Étiquette : ransomware

  • Cyberattaques en France : Intersport, Brunoy, CH Argenteuil…

    Cyberattaques en France : Intersport, Brunoy, CH Argenteuil…

    Chaque jour, des attaques cybernétiques sont déjouées. De la même manière, des tentatives d’attentats sont avortées, car des personnes œuvrent en silence et dans l’ombre à la protection de tout un chacun. Il arrive que certaines, pour diverses raisons, atteignent leurs buts : exfiltrer des données, extorquer de l’argent, divulguer des secrets industriels, économiques ou d’État… L’hôpital d’Argenteuil a déjoué une tentative d’intrusion sur une partie de son réseau informatique.

    Les attaques surviennent au moment où la bronchiolite et autre pathologie emplissent les établissements de soins en France. Le centre hospitalier Sud-Francilien (CHSF) paie la note de l’attaque du mois d’août, qui est salée. Celui qui espérait recouvrer 80 % de son parc informatique d’ici la fin novembre, pense ses plaies. Une facture totale évaluée à 7 millions d’euros. Deux sont consécutifs à la gestion de crise, et cinq millions servent à la reconstitution de l’infrastructure. De son côté l’hôpital André Mignot à Versailles fait de son mieux pour gérer patients, épidémie de bronchiolite et ransomware.

    L’attaque date de la semaine dernière relate France Bleu. Sur place les équipes internes travaillent étroitement avec les experts de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), « pour protéger les intérêts de nos patients, de nos partenaires et de nos employés. » (Crédits : CH Argenteuil)

    Aujourd’hui, le 7 décembre 2022 un communiqué de presse du centre hospitalier d’Argenteuil atteste d’une tentative abordée de cyberattaque. « Le Centre Hospitalier d’Argenteuil a détecté une intrusion sur une partie de son réseau informatique […] aucune violation de données n’a été relevée à ce stade. Les autorités compétentes ont été notifiées […] une plainte a été déposée ce mercredi 7 décembre 2022 auprès du procureur de la République », explique l’établissement.

    Intersport, le parlement Européen

    Le même jour que la chaîne de spot, le parlement européen essuyait une attaque par déni de service. « Je confirme que le Parlement a fait l’objet d’une cyberattaque externe […] », déclarait dans un communiqué Dita Charanzová, eurodéputée tchèque et vice-présidente du Parlement chargée de la cybersécurité. L’assemblée a attribué cette attaque au groupe Killnet.

    La chaîne de magasins Intersport avait subi une attaque le 23 novembre 2022. « C’est une cyberattaque qui touche un groupement de magasins sur la région Nord, indique la direction d’Intersport ». La cyberattaque a depuis été revendiquée par les opérateurs derrière le ransomware Hive. (Crédits : capture d’écran/Hive)

    La Marie de Brunoy faisait les frais d’une cyberattaque en octobre. L’attaque a été revendiquée par LockBit 3.0 et une rançon avait été réclamée, à hauteur de 5 millions de dollars américains. « Nous étions convaincus que nous étions bien protégés, mais il y a toujours des failles dans le système », regrette l’édile, Bruno Gallier. Une entreprise française du nom de « FranckBeun » voit ses données exfiltrées et divulguées par le même Ransomware-as-a-Service : comptabilité, chantiers, secrétariat, etc. Les ambulances des Trois cantons à Peyrehorade, dans le sud des Landes sont victime d’une cyberattaque par ransomware. Ils n’ont plus accès à leur fichiers, ni aux rendez-vous des semaines prochaines.

  • Cyberattaque du centre hospitalier André Mignot de Versailles-Le Chesnay, le plan blanc est déclenché

    Cyberattaque du centre hospitalier André Mignot de Versailles-Le Chesnay, le plan blanc est déclenché

    Une fois de plus un organisme de santé en France subit une attaque cybernétique. Après l’affaire du centre hospitalier sud-francilien (CHSF) en août 2022, c’est au tour de l’hôpital André Mignot. L’offensive se serait déroulée samedi soir aux alentours de 21 h. La régulation des urgences et les transferts de patients à risque sont assurés par le SAMU. À ce stade, quelques transferts de patients, six, ont été effectués vers d’autres établissements du territoire et d’autres sont en préparation.

    L’accueil de nouveaux patients est limité. À l’heure de l’utra-connectivité, une attaque des systèmes d’information d’un établissement, force le réseau à être coupé. Vous pouvez oublier l’ensemble des moyens de communication dits modernes, les e-mails, les rapports de suivi des patients, et tout autre document via l’informatique. « Tout se fait à l’ancienne avec papier et stylo », souffle Richard Delepierre, co-président au conseil de surveillance et maire du Chesnay-Rocquencourt.

    La perspicacité du ministre de la Santé et de la Prévention, François Braun est relayée par le nombre de tweets reçus en guise de réponse.

    L’hôpital André-Mignot concentre consultations et services d’hospitalisation de court séjour et ambulatoire. Ce qui représente plus de 800 lits et 3 000 personnels soignants. « L’établissement est également le siège administratif, technique et logistique du centre hospitalier de Versailles, c’est pourquoi l’hôpital Richaud et la maison Despagne sont aussi affectés », révèle France Bleu.

    Les investigations ont été confiées au Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie, qui mènera l’enquête et à la Sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la police judiciaire. Les attaques sont légion dernièrement en France, le CHSF, de Thales, Loehc, la région Guadeloupe ou les alpes maritimes. (Crédits : DR)

    « C’est la galère, on doit tout refaire sur papier à la main depuis ce matin et les médecins doivent faire toutes leurs prescriptions de médicaments manuellement aussi », ont expliqué sous couvert d’anonymat à l’AFP trois aides-soignantes. Les attaques d’hôpitaux en France étaient de 27 en 2020. La revendication de l’attaque cybernétique n’est pas encore connue, ni s’il y a chantage à la publication des données souvent exfiltrées contre une somme d’argent, sous compte à rebours.

  • Ikea Maroc et Koweït victimes d’une cyberattaque par le ransomware Vice Society

    Ikea Maroc et Koweït victimes d’une cyberattaque par le ransomware Vice Society

    Sur leur site de fuite, les opérateurs derrière le ransomware Vice Society revendiquent les cyberattaques de deux entités du géant suédo-néerlandais IKEA. Le fabricant de meubles exploite deux magasins en Jordanie, trois au Koweït et quatre au Maroc. Les succursales basées au Maroc et au Koweït voient des données sensibles comme des passeports jordanien et marocain, des prévisions sur l’année, des rapports confidentiels, des photos, des documents sur résultats d’audits…

    De très nombreux fichiers et documents sont diffusés sur le dark web. L’année dernière, quasiment jour pour jour IKEA était frappé par une vague de cyberattaques par hameçonnage de type « reply-chain ». Une façon de détourner l’attention de collaborateurs. Des employés reçoivent des e-mails sous la forme de réponses à des courriels apparemment envoyés au préalable. Le collaborateur pense qu’il s’agit d’une réponse à un e-mail préalablement expédié. Il ne souvient pas de l’avoir envoyé, mais curieux, il est tenté de l’ouvrir… le piège vient de se refermer.

    Les documents d’employé, de cadre, des passeports des documents internes sont mis en ligne par les opérateurs usant du ransomware Vice Society. Il opère au moins depuis fin 2020. En raison de tactiques et de noms de fichiers similaires, les chercheurs pensent que Vice Society était lié à un autre ransomware Hello Kitty. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)

    En septembre, Vice Society avait attaqué et diffusé des données de deux écoles américaines et une université de Londres, Elmbrook school et Sierra College, ainsi que School of Oriental African Studies (SOAS). Selon Darkfeed « le fait de cibler IKEA est un peu une aberration pour la bande, car les victimes dans les secteurs de l’éducation et de la santé représentent plus d’un tiers de ses victimes. »

  • Une cyberattaque de « grande ampleur » de la région Guadeloupe

    Une cyberattaque de « grande ampleur » de la région Guadeloupe

    Dernière en date, la région Guadeloupe est victime d’une cyberattaque. La France est ainsi visée en dehors de la métropole. La liste des entités locales touchées en 2022 s’allonge. Après l’hôpital de Corbeil-Essonnes en août, la ville de Caen fin septembre, le département de Seine-Maritime en octobre et celui de Seine-et-Marne ces derniers jours et les autres, les opérateurs malveillants ne s’arrêtent pas. Cette dernière ne devrait pas se remettre avant plusieurs mois.

    C’est par une déclaration que la presse et les habitants de l’Île papillon ont eu vent de cette cyberattaque. « Par mesure de sécurité, tous les réseaux informatiques ont été interrompus afin de protéger les données et un diagnostic est en cours », précise-t-elle dans un communiqué publié lundi 21 novembre. Dans une diffusion interne, adressée aux agents en fin d’après-midi et consultée par l’Agence France-Presse (AFP), les autorités régionales expliquent qu’une cellule de crise a été installée et recommande aux agents de redoubler de vigilance. La région a dit collaborer avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la police nationale et la gendarmerie.

    « Un plan de continuité des services est mis en place pour assurer les missions de services publics », précise l’entité locale, qui ajoute avoir déposé plainte et envoyé une notification à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).

    Les conséquences de la cyberattaque se lèvent peu à peu. Les détenteurs de cartes magnétiques pourront à nouveau accéder à leurs lieux de loisirs. Quelques opérations ne sont pas encore possibles : le paiement en carte bancaire, la réservation et le rechargement des titres en ligne. (Crédits : Christophe Jacquet/Actu.fr)

    Deux mois après l’attaque subie par la ville de Caen, les usagers de la piscine et de la patinoire commencent à voir le bout du tunnel. Le 26 septembre 2022, la Ville de Caen et les services de l’agglomération Caen la mer ont été victimes d’une cyberattaque. De nombreux systèmes d’information des deux institutions étaient hors d’usage par mesure de sécurité.

  • Thales et l’OEHC sont victimes du ransomware LockBit 3.0

    Thales et l’OEHC sont victimes du ransomware LockBit 3.0

    Le groupe LockBit 3.0 revendiquait une attaque sur la société Thales au commencement de l’année 2022. L’entité accordait jusqu’au 17 janvier avant que les données soient divulguées. La société française d’électronique est spécialisée dans l’aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre. Puis début novembre les mêmes affirmations de la part du groupe d’opérateurs malveillants réclamaient à nouveau la cyberattaque. Cette fois des informations sensibles, confidentielles, documents commerciaux, logiciels… sont en accès libre sur le darknet.

    « Nous avons eu connaissance d’une allégation de vol de données par LockBit 3.0 ciblant des données qui appartiendraient au groupe Thales », a indiqué le porte-parole à l’AFP, précisant que « le groupe d’extorsion et de ransomware LockBit 3.0 a annoncé vouloir publier les données le 7 novembre 2022 à 6 h 29 UTC ». Le même groupe avait fortement perturbé le fonctionnement du Centre hospitalier sud-francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes en août. Lockbit avait demandé une rançon de 10 millions puis redescendu à un million de dollars, puis avait publié des données de patients, de personnels et de partenaires sur le darknet.

    Concernant Thales, dans un communiqué le groupe explique qu’il n’y a « pas d’intrusion » dans les systèmes d’information de l’entreprise. Deux sources probables de vol est affirmé par le groupe. La première a été identifiée : il s’agit du « compte d’un partenaire sur un portail d’échange dédié » mis en place avec Thales. Les recherches continuent pour identifier l’autre source.

    Dans le dossier newattack, un fichier de 9,5 GB est téléchargeable. De nombreux dossiers renferment d’autres documents sensibles, confidentiels sur les projets, un radar… Dans un seul sous-dossier, 19 fichiers compressés passent de 274 MB à 412 MB décompressés. (Crédits : capture d’écran/LockBit)

    Des informations qui peuvent paraître, pour un œil novice, insignifiantes. Très sensibles, elles doivent permettre la prise de conscience de l’urgence. L’urgence de renforcer la protection des données, s’il n’est pas déjà trop tard… Le manuel pour comprendre, interpréter et utiliser un « automatic regenerated dehydrators » est comme tant d’autres un document exposé. Son utilisation est de préserver les lignes de transmission HF. Il est primordial de pressuriser et de sécher ces lignes afin d’éviter l’ionisation des molécules d’eau et ainsi la destruction de l’émetteur dans le pire des scénarii.

    L’utilité d’un tel dispositif, le déshydratateur est très importante. Il sert pour les radars militaires, embarqués sur des navires ou sur des stations tactiques, et civils. Il est inclus dans le dispositif de guidage de missiles, comme dans les émetteurs de grande puissance de radiodiffusion télévisuelle ou radiophonique. (Crédits : Selecom)

    La multitude de dossiers et de fichiers renseigne sur de nombreux projets et informations sensibles. À lui seul, le fichier « Community Customer Furnished Information » contient 5,78 GB, d’autres documents de protocole, des guides d’interface, d’e-mails d’infrastructure…

    La Corse touchée par LockBit

    L’Uffiziu d’ecchippamentu idrolicu di Corsica a été la cible d’une attaque cybernétique dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 novembre 2022. Le résultat est la panne générale. Au moyen-âge, la meilleure façon de conquérir un château était de le priver de nourriture et d’eau, en l’encerclant. Ainsi, ils n’avaient plus qu’à attendre que les habitants du château se rendent. Les différentes attaques qui se déroulent à chaque seconde sont un échiquier où chaque belligérant place ses pièces tout autour d’un château.

    L’Office d’Équipement Hydraulique de l’Île de beauté devrait voir les données exposées demain matin peu avant onze heures. Cet organisme gère 12 barrages d’un total de 40 Mm3, 54 stations de pompage, 56 réservoirs, 4 mini centrales hydroélectriques. (Crédits : OEHC)

    La Corse n’avait pas communiqué jusqu’à ce mercredi 16 novembre 2022. Le communiqué indique qu’ils ont pris « […] le temps d’évaluer les dégâts, avant de décider de la marche à suivre […] il n’a pas été donné suite à la demande de contact, ni à aucune négociation de quelque sorte que ce soit avec l’attaquant. » La direction affirme que la remise progressive des systèmes d’information est en cours. « Aujourd’hui (le 16 novembre 2022), malgré la force de l’attaque […] nous sommes confiants sur notre capacité à relancer l’ensemble de nos activités d’ici à quelques semaines. […] nous savons que les conséquences de cette cyberattaque pourraient être longues à être entièrement absorbées. Mais, nous sommes persuadés que cette situation est aussi une opportunité pour l’OEHC d’accélérer la modernisation de ces outils et process », détaille la direction.

  • Le département des Alpes-Maritimes victime d’une cyberattaque

    Le département des Alpes-Maritimes victime d’une cyberattaque

    Tandis que la conférence de presse se tenait ce matin, jeudi 17 novembre 2022, le président du conseil départemental de Seine-et-Marne Jean-François Parigi affirmait n’avoir « aucune raison de payer cette rançon ». La somme demandée est de 10 millions de dollars. En fin de semaine dernière, c’est le département des Alpes-Maritimes qui annonçait avoir subi une cyberattaque. La collectivité avait pris la décision d’éviter une propagation bien plus grande et potentiellement dévastatrice en coupant les réseaux.

    Dans la nuit du 9 au 10 novembre 2022, le département des Alpes-Maritimes a fait l’objet d’une cyberattaque reconnaît l’administration le jeudi 10 novembre matin. Par précaution, l’accès aux réseaux avait été coupé. Une plainte a été déposée le même jour et une notification a été envoyée à la CNIL. Dès les premières heures, les services informatiques du Département en collaboration avec l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) et Orange Cyberdéfense s’attelaient à stopper la propagation du code malveillant.

    « L’ensemble des missions et services publics de la collectivité restent opérationnels ainsi que le site Internet departement06.fr », assure l’entité. Le diagnostic est à ce jour toujours en cours. Le département ne souhaite pas communiquer à ce stade de l’enquête des tenants et aboutissants de cette attaque, sa nature, ni le vecteur utilisé.

  • Une rançon de 10 millions de dollars est réclamée au département de la Seine-et-Marne après la cyberattaque

    Une rançon de 10 millions de dollars est réclamée au département de la Seine-et-Marne après la cyberattaque

    Cette information fait les grands titres de chaque média en France. Une rançon est demandée après l’attaque des systèmes d’information. L’identité des opérateurs n’est pas encore révélée. Les services informatiques du département ne sont plus opérationnels depuis le 6 novembre 2022. L’ensemble des salaires comme les prestations sociales sont versés, assure Jean-François Parigi, le président du conseil départemental, qui promet de ne pas payer la rançon.

    Depuis le mois d’avril, différents départements et ses conseils ont été les victimes de cyberattaques. Le département de l’Ardèche, le département de la Touraine et dernièrement celui de la Seine-Maritime. « Depuis ce dimanche 6 novembre, le département de Seine-et-Marne subit une attaque informatique d’envergure. Les services numériques ne sont plus opérationnels », déclarait le département dans un communiqué publié sur Twitter.

    Les quatorze maisons départementales des solidarités et les 5 000 agents territoriaux sont affectés. Les équipes espéraient un retour complet à la normale d’ici six semaines. « L’objectif du président est que les Seine-et-Marnais et surtout ceux en difficulté accompagnés au quotidien par les services du département soient le moins touchés par cette cyberattaque », a ajouté le département.

    Jean-François Parigi, le président du conseil départemental au centre promet de ne pas payer la rançon. (Crédits : capture d’écran/CD77)

    Depuis le lendemain 7 novembre 2022, l’enquête a été confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) et à la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la police judiciaire. À ce stade, « nous n’avons pas connaissance de fuite de données personnelles », a déclaré ce matin 17 novembre 2022 M. Parigi, précisant que des vérifications étaient encore en cours. « Je n’ai aucune raison de payer cette rançon », a affirmé le président.

  • Blackcat revendique la cyberattaque contre Conforama

    Blackcat revendique la cyberattaque contre Conforama

    Comme à l’accoutumée, les opérateurs derrière les ransomwares ciblent des entreprises à travers le monde, ce à chaque instant. Cette fois c’est l’enseigne bien connue Conforama. Le groupe affirme détenir de nombreux fichiers. « Conforama a un très faible niveau de sécurité et de protection des données de ses utilisateurs, nous avons donc réussi à voler plus de 1 Tb de leurs données ». La deuxième plus grande chaîne de magasins d’équipement de la maison en Europe a lancé une enquête interne.

    Les preuves affichées sur leur site de fuite proviennent de filiales espagnole et portugaise. En date du 6 novembre 2022 peu après 19 h, les individus derrière le Ransoware-as-a-Service, laissaient 48 h à l’enseigne pour les contacter. Les informations n’affirment ni infirment de telles allégations. Le ransomware est à l’origine des attaques contre l’université de Pise en Italie en juin 2022, Duda, Creos et Enovo en juillet 2022. Comme celle contre le Commandement conjoint des forces armées de l’Équateur fin octobre de cette année.

    Ils poursuivent en stipulant que toutes les données internes de marketing et d’analyse seront envoyées aux concurrents. La pression est de mise sur la société, en indiquant avoir la possibilité et la volonté de divulguer :

    • Documents et rapports financiers
    • Données des cartes de crédit des clients
    • Documents marketing
    • Documents analytiques et stratégiques
    • Données personnelles de l’entreprise
    • Documents logistiques
    • Bases de données de melons
    • Bases de données des clients et leurs informations personnelles
    • Historique de la correspondance des employés et de la direction
  • Quand des données volées de clients de Medibank sont divulguées sur le DarkWeb

    Quand des données volées de clients de Medibank sont divulguées sur le DarkWeb

    Selon l’entreprise australienne, une attaque informatique a été détectée dans son réseau le 12 octobre 2022. Elle était conforme aux signes précurseurs d’une cyberattaque par ransomware. L’assureur maladie a confirmé aujourd’hui 9 novembre 2022 que les données personnelles appartenant à approximativement 9,7 millions de ses clients actuels et anciens ont été consultées. Elles sont accessibles sur le Darknet, 826 014 fiches au format « csv » sont téléchargeables.

    L’entreprise australienne refuse de payer une rançon après que 9,7 millions de clients ont été exposés au piratage d’un ransomware. « Ce chiffre représente environ 5,1 millions de clients Medibank, environ 2,8 millions de clients ahm (pas de dates d’expiration) et environ 1,8 million de clients internationaux (pas de dates d’expiration) », a déclaré Medibank.

    Les données compromises incluent les prénoms, noms, dates de naissance, adresses, téléphone et adresses e-mail, ainsi que les numéros d’assurance-maladie pour les clients ahm, les numéros de passeport et les informations des visas pour les clients étudiants internationaux. (Crédits : capture d’écran)

    Les détails compromis incluent les informations sensibles sont incluses dans un fichier de 20,4 MB compressé. Cela correspond au total à 242,1 MB. Soit 414 fichiers avec 2 000 clients dans chacun, pour un total de 826 014 personnes. Les informations libérées affichent également des captures d’écran de discussion entre le PDG de Medibank, David Koczkar et les cybercriminels. M. Koczkar a déclaré lundi que le paiement d’une rançon pourrait faire de l’Australie « une cible plus importante » et inciter les criminels à agir.

    Medibank et son CEO David Koczkar continue de travailler avec le gouvernement australien, le Centre australien de cybersécurité et la police fédérale australienne. (Crédits : DR)

    « Sur la base des conseils approfondis que nous avons reçus de la part d’experts en cybercriminalité, nous pensons qu’il n’y a que peu de chances que le paiement d’une rançon garantisse le retour des données de nos clients et empêche leur publication. En fait, payer pourrait avoir l’effet inverse et encourager le criminel à extorquer directement nos clients, et il y a de fortes chances que payer mette davantage de personnes en danger en faisant de l’Australie une cible plus importante », a déclaré M Koczkar.

    Le ministre de l’Intérieur, Clare O’Neil, a affirmé que la décision de Medibank de ne pas payer de rançon était conforme à l’avis du gouvernement. (Crédits : capture d’écran)

    « Compte tenu de la nature de ce crime, nous pensons malheureusement maintenant que toutes les données client consultées auraient pu être prises par le criminel », a déclaré la société, exhortant les clients à être attentifs à toute fuite potentielle. Le communiqué assure « qu’il n’y a pas eu d’accès aux cartes de crédit ou aux données bancaires, il n’est donc pas nécessaire de mettre à jour vos données de paiement ou d’annuler votre prélèvement automatique. »

    « Compte tenu de la nature de ce crime, nous pensons malheureusement maintenant que toutes les données client consultées auraient pu être prises par le criminel », a déclaré la société. Elle exhorte ses clients à être attentifs à toute tentative de phishing. (Crédits : capture d’écran)

    Deux cabinets d’avocats ont également déclaré mardi 8 novembre 2022 qu’ils enquêtaient pour savoir si Medibank avait violé ses obligations envers ses clients. Les cabinets, Bannister Law et Centennial Lawyers, examineront si Medibank a enfreint sa politique de confidentialité et évalueront si des dommages et intérêts doivent être versés à la suite de cette violation.

  • Près de 1,2 milliard de dollars de rançon cumulé suite aux attaques par ransomware aux États-Unis en 2021

    Près de 1,2 milliard de dollars de rançon cumulé suite aux attaques par ransomware aux États-Unis en 2021

    Selon le rapport du trésor américain, les paiements suite aux attaques informatiques par ransomwares auraient plus que doublé. Le rapport cible la période de janvier à décembre 2021. Les auteurs déclarent que les institutions financières outre-Atlantique ont déclaré près de 1,2 milliard de dollars de paiements. Ces derniers seraient probablement liés à des ransomwares. Le rapport stipule que la plupart des dommages causés le seraient par l’ingérence de groupes criminels russes.

    La loi dite du « Patriot Act » a pour but de lutter contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme. Elle est une loi dite « antiterroriste » votée par le Congrès des États-Unis et signée par George W. Bush le 26 octobre 2001. Elle fournit des activités de surveillance et, si nécessaire, des mesures d’exécution pour s’assurer que les banques américaines ont mis en place les contrôles nécessaires, et fournissent les avis requis aux forces de l’ordre.

    Aux États-Unis, les banques sont tenues de déposer des rapports d’activités suspectes pour aider le gouvernement à détecter le blanchiment d’argent ou d’autres activités criminelles. Les données s’appuient sur les déclarations des banques. (Crédits : FinCEN)

    En 2021, « Financial Crimes Enforcement Network » (FinCEN) a reçu 1 489 dépôts liés aux ransomwares. L’augmentation des rançons payés est conséquente depuis 2018 avec 56 millions, puis 256 millions en 2019, 416 millions en 2020 pour atteindre près de 1,2 milliard de dollars l’année 2021.

    Le rapport met en perspective et avec précautions les données : « Cela reflète potentiellement une augmentation des déclarations d’incidents liés aux ransomwares ou une amélioration de la déclaration et de la détection de ces incidents. » FinCEN poursuit en indiquant que les cinq variantes de ransomware les plus lucratives du second semestre 2021 sont liées à des cybercriminels russes. Les dommages causés par les ransomwares liés à la Russie au cours de cette période ont totalisé plus de 219 millions de dollars, selon les données.

    Sur les 793 incidents liés aux ransomwares signalés à l’inCEN au cours du second semestre de 2021, 594, soit près de 75 %, concernaient des variantes liées à la Russie. Sur les 84 variantes uniques de ransomware signalées, 49, soit environ 58 %, pourraient être présumées venir de Russie ou dans les États post-soviétiques. (Crédits : capture d’écran/Lockbit 3.0)

    La FinCEN a déclaré que son analyse « indique que les ransomwares continuent de représenter une menace importante pour les secteurs des infrastructures critiques, les entreprises et le public américains. » C’est en cette direction que les États-Unis accueillaient le sommet international de lutte contre les ransomwares qui a débuté ce lundi 31 octobre 2022. « C’est vraiment un problème mondial », a déclaré un haut responsable de l’administration Biden avant la conférence à Washington. « Nous constatons que le rythme et la sophistication des attaques par ransomware augmentent plus vite que nos efforts de résilience et de perturbation. »

    La particularité de cette année était la participation de 13 entreprises et organisations du secteur privé : Crowdstrike, Mandiant, Cyber Threat Alliance, Microsoft, Cybersecurity Coalition, Palo Alto, Flexxon, SAP, Institute for Security + Technology, Siemens, Internet 2.0, Tata – TCS et Telefónica.