dans les DAB. (Crédits : Steve Buissinne/Pixabay)

    L’édile, M. Michel Bilger s’aperçut de la disparition de fonds. Il alerta la sous-préfecture qui chargea le parquet de l’enquête. L’homme avait dérobé 180 000 francs.

  • USA: une fraude à près de 600 milliards de dollars

    USA: une fraude à près de 600 milliards de dollars

    Impressionnant, monumental, incroyable… les superlatifs manquent tellement la fraude, révélée, qui émeut les États-Unis est gigantesque. Le plan d’aide du au SARS-CoV-2 sur le sol américain connu sous l’acronyme PPP a été détourné de sa vocation, épauler les personnes en maintenant leurs rémunérations, sauf que… pourquoi uniquement les Américains auraient été victimes de ce genre de malversation, pourquoi elle n’aurait touché que le seul sol américain, et pourquoi pas les autres pays que compte notre globe terrestre.

    À défaut de jouer à la loterie nationale, il est plus facile, semble-t-il, de dérober, l’argent destiné à la survie financière des individus que de tenter régulièrement sa chance. Le fonctionnaire en charge de l’aide dite « Covid » déclarait à Lester Holt de NBC News, que les programmes comme le « PPP » (Programme de protection des salaires) étaient structurés d’une manière qui était « une invitation » aux fraudeurs, mis en place par le gouvernement du président Biden. Que penseriez-vous, d’une personne qui passant devant un achalandage de commerçant en fruits et légumes prendrait une pomme, parce que l’étal n’est pas surveillé, est-ce une invitation ? Que penseriez-vous, d’une personne qui voyant une jeune femme en jupe, balayée pudiquement pas le vent d’été se permettrait une agression sexuelle au prétexte que sa tenue serait une invitation ? Que penseriez-vous, d’une personne qui… bref vous avez compris.

    « Faites une demande, signez et dites-nous que vous avez vraiment droit à l’argent, indiquait Michael Horowitz, président du Comité de responsabilité de la réponse à la pandémie. Et, bien sûr, pour les fraudeurs, c’est une invitation. … Ce qui n’a pas été fait, c’est qu’il n’y a pas eu de contrôles minimaux pour s’assurer que l’argent parvenait aux bonnes personnes au bon moment. »

    « Les procureurs ont déclaré que Mustafa Qadiri, 38 ans, d’Irvine, en Californie, a utilisé le fonds du programme de protection des salaires pour acheter trois voitures coûtant six chiffres chacune, dont cette Ferrari 458 Italia 2011. » (Crédits : Bureau du procureur des États-Unis, Los Angeles)

    Les procureurs outre-Atlantique s’offusquent de ce qu’ils désignent comme la plus grande fraude de toute l’histoire des États-Unis. Kevin Chambers, qui a été nommé procureur en chef, a affirmé qu’il mettait en place des équipes pour analyser « une quantité presque choquante de données ». « Les gens ont acheté des maisons de vacances, des Bentley et des Rolex. Il se peut que nous ne récupérions pas tout l’argent, mais ce n’est pas le seul intérêt d’intenter ces procès », poursuivait-il. Sans oublier des manoirs, des vols en jet privé, des vacances de luxe…

    L’escroquerie épique a été effectuée, d’après les procureurs, par des criminels individuels ou des groupes organisés utilisant des identités volées pour réclamer des allocations de chômage aux agences de main-d’œuvre des États qui versent les fonds fédéraux. « Chaque identité peut valoir jusqu’à 30 000 dollars de prestations », selon Horowitz.

    Un exemple parmi tant d’autre passé comme à venir, le ministère de la Justice accusait une star de la télé-réalité d’Atlanta de fraude bancaire après avoir obtenu un prêt PPP de 3,7 millions de dollars. Elle aurait utilisé le produit de ce prêt pour acheter 85 000 dollars de bijoux (une montre Rolex présidentielle, un bracelet en diamants et une bague en diamants de 5,73 carats), pour louer une Rolls-Royce Wraith 2019, pour effectuer des paiements de prêt et pour payer 40 000 $ de pension alimentaire pour enfants. Au final, Maurice Fayne écope de 17,5 ans de prison.

    Maurice Fayne, qui a joué dans Love & Hip Hop, a été condamné par la justice de son pays à 17 années de réclusion criminelle pour conspiration et fraude électronique, fraude bancaire et fausse déclaration dans le cadre du fameux programme de protection des salaires (PPP). (Crédits : Gettyimages)

    Une spoliation de l’aide aux personnes dans un besoin vital de survie dans un lieu où le rêve peut se transformer en cauchemar américain, et sans, à priori, aucun scrupule, jusqu’à preuve du contraire. Certains, indiquent les médias au pays de l’oncle Sam, auraient acquis leur richesse en participant à ce que les experts considèrent comme un vol de 80 milliards de dollars. Le montant présumé du préjudice, tant qu’un jugement ne déclare pas les prévenus coupables des crimes dont ils seraient accusés, s’ajouterait aux 90 à 400 milliards de dollars supplémentaires. Pour rappel la somme complète du PPP était de 900 milliards de dollars du programme d’aide. L’escroquerie totale, même si les estimations sont gonflées, pourrait rivaliser avec les 579 milliards de dollars. À ce jour, 178 ont été condamnées à dans des affaires dites de fraude au PPP, de nombreuses enquête sont encore en cours.

  • Vol par « Mouse-jacking »

    Vol par « Mouse-jacking »

    Ce n’est pas le titre du dernier blockbuster de Noël ni le prochain Disney sortant pour les fêtes, il s’agit bel et bien d’une technique de vol de voiture. Elle est plébiscitée dans 75 % des crimes, pour dérober votre chère automobile sans effraction. Fini les portes en papillon, ou encore le coup du cintre pour déverrouiller l’objet de convoitise. Désormais, comme beaucoup de choses, tout passe par l’« Informatique ». Bienvenue dans l’ère de l’Internet des Objets, vous en êtes devenu dépendant sans y prêter attention, c’est bien là, où le bât blesse.

    « Apprêtez-vous à entrer dans une nouvelle dimension, qui ne se conçoit pas seulement en termes d’espace, mais où les portières entrebâillées du temps peuvent se refermer sur vous à tout jamais… La Quatrième dimension ! » Voici l’un des textes présentant l’épisode de la série « The Twilight Zone », qui donne le ton, comme le « La » en classe de musique, bienvenue dans le monde réel qui parait incroyable, avec le mouse-jacking. C’est la méthode la plus répandue, plus de trois quarts des malfaiteurs ont recours à cette dernière.

    La police de West Midlands diffusait la vidéo d’un vol par Mouse Jacking qui s’était déroulé le 25 septembre 2017, ce dans un but éducatif auprès de la population. (Crédits : West Midlands Police/YouTube)

    Le 13 décembre 2021, la police fribourgeoise démantelait un trio de cambrioleurs de voitures haut de gamme, qui aurait sévi entre septembre 2020 et avril. Après leurs interpellations, les trois trentenaires sont placés en détention. Via des appareils électroniques, les auteurs présumés relaient le signal de la clé du véhicule, tandis qu’elle se trouve au domicile du propriétaire. Il trompe le récepteur situé dans l’auto, et repart avec. Au total, 17 vols de voitures avec ce mode opératoire ont été recensés entre septembre 2020 et avril 2021, en Suisse.

    Comme dans le film « Gone in 60 seconds », le plus souvent, les malfrats répondent à une commande. Dans l’affaire fribourgeoise, l’un des suspects a été interpellé en Allemagne, puis extradé vers la Suisse. Les deux autres l’ont été à Bâle, avant d’être acheminés dans le canton de Fribourg. (Crédits : Pexels/Pixabay)

    « Le montant total du butin n’a pas pu être estimé avec exactitude, mais il se chiffre en plusieurs centaines de milliers de francs pour toute la Suisse. Les auteurs présumés de ces méfaits ont été placés en détention préventive et le sont encore à l’heure actuelle », a précisé la police. Pour prévenir ce type de vol, la police suisse recommande de déposer sa clé de voiture dans une boîte métallique ou dans un étui en aluminium. De cette manière, « les malfrats n’auront ni la possibilité de se connecter à la clé ni à la voiture, via un appareil électronique », déclare-t-elle.

    Êtes-vous assuré pour ce type de vol ?

    Ainsi comme le jackpotting, il suffit d’usurper l’identité, non du DAB, mais de la clé. Cela permet au malfaiteur d’ouvrir, et de repartir au volant de votre véhicule, le tout en un clin d’œil, et surtout sans effraction. Il ne faudrait alors pas plus de deux à trois minutes à un voleur pour dérober une voiture grâce à cette méthode, tandis que pour certaines, seule une poignée de secondes est nécessaire. « C’est notamment le cas de la DS 3 Crossback, qui pâtit d’un système d’ouverture sans clé défaillant », soulignait Auto-Moto en février 2021. Ce n’est pourtant pas le principal dilemme. Dans l’inconscient collectif, comme pour tout assureur — un assureur couvre le risque, mais ne le prend jamais — « sans effraction, il n’y a pas de vol », car juridiquement, c’est à l’accusateur d’apporter la preuve du délit.

    Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver

    Art. 1315 du code civil

    L’information était vraie… jusqu’au 22 septembre 2015. Un arrêt de la Cour d’appel de Paris établit un précédent (CA Paris, 22 sept. 2015, n°14/14596), ce dernier est intéressant pour tous les possesseurs de véhicules en France. Situons l’affaire. Un « propriétaire d’un véhicule Peugeot 307 […] garanti par un contrat d’assurance multirisque voiture particulière souscrit le 14 janvier 2012 auprès de la MACIF, a été victime d’un vol de son véhicule le 17 septembre 2012 ». Son véhicule est retrouvé, deux jours plus tard, complètement dépecé sur la même commune.

    Bref, avant de signer un contrat, quel qu’il soit, lisez-le et éclaircissez les zones d’ombres s’il y en a, avec votre interlocuteur.
    N’oubliez pas les délais de rétractation, en fonction dudit contrat que vous paraphez. (Crédits : StockSnap/Pixabay)

    Suite à la réception du rapport de l’expert qu’elle avait mandaté, la compagnie MACIF opposait, par courrier du 8 octobre 2012, un refus de garantie à son assuré motivé par « l’absence de traces d’effraction telles que prévues au contrat. » La Cour d’appel statuait que sa voiture « lui a été volé à l’aide d’une effraction électronique ce qui constitue une effraction au sens commun du terme, que dès lors la garantie de l’assureur est due. » Elle va même plus loin en établissant que « la clause prévue dans l’article 5 des conditions générales du contrat est abusive parce qu’elle réduit les moyens de preuve de l’effraction ». La cour d’appel insiste que le mode de preuve restrictif « ne correspond plus à la réalité des techniques modernes mises en œuvre pour le vol des véhicules ».

  • C’est reparti de plus belle

    C’est reparti de plus belle

    Ils ne reculent devant rien, et ne connaissent que peu de repos. En France, plusieurs habitants de Haute-Garonne ont reçu un mail leur proposant une mutuelle à des tarifs plus qu’alléchants. Non loin de là, tout près de la citée chère à Louis Nicollin. L’entreprise spécialisée dans la vente de produits de puériculture a subi une infection pas codes malveillants de type ransomware. Une rançon serait demandée. Chez nos amis belges, de faux courriels camouflent du phishing.

    La banque belge Argenta mise au banc par ses clients. Alors que les tentatives sont pléthores, une trentaine de victimes de phishing ont déposé leurs dossiers contre l’organe fiduciaire, qu’ils accusent de ne pas avoir été suffisamment réactif. Pour parvenir à piéger des proies potentielles, tant sur les données que l’argent, les copies fallacieuses de sites deviennent de plus en plus crédibles et efficaces. Le groupe ayant perdu plus de 600 000 €, au cumul, réclame des indemnités à leur banque.

    KBC condamnée, fais appel

    Ils reprochent à l’institution de ne pas avoir réglé correctement et suffisamment rapidement les problèmes d’escroquerie en ligne. Les plaignants affirment qu’ils ont suivi toutes les étapes diligentées par l’organisme, pour introduire une plainte. Mais que la banque les a ignorés à de multiples reprises et qu’elle aurait toujours répondu qu’il s’agissait de la responsabilité des clients. Les clients touchés s’appuient aussi sur un rapport du médiateur des finances Ombudsfin, qui résout notamment les conflits entre particuliers et banques.

    La banque KBC a été condamnée, en juin 2021, dans deux affaires à rembourser en tout 32 000 euros à des clients victimes de fraude en ligne. Cela crée un précédent juridique pour les pertes d’argent en cas de fraudes dites de hameçonnage ou phishing. La banque KBC a fait appel de cette décision. (Crédits : DR)

    Ce dernier stipule qu’Argenta réagissait trop lentement aux signalements de phishing, et, était difficile à joindre en dehors des heures de bureau, rapporte le site Geeko. Dorénavant le service client de la banque est désormais ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour les signalements de phishing et de fraude. « Toutes les institutions financières, dont Argenta, attirent l’attention sur ce problème dans toutes ses composantes. Argenta prend constamment des mesures techniques en vue de prévenir le phishing », ajuste-t-elle.

    Emotet est de retour

    Au sein de la ville frontière de Mons, non loin de Valenciennes, le CHU Ambroise-Paré appelle à la vigilance. L’institut montois exhorte d’être attentif aux courriels émanant de l’adresse chuambroiseinfo@gmail.com ou de toute autre relativement similaire comme suspecte : « […] un patient qui nous a envoyé une capture d’écran pour vérifier que le mail venait bien de nous. Il a eu le bon réflexe pour nous permettre de réagir au plus vite, car ça a tout l’air d’une tentative de phishing, explique la porte-parole du CHU. Le mail comporte apparemment un acte de décès. Il demande sans doute de cliquer sur un lien ou d’envoyer des informations. Il ne faut évidemment pas le faire et supprimer le mail immédiatement. » Les services de l’hôpital contactent exclusivement leurs patients par téléphone ou par voie postale. La direction a joint la Cellule de cybersécurité fédérale et Google, car le faux courriel est une adresse Gmail.

    Attention, arnaque à la mutuelle

    Le conseil de Haute-Garonne « met en garde les habitantes et les habitants de Haute-Garonne sur une démarche abusive menée actuellement par voie de messagerie électronique. Le Département n’est pas l’émetteur de ce mail et ne propose pas de complémentaire santé », relate France TV le jeudi 25 novembre 2021. Il faut dire que la suggestion est plus qu’attrayante avec des tarifs jusqu’à 55 % moins chers. Quand l’offre est trop alléchante, attention. Rappelez-vous qu’un assureur couvre le risque, mais ne le prend jamais.

    Le courriel reçu par plusieurs administrés ci-dessus. Selon le département, le procureur de la République a été saisi de cette affaire, une enquête est en cours. (Crédits : FranceTV)

    Le groupe Orchestra a subi ce mercredi 24 novembre une infection par codes malveillants de type ransomware. Le siège social est implanté à Saint-Aunès, entre Montpellier et Baillargues. Les hackers réclament une rançon, somme toute de plusieurs millions d’euros est demandée, Actu Occitanie. Conséquence de cette attaque, les transactions bancaires des terminaux de paiement électroniques (TPE) étaient bloquées.

    L’IoT attaqué

    Plus cocasse, les clefs électroniques de vos véhicules sont l’objet de toutes les attentions. Utilisées sur de nombreuses automobiles, leurs infections permettent de les voler sans avoir à les abîmer. Comme romance le film « Gone in 60 Seconds » avec Nicolas Cage et Angelina Jolie, la bande de malfrats achetait frauduleusement des clefs auprès d’un complice et copiait les fréquences d’ouvertures de portes de garage. Aujourd’hui, la réalité rattrape la fiction. Dans le nord de la France, à Lille, un homme s’est fait voler sa voiture, d’une valeur de 30 000 euros.

    « On n’a rien entendu. J’ai su qu’elle a été volée à 5h56 du matin puisqu’on a eu les images sur la vidéosurveillance de la ville », précise la victime, Denis Van Kemmel. (Crédits : Karolina Grabowska/Pixabay)

    « D’après les autorités, près de 75% des véhicules volés le sont à travers une technique de piratage », explique France TV. Les clefs électroniques comme les objets connectés communiquent tout le temps avec l’automobile. Il suffit de trouver la fréquence et le tour est joué. Autour de 120 000 unités sont subtilisées chaque année en France. Depuis 2008, leur nombre est passé de 211 500 à 119 700 l’an dernier, selon les données du ministère de l’Intérieur.

  • Deux vols… de cryptomonnaie

    Deux vols… de cryptomonnaie

    deuxième attaque majeure ce mois-ci, après 610 millions d’euros sur la plate-forme d’échanges de cryptomonnaie Poly Networks, c’est un nouveau vol qui fait les gros titres de la presse : « Nouveau piratage d’une plate-forme de cryptomonnaies ». En effet, la plate-forme japonaise Liquid avait annoncé le vol de plus de 97 millions de dollars, et indiqué aux utilisateurs de ne plus déposer de cryptomonnaies sur leurs portefeuilles jusqu’à nouvel ordre. Dans le même domaine, les forces de l’ordre espagnoles démantelaient une ferme à cryptomonnaie à Yeles, proche de Tolède..

    La cryptomonnaie n’a peut-être jamais autant fait parler d’elle que ces derniers jours. La plate-forme japonaise Liquid signalait jeudi 19 août 2021, avoir été visée par une attaque informatique au cours de laquelle une somme estimée à 94 millions de dollars soit 80,4 millions d’euros aurait été dérobée. Dans un communiqué, la société indique que ses équipes avaient « détecté un accès non autorisé à certains des portefeuilles de cryptomonnaies gérés par Liquid » et par la suite, découvert qu’un volume « d’environ 91,35 millions de dollars d’actifs a été déplacés hors des portefeuilles Liquid par une partie non autorisée ».

    Les dirigeants de Liquid invitent tout un chacun à générer de nouvelles adresses de dépôt, que ce soit pour effectuer des retraits ou capitaliser pour les devises à nouveau accessibles. Ils se veulent rassurants, car « il n’y aura aucun impact sur les soldes des utilisateurs de Liquid ». (Crédits : capture d’écran)

    Fort heureusement sur la somme totale « 16,13 millions de dollars d’actifs ERC-20 ont été gelés (désactivés pour les mouvements on-chain) grâce à l’aide de la communauté », précise le communiqué. « Soixante-neuf actifs de cryptomonnaies différents ont été détournés et envoyés vers d’autres plates-formes d’échange. Les actifs placés sur Liquid Earn ne sont pas impactés. »

    En rétablissement progressif

    Elliptic, une société d’analyse de la blockchain, a rédigé un rapport sur l’attaque. Il en ressort que 32, 5 millions de dollars en Ether avaient été volés, ainsi que 12, 9 millions de dollars en XRP, 4, 8 millions de dollars en bitcoins, 200 000 dollars en Tron, 9, 2 millions de dollars en pièces stables et 37, 4 millions de dollars dans d’autres monnaies. La société nipponne a cependant joué la transparence, en publiant chaque jour des informations. « Nous sommes en bonne voie avec la reprise progressive des services de dépôt et de retrait de cryptomonnaies. Nous tenons à rappeler que les utilisateurs doivent générer de nouvelles adresses de portefeuille de dépôt avant d’effectuer des transactions. Les adresses de dépôt pour toutes les monnaies sont modifiées par mesure de sécurité », tweete Liquid.

    Black Hat vs White Hat

    Le retentissement du vol des 610 millions de dollars amenait Changpeng Zhao, PDG de la bourse de cryptomonnaies Binance à gazouillé : « Nous sommes conscients de l’exploit qui s’est produit aujourd’hui. Bien que personne ne contrôle BSC (ou ETH), nous coordonnons avec tous nos partenaires de sécurité pour aider de manière proactive. Il n’y a aucune garantie. Nous ferons tout ce que nous pourrons. » La somme a de quoi faire tourner la tête de plus d’un quidam. Les actifs volés étaient de 273 millions de dollars en jetons Ethereum, 253 millions de dollars en jetons sur la Smart Chain de Binance et 85 millions de dollars en USDC sur le réseau Polygon.

    L’attaque du 26 juillet 1944 s’est déroulée au sein de la paisible gare de Neuvic. Aucun coup de feu n’avait été échangé selon l’enquête. (Crédits : DR)

    L’incident concernant Poly Networks a pris une tournure inhabituelle, ou raisonnée selon votre point de vue. La personne ayant dérobé les deniers a déjà rendu la quasi-totalité du butin du cambriolage. La firme aurait laissé entendre que ce dernier serait intéressé pour entériner l’offre d’un demi-million de dollars en échange de la restitution absolue de l’argent : « j’envisage d’accepter la prime comme un bonus », répondait celui derrière « Mr White Hat » dans un message.

    Le plus grand casse de l’histoire

    Le plus gros casse était d’un montant de 534,8 millions de dollars, volés à l’échange de monnaie numérique japonais Coincheck lors d’une attaque en 2018. Quatre ans auparavant la somme de 450 millions de dollars en bitcoins avait disparu de Mt Gox, basé à Tokyo. Cependant, le plus gros casse de l’histoire, fut réalisé le 26 juillet 1944 en France, en monnaie fiduciaire. Les maquisards de l’Armée secrète (AS) et de l’Organisation de résistance de l’armée (ORA) investissent les abords de la gare et sécurisent le terrain. Aux alentours de 19 h 30, l’omnibus de voyageurs 1709 en provenance de Périgueux et à destination de Bordeaux s’arrête. Le groupe de résistants armés dérobe à la Banque de France un butin qui s’élève à 2, 28 milliards de francs répartis dans 150 sacs (plus de 430 millions d’euros actuels). Tout se déroulait sans violence, en gare de Neuvic, entre Mussidan et Périgueux en Dordogne. Il reste à ce jour en tête le plus gros casse de l’histoire mondiale en monnaie « réelle ».

    610 millions rendus

    La société de sécurité blockchain SlowMist indiquait avoir déjà retrouvé l’identité de l’attaquant. Elle affirmait connaître son adresse électronique, ses informations IP et l’empreinte digitale de son « système informatique ». Est-ce par peur des représailles ou pour toute autre raison que plus de la moitié du fonds était revenu ? Ainsi, le jeudi 12 août à 10 heures, la somme de « 342 millions de dollars de crypto-actifs avaient été rendus, dont 4, 6 millions en Ethereum, 252 millions en BinanceCoin et 85 millions en OxPolygon », déclarait Poly Networks sur Twitter.

    Les cryptomonnaies sont multiples et fluctuent, mais attirent de nombreuses convoitises de tous bords. (Crédits : DR)

    Lundi 23 août 2021, au matin, Poly Networks avait été contacté par « Mr White Hat », qui fournissait une clé privée pour le reste des fonds en suspens. « Pour être honnête, j’avais des ambitions un peu égoïstes, de faire quelque chose de marrant, mais pas nuisible… puis j’ai réalisé que d’être un leader moral serait le piratage le plus cool que je pourrai jamais faire », avait-il déclaré via un message relayé sur Twitter. Certains sont moins regardants, car depuis fin avril, les vols de cryptomonnaies, piratages et fraudes avaient atteint 432 millions de dollars, indique CipherTrace.

    Ferme de cryptomonnaie démantelée

    Si l’Espagne est connue pour être un grenier de l’Europe, pour cultiver de nombreux fruits et légumes, elle l’est désormais pour un autre style de culture. La police a fait une descente, vendredi 20 août 2021 dans une villa de Yeles, dans la province de Tolède pour démanteler une ferme illégale de cryptomonnaies. « À l’intérieur, une femme a été reconnue comme responsable présumé d’un délit d’escroquerie à la fourniture d’électricité puisque, pour entretenir l’installation, elle aurait réalisé un raccordement électrique avec une forte consommation illégale », indique la police dans un communiqué.

    Un système de ventilation ingénieux, mais point discret avait été mis en place pour éviter la surchauffe. (Crédits : Ministère de l’intérieur espagnol)

    Elle a été identifiée, et accusée par les agents d’un délit de fraude à l’électricité. Le délit de fraude à l’électricité est réglementée par l’article 255 du code pénal, et puni d’une amende de trois à douze mois. Si une personne a été reconnue coupable et condamnée, pour un délit mineur de fraude à l’électricité d’un montant inférieur à 400 euros, à une amende d’un mois, elle devra s’acquitter de la somme de 150 euros (30 jours x 5 euros par jour = 150 euros). Enfin, il convient de noter que les condamnations pour le délit mineur d’escroquerie aux fluides électriques, une fois définitives, sont inscrites au « casier judiciaire ».

    Un bruit assourdissant

    « Parfois, selon la police ces pièces sont utilisées comme moyen de paiement régulier dans le cadre d’activités illicites liées à la criminalité technologique et au blanchiment d’argent ». Dans ce type d’installation de minage de cryptomonnaies, la rentabilité dépend souvent de l’utilisation de faibles prix de l’électricité. La mine disposait de 111 processeurs et de systèmes d’air conditionné sophistiqués pour empêcher la température de monter, produisant un bourdonnement assourdissant.

    Lors de la perquisition, les agents ont trouvé un enchevêtrement de matériel informatique. (Crédits : Ministère de l’intérieur espagnol)

    La consommation ahurissante du logement est l’une des raisons de l’enquête. La personne ciblée a employé un raccordement illégal au réseau de distribution basse tension, ce via une alimentation électrique triphasée. Elle a été trahie par des émissions thermiques anormales. Ces signes révèlent souvent des cultures de marijuana (nécessitant des lampes à sodium, hygrométrie…) comme celles présentes dans les logements insalubres et les villas de la Cañada Real, mais aussi à des fermes de cryptomonnaies.