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  • Est-ce que l’escargot retombe toujours sur son pied ?

    Est-ce que l’escargot retombe toujours sur son pied ?

    Imaginez un escargot renversé sur le dos, la coquille dressée comme un petit dôme, ses tentacules agitant désespérément l’air. C’est aussi l’image de nos aïeux lorsqu’ils se retrouvent à terre, et que les années durant, leurs corps ont été mis à rude épreuve. La vision pourrait susciter à la fois un sourire attendri et une gêne. Ainsi ce gastéropode, si lent et fragile, serait-il prisonnier de sa propre protection ? La question étonne : l’escargot peut-il réellement se retourner seul ou dépend-il toujours d’un coup de pouce providentiel ?

    Le corps de l’escargot repose tout entier sur un pied musculeux, sorte de semelle gluante qui lui permet de ramper, laissant une route baveuse. S’il n’est pas chargé de famille, il porte tout sur son dos, bien plus que sa maison. À l’arrière, il porte sa maison : une coquille calcaire enroulée en spirale, à la fois son armure et son fardeau. Sous cette coquille, vibre un petit cœur, un poumon rudimentaire. Il fait partie du groupe des animaux ectothermes — à sang froid ne pouvant contrôler eux-mêmes leur température interne —. Hormis un cousin, le Chrysomallon squamiferum, qui défraie la chronique avec sa carapace en fer et ses conditions de vie dantesque.

    Peut-il vraiment se retourner ?

    Cette forme est une combinaison paradoxale. La coquille le protège des prédateurs et du dessèchement, mais devient un handicap dans certaines positions. Contrairement à un chat qui se redresse en une pirouette instinctive, être sens dessus dessous constitue pour l’escargot une vraie difficulté. Est-ce que la cagouille peut se retourner pour retomber sur son pied ? La solution est sans équivoque : « P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non… » Une véritable réponse de Normand, car cela dépend de plusieurs facteurs.

    Escargot, gastéropode, nature

    En premier lieu, la taille : en effet, les plus petits ont plus de facilité à basculer. En deuxième, la surface sur laquelle il évolue. Autrement dit, un sol rugueux favorise l’accroche, alors qu’un carrelage lisse augmente la complexité. Puis, viennent la forme et le poids de la coquille. C’est un fait pour tout être vivant, en général. En conséquence, chez l’homo sapiens, plus notre corpulence est imposante, plus il nous est difficile de nous retourner quand nous sommes sur le dos. En ce qui concerne les gastéropodes, pour ne citer que les Bourguignons, les plus gros, très lourds, peinent davantage.

    Ainsi, se retourner n’est pas une capacité universelle, mais un défi écologique et mécanique variable selon l’espèce et les circonstances.

    Comment procède-t-il ?

    Quand les conditions s’y prêtent, l’escargot met en place de véritables stratégies. Il opère par un mouvement de balancier, en contractant son pied musculeux pour générer de petites secousses. Mais uniquement avec son pied, la démarche semble perdue d’avance. C’est par l’appui de ses tentacules qu’il augmente ses chances. Les tentacules — que nous appelons ses yeux dans l’enfance — sont plus forts qu’il n’y paraît. Elles peuvent aider à trouver de la stabilité, jusqu’à l’utilisation de brins d’herbe, cailloux, petites irrégularités du sol deviennent ses leviers de fortune, face à l’infortune.

    L’escargot, avec beaucoup d’énergie et une lenteur désarmante, finit parfois par basculer et reprendre sa marche. Mais tous n’ont pas cette chance. Coincé sur le dos, il devient vulnérable. Exposé au soleil, il risque une déshydratation fatale ; immobilisé, il attire l’attention des prédateurs. Ce petit drame biologique explique pourquoi il nous émeut tant. Il paraît aussi démuni que nous le serions dans une situation impossible. (Crédits : Diego G./Pexels)

    Mais saviez-vous qu’il renferme plus d’un tour dans sa coquille ? Son mucus, que nous nommons bave, lui sert à de multiples occasions. Mais qu’il possède la capacité de pouvoir reconstruire sa coquille cassée, ébréchée… jusqu’à une certaine limite, bien entendu.

    Mucus, coquille, boucliers ou handicaps ?

    D’un point de vue psychologique, il est difficile pour nous de ne pas projeter une impression d’impuissance ou même de détresse. L’anthropomorphisme reflète souvent nos propres angoisses existentielles. C’est pourquoi un escargot chaviré devient, à nos yeux, une métaphore miniature de l’être en difficulté. Pourtant, ce que nous prenons pour une faiblesse, cette lourde coquille, est l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’évolution. Elle protège contre ses prédateurs, tels que les oiseaux, les hérissons, ou encore la sécheresse. Elle est une forteresse mobile.

    La survie dépend plus souvent de la solidité de l’abri que de l’agilité à se redresser. Le pensionnaire de l’ordre des gastéropodes possède une coquille, un nec plus ultra. Il démontre à lui seul la suite de Fibonacci. Léonard de Pise, plus connu sous le nom de Leonardo Fibonacci, est célèbre par la formule mathématique qui revêt son patronyme.

    Elle est une suite de nombres entiers dans laquelle chaque nombre est la somme des deux nombres qui le précèdent. Mais il est aussi le siège de nombreux symboles. Il porte en lui la spirale, la corne, l’hermaphrodisme, la fécondité, l’humidité, la protection, la renaissance, la résurrection.

    Mucus ou bave ?

    Tout dépend de votre âge. L’eau est piégée dans une structure moléculaire tridimensionnelle, d’où elle ne peut s’échapper, elle devient visqueuse. On évoque le concept de viscoélasticité. Ce mucus offre plusieurs déclinaisons, pour plusieurs occasions : reptation, épiphragme, reproduction, défense, ponte et récolte. Oui de récolte, car la bave d’escargot est utilisée dans des produits de beauté.

    Le mucus de reptation sert à se déplacer — uniquement vers l’avant. Parfois l’escargot se retrouve avec un opercule fin bouchant l’entrée de sa coquille. Il s’agit de l’épiphragme, essentiellement constitué de calcaire afin d’assurer une barrière contre le gel. Le mucus dit de reproduction recouvre le « dard » de l’escargot, et double ses chances de fécondation lors de l’accouplement. En cas de stress, d’attaque, il se recroqueville dans la coquille. Le mucus émis est de type écume très liquide. Hermaphrodite, l’escargot laisse un mucus riche en nutriments qui recouvre le trou où il a déposé son naissain. Les nouveau-nés pourront s’en nourrir lors des premiers jours. Ce mucus a pour fonction essentielle d’optimiser le développement du naissain. (Crédits : Hilal Diken/Pexels)

    Escargot, nature, ascension

    Alors, l’escargot peut-il se retourner seul ? Oui, certains y parviennent avec patience et stratégie, mais d’autres restent piégés, tributaires du sol, de leur poids et parfois d’un coup de pouce venu de l’extérieur. Au-delà de la réponse biologique, ce petit gastéropode nous offre une leçon de vie : la vulnérabilité n’est pas synonyme de faiblesse, elle fait partie des conditions mêmes de l’existence. Et si, en redressant un escargot sur notre chemin, nous n’accomplissions pas uniquement un geste de compassion, mais un acte profondément symbolique — celui d’aider à remettre debout ce qui ne le peut pas seul.

  • Ça en jette de sabler le champagne !

    Ça en jette de sabler le champagne !

    Les examens de fin d’année comme le baccalauréat ou encore le brevet des collèges arrivent. Chers parents qui, en secret œuvrent toute leur vie pour le meilleur de vos enfants, courage ! Ce n’est pas parce votre chérubin de trust pas la meilleure note, qu’il n’est pas intelligent. Si c’est le fait de réciter sans comprendre formules alambiquées, théorèmes, ou citation de grands auteurs… alors vive « l’intelligence artificielle ». Les diplômes ne font pas les gens brillants, ni l’argent ne fait le bonheur, mais les deux contribuent à la rapidité d’un bonheur.

    L’essor de Chat GPT fait la part belle à l’intelligence artificielle. Cette course effrénée pour faciliter les tâches, est-elle une avancée ? Si cet outil est pratique pour de nombreuses choses, il faut cependant « garder raison » s’écrie M Sépa Phot.

    « Peut-être que les gamins vont pouvoir passer notre certificat d’études ? », s’interroge le passionné.

    « Tu te rappelles les sujets », questionne Séki.

    « Non, c’est loin tout ça », s’esclaffe-t-il.

    Pendant qu’il répondait, il se dirigeait vers la bibliothèque.

    « Ah, ça y est », s’écria-t-il triomphalement

    Le calcul des confitures comme les problèmes de robinetterie ou de train, font la part belle aux souvenirs des personnes aux cheveux gris. (Crédits : Silvia/Pixabay)

    Une ménagère achète 10 kg de prunes à 0,90 F le kg pour faire des confitures. Elle retire 2,5 kg de noyaux. Elle ajoute un poids de sucre égal à celui de la pulpe. Le sucre vaut 1,26 F le kg. Elle fait cuire le mélange sur un réchaud électrique consommant 500 W à l’heure. La cuisson dure 1 h 30, elle fait perdre au mélange 1/5 de son poids. Le kWh d’électricité vaut 0,32 F.

    1° Quel est le poids des confitures obtenues ?

    2° On met la confiture dans des pots de 500 g. Combien pourra-t-on en remplir ?

    3° Quel est le prix de revient d’un pot ?

    « Vous avez une heure » s’amusa-t-il.

    C’est à cet instant qu’il prit son pied. Une expression qui semble-t-il a quelque peu évoluée. Elle aurait plus tendance à se rapprocher d’une joie pareil une personne qui finit son premier marathon, ou plus grivois à une personne qui « se fait Lebron James ». Pourtant, l’expression n’a pas grand chose à voir avec son origine. Prendre son pied remonte au temps des corsaires.

    À cette époque lointaine, après une bataille et un pillage en bonne et due forme, venait le partage. L’unité de mesure était le pied. Prend son pied voulait alors dire prendre sa part du butin. Pour le dépenser auprès des péripatéticiennes. « Askip, ils avaient la hype d’être rapta auprès d’une tchoin ». Prendre son pied est aussi ce qui caractérisait la joie de Thierry Roland un certain 12 juillet 1998 quand il s’écria « Quel pied ».

    J’aime les liqueurs ; c’est ma folie ; il y en a dans ce cabinet ; vous allez voir comme je sable

    Dancourt, l’Opérateur Barry, sc. 12.

    Quand on pense aux personnes qui sablent le champagne, après avoir sabré la bouteille, ça en jette ! Si sabrer le champagne se fait à l’aide d’un sabre, ou d’un autre outil, le sabler est autre chose. Celle-ci se réfère au métal en fusion que les fondeurs versent dans le moule constitué de sable. Surtout à sa rapidité, comme celui qui vide un verre, qui le boit d’un trait. « Il a une descente que je n’aimerais pas monter en vélo », ponctua son gendre.

    Le champagne sablé ou sabré donne du plaisir aux personnes qui apprécient le breuvage. (Crédits : Guido Reimann/Pixabay)

    Quant à « ça en jette », restons dans le raisin. En effet c’est le jus extrait du fruit qui en fait un mets savoureux. L’expression peut paraître capillotractée. Puisque ça en jette fais référence à l’élégance et le chic d’une personne. L’essence même de l’image que l’on se fait de l’apparence, comme de la couverture d’un livre : Méfiez-vous des fruits trop alléchants ! Sinon, avez-vous fini le problème de mathématiques ? Attention aux valeurs, il y a 1000 watts dans un kilowatt.

  • Le hoquet et la transpiration peuvent être un handicap

    Le hoquet et la transpiration peuvent être un handicap

    Cette formidable « machine » qu’est le corps humain n’a de cesse de nous émerveiller. Pourtant, c’est à l’émergence de quelques grains de sable dans les rouages que nous prenons conscience de la complexité de ce dernier. Il serait souhaitable de prendre soin de notre carcasse, en restant à son écoute, sans le vexer. Car dans le cas contraire, il nous rappelle à son bon souvenir. Ainsi des petites choses qui paraissent anodines quand tout fonctionne sans anicroche, nous dérange à leurs apparitions.

    Qui suis-je ? Je suis désagréable lorsque je m’installe, je suis incontrôlable. Souvent, les conseils de vos grand-mères, de vos amis… vous indique de boire un verre d’eau en vous bouchant le nez, ce la tête à l’envers, ou encore que quelqu’un vous effraie, vous avez trouvé ? « Oui, je suis le hoquet, ou myoclonie phrénoglottique ».

    Un véritable inconvénient ce hoquet

    L’académie de Médecine me définit selon une : « Contraction spasmodique involontaire du diaphragme, déclenchant un mouvement thoracique inspiratoire aussitôt interrompu par la contraction de la glotte avec vibration des cordes vocales, qui détermine un bruit caractéristique. »

    Le hoquet est provoqué par l’irritation du nerf phrénique (chargé d’innerver le diaphragme). La contraction, de muscles en plus du diaphragme (muscle intercostal externe, scalènes, parfois les intercostaux parasternaux et les sterno-cléido-mastoïdiens) concomitant d’une inhibition des muscles expiratoires, suivie très peu de temps après (35 ms) d’une constriction (resserrement circulaire) de la glotte, et me voilà.

    « Vous ressentez une gêne à mon apparition, rassurez-vous, je disparais régulièrement au bout de quelques minutes ». Cela dit, deux catégories sont à surveiller : le hoquet isolé (secousse simple), le hoquet aigu (secousses répétitives) qui persiste moins de 48 heures, le hoquet chronique (secousses répétitives) perdurant au-delà de 48 heures.

    Le Vidal associe le phénomène à un repas trop copieux, trop épicé ou pris excessivement rapidement, à l’ingestion d’air en mangeant…. Chez les nourrissons, il se produit le plus souvent après la tétée ou le biberon, avant que le bébé ne fasse son rot. Le hoquet est fréquent parmi les enfants, en particulier pour ceux qui s’alimentent un peu trop goulûment, mais pas seulement.

    Stress et frébilité

    Plus rarement peuvent être mis en cause un ulcère gastroduodénal, des maladies du pharynx ou du larynx, une hernie hiatale, une pleurésie, une compression du nerf phrénique par un ganglion, ou encore une infection, une intoxication ou un médicament.

    Le hoquet chronique peut ainsi s’étendre pendant des semaines, voire des années. Charles Osborne a hoqueté pendant 68 ans. « Je pendais un porc de 350 livres pour le dépecer. Je l’ai soulevé, puis je suis tombé. Je n’ai rien senti, mais le médecin m’a dit plus tard que j’avais eu un vaisseau sanguin, de la taille d’une épingle, éclaté dans mon cerveau », explique-t-il au magazine People en 1982. (Crédits : Annushka Ahuja/Pexels)

    Charles Osborne aurait eu le hoquet plus de 430 millions de fois au cours de sa vie. Pendant le sommeil, le hoquet s’atténue fort heureusement. Il en avait que 40 par minute, qui se réduisaient généralement à vingt par minute à l’heure du réveil. Cela aussi parce qu’il avait appris l’art de respirer entre les hoquets pour en supprimer le bruit. Cette technique lui avait été enseignée à la Mayo Clinic, dans les années 50. Charles se réveille vers huit heures, pour effectuer sa promenade quotidienne. Puis, l’après-midi, il joue aux cartes avec ses amis. Une fois, son ami tire un coup de feu derrière lui. Bien que cela l’effraie, le hoquet ne s’arrête pas. Charles vit normalement, et s’est marié deux fois. Il a eu huit enfants. Il manget normalement et garde intacte la normalité de sa vie.

    L’odeur de la transpiration

    Une découverte va mettre une petite claque aux mauvaises odeurs. L’équipe scientifique a baptisé cette enzyme BO, pour « body odors » (odeurs corporelles). « La résolution de la structure de cette enzyme BO nous a permis de localiser l’étape moléculaire à l’intérieur de certaines bactéries qui fabriquent les molécules responsable des mauvaises odeurs », détaille dans un communiqué de presse la coautrice de l’étude, Michelle Rudden, biologiste et associée de recherche à l’université de York en Grande-Bretagne.

    « Il s’agit d’un progrès clé dans la compréhension du fonctionnement des odeurs corporelles. Cela permettra le développement d’inhibiteurs ciblés, capables de stopper la production de ces effluves à la source sans perturber le microbiome des aisselles », explique la scientifique.

    La transpiration est une évacuation de la sueur par des pores de la peau. Elle se compose de 99 % d’eau, des minéraux, des anticorps, des déchets (urée, acide urique…) et de l’acide lactique. Nous possédons plus de deux millions de glandes sudoripares réparties sur la surface du corps. Elles participent à sa production et s’apprécient en deux types distincts : les apocrines et les eccrines

    (Crédits : Olga/Pexels)

    Les glandes sudoripares eccrines sont beaucoup plus nombreuses que les apocrines, entre trois et six millions. Présentes sur l’ensemble du corps, elles prédominent à la paume des mains, à la plante des pieds et au front. Mais elles sont absentes au niveau des petites lèvres et du clitoris chez la femme, et du gland chez l’homme. Elles possèdent un canal excréteur qui débouche à la surface de la peau par une ouverture, le pore. La sueur eccrine, riche en eau et en sel (chlorure de sodium), participe à la régulation de la température du corps.

    Glande, corps, sueur

    Certaines personnes plus sensibles à la chaleur que leurs semblables vont transpirer bien plus, renforçant le côté incommodant de la sudation, surtout en été. Lorsque le mercure augmente, le système nerveux végétatif commande la sécrétion de sueur, dont l’évaporation fait perdre de la chaleur. Les glandes sudoripares apocrines sont présentes dans les régions anale, génitale ainsi qu’aux aisselles.

    L’effluve corporel est un trait caractéristique de l’Homo sapiens, elle est produite par la transformation bactérienne de molécules précurseurs inodores exsudées à la surface de la peau, par les glandes apocrines. La population bactérienne avoisine les 2,4 millions au centimètre carré. Les glandes s’ouvrent dans les follicules pileux et sont généralement présentes en haute densité sur des parties spécifiques du corps (aisselles, mamelons et organes génitaux externes). (Crédits : DR)

    Pour autant, leur fonction exacte et leur rôle physiologique chez l’être humain restent mal connus. Le microbiote axillaire joue un rôle important dans la génération de l’odeur corporelle humaine. La mauvaise effluence est formée d’un mélange de composés organiques volatils, dont les acides gras volatils et les thioalcools sont les principaux constituants. Staphylococcus, Cutibacterium et Corynebacterium sont les genres dominants qui colonisent les aisselles. « Il est fascinant de découvrir qu’une enzyme clé produisant des odeurs existe dans seulement quelques bactéries de l’aisselle », estime le coauteur de l’étude, Gordon James. La sueur apocrine, visqueuse et de senteur particulière, est désagréable selon les nez. Plus que nécessaire chez les animaux, car elle contient des phéromones, substances odorantes influençant le comportement social et sexuel.

    L’excès de sudation

    L’anxiété, la colère, l’excitation, ou encore la peur sont des causes émotionnelles récurrentes, de la moiteur des paumes, des plantes de pieds, des aisselles et du front. Ceci pourrait être dû à un débordement sympathique généralisé déclenché par un stress. Si la transpiration est également fréquente pendant l’effort et dans les environnements chauds, elle l’est moins chez la femme pour des raisons physiologiques.

    Main, sudation, handicap

    Bien que de tels faits soient normaux chez la plupart des personnes, l’être qui présente une réelle hyperhidrose sue excessivement. Cela touche approximativement 3 % de la population mondiale. Elle affecte habituellement les mains, les pieds, les aisselles et le visage.

    Ce trouble débute le plus souvent à la puberté et constitue une gêne parfois proche du handicap. Les individus concernés éprouvent un sentiment de honte, l’hyperhidrose palmaire est fréquente et peut-être professionnellement et socialement invalidante. L’Hydrosadénite est une des conséquences de l’hypersudation. En France, elle atteint 1 % de la population adulte. Le surpoids, le tabagisme, l’hypertension artérielle, le diabète, l’alcoolisme sont des facteurs associés. Elle est également retrouvée plus fréquemment lors de certaines maladies inflammatoires, comme une maladie de Crohn ou une spondylarthrite ankylosante. (Crédits : Barbara Bonanno/Pixabay)

    Les causes de ce dérèglement peuvent être relativement bénignes (anxiété, sevrage, intoxication, surcharge pondérale, fièvre) ou résulter de pathologies plus graves, comme un cancer (leucémie, lymphomes) ou une affection endocrinienne (diabète, hyperthyroïdie). Diverses mesures concernant la toilette et l’habillage sont parfois suffisantes pour limiter les conséquences d’une sudation excessive. Ainsi, se laver régulièrement et bien se sécher, porter des vêtements perméables à l’air, nettoyer fréquemment les vêtements et les chaussures… Si la chirurgie est envisageable, elle est réservée aux formes extrêmes d’hyperhidrose des mains et des aisselles. Outre l’excision des glandes sudorales situées dans les aisselles, la sympathectomie thoracique est pour contrer l’hypersudation des mains. Si elle est efficace, une complication relativement fréquente appelée sudation compensatrice apparaît. La transpiration peut alors se déplacer sur le corps comme le torse, le dos ou les fesses…