Étiquette : ransomware

  • L’Espagne touchée comme les autres par les cyberattaques

    L’Espagne touchée comme les autres par les cyberattaques

    La société espagnole Hiberus victime d’une cyberattaque. L’entreprise a détecté il y a quelques jours qu’un groupe de cybercriminels avait infiltré via une cyberattaque une partie du réseau de l’entreprise. Cette attaque des systèmes d’information a été contenue et l’entreprise fonctionne désormais normalement, relate l’entreprise. De l’autre côté, l’université publique Pompeu Fabra a alerté les Mossos et l’agence catalane de cybersécurité suite l’incident informatique de ce mardi 13 juin 2023.

    En octobre 2021, l’université de Barcelone, l’UAB ne répondait plus, totalement déconnecté de l’Internet. Mais hier, c’est l’université Pompeu Fabra de Barcelone qui réussissait à rétablir la connexion au réseau internet après plusieurs heures. L’établissement avait établi un plan de mesures préventives pour éviter un incident informatique qu’elle a pu détecter. En attendant la résolution de l’incident, l’équipe informatique décidait de préserver les données de l’université en coupant la connectivité avec le monde extérieur.

    « Les mesures prises visent à assurer le bon fonctionnement de l’infrastructure informatique de l’université. En ce sens, la collaboration de l’ensemble de la communauté universitaire est sollicitée afin de minimiser les risques éventuels et de garantir le développement normal de la vie universitaire », assure le communiqué.

    Diplômes universitaires falsifiés

    La police nationale ibérique annonçait sur Twitter avoir arrêté 20 personnes qui ont acquis des diplômes universitaires falsifiés. Une organisation proposait moyennant finance de faux documents avec les cachets de plus de 30 universités.

    La société technologique Hiberus cyberattaquée

    L’entreprise de conseil en technologie Hiberus atteste avoir subi une attaque, qui a affecté ses systèmes d’information. Des documents relatifs aux contrats de travail et aux fiches de paies semblent être exfiltrés relate Escudo Digital. Ce que confirme la firme dans son communiqué. Les conséquences pourraient être la divulgation des données volées.

    Selon le désir, la somme a débourser allait de 300 à 1000 euros. Les exfiltrations de données peuvent servir à créer de faux diplômes, pièces d’identités… L’administration suisse était ciblée par des cyberattaques de type déni de services, chaque offensive dépeint une volonté de nuire. (Crédits : Policia Nacional)

    Selon Hiberus, la cyberattaque a été maîtrisée et, dès qu’elle en a eu connaissance, elle a activé toutes les mesures de réponse immédiate, « y compris nos équipes d’experts en cybersécurité et des collaborateurs externes pour garantir la sécurité de nos systèmes ». Elle indique avoir procédé à la révision et à la mise à jour de ses systèmes antivirus et que des mesures « correctives » qu’elle a mises en œuvre consiste à notifier l’incident à l’Agence espagnole de protection des données et à la police nationale. « Dans le cadre des mesures préventives de l’entreprise, nous travaillons déjà à l’amélioration et à l’évolution de nos systèmes de sécurité. »

  • Cyberattaques contre l’administration suisse

    Cyberattaques contre l’administration suisse

    L’administration suisse a fait les frais de plusieurs attaques par déni de services (DDoS). Les allocutions du président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, à l’étranger sont souvent suivies d’une cyberattaque. Ainsi le conflit armé se trouve d’un côté, le conflit cybernétique de l’autre. Plusieurs entités de l’administration suisse étaient inaccessibles le lundi 12 juin 2023. La raison en est une attaque DDoS contre les systèmes de l’administration fédérale. Les sites WEB en question sont à nouveau accessibles.

    À trois jours de l’allocution du président ukrainien par vidéo, au parlement suisse ce jeudi 15 juin à 14h, la chambre subissait une attaque DDoS. Le groupement NoName057(16) a revendiqué en ligne cette attaque. Ce groupe était également à l’origine de l’attaque sur parlament.ch rendue publique la semaine dernière.

    En effet jeudi 8 juin 2023, le président du Conseil national, Martin Candinas, alertait ses collègues de l’accessibilité intermittente du site du parlement helvétique. Peu de temps après les autorités affirmaient que « La cause en était des attaques contre l’infrastructure du site web, qui ont pu être neutralisées par des mesures appropriées. Aucun système interne ni aucune donnée n’ont été touchés ».

    Hasard du calendrier ou non, l’attaque contre l’État suisse s’est produite le 12 juin, « Jour de la Russie ». C’est un jour férié qui marque la proclamation, en 1990, de la souveraineté de la Fédération de Russie vis-à-vis de l’URSS, explique Le Matin. (Crédits : Le Matin)

    Le Temps révélait la cyberattaque contre la société de solution informatique allemande Xplain. « Compte tenu des informations actuelles, l’attaque par rançongiciel contre l’entreprise Xplain, dans le cadre de laquelle une partie des données volées a été publiée sur le darknet, pourrait également concerner des données opérationnelles de l’administration fédérale. Des analyses approfondies sont en cours », affirme le Centre national pour la cybersécurité. Ce qui est sûr, le groupe russophone NoName057(16) n’est pas un inconnu outre Rhin. Des attaques DDoS avaient visé l’Assemblée nationale française.

    Six fichiers compressés de plus de 2.5 GB de données sont accessibles sur le site de fuite du ransomware Play. (Crédits : capture d’écran/Play)

    Le 31 mai dernier, une attaque contre le stationnement payant était-elle une coïncidence à la venue du président français à Bratislava ? Quoi qu’il en soit le stationnement payant était en dysfonctionnement toute la journée.

    Les membres du groupe CyberTriad revendiquaient l’origine de la cyberattaque.

    La ville confirmait ceci sur les réseaux sociaux : « En raison d’une panne de service informatique, le paiement des frais de stationnement dans les parcmètres et les applications mobiles ne fonctionne pas actuellement. Ainsi, le paiement des frais de stationnement dans les zones réglementées par le PAAS ne sera pas vérifié aujourd’hui jusqu’à 12h00. Nous travaillons à la réparation de la panne, merci de votre compréhension ». Un autre post apparaissait à 16h, le problème n’étant pas encore réglé.

  • Cyberattaques de l’université de Saragosse et de l’école polytechnique de Leiria

    Cyberattaques de l’université de Saragosse et de l’école polytechnique de Leiria

    Situées au sud de l’Europe, deux entités du savoir ont subi ces attaques cybernétiques. La première se déroule au début du mois de mai 2023, la seconde dix jours plus tard. D’un côté comme de l’autre, rien n’indique à ce stade de l’enquête d’une quelconque fuite. Aucune revendication n’est encore connue. Pas plus de preuves précisant que des données n’ont pas été volées selon les communiqués. Brighton Hill Community School est quant à lui victime de fuites de données de l’action du ransomware Vice Society.

    L’école polytechnique de Leiria au centre du Portugal a subi une cyberattaque le 2 mai 2023. « À ce jour, aucune preuve n’a été détectée que des informations sensibles aient été volées, que ce soit au niveau de la communauté étudiante ou dans le cadre du fonctionnement des services de l’institution », pouvait-on lire dans un communiqué publié jeudi 11 mai 2023 en fin d’après-midi.

    Les systèmes internes « sont en cours de récupération et sont progressivement mis à disposition » depuis le 11 mai. L’accès au site est donc celui d’une copie avant l’incident cybernétique. À ce jour, « aucune demande de rançon n’a été formalisée ». (Crédits : capture d’écran)

    Selon l’École polytechnique de Leiria, « le Bureau de crise est depuis le début articulé avec les autorités compétentes, à savoir le Centre national de cybersécurité, la Commission nationale pour la protection des données et la police judiciaire ». Le rétablissement d’un plus grand nombre des services se poursuivrons explique l’entité. « Par mesure de prévention, après l’alerte d’attaque cybernétique, toutes les plateformes en ligne ont été désactivées, y compris l’accès à Internet, qui a déjà été rétabli, ainsi que l’accès au courrier électronique », ajoute l’institution.

    Leiria, Saragosse, Brighton…

    Dans la nuit de mercredi à jeudi 10 et 11 mai 2023, l’université de Saragosse subit une cyberattaque. « Le bureau de coordination de la cybersécurité, qui dépend du ministère de l’Intérieur, a alerté le campus aragonais de la tentative d’accès aux serveurs de l’institution par le biais d’au moins deux comptes d’utilisateur avec accès VPN », a confirmé l’institution universitaire. La direction a signalé qu’il pourrait s’agir d’une attaque par ransomware de type Lockbit. Or depuis peu un nouveau ransomware est apparu : cAcTUS.

    « Dans les attaques observées jusqu’à présent, les attaquants ont obtenu un accès en exploitant des vulnérabilités connues de systèmes VPN avant d’effectuer des déplacements latéraux pour déployer des outils de surveillance et de gestion à distance (RMM) afin de réussir à persister sur le réseau », explique Lucian Constantin dans Le Monde Informatique. Suite à ces événements et aux recommandations du Centre de cryptologie, le campus a momentanément fermé l’accès à distance. Les usagers qui en font la demande devront désormais se soumettre à un processus particulier.

    Les attaques contre les établissements d’enseignement sont régulières. Ci-dessus, les opérateurs derrière AvosLocker ont comme preuve de leurs attaques fait fuiter des documents. Snatch affiche Lawrence Family Development Charter School, Vice Society les établissements de Lakeland Community College, Lewis & Clark College, Berkeley County School… Des communes sont elles également victimes comme l’Américaine Dallas ou l’Espagnole Carballo.

  • Un nouveau ransomware fait son apparition : cAcTUS

    Un nouveau ransomware fait son apparition : cAcTUS

    Un nouveau venu dans le monde criminel de l’Internet. Le ransomware cAcTUS est apparu actif au minimum dès le mois de mars 2023, explique Bleeping Computer. La liste s’allonge. Dans la liste des cyberattaques observées, il se procure l’accès en exploitant des vulnérabilités dans les appliances VPN. Ils visent les grandes entités commerciales. Les fichiers chiffrés affichent « .cts1 », bien que selon les analystes de Kroll Cyber Threat Intelligence l’extension varie en fonction des victimes.

    Comme chacun des ransomwares, ils recourent au chiffrement des documents et le vol des données pour recevoir une somme certaine d’argent. La principale particularité de ce rançongiciel est l’utilisation d’un chiffrage pour protéger son fichier binaire. L’usage d’un chiffreur est subtil, dans le sens où il est nécessaire d’avoir une clé pour déchiffrer le binaire indispensable à l’exécution du programme malveillant. « La clé est fournie dans un fichier contenant du texte aléatoire nommé ntuser.dat qui est chargé via une tâche planifiée », explique Laurie lacino pour Kroll.

    Le nom « cAcTUS » est dérivé du nom de fichier fourni dans la demande de rançon, « cAcTuS.readme.txt », et de l’auto-déclaration de nom dans la note de rançon elle-même, mentionne l’équipe de chercheurs dans l’étude. (Crédits : svklimkin/Pixabay)

    Cactus emploie un chiffrage pour protéger son fichier binaire, ce qui est rare pour ce type de programme malveillant. Les cybercriminels utilisent un script batch pour extraire le binaire du ransomware à l’aide de l’archiveur 7-Zip. L’archive ZIP d’origine est supprimée puis le déploie avec un drapeau spécifique pour l’exécution. L’ensemble du processus est inhabituel et les chercheurs pensent qu’il s’agit d’empêcher la détection de l’encrypteur du ransomware. Au moi de mai, hors mis Cactus, « nous pouvons rajouter BlackSuit ou encore le groupe Ra », martèle ZATAZ.

  • Cyberattaque : Dallas sous la coupe du ransomware Royal

    Cyberattaque : Dallas sous la coupe du ransomware Royal

    La ville américaine de Dallas sous le joug d’une cyberattaque depuis mercredi 3 mai 2023. Une panne informatique, comme souvent, laissait planer le soupçon d’une cyberattaque. CBS News Texas annonçait qu’une partie du système de communication de la police de Dallas était tombée en panne, comme d’autres services de la ville. Les doutes n’ont duré qu’un temps, la confirmation est venue de la ville de Dallas elle-même. Cette attaque perturbe de nombreux services, dont les activités de police.

    « Une attaque par ransomware contre la ville de Dallas, qui a eu un impact significatif sur la police et compromis diverses institutions municipales, a été lancée par un groupe prolifique appelé Royal », ont déclaré des responsables jeudi. Ce que confirme le chef de la police de Dallas, Eddie García, en déclarant que les opérations du département ont été « considérablement affectées ».

    « Bien que l’origine de la panne fasse toujours l’objet d’une enquête, j’ai bon espoir que le risque soit maîtrisé. Pour les services concernés, les plans d’urgence préparés et mis en œuvre à l’avance portent leurs fruits », soulignait aux premières le responsable des services de la ville de Dallas, T.C. Broadnax.

    Mercredi matin, un certain nombre de serveurs avaient été compromis par le ransomware. L’équipe de la ville, ainsi que ses fournisseurs, travaillent activement à isoler le ransomware pour empêcher sa propagation. Mais également à éradiquer le ransomware des serveurs infectés, pour restaurer tous les services actuellement touchés.

    « Depuis que les services d’information et de technologie de la ville de Dallas ont détecté une cyber-menace mercredi matin, les employés ont travaillé d’arrache-pied pour contenir le problème et assurer la continuité du service à nos résidents. […] Nous nous excusons pour la gêne occasionnée et remercions les habitants de leur compréhension, car nous continuons à travailler 24 heures sur 24 jusqu’à ce que le problème soit résolu. Pour les mises à jour, veuillez garder un œil sur dallascitynews.net », martelait le directeur général de la ville, T.C. Broadnax.

    Les services se veulent rassurants sur la remise en service des différents systèmes d’information. Si bien que les élections prévues ce samedi semblent être maintenues, relate DallasNews. Les services de la ville pensent avoir isolé le problème, mais ils ont encore beaucoup de travail à faire pour rétablir les systèmes correctement. Des sources ont déclaré à CBS News Texas que la ville était sur le point de supprimer le ransomware sans avoir à payer les sommes demandées.

  • Ransomware : cyberattaques d’hôpitaux, industries pharmaceutiques, universités…

    Ransomware : cyberattaques d’hôpitaux, industries pharmaceutiques, universités…

    Peu importe le continent ou le pays, les cyberattaques continuent. Des noms des groupes tels que BlackCat, Clop, LockBit, Vice Society… pour ne citer qu’eux. Les cybergroupes criminels affichent de très nombreuses victimes. De nombreuses personnes voient donc leurs données jetées en pâture. Quelles personnes sont à condamner ? Il serait facile de dire que la faute incombe à l’être placé entre le bureau et la chaise. La difficulté semble être multiple, où chacun porte une part de responsabilité.

    Si de nombreuses attaques cybernétiques sont revendiquées, combien ne le sont pas ? Le plus inquiétant est sans doute ces dernières. Le vol de données pour des raisons étatiques, d’espionnage industriel, purement crapuleuses, ou pour de la surveillance de nos amis, de nos ennemis, faites vos jeux. Depuis le début de l’année les attaques vont crescendo.

    Selon Kron Briefing, 117 cyberattaques ont eu lieu en janvier 2023, 124 en février et 149 en mars dans le monde. En avril, elles seraient de 86. De janvier à mars 2023, le trio de tête est composé des États-Unis, de l’Allemagne et de la France. Au 27 avril, l’Allemagne afficherait 18 attaques subies, le Canada 11, Israël 10, les États-Unis 8 et la France 6. L’hôpital Pembina aux États-Unis (Pembina County Memorial Hospital) voit plus de 200 Mo de données sensibles diffusées par Avos Locker en guise de preuve. Le reste des données est à vendre.

    Le ransomware BlackCat revendique les attaques contre la firme suisse Bernina qui fabrique des machines à coudre et à broder, l’Indien Sun Pharma, le Brésilien Fundação Carlos Chagas, l’Américain Transformative Healthcare qui fournit des solutions de soins à divers hôpitaux. Les opérateurs revendiquent avoir exfiltré plus d’un TB de données (Rapports médicaux, rapports du personnel paramédical, détails sensibles sur les patients, factures, contacts, informations sur les partenaires…).

    Chez Vice Society, l’armateur grec Neptune Lines, les universités Lakeland et Lewis et Clark avec bien sûr de très nombreux documents confidentiels. Des groupes français sont affichés. Le ransomware Play indique rendre publiques prochainement les données d’entités françaises : un groupe de Commissaires de Justice à Bordeaux, le groupe Gambetta. De son côté, Lockbit menace l’entreprise BG2i en formation professionnelle en Pays de Loire… La liste s’implémente à chaque instant.

  • Cyberattaque : la mairie espagnole de Carballo en Corogne à l’arrêt

    Cyberattaque : la mairie espagnole de Carballo en Corogne à l’arrêt

    Une alerte a sonné tôt ce matin 26 avril 2023 dans la municipalité espagnole. Depuis le site de la commune de Carballo qui est située dans la Communauté autonome de la Galice. La procédure qui vise à minimiser la propagation d’une tentative d’intrusion non autorisée est appliquée. Une enquête est diligentée pour en connaître l’étendue, mais également l’origine de l’attaque. Les services municipaux indiquent vouloir remettre en fonctionnement le plus rapidement les différents systèmes d’information.

    Ce mercredi 26 avril 2023, il est 5 h, lorsque l’alarme se déclenche dans les bureaux de Carballo. Les services informatiques activent immédiatement le protocole prévu à cet effet. Le but est de minimiser les conséquences de l’intrusion non autorisée. En collaboration avec l’Agence de modernisation technologique de Galice (Amtega), l’enquête est ouverte.

    Une cyberattaque a touché la commune de Carballo dans le nord de l’Espagne. (Crédits : capture d’écran/Carballo)

    La mairie dans un communiqué stipule que « des travaux sont en cours pour clarifier la cyberattaque et tenter de rétablir les services affectés dès que possible et de restaurer les informations locales à partir de la sauvegarde ». L’optimisme est de mise vu qu’ils annoncent un début de rétablissement dès demain jeudi 27 avril.

    Dans la matinée, tous se réunissaient. Les services informatiques, le secrétaire de la mairie, le conseiller en charge des contrats et le maire, Evencio Ferrero, afin de planifier une stratégie pour une telle éventualité. En parallèle à l’enquête diligentée par Amtega, les faits ont déjà été portés à l’attention de la Guardia Civil. Une équipe de la police judiciaire s’est rendue sur place ce matin. Elle s’entretiendra avec le Centre national de cryptologie (CCN) et à l’Agence de protection des données (APD).

  • La commission nationale mexicaine de l’eau reste paralysée suite à la cyberattaque par le ransomware BlackByte

    La commission nationale mexicaine de l’eau reste paralysée suite à la cyberattaque par le ransomware BlackByte

    Les activités des différents secteurs de la commission nationale de l’eau (CONAGUA) au Mexique sont affectées. Le jeudi 13 avril 2023, aux premières heures de la matinée, les employés de plusieurs sous-directions n’ont pu travailler sur les différents systèmes d’information. Le secrétariat à la sécurité et à la protection du citoyen (SSPC) confirmait la cyberattaque. Dans le même temps, le SSPC expliquait que la Direction générale scientifique de la Garde nationale a réussi à contenir l’attaque cybernétique.

    La tentative d’attaque serait selon les autorités à l’origine du ransomware BlackByte. Le SSPC stipulait n’avoir pas enregistré d’ « impact majeur sur les systèmes d’information administratifs ». Le secrétariat annonçait jeudi 13 avril que la commission nationale de l’eau travaillait déjà à la réinstallation de tous ses services. La direction scientifique de la Garde nationale était à pied d’œuvre. Mais également à l’identification du type d’actions correctives qui peuvent être mises en œuvre pour éviter une autre cyberattaque, ou du moins pour y être encore mieux préparé.

    Le bureau de l’Organismo de Cuenca Cuencas Centrales del Norte a à ce jour ses systèmes d’information toujours chiffrés. « Il n’a pas été possible d’accéder aux plans et autres informations pour réaliser la réunion de suivi des travaux du programme Agua Saludable para La Laguna », relate le journal El Siglo de Torreon. (Crédits : El Siglo de Torreon)

    Sauf que depuis, la Commission nationale de l’eau peine à rétablir l’entièreté de ses services. Les conséquences sont telles que l’agence de la Laguna est inactive. L’Observatoire météorologique national n’a pas été en capacité de générer les prévisions météorologiques correspondantes. Ces dernières sont envoyées aux différents médias, aux chambres et groupes de producteurs agricoles, aux agences agricoles et environnementales…

    Pendant que BlackByte revendique les attaques en Amérique du Sud, le ransomware LockBit annonce l’attaque contre la banque du Venezuela, mais révèle aussi celle contre la firme française basée dans le Languedoc, le groupe BRL.

    Le ransomware revendique la cyberattaque toujours à México de l’association Esperanza Viva Jóvenes de México. Comme preuve de la cyberattaque, ils diffusent quatre documents. Sont divulgués un acte de naissance et trois factures avec l’entête de l’association. Mais également, la revendication de celle contre de la manufacture Cementos Bio-Bio (Cbb) au Chili. Pour cette compagnie, un fichier de plus de 700 Mb de données compressées pour un total de 1,1 GB. Les attaques semblent être de plus en plus présentes en Amérique du Sud, comme en Colombie.

  • Le ransomware Play n’a pas touché BMW-Mini France, mais un concessionnaire

    Le ransomware Play n’a pas touché BMW-Mini France, mais un concessionnaire

    Le 28 mars 2023, le ransomware Play revendiquait une attaque cybernétique contre BMW en France. Dans un communiqué la marque allemande assure accompagner et supporter « le concessionnaire et son équipe tout au long des étapes à venir et dans les démarches nécessaires ». En 2019, les marques de constructeur BMW et Hyundai avaient subi des attaques informatiques liées au groupe Ocean Lotus (APT32). Il y a quatre ans, en avril 2019 une fuite de données impactait 3,1 millions de clients des marques Toyota et Lexus.

    Pourquoi s’en prendre à des constructeurs automobiles ? Adoptons comme point de référence la France. Selon Statistica, pour le trajet domicile-travail la voiture personnelle reste utilisée majoritairement : « 69 % des Français interrogés, contre 23 % pour les transports en commun et 14 % le vélo personnel ». Il faut ajouter 8 % d’individus qui usent un véhicule partagé.

    L’automobile est le moyen de déplacement plébiscité à travers le monde. Plus de trois quarts des personnes interrogées vivant en France sont donc propriétaires ou locataires de leurs voitures. En leasing comme en achat, de nombreuses informations se révèlent être des mines d’or pour des opérations malveillantes.

    Les experts informatiques « ont pu localiser une brèche dans le système informatique d’un concessionnaire local, qui est une entité juridique indépendante de BMW France », relate LeMagIT. Ferrari en mars 2023, Tesla en janvier 2022 subissaient des cyberattaques, (Crédits : Adrian Maur/Pixabay)

    La menace de publication de « données confidentielles privées et personnelles, des documents clients, des contrats, des informations financières, etc. » avait été mise à exécution le 9 avril 2023. Le ransomware Play a divulgué douze fichiers de 500 MB et un de 334 MB, soit 6,2 GB de renseignements compressés.

    Ce qui représente 7,9 GB une fois décompressées. Tout les documents sont datés de la période de 2020 à 2022 évaluations des stocks en neufs et occasions, bon de commande, brochure interne, programmes informatiques, fiche avec type, couleur et numéro d’immatriculation de voiture avec prénom, nom du client, des suivis de garantie…

    Les entreprises organisent des compétitions pour éprouver leurs sécurités. En 2023, c’est Synacktiv qui remporte le Graal. Lors de compétition internationale de piratage Pwn2Own 2023 à Vancouver. Leur victoire s’est déroulée en infiltrant une Tesla Model 3 en moins de deux minutes…

  • Hyundai Motor France : un hacker dans le moteur

    Hyundai Motor France : un hacker dans le moteur

    La succursale française Hyundai a alerté ses clients d’une intrusion non autorisée le 11 avril 2023. La branche hexagonale de la firme coréenne a fait l’objet d’une attaque informatique d’un tiers. Dans un courriel, l’entreprise se veut rassurante : « Dès que nous en avons pris connaissance, nous avons diligenté une enquête interne avec des experts en informatique et nos avocats qui ont d’ores et déjà pris les mesures techniques afin d’y remédier. » À ce stade de l’enquête, rien n’affirme, n’y infirme une fuite de données.

    L’e-mail envoyé stipule qu’un tiers non autorisé a accédé à certaines données personnelles des clients. Ainsi potentiellement, des informations (prénoms, noms, dates de naissance, adresses e-mail, adresses postales, numéros de téléphone, numéros de client et numéros de châssis) sont compromises.

    Le communiqué envoyé à chaque client préconise une attention particulière sur les tentatives possibles d’usurpation d’identité. Ils pourraient s’attendre à recevoir des SMS, courriels cachant des tentatives de smishing, phishing et autre. (Crédits : Capture d’écran)

    L’enquête en cours, l’entreprise n’a pas encore commenté sur les possibles les origines de la cyberattaque. Zataz rappelle qu’en août 2022, la firme coréenne faisait les gros titres de la presse. Certains véhicules Hyundai et Kya pouvaient être volés à l’aide d’un câble USB. Les concours du nombre de vols s’affichaient par vidéo interposée sur les réseaux comme TikTok.

    Aucune communication n’est affichée, ni sur le site officiel, ni sur le compte twitter de la marque. (Crédits : capture d’écran/Hyundai)

    « À ce stade, rien n’indique que vos données personnelles ont été réutilisées à des fins frauduleuses. Toutefois, nous vous demandons de rester vigilant dès maintenant et dans les mois qui viennent aux communications que vous pourriez recevoir de la part de Hyundai Motor France ou d’une autre entité du groupe Hyundai Motor et qui vous paraîtraient suspectes », conclut le président Lionel French Keogh.

    De son côté le group France Volkswagen, situé à Villers-Cotterêts dans l’Aisne, a subi, le mardi 11 avril 2023, un incident de sécurité relate L’Union. Le groupe ne souhaite pas parler de cyberattaque et indique qu’à sa « connaissance, aucune donnée de (ses) clients n’a été affectée ou volée ». Tandis que le ransomware Play a divulgué douze fichiers de 500 MB et un de 334 MB, soit 6,2 GB de renseignements compressés sur un concessionnaire BMW le 9 avril 2023, qui semble d’après les documents diffusés être basé en Normandie.