Étiquette : OTAN

  • Natohub, hacker et étudiant de 18 ans arrêté en Espagne

    Natohub, hacker et étudiant de 18 ans arrêté en Espagne

    Une opération conjointe de la police nationale et de la Guardia Civil a permis d’appréhender un hacker présumé. Le jeune homme de 18 ans est connu sous le pseudo de Natohub. Il serait responsable de plus de 40 cyberattaques contre des organisations stratégiques ibériques et internationales. L’enquête débute en 2022 pour finaliser son arrestation mardi 28 janvier 2025. De nombreux équipements informatiques sont saisis (en cours d’analyse), ainsi que des cryptomonnaies.

    Arrêté dans sa ville de résidence, Calpe dans la province d’Alicante, le jeune homme est présumé être l’auteur de plus de 40 cyberattaques. Les faits qui lui sont reprochés sont les faits de découverte et de divulgation de secrets, d’accès illégal à des systèmes d’information, de dommages informatiques et de blanchiment d’argent. Les actions sont perpétrées contre le ministère de la Défense, la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre (FNMT-RCM), la Generalitat Valenciana, la DGT et la Guardia Civil, entre autres. Les agents trouvent sur place une grande quantité de matériel informatique, lors de son arrestation.

    « Natohub » placé en détention

    Lors de la perquisition à son domicile, du matériel informatique en grande quantité est saisi. Il est en cours d’analyse par des spécialistes, explique le ministère de l’Intérieur espagnol. Il n’est pas exclu de trouver des preuves concernant d’autres actes.

    « Natohub » possède plus de 50 comptes de cryptomonnaies avec différents types de cryptoactifs. Dans un souci de rester le plus invisible possible, il a changé de pseudo, à au moins trois reprises (Natohub, M100 ou DSF).

    Il a volé et vendu des informations telles les bases de données de la Guardia Civil et de l’OTAN.

    « Une enquête complexe et exhaustive menée par la police nationale et ses collègues des forces armées a abouti à l’arrestation de ce cybercriminel qui était dans le collimateur des agents depuis des mois », explique La Razón. Il est libéré après le règlement de sa caution et lui avoir retiré son passeport. (Crédits : Policia Nacional/Guardia Civil)

    Au début de l’année 2024, la société — Medios de Prevención Externos Sur SL — en charge des examens médicaux des forces de l’ordre est attaquée. Les données volées sont vendues sur le Dark Web. Puis une nouvelle fois, les forces armées sont la cible d’une attaque cyber le 28 décembre 2024. Les données exfiltrées sont les courriels professionnels, leurs prénoms et noms, et leurs numéros d’identification (TIP), le RIO en France ; ce qui représente 160 000 identités.

    Qui est « Natohub » ?

    Si sa remise en liberté est effective, une enquête est en cours auprès du 54e tribunal de Madrid, mais son identité reste secrète le temps de l’instruction tout au moins. Qui est donc « Natohub » ? En mars 2020, le confinement est décrété partout en France comme en Espagne, suite à la pandémie de Covid-19. Connu sous les pseudonymes Natohub, M100 ou DSF, il commence à s’intéresser à la cybersécurité et aux systèmes d’information, il n’a que 13 ans.

    Il acquiert, en autodidacte les connaissances nécessaires pour pénétrer des organisations internationales et nationales telles que l’OTAN et la Guardia Civil. Mais aussi les capacités à voler des données et informations sensibles puis à les vendre sur des forums dédiés. Bien que ses principales cyberattaques soient dirigées contre l’armée et les forces de l’ordre. Il n’y aurait aucune motivation idéologique.

    Suite à la plainte auprès de la Policia Nacional, d’une association de guides touristiques, l’enquête débute en février 2024. Grâce à une trace oubliée sur un portail mal configuré, ils remontent le fil jusqu’à son arrestation. Il découvrent alors un étudiant de 18 ans ordinaire, dans un foyer familial ordinaire. (Crédits : La Razón)

  • Cinq hackers présumés arrêtés en Europe

    Cinq hackers présumés arrêtés en Europe

    Les jeux Olympiques de Paris 2024 mettent la capitale française sous les lumières des projecteurs. C’est l’événement sportif mondial attendu des dernières années. Il pourrait être aussi le plus exposé aux cyberattaques. Bien qu’il n’y ait pas besoin d’un tel événement pour que la France et ses entreprises soient ciblées. Des arrestations ont lieu en Espagne, avec trois personnes liées au groupe NoName057(16), un jeune de 17 ans qui échangeait données personnelles contre cryptomonnaie et au Royaume-Uni, un autre de 17 ans pour appartenance à Scattered Spider.

    Alors que les jeux Olympiques de Paris 2024 ont commencé, malgré la densité des forces de l’ordre sur la capitale française, ils œuvrent encore partout ailleurs. En Espagne, comme en Angleterre ont eu lieu des arrestations.

    Trois hacktivistes présumés de NoName057(16) arrêtés


    La Guardia Civil arrête trois personnes en Andalousie à Séville, Huelva et au sein des îles Baléares à Manacor. Leurs domiciles perquisitionnés, du matériel informatique et divers documents d’intérêt ont été saisis.

    Le trio d’individus est soupçonné d’avoir exercé des cyberattaques par déni de service distribué (DDoS). Les cibles sont des institutions stratégiques espagnoles, comme d’autres pays membres de l’OTAN.

    Depuis le début du conflit armé entre l’Ukraine et la Russie, le groupe admet qu’il « répondra de manière proportionnée aux actions hostiles et ouvertement anti-russes des russophobes occidentaux », relate le manifeste fondateur.

    L’entité mène des attaques DDoS contre des sites web d’organisations publiques comme privées. Ils visent notamment les secteurs gouvernementaux et infrastructures dites critiques. Tout ce qui est donc essentiel. (Crédits : interior.gob.es)


    Ils usent de leur propre conception, DDoSia, pour les cyberattaques effectuées par le groupe NoName057 (16). Ainsi cet hacktivisme est dirigé vers les différents pays adoptant une position pro-Ukrainienne dans le contexte de ce conflit armé. Malgré l’arrestation des trois affidés présumés, les cyberattaque et revendication ne s’interrompent pas. « Another of our friends hacked the Spanish website of the Spanish company MONTAJES COFIVENT and mined the data😈 ». Avec à la clé 21 fichiers téléchargeables, dont treize semblent vides de la société ibérique Cofivent..

    Les Mossos d’Esquadra arrêtent Alcasec à Madrid


    Les Mossos d’Esquadra avec la Guardia Civil détiennent Alcasec, l’auteur présumé de cyberattaque de la compagnie Hola Luz en 2022. Son arrestation date du 18 juin 2024. L’intrusion non autorisée a eu lieu les 26 et 27 octobre 2022.

    Le jeune homme est libéré il y a un an (2023), grâce à sa collaboration avec la justice. Il est l’auteur présumé du vol des données de 37 000 clients de l’entreprise Hola Luz. Données qu’il aurait ensuite vendues en échange de cryptomonnaies.

    José Luis Huertas, 20 ans connu sous le pseudonyme d’Alcasec, est une troisième fois arrêté depuis ses seize ans en 2020.

    Selon les forces de l’ordre, le suivi des paiements en cryptomonnaies a permis de découvrir son implication présumée dans la cyberattaque contre Hola Luz. Alcasec est d’ailleurs considéré comme un expert en cryptomonnaies. (Crédits : Mossos d’Esquadra)


    Mis à la disposition de la justice espagnole le 19 juin 2024, le jeune homme est en détention provisoire dans l’attente de son procès. Il est soupçonné d’être derrière le moteur de recherche Udyat, l’Oeil d’Horus. Il permet d’obtenir des données personnelles et sensibles,

    Scattered Spider, BlackCat et Quilin


    Il y a presque un an, les casinos Caesar Palace et MGM Resorts aux États-Unis subissaient une cyberattaque. L’enquête a permis d’arrêter un suspect, en Angleterre. La police des West Midlands en collaboration avec le FBI détient un adolescent de 17 ans. « […] les chercheurs pensent que le groupe de pirates est composé d’adolescents et de jeunes adultes anglophones âgés de 16 à 22 ans », écrivait très justement Bleeping Computer.

    « Nous avons arrêté un jeune homme de 17 ans originaire de Walsall en relation avec un groupe mondial de cybercriminalité en ligne, qui a ciblé de grandes organisations avec des ransomwares et a accédé à des réseaux informatiques », communique la police de West Midlands.

    Microsoft affirme que Scattered Spider use du ransomware Qilin dans ses cyberattaques. En premier lieu, ils auraient utilisé le ransomware BlackCat avant Qilin. Ce dernier émerge la première fois en août 2022, sous le nom d’Agenda, puis rebaptisé un mois plus tard.

    Le suspect a été placé en garde à vue. Il est soupçonné de chantage et d’infraction à la loi sur l’utilisation abusive de l’informatique (Computer Misuse Act). (Crédits : Linda78/Pixabay)


    Le groupe cybercriminel Scattered Spider a ajouté le ransomware Qilin à ses outils et en use lors de ses attaques. « Au cours du deuxième trimestre de 2024, acteur de la menace motivé par des raisons financières, Octo Tempest, notre acteur de la menace de rançongiciel le plus étroitement suivi, a ajouté RansomHub et Qilin à leurs charges utiles de rançongiciel dans des campagnes », déclare Microsoft lundi 15 juillet 2024.

  • MBDA ciblé par une extorsion de fonds des opérateurs derrière le groupe « Adrastea »

    MBDA ciblé par une extorsion de fonds des opérateurs derrière le groupe « Adrastea »

    Le leader européen dans la conception de missiles et de systèmes de missiles visé par une tentative d’extorsion. Le groupe qui se réclame sous le patronyme « Adrastea » justifie avoir téléchargé environ 60 Go de données confidentielles. Les informations ainsi exfiltrées l’auraient été d’après les individus sur un disque dur externe. La firme réfute toute intrusion dans des systèmes d’information. Selon la revendication les données à vendre appartiendraient à la filiale italienne de MBDA et l’OTAN.

    L’offre aurait pu rester confidentielle, si elle n’était pas sortie de quelques forums fréquentés par les cybercriminels explique LeMagIT. Depuis la diffusion du groupe Arvin sur son canal Telegram, dimanche 31 juillet 2022, elle s’est diffusée depuis comme une traînée de poudre. Les opérateurs derrière « Adrastea » expliquent que « nous avons trouvé des vulnérabilités critiques dans l’infrastructure des réseaux et avons eu accès aux fichiers et aux données confidentielles de l’entreprise. »

    « L’origine des données a déjà été déterminée, elles ont été acquises à partir d’un disque dur externe. Il a été confirmé qu’il n’y a pas eu de piratage des réseaux sécurisés de l’entreprise », indique MBDA. Une enquête des autorités italiennes est en cours. (Crédits : capture d’écran)

    L’entreprise qui affiche un chiffre d’affaires annuel de 4,2 milliards d’euros, emploie 13 000 personnes disséminés en France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, États-Unis et en Inde. Le groupe assure qu’à ce stade des investigations « les processus de vérification internes de l’entreprise indiquent que les données mises en ligne ne sont ni classifiées ni sensibles ».

  • Il y a cent ans… un train-poste cambriolé

    Il y a cent ans… un train-poste cambriolé

    Trente sacs du courrier de l’Angleterre à l’Italie étaient dérobés dans un train, révèle le quotidien Le Matin. Le fourgon postal n° 17904 a été cambriolé stipulait le télégramme envoyé par le chef de la brigade mobile de Dijon au commissariat spécial de la gare du Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) à Paris. Il incitait les forces de l’ordre parisiennes à surveiller les voyageurs. L’énigme du train rapide 31 allant de Paris à Marseille tenait en haleine les lecteurs. Il avait quitté le terminal de Lyon à 20 h comme prévu.

    Juste avant le départ de la gare de Lyon pour la cité phocéenne, l’allège postale avait accroché au milieu du convoi, un grand wagon du modèle Di-D2. La trame du convoi se composait d’une locomotive, deux wagons de voyageurs, puis un wagon-poste à boggies. Puis le fameux fourgon n° 17904 qui devait être détaché à Dijon, pour être dirigé vers la Suisse et l’Italie via Frasne et Vallorbe. La physionomie du wagon disparu se compose de deux compartiments, disposés de part et d’autre d’un couloir transversal, fermés par des portes, au sommet un poste-vigie. Pour permettre le chargement, des grandes portes à glissières sur les côtés du fourgon. Le contenu comprenait un ensemble de sacs plombés de correspondances diverses, des plis recommandés, des paquets, bref du courrier. Le tout réparti dans les deux compartiments, dont les portes furent closes avec le verrou habituel de sûreté, puis plombées.

    Les différents types de courrier sont placés séparément dans des sacs scellés. Le cinéma à travers « The Brain » de Gérard Oury avec Jean-Paul Belmondo et Bourvil racontait le hold-up d’un wagon de l’OTAN en 1969. Toute ressemblance est pure fiction. (Crédits : People and the Post, Postal History from the Smithsonian’s/National Postal Museum)

    Arrivé en gare de Laroche-sur-Yonne, le train rapide devait s’arrêter six minutes. Les employés des chemins de fer français remarquèrent des races extrêmement visibles d’effraction sur les portes à glissières de l’un des compartiments. Ils entrèrent dans le wagon et constatèrent qu’une trentaine de sacs manquaient à l’appel. Les souvenirs d’un cambriolage du même type effectué 11 ans plus tôt, en septembre remontèrent. Les malfaiteurs seraient montés sur le toit en gare de Lyon, puis auraient pénétré dans le poste-vigie vide. Aucune valeur déclarée dans le courrier ne permettait aux policiers de connaître le mobile. Seule indication, les lettres et colis en provenance d’Angleterre étaient plus nombreux. L’enquête débutait le 6 avril 1922.

  • Attaque de la Russie contre l’Ukraine

    Attaque de la Russie contre l’Ukraine

    Le président Vladimir Poutine ignore la condamnation unanime, ainsi que les sanctions prononcées par les dirigeants. L’homme d’État russe s’est targué de manière déconcertante de l’arsenal nucléaire de son pays. Il a menacé tout pays tentant d’interférer de « conséquences que vous n’avez jamais vues ». Stupéfaction et sidération semblent être les maîtres mots de tout un chacun, alors que tout remonte à l’année 1991. Les diverses opérations militaires de la Russie en Ukraine comme ailleurs n’étonnent, semble-t-il, « que les ignorants ou ceux qui feignent de l’être ».

    À l’ère de l’internet 2.0, les cyberattaques ne seraient-elles pas des signes avant-coureurs d’une offensive classique ? La réponse semble sauter aux yeux, depuis le début de l’année. Le 15 janvier 2022, l’Ukraine affirmait avoir des « indices préliminaires » indiquant une possible implication de services secrets russes dans celle perpétrée la veille contre plusieurs de ses ministères. « Le service de sécurité ukrainien a obtenu des indices préliminaires suggérant que des groupes de pirates informatiques associés aux services secrets russes pourraient être à l’origine de la cyberattaque massive d’aujourd’hui », gazouillait Oleg Nikolenko, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères.

    Selon un communiqué du service de sécurité (SBU), les cyberattaques menées dans la nuit de jeudi 13 à vendredi 14 janvier 2022 visaient 70 sites web gouvernementaux. Dix d’entre eux ont fait l’objet de l’« ingérence non-autorisée », a ajouté le SBU, sans que ceux-ci ne soient victime de fuite de données personnelles n’a eu lieu. (Crédits : DR)

    L’attaque informatique concernant les infrastructures stratégiques ukrainiennes a pour finalité de désorganiser les autorités. Il est un des scénarios évoqués comme un signe avant-coureur probable d’une offensive militaire classique. L’Ukraine a plusieurs fois été la cible de cyberattaques prêtées ces dernières années à la Russie, notamment en 2017 contre plusieurs infrastructures critiques et en 2015 contre son réseau d’électricité, plongeant le pays dans un black-out.

    Un message explicite et menaçant avait été publié par les opérateurs en plusieurs langues. « Ukrainiens, prenez peur et préparez-vous au pire. Toutes vos données personnelles ont été téléchargées sur le Web », pouvait-on lire, selon un correspondant de l’AFP. Ce message était accompagné de plusieurs logos, dont un drapeau ukrainien barré. Cela, à un degré moindre, évoque l’affaire l’affaire dite « Olympics Games » avec le virus Stuxnet. Étrangement, mardi 15 février 2022, le site Web du ministère ukrainien de la Défense et des forces aéroportées ukrainiennes a été perturbé.

    Un point d’Histoire

    Le 8 décembre 1991, l’URSS, suite aux accords de Minsk, n’est plus. « Nous, la République de Biélorussie, la Fédération de Russie et la République d’Ukraine, en tant qu’États fondateurs de l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS), qui a signé le Traité de l’Union de 1922 […] a cessé d’exister en tant que sujet de droit international et réalité géopolitique. » S’en suivent plusieurs accords, le traité de Minsk en 1994 dans la bataille Haut-Karabagh (région du sud-ouest de l’Azerbaïdjan), qui est foulé avec la Guerre des 44 jours, ou le pays perd un tiers de son territoire.

    Une habitation brûle près de Kalbajar, cinq jours après le cessez-le-feu. Certains villageois préfèrent détruire leurs maisons et tous leurs biens, pour ne rien laisser aux belligérants de la guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, avant de fuir. (Crédits : Alexander Nemenov/AFP)

    Le traité de sécurité collective de 1995, signé à Minsk le 26 mai, entre la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Arménie et la Géorgie, sera prorogé de 5 ans en 1999 pour devenir l’Organisation du traité de sécurité collective, le 7 octobre 2002. Elle a la volonté de devenir analogue à l’OTAN et de s’assurer que ses alliés sont prêts à combattre contre un ennemi commun au nom des intérêts communs. Puis, le premier protocole de Minsk est un accord de paix le 5 septembre 2014 pour stopper la guerre en Ukraine orientale entre pro-Ukrainiens et pro-Russes.

    Enfin, « Minsk 2 », est conclu le 12 février 2015 en treize points entre le gouvernement de Kiev et deux chefs séparatistes pro-russes, pour mettre, en vain, fin à la guerre du Donbass. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’attaque horrifiante perpétrée par la Russie contre l’Ukraine, sans aucune justification et en l’absence totale de provocation. Nos pensées vont à toutes celles et à tous ceux qui ont perdu la vie ou ont été blessés, ainsi qu’au peuple ukrainien. Nous condamnons également le Bélarus pour avoir facilité cette attaque », s’insurge l’OTAN. La Russie en 2014 envahissait, puis annexait la péninsule ukrainienne de Crimée après une révolution pro-occidentale. Est-ce la reconquête de l’empire perdu, trente ans plus tôt ?

    Actions, réactions et sanctions

    Les marchés boursiers internationaux ont dégringolé et le baril dépassait les 100 $, en fond, les craintes d’augmentation des prix du chauffage et des denrées alimentaires. La Russie et l’Ukraine sont de grands producteurs non seulement de marchandises énergétiques, mais aussi de céréales et de diverses autres matières premières. Une guerre pourrait bouleverser les approvisionnements mondiaux, tout comme les sanctions imposées par les États-Unis et d’autres alliés.

    Les deux pays concernés fournissent quasiment autant de céréales que les États-Unis. Côté pétrole la Russie en 2020 représentait 12,6 % de la production derrière les USA (17,1 %) et devant l’Arabie Saoudite (12,5 %), la France est à 1,5 %. En gaz la Russie (16,6 %) est juste seconde suivant le pays de l’Oncle Sam (23,7 %), la France livre 1,1 %. (Crédits : Passion Céréales)

    Le ministère russe de la Défense a confirmé que ses forces terrestres avaient pénétré en Ukraine à partir de la Crimée et qu’elles avaient avancé vers la ville de Kherson, au nord-ouest. Avant d’ajouter que 83 installations militaires ukrainiennes avaient été détruites. Vladimir Poutine avait affirmé au préalable que « la Russie n’avait pas l’intention d’occuper l’Ukraine, mais prévoyait de la démilitariser. »

    L’action d’envahir un pays avec des forces armées définit le terme « Invasion » selon Le Larousse. Y-a-t-il une différence linguistique de mots entre l’Ukraine, la Russie ?

    L’attaque de Morphy ?

    Les dirigeants ukrainiens ont déclaré que l’Ukraine avait perdu le contrôle du site nucléaire de Tchernobyl, où les forces ukrainiennes ont livré une bataille acharnée aux troupes russes. De l’autre, le président russe avait-il prémédité les actions ? L’agence des douanes chinoise a approuvé jeudi 24 février 2022, les importations de blé en provenance de toutes les régions de Russie, une mesure qui pourrait contribuer à réduire l’impact d’éventuelles sanctions occidentales, APNews. « Toute guerre est fondée sur la tromperie », selon Sun Tzu. Dans une allocution télévisée au début de l’attaque, Vladimir Poutine affirmait qu’elle était nécessaire pour protéger les civils dans l’est de l’Ukraine, où les forces ukrainiennes et les séparatistes soutenus par la Russie se battent depuis près de huit ans. Biden et son administration avaient prédit que l’homme d’État russe envahirait lesdites régions convoitées par une fausse déclaration. Toute comme en 2003, le président américain, Georges W. Bush distillait son « Grand Mensonge » sur les armes de destruction massive, situées en Irak.