Étiquette : ransomware

  • L’entreprise française Lasotel victime du ransomware Cl0P

    L’entreprise française Lasotel victime du ransomware Cl0P

    Le 23 mars 2023, Cl0P revendiquait la cyberattaque contre l’entreprise française Lasotel. Les opérateurs usants du ransomware Cl0P ont diffusé le 3 avril 2023, sur leur site de fuite près de 11 GB de données compressées. Au final ce sont plus de 19 GB d’informations confidentielles qui sont à la portée de tout un chacun. L’entreprise fait partie d’un ensemble de sociétés sur l’hexagone victime de cyberattaque. Dont la première victime au mois de mars était la ville de Lille et la dernière le 30 mars Théus Industries.

    L’entreprise qui fournit des « solutions d’infrastructures réseau, de connectivité, de téléphonie et d’hébergement sur un réseau performant et sécurisé afin de garantir une qualité de service optimale » voit ses données exposées. Au total 15 fichiers de 700 MB et un de près de 596 MB délivre 19,1 GB d’informations de l’opérateur d’infrastructure. Des fichiers de coordonnées d’entreprises clientes au format Json, des fichiers de données format CSV de plusieurs tailles dont un de 3,2 GB…

    C’est un total de plus de 21 millions de fiches uniques comprenant des données GPS, professionnel ou individuel, l’adresse jusqu’à l’état de déploiement des systèmes que les cybercriminels ont ainsi fait fuiter : factures, documents de présentations, fichiers clients, documents de signature électronique d’e-mail… (Crédits : capture d’écran/Cl0P)

    Au début du mois de mars, la capitale du Nord subissait une attaque cybernétique. Durant la conférence de presse, la municipalité se voulait rassurante, mais consciente de la cyberattaque. « Le diagnostic technique est à cette heure toujours en cours pour déterminer l’origine et la gravité de l’intrusion ». C’est maintenant chose faite. Le 27 mars 2023, le groupe Royal Ransomware a revendiqué l’attaque qui avait visé la mairie de Lille début mars en publiant 350 GB des données dérobées sur leur site Darknet, le post est repéré par LeMagIT et Zataz.

    « Dans une note interne diffusée vendredi 31 mars aux employés de la mairie, la Ville précise que parmi les données volées se trouvent les coordonnées bancaires des agents et des élus municipaux de Lille », révèle France Bleu. (Crédits : aichinger76/Pixabay)

    Les cybercriminels du groupe « Royal Ransomware » indiquent sur leur site darknet que leurs divulgations représenteraient que 10 % des fichiers détenus. Cela sous-entend qu’ils seraient en possession de 3,5 TB de dossiers appartenant à la mairie de Lille. La commune invite ses agents et élus à surveiller leur compte en banque.

  • BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    BMW France, l’Assemblée nationale et Séché Environnement victimes de cyberattaque en France

    Lundi 27 mars 2023, le site de l’Assemblée nationale a été mis hors ligne quelques heures. Une attaque par déni de service distribué (DDoS) est à l’origine du dysfonctionnement. L’attaque cybernétique serait l’œuvre du groupe #NoName057 (16). L’entité qui se revendique prorusse affiche sur le réseau Telegram ses attaques. La réforme des retraites engagée par le gouvernement français, n’est en rien l’élément déclencheur. Le soutien de la France à l’Ukraine serait le grief.

    Durant la majeure partie de la journée de lundi, le site WEB de l’Assemblée nationale affichait « Le site est actuellement en maintenance ». L’attaque serait due au soutien de la France à l’Ukraine. Ce, dans le conflit qui l’oppose à la Russie depuis plus d’un an. Le groupe pro-Kremlin est à l’origine d’une série d’attaques DDoS au cours des derniers mois. Ses victimes sont notamment des aéroports polonais et des sites WEB administratifs après que Varsovie ait livré des chars Leopard à l’Ukraine. Des cibles existent au Danemark, en République tchèque, Finlande et en Lituanie relate Politico.

    Le message affiché par le site de l’Assemblée nationale à la suite de l’attaque DDoS revendiquée par le collectif NoName057 (16), ce lundi 27 mars 2023. (Crédits : Capture d’écran)

    L’accès au site de la chambre basse a été rétabli aux alentours de 17 heures, le 27 mars. L’attaque « est restée circonscrite à l’accès au site et n’a pas eu de conséquences sur son fonctionnement […] ni sur les données des parlementaires et des agents », relate l’Assemblée dans un communiqué de presse.

    Le groupe d’opérateurs derrière NoName057 (16) ciblait plusieurs banques danoises lors d’une attaque par DDoS mardi 10 janvier 2023. Parmi elles figuraient certaines des plus grandes institutions financières, dont la Jyske Bank et la Sydbank. (Crédits : Johan Wessman/CC BY 3.0)

    Selon le dernier rapport publié par l’ENISA, la crise russo-ukrainienne définit une nouvelle ère pour la cyberguerre et l’hacktivisme. « Le paysage des attaques DDoS, à l’instar de ce qui s’est passé pour COVID-19 après 2019, a été affecté par les changements géopolitiques introduits par la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a débuté le 24 février 2022 lorsqu’une série d’attaques coordonnées a été lancée contre le gouvernement ukrainien et les institutions financières. »

    Le ransomware Play News revendique l’attaque de BMW France. Selon toute vraisemblance, les opérateurs laissent jusqu’au 9 avril 2023 à l’entité pour négocier. Passé ce délai, les données seront probablement publiées comme c’est le cas pour La Cave Beblenheim ou le cabinet d’expertise comptable Paillet & associés par LockBit 3.0. (Crédits : capture d’écran)

    Lundi 27 mars 2023, c’est également le système informatique de l’entreprise Séché Environnement qui était victime d’une cyberattaque. L’origine de cette attaque n’est pas encore identifiée, mais Séché Environnement a déposé plainte explique France Bleu.

  • La firme italienne Ferrari touchée par une cyberattaque

    La firme italienne Ferrari touchée par une cyberattaque

    La célèbre firme qui possède Lamborghini, Fiat Group, VAG, Brembo et celle au cheval cabré a subi sa troisième cyberattaque déclarée depuis 2021. En premier Speroni part le ransoware Everest avec un accès FTP, 900 Go de dessins AutoCAD, plus de250 Go de fichiers PST… En 2022 RansomEXX affirmait sur son site de fuite détenir 6,99 Go de données sous forme de 15 fichiers compressés. La marque italienne a informé les personnes touchées par l’attaque dans un communiqué lundi 20 mars 2023.

    Ferrari S.p.A. a été contacté par un acteur avec une demande de rançon. Dès réception de la demande, la compagnie affirme avoir débuté une enquête en collaboration avec une entreprise de cybersécurité. Elle a aussi informé ses clients sur l’exposition potentielle des données et de la nature dudit incident.

    « Nous prenons au sérieux la confidentialité de nos clients et comprenons l’importance de cet incident, c’est pourquoi nous vous en avons informé rapidement », conclut le billet.

    Le communiqué de presse est clair : « Par principe, Ferrari n’acceptera pas de rançon, car le paiement de telles demandes finance des activités criminelles et permet aux acteurs de la menace de perpétuer leurs attaques. »

    RansomEXX diffusait sur son site 14 fichiers de 500 Mo et un de 150 Mo compressés en février 2022. (Crédits : capture d’écran/RansomEXX)

    La compagnie reconnaît que certaines données relatives à leurs clients ont été exposées, à savoir des noms, des adresses, des e-mails et des numéros de téléphone. « Cependant, d’après notre enquête, aucun détail de paiement et/ou numéro de compte bancaire et/ou autre information de paiement sensible, ni aucun détail sur les voitures Ferrari possédées ou commandées n’a été volé. » L’entreprise s’est par ailleurs refusée à tout commentaire sur l’une ou l’autre violation, invoquant une enquête criminelle en cours.

  • Le ransomware RansomHouse dévoile 3TB de données de Keralty administratrice des EPS en Colombie

    Le ransomware RansomHouse dévoile 3TB de données de Keralty administratrice des EPS en Colombie

    En décembre 2022, la santé de 5,5 millions de Colombiens se trouvait impactée. Keralty, groupe d’EPS Sanitas et Colsanitas, confirmait que ses services informatiques avaient fait l’objet d’une cyberattaque. L’impossibilité de se connecter aux différentes plateformes pour prendre rendez-vous. Les utilisateurs des EPS (NDLR Entidades Promotoras de Salud) s’inquiétaient, à juste titre de l’indisponibilité des portails web de ces institutions de santé, ainsi que de l’application de chacune d’entre elles.

    La crainte semblait être légitime. Comme à l’accoutumée, la demande de rançon en échange de non-diffusion des informations volées était de mise. L’entité, administratrice du fournisseur de soins de santé Sanitas, refusa de payer. Le lundi 13 mars 2023, la compagnie d’opérateurs derrière le ransomware RansomHouse publiait les données du groupe Keralty. Au total, les renseignements extirpés représentent 3 TB compressés, volées lors de l’’attaque cybernétique du 27 novembre 2022.

    Sur son réseau Telegram, RansomHouse affirmait que la moitié des données était éditée et que le solde était à vendre. (Crédits : capture d’écran/RansomHouse/Telegram))

    Dans les infos sont contenus des fichiers avec les identifiants, les numéros de téléphone, les adresses des patients, des salariés des EPS, ainsi que des fournisseurs de produits médicamenteux tels que la chaîne de pharmacies Cruz Verde. Les pathologies des patients ont été révélées à travers la divulgation des dossiers médicaux.

    « […] Keralty continue de mettre en œuvre les plans d’urgence nécessaires au maintien du service. Notre principale priorité est et reste de prendre soin de la santé et du bien-être de nos membres. Pour cette raison, nous regrettons les inconvénients que cette situation a générés », expliquait le groupe. (Crédits : capture d’écran/RansomHouse)

    L’agence révèle que « les enquêtes menées par le SPE lui-même ont confirmé la violation des informations personnelles de 241 589 utilisateurs, une situation qui exige que Sanitas informe chacune des personnes affectées par cette situation spécifique de manière opportune, véridique et complète », relate infobae. Depuis, RansomHouse a publié trois nouvelles victimes sur son site de fuite : : Indonesia Power (0,6 TB de données), E&S Heating & Ventilation Ltd. (0,6 TB) et Saint Kitts and Nevis (2, 7TB).

  • Cyberattaques d’hôpitaux en Europe, Espagne, Belgique et France

    Cyberattaques d’hôpitaux en Europe, Espagne, Belgique et France

    En Espagne, depuis le dimanche 5 mars 2023, l’hôpital Clínic de Barcelone est confronté à une attaque cybernétique. Le retour s’opère au bistouri. Selon les informations, l’hôpital Saint-Pierre dans le centre de Bruxelles a dévié les appels d’urgences (112) vers d’autres établissements. Les urgences ont été provisoirement fermées. En France, c’est le CHU de Brest qui a subi une attaque cybernétique le 10 mars. « Un fonctionnement en mode dégradé est en place », a ajouté l’ARS.

    Selon les informations communiquées par l’ARS de Bretagne l’hôpital aurait effectué le nécessaire dès la découverte de l’incident. Une cellule de crise est activé. L’ANSSI effectuent des opérations de renforcement au niveau de la sécurité. Les consignes ont été données à l’ensemble des personnels. « Nous avons interdiction absolue de nous connecter à internet ou d’envoyer des mails », relate une salariée au journal Ouest-France. Le 8 février dernier, le CERT santé faisait état de 588 déclarations d’incidents de cybersécurité en 2022, dont 27 par ransomware.

    Au sein de l’hôpital barcelonais, le personnel est de retour au papier crayon, sans avoir accès au dossier des patients informatisés. Comme c’est le cas dans chaque établissement de santé victime d’une attaque cybernétique, avec une mise à l’isolement de son réseau et des systèmes d’information. (Crédits : Francisco Àvia/Hospital Clínic)

    Deux jours avant la déclaration du CERT, le CHU de la Réunion est victime d’une cyberattaque. La direction communiquait qu’elle était « contenue ». De l’autre côté, le groupement hospitalier de territoire Nord-Ardenne (GHT) revient petit à petit à la normale cinq mois après la tentative échouée d’un ransomware. « La réouverture du système d’information du GHT sur l’extérieur se fera progressivement […] »

    Retour à la normale en Belgique

    Samedi 11 mars, dès les premières heures, une panne généralisée rendait inaccessibles de nombreuses applications, dont les dossiers des patients. Si tout semble être revenu à la « normale », les responsables de l’hôpital se disent prudents sur l’évolution possible. Selon le journal belge La Libre l’hôpital n’a pas eu à subir, au stade actuel de l’enquête, ni fuite ni vol de données. Le site internet n’était pas accessible le 15 mars 2023, il est de retour en ligne dès le lendemain.

    « Pour l’heure nous n’avons pas constaté de vol ou de fuite de données médicales […] les investigations sont toujours en cours », assure le CEO. Les autorités n’ont pas communiqué sur l’origine, l’objectif, ni si une demande de rançon a été réclamée. Lundi matin, toutes les activités de consultations et d’hospitalisations programmées seront assurées normalement.

    L’hôpital de Barcelone panse ses plaies

    L’Hôpital Clínic de Barcelona se remet lentement de la cyberattaque dont il a été victime la semaine dernière. Le ransomware à l’origine est RamsonHouse, menace de publier et de revendre les données volées s’il ne payait pas 4,5 millions de dollars. Le gouvernement catalan a déjà prévenu qu’il ne paierait pas un cent. Des informations sensibles dont des essais cliniques sur le cancer et les maladies auto-immunes, domaines dans lesquels l’hôpital est à l’avant-garde seraient susceptibles d’être diffusées.

    Une femme observe un écran avec le message d’erreur de non-accessibilité du site WEB dans l’un des couloirs du Clínic, lors de la cyberattaque. (Crédits : Manu Mitru/ElPeriodico)

    Pour l’instant, seuls 30 % des serveurs sont remis en ligne. L’ensemble est en train d’être analysé pour s’assurer qu’il n’y a aucune trace persistante, ni de code endormi pour une octroyer une backdoor ou autre danger. Ce travail est effectué conjointement par la Direcció de Sistemes d’Informació et de l’Agència de Ciberseguretat de Catalunya.

  • L’hôpital Clínic de Barcelona victime du ransomware Ransom House

    L’hôpital Clínic de Barcelona victime du ransomware Ransom House

    Depuis le dimanche 5 mars 2023, l’hôpital Clínic de Barcelone est confronté à une attaque cybernétique. Ce qui a obligé établissement a annuler entre 2 000 et 3 000 consultations de spécialistes lundi 6 mars. Ils ont été contraints de reporter 150 opếrations non urgentes. Selon ZDNet, les opérateurs réclament la somme de 4, 25 millions d’euros. Le rétablissement des systèmes d’information se fait au goutte à goutte. Selon la direction de l’hôpital, 15 % seraient à nouveau en ligne.

    Le principal centre médical catalan avec le Valle de Hebron, a maintenu son activité au service des urgences, selon son directeur médical, Antoni Castells. Les 800 patients hospitalisés ont reçu des soins normaux. En ce qui concerne les accidents vasculaires cérébraux et les crises cardiaques survenus dans la journée, ils étaient dirigés vers d’autres hôpitaux. Dès le premier jour, les services d’urgence ont été maintenus aux trois niveaux, y compris la prise en charge des victimes d’agressions sexuelles.

    Grâce au travail coordonné du département des systèmes de l’hôpital, des Mossos d’Esquadra et de l’Agence catalane de cybersécurité, « […] nous avons réussi à remettre en ligne 15 % des systèmes de l’hôpital. Les systèmes de contingence ont permis de récupérer 90 % de l’activité chirurgicale complexe, 40 % de la chirurgie ambulatoire, 70 % des consultations externes et les codes d’accidents vasculaires cérébraux et d’infarctus », expliquait l’établissement de soins. L’enquête est en cours pour déterminer si des documents confidentiels sur les traitements en oncologie et les maladies auto-immunes ont été volés. Les Mossos D’esquadra ont fait appel à Interpol.

    Le premier constat indique que plus de 4 000 examens ambulatoires, 300 interventions chirurgicales et à minima 11 000 visites ambulatoires n’ont pas été effectués. Les patients en radiothérapie oncologique ont été dirigés vers les hôpitaux Santo Pablo et Vall de Hebron. « Cette cyberattaque a coupé l’hôpital du monde extérieur et de nos patients. Il n’y a aucun doute sur l’engagement des professionnels de l’hôpital, qui ont fait un grand effort pour récupérer l’activité en travaillant avec des difficultés et de manière très manuelle », a déclaré le Dr Antoni Castells.

  • Le ransomware Play affiche de nombreuses victimes dont la Cave de Beblenheim en France

    Le ransomware Play affiche de nombreuses victimes dont la Cave de Beblenheim en France

    La firme outre-Atlantique A10 Networks est victime du ransomware Play. Le 7 février 2023, elle prévenait le gendarme américain des marchés boursiers qu’un « incident de cybersécurité dans son infrastructure IT corporate » s’était déroulé. La quantité de données dérobées n’est pas connue, seul un volume d’environ 4,3 Go d’informations compressées est affiché. L’Allemand InPro Electric, le Suisse Energie Pool Scheiwz, l’Italien Microgame SpA et l’Américain ACSCM accompagnent les autres victimes.

    Si l’attaque contre l’équipementier A10 Networks avait été identifiée le 23 janvier 2023, elle est ajoutée sur le site de fuite que le 9 février. La divulgation d’une partie, ou de la totalité des données exfiltrées a eu lieu le 14. Contrairement à certains, rien n’indique une diffusion complète comme ce fut le cas pour la compagnie Argentine Cetrogar ou le Français ITS Group.

    Les dernières victimes du ransomware sont plus dans l’ingénierie, les énergies ou dans le domaine de l’IT, contrairement à la Cave de Beblenheim. (Crédits : capture d’écran/Play)

    Ce dernier est à la fois « une ESN française qui a développé une expertise unique dans les infrastructures et les opérations IT, mais également un groupe d’experts qui vous accompagne dans l’ensemble de vos projets couvrant le spectre informatique. » Pour l’Écossais Arnold Clark, c’est actuellement 467 GB revendiqués en deux parties. La première compte 32 dossiers pour 15,4 Gb et la seconde se compose de 55 fichiers pour 27,4 GB compressés.

    Le français Cave de Beblenheim voit afficher 7 fichiers de données compressés. Six sont de 500 Mo et le dernier de 412,2 Mo, soit 3,3 Gb. Une fois décompressé, c’est un total de 7419 éléments pour un total de 4,9 GB. Ainsi au fil de la découverte des fichiers, de nombreux d’information clients s’étalent, et même des photos personnelles. Comme toutes industries, des magasins partenaires en France et à l’international, des factures, des listings de ventes… sont ainsi à la vue de tous.

  • Le ransomware Vice Society revendique de nombreuses attaques cybernétiques, le Canadien Okanagan et l’Italien SIB

    Le ransomware Vice Society revendique de nombreuses attaques cybernétiques, le Canadien Okanagan et l’Italien SIB

    Depuis peu, l’infrastructure de Hive est sous le joug des autorités américaines. Telle l’hydre, une tête se coupe qu’une autre pousse. Vice Society revendique et affiche de nouvelles victimes. Les opérateurs ont mis en accès les données de l’établissement scolaire canadien, Okanagan, soit plus de 800 GB. Mais également le cabinet de propriété intellectuelle SIB en Italie. L’entreprise est spécialisée dans la protection et l’application des brevets, marques, modèles, dessins et droits d’auteur.

    Les opérations de Vice Society contre les institutions d’enseignement sont monnaie courante. L’Okanagan College, le Scheppers institut Wetteren, le NPTC Group of Colleges, et le Bristol Community College sont les derniers noms ajoutés à la liste des instituts ciblés par le collectif de hackers.

    Les informations glanées auraient été le prénom, nom, date de naissance, adresse électronique, adresse postale, et le numéro de sécurité sociale (NAS). Comme pressenti de nombreux passeports sont exposés, et peuvent engendre une usurpation d’identité et autres délits. (Crédits : Okanagan College)

    Concernant l’établissement d’enseignement supérieur situé à Kelowna, au Canada, l’attaque a été identifiée le 9 janvier 2023, vers 6 h 15. Un incident au cours duquel une entité non autorisée a eu accès à certains systèmes technologiques. « Dès que l’intrusion a été détectée, nous avons fermé les accès afin de limiter les impacts potentiels et nous avons engagé des experts en cybersécurité pour nous aider à réagir », expliquait l’entité par un communiqué le 23 janvier 2023.

    Des données par centaines de milliers sont disponibles. Des passeports, des cours, des photos, mais également des conversations privées capturées sur les smartphones, identifiants, mots de passe, numéros de carte de crédit, contrats… jusqu’au plan de finance et budget. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    SIB cabinet italien de propriété intellectuelle aussi victime

    Le cabinet protège la propriété intellectuelle à travers le monde, en Algérie, Équateur, Koweït… Des échanges internes sur la durée des brevets, sur l’évolution de la contrefaçon partout dans le monde…. L’établissement qui offre des conseils juridiques et une assistance en matière de contrefaçon, d’usurpation voit l’ensemble des données collectées, exposées à la vue de tous.

    L’entité italienne n’a pas encore communiqué sur l’incident, ni sur son site, ni sur ses réseaux. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    L’Italie est également en proie à des données compromises. Red Hot Cyber explique que « les données de 1,5 million d’utilisateurs italiens de pharmacies en ligne ont été compromises. » C’est à travers le rapport d’un chercheur en sécurité, que le site a été informé. Le problème avait été soulevé, mais c’est le cloud qui abrite les instances desdites pharmacies qui a été « piraté ».

  • L’infrastructure du ransomware Hive démantelée

    L’infrastructure du ransomware Hive démantelée

    Le ransomware Hive et son infrastructure sont démantelés, hier, jeudi 26 janvier 2023. L’infrastructure de la franchise du Ransomware-As-A-Service Hive n’est plus. Que ce soit son site vitrine, comme celui utilisé pour les négociations, plus rien n’apparaît, ou presque. À la place, une image sans équivoque. Six logos suggèrent l’implication du ministère américain de la Justice, du FBI, des Services secrets américains, d’Europol, la police du Baden-Württemberg, et de la division cybercriminalité de la police criminelle fédérale allemande.

    C’est pas une conférence de presse en ligne que les autorités américaines indiquent avoir démantelé le réseau international du ransomware Hive. L’entité réussissait à infiltrer l’infrastructure de Hive courant de l’été 2022. Depuis elle a aidé plus de 300 victimes à travers le monde, en leur fournissant les clés nécessaires au déchiffrement. Les serveurs du ransomware Hive saisis étaient situés aux États-Unis, plus exactement à Los Angeles.

    « Le ministère de la Justice n’épargnera aucune ressource pour identifier et traduire en justice toute personne, où qu’elle soit, qui cible les États-Unis États-Unis avec une attaque de ransomware nous continuerons à travailler à la fois pour prévenir ces attaques et à fournir un soutien aux victimes »

    « Nous sommes ici pour annoncer que la nuit dernière, le département de la justice a démantelé un réseau international de ransomware responsable de l’extorsion et de la tentative d’extorsion de centaines de millions de dollars à des victimes aux États-Unis et dans le monde entier. Connu sous le nom de groupe Hive ransomware, ce réseau a ciblé plus de 1500 victimes dans le monde entier depuis juin 2021 », a indiqué le procureur général des États-Unis Merrick B Garland.

    Depuis son apparition en juin 2021, le ransomware Hive a ciblé plus de 1 500 victimes dans le monde et a reçu plus de 100 millions de dollars en paiements de rançon.

    En outre, le FBI a distribué plus de 1 000 clés de décryptage supplémentaires aux victimes précédentes. Enfin, le département de la justice américaine a annoncé qu’en coordination avec les forces de l’ordre allemandes (la police criminelle fédérale allemande et le quartier général de la police de Reutlingen-CID Esslingen), et la National High Tech Crime Unit des Pays-Bas, avoir pris le contrôle des serveurs et des sites Web utiliser pour communiquer avec ses membres.

    « Les forces de l’ordre ont fourni la clé de déchiffrement aux entreprises qui avaient été compromises afin de les aider à déchiffrer leurs données sans payer la rançon. Cet effort a empêché le paiement de plus de 120 M€ de paiements de rançon », a indiqué Europol.

    Des victimes en France, comme Damart, l’ENAC subissait dans le domaine de l’aviation une attaque, et celles dont on ne connaît pas le nom. La justice américaine reconnaît la coopération essentielle du Canada, de la France, de la Lituanie, des Pays-Bas, du Portugal, de l’Espagne, de la Roumanie, de la Suède et du Royaume-Uni. En France, Europol mentionne la Police Nationale, plus précisément la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité de la #policejudiciaire. Les autorités américaines se sont saisies des infrastructures, mais « le code demeure ».

  • La société pharmaceutique Audifarma victime d’une cyberattaque sert 12 millions de colombiens en médicaments

    La société pharmaceutique Audifarma victime d’une cyberattaque sert 12 millions de colombiens en médicaments

    La Colombie subit des attaques cybernétiques d’ampleur depuis le milieu du mois de novembre dernier. Omegapro déclarait avoir été la cible d’une cyberattaque le 17 novembre 2022, Sanitas en a également fait l’expérience le 28 novembre 2022. Puis l’Empresas Públicas de Medellín (EPM) suivait le 12 décembre, et Afinia a signalé un incident cybernétique le 16 du même mois. L’entreprise pharmaceutique Audifarma a annoncé avoir subi une cyberattaque le 22 janvier 2023.

    Audifarma a communiqué, dimanche 22 janvier, avoir été la cible d’une cyberattaque visant son infrastructure. La conséquence est immédiate. Pour éviter la propagation supplémentaire, les serveurs physiques et virtuels sont temporairement désactivés pour protéger les informations et les utilisateurs de l’organisation. « Nous informons que, pour ce qui est de la livraison des médicaments, le service continuera d’être assuré normalement et à ses heures habituelles dans tout le pays », a promis la société. L’équipe de communication a notifié qu’il est indispensable d’avoir la prescription médicale et la carte d’identité pour la délivrance des traitements médicamenteux.

    L’entreprise pharmaceutique Audifarma sert plus de 12 millions de patients et utilisateurs des différents EPS dans la délivrance de médicaments.

    « Nous informons le grand public que le dimanche 22 janvier 2023, nous avons fait l’objet d’une attaque informatique externe sur notre infrastructure technologique. Dès que nous l’avons identifié, nous avons activé nos protocoles de sécurité informatique mis en place pour ce type de cas, et avons procédé à la désactivation des serveurs physiques et virtuels afin de protéger les informations de notre organisation et celles de nos utilisateurs », a déclaré Giovanny Mesa, directeur général d’Audifarma.

    En conséquence, ses serveurs physiques et virtuels ont dû être temporairement désactivés pour préserver les données et l’ensemble des personnels.

    De même, le site web et l’application mobile sont temporairement désactivés en tant que rendez-vous virtuels, demande et programmation de médicaments à domicile. Aucun groupe n’a encore revendiqué la paternité de la cyberattaque.