Deux écoles voient encore une fois leurs données exposées sur les réseaux du Darknet. Les deux entités sont situées sur le sol britannique, à Londres. La première FrancesKing school of english œuvre dans l’apprentissage de la langue de Shakespear depuis près d’un demi-siècle. La seconde est une institution londonienne qui enseigne à plus de 1 500 élèves âgés de 11 à 18 ans, dans l’ouest de Londres. De très nombreuses informations sur des mineurs, sur leurs hospitalisations, sur des faits de délinquance juvénile…
Concernant FrancesKing trois dossiers sont présentés. Le département des finances, les passeports et un dernier nommé « HR ». Au sein du dossier passeport, plus d’une centaine de pièces d’identité appartenant aux personnes ayant eu recours au service de l’école. Ils sont issus du Liban, Arménie, Russie, du Royaume-Uni…
Lampton School voit une arborescence s’afficher indiquant des dossiers sur les finances, les passeports des enfants, les rendez-vous d’entretien préalable, des centaines et centaines de data qui sont ainsi collectées, mais dans quel but, s’agissant d’école ? (Crédits : capture d’écran/Vice Society)
Les contrats des employés, avec le salaire horaire, les informations confidentielles, des paiements de cartes bleues, des dossiers de données compressées affichant plus de 13 Go, les niveaux en anglais des élèves. De l’autre sont exposés les troubles alimentaires d’une jeune fille, comme les problèmes de délinquance d’un jeune garçon contenu dans un dossier intitulé « September 2022 », des informations sur le nombre d’élèves. Jusqu’au questionnaire posé aux parents sur le ressenti des enfants sur leur bien être en classe.
Le vendredi 13 mai 2022, le Lincoln College a fermé définitivement, l’établissement d’enseignement supérieur victime d’une cyberattaque a clos ses portes de manière définitive après 157 années de bons et loyaux services, des suites de l’attaque informatique. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)
Alors que les élèves retournaient en classe pour le premier jour d’école, le 24 août 2022, le Moon Area School District s’efforçait de se remettre d’une cyberattaque. La communication stipule que l’attaque par ransomware a provoqué une perturbation de certains systèmes et opérations en cours. Outre-Atlantique, le district scolaire de Moon Aera se remettait d’une cyberattaque avait expliqué le surintendant Barry Balaski. Or les opérateurs derrière le ransomware Vice Society menacent le district scolaire de Moon Aera de divulguer les informations glanées le 4 septembre 2022 à 10 h, heure de Londres.
En France, le centre hospitalier sud-francilien situé à Corbeil-Essonnes a été victime d’une cyberattaque durant la nuit de samedi 20 à dimanche 21 août 2022. Le plan blanc a déclenché dimanche dernier pour assurer la continuité des soins. Une demande de rançon rédigée en anglais requiert la somme de 10 millions de dollars américains. L’AFP révèle que, selon une source proche de l’enquête, la piste du désormais célèbre ransomware LockBit 3.0, serait en passe de se confirmer.
Si l’affaire du CHSF fait les gros titres de la presse en France, pléthore d’autres centres de soins sont la proie d’opérateurs malintentionnés. D’après Paris-Normandie, l’EHPAD des Franches Terres à Beuzeville serait victime d’une cyberattaque depuis le mercredi 24 août. Un seul système d’information serait inaccessible, des données sensibles seraient chiffrées. La seconde en un peu plus d’une semaine en Normandie, après celle de l’union nationale d’aide du Calvados le 15 août.
L’attaque avait été repérée par Advanced le jeudi 4 août 2022 à 7 h. « Un problème de sécurité a […] entraîné une perte de service », a déclaré le patron d’Advanced, Simon Short. La confirmation d’une cyberattaque ne sait pas fait attendre. Par précaution, « nous avons immédiatement isolé tous nos environnements de santé et de soins. » (Crédits : PA Media)
Au début du mois, une attaque informatique visait la société britannique Advanced. Elle fournit des logiciels à la NHS (National Health Services), l’aéroport de Londres-city et le département des retraites et du travail britannique. De très nombreux documents de deux établissements de santé texan, de la ville d’Amarillo voient leurs données exposées, avec la revendication de leurs attaques par le ransomware Vice Society.
Deux entités américaines voit leurs données diffusées par le ransomware Vice Society. L’hospice BSA situé à Amarillo au Texas, avec également les centres de médecine familiale également dans la ville d’Amarillo, entre Albuquerque et Oklahoma City. (Crédits : capture ‘écran/Vice Society)
« On Thursday 4 August 2022, Advanced experienced a disruption to our systems that we have since determined to be the result of a cybersecurity incident caused by ransomware. We immediately took action to mitigate any further risk and isolated all of our Health and Care environments, where the incident was detected », communique-t-elle. Parmi leurs clients, certains étaient touchés directement ou indirectement. Ils sont Adastra, Caresys, Odyssey, Carenotes, Crosscare, Staffplan et eFinancials.
Depuis le samedi 13 août 2022, le système judiciaire argentin est paralysé. Le pouvoir juridique est victime d’un groupe d’opérateurs derrière le ransomware « Play ». Une huitaine après, rien n’est revenu à la normale. La justice a préféré mettre hors service ses systèmes informatiques à la suite de la cyberattaque. L’enquête est en cours pour déterminer les auteurs à la base de cette attaque informatique. Un « plan d’urgence » pour faire face à la situation. Il y a eu un « congé judiciaire » la semaine passée pour toutes les affaires traitées par voie électronique.
« Toutes les mesures nécessaires sont prises pour pouvoir identifier les personnes à l’origine de cette manœuvre », a annoncé le procureur FrancoPilnik. Ce qui est sur c’est que les fichiers numériques ne peuvent toujours pas être lus ni consultés. Le président du barreau de Río Cuarto, EstebanMarrero, a déclaré jeudi 18 août qu’en raison du piratage du système judiciaire, plus de 80 % des procédures sont stoppées.
Le traitement des affaires en cours d’audience est suspendu. Le système judiciaire est dans un état de semi-paralysie parce que les femmes et hommes de loi ne peuvent pas travailler comme il se doit, ce depuis la cyberattaque qui s’est produite il y a maintenant dix jours. « Nous ne sommes pas en mesure de fournir des services sûrs, comme je le disais, nous ne sommes pas en mesure d’accéder aux systèmes d’administration des dossiers. […] Aujourd’hui pratiquement 100 % des procédures judiciaires sont numériques. Elles sont virtuelles et incapables de fonctionner en raison de la cyberattaque », expliquait lors de la conférence de presse IgnacioSegura, le président du collège des avocats de Córdoba, en Argentine.
Lors de la conférence de presse Ignacio Segura, président du collège des avocats de Córdoba, en Argentine, commentait durant plus de dix minutes la situation et les contre-mesures mises en place. Le pouvoir judiciaire se remet peu à peu, en pansant les plaies les plus urgentes. (Crédits : YouTube)
Un retour progressif du système implique, selon Ignacio Segura, tout d’abord l’ouverture de l’intranet. « C’est-à-dire que le système pour les utilisateurs internes, fonctionnaires et employés, a été ouvert aujourd’hui à 9 heures (le 22 août 2022) avec quelques restrictions. Le travail du système judiciaire est ralenti, beaucoup de choses doivent être faites à la main alors qu’elles étaient faites par ordinateur, on ne peut pas accéder aux données, dans le cas des procès, on ne peut pas accéder à la documentation, mais les preuves n’ont pas été endommagées. »
This was an unexpected…well, opsec fail. @justiciaCba_ARG you probably need to stay more alert than usual.
Selon Bleeping Computer, une liste d’adresses e-mail d’employés aurait été divulguée dans le cadre de l’attaque informatique de Globant en mars dernier. Elle était diligentée par Lapsus$. Ce qui aurait peut-être permis aux opérateurs de mener une opération de phishing pour usurper des informations d’identification.
Ce n’est pas la première fois qu’une agence gouvernementale en Argentine subit une attaque de ransomware. En septembre 2020, le ransomware Netwalker avait attaqué la direction nationale d’immigration, en exigeant une rançon de 4 millions de dollars.
Les opérations de phishing permettent de coordonner de plus grandes attaques à des fins malveillantes dont le but est l’argent. Le Sénat argentin avait subit une attaque plus tôt dans l’année, mais des accès étaient mis en vente par Everest. (Crédits : Infobae)
Le jeudi 27 août 2020, le ransomware NetWalker compromettait les données de la Direction nationale de l’immigration. Un message d’extorsion indiquait que s’ils ne payaient pas pour récupérer les informations exfiltrées, les opérateurs divulgueraient les données. En jeu, 22 dossiers avec des informations d’ambassades, dont celle des États-Unis, des rapports d’Interpol et de l’AFI (Federal Intelligence Agency), entre autres.
Sur leur site de fuite, les opérateurs derrière le ransomware Vice Society ont revendiqué l’attaque contre le département d’Indre-et-Loire. La cyberattaque serait survenue dans la nuit du 10 au 11 juillet 2022. Le département affichait son désarroi par un communiqué de presse le 12 juillet 2022. « L’ANSSI accompagnée de la cellule de cybercriminalité du ministère de l’Intérieur poursuivent les investigations approfondies sur les causes de l’attaque qui a corrompu les trois quarts de ses installations informatiques (environ 250 serveurs informatiques bloqués). »
Une plainte avait été déposée auprès du Commissariat central de Police de Tours et de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), indiquait le Conseil général dans son communiqué du 12 juillet 2022. Dans le même document, la « Touraine » se targuait d’avoir fin d’année 2021 demandée un audit, semble-t-il, à l’Agence Nationale de la sécurité des systèmes d’information pour un coût de 50 000 €. « L’audit a démontré que la sécurité informatique n’était pas sans faille, mais que le niveau de protection de l’Indre-et-Loire était au-dessus de la moyenne des départements et a fait des préconisations d’amélioration qui ont commencé à être suivies. »
Sur leur page Facebook, les services publics du département communiquaient sur l’attaque informatique dont ils venaient d’être la victime. L’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, nommée la « Sécurité Informatique » œuvrait sur place. (Crédits : Département de la Touraine/Facebook)
Le communiqué indique avoir un audit au-dessus de la moyenne des départements. Le point important n’est pas la note obtenue, mais si le niveau de sécurité des systèmes d’information. Est-il de nature à retarder, voire décourager les opérateurs malveillants ? Si vous avez une note supérieure à la moyenne de la classe et que celle-ci est à 18/20, le niveau de sécurité et la culture informatique sont excellents. Dans l’hypothèse où la moyenne est à 4/20, être au-dessus c’est bien, mais quand vous obtenez, par exemple 8/20 ? « Le Département prendra toutes les mesures nécessaires afin de protéger les données personnelles placées sous sa responsabilité », ajustait l’entité.
La Nouvelle République du Centre-Ouest expliquait début août, selon les informations en leurs possessions que « si aucun vol de données n’a été détecté, la cyberattaque survenue dans de la nuit du 10 au 11 juillet 2022, a paralysé de nombreux services au conseil départemental d’Indre-et-Loire. » Or, ce jeudi 18 août à 3 h 19, des données du Conseil général d’Indre-et-Loire sont divulguées. Le ransomware Vice Society les diffuse sous la forme de cinq dossiers principaux. Intitulé General, Direction, DGAT Direction générale, DGAT Pole Coordination et Form. Puis une arborescence propre à chaque dossier. Ainsi des bulletins de paye, des inventaires de masque durant la période, des changes de courriels notamment sur la sécurité informatique et le télétravail sont exposés. Comme le sont les huit communes italiennes, avec plus de 2 TB d’informations jetées en pâture.
Après la cyberattaque de la société Helios à la fin du mois de juillet 2022, revendiqué par la franchise LockBit 3.0, et Vygon en Espagne, c’est le groupe français Damart qui affiche désormais le désarroi d’une attaque informatique. Le site montrait hier soir aux alentours de 20 h le message « nous sommes désolés pour la gêne occasionnée, mais nous effectuons une maintenance en ce moment ». L’information est maintenant affirmée. Les serveurs de la compagnie ont fait l’objet d’une tentative d’intrusion.
« Nos équipes ont réagi immédiatement pour prévenir toute attaque, mais les protocoles de sécurité mis en place affectent néanmoins temporairement certains de nos services, y compris notre site et les livraisons. À ce jour, aucune fuite de données n’a été détectée », peut-on lire sur le site de Damart. LeMagIT indique avoir sollicité par téléphone la marque. « Un porte-parole du groupe explique que Damart est effectivement confronté à une cyberattaque et qu’une intrusion a pu être détectée avant que ne soit déclenché le chiffrement de systèmes dans son environnement IT ».
Hier soir, la marque semblait déjà être aux prises de la cyberattaque, rien n’a transpiré de l’enquête en cours. Pour le moment il ne sers à rien de fantasmer le type d’attaque, encore moins d’indiquer qu’il s’agit d’une attaque par codes malveillants de type ransomware. (Crédits : capture d’écran/Damart)
De nombreux applicatifs sont mise à l’arrêt afin d’éviter des dégâts supplémentaires. Les services de livraison et le site sont actuellement en pause. L’enseigne espère un retour à la normale pour la semaine prochaine. L’enquête est en cours. « À ce jour, aucune fuite de données n’a été détectée. Notre mobilisation demeure pleine et entière pour rétablir l’ensemble de nos services dans les meilleurs délais », communique la marque.
Les opérateurs derrière le rançongiciel Vice Society viennent de publier des données de l’entreprise internationale Vygon. Elle conçoit, produit et commercialise des dispositifs médicaux. Comme l’explique le groupe, Vygon est une société familiale créée en 1962 et basée à Ecouen en Île-de-France. L’entreprise emploie 2 387 collaborateurs à travers le monde. En 2020, son chiffre d’affaires s’est élevé à 344 millions d’euros, dont 83 % à l’international. Les données exposées sont rédigées en espagnol.
De nombreuses données de clients, d’hôpitaux, de factures, de budgets sont ainsi exfiltrées. Des photos personnelles exposées. Des archives de conversations d’e-mails pour un total de 16 Go au format PST. Des photos personnelles, d’autres prises lors de réunions ou colloques. La porte d’entrée semble être les systèmes d’informations de la compagnie basée à Valence en Espagne.
De très nombreux documents de stratégie sont ainsi livrés, avec pléthores de détails permettant de pousser plus loin vers d’autres entités potentiellement les futures cibles des opérateurs malintentionnés. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)
Un organigramme détaillé du directoire et des différentes directions. Une partie des fichiers exposés affiche un lien avec la tête dirigeante située à Ecouen. Pour l’instant, la succursale espagnole n’a pas communiqué sur cette fuite de données ni sa maison mère. Dernièrement le ransomware Ransom House est à l’origine de la diffusion de 2, 1 TB de données appartenant à huit communes italiennes.
Nombreux documents affichant la civilité des personnes à contacter en cas de factures… La compagnie contactée n’a pas encore donné suite. (Crédits : capture d’écran/Vice Society)
La nouvelle franchise RedAlert revendique la cyberattaque contre le plus grand fournisseur de services aux personnes handicapées aux États-Unis, COARC. La compagnie américaine Tri-Ko par Hive, Industrial Spy met en vente les données de Burnettefoods pour 1,3 million de dollars. Et LockBit 3.0 affiche comme actuelles victimes Fosun, VS associates et Pinnick. Sans oublier LV Blog qui affirme détenir 20 GB de données sensibles de la firme Eledondati.
Si les entreprises comme La Poste Mobile ne paye pas la rançon exigée, il n’en est pas moins que les opérateurs derrière les ransomware accumulent pléthore de données et informations sensibles. Jouent-ils une partie d’échecs au niveau mondial ? Avancent-ils leurs pions avant de placer réellement leurs attaques ? Après les cyberattaques contres les compagnies productrices d’électricité en Israël, au Luxembourg, Creos, Dusa, Enovo. Des entreprises sensibles telles Beesense, MBDA ou huit villes italiennes aussi attaquées. Ce qui est certain, est que les différentes franchises de ransomware accumulent de plus en plus de données à travers le monde.
Industrial Spy revendique l’attaque informatique contre l’industrie agroalimentaire. Ils réclament une rançon de près de 54 bitcoins. Burnette Foods est un distributeur de fruits et légumes d’origine locale et nationale avec des installations de production dans tout l’État du Michigan. (Crédits : capture d’écran/Industrial Spy)
Deux entités aux services des personnes souffrant de troubles physiques ou psychiques viennent de subir une probable attaque informatique par Ransomware-as-a-Service. Cela pourrait engendrer les fuites de données sensibles de santé d’individus, mais pas que. Les entreprises concernées sont toutes deux américaines. La première Tri-Ko visée par le ransomware Hive, l’autre Coarc par RedAlert. Ce dernier affirme avoir téléchargé des informations sur les employés (numéro de sécurité sociale, permis de conduire…), comme les bénéficiaires (contrats, données personnelles…), mais également les documents financiers des l’établissement.
La nouvelle franchise affiche à chaque fois les mêmes types d’informations. (Crédits : capture d’écran/RedAlert)
La firme chinoise Fonsun, fondée en 1992 est victime du ransomware LockBit 3.0. Elle emploie 96 000 personnes à travers le monde. Elle concourt à prodiguer des services dans les domaines de la « santé, bonheur, richesse et intelligence ». Les opérateurs laissent jusqu’au 20 août 2022 à 13 h 39, avant de diffuser les informations. « Apparemment les négociations sont au point mort. Nous sommes obligés de publier plus tôt parce que la compagnie avec les revenus de 22 milliards de dollars ne peut pas payer 500 000 dollars », justifient-ils.
Comme La Poste Mobile auparavant, les entreprises semblent refuser d’acquitter la note. (Crédits : capture d’écran/Fosun)
VS associates basée à l’ouest de Los Angeles aux États-Unis s’occupe de faire fructifier les finances pour la retraite de ses affiliés. La compagnie travaille avec entre autres avec AIG, AXA, Allianz… Comme preuve de son exfiltration de données, les opérateurs diffusent des tableaux de noms. Ils affirment détenir 155 GB à travers 182 021 fichiers. Chacun est établi par liste alphabétique commençant par le nom, prénom suivi d’un identifiant. Ainsi que leurs adresses, numéros de téléphone, e-mail, et même l’encours des comptes détenus.
Chacun des dossiers est élaboré par liste alphabétique. Ils débutent par le nom, prénom suivi d’un identifiant. Puis en détail, leurs adresses, numéros de téléphone, e-mail, et même le montant des comptes détenus. (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)
La société britannique Pinnick Lewis créée en 1950 apporte des services aux entreprises. Elle fournit des services traditionnels de fiscalité, de comptabilité et de conformité, tant au niveau local que national. « Nos clients vont des start-ups et des indépendants aux entreprises gérées par leur propriétaire, des PME et des grandes entreprises », explique l’entreprise. LockBit affirme avoir en sa possession 103 GB de données sensibles. Elefondati, entreprise italienne spécialisée dans la conception, construction de systèmes de communication, transmission de données et de sécurité est la victime ce 15 août 2022 du ransomware LV Blog. Est-ce les suites de l’attaque du géant Cisco Systems, avec lequel Elefondati collabore ?
Les attaques informatiques sont fleuves cet été. La dernière en date est de taille, il s’agit de la firme Cisco Systems. Les opérateurs derrière les Ransomware-as-a-Service tel que LV Blog pour Valverde Hotel, RansomHouse pour les communes de San Godenzo, Londa, Pelago, Pontassieve, Regello, Rufina et l’union de Valdarno et Valdisieve en Italie. Les systèmes d’information sont mis à rudes épreuves. Même au Canada, l’union des producteurs agricoles est attaquée.
Il ne passe pas une semaine sans que les gros titres de la presse, « print et WEB » ne mentionne une cyberattaque, un ralentissement informatique… La plupart du temps, la faille intervient entre l’ordinateur et le fauteuil. Au Canada, l’union des producteurs agricoles est paralysée depuis le 6 août 2022. Les fichiers partagés sur le réseau interne, le service de paie, et d’autres entités nécessaires à l’UPA sont indisponibles. Les fédérations régionales sont touchées par ricochet. « Ce qu’on ne sait pas présentement, c’est si les pirates ont volé de l’information, c’est ce qu’il faut être en mesure d’évaluer », affirme le directeur général Charles-Félix Ross. Les équipes travaillent à rétablir l’ensemble des systèmes exempt de tout code malveillant.
Les opérateurs derrière le ransomware « RansomHouse » mettent à disposition plus de 2 téraoctets de données sur leur site de fuite. LockBit 3.0, BlackCat, LVBlog, CL0P, Quantum… les cyberattaques sont extrêmement fréquentes. (Crédits capture d’écran/Ransom House)
Ils indiquent d’ailleurs leur stupéfaction : « une nouvelle pandémie fait rage dans les structures gouvernementales italiennes ! Le principal symptôme est le fait d’avoir des mots de passe comme 12345678 pour les ressources critiques qui stockent des données sensibles, ce qui entraîne des conséquences assez prévisibles et menace les gens ordinaires. »
Comme pour CASA en Belgique, les communes italiennes voient des renseignements confidentiels et privés diffusés. En Belgique, les prénoms, noms, adresse électronique, numéros de téléphone peuvent utilisés à mauvais escient. (Crédits : Capture d’écran)
Si aucune communication n’est encore avérée pour l’établissement portugais, Valverde Hotel basé à Lisbonne, l’enseigne CASA quant à elle renseigne et invite chaque client à une surveillance accrue pour pallier un possible phishing. « Le 1er août 2022, CASA a été victime d’une attaque par ransomware menée par un groupe de pirates informatiques. Nos systèmes de sécurité l’ont détecté à court terme. Nous n’avons pas pu empêcher le cryptage de nos systèmes informatiques et la fuite de certaines données personnelles », explique la compagnie.
Pour l’instant seule une arborescence des systèmes est divulguée. Selon Bleeping Computer, 2,8 GB de données seraient volées. Il y a bien eu intrusion non autorisée, mais pas de déploiement de ransomware. (Crédits : capture d’écran/Yanlouwang)
« Cisco a connu un incident de sécurité sur notre réseau d’entreprise fin mai 2022 », mentionne un porte-parole de Cisco. La société aurait immédiatement pris des mesures pour contenir et éradiquer les menaces. Ce n’est que dernièrement, le 10 août 2022 que les opérateurs, revendiquant appartenir à l’entité « Yanlouwang », affirment avoir dérobé des informations. Entre temps, LeMagIT explique que les attaques même sophistiquées n’auraient pas été concluantes. En effet « les équipes de Cisco assurent n’avoir pas trouvé d’indication d’un éventuel accès à des systèmes critiques […] ».
Les victimes s’enchaînent sur le site de fuite, pour celles qui sont revendiquées et affichées. Depuis la nouvelle mouture du rançongiciel LockBit 3.0, pas moins de 79 victimes sont ainsi aux proies des opérateurs au 9 août 2022. Tout type d’industries, de pays, de continents sont ainsi touchés. Sommes nous assez préparés ? Les systèmes d’information sont ils assez protégés ? Les opérateurs derrière le ransomware LockBit 3.0 sont-ils trop forts ? Ce qui est sur, c’est qu’ils sont virulents.
Ils ne sont pas les seuls à œuvrer au sein du darknet. CL0P, Quantum, RansomEXX, Ragnar_Locker, Hive, BlackCat… La cyberattaque de la commune belge de Maldegem aurait été découverte le 28 juillet 2022. Située en Flandre orientale, la menace de divulgation de données du CPAS entre autres. Les informations promises à la divulgation semblent-être sensibles, voire confidentielles. Le service propose aux personnes démunies une aide financière, un logement, une aide médicale, psychologique… soit tout un chacun.
Comme preuve de leurs méfaits, les opérateurs derrière le Ransoware-as-a-Service LockBit 3.0 diffusent cinq captures affichant prénoms, noms de bénéficiaires. Ils réclament comme rançon la somme de 200 000 dollars américains en cryptomonnaie. (Crédits : capture d’écran/LockBit 3.0)
L’intercommunal de santé Vivalia avait subi les foudres d’une cyberattaque en mai 2022, le barreau de Charleroi également cette fois en octobre 2021. L’ultimatum est fixé au mercredi 10 août 2022 quatre secondes avant midi. La teneur des informations de personnes lambdas n’a pas empêché, et n’empêchera pas les opérateurs derrières quelques ransomwares que ce soit, de les rendre publiques. Quant à savoir si nous sommes préparés, la cybersécurité est une éducation à avoir, à appliquer, de la part de tous, de la même manière que vous n’allez pas traverser une autoroute les yeux bandés, tout ne pas pas être effectué en entreprise et ailleurs. Non sans redouter que le jour où la capacité d’espionnage étatique deviendra offensive, au sens de destruction massive, « ce jour-là, on comptera ceux qui se sont préparés au mieux », expliquait Guillaume Poupard lors du Forum International de la #Cybersécurité, en juin 2022.
Les opérateurs derrière le ransomware Quantum viennent de dévoiler le 4 août 2022 de très nombreuses informations sur l’entreprise Beesense située en Israël. Les publications révélées sont de nature personnelle, le CV, contrats de travail, contrats, scans de documents… d’ordre financier avec des documents de ventes, accords, rapports annuels, planification des dépenses, fiche de paie… mais également des tests, protocoles, logiciels, projets en cours, dessins d’équipement Bee3, Bee5 Compact & sophistiqué…
L’entreprise fondée en 1996 est spécialisée dans la conception de systèmes électroniques pour la sécurité aéroportuaire, surveillance tactique, sécuriser les infrastructures critiques, la surveillance tactique. Les appareils de haute technologie peuvent surveiller des frontières, trains, aéroports, sites militaires. Pour certain sont d’ores et déjà en fonctionnement. Pour preuve, les opérateurs ont procédé à plusieurs capture d’écran des opérateurs de tests à la volée. Différents protocoles de produits, de caméra, mais aussi d’étalonnage d’appareils de surveillance sont ainsi livrés.
Les données affichées dans le système de débogage permettent d’apprendre beaucoup sur la conception des programmes informatiques. À l’heure de l’IoT, où la reconnaissance vocale fait d’énormes avancées, des voix enregistrées sur vidéos sont accessibles sur le site de fuite. (Crédits : capture d’écran/Quantum)
Plusieurs photos prises, semble-t-il, à travers d’aéronef ou satellites, effectuées d’infrastructures aux États-Unis, France, Inde ou Pologne font la preuve de la technicité de leurs équipements. Des croquis d’appareils servant aux contrôles, des systèmes de surveillance à doubles capteurs FireFly 500, FireFly Mantis 3 Stand-off radar… tous composés d’électroniques. Un nombre incalculable d’informations sensibles sont désormais à la portée de tout un chacun.